V. KERMi-:S
L'oxysulfuro naturel a pour formule Sb'S'O. Les oxysulïures artificiels s'obtiennent soit on grillant imparfaitement le sulfure d'antimoine, puis le faisant fondre dans un creuset, soit en fondant ensemble trois parties d'oxyde d'antimoine avec une partie de sulfure. Dans le premier cas, on obtient le verre d'antimoine ; dans le second cas, le safran d'antimoine composé fort employé en médecine vétérinaire, comme purgatif. Le cinabre, ou vermillon d'antimoine, est un oxysulfure qu'on prépare en traitant le chlorure d'antimoine par l'hyposultite de soude ou de chaux. Le vermillon d'antimoine reste inaltérable à l'air et à l'action des gai sulfureux ; aussi est-il fort utilisé dans la préparation des papiers peints et dans l'industrie des toiles.
Le pentasulfure d'antimoine peut se préparer en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré à travers une solution acide de pentacKlorure d'antimoine. C'est une poudre de couleur jaune orangé. Si l'on fait dissoudre du protosulfure d'antimoine dans des sulfures alcalins, on obtient, dans la plupart des cas, des sulfures doubles ou sulfosels. Il existe un assez grand nombre de sulfo-antimoniirs naturels : la boulangérite, Varnyrythrose. etc.
Séléniures et tellurm'es d'antimoine. Pour obtenir ers
composés, il convient de fondre ensemble un mélange d.' sélénium et d'antimoine ou de tellure et d'antimoine. On obtient ainsi un triscléniure Sb'Se', un pentaséléniure Sb'Se", un tellurure SbTe et un tritellurure Sb'Te'.
Les composés Sb'Se' et Sb'Se' donnent des sels doubles, dont la fo/mule générale est (SbSe')M'.
— Chlorures d'antimoine. Le chlore donne avec l'antimoine deux composés, le trichlorure SbCl' et le pentachlorure d'antimoine SbCl'.
Le trichlorure a pour densité 2,615. II fond à 73°, et bout à 225°. La façon la plus simple de l'obtenir consiste à distiller un mélange de chlorure de sodium et de sulfate d'antimoine: il se dissout dans une petite ouantité d'eau et est décomposé par l'eau en excès en oxychlorure {poudrr d'Algnrotli) et acide chlorhydrique. Il se dissout également dans l'acide chlorhydrique et forme avec cet acide un composé connu sous le nom de beurre d'antimoine liquide. Traité par l'ammoniatiue, le trichlorure donne deux composés dont les formules sont : SbCl'AzH' et SbCl"2AzH". Traité par l'acide azotique il donne de l'acide antimonique. .
Le pentachlorure peut so préparer en faisant passer un courant de chlore très sec sur de l'antimoine très divisé et chauffé. C'est un liquide jaune qui répand des fumées blanches à l'air; à 0°, il se prend en un© masse cristalline. 'Traité par le sulfure de carbone, le pentachlorurr d'antimoine donne du tétrachlorure de carbone, du trichlorure d'antimoine et du soufre.
Le pentachlorure d'antimoine se combine avec 1 ammoniaque, le percblorure et l'o.xychlorure de phosphore, les chlorures de soufre et de sélénium. L'antimoine donne avec l'oxygène et le chlore des oxychlorures, qui, lavés, donnent ïo l'oxvde antimonieux.
Le fluor, le brome, liodc donnent avec 1 antimoine un trifluorure SbFP, un tribromure SbBr", un triiodure SbI'. Ce dernier composé est trimorphe. Il donne des sels doubles, des oxyiodures et des sulfoiodures. L'arséniure Sb'As' se rencontre à l'état phure Sb'Ph' se prépare en chauffant . n moine métallique, du charbon et de l'a. i
— Hi/droqène antimonié SbH'. C'est ni pare en traitant par l'acide chlorhydr d'antimoine et de zinc ou d'antimt contient toujours un peu d'hydrogène.
L'hydroizène antimonié est un gaz incolore, sans odeur. En pâssaiit dans un tube chauft'é au rouge, il se décoiuposo et laisse un anneau d'antimoine très fixe. Il briili' avec une flamme livide en donnant des vapeurs d'oxyir d'antimoine.
— Recherche de l'antimoine et de ses composés. Presque toutes les combinaisons d'antimoine, traitées au chalumeau par la flamme réductrice sur le charbon, donnent, avec le cvanure de potassium ou le carbonate de soude, un globule métallique d'antimoine. Dans la flamme oxydante, il se forme une auréole d'oxyde d'antimoine.
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A.Ml. MONACAL — ANTINOMIK
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M ,1 1, . Il .iiissi ù. constater la présence iljii , le, iiiiii.ri's orj;aniuucs. V. Mabsii. Loau ajoulûL' en (luaiililé sut'tisanle (Ucompose les solutions acides d'oxyde d'antimoine on dunnani un précipité blanc solulile dans l'acide iartri<|uo. Los sols soluliies d antimoine donnent, avec les alcalis, des précipités blancs solublos dans un excès d'alcali ; avec l'Iiydrouéne sulfuré un précipité jaune orange. Une lamo do l'or, (le zinc ou de cuivre plongée dans une solution de sels d'antimoine se recouvre d'une poudre noire d'antimoine.
