ABORDEUR — ABOUNA
trèfi affalbllN, furent dans l'impossibilité do noursuivre, - La seconde bataille d'Aboukir, livrée lo 25 juillet ITj^, a eu lieu sur terre. Kn quelques heures, Bonaparte y jota à la mer uno armée turque do 18.000 hommes, qu'il (fétruisit tout entière. C'est à la fin do cette journée que Kléber s'écria en pressant Bonaparte dans ses bras : « Général, vous êtes grand comme le monde ! *
— Le 8 mars 1801, une troisième bntaillfi d'Aboukir fut défavorable aux Français. Lo général anglais Abercromby, avec 20.000 hommes, débaroua sur la plage et enleva la place, malgré les efforts du hravo général Friant et do ses l.GOO combattants.
Aboukir (bataille d'), tableau de Gros (musée do Versailles). Co n'est pas un épisode, c'est un combat tout entier. Au premier plan, Murât, superbe cavalier, impassible sur son fougueux cheval blanc; les soldats turcs fuient vers la mer. Six mois suffiront à Gros pour peindre ce beau tableau commandé par Murât, et qui parut au Salon de iMiii-,. Il reiieviiit la propriét/; du peintre en 1H2Ï, et fut a-cjui^ par l-ouis-Philippe en 1833 pour 25.000 francs.
AbOUL-ABBAS-ABD- ALLAH, surnommé A8-Saffiah [le Sanguinaire), premier calife de la dynastie des AbboMsides (751-751). Sa domination s'établit par lo meurtre do tous les Ommiados, sauf un, Abd-or-Rahman, lo fondateur
du califat de Cordouo.
Aboul-CACEM, général turc du xi* siëcio qni .s'empara de Ni'..-, :ijins la mort de -Soliman I", fit trembler Alexis Coninenc. cnipi^reur de Constantinople, et fut vaincu et tué par lo scliah de Perse Mélik I".
ABOULER V. a. Donner, apporter : ABOCLE-mo» le reste de ce flacon de tafia. (Dumanoir.) [Pop.l
— Arriver, venir : Poupardin et sa fille peuvent AboULEB quand bon leur semblera. (Labiche.)
AbOUL-FARADJ, surnommé Al-Isfahâni , écrivain persan, né à Ispahan en 897 de notre ère, mort en 967. kemarquablo érudit et poète élégant, il composa plusieurs ouvrages pour les califes ommiadcs d'Espagne. Son œuvro la plus célèbre est le Kitab-al-AgAni, ou ■ Livre des chansons n, recueil de fragments de poèmes mis en musique, qui a été publié à Boulak (1868).
Aboul-faradj (Greqorius Abulfara^us), célèbre
I historien et médecin de la secte des chrétiens jacobitcs, né à Mélilèno (Arménie) en 1226, mort à Mrahgah, près des sources do l'Euphrate, en 1286. II a été évoque do Gouba. d'Alep, et enfin primat des jacobitcs. Il a composé deux Chroniques ou Histoires universelles, l'une en arabe l'autre on syriaque, et renfermant des détails peu connus sur les guerres des Mogols et des Tartares. Le texte arabe a été publié par Pockocke; lo texte syriaque des deux dernières parties, qui n'existent pas en arabe, a été publié par Abbeloos et Lamy. L'abbé Martin a édité les Œuvres grammaticales d'AbouV farad j (Paris, 1872).
Aboul-FAZL, grand vizir et historiographe du grand megul Akbar, mort assassiné en 1602. Il est auteur d'une histoire intitulée Akbar-Xameh (Livre d'Akbar).
Aboul-FÉDA, historien et géographe arabe, de la race illustre des Ayoubites, né à Damas en 1273, mort en 1331. Il contribua à chasser les chrétiens de la Palestine et lutta contre les Mongols. Son Histoire abrégée du genre hu7nain, importante pour l'histoire de l'islamisme, et sa Vraie Situation des pays, l'ont plaeé au premier rang des écrivains arabes.
