I.ICATB
Angelaume (saint), confesseur do la foi, évèque d'.\uxerre do 810 à 827, honoré particulièrement à Auxorrc. Kète le 7 juillet.
AngÈLE (sainte) [Angéhne de Corbarn]. fondatrice des religieuses cloîtrées du tiers-ordre de Saint-François, au XV" siècle. Son culte a été autorise par lo pape Léon XH. Fêle le 22 décembre.
Angèle, drame en cinq actes et en prose, d'Alex. Dumas pèro (1833). La pièce était d'abord intitulée : Angêle ou l'Echelle des Fetnmes, mais ce second titre, qui expliquait trop nettement le sujet réel et l'intention de l'auteur, fut supprimé après un certain nombre de représentations. Le principal personnage, Alfred d'Âlrimar, est
ANGÊLE MERICI — ANGELO
nn fanfaron de vice, un sceptique, qui se fait une échelle de femmes pour parvenir, et en entraine trois à leur perte. On loue dans Angèle un drame construit avec une grande habileté et qui ne cesse de captiver l'attention, malgré les invraisemblances qu'il présente à chaque instant. On cite comme fort belles plusieurs scènes, notamment celle où Angèle avoue sa faute à Henri, et celle, plus émouvante encore, où elle en renouvelle l'aveu à sa mère.
Angèle Merici (la mère), née à Desenzano, sur le lac de Garde, en 1470, morte en 1540. Elle fonda à Brescia, en 1535, sous le patronage de sainte Ursule, une association de femmes vouées à l'instruction des enfants et au soin des malades, qui est devenue l'ordre des Ursulines.
Angeles, ville du Chili, ch.-l. do la province de Biobio, sur le rio Quilqué ; 8.300 hab. (51.500 avec les environs).
Angeles, bourg do l'île de Luçon (Philippines); 9.600 hab.
AngeIXS (Los), ville des Etats-Unis (Californie"!, sur le rio cotier de Los Angeles; 50.400 hab. Centre do commerce d'exportation des fruits de la Californie du Sud. — Pop. du comté du même nom : 101.500 hab.
ANGELET {lé — dimin. de ange) n. m. Petit ange. Vieux mot, que l'on a rajeuni en remplovant dans le sens de <i petit enfant » : Lady Peel avait des enfants, véritables ANGELETS. (Chateaub.)
ANGELETTE (dimin. fêm. de ange) n. f. Terme d'affection, de caresse, appliqué autrefois aux jeunes filles.
AnGELI (Pietro degu), poète latin moderne, né en 1517 à Barga, en Toscane (d'où son surnom latin de Bargseus), mort à Pisô en 1596. Il enseigna les belles-lettres à Pise. En 1554, il défendit vaillamment cette ville à la tête des écoliers de l'université, contre l'armée siennoise, que commandait Pierre Strozzi. On a de lui, entre autres : Cynœgeticon, poème sur la chasse, et Syrias, poème où il traite le même sujet que le Tasse.
AnGELI (Bonaventuro), historien italien, né à Ferrarc, mort à Parme en 1576. D'abord au service des ducs do Fcrrare, il écrivit pour eux des dissertations érudites ; puis il se fixa à Parme, où il écrivit une histoire do cette ville : Istoria délia citlà di Parma e descrîzione del fiume Panna publiée en 1591.
AngelI (Filippo). peintre, né à Rome vers la fin du xvi" siècle, mort en 1645 à Florence, où il avait été appelé par Côme II. grand-duc de Toscane, et où il passa la majeure partie de sa vie. Les tableaux de cet artiste sont très rares. S'il faut en croire ses premiers biographes, Angeli aurait été l'un des premiers à appliquer dans ses compositions les principes raisonnes de la perspective.
