ÂNE
soi même il C'est un âne parmi des singes, C'est un sot nui sans le savoir, est le jouet des gens malicieux. " C-elt Vâne du moulin, C'est celui sur qi ' - ----- - -
jours les mauvais traitements ,
retombent toules "reproches, même ouand il n'esr pas coupable, il Votre âne n'est qu'une bêle. Vous ne savez ce que vous dites, ce que vous faites. (On dit do même : Pour vous prouver que votre âne 7i'est qu'une bête. Pour vous prouver que vous vous trompez.) Il Cela ne vaut pas le pet d'un âne mort, C'est une chose sans aucune valeur, il C est vouloir tirer des pets d'un âne "mort. C'est vouloir tenter l'impossible, il Chantez à l'âne, il vous fera des pets. Conseillez, obligez une personne stupide ou grossière, et vous n'en aurez que des désagréments. Il On l'a sanglé comme un âne. On l'a châtié sévèrement. Il L'âne de la comynunauté Est souvent le plus mal bâté.
On s'occupe plutôt de ses propres atTaires que de celles do la société à laquelle on appartient.
Il Qui femme croit et âne mène.
Son corps ne sera là sans peine.
On est malheureux quand on est obligé de conduire un âne, à cause de son obstination ; on est encore plus malheureux quand on se fie aveuglément à une femme, il Le jour du jugement viendra bientôt, les ânes parlent latin. Se dit lorsqu' un homme parle avec assurance de ce qu'il ignore, il L'âne de la montagne jaorte le vin et boit de l'eau. Se dit d'une personne qui a toute la peine sans avoir le Drofit, par allusion aux montagnards qui transportent à Sos d'âne ou de mulet leur vin enfermé dans des outres, il Les ânes ont les oreilles longues, parce qu'on ne leur a pas mis de béguin. Pour que les enfants acquièrent de la vigueur, ils faut que
leurs organes se dé- -
veloppeht en toute liberté. Il Ce sont les armes de Bourges, un âne dans un fauteuil. Se dit d'un ignorant qui se prélasse dans un fauteuil, il Freines aux ânes, Les mathurins, parce que originairement, d'après leur règle, ils ne devaient monter que sur des ânes. Il La mère aux ânes. Nom que l'on donne quelquefois par plaisanterie à une femme qui conduit des ânes devant elle, et, ironiquem., à celle qui mono déjeunes enfants à l'école.
\\ Les ânes de Beaune, Qualification injurieuse que les Dijonnais prodiguaient aux habitants de Beaune, auxquels ils refusaient, on ne sait pourquoi, toute intelligence.
— Astron. Nom
donné à doux étoiles de la constellation du Cancer, marquées Y et S dans les catalogues.
— Coram. Nom sous lequel on désigne plusieurs espèces de coquilles, ii Petit âne. Espèce do cyprée.
— Ichtyol. Tête d'âne. Nom vulgaire du chabot de nos rivières, et qui paraît venir de la grosseur relative de la tète de ce poisson.
— Iconogr. h'âne a été regardé de bonne heure comme le symbole de l'ignorance et de la fainéantise. Aux yeux des artistes chrétiens du moyen âge, il symbolisait aussi la sobriété et l'humilité. Ces mêmes artistes eu faisaient encore l'emblème de la nation juive, et le donnaient pour monture à la Synagogue personnifiée.
— Jeu. Ane salé. Sorte de jeu de javelot en grand honneur en Angleterre, puis introduit en France où on le désignait sous ce nom, qui n'est qu'une corruption de sa véritable appellation : Aunt Salbj, signifiant «Tante Sarah ».
— Mamm. Ane sauvage. L'onagre.
— Moll. Ane marin. Nom vulgaire des poulpes.
— Techn. Etau dont se servent plusieurs artisans. Il Outil sur lequel les tabletiers évident les dents dos peignes. Il Coffre de relieur, où l'on jette les rognures, il Banc d'âne, Banc qui sert à assujettir les pièces de bois que les menuisiers ou les charpentiers façonnent avec la plane.
!l Bec-d'àne, Sorte de ciseau à l'usage des charrons, des menuisiers, des serruriers.
— Pas-d'âne, Bot. Nom vu!g. du tussilage, ii Techn. So dit aussi d'une sorte de mors du cheval, et d'une garde d'épée qui couvre toute la main.
— Encycl. Zool. et zootechn.I. — Caractères zoologiques DE l'âne. Vâne {equus nsimts] est de l'ordre des périssodaclylos mi mif nl--s ou encore solipèdes. Il a les iimmuIim ■ i . !t
petits et comprimés. Les oi. : i
queue est mince, allongée n -mj ii m -u .: coau de poils. Lepelageest^LMi.i.il.-ni.ni -i sente constamment une ligne dorsale et unv bande transversale formant une croix sur les épaules; de plus, les jambes sont ordinairement rayées de bandes étroites. Cependant, la couleur des ânes est très variable, et les raies et bandes du dos et des jambes varient en nombre et en intensité de couleur.
Comme le cheval, l'âne possède douze molaires, huit incisives et doux canines, à chaque mâchoire. Son squelette ressemble tout à fait, pour le nombre et la disposition des parties, à celui du cheval.
La taille de Vâne varie selon les climats et les races ; en France, elle est en moyenne de l'",40 à 1"',4d de l'cntredeux des oreilles à la naissance de la queue. La hauteur est de l'»,l35 à la croupe, et do I^-.IOS entre les épaules.
L'âne est petit en Angleterre et dans le N. de l'Europe, mais sa petitesse est due plutôt à l'absence de soins qu'a la température ; car, dans TO. de l'Inde (pays chaud), où il
sert de bête de somme, il n'a guère que O^iSO ou 0'»,75 de hauteur, c'est-â-dire la taille d'un chien de Terre-Neuve.
La tète de l'âne est grosse, large et plus épaisse que celle du cheval ; les orbites sont très écartées, l'arcade sus-orbitaire très saillante, le front aplati et ombragé comme par une couronne épaisse de lon^s poils ; le garrot est bas et se continue en ligne droite jusqu'à la croupe. Le poitrail est serré, ce qui rapproche les jambes de devant Tune de l'autre, et imprime à la marche quelque chose d'incertain. Les apophyses épineuses des vertèbres dorsales sont très développées, ce qui rend le dos de l'âne fort tranchant.
Lalongévité de l'âne est de trente à trente-cinq ans ; mais sa vie moyenne en France ne dépasse pas quinze â dixhuit ans. Sa croissance dure trois ou quatre années ; 'jes dents, qui se développent à peu près comme celles du cheval, fournissent des signes analogues pour reconnaître l'âge. Ùânesse met bas après un an de gestation ; elle ne produit qu'un petit, et si rarement deux, <|u'à peine en at-on des exemples. Parle croisement de 1 âne avec la jument, on obtient le mulet ; le croisement beaucoup plus rare du cheval avec Vànesse donne le bardot. Le cheval hennit, l'âne brait.
IL — Origines de l'ânk. Il est â peu près certain que l'âne sauvage d'Abyssinie ou onagre (equus tseniopus) [v. onagre] est la souche des ânes domestiques.
La domestication de l'âne paraît être aussi ancienne que celle du cheval, ou même l'avoir précédée dans le S.-O. de l'Asie et en Egypte. On en trouve des ligures sur les monuments égyptiens.
Quoi qu'il en soit, l'espèce asine s'est peu â peu répandue dans le nord de l'Afrique, en Grèce, ou Italie, eu Espagne et