ANC
ADgé
:hs, ch.-l. du Mainc-ct-Loire, anc. cap. de TAnilom. do Paris par le chemin do fer de l'Ouest; I Maine, un pou enavalduconfl.de la Mayenne et L i I ■. Evêche. cour d'appel; Ecole des Artset Métiers; bibliothèque; 83.000 hab. (Angevins.) On a longtemps appelé Angers la ville noire, à cause des ardoises dont la plupart de ses maisons étaient couvertes; elle ne mérite plus ce nom. Centre do neuf voies ferrées. Commerce de vins blancs, dits vins d'Anjou^ de guignolet réputé, do grains, do légumes secs; lames, cuirs, huiles; chevaux, bestiaux ; fers, oois, charbons ; mouchoirs dits de Cholet, rouenneries, blancs. On exploite dans les environs des carrières d'ardoise qui occupent une grande quantité d'ouvriers à\is pcrreyeur s.
Angers possède plusieurs monuments dignes de fixer l'attention : la cathédrale Saint-Maurice, construite du xi« au xiii" siècle ; l'église Saint-Serge ; l'église de la Trinité, commencée en 1062, qui présente l'emploi simultané du plein cintre et de l'ogive (style romano-byzantin de transition); le château, commencé sous Philippe-Auguste et achevé sous Louis IX ; l'hôtel-Dieu, fondé en 1 1 55 par Henri II d'Angleterre. Plus intéressant quo le muséo proprement dit est le musée David d'Angers, qui contient l'œuvre complet du maître sculpteur angevin.
A citer encore, parmi les monu- Aru.-^^ <ia:.- r.. ments curieux, un certain nombre
de maisons situées dans les vieilles rues et ayant conservé leur aspect des xv, xvi* et xvu* siècles, en pariiculier la maison Adam, le logis Barrault, l'hôtel d'Anjou ou Pincé, la maison de la Voûte, etc.
— L'arr. d'Angers a 0 cant., 89 comm. et 172.937 hab. — Le cant. N.-E. a 8 comm. et 42.026 hab. ; le cant. N.-O., 1 1 comm. et 25.326 hab.: le cant. S.-E., 4comm. et 31. 392 hab.
— Histoire. A l'époque gauloise, Angers était la capitale des Andes, nommés plus tard Andecavi ou Andegavi. Les Romains la désignèrent sous le nom de Juliomagus, et l'embellirent. Childéric I" s'en empara, en 475. Sous Charles le Chauve, elle acquit une grande importa.nce, que compromirent les Normands jusqu'au temps de Charles le Simple. Elle appartint ensuite au comte d'Anjou, Foulques I", et à ses successeurs, puis aux Plantagenets, sous lesquels elle devint comme une seconde capitale de l'Angleterre. Philippe-Auguste la conïisqua sur Jean sans Terre, et la réunit à la couronne de France. Louis IX la donna, avec l'Anjou et le Maine, à son frère Charles I", comte de Provence. Après avoir appartenu à Charles III et à Louis \", l'Ajajou fut enlevé à René par Louis XI en 1474; alors linit la vie féodale d'Angers et commence son existence communale. Troublée par les guerres de religion au xvi« siècle, par la Fronde angevine en 1652, entre temps, Angers accueillit favorablement Henri IV (1598) et fut, en 1620, la résidence de Marie de Médicis. En 1789, cette ville devint le cheflieu du département de Maine-et-Loire; elle s'efforça
édail
Munich.
Angerman, puissant fi. côtier de la Suède, se jetant dans le L'oife de Botnie, après un cours de 340 kil., coupé de cataractes et de nombreuses chutes.
AngerMANIE ou AngeRMANLAND. pays très pittoresque de la Suède, portant le titre de « comté », compris
Ch&teaii d'Aog<
d'arrêter, en 1790. les progrès de l'insurrection vendéenne, et fut attaquée, en 1793. par les Vendéens, qui y subirent un crave échec. Kn 1796. Stofflet. fait prisonnier par Hocne. y fut fusillé au Champ- de- Mars. En 1815,1e général Lam'arque enleva Angers au duc de Bourbon; après Waterloo, elle fut occupée par 5.000 Prussiens, qui lui imposèrent dénormes sacririces. Depuis lors, Angers ne fut le théâtre d'aucun événement important, sauf en 1855, lors des troubles occasionnés par les ardoisiers afiîliés à. la Sociétéditerfe la Marianne. — Ledépartement deMaineet-Loire n'a pas été envahi par l'armée allemande, dans la guerre 1870-1871.
II s'est tenu à Angers neuf conciles et les célèbres conférences connues s6as le nom de Conférences d'Angers.