Angeli (Henri d'), peintre hongrois, né à Oedonburg (Hongrie) en 1S40. Elève de l'académie de Vienne, puis de Em. Leutze, il étudia aussi à Munich et à Paris. Il se fit remarquer par son tableau Marie Stuart écoutant la lecture de son arrêt de mort. De retour à Vienne, il devint, en 1876, professeur à l'Académie. Parmi ses œuvres, citons : Louis XI et saint François de Paule ; le Vengeur de son hon/ieur (1869) ; Amour de jeunesse ; l'Absolution refusée (J870). Angeli s'est consacré particulièrement, depuis 1870, à la peinture de portraits.
ANGÉLICAL, ALE adj. Syn. de angéliqub (on ne le trouve que dans nos anciens poètes) :
... . Si aujourd'hui venoit du Paradia, Homme ou femme sou3 corps angélical.
Parlant entre eux. on y penseroit mal, Taut est chacun plein de mauvaise vie-
EUST- Deschaups.
ANGÉLICATE n. m. Chim. V. angèlate.
ANGÉLICÉES n. f. pi. Tribu de plantes ombellifères séséiinées, qui a pour type le genre angélique. — Une
ANGÊLICÉB.
— Enctcl. Les angélicées se distinguent par les caractères suivants : fruit comprimé à bords dilatés ; carpelles à cinq côtes, dont trois dorsales filiformes et deux latérales développées en ailes membraneuses. Les genres principaux de la tribu des angélicées sont les genres lévistique, angélique et archangélique.
ANGÉLICINE n. f. Substance extraite de la racine d'angélique. On épuise la racine fraîche par l'alcool bouillant ; le résidu insoluble est appelé cire d'angélique.
ANGÉLICIQUE adj. Se dit d'un acide qu'on retire de la racine danyielique. n On dit aussi Angélique.
Angeuco (Fra Giovanni). Biogr. V. Fiesole.
ANGÉLIN, INE adj. Qui appartient à l'ange. (Vieux.)
— Dame angéline, ou substantiv. Angéline, Nom donné quelquefois à la sainte Vierge, à cause de la salutation qu'elle reçut de l'ange Gabriel.
— n. m. Nom donné, au Brésil, à un arbre do la tribu des sophorées (ferreira spectabilis), dont la résine est désignée sous le nom àe sulfate.
AngELINA, planète télescopique, n" 64, découverte par Tompel en 1865.
AngELINI (Tito), sculpteur italien, né à Naples le 14 mai 1804, mort dans cette ville en février 1878. Fils d'un peintre de mérite, il obtint, dès l'âge de dix-sept ans, le grand prix de sculpture et passa plusieurs années à Rome, où il exécuta dos œuvres qui attirèrent sur lui l'attention. Il devint, en 1854, membre correspondant de l'Institut de France. Cet artiste a exécuté un grand nombre d'œuvres, plus remarquables par le fini do l'exécution que par le style.
Angelio ou Degli Angeli. V. Angeli {P. degliV
ANGÉLIQUE adj. Qui appartient à l'ange, qui est propre à l'ange : Les chœurs, les eaprits Angéliques.
— Par oxt. Qui tient de l'ange par son excellence, par ses perfections : Femme angélique. Beauté, rfouceur angélique.
— Salutation angélique. Paroles que l'ange Gabriel adressa à la sainte Vierge, quand il vint lui annoncer qu'elle serait la mère du Sauveur, il Prière qui commence par ces paroles : Ave, Maria.
— Hist. Couronne angélique, royaume angélique. Couronne du royaume de Hongrie, il Siège angélique, Siège apostolii:iuo.'(Vieux.) n Ordre angélique. Ordre de chevalerie, institué en 1191 par l'empereur d'Orient Isaac l'Ange.
— Hist. rel. Le docteur angélique. Saint Thomas, aussi nommé l'Ange de l'école, n École angélique. L'école des thomistes, il Babit angélique. Froc porté par des moines grecs appartenant à l'ordre de Saint>-B asile.
