ANTILOQUE - ANTIMOINE
américaine a les cornes fourclmcs 'dicranocère). Chez une espèce de l'Inde, les cornes n'existenl que cliez le maie et sont au nombre do quatre (tétracore). Principaux sjenres: eerficnpro (capricorne à. bézoard). iiazetln (gazelle durcas), sir^^sictrus iMrepsicère co.idou), ^dorerus (esocerc noir), kobus (kobe à ci-oissantj, oryx (oryx leucoryx), boselaphus
à cause de l'action funeste qu'aurait eue cette substance sur dos moines qui l'étudiaient) n. m. Métal blanc bleuâtre, brillant, lamelleux, qui se rapproche beaucoup de l'arsenic. — Ency. L. Cliim. Il est douieux que les anciens aient connu \anlimuine niélallic|ue ; tout au nioiii!,, le cunl'ondaient-ils avec son sullure, auquel les Grecs donnaient le
- B. Anliln|,p n
Iiraul. — C. Atitiloi.e couiiou
— D. rhamoi
. - E. Gn
ou. — F. Antilope cz
nna. — G. Dicranocè
lopedeslades. -
- J. Kobe. — K. Egocère noir
— L. Tétracere
tscliikura
— M.AntUopecaam
. — N.Oryxleucorys
(canna), catoblepns (gnou), acnnntns (caama ou bubale), portax (nilgaut), terracerus (tétraccre), dicranocerus (aatiîocapre à cornes fourchues), rapicupra (chamois ou izard).
Antiloque, tils bien-aimé de Nestor et ami intime d'Achille et d.' Patrocle, fut tué par Hector devant Troie.
ANTIMAMMONIAQUE (de antimoine, et ammoniagite) n. f. Nom donné à Ihvdrogèno antimonié (v. antimiine), pour rappeler son analogie supposée de composition avec l'ammoniaque AzH* dont il no ditt'érerait que par la substitution de l'antimoine à l'azote.
ANTIMAQUE (de Antimaque, n. pr.) n. m. Genre d'insectes hétéromères. famille des ténébrionidés. renfermant des formes américaines, voisines des ulomes et répandues du Mexique au Brésil. Citons Vantimachus aterrimus (Brésil); Vantimachns mexicanus (Mexique), etc.
Antimaque, poète épique, vivait à Colophon à l'époque des guerres médiques. Ses œuvres sont perdues. Quintilien lui assignait le premier rang après Homère.
Antimaque, nom de deux rois de la dynastie grecque de Bactriano : Anti.maqde TnÉoSiqui régna dans le nord de l'Inde vers la fin du il' siècle av. J.-C, et Antimaque NiKÉPHORos, qui occupa le trime une vingtaine d'années après Théos.
ANTIMARIEN n. m. Hist. rcl. 'V. ANTIDICOMARIANITE.
ANTIMENSE (du gr. nnti, à la place de, et du lat. mensn, table) n. f. Dans l'Eglise grecque. Nappe consacrée qui tient Heu d'autel dans les lieux oii il ne se trouve pas d'aute! convenable.
ANTIMÉPHITIQUE (de a7i/i', et mfphitique) n. et adj. Propre à absorber, à neutraliser les miasmes ; Un anti- MÉPHiTiQUE. Le chlore est antiméphitique. Syn. de anti-
MlASMATl'JUE.
ANTIMÉTABOLE (gr. antimétaholè ; de antimi'tnhaJlô, \ç> transpose, je cbaiige en sens contraire) n. f. Figure de grammaire par laquelle deux ou plusieurs lettres d'un mot se mettent l'une à la place de l'autre, comme marcheur, charmeur ; c'est l'anagramme. Il Figure qui fait reparaître dans un second membre de phrase des expressions qui, dans le premier, avaient un ordre différent. (On (iit aussi antimétaleps3( et antimétathèsi: ; les grammairiens latins l'appellent commut.\tio.) Ex. : H faut
MANGER pour VIVRE, et non VIVRE pour MANGER. Qu'on parle bien on mal du fameux cardinal. Ma prose ni mes vers n'en diront jamais rien : II m'a fait trop de bi(m pniir en dire du mai; Il m'a fait trop de mai pour en dire du />(>n.
ANTIMIASMATIQUE (ass — de anti , et miasmalique) n. m. et adj. Pro|ire à chasser les miasmes, à désinfecter l'air : Vinnii/re antimiasmatique. Le phénol cil un excellent ANTIMtASMATlQOE. Syn. de ANTIMÉPHITIQUE.
ANTIMILITAIRE (de anti, et militaire) adj. Contraire à l'esprit militaire.
ANTIMINISTÉfUEL, ELLE (ilî'ss — de anti, et ministériel) a. m. et adj. Opposé aux ministres, à la politique suivie par les ministres : Les antiministériels ont échoué aux élections. Candidat antiministériel.
ANTIMOINE (selon les uns, du gr. anti, à l'opposé de, et monos, seul, parce qu'on a cru longtemps que ce métal 00 se trouvait jamais pur ; selon d'autres, de anti, cl moine.
nom do stimmi, et les Romains celui do stibium. La facilité avec laquelle il s'allie à l'or lui faisait attribuer des qualités noliles, d'où son nom de n-i/uk' (petit roi). Ses propriétés furent décrites pour la première fois au xv" siècle par Basile Valentin.
— Propriétés. L'antimoine est un métal d'un blanc bleuâtre, qui présente une texture lamelleuse ou à grains cristallins, suivant qu'il a été refroidi lentement ou rapi- (lement; il est cassant, entièrement privé de ductilité et de malléabilité. Il se pulvérise très facilement. Sa densité oscille entre 6,70 et 6,86. Son symbole est Sb (stibium), son poids atomique 120. Il fond'vers 440" et se volatilise au blanc. Il cristallise facilement en rhomboèdres. .Si, une fois fondu à l'abri du contact de l'air, on le laisse refroidir lentement, sa surface présente des ramilications semblables à des feuilles de fougère.
