‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 281 sur 828 · V. ANÉMOMÈTRR, et ANEMOSCOPE · texte numérisé non relu

V. ANÉMOMÈTRR, et ANEMOSCOPE

ANÉMOGRAPHIE n. f. Description des vents; science de l'anémographe.

ANÉMOGRAPHIQUE adj. Qui a rapport à l'anémographie : Observations anémographiques.

s, vent, et logos, discours)

ANÉMOLOGIQUE adj. Qui appartient à Tanémologie.

vitesse des vents, comme les girouettes en indiquent la direction, il On dit quelquef. anemocymètre.

— Encycl. Les anémomètres forment deux classes : celle des anémomètres de rotation et celle des anémomètres de pression, suivant la manière dont ils reçoivent le vent. Dans les anémomètres do rotation, le vent a^it sur un moulinet à ailettes obhijues et le fait tourner avec une rapidité qui dépend de sa propre vitesse ; un compteirr marque sur un cadran le nombre de tours effectués dans un temps donné. Ces sortes d'anémomètres, perfectionnés, sont appelés anémomètres de Combes. Dans les anémomètres de pression, c'est une plaque de bois, de carton ou de métal que l'on oppose au vent, et

?ui indique la vitesse selon les diférentes positions cu'elle prend.

Quelquefois, on dispose les anémo- Anémomètre à. cadran, mètres de manière qu'ils écrivent

eux-mêmes leurs indications: les instruments ainsi construits se nomment anémomètres enregistreurs. Tel est Vayiémomètre multiplicateur et enregistreur de Bourdon, qui donne à la fois la direction et l'intensité du vent.

ANÉMOMÉTRIE (rad. anémomètre) n. f. Mesure de la vitesse et de la force du vent.

ANÉMOMÉTRIQUE adj. Qui est relatif à l'anémométrie : Observations anémométriques.

ANÉMOMÉTROGRAPHE n. m. Physîq.V. ANÉMOGRAPHE.

ANÉMOMÉTROGRAPHIE n. f. Science de l'anéraométrographe. ii Résultat des observations anémométrographiques.

ANÉMOMÉTRO GRAPHIQUE adj. Qui appartient à l'aném om é trograp h i e .

ANÉMONE (du gr. anémos, vent, parce que les anciens supposaient que l'anémone ne s'épanouissait qu'au souffle du vent) n. f. Genre de plante de la famille des renonculacées, tribu des anémonées. ii Fleur de cette plante : Anémone blanche. Anémone rouge.

— Patte d'anémone, Racine de l'anémone, qui ressemble à une patte d'animal, ti On dit aussi griffe d'anémone.

— Atiémonede mer. Zool. Nom donné, par comparaison, aux actinies, qui épanouissent leurs tentacules et ont alors une vague ressemblance avec une fleur.

— Fict. La poésie fait naître cette fleur du sang d'Adonis;

Veuve de son amant, quand jadis Cyth^rée, Mêla 663 pleurs au sang de soa cher Adonis, Du sang naquit, dit-on, Vanémone pourprée, Des pleurs naqtUrent les soucis

Constant Dubos.

— Enctcl. Bot. Les anémones sont des plantes herbacées, vivaces, à feuilles radicales, au milieu desquelles s'élève une hampe portant une fleur solitaire. Elles habitent les bois, les prairies découvertes, le bord des eaux. Sur les bords d'un réceptacle convexe simple, présentant de cinq à quinze folioles pétaloïdes ; des étamines nombreuses dont les fllets sont de moitié plus courts que les sépales ; des carpelles nombreux, surmontés d'un style persistant, tantôt court et glai)re, tantôt long et plumeux.

Les principales espèces sont :

Va7iémone pulsatille, Vanémone de montagne^ l'anémone des bois, l'anémone fausse renoîicule, Vanémone couronne des fleuristes.

L'anémone pulsatille { anemone pulsatilla), désignée vulgairement sous les noms de pulsatille, de coquelourde, de coquerelle, d'herbe au vent, de fleur de Pâques, est une jolie plante assez commune dans le coteaux arides et découverts, oi

L'anémone dos bois (anémone jiemorosa), qui reçoit communément le nom de sylvie, est une jolie petite plante très répandue dans les bois, sur le bord des eaux, dans les lieux ombragés et humides, où elle forme par ses feuilles et ses fleurs de belles touffes couvrant çà et là la surface du soi dès le commencement du printemps. Sa fleur est dun blanc rosé.

ANÉMONÉES n. f. pi. Tribu de la famille des renonculacées, ayant pour type le genre anémone. — Une anémonéi;;.

ANÉMONELLE (dimin. de anémone) n. f. Genre de renonculacées de l'Amérique du Nord, intermédiaire entre les anémones et les thalictres.

ANÉMONINE n. f. Substance blanche, inodore, découverte dans les feuilles d'anémone.

— Encycl. L'aiiémonitie cristallise dans le système rhombique ; elle est vénéneuse. Peu soluble dans l'eau, l'alcool, l'éiher, elle se dissout dans les alcalis aqueux, en se changeant en acide anémonique.

ANÉMONIQUE adj. Se dit d'un acide qui se dépose dans l'eau distillée d'anémone, en même temps que l'anémonino.

— Encycl. L'acide anémonique est une substance non cristalline, à peine soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Il paraît renfermer les éléments de l'anémonine, plus deux molécules d'eau.

ANÉMONOSPERME (de ané/none, et du gr. sperma, semence) n. m. Syn. de arctotis.

ANÉMOPHILE {du gr. anéinos, vent, et philos, ami) adj. Se dit dos plantes qui doivent leur fécondation à l'action du vent. Telles sont, par exemple, les conifères et les cycadées.

— Encycl. Le vent constitue le moyen le plus simple pour transporter à travers les airs l'élément fécondateur. Les plantes anémophiles ont apparu sur la terre avant les plantes entomophiles, c'est-à-dire qui doivent leur fécondation à la visite des insectes polliniphages. Les plantes anémophiles ont une grande quantité de pollen, que le vent peut transporter à des distances surprenantes. On a observé, aux Etats-Unis, une quantité do pollen. épaisse recouvrant le sol, qui provenait d'une distanco de près de 160 lieues. Il est donc facile de comprendre que les pistils des plantes anémophiles puissent recevoir le pollen par simple hasard, par le souffle du vent. La légèreté extraordmaire et l'abondance du pollen sont donc doux ^qualités essentielles pour le transport de cette substance fécondante sur les stigmates des plantes femelles, souvent très éloignées. C'est surtout dans les régions froides et tempérées qu'il existe des plantes anémophiles, conifères, chênes, bouleaux, hêtres, frênes, graminées, cypéracées, joncacées, tandis que les plantes entomophiles sont plus nombreuses sous les climats chauds. Un fait remarquable, c'est que les plantes anémophiles sont diclines, c'est-à-dire qu'elles sont monoïques avec leurs sexes séparés sur la même plante, ou dioïques avec les sexes portés sur des pieds distincts.

ANÊMOSCOPE {mo'sco — du gr. anémos. vent, et skopein, examiner) n. m. Instrument destiné à faire connaître la direction du vent.

— Ency'cl. Le plus simple des anémoscopes est la girouette ordinaire. On se sert souvent, aujourd'hui, de girouette enregistrante; les mouvements do la girouette sont transmis électrit^uement à l'enregistreur.

h' anémoscope électrique de A. Lucchesi permet de transmettre électriquement d'un point quelconque à un observatoire les huit principales directions du vent. Les directions sont signalées à l'observatoire à l'aide d'un g;alvanomètre sensible par huit courants d'intensité différente émanant d'une même pile. Ces variations dans l'intensiiô it sont

obtenues en intercalant dans le circuit de ligne des résistances artificielles et progressives.

