I .a maladie appelée tgphusaburtif n'est
III iL-alité qu'uuo fièvre typhoïde légère. ABOT (6o) n. m. Entrave qui s'attache au paturon pour
retenir les chevaux dans la prairie.
ABOTEAU n. m. Sorte de barrage interceptant on partie le courant d'une rivière.
ABOiï, préfixe arabe signifiant père : Asov-Be/cr, père
Abouam, village principal du Tafilet, sur l'Oued-Zig : c'est le grand centre commercial du Sahara marocain, sur la route dos caravanes entre le Maroc et lo Tidikelt.
AbOU-ARICH, ville d'Arabie (Yémenl, près de la mer Rouge ; S.uoo hab. Centre d'affaires important. Chef-lieu du sandjak d'Abou-Arich.
Abou-BEKR, lo premier des califes arabes, beau-père et successeur de Mahomet, mort à Médine en 634. Il porta d'abord le nom d'Abd-el-Caaba, et s'appela ensuite Abou- Bekr (père de la Vierge), lorsque lo Prophète eut épousé
A bot.
sa flUo Aïcna. Elu callfo (038), après la mort du Prophèt©, dont il avait été l'un des premiers disciples, il dompta plusieurs révoltes, tandis qu'un do ses lieutenants dispersait l'arméo du faux prophète Mousailama, ot travailla activement à la propagation de l'islamisme. Il a rassemblé les révélations éparses de Mahomet, et on a formé lo Coran, en les faisant irauscriro sur dos fouilles do palmier ot des peaux do brebis. Co recueil est devenu lo texte authentique du code religieux des Arabes.
ABOUCHEMENT n. m. Action d'aboucher, do mettre bout à bout des tubos ou dos tuyaux, etc.
— Fig. Action do s'aboucnor ; conférence, entretien entre doux ou plusieurs personnes : Napoléon lÙ fut la dupe de [iismarck dans leur abouchement à Biarritz, en fS05.
— Kn T. d'anat.. Union, jonction do deux vaisseaux.
Syn. vulg. do ANASTOMOSE.
aboucher v. a. Mettre bouche à bouche, bout i bout; joindre ensemble doux tuyaux, doux vaisseaux, etc. ; les fairo entrer l'un dans l'autre : ABOoctiEit des tubes.
— Fig. Procurer à quoiqu'un une entrevue, uno confôronee avec une autre personne : Aboucher des témoins.
S'aboucher, v. pr. So réunir, so joindre, communiquer; Le canal thoracique s'abouche dans la reine sous-clavière.
— Fig. Avoir uno conférence, un entretien dans le but d'arrivoràU'.>açcommodoment,àunarrangoment ;y,ou(s AT/ et le Téméraire s'ABOucnf^RENT « Péronne.
ABOUCHOUCHOU n. m. Sorte de drap qui so fabrique dans le midi do la France, pour être expédié dans le Levant. Il se compose do parties égales do laines française et espagnole,
Aboudad, un des noms du taureau créé par Ormazd ot les Amseliaspands, et qui contenait le germe de tous les ôtres. V. c;i:i s-L'rvas,
Abou-DJAFAR, surnommé l'Invincible, deuxième calife alihasside, régna do 754 à 775. Il succéda à son frèro Aboul-Abbas, fit la conquête de I Arménie, u.. la Cilicie, do la Cappadoce et, en 762, fonda Bagdad dont il fit la capitale de l'empire musulman.
ABOUDJED n. m. N m donné à I alphabet arabe quand les lettres, rangées dans l'ordre do l'ancien alphabet sémitique, ont une valeur nunxérique correspondante à cet; ordre (de l à 10, puis 20, 30, etc.).
ABOUEMENT OU ABOÛMENT (rad. bout) n. m. Jonction do deux pièces de bois qui affleurent exactement, (l On dit aussi arasement.
ABOUGRIR. Linguist. V. rabougrir.
ABOUGRISSEMENT n. m. État d'une plantation d'arbres qni a éiè endommagée lors do sa première croissance. V. rabolgrissement.