Aboul-GAZI-BAHADOUR. historien tartare (1605- 1665), khan du Khàrczm depuis 1641, auteur d'une Histoire généalogique des Mongols et des Tartares, qui va d'Adam à son époque.
ABOULIE ou ABULIB fgr. aboulia, même sens) n. f. Absence do volonté. Espèce do îaWe où co symptôme est dominant : Les personnes atteintes rf'ABOULlK sont abattues.
— Psych. et pathol.L'aôou^e ou abulie est une maladie de la volonté, que Guislain décrit de la manière suivante : ■ Les malades savent vouloir intérieurement, mentalement, selon les exigences de la raison. Us peuvent éprouver le désir de faire ; mais ils sont impuis.sants à fairo convenablement. Ils voudraient travailler, et ils ne peuvent... Lorsqu'on les abandonne à eux-mêmes, ils passent des journées entières dans leur lit ou sur uno chaise. ■ Th. Ribot voit la cause de la plupart des cas d'aboulie dans un affaiblissement général de la sensibilité, dans uno dépression des actions vitales. Elle paraît incontestablement liée à cette dépression. Dans d'autres cas, l'affaiblissement volontaire vient d'un sentiment do crainte, sans motif raisonnable, qui varie de la simple anxiété à l'angoisse et à la terreur qui stupéfie. Le sentiment de la peur n'étant pas insurmontable, le mal provient de ce que la puissance do réaction do l'individu est tombée au-dessous du niveau commun ; ot cet affaiblissement de la puissance de réaction paraît lié à un épuisement du système nerveux moteur.
— BiBHOGR. : Th. Ribot, les Maladies de la volonté; Gricsinger, Traité des maladies mentales; Guislain, Leçonssur les)ihrénopathies;'R. Allier, les Défaillances delà volonté.
AbOULIOUN ou AbOULLION {Apolloniatis lacus des aneiensi. lac do la Turquie d'Asie (Anatolie), au pied du mont (Hvmpe. au S.-O. de Brousse. Lo plus grand de ses îlots reùfernie une petite ville 1 2.700 hab.), qui porto le même nom que lo lac, et qui passe pour être l'A;>o//ânia des aurions.
Aboul-MAHACEN (Ben-Taghry-Berdy), historien arabo du XV* siècle, né à Alep. Il a écrit, sous le titre de .VorfïOKm elzahereh (les Etoiles brillantes)^ une histoire do TEgypto depuis la conquête musulmane jusq^ucn 1453. Il est aussi l'auteur d'un précieux dictionnaire biographique, le Menhet-el-Saly, qui va jusqu'à la fin do la lettre M,
AbOUMANA, village de la haute Elgvpte, province do Girgch, près de la rivo droite du Nil. Le 17 février 1799. victoire remportée sur les Arabes par le général français Friant.
ABOUNA (littéral, notre père) n. m. Titre que les chrétiens d'Ethiopie donnent à leur métropolitain.
— Encycl. L'abouna est lo chef du clergé séculier. Dans l'empire abyssin, il est le chef virtuel de l'orthodoxie que le patriarche d'Alexandrie lui a donné mission de maintenir intacte, sa vie durant. Lorsque, au ive sièclo de notre ère, Athanaso conféra les ordres à l'apôtro
ABOU-NAÏM — ABRAHAM
Frumenlius qui venait d'évangéh'ser TAbyssinic, il lui recommanda de faire désormais prendre consultation à Alexandrie pour les articles do foi et d'y demander uu évêque. Cette tradition a toujours été observée, et aujourd'hui encore, l'abouna est un moine copte pris dans un couvent du Caire, et souvent envoyé de force dans ce lieu d'exil d'où il no doit jamais revenir. L'évêquo national est Ktchégueih. V. co mot et Ethiopie.
Abou-NAXM, oasis fertile, mais inhabitée, située au S. du colfo de Sidra, sur les confins du grand Désert libvque, sur la route d'Aouiljélah. Sources sulfureuses, et nombreux gisements de soufre, dont quelques-uns sont exploités.