— Mus. On donne le nom de voix angélique ou voix humaine à un jeu de l'orgue formé de petits tuyaux d'un demi-pied au plus et qui'sont en partie bouchés pour donner du lointain et du moelleux.
— n. m. Nom qu'avaient pris des hérétiques du m* siècle, parce que, suivant Epiphane, ils croyaient qu'on ne peut arriver à Dieu que par l'entremise des anges ; ou, suivant saint Augustin, parce qu'ils prétendaient vivre aussi purement que les anges.
— n. f. Religieuse appartenant à un ordre italien fondé par la comtesse de Guastalla. it On dit aussi angélite.
— Anton. Diabolique, satané, satanique.
ANGÉLIQUE ii. f. Instrument de musique tenant le milieu entre le luth et le théorbe, en usage à la fin du XVI* siècle et au xvii".
— Encycl. Uangélique rentre dans la catégorie des instruments à cordes pincées; elle a son corps sonore bombé comme dans le luth et un clavier double comme dans le théorbe.
ANGÉLIQUE (rad. ange, à cause des grandes vertus médicinales qu'on lui attribuait) n. f. Bot. Plante cultivée dans les jardins, à cause " de la beauté de son port, de son odeur et de sa saveur aromatiques, il Tige de cette plante, confite dans le sucre : Un bâton rf'AN-
GÉLIQUE.
— liatafia d'angélique, Liqueur qui so prépare en faisant macérer des tiges fraîches d'angélique et des amandes amères dans de l'eau-de-vie, et en mêlant au produit du sirop de sucre; filtrer après quelques heures de repos.
— Petite angélique. Nom vulgaire du boucage à feuilles d'angélique. il Angéliqu'épineuse, L'aralie épineuse, il Angélique do Bordeaux, Poire fondante qui mûrit tard et est propre à faire de la compote.
— adj. Chim. Se dit d'un acide qui so trouve dans la racine de plusieurs espèces d'angélique. il Se dit d'un éther que l'on obtient en distillant l'angélate de soude avec un mélange d'acide sulfurique et d'alcool.
— Encycl. Bot. Genre d'ombellifères sésélinées-angélicées, renfermant des plantes herbacées assez élevées, à feuilles pennées et décomposées en larges segments dent'-s, originaires des^égions tempérées et subarctiques de l'hémispnère boréal. Quelques espèces ont été trouvées à la Nouvelle-Zélande.
Vangélique sauvage présente une tige dressée, rameuse supérieurement, largement fistuleuse, lisse ou finement striée, souvent glauque et violacée, quelquefois haute de 2 m. Elle croit au bord des eaux, dans les prés couverts et dans les bois des montagnes.
Uangélique officinale est pourvue de grosses tiges cannelées, fistuleuses et aromatiques, qui se mangent confites et servent à fabriquer des liqueurs. Elle croît spontanément dans les Alpes et les Pyrénées. Sa racine est employée en médecine comme digestif et antidyspeptique.
On fait avec l'angélique une infusion stimulante, une liqueur et des préparations de confiserie.
— Chim. Le groupe angélique comprend l'anhydride, l'acide et Valdéhyde.
L'anhydride angélique C'^H'^O* s'obtient en faisant réagira froid 1 molécule d'oxychlorure de phosphore sur 6 molécules d'angélate de potassium bien sec. Quand la réaction est achevée, on la\e avec une dissolution faible de carbonate de sodium. On dissout le produit dans l'éther et on mélange avec du chlorure de calcium fondu; le tout est abandonné pendant un temps assez long, puis on distille. L'anhydride obtenu est une huile incolore, d'odeur faible à froid, neutre, plus lourde que l'eau. L'eau n'agit que très lentement sur cet anhydride : il se forme des cristaux d'acide angélique.
En traitant par le chlorure d'aoétvle les angélates alcalins bien secs, on obtient l'anhyctride angélo-acétique. Les solutions alcalines le transforment rapidement en un mélange d'angélate et d'acétate alcalin.
