partie du Holstein actuel. — Un Angle
— Encycl. Ce peuple passa au vi« siècle dans la Grande- Bretagne, chassa les Bretons de ce pays et y fonda les royaumes de Northumberland, Estanglie, Mercie. Réunis aux royaumes de Kent, Sussex, Wessex et Essex, ces royaumes formèrent l'Heptarchie. Des Angles est venue la dénomination générale de England ou terre {land) des Angles [Angleterre).
Angles, comm. de Vendée, arr. et à 35 kilom. des Sables-d'Olonne, au bord de vastes marais s'étendant jus- Gu'àlamer; 1.411 hab. Menhir de l'Eau. Eglise abbatiale du commencement du xm* siècle, restaurée au xiv*.
Angles (Jules, comte), ministre de la police générale sous Napoléon I*^ préfet de police sous Louis XVIII, né à Grenoble en 1778, mort en 1828.
AnglÈS-DU-TARN, ch.-l. de cant. du Tarn, entre l'Arn et lAgout, arrond. et à 32 kilom. de Castres; 2.141 hab. Fabrique ce draps. Patrie du girondin Lasource. — Le canton a 3 comm. et 2.912 hab.
AngLES-SUR-ANGLIN, comm. de la Vienne, arr. et à 32 kilum. de Montmorillon , sur des falaises dominant l'Analin, affl. de la Gartempe ; 1.103 hab. Patrie du cardinal La Eallue ; de Le Picard de Philypeaux, le défenseur de Saint-Jean-d'Acre contre Napoléon.
AnGLESEY ou Anglesea (lat. Mona), île d'Angleterre (mer d'Irlande), unie à la principauté de Galles par un pont tubulaire jeté sur le détroit de Menai ; 50.079 hab. Les druides y avaient une école célèbre. Exploitation de marbres verts, de cuivre et de plomb argentifère ; sol très fertile et bien cultivé ; élève de gros bétail et de moutons ; fabrique d'étofi'es de laines. Capit. Beaumaris, port sur le détroit de Menai ; à l'autre extrémité de l'île, au N.-O., ville et port d'Holyhead, lieu d'embarquement pour Dublin. V. carte (/'Angleterre.
Anglesey (Henri "William Paget, marquis d*), général anglais, né en 1748, mort en 1854. Il prit part aux guerres de la Révolution et de l'Empire, et se distingua à Waterloo. Général en 1819, pair d'Angleterre, il fut l'un des partisans les plus dévoués de George IV dans 1'" afl"aire du procès de la Reine u. Il fit partie de l'administration de Canning (1827), et, l'année suivante, Wellington le nomma lord-lieutenant d'Irlande. Il fit partie de l'administration de lord John Russel (1846).
ANGLÉSITE ( de Anglesey, n. pr.)n. f.
Sulfate de plomb naturel (PbSo*), dont on a trouvé de beaux échantillons dans les mines de l'île d'Anglesey.
ANGLET {g lé
Anglet (archit.),
m. Archit. Cavité à angle droit qui sépare les bossages, et dont le profil figure à peu près un V couché {> ).
— Typogr. Ouverture d'angle faite à l'extrémité d'un filet destine à encadrer un tableau, ime couverture, etc.
Anglet, comm. des B. -Pyrénées, arr. et à 4 kil. de Bayonne; 5.382 hab. Vin blanc.
ANGLETERRE n. f. Nom donné par métonymie à certaines choses qui proviennent ou sont censées provenir d'Angleterre.
— En T. d'hortic. Variété de poire d'automne, qui est savoureuse et très fondante : Acheter de ^Angleterre.
Ii On dit aussi />oire d'Angleterre, et quelquefois plus simplement anglais.
— Point d'Angleterre, Sorte de dentelle très estimée, qui se fabrique... à Bruxelles. Son nom date d'une époque où, la législation douanière frappant les dentelles bruxelloises d'une prohibition absolue, les marchands anglais imaginèrent de les importer chez eux en contrebande, et de les vendre ensuite comme le produit de leur propre fabrication.
Angleterre. L'usage prévaut en France de donner à l'ensemble des Iles-Britanniques le nom du pays qui en a peu à peu opéré la réunion à son profit ; mais il est impossible à un Dictionnaire de le suivre servilement et de traiter au mot Angleterre les questions multiples qui se présentent à propos de chaque Etat. C'est au nom officiel du pays qu'il conviendra d'examiner ces questions, qu'on trouvera traitées à l'article Grande-Bretagne et Irlande [Royaume-Uni de). Il ne sera question ici que de la géographie de la Grande-Bretagne spécialement appelée Angleterre.