ANGERVILLE — ANGIORRHAGIE
Angers est la patrie du bon roi René, du vo\-ageur Bernier, del^Iënaiîe, de J.-F. Bodin, du médecin Béclard. du statuaire David, des chimistes Proust et Chevreul, du ministre de Fallous, etc.
— BiBLioGE. : Badin, Recherches historiques sur Angers et le bas Anjou {Angers, 1821-1822).
AnGERVILLE, comm. de Seine-et-Oise, arrond. et à 20 kilom. d'Etampes; 1.587 hab. Filature de laine, faïencerie, commerce de grains.
An GER VILLE-LA-MARTEL, comm. de la Seine-Inferieurc, arrond, et à 29 kilom. d'Yvetot; 1.012 hab.
Angevin. INE, celui, celle qui habite Angers ou l'anc. prov. d'Anjou. — Les Angevins.
— Adiectiv. Qui appartient à la ville d'Angers, à la province d Anjou ou à leurs habitants : Noblesse angevine.
— Hist. Formules angevines. Recueil de formules franques du pays d'Anjou.
— Mouton angevin.W mouton. wChevalongei'in.y. cbb%'al.
— n. m. Se dit du patois parlé dans l'Anjou. Il Monnaie de peu de valeur, frappée autrefois à Angers. (Dans ce sens, on disait aussi ange\ine, n. f.)
AnghIARI, petite ville de Toscane, près d'Arezzo ; 7.000 hab. En 1425, défaite des Florentins par le grénéral milanais Gui Torello ; en 1440, victoire des Florentins sur le général milanais Piccinino. — Ville de la Vénétie, près de Xegnago {2.000 hab.), où les Fraoçais battirent les Autrichiens, le 14 janvier 1796.
AngHIERA (Pietro Martyr d') 'en lat. Anglerius], historien italien, né à Arona sur le lac Majeur en 1457, mort à Grenade en 1526. Parti en 1487 pour l'Espagne, il entra au service de Ferdinand et d'Isabelle, fut investi par eux d'importantes fonctions. Sous Charles-Quint, sa faveur s'accrut et il reçut une riche abbaye, oii il mourut. Grâce à ses fonctions de membre dû conseil des Indes et à ses relations, il a pu fournir dans sa correspondance de précieux renseignements sur les premières découvertes, dont il a raconté l'histoire dans plusieurs ouvrages : De rébus oceanicis et orbe noro Décades octo (Paris 1536) ; De insidis nuper inventis et incolarum moribits (Bâle. 1521); De legatione Babylonica lihri très, ouvrage dans lequel il raconte sa mission en Egypte.
— BiBLiOGR. : Mariéjol, Pierre-Martyr d'Anghiera (Paris, 1887).
ANGIANTHE (du gr. aggeion, petit vase, etanthos,Ûe\n) n. m. Genre de composées-inuloïdées, comprenant des herbes tomenteuses ou glabres, qui croissent en Australie.
ANGIANTHÉES n. f. pi. Tribu de la famille des composées-inuloïdées, dont le type est Vangianthe.— L'ne an-
GlANTHÉE.
ANGICO n. m. Nom de l'acacia angico, arbre de la famille des légumineuses-mimosées, dont le bois et l'écorce font partie des bois, écorce de jeunesse et de virginité des Brésiliens. Y. BARBATIMAO.
ANGIDION (du gr. aggeidion, petit vase) n. m. Section du genre cymbidium, de la famille des orchidées, comprenant des pfantes acaules tubéreuses, à feuilles plissées.
ANGIDIOSPONGUS [guss — du gr. aggeidion, petit vaisseau, et spoggos, champignon) n. m. Tumeur érectile capillaire, ayant la forme d'un champignon. (V. télangiec- TASiE.) Syn. de angiomtcês, et de angiospongus.
ANGIECTASIE (du gr. aggeion, vaisseau, et ektasis, dilatation) n. m. Nom générique donné aux dilatations des vaisseaux ou du cœur.
ANGIECTASIQUE adj. Qui a rapport à l'angiectasie.
ANGIECTOPIE (du gr. agi/eion, vaisseau, et ektopos, déplacé) n. f. Déplacement d'un vaisseau qui ne se trouve pas à sa place normale.
ANGIELCOSE (ji-el — du gr. aggeion, vaisseau, et elkosis, ulcère, plaie) n. f. Ulcération d'un vaisseau.
ANGIEMPHRAXIE {ji-an — du gr. aggeion, vaisseau, et emphraxis, obstruction) n. f. Engorgement des vaisseaux sanguins.