L'acide angélique C^U'O^ , également connu sous le nom de acide sumbulique, peut s'obtenir par divers procédés. On l'extrait d^ la racine d'angélique. de l'huile de croton ; on le prépare encore à l'aide de l'essence de camomille, ou en faisant réagir la potasse sur la peucédanine.
L'essence de camomille romaine est formée d'un mélange d'éthers en proportions très variables parmi lesquels se trouve en grande quantité Vangélafe d'amyle et de butyle ; en chauffant l'essence avec de la potasse en poudre, on obtient un mélange solide d'angélate et d'hydrate potassique; on dissout dans l'eau, on filtre et on sature par l'acide sulfurique. L'acide angélique est mis en liberté et vient nager à la surface sous forme d'un liquide huileux, qui cristallise par le refroidissement, si l'opération a été bien conduite. C'est la préparation de Gorhardt.
L'acide angélique possède une odeur aromatique, une saveur acide et piquante ; ses solutions aqueuses rougissent la teinture oe tournesol. II est peu soluble dans l'eau froide, mais se dissout très bien dans l'eau chaude, dans l'alcool, l'éther et les huiles essentielles. Il fond à 45°, bout à 1900 g^^Qs s'altérer et brûle en donnant une flamme
brillante et fuligineuse. L'acide angélique se décomp-> quand on le chauffe avec un excès de potasse et donnt- n acétate et un proplonate potassiques avec dégagenir^i d'hydrogène. A la longue, il se transforme en acide nu thylcrotonique.
L^acide angélique est monoatomique et moDobasiqu.
L'aldéhyde angélique, dont Gerhardt admet l'existem dans l'essence de camomille romaine, n'a pu encore êti obtenu à l'état de pureté.
Angélique (la mère). V. Arnauld.
Angélique (la bklle), une des plus gracieuses hôr' nés du Roland ftrieux, de l'Arioste. Reine du royaume ■ Cathay, en Asie, elle est amenée en France par le t; meux paladin Roland. Renaud de Moniauban, Ferragti Sacripant se la disputent; elle échappe à tous. Cependun des pirates l'enlèvent et l'offrent en pâture à un monstn elle est délivrée par Roger, qui survient fort à proi^o monté sur l'hippogriffe. Les amours d'Angélique et i Médor, un jeune Sarrasin dont elle s'éprend parce qu est blessé, et qu'elle emmène en Asie pour le faire coi ronner roi, sont aussi l'an des passages caractéristiqui du poème en te qu ils determment la folie luneus r Roland Let\pe d Angélique offre un rontr^^tp soim^ii avec ceux delà i-uerrn re Miri 1 )sp ot i i i i i
Angélique. — A, gi
mante. Angélique est la femme tendre et capricieuse, n'obéissant au'à ses instincts, dédaignant les hommages des plus vaillants paladins pour s'éprendre, par compassion, d'un inconnu.
Angélique délivrée par Roger. Ce sujet, tiré de l'Arioste, a été fréquemment traité par les peintres modernes, notamment par Ingres, dont la toile, exécutée à Rome en 1S19, est aujourd'hui au musée du Louvre. Angélique, dont les mains sont enchaînées au rocher, est une délicieuse étude de femme nue. Le chevalier, revêtu de son armure d'or et monté sur l'hippogriffe, se précipite, la lance en arrêt, contre l'Orque, monstre farouche qui est sur le point de dévorer la captive.
ANGÉLIQUEMENT adv. D'une manière angélique, comme les anges.
Angelis( Pietro de), publiciste italien, né à Naples en 17S9, mort à Buenos-Avres en 1860. D'abord secrétaire du roi Murât, il se rendit par la suite ù Buenos-A^res. Il mit au service de Rosas un journal politique, \ Archiva ainericano, qu'il publia en trois langues (espagnol, français et anglais). Après la chute du dictateur, il vécut dans la retraite. Il recueillit et publia : Colleccion de obras y docnmentos relatiros à la historia antiquay moderna de las provincias del Rio de la Plata (Buenos-Ayrès, 1836 et suiv.).