Au contact de l'air, l'antimoine no s'oxyde pas; mais, si on le projette clans l'air à l'état fondu, il brùlo avec une flamme très éclairante et donne d'abondantes vapeurs d'oxyde d'antimoine.
Le chlore, le brome et l'iode attaquent l'antimoine. Si l'on projette dans un flacon plein de chlore de l'antimoine pulvérisé, il y a formation de chlorure ave-, production d'une vive lumière. L'acide sulfurique concentré donne un sulfate d'antimoine avec dégagement d'acide sulfureux. L'acide azotique le transforme en acide antimonique. L'acide chlorhydrique n'attaque l'antimoine que si ce métal est très divisé. L'eau régale donne un trichlorure (SbCl') ou un pentachlorure (SbCl'). Les solutions alcalines n'attaquent pas l'antimoine, mais les polysulfures alcalins donnent des sulfantimoniates.
L'antimoine qu'on obtient à l'état amorphe détone sous le choc ou quand on le chauffe, en dégageant des fumées blanches de chlorure, bromure ou iodure d'antimoine, suivant qu'il a été obtenu à l'état amorphe au moyen du chlore, du brome ou do l'iode.
L'antimoine présente de grandes analogies avec l'arsenic.
— Oxydes d'antimoine. On en connaît trois : le protoxyde Sb'O', 'l'antimoniate d'antimoine Sb'O', et l'anhydride antimonique Sb'O'. Berzélius admet encore l'existence d'un sous-oxyde d'antimoine Sb'O' qui se formerait à la surface du rnétal exposé à l'air humide.
Le protoxyde d'antimoine ou anhydride antimonieux se trouve à l'état naturel en prismes orthorhombiques ou en octaèdres réguliers : dans le premier cas, on l'appelle valentinite ; dans le second, sénarmontite II se produit dans la combustion de ce métal à l'air. On peut le reproduire sous les doux formes cristallines nu'il affecte à l'état naturel. Soumis à l'influence de la chaleur, l'oxyde d'antimoine se colore en jaune; mais il ne conserve point cette coloration. Si on le porte au rouge, au contact de l'air il donne de l'.antimoniate d'aneimoinè et brûle comme un morceau d'amadou. Un courant d'hydrogène le réduit, s'il est chauffé, à l'état métallique. Il se dissout très facilement dans le tartrate acide de potasse en formant Yéméiique. Traité par le chlorure d'antimoine bouillant, il donne un oxychlorure. Il se combine avec le chlore et donne un chlorure: sous l'action des alcalis bouillants, il donne de l'acide antimonique.
Le protoxyde d'antimoine donne des sels avec les acides sulfurique, azotique, phosphorique et taririque. Ces sels, sauf les tartrates, sont peu stables en général.
L'antimoniate d'antimoine ou peroxyde d'antimoine Sb'O' se rencontre dans la nature en masses cristallines,
auxquelles on a donné le nom de cenantite. Cet oxyde est jaunâtre, gras au toucher. Pour le préparer, on peut, par exemple, chauti'er le produit de la réaction de 1 acido aiiotique sur l'anumoine. Il se décompose sous l'action de l'acide cblorhydnque et donne du iricliloruro d'antimoine et de i'anhv'lride antimonique.
L'anliv'iride antimotiique Sl>'0' se iirêpare en calcinant son hydrate. Cet aniiyilride. d'un jaune pâle, ch;.ulié au rouge', se transforme ^Il oxyde intermédiaire sb^O'.
— Acides antimuniqiies. A l'anhydride Si) O" curn spondent plusieurs hydrates analogues aux ac des phoH I oriques : riiydrate normal sbO H', lacideanlimoiiii|ue SbO'il, I acide p\ro-aniinionique Sb'O' H . V. antimo.nique.
Ces acides donnent des sols dont les plus importants sont les deux pyro-antimoniates de potassium ; le pyroantinioniate neutre de iiotassmm ou mf'ta-anlimaniatc neutre, a pour formule Sb'O'K'. Il se préparc, en faisjmt londre dans un creuset d'argent de 1 antimoniate de potassium avec de la potasse en excès; on lave la masse avec un peu d'eau, puis on éva])ore dans le vide. Le pyroantimoniate acide de potassium ou biméta-antimoniato Sb'O K'H'. eH'O se prépare comme lo précèdent, ils peuvent servir tous deux à caractériser les sels de sodium, car le pyro-antimoniate de sodium est insoluble ; le sel neutre agit plus lentement sur les sels de soude que lo sel pyro-antimoniate acide.
— .'Sulfures d'antimoine. On connaît deux sulfures d'antimoine : le proto ou trisulfure d'antimoine Sb'S' et lo pentasulfure Sb'S'.
Le protosulfure {slibirte) constitue le minerai d'antimoine le plus important. Il se présente sous forme de prismes orthorhombiques et se rencontre dans les terrains anciens, où il est le plus souvent mélangé à des sulfures de plomb, de cuivre, de fer ou d'arsenic. Il est cassant et doué d'un éclat métallique assez vif. Ce sulfure s'obtient à l'éclat cristallin en tondant du soufre soit avec l'aniimoine métalli(|uc, soit avec ce métal amené à l'état d'oxyde.
L'antimoine se dissout en grande quantité dans le protosulfure. Pour le préparer à l'état amorphe, il suflit de faire passer un courant d'acide sulfliydrique dans la solution d'un sel antimonieux. Le kermès minéral est un sulfure d'antimoine amorphe, contenant une faible proportion de sulfure alcalin et un peu d'oxyde d'antimoine.