ABOUQUEMENT D. m. Addition de sel encore humide sur un meulon pour mieux épurer le tas do sel déjà sec. ABOUQUER [provenç. aboucar, même sens) v. a. Ajouter du sel nouveau sur un monceau de vieux sol poul'épurer : Abouquer du sel.
ABOU-RIHA n. m. Espèce de tabac turc, qui, après la récolle, est passé â la fumée de laurier et de bois de cèdre. Abou-SAÎD, île française d'Afrique (Obock), dans le golf.' de Ta.ljoura.
Abou-sAiD-MIRZA, dernier souverain de l'empire do Tamerlan, dont il était l'arrière-petit-fils fl427-li69). Il conquit la Transoxiane, le Turkestan elle Khoraçan, mais échoua dans sa tentative sur l'Irak etl'Azerbaïdjan. Il fut tué, sur l'ordre d'Ussun-Cassan, après vingt ans de règno. Abouscher ou Abeschr, ou Bender-bouchir, piiri priiii i]m1 lie la Perse, sur la côte orient, du golfe Prrsiijtic. lùiViron 12.000 hab.
Abou-SIMBEL. Géogr. V. Ebsamboul.
Abousir ou AbOU-SYR, bourg de la basse Egypte, à 43 kitoin. S.-O. d'Alexandrie, sur les bords de la Méditerranée. Importantes ruines. Il existe dans la basse Egypte deux autres localités du nom d'Abousir : l'une sur l'ancienne branche athribitique du Nil (5.600 hab.), l'autre près du Caire et des célèbres pyramides. ABOUSSENNA. Bot. V. MOUCENNA.
ABOUTtjFrfmonrf-François-Valentin), écrivain français, né à l)ieuze(Meurtbe) en 1828, mort à Paris en 1885. Ancien élève de l'Ecole normale et de l'Ecole d'Athènes, après avoir débuté par une étude intitulée la Grèce contemporaine, uu roman, Tolla, qui souleva de vives polémiques, et par les Lettres d'un bon jeune homme à sa cousine Madeleine, E. About aborda le théâtre avec peu de succès. La chute bruyante de Gaêtana l'en éloigna pour longtemps.
Parmi ses œuvres les plus connues, nous citerons : les Mariages de Paris ; le Itoi des viontaqnes ; Germaine; Madelon; la Question romaine, livre o(i l'auteur atta- (jue avec beaucoup de malice et do vivacité le pouvoir temporel ; le Cas de M. Guérin; l'Homme V
à l'or£iUe cassée; le ) -^S^ Nez d'un notaire, trois ' \ ^ romans ultra-fantai- "^
sistes ; la Vieille Hoche, titre général d'une série d'ouvrages parus séparément et qui se font suite : le Progj'i's, etudo de réformes sociales; le Tnrco ; l'Infâme; les Martaf/fs de prorîjice ; le Roman d'un brave homme, œuvre ù. la fois savante et touchante, éloquent manuel de patriotisme et de morale démocratique. About a donné au théâtre, outre Gaêtana, une comédie, Guiltery. et quelques petites pièces écrites en collaboration. Il faut enfin citer à son actif des études politiques et linancièros, et des critKiues dart plus brillantes que profondes, publiées dans le \I\" sircle. journal qu'il avait fondé en 1871.
Ce qui distingue le style d'E. About, c'est l'esprit, la clarté, l'art de bien dire, et surtout un graud respect de la langue. Journalisio brillant, romancier fantaisiste et malicieux, il fut un écrivain do race et l'un des représentants les plus séduisants do l'esprit français. Il avait été élu membre de l'Académio française en 188i, mais il mourut avant d'avoir prononcé son discours de réception.
ABOUT n. m. Extrémité d'une pièce de charpente ou de menuiserie coupée à l'équerre afin de pouvoir être aioutéc à uni; autre pièce.
— Archit. nav. Bout de planche qui se joint le plus exactement possible à rcxtréraito d'un bordage ou d\ino autre planche trop courte.