Pour doser l'antimoine, on l'amOno lo plus souvent à l'ét.at do sulfure, dont on n'a plus qu'à déterminer la composition.
— MiHallurqie. Les minerais d'antimomo auxquels on fait subir les opérations métallurgiques sont : Yantimoinc sulfuré, ou stibine mio l'on rencontre on France dans l'Ariége, l'Aude, la Vendée, le Uhono, l'Algérie, et aussi en Angleterre, on Toscane (4 la mino do Monte-Cavallo). en Allomai;no; Vnnlimoine oxi/di' ou exilile. qui abonde dans l'Isère, en Algérie, aux mines do .Sensa et d'Kl-lIamimate (départ, de Constanline), en Hongrie, en Saxe, en Bohême ; la jamvsonile (mon rencontre en Espagne, en Toscane, en Hongrie, au Brésil, en Angleterre) aux mines de CornouaiUos) ot aussi en France, dans lo Puy-de- Dôme. VaiUimoine natif existe dans certaines contrées telles que le Brésil, la Suède, le Mexique, etc.
Los minorais d'antimoine subissent plusieurs opérations successives. La première a pour but d'obtenir l'aiilimoinc cru en soumettant lo minerai à la chaleur d'un four à réverbère qui renferme 40 ou ''O vases coniques en terre, dans chacun desquels on ji tto environ
10 kilogr. de minerai. Ces vdscv '' * "
trent les uns dans les autres par superposition. La seconde opération constitue le tirillai/e de l'antimoine crUt et a lieu dans un four à réverbère après pulvérisation du produit précédent. On donne à la masse générale une succession do coups de feu, tout on la malaxant énergiqueniont jusqu'à ce que sa couleur change etdoviennerougeâtre.
Le résidu recueilli se compose en majeure partie d'oyde et d'antimoniate d'antimoine, en même temps que d'un peu de sulfu-re. On procède alors à la troi- '^°JV siômo opération ou réduction du minerai griUr ; ette réduction s'obtient en ajoutant au minerai, placé dans des pots en terre, du charbon en poudre, ainsi qu'un fondant alcalin. Ces vases, au nombre de 50 ou 60. sont exposés à la haute température d'un four à réverbère. On brise alors ces sortes de creusets, et on en retire le régule encore impur, puis, au-dessous, une scorie nommée crocus. La purification du réi/ute s'opère en le mettant dans des vases en terre et en lui faisant subir trois fusions successives, tout en projetant dans la masso fondue du chlorate de potassium, du crocus et du carbonate de sodium. L'antimoine ainsi préparé est pur et épouse la forme cristalline.
L'antimoine du commerce n'est jamais pur : il renferme presque toujours du fer, ainsi que de l'arsenic, du soufre, du plomb, etc. ; pour le puriricr, on le fond avec du salpêtre et du carbonate de sodium sec. La masso est reprise et pulvérisée dans l'eau chaude, puis lavée et fondue dans un creuset de Hessc. On débarrasse l'antimoine du sodium qui reste en le pulvérisant et en le laissant macérer dans l'eau jusqu'à ce ti^ue cette eau cesse de donner au tournesol rougi la réaction des alcalis. On peut encore l'obtenir très pur en fondant la poudre d'algaroth (oxychlorure d'antimoine) avec du fltix noir (mélange de caroonate de sodium et de charbon).
— Usages et alliages. L'antimoine est quelquefois employé en médecine. ("V. antimonial.) L'industrie a tenté d'utiliser ses composés pour la peinture et aussi dans la fabrication des papiers peints. On a notamment essayé de remplacer le blanc de plomb par l'oxy-le d'antimoine. Le métal lui-môme est employé dans la l'abrication des caractères d'imprimerie. Il entre dans la composition do certains alliages, métal d'Alger, par exemple, qui servent à faire des couverts, théières, etc. Ces alliages se composent d'étain, de plomb, de bismuth et d'antimoine ; ils sont facilement fusibles et possèdent, neufs, un assez vif éclat. L'antimoino s'allie, du reste, avec un grand nombre de métaux dont il augmente la dureté. Avec le fer. il donne un alliage très dur connu sous le nom de « alliage do Réaumur > . Le zinc donne plusieurs alliages avec l'antimoine, mais on n'en connaît que deux (|ui puissent cristalliser. Le premier a pour formule Sb'Zn*. et le second ShZn. Le mêlai anglais est un alliage de zinc et d'antimoine. Un alliage d'antimoine, de cadmium et de bismuth, associé au liismutn, fournit lo plus puissant couple liierino-électrique connu quand les soudures sont respectivement à 0** et liO". Lo poliissium forme, avec l'antimoine, un alliage qui décompose l'eau avec une grande rapidité quand il est à l'état métallique.
— Miner. L'antimoine pur se rencontre dans la nature en masses réniformes ou testacées. rarement en cristaux. Sa couleur est d'un blanc d'étain avec éclat métallique.