ANGIITE (du gr. aggeion, vaisseau} n. f. Inflammation des vaisseaux, en géuéral. Syn. angeite, et angite.
ANGIK ijik') ou ANGIKA n. m. Bois de Vailanfiis glandulosa, sorte de térébinthe, employé en ébénisterie et susceptible d'un beau poli. Le fond est rouge et veiné de rouge plus foncé.
AngiLBERT (saint), ministre de Charlemagne, dont il épousa secrètement, dit-on, la fille Berthe, qui lui donna deux Iils : l'un de ceux-ci fut l'annaliste Nithard. Plus tard moine, il devmt abbé de Saint-Riquier ou Centule. Il avait quelque talent pour la poésie, et l'empereur le nommait son Homère. Mort en 814.
— Bibliogb. : Vita S. Angilberti (Mabillon, Actasanctoruni Ord. sancti Benedicti, IV, 123).
ANGIMAGURIEN (ri-in) n. m. Membre d'une secte d'ascétcs hindousqui méditent jour et nuit, en se tenant dans la position la plus fatigante. Ils ne vivent que d'insectes, assaisonnés avec le suc de plantes amères ou fétides.
ANGINE (du lat. angere, sufl'oquer) n. f. Inflammation des membranes muqueuses comprises entre l'arrière-bouche, le cardia et l'origine des bronches, accompagnée de troubles de la déglutition.
— Encycl. Pathol. Le mot angine tend à être pris dans un sens plus restreint et sert à désigner l'inflammation de l'isthme du gosier et du pharynx.
Les angines sont dues souvent à des causes externes : refroidissements, respiration de gaz irritants; ou de causes internes : fièvres éruptives. rhumatismes, syphilis, etc. Elles peuvent être superficielles avec les variétés : angine catarrhale, angine pultacée, du muguet, des fièvres ; ou profondes : angines herpétique, variolique, couenneuse, phlegmoneuse. Elles sont érythémat^uses ou à fausses membranes, et peuvent encore être classées en aiquês, spécifiques, chroniques.
Les angines sont encore sous la dépendance d'agents pathogènes très divers : streptocoques, staphylocoques, pneumocoques, bacille de la diphtérie, isolés oii associés.
Uangine catarrhale aiguë ou érythémateuse est l'inflammation de la muqueuse de l'arrière-bouche et du pharynx. Elle peut provenir d'un refroidissement, d'un embarras gastrioue, d'une maladie Générale ou d'une irritation directe de la gorge. Sa prédominance à l'isthme du gosier donne Vangine gutturale; aux amygdales, Vangine ton-
salaire ou amygdalite; au pharynx, la pharyngite. Elle s'annonce par des frissons, de la fièvre, de la courbature, de la céphalalgie, de l'inappétence. La douleur rend la déglutition difficile, sinon impossible ; la voix est nasonnée, l'haleine fétide. La muqueuse de la gorge, d'abord rouge, luisante, desséchée par places, se recouvre au bout de deux ou trois jours ; des mucosités apparaissent, ainsi que des concrétions caséeuses et des enduits pultacés. Leur adhérence faibJe les distingue des fausses membranes de la diphtérie. Les lavages de la gorge à l'eau boriquée chaude, des gargarismes émollients à la racine de guimauve et au pavot, sont utiles au début; on leur fait succéder des gargarismes astringents à l'alun, au chlorate de potasse, au citron, à l'acide salicylique. Dans les cas associés à un embarras gastrique, on administre un vomitif ou un purgatif, parfois les deux réunis. La marche peut être toute différente : l'angine simple, au lieu d'évoluer vers la guérison, se propage au tissu cellulaire périamygdalien et donne une angine phlegmoneuse (v. amygdalite), ou un phlegmon soit péripkaryngien (v. ce mot), soit rétroœsophagien.
Le nom de angine couenneuse est quelquefois réservé à l'angine diphtérique seule ; mais on entend plutôt par cette dénomination toutes les angines avec fausses membranes. On trouve donc parmi les angines à fausses membranes : 1" les angines diphtériques (v. diphtérie) ; 2° les ajigines jnembraneuses pseudo-diphtériques. Dans ce dernier groupe, nous trouvons les angines catarrhales aiguës,àont les microbes sont tantôt un petit coccus appelé coccus Brizou , tantôt le streptocoque, le staphylocoque ou le pneumocoque. Les pseudo-membranes sont molles, peu adhérentes, apparaissant sous la forme de disques isolés qui occupent les follicules de l'amygdale.
Il n'y a pas de gonflement maxillaire. Nous avons ensuite lesanginesjju/ïacees, qui accompagnent le cours ou la période cachectique des maladies fébriles graves, les angines du muguet : ulcéro-membraneuses, herpétiques, gangreneuses. Le diagnostic se fait surtout au moyen de l'examen bactériologique.