ANGÉLISER v. a. Assimiler à l'ange, donner la nature de l'ange : Terlullien appelle la chair ressuscitée : une chair
ANGÉL1SÉE.
ANGÉLITE n. m. Nom donné à des hérésiarques qui attribuaient probablement aux anges un rôle excessif, mais on ignore lequel. On a donné plus tard ce même nom à des sabelliens d'Alexandrie, qui avaient leurs conciliabules dans un Heu appelé Angelius.
— n. f. Religieuse d'un ordre italien. V. Angélique.
Angell {Samuell, archéologue et architecte anglais, né et mort à Londres (1800-1866). Il construisit dans la Cité de Londres le Clothworkers-Hall, somptueux édifice dans le goût vénitien. Il fit, en compagnie de Harris, des fouilles importantes en Grèce et en Sicile.
Angelo (Lorentino d"), peintre italien du xvi« siècle. Elève de Pietro délia Franccsca, il orna de fresques nu grand nombre de monastères et d'églises d'Arezzo et des environs. — Un autre Angelo, dit U Siciliauo, sculpteur et architecte milanais, vivait au xvi* siècle. Il exécuta plusieurs statues pour la cathédrale do Milan, notamment une Sainte Marie-Madeleine, de très bon style.
Angelo, drame de V. Hugo, en trois journées et en prose (Théâtre-Français, 28 avril 1835). La scène se passe à Padoue, en lâ49. Tisbé, une fille du peuple, une boliémienne, est devenue grande comédienne et célèbre courtisane. Elle a pour amant un jeune homme, Rodoifo, quelle fait passer pour son frère. C'est qu'elle craint de porter ombrage au tout-puissant podestat de Padoue, Angelo Malapieri, un de ses plus fervents adorateurs, auquel elle n'a jamais rien accordé, bien qu'elle passe pour sa maîtresse. Tisbé n'est pour Rodoifo qu'une distraction, un passetemps; il aime une jeune fiÛe, aperçue un jour dans une église. Elle a disparu pour devenir l'épouse d'un homme inconnu de Rodoifo. Tisbé s'aperçoit de la froideur de son amant. Un espion du conseil des Dix, Homodei, vient lui offrir de lui prouver l'infidélité de Rodoifo. Celui-ci est introduit chez Catarina. femme d'Angelo, qui est précisémont celle que Rodoifo aime. L'espiun veut ainsi se venger de Catarina, qui l'a fait chasser et le méprise. A peine
Rodolfo ost-il chez elle que Tisbé arrive ; mais, au momeoc où ollo va so vonf^op par un scandalo, ollo aperçoit auilcssus d'un prio-Dicu un crucilix docuivro. Kilo roconnait À co signe qu'oUo so trouve on prôsonco do lu femmo qui, autrefois, a sauvé la vio û. sa mùro. Co souvenir ôtouffo dans son cœur touto idoo do vongoanco. Mais l'ospion
fioursutt la sienne. Il fait tomber entre les mains d'Angolo a preuve que sa femme en aimo un autre; cependant, il meurt sans pouvoir livrer le nom do Rodolfo au podestat. A défaut do doux victimes, Angolo so contentera de celle
Îjui no priit lui ôcliappor : sa femmo mourra. Mais Tisbé oint do viMiliiir assisiiM' Angelo dans sa vengeance, et, au liou d'un l'oiMMi iiKirio], fait boiro un narcotique à. Cata^. rina, qui iimiln' i<m,|i-oyéo. Angolo laisse à Tisbé le soin do faire disparaitro le corps. La courtisane lo fait trans-
Soptor chez elle. KodoU'o accourt, fou de race. Tisbâ ne so éfond pas, sûre à présent do no pas ôtre aiméo. Rodolfo, éperdu, la frappe au cœur. Au môme moment, Catarina so rovoillo; elle apert^oit Rodolfo et se jette dans sos bras.