L'antimoine entre dans la composition d'un certain nombre d'espèces minérales, parmi lesquelles nous citerons les oxydes : exitèle, sénarmontite, valentinite, cen'antite, kermesite ou kermès minéral, stiblite ; les sulfures : stibinr, berthiflrite; les sulfoantimoniures de plomb : boidangértte . zinckénite, Jamesonite ; do plomb et de bismuth : kobrllite ; de plomb et de cuivre : bournonite ; de cuivro : chalcosti-
le traitemf^nt des e et rextruclion de l'.-intii. — K, foyer; P, porte du C, creuset; H. cheminée; D. pot
à boulet.
bile, famatSnile; d'arRont : piirarfiynte, polybasile, tliplmnile. miarnyrite; d'argent et de plomb : freieslebenile ; puis l'arséniato hydraté : arsenstibite: enlln lo cuivre gris antimonial : panabase, achwatsile ; lo nickel antimonial : utlmnnnile, breilhauptilc, ot l'argent antimonial : dyscraïUe. V. ces mots.
ANTIMONACAL, ALE, AUX (do anti, Ot monacal) adj. Qui est opposé aux moines, aux communautés religieuses en général : [isprit antimonacal.
ANTIMONARCHIQUE (de anli. ot monarchique) adj. Opposé au gouveruemout monarchique ; yournaf antimonab-
CUICJtll!.
ANTIMONARCHISME [chiss — de anti, et monarchisme) n. m. Sv^t^■Ml'■ r(Miîr;ui-e au gouvernement monarchique : Les lerùhninx de Tan i imonarchisme son( ('(iiaWaires.
ANTIMONARCHISTE Irhiss — do anli, et monarchiste) n. ni. l'artisan d'un système entièrement opposé au gou-
ANTIMONIAL, ALE. AUX adj. Qui tient do l'antimoine par l'apparence, les propriétés ou la composition : Préparation ANnMiiMAI.E.
— n. m. Médicament à base d'antimomo : Il ne faut user qu'arec prudence des antimoniacx.
— Encycl. Méd. Los antimoniaux, appliqués soit sur une muqueuse, soit sur la peau, déterminent une irritation locale assez intense, suivie, lorsque l'application est suflisammont prolongée, d'un développement de pustules qui rossemblont beaucoup à celles du vaccin. A l'intérieur, en quantité suffisante, les antimoniaux provoquent des vomissements et do la diarrhée. A doses convenables, dans la pneumonie, l'hépatite, la pleurésie, la péritonite, lo rhumatisme articulaire aigu, la plilébite, ils ont sur la circulation et la respiri-tioii une action sédative : ce sont des contro-stimulants. .'•'ous leur influence, lo nombre des pulsations et des mouvements respiratoires diminue d'une façon notable ; la transpiration cutanée et la sécrétion urinaire augmentent.
Les antimoniî.ux comprennent Vantimome métallique, les composés oxgqénés de Vantimoine et les antimoniates, les sulfures et oxysulfures d'antimoine, les chlorures d'antimoine, et enfin le tartrale d'antimoine et de potasse ou émétigue.
1» .\ntlmoine métallique ou régule d'antimoine. Il était utilisé autrefois comme purgatif sous forme de petites balles rondes appelées pilules perpétuelles, parce que, ingérées une première fois, elles étaient rejetees et pouvaient servir de nouveau. L'antimoine servait à fabriquer des gobelets, dans lesquels en laissait séjourner du vin blanc acide qui acquérait une propriété purgative. Mêlé avec deux parties d'axonge, l'antimoine donne une pommade nntimoniale qui agit comme la pommade d'Autucnrioth. 'V. ce mot.
2" Composés oxygénés de l'antimoine. Ces composés sont rarement employés aujourd'hui. L'usage de l'oxyde blanc d'antimoine (biméta-antimoniate de potasse) a seul persisté.
3° Sulfures et oxysulfures d'antimoine. Le foie d antimoine, appelé encore crocus metatlorum (safran des métaux) à cause do sa couleur, tantôt rouge foncé, tantôt jaune rougeâtre ; le verre d'antimoine, le kermès minéral, 1 oxysulfure d'antimoine hydraté, ie sulfure d'antimoine hydraté, Vhydrosutfate d'antimoine, ]a. poudre des chartreux, et le soufre doré d'antimoine, encore nommé hydrosulfate sulfuré d'antimoine, potysulfure d'antimoine hydraté, sont les différents sulfures et oxvsulfures qui ont été employés soit en médecine humaine, soit en médecine vétérinaire. Le kermès seul figure aujourd'hui do manière à mériter l'attention. Administré à la dose de 20 à 40 centigr., il agit comme vomitif. A petites doses, il facilite l'expectoration et amène la sudation. 11 est employé dans la pneumouie, les catarrhes cbronitiues, parfois dans les affections de la peau, les rhumatismes, la goutte.
4« Chlorures d'antimoine -Ces composés sont presque inusités. Le protochlorure ou beurre d'antimoine sert comme caustique : il est employé à l'état liquide, il produit des escarres plus sèches et mieux limitées que la potasse; on on fait surtout usage pour cautériser les plaies étroites. On s'en sert aussi pour nettoyer lo cuir jaune ciré.
Le protochlorure dissous dans un excès d'eau donne un oxychlorure qui, autrefois, sous le nom de poudre d'algaroth ou de mercure de vie, était employé comme vomitif.
5» Emétii/iie ou tartrale d'antimoine et de potasse. V. ÉMih'iyuK.
ANTIMONLATE n. m. Sel résultant de l'action de l'acide autiraoniquo sur les bases : Antimomatk de potassium. ANTlMn.MATH de quinine.
ANTIMONICO-POTASSIQUE adj. Qui est composé d'antimoiue et de potassium.