Le traitement le plus efficace pour ces dernières consiste dans l'usage de gargarismes au permanganate de potasse, à l'hypochlorite de soude, à l'acide salicvlique. au perchlorure de fer. Il faut soutenir les forces du malade au moyen de toniques.
L'angine chronique a pour type Vangine glanduleuse [mal de gorge des orateurs, des ecclésiastiques, des buveurs). Elle est fréquente chez les arthritiques et les herpétiques. Le meilleur traitement est, avec le repos, l'usage des eaux sulfureuses en gargarismes, des insufflations astringentes et le traitement général de l'herpétisme.
— Angines scrofuleuses et syphilitiques. V. scrofdleux,
et SYPHILITIQUE.
— Angine de Ludwig. C'est l'inflammation du tissu cellulaire du plancher de la bouche. Elle soulève la langue et s'étend vers le larynx et la trachée.
— Angine de poitrine. ISangine de poitrine est une maladie caractérisée par une douleur constrictive siégeant à la région précordiaie et s'étendant souvent jusque dans l'épaule et dans le bras. L'angine de poitrine a été désignée sous des noms différents : cardialgie, asthme douloureux, sternatgie. L'angine de poitrine coïncide souvent avec une lésion organique du cœur, de l'aorte, ou avec lathérome des artères du cœur. C'est une névralgie du plexus cardiaque. Le pronostic de l'angine de poitrine est toujours grave.
Il est préférable de remplacer les injections de morphine par l'usage du nitrite d'amyle, de la pyridine, de î'éther, de la liqueur d'Hoffmann. Dans l'intervalle des accès, il faut traiter la lésion concomitante. L'angine de poitrine peut être due à l'hystérie, à l'épilepsie, au brightîsme, à l'abus du tabac, du thé, du café.
ANGINEUX'eiO^EUSEadj.Qui est accompagné d'angine ; qui a ra^iport â cette maladie ; Affections anginelses.
ANGIOCARDITE (du gr. aggeion, vaisseau, et kardîa. cœur) n. f. Nom donné par Bouillaud à la fièvre inflammatoire, ou synoque, que ce médecin fait consister essentiellement en une inflammation du cœur et des gros vaisseaux. V. SYNOQUE.
ANGIOCARPE Mu gr. rt^'^eion, petit vase, et Ararpos, fruit) adj. Se dit d'un lichen dont le périthèce, à la maturité, ne s'ouvre que par un pore terminal, gardant la forme d'une bouteille immergée, comme cela a lieu chez les xylaires et, en général, chez les pyrénomycètes à périt'hèce composé. Syn. de angiocarpien.
— n..m. Le fruit des plantes angiocarpiennes.
— n. m. pi. Ordre de la famille deslichens, caractérisé par des apothécies closes : Des angiocabpes. Un angiocarpe.
ANGIOCARPIEN, ENNE {pi-in, en') ou ANGIOCARPE [du gr. aggeion, vaisseau, et karpos, fruitj adj. Se dit d'un végétal qui porte des fruits couverts.
ANGIODIASTASE (sïa— du gr. aggeion, vaisseau, etdia 5/asi5,dilatation)nf. Dilatation des vaisseaux sanguins, etc.
ANGIOGASTRE [gass — du gr. aggeion, vaisseau, et gastèr, ventre) n. m. et adj. Se dit des champignons dont les organes reproducteurs sont contenus dans des conceptacles spéciaux, renfermés eux-mêmes dans une enveloppe commune, ainsi qu'on l'observe chez les nidulaires:
ANGIOGÉNIE {du gr. aggeion, vaisseau, et génos, naissance) n. f. Formation ou développement des vaisseaux.
ANGIOGÉMQUE adj. Qui a rapport à l'angiogénie.
ANGIOGRAPHE on ANGÉIOGRAPHE n. m. Celui qui s'occupe d'auj-'iographie, qui s'adonne à cette branche de la science.
ANGIOGRAPHIE OU ANGÉIOGRAPHIE (du gr. aggeion, vaisseau, et graphe, description) n. f. Description des vaisseaux du corps de l'homme ou des animaux.
ANGIOGRAPHIQUE OU ANGÉIOGRAPHIQUE adj. Qui se rai'porte a l angiographie : Etudes angiographiques.
ANGIOHÉMIE du gr. aggeion, vaisseau, et aima, sang) n. f. Congestion sanguine des vaisseaux.
ANGIOHYDROGRAPHE n. m. Celui qui s'occupe particulièrement d'angiohydrographie.