— Mines. Dans les mines, on désigne sous le nom d'onvriers d'ahouts les mineurs les plus adroits pour creuser les avaleresses, lorsque les fouilles atteignent les sables boulants,. Les uicotages et les cuvelagcs sont également exécutés par les ouvriers d'abouts, afin d'éviter que les eaux n'envahissent les puits et galeries de la mine.
— Tcchn. La dépose dos lattes et ardo" verture, et
Edmond About.
Abouts.
le(]uel u!
tringle < tirant !
fer se joint se lixo à quelque
chose. Il Chez les paveurs, La dépose du pavé et la repose sur une forme neuve, ii Charpent. Mettre en about, C'est poser une pièce do bois à embrèvemont et "- çrlet. H Papet. Base du cylindre qui broie les chilfons - '^ ù. la fabrication du papier.
ABOUTAGE n. m. Actio-» de réunir par un nœud les bouts do deux cordages.
AbOU-TAMMAM-HABIB-AT-TAX, poète arabe, né près '"^''""' """ "lort à Mossoul en 81.-,. Ou a de lui quel-
destin é
do Damas t
ques manuscrits, mais il est surtoutconnu par son ffamasa, anthologie qui renferme des extraits de 750 poètes environ.
ABOUTEMENT n. m. Action d'abouter; état de deux choses aboutécs. Il Point de jonction de deux pièces do bois assemblées par leurs extrémités.
ABOUTER V. a. Techn. Joindre par les deux bouts, mettre bout à bout. Se dit de deux pièces do bois que l'on assemble par leurs extrémités.
— Vitic. Abouter une vigne, La tailler jusqu'au bout. Aboutéf ée part. pass. Blas. Se dit des pièces allongées
placées bout à bout et correspondant par les pointes. C'est
l'attribut des fusées, des otelles, des
brandies, des épées, des losanges. Les
mouchetures d'hermine sont dites abou-
tées quand leurs bouts correspondent et
se joignent en croix, li Se dit aussi des v ^ , t ^^ J ^^
I)ièces dont l'extrémité est arrondie ou *' •Jt!* ^^
garnie d'un bout.
S'abouter, v.pr. Se joindre, se touchi par les deux bouts.
Abou-THALEB, oncle de Mahomet, "'nine aboutéci!"" au vi'' siècle do notre ère. Après la mort d'Abd-al-Mottalib, aïeul de Mahomet, il se chargea de la tutelle de son neveu.
Aboutig {Abolis des anciens), ville de la haute Egypte, ù. 30 kil. de Siout, sur la rive gauche du Nil: ll.ooo hab. C'est le siège d'un évêché copte. 6t le pays de la haute Egypte où la langue copte s'est le flus longtemps conservée. Opium renommé.
ABOUTIR (de à et bout) v. n. Toucher, confiner par une extrémité, par un bout, se terminer dans : Tous les rayons d'un cercle aboutissent à son centre. \\ Finir, se terminer : La pyramide aboutit en pointe.
Par ext. Converger, se diriger vers : Toutes les grandes voies ferrées françaises aboutissent à Paris.
— Fig. Avoir pour objet, pour fin, pour résultat : Si le principe est faux, on aboutit à une absurdité. (Diderot.)
— Chir. Venir, arriver à suppuration : La tumeur abovtit.
— Hortic. Boutonner, pousser des boutons.
— Méd. et physiol. Se joindre, s'unir à : Les matières absorbées aboutissent au sang.
— V. a. Archit. et plomb. Revêtir de feuilles minces de plomb un ornement d'architecture ou de sculpture.
— Hydraul. Raccorder un gros tuyau sur un petit au moyen de plomb.
S'aboutir, v. pr. Hortic. Boutonner : Les abricotiers s'aboutissent de bonne heure.
ABOUTISSANT, ANTE adj. Touchant par une extrémité, par un bout; se dit surtout en parlant de terrains : Pièce de pré aboutissante à la forêt.