L'anémoscope établit mécaniquement huit contacts successifs disposés régulièrement sur un cadran dont le centre est tra-

que).

versé par l'axe de rotation de la girouette. Le premier contact correspond à la direction N. et forme un circuit compose de la ligne, de la pile, de la terre et des appareils. Le contact suivant, qui correspond à l'indication N.-E., forme un circuit composé des résistances précédentes et d'une résistance additionnelle de 25 ohms; la

(fiMsii-mo, qui correspond à l'indication E., a en plus une

I i^umce do 30 ohms, ot ainsi do suite pour les conr.i. I ^ suivants. L'aiguillo d'un galvanoniôtro marque sur iiii raliau divisé les indications reçues.

ANÉMOSCOPIE {sfco — du gf. aJiémos, vent, ot slcopcin, ..Il .ri\cri u. i. Divination qui se faisait par l'observation du

ANÉMOSCOPIQUE (skn) adj. Qui a rapporta l'anômos-

. M[.r ; (nii ai'pariii'nt à l'anomoscopie.

ANÉMOTROPE idu gr. aiu'mos, veut, ot tropê, mouvciiii [il I 11. m. Moteur spécial fonctionnant à l'aïao du vent.

ANENCÉPHALE(du gr. o» priv., et c^AVp/ia/o.î, corvoau)

II III. ot adj. Nom donné à. des nionsiros privés du cervriu .'t dn la moello éiiinièro, et qui étaient autrefois .1,'^i-iM's suiis le nom do ac(^p/itflcs incomplcls.

ANENCÉPHALIE (rad. nnrticrp/iaU-) n. f. Monstruosité r^N h itMisin par i'aljsonco d'oncépliale.

ANENCÉPHALIEN {in — rad. anencénhale) n. m. Nom i|iii ilrsiijmi tous les monstres privés d encéphale.

i'iNCYOL. Los anencéphaliens se distinguent dos <irri>/i,iles en ce que ceux-ci sont complètement privés lio irte. On distingue deux sortes d'anoncéphaliens : les iiw un'phales proprement dits, ot les dér encéphales. Ceuxci s. Mit seulement dépourvus do cerveau ; chez les anen- *r|.liales proprement dits, le cerveau et la moelle épiiiuio manquent tous deux. Ils ont tous seulement des ru limonts de !a voûte crânienne. Partout où manque la iiiMiMi' épiniiTo. la rolonne vertébrale, ouverte en arrière, M- |ii-.M'iitc s. .lis la tormo d'une gouttière, qui parait être iniii'c [>cii>taii( la L^ostation par les méninges, spécialoiii' iii j.ai- 1 ara. liiinido. On trouve ainsi toutes les transitions pusaiblos ctitro les anencéphales et les pseudencriilialeset les exoncéphales. V. ces mots.

l/aiiencéphalion naît presque toujours vivant et peut m iiii' consorver l'existence pendant un certain temps, ce i|[ii sr\|.li.|iic i-ii .hhnnttant que les phénomènes de nutri-

ii>iii . ,1 l'i :iî alors par l'intermédiaire du système

iiii\.'i\ :::i^l , iiipatliique. L'existence extra-utérine ilr- iiMii. riiiial 's «iilVe donc un intérêt physiologique de

< h\ n'a presque pas observé de cas d'anencéphalie chez 1rs animaux; dans l'espèce humaine, les individus ob- M'i\.s(ils sont nombreux) appartiennent généralement au si-\<' It-iniiiin.

ANENCÉPHALIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport

ANENCÉPHALOHÉMIE (du gr. nn priv.; egképhalos, cer-

\r.iii. rt nmni, saui,') U. f. Anémio do l'encéphale. C'est la s\ iir(i|M' .IrM-ii.-.-' par sa cause.

ANENCÉPHALONEURIE OU ANENGÉPHALONÉVRIE (du

{.■r nit yvw .; ef/ki'ij/ialos, encéphale, et neuron, nerf) n. f. Ih laiK li a -tion nerveuse de 1 encéphale.

ANENCÉPHALOTROPHIE(dugr. an priv.; eyi^/j/ffl/os, encrphalo, L't ^j-o/»Aè, nourriture) n.f. Atrophie de l'encéphale.

ANENTÉRÉ, ÉE{dugr. an priv-, et enléron, intestin) adj. Se <lit des animaux privés de canal intestinal.

ANENTÉRÉMIE ûu ANENTÉRHÉMIE (du gr. an priv. , e>,!-rn,/, inr.vstin, et aima, sang) n. f. Anémie intestmale.

ANENTÉROTROPHIE (du gr. an priv.; enti^ron, intestin, et In-iihr, iiuurrituro) n. f. DiuuDUtion de volume des intestins.

ANÉPIGRAPHE OU ANÉPIGRAPHIQUE (du gr. an priv.,et ■.■l>i.jnii,lit\ inï>cription) adj. Qui n'a point d'inscription, de

mil' : ;U' ./'n//e,mont(?/if;i/ANt:i'IGR.'\.l'HE(oUANÉPIGRAPHlQDK).

ANÉPIPLOIQUE (du gr. an priv., et épiploon) adj. Qui (si Irpipiirva d'épiplûon : Fœtus ANÉPiPi.oiyuE.

ANÉPISGHÈSE {skè — du gr. an priv., et épiskhein, ari< NI-, n. f. Paralysie d'un spliincter.

ANÉPITHYMIE(du gr. an priv., et épithumia, désir) n. f. l'ri'fr des appétits, et spécialement des désirs vénériens.

ANÉRETE (du gr. anairétcs, destructeur) n. f. Genre iliiisectes coléoptères. Syn. do dichelonycha. il Se dit aussi, en astrologie, d'une planète qui annonçait la mort, par ui'position à aphèle.

ANÉRÉTHISME {tiss —du gr. an priv., et de éréthisme) II, Ml. Hc-iaut deréthisme, d'irritabilité.

ANERGATES (du gr. an priv., et ergatês, ouvrier) n, m. pi. (HMiro de fourmis de la faluill'' des myrmicides, dont 1 ispt-ce type {anergates f"''rr) vit en Europe dans Ifs nids d'une autre fourmi {f- iramoHum cxspilum). —

/ li ANERGATE.

- Encycl. Les anergates ii'Uit pas de neutres, et les iiKilcs sont aptères et peu ;i> iils, par suite de la singulière conformation de leur alil'unen, qui est recourbé en dessous.

ÀNERIE (autref. asnerie; rad. âne) n. f. Grande ignora m. a\ ignorance crasse : Quelle ânerie à un médecin de ■iir pas connaitre les remèdes qu'il ordonne ! (AcSLd.) n Faute commise par suite de cette ignorance ; balourdise : Ouvrage plein ti'À.NERiES. Il Imbécillité, stupidité : On a fait Calino d'une ÀNERIE complète.

AnERIO (Féli.v), l'un des musiciens les plus estimés do la Renaissance italienne, né à Rome vers 1560. Il succéda à Palestrina comme compositeur de lachapelle pontificale. Ses compositions consistent en concerts spirituels, hymnes, motets, cantiques, psaumes, litanies, madrigaux, etc. On ignore la date de la mort de cet artiste, dont le frère puîné, Jean-François Anerio« né à Rome en 1567, fut maître de la chapelle de Sigismond III do Pologne, puis de Saint-Jean de Latran, el se distingua aussi comme compositeur de musique religieuse.

ANÉROÏDE (du gr. an priv., et nêros. humide, liquide) adj. Mot qui s'applique à un genre particulier de baromètre, fondé sur rélasiioité des métaux, il Peut s'employer substantiv. : /.anékoide Vidi. V. baromètre.

ANERVIE ou ANEURIE (du gr. a priv., et neuron, nerf) n. f. Défaut d'action uervouse, paralysie.