L'Angleterre est la partie centrale et méridionale de la Grande-Bretagne ; la Tweed, les monts Cheviots et le Solway-firth la séparent de l'Ecosse; politiquement et géographiquement, elle comprend le pays de Galles,
Le sol est formé au N. et à l'O. de terrains primitifs ou primaires, longuement travaillés par l'érosion, et au S.-E. déroches plus récentes, mais que n'ont pas afl'ectées les derniers mouvements orogéniques d'Europe. Le relief est donc médiocre et assez confus. Les monts Cheviots, les Cambrions, la chaîne Pennine, les monts du pays de Galles, les hauteurs de Cornouailles et Devon ne forment pas un système orographique. Ce sont des massifs largement séparés par des plaines marneuses ou sablonneuses et par l'échancrure du canal de Bristol. Dans ces massifs, les chaînons de calcaire et schistes carbonifères ou de granit se croisent en tout sens, les rivières, canaux et chemins de fer circulent librement; l'altitude est faible, le Suowdon, sommet principal d'Angleterre, n'a que 1.098 m. Au S.-E., les collines, appelées « hills » ou « downs », ne sont que des falaises irrégulières de calcaire et de craie, qui dominent de 100 m. au plus les plaines d'Oxford et de Londres. A l'E., et partout où la terre se termine par des plaines, les côtes sont plates et peu acci-
dentées: on n'y troinv quo dos estuaires plus ou moins étroits et tortueux (Morsey, iSevern, Tamiso, Hunihor). Lo "Wash est ua poUe analop;uo au Zuydorztio, qui baigne les polders du Fen. Mais, quand la montaji^no est en coiilui-l av.- la im-r. un a des ''ôtos accidentétïs, coranii' ■•-]]■ lu |..i\s •!■ i.iii, ,1 ,io la Cornouaillcs,
qui rt^ss' iiM ' I ;: ' : I . lu', ou dos falaises,
comiiH' . r II. !i i- I. Il >: i i; iKrs aux falaises normandes. 1, \iiLlii.iir .1 1,1 ri.iii.c ont d'ailleurs été autrefois unies et reimsetii niainrenant sur un jilatcau sous-mariii très peu profond, sn^tout dans lo Pas-do- Calais (moins d« 50 m.).
Bien que moins directement exposée que l'Irlande aux vents et aux courants tièdos de l'Atlantique, l'Angleterre a encore un climat maritime, c'est-à-dire égal, doux et
ferre a été successivement conquise par les Romains, les Anglo-Saxons, les Danois, les Normands do Franco. Los Bretons ont émigré dans l'Armoriquo française, ou ont été refoulés dans les montagnes de la Cornouailies et du pays do Galles, et leur type sost conservé dans ces contrées (Breton, Welches). Les Romains ot les Normands ont laissé peu do traces, parce qu'ils n'immigreront pas (Ml grand nombre. Mais les Anglo-Saxons et les Danois se sont vraiment implantés dans la région, les premiers au S.-K. (lioptarcliio anglo-saxonne), les seconds au N. do rilumhor; les gens du S.-K. ressemblent aux Germains (lu N.-O. do rAUcmagnc, et ceux du Northumborland ont lu type Scandinave.
Au point de vue économique, l'Angleterre reste la première dos puissance:}. Ce fut jusque vers la tiu du
^.ou Scilljl?
Carte de l'Angleterre. V, Grande-B
humide. La moyenne de température du mois de janvier est partout entre +3" et +6°, et celle de juillet no dépasse nulle part +18"; ce qui donne, avec un écart très faible, la même moyenne annuelle (-{-ionique pourYionne. Mais c'est surtout à 10. que l'action de l'Océan se fait sentir : en hiver, Bristol a la même température que Bordeaux; dans le pays de Galles, il tombe par an jusqu'à 2 m. d'eau, et les brouillards y sont beaucoup plus fréquents qu"à Londres. Ces conditions expliquent pourquoi l'Angleterre avait autrefois beaucoup de forêts, presque toutes remplacées aujourd'hui par des cultures et des parcs de chasse. Dans lo pays de Galles et la Cornouailies, le sol est trop pauvre pour porter, malgré le climat, autre chose que des landes ot des pâturages.
Les rivières sont courtes, la Severn et la Tamise ont à. peine 300 kilom. Mais ces cours d'eau sont nombreux, voisins les uns des autres, d'un débit constant et abondant, et, grâce aux estuaires, la marée pénètre très avant dans leur lit ; tous avantages très précieux pour la navigation. Les lacs sont rares, car le pays a été admirablement drainé ; il n'y a, en dehors des réservoirs pittoresques des monts "Cambriens. que des lacs de plaisance dans les plaines. Le phénomène hydrographique capital est, en somme, l'estuaire : tous les ports de l'Angleterre, sauf ceux de la Manche, sont des ports d'estuaire.
Occupée primitivementpar des Celtes (Bretons), l'Angle-
îLANHE (Royaume-Uni de). — {Cartp en couleur.t.)
xv!!!» siècle un pays surtout agricole. A cette époque, l'industrie commença à s'y développer sous l'innuenee des progrès de la science, et grâce aux ressources du sol en houille et en fer. En même temps, le traité de Paris (1763), en mutilant la France et l'Espagne, seules rivales coloniales de l'Angleterre, inaugura pour celle-ci une suprématie maritime et commerciale qui s'est encore affirmée depuis.
L'agriculture est très florissante. Les régions agricoles par excellence sont les plaines du sud-est où les grandes cultures industrielles, celles du houblon et des pommes, se mêlent aux céréales et aux prairies artificielles (bœufs de Norfolk, Suffolk). Les plaines du centre et du pourtour de la chaîne Pennine, quoique centres industriels, ont aussi des cultures et surtout de riches pâturages (chevaux du Yorkshire et bœufs de Durham, moutons de Leicester ou «Dishlez». vaches do Chester). Dans les Cheviots, les Downs, on élève beaucoup de moutons. La surface cultivée atteint, malgré les parcs et landes, 80 p. XOO du total, et le perfectionnement des procédés donne des rendements uniques.
Mais la riclicsse de l'Angleterre vient principalement de l'industrie et du commerce. Sur 37 millions d'habitants, 9.240.000 se livrent à l'industrie. Dans la vaste zone carbonifère sont disséminés 17 districts houillers, dont le principal est Newcastlc, et qui produisent presque autant