Co drame, écrit par Victor Hugo dans touto la fougue première de son gônie, est uno do ces antithèses sociales qui lui étaient cnéres. On peut lui reprocher quelques exagérations et, par moment, un pou d invraisemblance ; mais le style est coloré, vif, émouvant. Cette pièce souleva autant de critique quo d'enthousiasme.
En 1R76, fut représente à. Saint-Pétersbourg un opéra en quatre actes tiré de co drame^ et dont César Cui écrivit la musique.
ANOÉLOGOriE! (du gr. agr/i'los, ange, et f/onos, origine) n. f. Thôorio do l'origine et do la nature des anges.
ANGÉLOGRAPHE n. m. Auteur d'une angélographie.
ANGÉLOGRAPHIE (du gr. aggélos, ange, et graphe, description) n. f. Traité sur les anges. Syn. angélologie.
ANGÉLOLÂTRE n. m. Sectaire qui pratiquait l'aDgêlolûtrie, qui so livrait à cette hérésie,
ANGÉLOLÂTRIE (du gr. aggélos, ange, ot latreia, culte) n. f. Adoration, culte des anges : L'Eglise a mis i'ANGÉLO- LÀTRiR au nombre des lièrèsies.
ANGÉLOLÂTRIQUC adj. Qui appartient, qui a rapport
ANGÉLOLOGIE Mu gp. aggélos, ange, et logos, discours) n. f. Doctrine relative aux anges, et, par suite, traité sur ce sujet. (Dans co dernier sens, syn. de angëlographiid.)
Angeloni iFrancesco), savant littérateur et antiquaire Italien, né à Terni, dans l'Ombrie, vers la fin du XVI" siècle, mort en 1052. Secrétaire du cardinal Aldobrandini et protonotairo apostolique, il forma une riche collection d'objets d'art, connue sous le nom de Musée romain. II fut choisi par le marquis Vincenzo Giustiniani pour publier un catalogue de médailles impériales latines, qui porte le litre de Histoire, métallique des empereurs romains. — Son neveu maternel, Giojmnm Pietro Bellori,
Suhlia à Rome, en 1685, lo travail revu de son oncle. On oit à Angeloni plusieurs épîtres, quelques comédies, des dialogues et dos lettres.
ANGÉLONIE n. f. Genre do scrofulariacces-hémiméridées, renfermant des plantes herbacées ou sutfrutescentes de l'Amérique méridionale, dont quelques espèces sont cultivées dans nos serres pour la beauté de leurs fleurs.
ANGÉLOPHANIE (du gr. aggélos, ange, et phainomai, je parais] n. f. Apparition des anges.
ANGELOT i/o — diminut. de ange) n. m. Petit ange. (Dans ce sens, on dit aussi angelet.)
— Comm. Fromage fabriqué dans le pays d'Auge en Normandie, et que l on nommait primitivement augelot
— Ichtyol. Poisson qu'on appelle aussi angf V. ce mot
— Numism. Monnaie d'or émise par Philippe VI de Valois en 1340, et qui doit son nom à 1 ange qui ligurç toujt
face. D'or fin, il varia do
poids et, p a 1 suite, de va leur:de6gr.;tii àSgr. 70. et de
5 de
grain
niers 13 grains.
La frappe do cette monnaie cessa en 1342 ; « roi de Frani
Angelot de Philippe VI.
Henri VI, qui avait pris le titre de
dant la guerre de Cent ans, frappa, à Rouen, des angelots d'un type qui s'éloigne de celui de France, ii On dit aussi angel.