ANÉRYTHROPSIE (du nr. 'tu priv.; eruthros, rouge, et blepsis. vue) ou AIJÊRYTHROBLEPSIE (du gr. an priv.; eruthros, rouge, et blepein, voir) n. f. Vice de la vue, qui consista à ne pas pouvoir distinguer le rouge, qui est Confondu avec le gris cendré. V. daltonisme.

ANÉMOSCOPIE — ANESTHÉSIE

Anergate (grossi 4 fois).

ANÉSIE ou ANÉSIS (zias — du gr. anéais, rol&chement)

n. f. Amélioration dans les symptômes d'une maladie.

ANÉSIPOME ^du gr. ancsis, relâchement, et pôma, opercule) n. m. et adj. So disait des poissons à opercule mobile.

ANÉSIS (ziss) n. m. Espèce de cheval, appartenant à la rac(> aratte : /.'anksis est très rare aujourctnui.

ANÉSORHIZE (du gr. anâson, anoth, ot rhiza, racine) n. f. Genre d'omboUifères-sôsélinées, voisin des œnanthcs, renfermant une seule espèce, dont la racine a une odeur danis, et qui croît au cap do Bonno-Iispéranco.

ÂNESSE (rad. Ane) n. f. Femelle do l'âne :Z'ÂNBt}SE est recherchée jiour son lait, très facile à digérer.

~~ Syn. Anesse, bourrique. Vânessc est le nom ordinaire de la femelle de l'âne. Bourrique est le nom qu'en lui donne quand on la considère comme une béte de charge. Anesse ne s'emploie point au figuré ; bourrique se dit do personnes ignorantes, sans distinction do sexe.

— Au.UK. iiisr. AneBse de Balaam. V. Halaam.

— SaUl cherchant les ânesaea de son père. — Sous lo pontificat do Samuel, le peuple luhreu se lassant du gouvernement des juges, dit : » Donnez-nous un roi, comme en ont toutes les nations. » Samael essaya en vain do le détourner de ce dessoin. Ce peuple s'obstinant dans sa demande, lo prophète jeta les yeux sur une obscure famille de la plus petite tribu d'Israël. Il y avait en Benjamin un homme du nom de Cis, dont le fils, appelé Saiil, était d'une taille avantageuse et d'une beauté remarquable. Un jour, les âncsses de son père s'éiant égarées, Saiil, fatigué de les chercher, s'en alla consulter le voyant. Samuel, averti dès la veille par lo Seigneur, reconnut aussitiit celui que Dieu destinait â la royauté, et, l'ayant tiré â l'écart, il lui répandit une fiole d huile sur la têto en disant : « Le Seigneur, par cette onction, te sacre prince sur son héritage. »

L'énorme disproportion ontro la chose cherchée et l'objet trouvé se prêtait trop à l'antithèse pour ne pas tomber dans le domaine littéraire, ot y devenir l'objet d'allusions presque toujours plaisantes.

ANESTHÉCINÉSIE [jièss - du gr. an priv.; aisthésis, sensibilib-, et, kint^sis, mouvement) n. f. Etat d'un organe jinvi- do sensibilité et de mouvement.

ANESTHÉSIATION {nèss-té-zi-a-si) n. f. Action d'anesthtiior ; résultat do cette action.

ANESTHÉSIEfnèss— dugr.anpriv.,et aisthésis, sensibilité) n.f. Privation générale ou partielle de la faculté de sentir : L'emploi du chloroforme produit une anestiiésie rapide.

— Par ext., en parlant des plantes : On obtient, aumoyen du chloroforme, une véritable anesthésie de la sensitive.

— Encycl. Méd. Anesthésie pathologique. Il existe plusieurs modes de la sensibilité générale : tactile {contact, pression), thermique (froid et chaud), musculaire (sensation du mouvement et de la position relative des parties du corps), cénesthésique (sensibilité propre des viscères), sensibilité à la douleur, et en outre des modes spéciaux ou sensoriels : sensibilité olfactive, gustative, auditive, visuelle.

Chacun de ces modes peut être affecté isolément, ou conjointement avec un ou plusieurs autres. L'anesthésie du sens de la douleur s'appelle analgésie; celle du sens thermique, thermo-anesthésie. Les modes de la sensibilité générale peuvent, en outre, être aflTectés dans toute l'étendue du corps (anesthésie généralisée), ou seulement dans une ou plusieurs régions (anesthésie localisée). Vhémmnesthésie porte sur toute un moitié du corps; les mots d'anesthésie en gant, en manchette, en veste ou demi-veste, en caleçon, ou demi-caleçon, insulaire, désignent clairement certaines variétés d'anesthésie localisée. Quel que soit le mode qu'elle affecte, le lieu où elle siège, l'anesthésie peut n être pas absolue et consiste en une diminution plus ou moins marquée de la sensibilité ; elle prend alors le nom d'hijpoesthésie.

Le sens de la vision en particulier, outre l'anesthésie complète (amaurose), présente une anesthésie incomplète appelée achromatopsie, dans laquelle les couleurs ne se distinguent pas, ou se distinguent imparfaitement; une autre où il y a obscurcissement de la vue, c'est Vamblyopie; il présente aussi une anesthésie partielle, consistant dans la diminution d'étendue du champ visuel.

L'anesthésie n'est pas, à proprement parler, une maladie : c'est un symptôme commun à plusieurs états morbides. Elle so rencontre dans l'asphyxie proprement dite, produite par arrêt de la respiration ou 1 inhalation de gaz impropres à la respiration : l'anesthésie asphyxique est graduelle, commence par les extrémités et n'envahit qu'en dernier lieu la poitrine. L'anesthésie se présente encore dans les intoxications par l'oxyde de carbone, par l'arsenic, par l'alcool, par le plomb (anesthésie saturnine), etc.; dans diverses maladies du système nerveux, le tabès, les myélites, la syrJngo-myélie, les névrites centrales ou périphériques, l'épilepsie jacksounienne, la maladie de Raynaud et surtout l'hystérie.

L'observation attentive du mode de la sensibilité altérée, ainsi que du siège et du degré do l'altération, est nécessaire pour que la nature de la maladie puisse être déterminée. Encore faut-il savoir que l'anestnesie, dans l'hystérie, peut affecter absolument tous les modes et en impose facilement. Une théorie récente a fait de l'anesthésie sans lésion appréciable le symptôme fondamental do l'hystérie. Enfin, l'anesthésie peut être provoquée par ditférentes substances comme l'éther, le cnloroforme, le protoxyde d'azote, ou par des moyens physiques, froid, électricité. "V., ci-après, anesthésie chirurgicale.

— Anesthésie chirurgicale. L'abolition ou la diminution temporaire du sens de la douleur (analgésie) par des moyens artificiels constitue la méthode dite d'anesthésie chirurgicale.

Dos recherches pour soustraire les opérés à la douleur ont été faites dès les époq^ues les plus reculées: on a essayé la compression des carotides, des troncs nerveux, l'administration de l'opium ou de la mandragore. Au siècle dernier, H. Davy avait reconnu les propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote ; en IS46, Jackson découvrit celles de l'éther; en 1847, Fleurons celles du chloroforme qui fut employé sur l'homme par Simpson et Jacob Bell. En Amérique "et en Angleterre, on associe l'éther au protoxyde d'azote, et on les préfère au chloroforme. Celui-ci, très en faveur en France, tond à être remplacé par l'éther.

L'inhalation de ces substances produit une anesthésie généralisée atout le corps, qui n'est utile que pour les grandes opérations ot dans certains accouchements. (V. éclampsie.)