— n. m. pi. Limites d'un héritage, d'une terre dans le sens de sa longueur, par opposition aux tenants, mot auquel le premier est joint ordinairement, et qui désigne les limites dans le sens de la largeur : Un plan figuré dû local, (ïrec indication des di7nensions et des tenants et aboutissants. (Balz.) Il Se dit également, par ext., des proprié- I i;ir^ m , iiirmes: Dans les contrats de vente, onmentionne
■ 1 le peut les noms des tenants et aboutissants. r inployer seul, en parlant de tout ce qui aboutit
.' : I I I n /.es rues et /es aboutissants rfit rft^ôarcarfère.
— Fig. Se dit de tout ce qui se rattache à une chose et qui sert à la compléter : Ecrire l'histoire d'une seule nation, c'est œuvre incomplète, sans tenants et sans aboutissants. (V. Hugo.) Il Les détails d'une affaire, les relations d'une personne, son entourage : Les intrigants connaissent les
ET aboutissa>!TS de tous ceux dont ils ont besoin.
ABOUTISSEMENT n. m. Résultat : .Vos e^orts n'ont souvent aunm aboutissement, il Dans ce sens, se dit aussi d'un événement qui est la conséquence nécessaire de beaucoup d'autres qui l'ont précédé : La /{évolution de i7S9 fut /'aboutissemunt de crises sociales et financières.
— En T. de méd. Commencement de suppuration d'une collection liquide ; endroit du corps ou vient s'ouvrir cette collection : /.'aboutissement d'un abcès.
Aboville (François-Marie, comte »'), lieutenant général d'artillerie, pair do France, né à Brest en 1730, mort en isn. 11 eut une part brillante à la prise de Yorktown en 1781, et à. la victoire de Valmy en 1792. On lui doit l'iijveution des roues à moyeux de bronze. — De ses deux fils, généraux d'artillerie, en 1809, l'aîné, Augustin- Gabriel, mourut en 1820, laissant deux fils dont l'aîné lui succéda dans la pairie et le cadet fut en 1871 envoyé par le Loiret à l'Assemblée nationale. Le second, Augustin- Marie, qui avait été blessé à Wagram, fut député do l'Aisne sous la Restauration et mourut en 1343.
AB OVO (proprement dès l'œuf) loc. adv. lat. Dès lo principe, dès l'origine, depuis le commencement. Cette locution remonte sans doute à Horace, qui loue Homère d'avoir su tirer toute l'Iliade d'un seiU événement du siège de Troie (la colère d'Achille), sans remonter jusqu'à la naissance d'Hélène, cause de la guerre, et qui, suivant la mythologie, était née de Vœitf de Lcda.
Ou explique encore d'une autre manière cette expression : Ab 0)0 usgue ad mala (depuis l'œuf jusqu'aux pommes) était un proverbe né des habitudes de table chez les Romains. Le repas commençait presque toujours par des œufs et se terminait par des fruits.
ABOYANT, ANTE (boi-ian) adj. Qui aboie continuellement : Pes chiens ABOYAyrs. Une meute aboyante.
— Par anal. Se dit des vents, des flots qui se brisent contre les rochers.
Comme l'oiseau du ciel qui vient en tournoyant Enivrer son regard sur ce gouffre aboyant.
Lamartine.
ABO'ïER V. n. (boi-ié — anc. fr. abaier, de à et baier, proprom. ouvrir la bouche. — Change l'y du rad. en i devant un K muet : Il aboie, il aboiera; prend un y et un 2 de suito aux deux prem. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : yous aboyions, vous aboyiez; que nous aboywîis, gue vous aboyiez). Crier, en parlant du chien et de quelques antres animaiLX du même genre : Le renard glapit, aboie et pousse un son triste. (Buff.) n Poursuivre, menacer par des cris, des aboiements. Se construit alors avec les prépositions À, APRÈS, CONTRE : Les chiens dt- garde adoient AUX voleurs et aussi après les passants.
Chevalier aboyeur.
— S'empl. activ. dans le mômo sens: Moi, je ne tu.-: point un chien gui tii'aboie. (Dider.)