ANTIMONIDE n. m. et adj. Se dit d'une famille de sels minéraux conienant do l'antimoine : Un antimomce. Préparation A.NTI.MONIDE.
ANTIMONIÉ, ÉE adj. Qui contient de l'antimoine; qui ostcoinbiué avec l'antimoine : Vin antimonie. Argent a.n-
TIMOMÈ.
— Hydrogène antimonie. Gaz formé par la combinaison de l'hydrogène avec l'antimoine. 'V. antimoine.
ANTIMONIEUX (eu) adj. Se dit d un acide qui n'est autre que l'oxydo d'antimoino hydraté. On le prépare en traitant l'antimoine par l'acide azoticpie concentré, et on calcinant au rouge la poudre blanche qui se produit.
ANTIMONIFÈRE (de antimoine, et du lat. ferre, porter) adj. Qui eoiiiieiitde l'antimoine.
ANTIMONIQUE adj. Se dit d'un acide composé A'na atome d antimoine, de trois atomes d'oxygène et d'un atome d'hydrogène. L'acide antimonique, appelé anciennement bézoard minéral, matière perlée de kerkringuis, s'obt ont en traitant l'antimoine en poudre par de l'eau régale contenant un excès d'acide azotique.
L'acide pyro-antimonique s'obtient en chaufiTant légèrement l'acide antimonique.
L'acide méta-antimnnique s'obtient en oxydant l'antimoine par l'acide azotique.
ANTIMONITE n. m. Sel résultant de l'action de l'acide antiinonieiix sur une base.
ANTIMONIURE n. m. Combinaison de l'antimoine avec un autre métal.
ANTIMONNICKEL (do antimoine, et nickel) n. m. .Nom dunui' par iieiidant au nickel antimonie.
ANTIMONOCRE do antimoine, et ocre) a. m. Oxyde d'aiiiiiiiviii'- iiai,iin-l. .Syn. de ckbva.ntite.
ANTIMONOXYDE Ilio antimoine, et oxyde) n. m. 'V. kxi-
Tfel.l., SHNAIIMO.MITK, VALENTLN1TE, CEBVAMITB, KEBMÉ-
8ITE, STIULITE.
ANTIMONYIX (rad. antimoine) n. m. Nom donné au groupemcm StiO. dont on fait un radical hypothétique. Il est tantôt univalent, unt^t Irivalent.
ANTIMORAL, ALE, AUX (do anli, et moral) adj. Coqtrairo à la iiiorah' ; Principes antimobacx.
— Syn. Antlmoral, Immoral. Immoral indique quoique chose de dé.sliuniiète en soi ; antimoral s'applique aux systèmes, aux théories tendant à écarter la morale comme inutile.
AntIN (Louis-Antoine de Pabdaillax be Gosdbix, duc d'), fils légitime du marquis et de la marquise de Montespan, né en 1605, mort à Paris en 1736. Il avait environ six ans lors(iue sa mère devint la maîtresse de Louis XIV. Il fut Dominé successivement colonel du régiment do l'Ilcde-France, lieutenant général, gouverneur de l'Orléanais, directeur général des bâtiments, duc et pair (1711) et membre du conseil de régence. Il passait pour être lo type du parfait courtisan. Il lit abattre, en une nuit, une allée de marronniers de son parc de Petit-Bourg parce quelle avait été critiquée la veille par Louis XIV. comme nuisant à l'effet du paysage. Dans une autre circonstance, à Fontainebleau, lo roi ayant témoigné lo désir qu'on abattit un petit bois, l'ingénieux courtisan fit scier tous les arbres, et aposta des hommes pour les renverser au premier signal. Le lendemain, le roi, en so promenant do ce côté, témoigna de nouveau le déplaisir que lui causait ce bois. " Sire, dit le duc, il tombera dès que Votre Majesté en aura donné l'ordre. — Vraiment! dit le roi; eh inen ! je désire en être débarrassé à l'instant. ■» Au même moment, un coup de sifflet fit tomber la forêt comme par enchantement, i Ah ! mesdames, s'écria la duchesse do Bourgogne, si le roi avait demandé nos têtes, M. d'Antin eût été capable de les faire tomber de même. ■ On a donné le nom de ce personnage, qui a laissé des Mémoires inédits, à l'un des plus élégants quartiers de Paris.
AntIN, bourg de France (Hautes-Pyrénées), arrond. et à 24 kilom. de Tarbes, sur un affluent du Boucs, qui se jette dans l'Arros ; 410 hab. — Ane. seigneurie du Bigorre, érigée en marquisat en 1612, et en duché en 1711.
ANTINATIONAL, ALE, AUX {si — de an(l, et national) adj. i^ui est contraire à l'esprit, aux us-ages, aux intérêts de sa nation : Traité antinationai,. Politique antinatIi>nale.
ANTINÉPHRÉTIQUE (de on(i, et néphrétique) a. m. et adj. Se dit des remèdes contre les maladies des reins, les douleurs néphrétiques. — Un antinéphbétiqce. Friction ANTINEPHRÈTigCE.
ANTINÉVRALGIQUE (de anti, et névralgique) n. m. et adj. Se dit de toute médication, de tout remède propre à combattre la névralgie : Un antinévbalgiqce. Fumigation ANTINEVRALGIQUE.