La chirurgie possède aussi des moyens d'insensibiliser une petite partie au corps, do provoquer l'ancsthésio locale. 1* Aneathéaie générale. — On produit l'anesthésie en faisant respirer au malade les vapeurs do l'anesthéslquo employé. On so sort, pour cela, do divers procédés : procédé du ma.squo, qui est appliqué sur la faco du malade,

ou simplement sur les narines et sur lequel oo verse le liquide ; procédé do la compresse, que l'on imbibe do liquide ot que l'on dispose au-dessus des narines, etc. L'inhalation des anesthésiques détermine d'abord une

Fériode d'excitation, pendant laquelle on voit surtout de agitation, des secousses convulsives, et qui est plus longue chez les alcooliques; puis une période de «ommei7,

f tendant laquelle les malades sont calmes et insensibles, 0 système musculaire en résolution, les réflexes abolis. Au moment où l'insensibilité approche, lo patient entend comme un bruit de cloches ou des éclats de rire. Au réveil, on note souvent des vomissements. Le patient doit encore être surveillé attentivement pendant plusieurs heures.

Les agents anesthésiques peuvent présenter des dangers sérieux; ils ne doivent être maniés que par des mains expérimentées, et administrés en général que pour des opérations longues et douloureuses. Ils sont surtout dangereux chez les personnes atteintes d'affections cardia-

ques, et on a observé des morts subites dues à leur administration intempestive. II convient d'ajouter que le chloroforme doit être très pur, et que certains accidents ne peuvent être expliqués que par l'impureté du produit employé.

Dans l'administration des anesthésiques, il faut, pour éviter les accidents, observer exactement les précautions suivantes : faire coucher le malade sur le dos, surveiller attentivement, pendant toute la durée de l'inhalation, l'état des organes de la circulation et de la respiration, en explorant le pouls, la face, et les mouvements du thorax ; prendre soin que l'air se mêle suffisamment aux vapeurs anesthésiques, et q^ue la respiration s'exécute avec une entière liberté; éviter une mhalation trop brusque et trop rapide. Cesser l'administration de l'anesthésique si lo pouls devient petit, rare ou fréquent, et réveiller le malade par la flagellation à l'aide de la main ou d'un linge mouillé. Si la respiration s'arrête, pratiquer aussitôt la respiration artificielle (v. ce mot), empêcher la langue de se replier dans le pharynx en maintenant la mâchoire inférieure projetée en avant, et au besoin la maintenir avec une pince; celle-ci est même souvent appliquée préventivement. Enfin, il faut mettre en œuvre tous les moyens indiqués en cas de mort apparente.

On no compte guère plus que 4 ou 5 cas d'accidents graves sur I.OOO anesthésies bien faites.

Paul Bert a préconisé l'emploi, aujourd'hui abandonné, du protoxyde d'azote sous une pression de deux atmosphères.

2"» Anesthésie locale.

— Les anesthésiques locaux sont très variés.

On peut utiliser tous les moyens de réfrigération capables de congeler la partie à insensibiliser : mélange réfrigérant, jet de chlorure de méthyle , de chlortire d'éthyle. d'éther , de chloroforme vaporisés.

Onpeutaussi injecter dans le champ opératoire, à l'aide d'une seringue, des substances qui détruisent temporairement la sensibilité des terminaisons nerveuses, soit en agissant directement sur elles, soit en amenant l'arrêt do la circulation par contraction des capillaires. Les plus employées sont :

la solution de chlorhydrate decocaïneau 100* ou au 50*, la solution de gaïacol dans l'huile d'olive au 10* ou au 20», le chloroforme. Ces anesthésiques locaux sont également utilisés pour combattre les douleurs locales névralgiques soit en injectons, soit en badigeon nag-es, soit en tamponnement (^dent cariée) quand cela est possible. Dans tous les cas, si Von veut se mettre à l'abri des accidents, il faut que lo malade soit couché, et non debout ou assis.

— Anton. Hyperesthésio.

I. Pulvérisateur Debove au chlorure de méthyle. - i. Appareil pulTéri«ateur Beogué aux chlorures a'étbjrle el de méthyle mélangés.

ANESTHESIER

ANGADRESME

ANESTRÉSIER {nèss — rad. anesthésie) v. a. Priver quelqu'un partiellemeut ou tolalomeut de la faculté de sentir, par remploi de substances anesthésiques : On peut ANESTHESIER le même animal un grand nombre de fois, sans que sa vie soit compromise.

ANESTHÉSIMÈTRE {nèss — de anesthésie, et du gr. mètron, mesure) n. m. Instrument destiné à faire connaître les divers degrés danesthésie, daprés l'état de la sensibilité. Il Instrument avec lequel on peut mesurer la quantité administrée d'un anestnésique.

ANESTHÉËIQUE {nèss) a.à]. Qui produit l'anosthésie : Substances, inhalations anesthésiqul:s. (Balz.) il Qui a pour objet l'anesthésie : La découverte de la méthode anesthêsiQUE a été l'une des plus magnifiques conquêtes de la science moderne. (L. Figuier.)

— Sommeil anesthésique, Sommeil produit par l'inhalation d'une substance anesthésique : Le sommeil anesthésiQUE est plus calme, plus naturel, saîis sterteur.

— n. m. Substance qui produit l'anesthésie : Le chloroforme est un des anesthésiques les plus employés. L'emploi d'un anesthbsiqtje doit être confié à une personne expéri-

s) adj. Syn. peu usité de anes-

7\tée.

ANESTHÉTIQUE ( «.

THKSIQUE.

ANESTHÉTISER {nèss) V. a. Syn. peu usité de anes-

THKSIKB.

AneT, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), arrond. et à 14 kilom. de Dreux, près de l'Eure, qui forme en face d'Anet plusieurs petites îles; 1.397 hab. {Anétons.) — Le cant. a 21 comm. et 9.885 hab. La châtellenie d'Anet, après avoir appartenu à divers seigneurs, dont le premier connu fut Urson (1034), vint en la possession de Louis de Brézé, qui épousa Diane de Poitiers en 1514. Elle passa ensuite au duc de Vendôme, à la princesse de Condé, à la duchesse du Maine, à Louis-Cfiarles de Bourbon, à Louis XV et enfin au duc do Penthièvre.

— BiBLloGR. : Lefèvre, Recherches historiques sur la principauté d'Anet (Chartres, 18(.!6).

Anet (châtkau d'), merveille do l'art architectural de la Renaissance, située dans le dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Dreux. Henri II le ht bâtir en 1552 pour Diane de Poitiers. Philibert Delorme en dessina le plan, Jean Goujon et lo peintre Cousin le décorèrent. Saccagé pondant la Révolution, il fut en grande partie démoli sous le Directoire. Quelques beaux fragments d'arcliitecturo et de sculpture furent achetés aux démolisseurs par Alexandre Lenoir, qui les ht transporter à Paris. On admirait dans cette magnifique résidence rarchitecture de trois ordres de colonnes; le portique, orné d'une figure de Diaip-, d'un cerf et de quatre chiens (actuellement à l'Ecole des beaux-arts); hi galerie régnant autour d'une admirable horloge ; la chapelle, rotonde décorée de pilastres en marbre blanc et des statues des apôtres; le tombeau do Diane; les peintures des vitraux ; lo grand escalier, orné de bustes de marbre; l'orangerie, le parc, les canaux, la fontaine de Diane, avec sa ligure en marbre; l'ile d'Amour, le labyrinthe. Presque rien de tout cela n'existe aujourdliui.

ANETH ou ANET {nèf ~ du gr.

anêthon, fenouil) n. m. Genre d'ombellifères, aujourd'hui démembré.

h'aneth doux est devenu le fœniculum vulgare.lV.FE- NociL.) Il h'aneth segetum est un carum. (V. carvi.) il h'aneth graveolens est un peucedanuni. (V, ce mot.)