AN GIOHYDRO GRAPHIE (du gr. aggeion. vaisseau; udôr, eau, et graphp, description) n. f. Description des vaisseaux lymphatiques.
ANGIOHYDROGRAPHIQUE adj. Qui concerne l'angiohydrographie ; qui s'y rapporte.
ANGIOHYDROLOGIE ;du gr. aggeion, vaisseau ; urfdr,
«au, et logoSt discours) n. f. Traité sur les vaisseaux lymphatiques.
ANGIOHYDROLOGIQUE adj. Qui concerne Tangiohydrologio; ijui s'y rap]iorte.
ANOIOHYDROTOMIE (du gr. aggeion, vaisseau; udôr, eau, et tomr, actiun de couper) n. f. Dissection des vaisseaux lymphatiques
ANGIOHYDROTOMIQUE adj. Qui se rapporte à l'angiohydrotomie; qui concerne cette science.
ANGIOLEUCITE (du gr. aggeion, vaisseau, et leukos, blanc) n. f. Inflammation des vaisseaux lymphatiques. Syn. de lymphangite. V, ce mot.
ANGIOLEUCOLOGŒ (du gr. aggeion, vaisseau; leukos, blanc, et logos, traité) n. f. Etude ou traité des vaisseaux lymphatiques.
ANGIOLITHIQUE (du gr. aggeion, vaisseau, et lithos, pierre) adj. Qui se rapporte aux concrétions calcaires ou pierreuses qui se forment dans les vaisseaux sanguins.
ANGIOLOGIE ou ANGÉIOLOGIE (du gr. aggeion, vaisseau, et logos, discours) n. f. Partie de l'anatomie qui traite des organes de la circulation, n Se prend aussi pour le sujet sur lequel on étudie les rapports et la direction des vaisseaux : C'est par le moyen de l'injection que les anatomistes préparent une angiologie.
— Livre qui traite de Vangiologie : Une bonne angiologie.
— Encycl. h'angiologie comprend l'étude du cœur, des artères, des veines, des vaisseaux lymphatiques. On donne le nom de artérioloçie à la description des artères; celui de phlébologie à celle des veines; celui de anyioleucologit à celle des vaisseaux lymphatiques.
ANGIOLOGIQUE ou ANGÉIOLOGIQUE adj. Qui a rapport a langiologie ; Etudes angiologiques.
ANGIOLOGUE OU ANGÉIOLOGUE n. m. Celui qui étudie particulièrement l'angiologie, qui s'adonne à cette branche de la science.
ANGIOLYMPHITE (du gr. aggeion, vaisseau, et du lat. lympha, eau, lymphe) n. f. Syn. de angiolliucite.
ANGIOME ou ANGIONOME (du gr. aggeion, vaisseau, et nomé, tumeur) n. m. Tumeur formée par la dilatation des vaisseaux capillaires, artériels ou veineux.
— Encycl. Pathol. "L'angiome date presque toujours de la naissance. Il est d'abord constitué par une simple tache rouge qui augmente peu à peu, ou qui reste stationnaire.
S'il est constitué par la dilatation de vaisseaux capillaires artériels, il peut avoir des battements isochrones aux pulsations du pouls. Sa forme arrondie le fait ressembler à une cerise, à une groseille, à une fraise ou à une framboise; il est vulgairement attribué à une eïivie qu'aurait eue la mère pendant la grossesse et qui n'aurait pas été satisfaite.
S'il est constitué par dilatation de vaisseaux capillaires veineux, il ne présente pas de battements artériels; sa couleur est brunâtre, presque noire. L'angiome s'affaisse complètement par la pression et se gonfle, au contraire, par la compression des veines du côté du cœur.
Le traitement comprend soit la méthode destructive, soit la méthode perturbatrice, soit la méthode atrophiante.
La première se pratique par l'extirpation de la tumeur, la cautérisation au fer rouge ou avec les caustiques. Le second mode comprend la compression digitale, les injections coagulantes de perchlorure de fer, de teinture d'iode, d'acide nitrique, l'acupuncture, l'inoculation vaccinale.
La méthode atrophiante réunit la compression directe, la réfrigération, les topiques astringents, la ligature du tronc artériel principal, les incisions périphériques.
— Syn. Angiome ou angionome, tumeur érectile, envie, nœvus maternus, etc.
ANGIOMYCËS {cèss) n. m. Chirur. V. angidiospongi s.
ANGIONOSE (du gr. aggeion, vaisseau, et nosos, maladie: n. f. Maladie qui a son siège dans le système vasculaire sanguin. Syn. angioje.