ANTINÉVROTIQUE (de anti, et névrotique) n. m. et adj. Qui a la propriété de guérir les névroses : Un antinévbo- TiyoE. Médication antinévbotiqce.
Antinoé, Antinopolis ou Adrianopous, villo de l'anc. Egypte (Thébaïde), sur le Nil. Elle prit le nom de Antinoè quand l'empereur jidrien y eut fait bâtir un temple en l'honneur do son favori Antinous, qui se noya dans le Nil près de cette ville. Ruines anciennes au village actuel de Cheikh-Abaddèh.
Antinoé. Temps hér. Fille de Céphée, roi de Tégéc. On dit qu'elle fonda la ville de Mantinée, où une colonne lui fut élevée.
— Zool. Genre d'annélides. Syn. de polynoe. ANTINOÏES n. f. pi. Fêtes que l'empereur Adrien institua
en l'honneur d'Antinous, son favori.
ANTINOMIANISME (ni'ss) n. m. Ensemble do doctrines des aiitiu'jinieiis.
ANTINOMIE (de anti, ot du gr. nonios. loi) n. f. Dr. Coniradictiun entre deux lois, entre deux dispositions d'une
— l'hilos. Système de deux propositions contradictoires ; opposition de deux idées, de deux concepts, do deux phénomènes.
— ENiYrL. Philos. Antinomies de Kant. C est Kant qui, le premier, introduisit dans la langue philosophique lo mot antinomie, qu il appliqua au système de deux propositions contradictoires alfirmécs à égal titre par la raison. Or, si l'on cherche à résoudre les quatre problèmes fondamentaux qui peuvent se poser relativement à la cosmologie rationnelle, on s'aperçoit que chacun d'eux peut se résoudre de deux façons opposées.
I" ANTINOMIE. — Thèse. « Lo monde a un commencement dans le temps et des bornes dans l'espace. . I^ preuve se tire de la contradiction logique do l'idée d'une série infinie, et cependant donnée : donnée, c'est-à-dire, quant au temps, écoulée; et quant à l'espace, nomhrable.
Ânlilhése. • Le monde n'a ni commencement ni bornes. • La prouve se tire de l'impossibilité d'un temps ride et d'un e-ipace vide enveloppant le temps et l'espace hnis du monde.
II» ANTINOMIE. — Thèse. • Touto substance composée « l'est do parties simples. « Sinon, dans le cas d'une décomposition, c'est-à-dire quand la forme do l'agrégat disparaîtrait, il ne resterait plus rien.
— Antilhèie. " .Aucune chose composée no I est de parties simples, et nulle part il n'existe rien do simple. . En effet, si loin qu'aille noiro division, nous arrivons toujours à quelque chose qui est dans l'espace: or quelque chose dans l'espace a toujours une étendue, est donc toujours divisible. . . . ,
III» ANTINOMIE. — Thèse. • Tout ce qui arrive dans le monde no dépend pas uniquement des lois naturelles; il faut admettre aussi une cause libre. . En effet, dans la série des causes naturelles, nous n'arrivons jamais à un dernier terme inconditionné : la liberté seule peut constituer ce terme suprême, seule eUe est une cause qui ne réclame pas une autre cause au-déssns de soi.
— Antithèse. • n n'y a pas de liberté, mais tout dans
ANTIiNOMIEN — ANTIOPE
le monde arrive suivant les lois de la nature. .. L-jdée de liberté rendrait toute expérience impossible en ébranlant le nrincipe de causalité ; et, en outre, la raison persiste à demander quelle est la cause qui détermine la liberté dans un sens ou dans l'autre. ...
IV' ANTINOMIE. — Tkèse. « Le monde doit avoir pour cause ou renfermer comme un de ses éléments, quelque chose de nécessaire en soi. » En effet, tout changement dépendant d'une condition qui seule le rend nécessaire, il ïWLt qu'en délinitive il y ait quoique chose de nécessaire on soi dont tout le reste dépend. .
— Antithèse. ' Il n'y a nulle part, ni dans le monde, ni hors du monde, comme sa cause, un être absolument nécessaire. • En effet, la raison se refuse à admettre une nécessité dernière ; elle demande toujours à nouveau sous quelle condition ce quelque chose est nécessaire.
Kant prétend trouver la solution de ces antinomies dans l'idéalisme transcendenlal. (V. ce mot.) Pour les deux premières, on dira que, comme chose en soi, le monde n'est ni limité ni illimité, ni composé d'atomes, ni intiniment divisible: car il «n'est, comme chose en soi, ni dans l'espace, ni dans le temps. Pour la troisième antinomie, on dira que l'antitlièse est vraie dans le monde phénoménal {tout a sa cause naturelle, si par là on entend tout phénomène), et que la thèse peut être vraie pour le monde nouménal (la chose en soi, qui ne tomije pas sous les conditions de la connaissance, peut être spontanéité absolue). De même pour la quatrième antinomie : dans le monde phénoménal, tout est conditionné , mais nous ne savons rien de la chose en soi, et il se peut que dans ce domaine-là existe un être nécessaire, condition non empirique et par conséquent inconditionnée de la série entière des phénomènes.
Remarquons, en finissant, que l'antinomie qui aboutissait, pour Kant, à la négation de la métapliysique, est devenue, pour Hegel, l'instrument par excellence de la raison et de la loi universelle dos choses. X. Hegel.