Anethan (Jules-Joseph, baron d"), magistrat et homme d'Etat belge, né à Bruxelles en 1803, mort dans cette ville en 1888. Avocat, puis magistrat, il se signala comme un catholique militant. Ministre de la justice de 1843 à 1847, il présenta un projet de loi contre la liberté de la presse. Les libéraux ayant pris le pouvoir, il leur fit une opposition constante, comme député de Louvain. Ministre d'Etat en 1856 et sénateur, il devint, le i" juillet 1870, président du conseil et ministre des affaires étrangères. Pendant la guerre de 1870-1871, il manifesta des sympathies marquées pour la Prusse. Le 30 mai 1871, il lança un ordre d'expulsion contre Victor Hugo. A la suite de graves manifestations, il dut donner sa démission (déc. 1871). Il demeura le leader de la droite au Sénat dont il fut président de 1884 à 1886. — Son frère, le baron Henri d' Anethan, né à Bruxelles en 1804, mort en 1883, fut secrétaire du gouvernement provisoire après la révolution de 1830. A l'avènement de Léopold I", il devint secrétaire adjoint du roi, puis premier secrétaire.

Anethan (Auguste, baron d'), diplomate belge, fils du baron Julos-Josepn, né en 1829. Ministre plénipotentiaire à Lisbonne, puis auprès du saint-siège, il fut maintenu à ce poste par le cabinet libéral (20 juin 1878). D'Anethan fut chargé de résoudre à l'amiable, avec le pape Léon XIII, les difficultés survenues par suite de la réforme de la loi de 1842 sur l'instruction primaire. Les négociations, habilement conduites, semblaient sur le point d'aboutir, lorsque, par suite de la note fameuse du cardinal Nina (3 mai 1880), une rupture se produisit entre le gouvernement belge et le saint-siège (5 juin). Rappelé, le baron d'Anethan fut nommé, en 1881, ministre plénipotentiaire à La Haye, qu'il quitta, en 1894, pour devenir minisire à Paris.

ANÉTHÈNE OU ANAÏTHÈNE (rad. aneth) n. m. Partie la plus volatile de l'essence do fenouil amer.

ANÉTHOL (rad. ajùs) n. m. Partie solide de l'essence d'anis, qui cristallise en paillettes brillantes à odeur d'anis très agréable.

— Encycl. L'essence brute d'anis contient au moins les 4/5 de son poids de matière solide (Cahours). Cette matière est Vanéthol C"'W*0. On la purifie par l'essorage entre des doubles de papier buvard et par plusieurs cristallisations dans l'alcool à 85". L'anétnol a été aussi obtenu dans la distillation de l'acide méthylparaoxyphénylcrotonique (Perkins). Ce sont des paillettes d'un Bel éclat,

ayant une odeur plus agréable que l'essence brute. Densité o;9877 ; point de fusion 18». (L'anéthol ne cristallise plus quand on le porte pendant assez longtemps au-dessus de cette température.) Point d'ébuUition 222°.

Le chlore et le brome agissant directement donnent aussi des produits de substitution ; on a isolé les dérivés trichlorés (Cahours). L'acide chlorhydrique gazeux se fixe également sur ce corps et donne C"H"OHCl ; il en est de même du chlorure de nitrosyle qui donne C'*'H"OAzOCl. Les agents oxydants le transforment en aldéhyde et acide anisique. L'acide nitrique étendu à 13" B. donne l'aldéhyde anisique et l'hydrure d'anéthol ou camphre anisique C"'H"0. Les déshydratants le transforment en anisoine. La potasse fondue transforme l'anéthol en ayiol et acide méthylparaoxybenzoïque. L'anéthol est isomérique avec l'aldéhyde cuminique.

ANÉTIQUE fgr. anétikos, qui relâche) adj. Qui provoque la diminution, lo relâchement, qui calme.

Aneto ou Anethou (pic d'). Géogr. V. Néthou.

ANEURIE n. f. Pathol. V. anervie

ANEUGMÈNE n. m. Genre d'hyménoptères térébrants, famille des tenthrédinidés, formé aux dépens du genre emphytus et renfermant une espèce européenne [aneug-

ANEURE (du gr. a priv., et neuron, nerf, nervure) n. f. Genre d'hépatiques appartenant à la famile des jongermanniacées, subdivision des acrogynes. On les trouve dans les régions tempérées de l'ancien et du nouveau continent. Certaines espèces sont fossiles.

ANEURE ou ANEURUS(n/S5 — môme étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, famille des acanthiadés ou membranacés, renfermant des punaises terrestres voisines des aradus et des brachyrhynchus, et qui habitent l'Europe : aneurus lœvïs (France).

Château d'Anet

siècle.

ANEURHYNQUB (du gr. aneu. sans, et rhugchos, bec) n. m. Genre d'insectes hyménoptères, famille des oxyuridés, voisin des diapries, dont les espèces sont européennes.

AneuRIN, poète gaélique du vi' siècle, mort en 570. Il était lils d'un chef de tribu, Caw-ab-Geraint ; les Gûdodins ou Ottabins, auxquels il commandait, furent écrasés par les Saxons à la bataille de Cattraeth (Northumberland) en 540. Il se réfugia à la cour du roi Arthur, et entreprit de chanter les exploits' de ses frères d'armes. Lo plus long fragment qui ait subsisté de ses poésies appartient à une vaste composition : les Gododins. L'autlienticitéde ce fragment a été contestée. Deux traductions anglaisées en ont été données par Edward Davis {Mytholoqy and Miles of the British bruids) et par l'archidiacre William. Gray a publié en partie l'original. Un autre poème est attribué à Aneurin : Englynion y Misseld [Vers sur les mois).

ANEURISQUE {7'iss' — du gr. anenriskein, découvrir) n. m. Syn. de monorobée.

ANEUROSE ou ANEURIE (du gr. a priv., et neuron, nerf) n. m. Défaut d'action nerveuse, faiblesse, paralysie.

ANÉVRISMAL, ALE ou ANÉVRYSMAL, ALE {vriss) adj. Qui appartient, qui a rapport à l'anévrisme : Sac ane- VRisMAL. Les twneurs anévrismales sont du volume d'une fwiselte jusqu'à celui d'une tête d'homme.

ANÉVRISMATIQUE OU ANÉVRYSMATIQUE {vriss) adj. Qui a les caractères de l'anévrisme : Tumeur d apparence

ANÉVRISMATIQUE (OU ANÉVRYSMATIQUE).

ANÉVRISME ou ANÉVRYSME {vriss ~ du gr. aneurusma, dilatation) n. m. Tumeur formée par du sang et communiquant avec une artère.

— Par compar. Plénitude, encombrement : Carlyle étudie cet anévrisme commercial, etc.

— Encycl. Pathol. V anévrisme est une tumeur circonscrite, remplie de sang liquide ou coagulé, dont la paroi est formée aux dépens d'une ou de plusieurs tuniques de l'artère. Elle communique avec le canal du vaisseau. Les anévrismos peuvent être spontanés ou traumatiques.

L'anévrisme spontané est dit vrai quand la poche sanguine est formée par la dilatation de toutes les tuniques artérielles ; faux, quand la poche est extra-vasculaire. L'anévrisme est mixte, si une des tuniques interne ou externe persiste, les deux autres étant rompues. L'anévrisme disséquant est celui qui se fait entre deux tuniques du vaisseau en les décollant.

Les anévrismes traumatiques sont tous des anévrismes faux, parce qu'ils résultent tous d'une solution de continuité de l'artère. L'anévrisme faux primitif est produit

par l'épanchement du sang dans le tissu cellulaire, qui se tasse en une membrane d'enkystement. L'anévrisme faux consécutif survient plus ou moins longtemps après la blessure de l'artère ; c'est le tissu cicatriciel de l'artère qui se laisse distendre par la pression sanguine. L'anévrisme artérioso-veiueux ou artério-veineux est celui qui communique à la fois avec une artère et une veine qui ont été toutes deux blessées.