Abou-HABLÉ, rivière du Kordofan, qui a sa source dans le Djebel-Nouba, ot coule à l'K. et au N.-E. pendant 300 kilom. avant de disparaître dans le sable. Dans les années pluvieuses, l'Abou-Hablé se déverse, dit-on, dans le Nil. Sur le parcours de la rivière, l'eau surabondante forme, pendant les mois de juin-octobre, des nappes d'eau temporaires, désignées ordinairement sur les cartes comme des lacs, sous les noms d'El-Birket, El-Rahab.
Abou-HAMET, marché arabe do Nubie, à 190 kilom. au N.-O. do Berber, à l'extrémité sept.de la grande courbe du Nil, entre Dongola et Berber. C'est l'entrepôt des caravanes qui traversent le désert depuis Korosko.
Abou-HAMMOU-MOUSAI«% quatrième roi de Tlemcen, de la branche des Abd-el-Wadites (1308-1318), frère et successeur d'Abou-Zeyyan ; il agrandit ses Etats par la conquête do Médéah et d'Alger, mais échoua contre Bougie. Il périt assassiné.
Abou-HAMMOU-MOUSA II, premier roi de Tlemcen, de la branche cadette des Beui-Zeyyan (1359-1384), parvint, à la suite de longues luttes contre les Mérinides du Maroc, à reconstituer le royaume de Tlemcen des Abd-el-Wadites ; il mourut en combattant les Marocains.
AbOU-HANIPA, clief des hanéfites. l'une des quatre sectes musulmanes orthodoxes, né à Koufah on 700, empoisonné en 767, par les ordres du calife Abd-Allah II. Il lut lo plus célèbre imam de l'islamisme.
AB0U-HANNÈS (nèss — mot égypt. qui signifie père Jean) n. m. Expression que l'on emploie quelquefois pour désigner l'ibis, parce que cet oiseau se montre en Egypte vers la Saint-Jean.
Abou-HARAZ, ville d'Afrique (Kordofan), à 50 kilom. S.-O. dObeïd ; 7.000 hab. Point de départ des caravanes qui so rendent à Gadarif ou à Gallabat.
Abou-Hassanf opéra bouffe en un acte, musique do Webor, représenté à. Darmstadt en 1810. Le sujet est tiré du Dormeur éveillé, l'un des jolis contes des Mille et une Niiits. La partition, l'une des premières do l'autour, un peu inégale, mais fort ag^réablc, faisait prévoir la personnalité que Weber devait affirmer si puissamment dans l'avenir. Traduit en français par Nuitter et Beaumont, Abou-Hassan fut représenté i Paris, au Théûtro- Lyi'ique, lo II mai IS59.
Abou-JAHIA, ange de la mort, chez les musulmans.
Aboukir, village d'Algérie, dép. d'Oran, ù 12 kil. S.-E. do Mostaganem; 1.900 hab., dont 1.300 Arabes. Eau minérale contre lo rhumatisme, l'anémie, le lymphatisme.
Aboukir. Géogr. Bourgade d'Egypte, à, 20 kilom. d'Alexandrie, sur la presqu'île d'AbouUir ; 1.000 hab. La rade, formée dans le voisinage, porto le même nom. Trois batailles ont eu lieu, de I799^à 1801, i .-Vboukir.
— Hist. La première bataille d'Aboukir a eu lieu dans la rado le 1" août 1798. L'amiral Bruoys, commandant de l'escadre qui avait amené l'arméo française en Egypte, y était demeuré malgré les conseils do Bonaparte ; c'est là que Nelson vint l'attaquer. Malgré les audacieuses manœuvres de l'amiral anglais, Brueys. qui avait agi 'avec sa prudence habituelle, aurait pu être victorieux si le contre-amiral Villeneuve, commandant la droite de la flotte française, ne fût pas demeuré immobile, en dépit dos signaux de l'amiral. Brueys, par suite de cotte inaction, ue put prendre la flotte anglaise entre deux feux ; malgré ses héroïques efforts, il fut vaincu, et des treize vaisseaux de liçne trançais quatre seulement échappèrent à la destruction : ceux qu'emmena Villeneuve, et que les Anglais,