ANTINOMIEN (in — de anti, et du gr. iiomos, loi) n. m. Membre d'un parti luthérien dirigé par Agricola, docteur du xvi" siècle, qui déclarait la loi mauvaise et pernicieuse et soutenait que la foi seule, sans condition, est le fondement du salut. Le parti eut ensuite pour chef Armsdorf. ANTINOMIQUE adj. Qui forme antinomie, qui es. contradictoire.
ANTINOMIQUEMENT adj. Par antinomie, contradictoirement.
ANTINOMISME {yniss) n. m. Opposition à la loi, et particulièremeni doctrine des antinomiens.
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ANTINOMISTE (miss) n. m. Celui qui aime, qui
l'antiiiuinie.
Antinopolis. Géogr. anc. Y. Antinoé.
AntinORI (Louis-Antoine), savant antiquaire, né a Aquila, dans l'Abruzze, vers 1720, mort en nso. Il entra dans les ordres. Il recueillit un grand nombre d'inscriptions inédites, qu'il expédia à Muratori, qui puldiait alors son Thésaurus. Il envoya au même érudit des chroniques de l'Abruzze datant du xm' siècle. Il mourut avant d'avoir pu rédiger les notes qu'il avait amassées. — Son frère, Gensaro Antlnori, les publia, mais sans méthode.
AnTINORI (le marquis Horace), voyageur italien, né à Pérouso en 1811, mort on 1882. 11 a été plusieurs fois en Afrique, soit sur les bords du Nil Blanc (1850-1861), soit en Egypte, sur les bords de la mer Rouge et en Tunisie, soit dans le Choa, où il est mort après avoir poussé une pointe jusque dans le pays des Gallas. Il avait réuni des collections d'un pri.v inestimable pour les savants désireux d'étudier l'Afrique équatoriale.
Antinous ( de -4iifmoi(s, n. pr.), constellation voisine de l'Aigle comprenant les étoiles -rj, 8, t, « et '(..
Antinous, prince d'Ithaque, homme grossier et cruel, et l'un des prétendants de Pénélope. Il fut, un des premiers, tué par Ulysse.
Antinous, jeune esclave bitliynien, d'une grande beauté, favori de l'empereur Adrien. Il se noya dans le Nil, et Adrien, qui le pleura, lui érigea des temples dans toute l'étendue de l'empire et lit reproduire son image par les artistes les plus fameux. La beauté d'Antinoiis ost devenue proverbiale, et son nom a passé dans la langue pour désigner un homme d'une beauté accomplie.
Antinous (statdes et représentations DIVERSES d'). Adrien avait rebâti la ville de Bésa en l'honneur d'Antinoiis. Il lui érigea, en outre, un temple à Mantinée ( Arcadie), institua des jeux en mémoire de lui et le plaça parmi les astres.
De là nombre de bustes et statues d'Antinoiis. Son efHgie se trouve aussi sur beaucoup de médailles et de pierres gravées. L'expression do sa figure a quelque rapport avec celle do Bacchus. Il est représenté tantôt sans attributs ni modifications idéales, tantôt sous le caractère d'un héros déifié, et tantôt enfin sous le caractère et avec les attributs d'une divinité déterminée, comme Apollon, Bacchus. le Soleil, Antir
Agathodiemon, etc. Les plus célèlires statues d'Antinoiis sont celle du Belvédèi tican, et celle de la salle d'Hercule, au Capitole.
ANTIOBÉSIQUE (de anti, et obésiqiie) n. m. et adj. Qui combat, qui provient l'obésité ; Un antiobésique. Régime
ANTIOBÉSIQUE.
Antioche, auj. AntakiÉH, villo célèbre de Syrie, sur l'Oronte. à 35 kilom. de la mer. Elle fut fondée par Seleucos Nicator, en 301 av. J.-C. Capitale de la Syrie, résidence des Séloucides, elle resta pendant des siècles une des principales cités du monde, klle compta plus de .soo.ooo hab., et fut célèbre par sa richesse, par sa magnificence et son luxe.
— Enotcl. Enlevée aux Séleucides par Tigrane, rci
Va-
d'Arménie, en 83, elle fut bientôt après rendue par Lucullus à Antiochos Philopator. Quand Pompée conquit la Syrie (en 64), Antioche conserva son autonomie. Elle fut comblée des bienfaits de César et d'Auguste, et reçut d'Antonin le droit italique. Cela n'empêcha pas que les émeutes ne fussent très fréquentes dans cette remuante cité. — Il reste des ruines importantes de l' Antioche romaine ; des aqueducs, des catacombes, et une grande partie de l'enceinte, avec des tours et des portes. Anliuclie tient une place considérable dans l'histoire des origines du christianisme. Ce fut une dos sept Eglises primitives. Elle lut souvent visitée par saint Pierre et saint Paul ; et c'est IS que les disciples du Christ prirent pour la première fois lo nom de ■> chrétiens». Antioche devint le siège d'un patriarcat ; et, de 252 à 380, il s'y tint dix conciles. Dans les premiers siècles de notre ère, cette ville eut à souH'nr Imlii des maux (de terribles tremble-
MtMaiUo d'Antiocbos U-f
taille (216;. 11 ne tarda pas, néanmoins, à réparer cette défaite, conquit la Judée, la Phénicie, la Cœlésyrie, toute l'Asie Mineure, et battit les Parthes. Il fut arrêté dans ses succès par les Romains, qui lo sommèrent de rendre la liberté aux villes greCc'iues d'Asie. A l'instigation des Etoliens et d'Aninbal, il déclara la guerre à Rome.