ANGIOPATHIE (du gr. aggeion, vaisseau, et pathos, douleur) n. f. Maladie des vaisseaux.
ANGIOPATHïQUE adj. Qui a rapport à l'angiopathie.
ANGIOPLANIE (du gr. aggemn, vaisseau, et plané, erreur; n. f. Distribution anormale des vaisseaux.
ANGIOPLANIQUE adj. Qui a rapport à l'angioplanie.
ANGIOPLÉROSE (du gr. aggeion, vaisseau, et plèrôf^--^. réplétionj n. f. Réplétion des vaisseaux, congestion san-
ANGIOPLOCE 'du gr. aggeion, vaisseau, et plokè, plis>-:menti n. f. Nodosités morbides des vaisseaux. ANGIOPTÈRE OU ANGIOPTÉRIS (ms — du gr. aggeion.
vaisseau, etptéron, aile) n. f. Genre de fougères arbores centes, dont le port rappelle celui des palmiers.
— Encycl. Les angiopcéres habitent l'Asie tropicale et le îles do l'océan Indien. Leurs frondes gigantesques partei du milieu d'écaillés énormes, et leurs sporanges sont irvolumineux. Plusieurs espèces sont cultivées dans !■ serres du Muséum, à Paris.
ANGIOPYRIE (du CT. nqqeion, vaisseau, et pur, puii feu n. m. Nom donne à la lièvre inflammatoire.
ANGIOPYRICDE adj. Qui a rapport à l'angiopyrie.
ANGIORRHAGIE ou ANGIORRAGIE (du gr. ns^eion, vai ! seau, et rhein, couler^ n. m. Hémorragie active qui se la par les capillaires. Flux de sang par excès de force.
ANOIORRHÉE ( m^ms étymol. qn'& l'article pr<céd.)
11. r. SiimifiuiMit liu plasma sanguin, qui se fait au niveau lii's lainllaircs. Fins lin sang par dùl'aut du l'orco.
ANGIORRHËIQUE ou ANOIORRHAOIQUE (ou ANOIOR-
RAOIQUE) adj . Qui concorno l'angiorHiiio ou l'ungiorrhajju'.
ANGIOSCOPE {s/co — du gr. atjneion, vaisseau, et slcopi'in,
cxaiiiiiiri') II. m. Instrumont à l'aido duquel on peut oxa-
niiiior il(? priS les vaisseaux capillaires.
ANGI03C0PIE (sko) n. f. Etude dos vaisseaux capillaires, au moyeu do l'angioscope.
ANOIOSCOPIQUE (s/ro) adj . Qui a rapport ù 1 angioscopie, ANGIOSE n. f. Pathûl. V. ANGIONOSE.
ANGIOSPERME {spér — du gr. afweiun, petit vase, récoptaclo, et fiterma, semence) adi. Sfôm donne aux plantes dont les graines sont revêtues d un péricarpe distinct. Ce sont les plantes à. ovaire clos. L'opposé est gymnospemte. ANGIOSPERMlE(s/)ér — rad. aHjiosnenne) n. f.Deuxièmc ordre de la quatorzième classe dans le systùme do Linné : plantes à étamines didynames et à Iruits capsulaires (uersonnées do Tournefort et scrofulariées do Jussioui. Ce nom do anqioapermic, qui signilio graines revf^tues d'un péricarpe distinct, était apposé par Linné & celui do gymttospcnnie (graine nue).
ANGIOSPONGUS (spim-guss) n. m. CIlirur. V. ANGimos- PON(;iis.
ANGIOSPORE f/m — du gr. aggeion, petit vase, et
spura, s.-i l'i a'(|. Se dit dos champignons dont les
spores stHit t'ii\,'l.qiin'os dans un péridium.
ANGIOSTÉNOSE {sii' — du gr. aggeion, vaisseau, et sténosis, rélrécissenient) n. f. Resserrement des vaisseaux. ANGIOSTÉOSE [slé — du gr. aggeion, vaisseau, cl osti}on, os) n. f. Incrustation calcaire des vaisseaux.
ANGIOSTOME .Ml ANGIOSTOMA slo — du gr. agclià, je serre, et \f<>iiiit, l.oin lu' u. ni. ii,iii-.> devers nélriatodes, lamiUe des aiiyuilliilhl,-s rrii fi-rinaiiî .le très petits vers à tête trouqutM*. (jiii se développent s.tit dans la terre humide, soit dans le corps d'animaux terrestres, comme les lombrics et les limaces. L'espèce la plus commune est Vangiostonui limaci.-!.