— Salin. Pelle ou petit bassin dans lequel les matières étrangères et les parties terreuses du sel se précipitent,
ANGELOTTE n. f- Linguist. V. ANGELETTE.
Angelucci (Théodore), médecin et littérateur italien, né à Bolforte, près de Tolentino, vers 1540, mort à Monlagnana en 1600.11 acquit un grand renom comme médecin et so rendit célèbre par sa querelle avec Patrizi, au sujet d'Aristote. On lui doit: i^ententia quod metaphysica sit endem qux phgsica (Venise, 1584), un do ses écrits dirigés contre Patrizi; Exercitationum cum Patricia liber (1585), etc.
Angelucci (Lïborio), médecin ot homme politique italien, né à Kome en 1746, mort à Milan en 1811. Lorsque la Révolution française eut son contre-coup en Italie, il devint le chef de la démocratie à Rome. Arrêté en 1793. puis en 1796, il recouvra la liberté sur les instances de Bonaparte. Après la chute du pouvoir pontilical. il fut un dos cinq consuls nommés pour administrer la République. Il quitta Rome lorsque les Français évacuèrent cette place on 1799, et se relira à Paris. Par la suite, Angelucci entra au service du vice-roi d'Italie.
ANGÉLUS (luss) n. m. Prière en l'honneur du mystère do l'Incarnation, ainsi nommée du mot par lequel elle commence : Angélus Domini, etc. ; Réciter Tangélus. ii Son do la cloche qui se fait entendre le matin, à midi et le soir, pour indiquer aux lîdèles le moment où ils doivent réciter cette prière: Se lever à /'angélus.
— Encycl. L*'fln^^/i(.ç se compose de trois versets, suivis chacun d'un Ai-e Maria; une oraison termine l'ensemble. L'origine de cette prière est un peu obscure. On commença par réciter l'Ave Maria à la chute du jour. Quelques
érudits rapportent cet usage à Urbain II (xi' siècle). Plus tard, au xiv» siècle, Joan XXII accorda dos indulgences à ceux qui disaient lo soir trois Air Maria. Mais colto coutume n'était encore quo pou pratiquée, quand, au xv* siècle, Calixto III, effrayé du succès des armes do Mahomet II, la recommanda spocialomont. Peu après, en France, Louis XI consacra la douzième heure du jour à la sainte Vierge. On devait s'agenouiller au son do midi.ot réciter un Ave Maria, comme on lo faisait déjà à l'approcho do la nuit. C'est lo même roi, croit-on, qui introduisit à Paris l'usage de sonner trois fois par jour, pour avertir les lidôlos do réciter l'angélus. On voit parle concile do Cologne, en lS43,que, dans ce pays, on avait dès lors l'habitude de faire entendre les cloches soir ot matin, en mémoire de la sainte Viorgo. L'angélus était sonné aussi à Soissons, on 1375. On appelait pardon la sonnerie do l'angélus, A cause dos indulgences attachées k cette prière. Le pardon, tinté par la crosse clocho do Notre-Dame do Paris à sept heures du soir, était vulgairement appelé lo couvrefeu des chanoines. Depuis Benoît XIV (xviii* siècle), au lieu de l'angélus, on récite, pendant lo temps pascal, l'antienne liegina cœli, on mémoire de la Résurrection.
Angélus {l ) Un certain nombre de paysagistes so sont plu i dtnommer ainsi des Vue? de la campagne à l heuie du trtpu&t ul mais 1 ; I i 1 I r 1 i il! aux
L'Angélus, d'après Millet
désignés sous ce titre est celui de J.-F. Millet, vendu par son auteur 800 francs en 1860, et adjugé au prix de 600.000 francs en 1889. Il représente un paysan et une paysanne debout, recueillis, la tète légèrement inclinée ; autour d'eux la campagne, à demi baignée par l'ombre du soir. Au dernier plan, le clocher d'une modeste éelise de village.
Angelus Silesius. Biogr. V. ScHEFFLER (Jean).