Aujourd'hui, on classe plus volontiers les anévrismes en anévrismes circonscrits, qui tirent leur nom de la régulante du sac ( sa forme les divise en sacciformes et en fusifu}-nies) et en anévrismes diff'us à cavité irrégulière, à membrane d'enveloppe incomplète, ou presque nulle.

Ils sont primitifs quand ils résultent d'une plaie artérielle, consécutifs quand l'épanchement sanguin a pour origine la rupture d'un anévrisme préexistant. Le nom d'exteivies a été donné à ceux qui sont accessibles aux moyens chirurgicaux ; le nom d'internes désigne ceux dont le siège rend toute opération impossible.

L'anévrisme se i^évèle par une tumeur de forme arrondie ou ovoïde, pouvant disparaître momentanément. Elle présente des pulsations isochrones à celles du pouls, accompagnées d'un mouvement d'expansion produit par une dilatation propre du sac, correspondant à chaque ondée sanguine cardiaque. L'auscultation de la tumeur permet d'entendre un bruit de râpe ou de soufflet. L'anévrisme peut, par compression sur les parties voisines, déterminer de véritables complications : douleurs, empâtement, engourdissement, refroidissement du membre, usure et destruction des os rencontrés. Les causes dépendent de l'âge, de certaines professions particulièrement pénibles, de l'alcoolisme des affections rhumatismales, de la svphilis, et surtout des dégénérescences athéromateuses Ses parois artérielles.

Dans la poche anévrismale le sang est liquide au début, il peut se coaguler ensuite. Les caillots sont actifs ou passifs. Les caillots actifs sont fibrineux, ils peuvent amener l'obturation de la cavité. C'est le mode de guérison de l'anévrisme, que la formation de ces caillots soit provoquée ou naturelle.

Le pronostic dos anévrismes est grave, le malade étant toujours sous la menace de la rupture de la tumeur.

Le traitement des anévrismes est fondé sur la diète lactée, l'usage du seigle ergoté et le repos au lit pendant deux ou trois mois ; l'usage de saignées répétées ; c'est le traitement de Valsalva. On espère amener ainsi la coagulation du sang de la poche. On a essayé les injections coagulantes au perchlorure de fer, l'électropuncture, la compression digitale ou mécanique de l'artère. Aujourd'hui, le traitement de choix pour les anévrismes accessibles consiste dans la ligature de l'artère au-dessus et au-dessous de l'anévrisme, avec extirpation du sac.

— Anévrismes du cœur (vieux). Les anciens médecins comprenaient à la fois et confondaient l'hypertrophie et la dilatation du cœur. L'anévrisme actif du cœur était constitué par la réunion de l'hypertrophie et de la dilatation ; l'anévrisme passif, par la "dilatation avec amincissement des parois.

ANÉVRISME, ÉE OU ANÉVRYSME, ÉE (vriss) adj. Atteint d'anévrisme : Un cœur anévrisme. (Corvisart.)

ANÉVROSE (du gr. aneurusis) n. m. Manque de nerfs. Il Autref., manque de tendons des muscles.

ANFORA n. f. Métrol. V. amphore.

ANFOSSI(Pasquale), compositeur italien, né à Naples en 1736, mort à Kome en 1797. Elève de Piccinni et de Sacchini, il commença sa carrière de compositeur dramatique en donnant à Naples, en 1764, un opéra bouffe intitulé il Finto Medico, et dans l'espace de trente années écrivit plus de quarante opéras : tlncognita persequitata; Viaggiatori felici ; la Vedova scaltra; le Gelosie fortunate; il Matrimonio per ingnnno; i Veccki burlati; il Curioso indiscreto, etc. Une compagnie chantante italienne qui vint, en 1778, donner des représentations à l'Opéra de Paris, y joua plusieurs pièces d'Anfossi. Anfossi occupait, lorsqu'il mourut à Rome, les fonctions de maître de chapelle à Saint-Jean de Latran.

ANFRACTUEUX {eu), EUSE (lat. anfractuosus) adj. Plein de détours et d'inégalités : Les rivages de la Grèce sont

ANFRACTUEUX et décOUpéS.

— Anat. Se dit des conduits dont les détours sont irréguliers : La superficie extérieure du cerveau est anfractueuse. (Ambr. Paré.)

— Bot. Se dit des organes qui présentent des crevasses sinueuses, des anfractuosités.

— Anton. Uni, droit, plein, plat.

ANFRACTUOSITÉ (rad. anfractueux) n. f. Inégalité, détour : Les anfractuosités d'un chemin, des côtes de la

— En T. d'anat. Chacun des enfoncements sinueux qui séparent les circonvolutions du cerveau.

ANFRACTURE n. f. Syn. inusité de anfractuosité.

ANG, ANGA, ANGAN, ANGH, préfixes servant dans les mots malgaches composés pour signifier des plantes dont on se nourrit : anga-malafœts, caryophyllée a^ère voisine du genre p/jrtmaceum; anga-singout, agrostiée grimpante dont les pousses amères sont mangées comme celles du houblon.

Angad, plaine qui s'étend à l'O. de l'Algérie, entre la province d'Oran et le Maroc. La ville marocaine d'OH((/(/(( en est le centre principal.

AngadresmE ou AnGADRISMA, abbessse d'un monastère bénédictin, près de Beauvais, morte en 697, plus tard canonisée. Patronne de Beauvais, on attribua à ses reliques, en 1472, la délivrance de la ville assiégée par Charles le Téméraire. En souvenir de cet événement, vn faisait autrefois, le 14 octobre, jour de sa fête, une procession pendant laquelle les jeunes filles mettaient elles-

niAmoK lo fou aux canons. Cotto procession a 6l6 do nos

jours transportéo un dornîpr dimanche do juin, pour honorer on niônio temps Théroïsmo do Jeanne Ilachotto.

ANOALA et mieux ANGALA-DIAN n. m. Nom malgaolio sous lequel HuU'un dôsi^niuit une ospôco do soutman^^a do Madagascar {nectarinia anga la diaua).

ANGALADB n. m. Variété do chilLtaigno dos environs de l'firi^iiLMix.

ANGAR n. ni. Constr. V. uangar.

Angara, nom do deux riviciros de la Russie d'Asio : la txissr Anf/ara, qui sort du lac Baïkal, arrose Irkoutsk ot sp jcM.to lians i'Iénissôi, aprts un cours de 1.400 kilora. ; la haiitf Ani/iirn, qui a ses sources dans les montagnes do NcrirhmsU, alllucnl du lac Haïkal ; cours do 500 kilom.

ANGARE '111 ANGARION D. m. Courrier, porteur do déptk-hos, attarliô ù la cour, clioz les anciens Perses.

ANGARIC (du gr. aggareia, servitude) n. f. Dr. intern. Obligation imposée par un Ktat aux navires étrangers do suspendre leur route pour faire un service dans l'intérêt de cet Etat.

— Par oxt. Corvée, vexation : Sot/ons déchargés des dreimcs, angariës et impositions pour l'avenir. (Mém. do Condé.)

— Encycl. h'angarie constitue une atteinte à la lihcrtô du commerce. Elle disparaît presque complctnmmt des usages internationaux ; car, mt^nio lorsque l'Etat requérant assure au navire requis une indemnité, il se peut que cette indemnité ne soit pas en rapport avec le montant du dommage résultant de l'arrêt des transactions. Le prétendu droit d'angario peut encore se comprendre en temps do guerre, bien que certains Etats y aient renoncé formellement ; mais, en temps de paix, c'est une mesure inique et injustiriable.

ANGARIER [prend deux i do suito à la 1" et à la 2* personne du pi. do l'imparf. de l'indic. ot du prés, du subj. : Nous angariions. Que vous angariiez) v. a. Forcer à une angarie, mettre en réquisition; soumettre à une vexation.

— Retarder un bâtiment, pour l'obliger à recevoir un chargement.