— Véuer. On dit que les chiens crient quand ils chassent la bête. Ils n'aboient que lorsque la bête est forL-éo et cherche à se défendre.
— Par anal. Se dit des crieurs qui appellent Ico gens pour les engager à entrer aux spectacles forains : Enh-rz, entrez, messieurs et mesdames, prenez vos billets, abotau.n r le piti'e et le paillasse.
— Fig. Aboyer après guelqu'un, le presser avec impur tunité : Ses créanciers aboient après lui. || Aboyer apn ^ une chose, La désirer, y aspirer, la poursuivre ardemment : Aboyer après une charge.
— Fig. et activ. Aboyer ujie chose, La crier sur les toits.
— pRov. Aboyer à la lune, Clabauder, vociférer sans résultat (comparaison et métaphore prises des chiens qui, d'après une opinion populaire, aboient contre la lune . On dit aussi, dans le même sens : Aboyer la lune, aboyaicontre la tune, aboyer apj-ès la lune, li Tous les chiens qui aboient ne mordent pas, Les personnes qui crient et foni de grandes menaces ne sont pas toujours les plus à craindre, il Jamais bon chien n'aboie à taux, Un homme sage ne fait jamais de vaines menaces.
S'aboyer, v. pr. Se dit des chiens qui aboient l'un contre 1 autre : Peux chiens gui s'aboient.
— Syn. Aboyer, japper. Aboyer se dit du cri des gros chiens ; japper, de celui des petits.
ABOYEUR [boi-ieur] n. m. Nom donné ù un oiseau Ju genre chevalier ^qui a un cri analogue à l'aboiement du chien. Il vit en Europe et jusque dans l'Inde ; c'est la barge aboyeuse de Buffon.
ABOYEUR, EUSE adj . Qui
aboie : Les petits chienssont .
ABOYEtîRS. Il Qui a un cri -^^ analogue à celui du chien: ^ La barge aboy'EUSe habite les marécages des côtes maritimes de l'Europe. (Buff.)
— Véner. Chiens qui aboient par peur devant les bêtes sauvages sans en approcher.
— Substantiv. au fig. Celui, celle qui poursuit ardemment une chose : Un aboyeur d'emplois, de bénéfices.
— Fam. Celui, celle q^ui crie contre quelqu'un, qui le poursuit avec importunité ou en l'accablant d'injures : Celui gui a des créanciers a des aboteurs à ses trousses.
— Fam. et par anal. Crieur qui se tient à la porte des théâtres pour appeler les voitures, n Autrefois, s'est dit des crieurs de spectacles, vendeurs de billets, n Se dit encore des orateurs de clubs, des charlatans, des saltimbanques, des mauvais chanteurs, etc. n Celui qui, dans une prison, appelle les prisonniers demandés au parloir.
— Pathol. Délire des aboyeurs, Névrose caractérisée paf des cris perçants, convulsifs, parfois par de véritables aboiements. Le délire des aboyeurs s'observe dans l'hystérie et dans la chorée. On a vu des épidémies de délire des aboyeuses, c'est-à-dire qu'on a observé beaucoup de femmes hystériques, atteintes en même temps de cette forme de névrose.
AbrA, fleuve de l'île espagnole de Luçon (archipel des Philippines), qui se jette dans la mer au port de Vigan, et donne son nom à une province du centre de l'île peuplée de 4:^.500 hab.
AbrabANEL. Biogr. V. Abravanel.
ABRACADABRA (paraît venir à'abraxas) n. m. Mot barbare et magique auquel l'antiquité superstitieuse attribuait la propriété de guérir certaines maladies, ii Amulette où ce mot était écrit.
— Encycl. Le mot magique abracadabra avait, entre
autres propriétés, celle de guérir la fièvre quarte. D'après
Serenus Sammonicus, médecin et poète du commencement
du lu* siècle de notre ère, les lettres de ce mot, pour avoir
cette vertu, devaient être écrites de manière à former un
triangle où il fût possible de le lire dans tous les sens :