ANGIOSTROPHE iairo — du gr. aggeion, vaisseau, et slrnp/i<\ ji. II..I. .t.. h.iiiro) n. m. 'Torsion des artères pour arrêter l.'s li.iii..ria-u.s.
ANGIOTÉNIQUE .lu gr. aggeion, vaisseau, et teinein, tendre) adj. Nom donné par Pinel à la fièvre continue.
ANGIOTOMIE (du gr. aggeion, vaisseau, et lomé, action de couper) n. f. Àuatomie du système vasculaire, dissection des vaisseaux chez l'homme ou chez les animaux. ANGIOTOMIQUE adj. Qui concerne l'angiotomie.
Appareil génital de la femme.
ANGIROLLE n. f. Palan frappé sur une pantoire capeloo à un niât de tréou pour en porter la vergue. ANGITE n. f. Pathol. V. angiite.
Angiulli (André), philosophe et savant italien, né à Castellana (prov. de Bari) en 1837. Professeur, il s'est attaché à répandre, en les moditiant. les doctrines de la philosophie positive, dont il est en Italie le représentant le plus distingué. Il demande que l'on apporte dans l'étude des problèmes métaphysiques les méthodes des recherches scientiliques. Il attache une importance capitale à l'éducation. Il demande que l'Etat constitue scientiliquoment la pédagogie, et que les mêmes principes soient appliqués à l'éducation de l'homme et de la femme. Ses ouvrages principaux sont : la Philosophie et la Recherche positive (Naples, 1868): Questions de philosophie contemporaine lAiTi) ; la Pédagogie, l'Etat et la Famille {lil6). En 1880, il fonda une revue philosophique et littéraire, la Bassegna critica.
Angiviller (Charles-Cl. de La Billarderie, comte d'), directeur général des bâtiments et jardins de Louis XVI, membre des Académies des sciences, de peinture et de sculpture, mort en 1810. Il doit être compté au nombre des protecteurs les plus éclairés des artistes, des savants et des gens de lettres. En ngi, ses biens furent confisqués ; il éniigra, passa quelque temps en Russie, et mourut en .\llemagne.
Angkor, site archéologique do l'anc. Cambodge siamois, que la convention anglo-française de 1896 reconnaît comme placé sous l'influence française, à 18 kilom. N. du Grand-Lac ou Tonlé-Sap. Les ruines d'Angkor se répartissent en deux groupes principaux de monuments :. 4n(7/l-or- Va/ (Ankor la Pagode let .Va*Aoi--7'/idm (Angkor la-Grande).
Les monuments d'Angkor, visités par les missionnaires portugais au xvi- siècle, révélés en 1858, visités par la mission Doudart de Lagrée, par L. Delaporte, par Ayn.onier (qui y releva des inscriptions en sanscrit ou en khurde), ont été figurés (^Paris, 1890) par Fournereau et Porclier. dans leur travail sur les ruines d'Angkor.
Anglade, comm. de la Gironde, arr. et à 18 kilom. de Blaye; 1.204 hab.
Anglais, aise (lat. Anglus), habitant de l'Angleterre ; celui, celle qui est originaire do ce pays. — Les Anglais.
— Adiectiv. Qui a rapport à l'Angleterre ou à ses habitants : 6'oiii.eraemen( anglais. L'esprit anglais est extritne en tout : quand U ne descend pas à la cave, il monte au oi-enier. (Swift.) ''
— Cheval anglais. V. cheval, il Ecriture anglaise. V. anglaise. Il -l/u'arfieani/(aise,Nom donné au spleen. 'V.cemot.
— n. m. La langue anglaise : Savoir /'anglais.
— Les Anglais ont débarqué ou 5on( débarqués. Se dit pour indiquer l'époque du flux menstruel de la femme, pur allusion à la couleur rouge de l'uniforme anglais.
Anglais (H isToiRi-: dc peuple), par J. Richard Green, publiée sous le titre : a Short History o( the English people wtth maps and tables (Londres, 1875). L'auteur a donné à son récit beaucoup de vie; son imagination a ressuscité avec beaucoup d'éclat les scènes du passé. Son livre a marqué un grand progrès par l'importance qu il a su donner aux faits économiques et sociaux. Les pages consacrées à la formation et au développement des municipalités anglaises sont particulièrement remarquables. La vivacité du style, le libéralisme des opinions ont contribué au juste succès de l'ouvrage, bien qu'il soit entaché d un assez grand nombre d'erreurs do détail, comme
Il arrive souvent aux produetionK des etiprits larges, se complaisant aux lignes générales. — Auguste Monod a pubfié, en 1888, une traduction do X'Hiêtoire du -peuple anglais de John Richard Groen, avec une introduction do Gabriel M^nod, os(|uissant à grands traits la philosophie de l'histoire d'Angleterre.