Angat, ville de l'île Luçon (Philippines), sur le rio de Anijat, affl. du rio Grande do la Pampanga ; 3.470 hab.

ANGE (gr. aggclos, messager; d'où le latin angélus) n. m. Etre purement spirituel, intermédiaire entre Dieu et l'hommo : Les anges enviro7inent le trône de Dieu. (Acad.)

— Ange gardien. Dans la religion catholiipie. Celui quo Dieu a particulièrem. attaché à la personne do cbaquo chrétien, pour lo conseiller et !o protéger, n Par compar., Personne qui veillo sur nous, qui nous guide, qui nous protège : Etre Tange gardien de quelqu'un, n Argot. Nom donné à ceux qui hantent les fauoourgs et les banlieues, et qui s'offrent pour reconduire à leur domicile les individus attardés et pris de vin, avec intention do les dévaliser.

— Ange exterjîiinateur. Celui qui frappa de mort tous les premiers-nés d'Egypte, lors du départ des Israélites pour la terre promise, ii Par ext. Tout instrument destructeur ; Attila passe cojnme Tange exterminateur.

— L'ange déchu, l'ange de la mort, l'ange des ténèbres, le mauvais ange, l'ange rebelle, etc., Celui que Dieu a précipité du ciel dans les abîmes pour le punir do sa révolte : Le MAUVAIS ANGE disputc au ciel les plus belles âjues. ii Par allus., Ange déchu, Toute personne qui a perdu le prestige dont l'ontouraient son génie, ses talents, ses vertus.

Il Mauvais ange, Personne qui donne à une autre des conseils pernicieux.

— Fig. Personne douée d'une perfection qui approche de celle des anges: Les sœurs de charité se sont souvent montrées des anges de bonté et de douceur.

— La partie spirituelle, intelligente dans l'homme : CAeJ l'homme, Tange enseigne à la brute l'art de se satisfaire. (De Tocquev.)

— On le dit aussi d'une femme très jolio : Que celle jeune fille est belle! c'est un ange.

— Sempl. comme terme d'affection, de caresse, d'amour : Mon ange, mon bel ange.

— Quelques écrivains ont fait co mot du féminin en parlant d'une femme : 0 mon ange adorée. ( V. Hugo.)

Il D'autres, tout en lui conservant le genre masculin, 1 ont fait suivre d'un pronom féminin, qui s'y rapporte par catachrôse : Si vous saviez quel ange j'ai auprès de moi. et comme elle sait endoi-Tiiir mes douleurs! (Marmontel.)

— Lo mot ange entre dans un assez grand nombre do lo, m mus familières et proverbiales : Comme un ange. Très 1 ' l'-irler, chanter, dessiner comme un ange, ii Etre aiur

ICiro dans la joie, l'extase, ii Jiire aux anges, Rire mm; Miipnt et sans sujet. (On emploie aussi cette expression »^n bonne part en parlant des bébés qui parfois en dormantsemblentriresansquel'onsache pourquoi.) ii Boire aiuv anges, Boire sans plus savoir quelle santé on peut porter. Il Voir des a7iges vtolets. Avoir un éblouissoment causé par un coup porto sur les yeux ; ou, Se repaître de songes creux. (Expression vieillie.) — On dit de même, dans le premier sons : Voir trente-six chandelles. \\ Ange à l'église et diable à la maison. Se dit d'une personne qui, en public, paraît bonne et douce, et qui, dans son intérieur, se montre méchante et acariâtre, ii Au prêter, ange ; au rendre, diable, prov. qui répond à celui-ci : Ami au prêter, etmemi au rendre. V. ami.

— Artill. Mitraille formée de plusieurs morceaux do boulot enchaînés ensemble, et qu'on employait pour avarier le gréement des bâtiments ennemis.

— li.-arts. Keprcsontatiori, soit on sculpture, .soit on pointure, <iuo l'on fait de ces esprits : Les ancies de liaphaél, de Xfichel-Angr, de VAl/mni', du Poussin.

— Hlas. Les anges sont représentés sous la tigure d'une jeune hlle revêtue dune longue dalmatiquo; leurs ailes ont presque toujours la pointe tournée en bas, c'est-à-dire quellos sont abaissées.

— Hist. Le prmcipal étendard de l'armée dans l'empire d Occident. On le portait devant l'empereur.

— Ichtyol. Nom vulgaire des poissons du genre squatme et notamment du squatina angélus, requin des mers de France, nommé aussi ange de mer, angelot, angel.W. squa-

— Métrol. Monnaie d'or qui avait cours on France sous les ^alois, et qui valait un peu plus de 21 francs de notre monnaie actuelle.

— Manches d'anges. Ane. modes. Manches de robes de

femme, très larges ot n'allant qu'à la moitié du bras, ii Lit d'ange ou lit à l'ange. Lit sans colonnes et à rideaux relevés. Il On dit aussi LIT d'angel.

— Anges de l'Eglise. Hist. rolig. Nom donné, dans VApocalgpse do saint Jean, aux évoques des sept Eglises d Orient. Ii L'Ange de l'école. Surnom donné à saint Thomas d'Aquin, à cause de la profondeur do son génie ot do l'ardeur de sa piété. (On l'appelle aussi le Docteur angélique.)

— Eête des saints anges. Liturg. Fôto instituée pour honorer les anges. L'Eglise latino Ta célèbre le 2 octobre, et l'Eglise grecque, lo 1 1 janvier.

— Eau d'ange. Ane. pharm. Essence do fleurs et d'aromates, ù laquelle on attribuait la qualité d'cmboUir ot do rajeunir.

— Encycl. Rel. La croyance aux anges, c'est-à-dire à des êtres supérieurs à la nature humaine, est une de celles sur lesquelles la tradition générale de l'humanité montre le plus d'accord. Elle tient une grande placo, non seulement dans l'Ancien et dans lo Nouveau Testament, mais dans les théories religieuses de l'Inde, de la Chine, de l'Egypte et do la Perse. On explique cette unanimité de deux manières : ou bien l'existence des anges faisait partie il.'i.iii- ri-\'|.inon primitive que, d'après l'enseignement liiMi'l'i ■. I>i. Il luiina au premier homme, et dont Tes pcujflis .11111 11 [irtiit. les notions en se dispersant; ou bien c^■^t uiu; Uuturine qui s'cst imposée d'elle-même à l'esprit humain. Il y a parmi les êtres que nous voyons une gradation continue; l'analogie veut qu'elle existe aussi bien

})armi ceux et au moyen de ceux quo nous ne voyons pas. ^a création est une échelle, dont les anges forment l'échelon sui»réme : purs esprits, comme il y a des êtres qui sont pure matière, et d autres, les hommes, qui sont à la fois matière et esprit, corps et âme.