Angely iL'), fou en titre du roi Louis XIII. De famille noble, la pauvreté lavait réduit à se faire valet d'écurie du prince de Condé. qui le présenta à Louis XIII. L'esprit de ce personnage, qui fut peut-être lo dernier des fous patentés par les rois, était plutôt triste, mais surtout porté à la satire. Aussi L'Angely flt-il une fortune considérable, car les grands seigneurs payaient fort cher pour qu'il les épargnât dans ses saillies. Boileau le mentionne dans sa r* et dans sa viii" satire; mais son souvenir vit surtout par le rôle que V.Hugo lui fait jouer dans J/anon Delorme.
ANGÉLYLE n. m. Radical hypothétique de l'acide angé-
pierres pre-
Angen
ANGEMME {du lat. ingemmare, orner cieusos) n. f. En T. de blas.. Fleur imaginaire, percée au centre et formée de quatre, six ou huit pétales, semblables à ceux de la quintefeuille, mais arrondis. L'angemme n'est ni tigée ni feuillée. n On
du aussi ANGENNE, et ANGÊNE.
Angennes, famille noble remontant
Il I n rire son nom delà terre
^ iiN le Perche. Elle a fourni nombre do
- 1 ih - ■■'' M ; - -u' la couronne, de dignitaires civils, militaires et pirlêsiastiques. Ses membres les plus connus furent : Jacques d' Angennes, seigneur de Rambouillet, capitaine des gardes du corps de Fran- (;ois I" et de ses successeurs, lieutenant général, gouverneur de Metz, etc., mort en 1562; — Charles, cardinal de Rambouillet, évèque du Mans, ambassadeur à Rome, mort en 1587 : — Nicolas d* Angennes, ambassadeur de Charles IX en Angleterre, mort vers 1611 ; — Claude d' Angennes, né en 1534, mort en 1601. (Evèque du Mans, ambassadeur, pair de France ; il annonça à la cour do Rome le meurtre des Guises) ; — Louis d* Angennes, marquis de Maintenon, ambassadeur en Espagne. (Son petittils. Oh A RLE s- François, gouverneur de Marie-Galante de 1679 à 1686, vendit le marquisat de Maintenon à Françoise d'.Vuhigné); — Fran(,ois d' Angennes , seigneur de Rambouillet, favori de Catherine \le Médicis, ambassadeur en Suisse et serviteur tidèle de Henri IV ; — Philippe d* Angennes, gouverneur du Maine, lue au service de Henri IV pondant le siège de Laval (1390V (Son lils, Charlks d* Angennes, marquis de Rambouillet, épousa en ï60o Caiherinp dn Vivonne.et de cette union naquit la célèbre Jlmf d'Angennes.) V. Montausier.
Angermair iChristophe\ sculpteur sur ivoire, né à AVeiUieim iUaviore), mort à Munich en 1632. autour du médailler magnifique qu'il construisit sur l'ordre de Maximilien et qui, achevé en 1624, est conservé au Cabinet des
ANGÉLOGOME — ANGERS
AngERMUNDE. villo de Prusse, ch.-l. du cercle da mémo nom, régence do Potsdam ; 6.700 hab. Fabrication do toihs, lainages, honnctorio. — Le cercle a fl4."00 hab.
Angerona, décsKO dont la nataro et les attributions étaient un mystère pour les Romains eux-mêmes. On a conjecturé quo c'était uno divinité des champs oui. comme Ops et Dea Ùia, symbolisait la fertilité. On célébrait en son honneur los angerona les.
ANOÉRONAIXBn. f.
pi. V. Angerona.
ANGÉRONE (do Angerona, n. mytn.) n. f.
Genre do lépidoptères, sous-ordre tics géométrinés, famille des dcndrométridés , renfermant des phalènes européennes, dont l'espèce la plus commune, Vangerona prunaria, vit sur les pniniffs.