Richard Groen a encore publié une Histoire moderne du peuple anglais, de/tuis la Jtévolution jusqu'à nos jours, àoal il a paru une traduction par .M'i' Mario Hunt (1885), avec une iiitro.lucliun de Yves Guyot.
ANGLAISAGE n. m. Action d'anglaiser, d'enlever à un ilieval les muscles abaisseurs do la queue.
ANGLAISE 11. f. Mus. Sorte do danse do caractère, très vivo et exécutée par un homme seul. Au théâtre, l'acteur qui danse Vanglaïae est généralement déguisé en nègre.
Al,Bl;
on matelot ou en jockey, avec une cravache à la main et, le plus souvent, une petite baguette sous son bras droit. Le mouvement est en 2/4 ou en G/8, n Sorte de redingote.
— Calligr. Ecriture cursive et penchée, dont les traits vont en obliquant de la droite vers la gauche.
— Comm. Gros galon de fil ou de soie dont on garnit les étoff'es pour meubles, et mémo les vêtements.
— Modes. Boucles de cheveux très longues, que les femmes font tomber le long des tempes.
— A l'anglaise, loc. adv. A la mode anglaise, à la manière anglaise : Trotter a l'anglaise.
— S'emploie ou s'employait dans plusieurs autres locutions : Gants à l'anglaise , Gants retroussés sur le poi-
fnet. Il Pipe à l'anglaise. Pipe ont le talon est pointu, ii Bifteck, petits pois, haricots verts à t'anglaise, C'est-à-dire servis simplement avec un morceau de beurre qui fond sur le plat où l'on a mis la viande ou les légumes.
1! Lieux à l'anglaise, Lieux d'aisance, avec robinet d'eau et soupape, d'importation
Coiffure ornée d'anglaises.
ANGIORRHÉE — ANGLE
earie des vertèbres caudales, do la gancr^no, du tétaooft. On a proposé, .sans succès, de remplacer l'anglaiBage par une opération moins barbare et moins daDgerouse, la section do certains nerfs do la quouo (névrot<»mio coccygionno).
Anglaises (Cuabtks des lidkrtés), publiée» par Charles Bérnont (Paris, 1892;. On sait l'importance extrême quo les chartes de leurs libertés publiques ont exercée sur la vie nationale do» Anglais. Elles ont él6 l'expression lidèlo do leurs besoins économiqucH et sociaux, et, après qu elles ont été rédigées, les Anglais le» ont défendues avec la dernière énergie contre tous ceux, les souverains en particulier, qui ont voulu y porter la main. La plus célèbre et la plus importante est la Grande Charte — tel est son nom — par latjuollc, le 15 juin 1215, Jean sans Torro concéda et confirma solennellement les libertés du peuple anglais. Voici la liste des charte» des libertés anglaises, dont on trouvera une édition irréprochable dans le livre do Bémont :
I. La charte do Henri I" (iioo) ; — IL La charte du roi Etienne (1136); — III. La charte de Henri II; — IV. La Grande Charte (15 juin 1215);— V. La charte dc Henri III ( 1 1 février 1225) ; — VI. La charte de la Forêt (c novembre 1217); — va. Los articles additionnels â la Grande Charte, par Edouard 1" (6 mars 1300).
Anglaros-DE-SALERS, comm. du Cantal, arrond. et à 9 kilom. de .Mauriac ; 2.235 hab.
Anglars, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 29 kilom.
de Rodez ; 1.240 hab.
ANGLE (lat. angulus) a. m. Partie saillante ou rentrante, arête, coin, encoignure : Angle droit, ai(/u. Et la lune en croissant df^oupe dam la rue Les angles des maisons.
A. DE Mcsser.
— Sempl. de même en parlant des formes saillantes et irrégulières des corps : Les angles saillants de la mâchoire.
— Fig. Se dit des côtés désagréables de l'esprit, du caractère, etc.: Emousser les AtioLKS aigus de son ironie.
— Anal. géom. Angle de contingence. Angle infiniment petit formé par deux tangentes à une courbe infiniment voisines. (V. contingence.) ii Angle de torsion. Angle infiniment petit, formé par le plan osculateur en un point d'une courbe et le plan csculateur au point infiniment voisin.
— Anat. Se dit de diverses parties qui présentent la forme d'angles plus ou moins réguliers : Angles des lèvres. Angles que les lèvres forment de cha(|ue coté de la bouche, à leur point de réunion, ii Angles de l'œil. Angles formés par la jonction des paupières. (On les distingue en interne et externe.) il Angles de la mâchoire. Angles formés par les