Vaincu aux Thermopyles (191) et à. Magnésie (190), il dut reculer derrière le Taurus et payer un é
ments de terre : en 115 sous Trajan, puis sous Justin et sous Justinien, une série de sièges et de destructions partielles). Prise par les Perses de Saper en 268, saccagée par Chosroès en 510, Antioche fut rebâtie par Justinien. Elle fut conquise par les Sarrasins en 635, reprise au X" siècle par Nicéphore Phocas. empereur d'Orient, enlevée .^e nouveau par les musulmans en 1084. Elle tomba au pouvoir des croisés en 1098, après un siège mémorable qui avait duré huit à neuf mois, et elle devint le siège d'une principauté franque. Cette principauté subsista près de deux siècles. Mais, en 1268, .\ntioclie retomba aux mains des musulmans. Aujourd'hui, sous le nom de Antaku'h, c'est une petite ville turque, d'environ 24.000 habitants, qui fait partie du vilayet d'Alep. Elle a été souvent très éprouvée par des tremblements de terre, notamment par celui de 18';2. Mais elle conserve quelque prospérité, et elle reste le centre religieux de plusieurs sectes chrétiennes d'Orient. Patrie du poète Archias et de saint Jean Chrysostome.
— ■ BiBLioGK. : 0. MuUer, Antiijuitates Antiochenr (Gbttuigue, 1839).
Antioche, nom de diverses villes fondées ou rebâties par Seleucos Nicator, roi de Syrie, ou par les princes de sa dynastie, on Comagène, en Margiane, en Carie, en Mésopotamie, en Cilicie, etc.
Antioche (pertdis u'), détroit sur la cote occidentale de France, entre les lies de Ré et d'Oléron. Le 15 juillet 1815, Napoléon se rendit dans ce détroit, à bord du Ùellérophon, pour passer en .Angleterre.
Antioche- DE -PISIDIE, ville anc, sur la frontière de Phrygie et do Pisidie. Elle fut fondée par les habitants de Magnésie, déclarée libre par les Romains, vers 190 avant notre ère. Sous Auguste, elle prit le nom de Césarce et fut élevée au rang de colonie, avec droit italique. ANTIOCHIDE {ki) n. f. Nom d'une tribu d'Athènes à laquelle appartenait Socraie.
Antiochos ou Antiochus. Co nom fut porté par treize rois de Syrie de la dynastie des Séleucides : Antiochos I«', Sàter (Sauveur), 2< roi séleucide de Syrie, de 281 à 260 av. J.-C, fils de Seleucos I", reçut son surnom pour avoir sauvé le royaume d'une invasion des Gaulois, grâce â ses éléphants. (Il fut moins heureux contre le roi de Pergame et contre Ptolémée Philadclphe : il fut tué dans un combat, prèsd'Ephèse):— AntiocUos il, Théos (Dieu^, 3" roi séleucide,
de 260 à 241 av. J.-C. fils du précédent. (Son fut donné par les Milésiens, qu'il délivra de la tyrannie. Il continua avec succès la guerre que son p< rc avait entreprise contre Ptolémée II, roi d'Egypte. Il épousa Bérénice, fille de Ptolémée. après avoir répudié sa première femme, Laodice ; il la reprit à la mort de Ptolémée et mourut empoisonné par elle, l'an 247 av. J.-C); — Antiochos, surnommé Hierax (l'Epervier), fils du précédent et do Laodice. (Il essaya vainement de détrôner son frère Seleucos Callinikos ; après mille aventures, il périt misérablement, tué par des brigands) ; — Antiochos III, surnommé le Grand. 6" roi séleucide, de 222 à 186, frère et successeur de Seleucos III. (Il tenta de reconquérir b. Cœlésyrie sur le roi d'Errypte Ptolémée Philopator . mais il fut vaincu à Rapnïa, dans une sanglante ba-
Médaille d'Antiochos III.
Médaille d'Antiochos VIII.