Les anges sont donc des substam • iii -i p i . !l'-s, intelligentes, supérieures à l'âme de li i;i\.iiit une

classification habituelle, qui remmiii ,.i pi m,, rs siècles de l'ère chrétienne, on les parla;.:,'' in u mi '• • mrchicfi, distribuées chacune en trois chœurs. La première hiérarchie comprend les séraphins, les chérubins et les ti'ônes; la deuxième, les dominations, les vertus et les puissances; la troisième, les principautés, les archanges et les anges. Ce dernier nom est employé aussi, on l'a vu, pour désigner tous ces esprits en général. Comme certains philosojidics, Clément d'Alexandrie, TertuUien, Origène et qtielquos autres Pères, croyaient les anges revêtus de corps très subtils. Cette opinion, combattue par saint Basile, saint Athanase, saint Jean Chr^-sostome, etc., est tombée d'ellemême, sans que l'Eglise ait eu besoin de la condamner. L'Eglise enseigne quo les anges n'existent point de toute éternité : ils ont été créés dans un état de oonheur et d© grâce, mais avec la liberté do choisir entre le bien et le mal. C'est un article de foi qu'un certain nombre péchèrent et furent condamnés à un supplice qui n'aura point do tîn. L'opinion commune voit dans l'orgued la cause de cette déchéance. Il y a ainsi les anges qui ont persévéré, ou les bons anges, et les anges déchus ou mauvais anges, qu'on appelle aussi n diables u ou « démons ». Il est de foi qu'il existe des rapports mystérieux entre lo monde angélique et le monde humain ; les bons anges aidant les hommes dans la voie du bien, tandis que les mauvais les poussent dans celle du mal. C'est même pour les chrétiens une doctrine certaine, quoique non définie, qu'un ange est préposé par Dieu à la garde de chaque homme. On l'appelle ange gardien. Cette croyance est fondée sur l'enseignement des Pères et divers passages de l'Ecriture. (Gen. XLVIII, 16 ; Matth. XVIII, 10 ; Act.^XII, 15.) Elle était admise aussi dans l'antiquité profane, oomme on le voit par un fragment très explicii*' în pn i, M. nandre. Tout en réservant l'adoration à Dun - "Kation), l'Eglise catho-

lique rend auxauL- s religieux. Les protes-

tants les leur rolu-riiî i: ;,-, i -^ autorisent de saint Paul (Col. II, 18). Les cathohques saiipuicnt sur plusieurs passages de l'Ecriture, où les anges sont honorés (Gen. XXXII, 26; XLVIII, 16; Nomb. XXII, 31 ; Josué V. 15; Daniel X, 9, etc.), et ils ajoutent que saint Paul interdit seulement d'offrir un culte aux anges à la manière des philosophes d'alors, qui en faisaient des êtres indépendants de Dieu dans le gouvernement du monde, exagérant ainsi leur rôle au détriment de celui de la Providence.

Plusieurs anges sont nommés dans l'Ecriture : Michel, Gabriel, Raphaël, et parmi les mauvais : Satan, Boelzébuth, etc.

On représente les anges avec des ailes et un vêtement blanc, pour exprimer leur essence immatérielle et la pureté de leur nature. En Orient, la couleur bleue, couleur céleste, a prévalu sur le blanc, comme symbole de pureté.

— PÉBii'HR. Messager céleste, messager divin, messager du ciel, envoyé céleste, envoyé de Dieu, esprit pur. milice céleste, etc.

— Anton. Démon, diable, esprit malin ou infernal.

Anges (représentation des). La repré

des

anges date des origines mêmes de l'art chrétien. Mais, dans l'art des Catacombes, lange n'a ni nimbe ni ailes. Le type do l'ange ailé commence à se former au iv« siècle, probaDlcmont par analogie avec les figures ailées, génies ou victoires, quo l'antiquité avait connues. L'originalité se manifeste pourtant dans l'attitude hiératique, les véte-

Aoges, d'après Pra Aogelico.

ANGALA — ANGËLt;

monts blancH. l'cxpreHsion do pureté. Sur co thème, d'invention surtout orientale, tout le moyen âge a brodé, en Occident comme on Orient. Dès l'époquo gothique, la représentation do l'ango évolue avec l'art lui-même. Lo noblo naturalisme du xiii* siècle, la suavité vaporeuse dcsqu/iltrocenlistes, échos d'une piété naïve ou exaltée, font bientôt place à une beauté plus régulière , mais plus païenne, où se sent l'influence de lantiqnc,au temps de Raphaéi.

Après Raphaël et sous la période académique, l'ange devient un poupon fado 06 bouffi, on attendant que le

xviii' siècle français en fasse une sorte d'Amour souriant et pomponné. Ainsi s'est traduit raffaiblissemcnt du sentiment religieux, et l'art du x-ix' siècle n'offre pas ud progrès très marqué sous ce rapport.

Ange, nom d'une grande famille de l'Empire d'Orient, qui occupa un des premiers rangs au xi* cl au xii« siècle, ot a donné trois empereurs à Constantinoplo : Isaac l'Ange (empereur de 1185 à 1195, et do 1203 à 1204J ; Alexis III l'Ange, frère d'Isaac (empereur de 1195 à 1203); Alexis IV, fils d'Isaac (1203-1204).

Ange (saint), religieux carme, martyrisé on Sicile au xiii* siècle, victime de son prosélytisme. Fête lo 5 mai.

Ange châtkau Saint-), v. Saint-Asge.

Ange de la Brosse (le P.], carme déchaussé, connu aussi sous le nom de /*. Ange de Saint-Joseph, né à Toulouse en 1636, mort en 1697- Il prêcha pendant dix ans l'évangile en Orient et fut supérieur des missions de Hollande à Paris. On a de lui : Pharmacopea persica (1681), et Gazophylacium lingum Persarum {\?,%A).

Ange de SAINTE-ROSAUE.augustin déchaussé de la maison des Petits-Pères, né à Blois en 1655, mort à Paris en 1726. On lui doit : VHistoire de la maison de France et des grands officiers de la couronne, et un Etat de la France, achevé par les bénédictins de Saint-Maur (17-I9).

Ange Pitou, roman d'Alexandre Dumas (1852). Ange Pitou fait suite à BaLsamo ou Mémoires d'un médecin, et a lui-môme pour continuation la Comtesse de Chamy. Le petit paysan qui a abusé d'Andrée do Tavcrney pendant son sommeil magnétique est devenu célèbre sous le nom do n docteur Gilbert » ; Andrée de Tavcrney, fille d'honneur de Marie-Antoinette et sa plus intime confidente, est devenue la «comtesse de Charny ». Pitou, le héros du livre, est un garçon de ferme, amené à Paris par son patron, lo

S ère Billot, à la recherche d'une cassette renfermant des ossiers précieux relatifs à Andrée de Tavcrney, et déposée par le docteur Gilbert chez le fermier. Cette casselte a été enlevée par des agents de police et portée à la Bastille, oii ne tarde pas à ^ler la rejoindre le docteur Gilbert. Billot et Ange Pitou concourent à la prise do la Bastille, pour lo délivrer. Aussitôt mis en liberté, le docteur endort la comtesse suivant les procédés de Cagliosiro, lui arrache ses secrets et rentre en possession do la cassette. Ce petit drame intime sert de cadre à deux des principaux événements de la Révolution : la prise de la Bastille et les journées des 5 et 6 octobre, qu'Alexandre Dumas raconte avec sa verve ordinaire.

Ange Politien. Biogr. v. Politien.

ANGED {jèd') n. m. Nom vulgaire dun poisson physostome, do la famille tics clupéidés, le lutodeira ehanoSf qui habite la mer Rouge et l'océan Indien.

AngÉIA ou AngÉTA, une des neuf vierges Scandinaves qui, avec Odin, enfantèrent le dieu Hoimdallr.

ANGÉIAL, ALE (du gr. aqgeîon, vaisseau) adj. Yasculalre, plein do vaisseaux.

ANGÉIOGRAPHE , ANGÉIOGRAPHIE , ANGÉIOGRA-

PHIQUE. V. ANOIOGRATUE. ANGlÛOri,\rHIi:, ANGIOliRAI'HIQLF. ANGÉIOLOGIE , ANGÉIOLOGIQUE , ANGtiOLOGUE.

ANGÉIOSPERME adj. Bot. V. ANGIOSPERME.

ANGÉIOSPERMIE n. 1. Bot. V. ANGIOSPERMIE.

ANGEL LIT !)' ou à la duchesse, ou lit d'ange, sorte do lit sans colonnes et à rideaux relevés. (Vieux.) ANGEL ei>ANGELOT {lo) n. m. Numism. V. angelot.

ANGÉLATE n. m. Sol formé par l'action de l'acide angélique sur une base. Los angélates sont en général très solublcs dans l'oau et dans i'alcool. a On dit aussi angé-

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