tribut. Pour s'acquitter, il voulut piller le templedoBelàElymaïs; mais il fut tué par le peuple, indigné de ce sacrilège) ; — Antiochos W, surnommé Epiphane (l'Illustre) ou Epimane (l'Insensé), fils du précédent et successeur de Seleucos IV, roi de 174 à 164 av. J.-C. (Profitant de l'enfance de Ptolémée Philométor, il pénétra en Egypte, s'empara de Memphis et du jeune prince; mais bientôt les Romains le contraignirent à rendre ses conquêtes. Les Juifs s'étant révoltés contre lui, il marcha sur Jérusalem, et fit égorger, dit-on, 80.000 habitants de cette malheureuse ville. C est par ses ordres que périrent les sept Macchabées, ainsi que leur mère et Eléazar. Mathathias et Judas Macchabée battirent les troupes d'Antiochos Epiphane en plusieurs rencontres, et ce prince mourut des suites d'une chute en allant combattre les deux héros Israélites) ; — Antiochos 'V, surnommé ÈupatoT (né d'un bon père), roi de 164 à 162 av. J.-C, fils du précédent, auquel il succéda à l'âge de neuf ans. (U laissa l'autorité à son général Lysias et fut bientôt détrôné et tué par son cousin Démétrios. Ses généraux firent la guerre aux Juifs et furent repoussés par les Macchabées) ; — Antiochos 'VI, surnommé Dionysos, roi de 143 à 142 av. J.-C. (Kils de I usurpateur Alexandre Bala, il fut élevé au trône par Tryphon, qui bientôt le tua et prit sa place) ; — Antiocùos 'Vil, surnommé Sidétés (le Chasseur), roi de 13U à 131 av. J.-C (Fils do Démétrios Sôter, il renversa l'usurpateur Tryphon, et prit sa place. Il périt dans une bataille contre les Partîtes) ;— Antiochos 'Vlll, surnommé Gryphos iau nez crochu), roi de 125 à 97 av. J.-C. (Fils de Démétrios Nicator et do Cléopâtre. il fut élevé au trône par les intrigues de sa mère, qui espérait régner sous son nom, mais qu'il empoisonna. Toutefois, son frère Antiochos de Cyzique, le contraignit àlui céder une partie de ses Etats. Il périt assassiné par un de ses sujets): —Antiochos IX, surnommé Philopator, dit aussi de Ctjzique (parce ([u'il fut élevé dans cette ville), roi d'une partie de la Svno (Cœlésyrie et Phénicie) de 111 à 96 av. J.-C. (A la mort do son frère Antiochos VIII, il voulut s'emparer de toute l;i Svrie, et fut tué dans un combatl ; — Antiochos X, surnommé Eusébe (pieux), roi de .Syrie de 96 à 90 av. J.-C, fils du précédent. (Il détrôna Seleucos VI et fut sans cesse en lutte contre les fils d'Antiochos VIII. Il périt sans doute dans une bataille contre les Parthes); — Antiochos XI, surnommé Èpiphane-Philadelphe , fils d'.Yntiochos VIII, roi de 95 à 92 av. J.-C. (Il régna avec son frère Philippe après là mort de leur frère aine Seleucos VI, brûlé vif dans Mopsucste. Il se noya dans l'Oronte après un combat contre Antiochos X) : — Antiochos XII, surnommé Dionysos, cinquième fils d'Antiochos VIII, successeur do son frère Démétrios III, périt dans une expédition contre Arétas, chef d'une tribu arabe. (Il avait régné de 87 à 83 av. J.-C); — Antiochos XIII, surnommé l'Asiatique, fils d'Antiochos X, régna do 68 à 64 av. J.-C, et fut dépouillé par Pompée, qui réduisit la Syrie en province romaine. (11 fut le dernier roi de Syrie et de la dynastie des Séleucides).
— BiBLior.R. : Hoffmann, De Mlis ab Antiocho Epiphano ttdrersus Ptolemxum ijeslis (Erlangon, 1835).
Antiochos ou Antiochus, nom commun à quatre rois de la Comagène : Antiochos I" embrassa le parti de Tierane contre Pompée, l'an 69 av. J.-C. (il secourut ensuite Pompée contre César). — Antiochos II, accusé d'un assassinat, fut exécuté en 29, par ordre d'Auguste. — A la mort d'ANTiocHos III (17 de J.-C), Ut Comagène l'ut réduite en province romaine. — Antiochos IV [Epiphane), à qui Caligula rendit en 38 le royaume de ses ancêtres, régna pendant plus de 30 ans et fut détrôneen 73. (La Comagène redevint province romaine, et Antiochos IV passa le reste de sa vie à Rome).
Antiochos d'Ascalon, philosophe académicien, successeur de Philon, qui inclinait vers le stoïcisme. Il enseigna surtout à Athènes, et mourut en 69 av. J.-C. Il fut le maitre de Lucullus, de Varron et de Cicéron.
ANTIODONTALGIQUE (de anti, et odontalqique) n. ni. et adj. Se dit des remèdes employés contre l'odontalgie, ou mal de dents : Un antiodontalgiqce. Remède antiodontalgujde. Syn. antiodontique.
AntIOPE (de Aniiope, n. mythol.), planète télescopique, n*^ 90, découverte par Luther en 18G6.
AntiOPE, reine des Amazones, fut vaincue pai Hercule, qui avait reçu d'Eurysthée l'ordre de lui enlever sa ceinture, et épousa ensuite Thésée, dont elle eut Hippolyte.
AntIOPE, fille do Nycteus, roi de Tlièbos, fut séduite pendant son sommeil par Jupiter, qui avait pris la forme d'un satyre, et qui en eut deux fils : Zothus et Amphion. Elle était célèbre dans toute la Grèce pour sa beauté. Sa tante Dircé, la reine de Thèbes, renferma par jalousie et la traita cruellement. Elle parvint à s'échapper dans la suite et à se réfugier auprès de ses deux fils, çiui s'emparèrent de Dircé et l'attachèrent aux cornes d'un taureau sauvage. (V. taureau.) Mais Bacchus, pour venger Dirce, qui avait toujours célébré les bacchanales avec une grande solennité, frappa Antiope de démence.
Antiope {rkprAskntations nivKRStis d'). La fablo d'Antiopo, aiiii'-o (io Jupiter, ot poursuivie par la haino do Lycos Ot do Diri-ii sa IYmiiiuo. a souviMit servi de tliôriie aux artistes aiicifus et iinidin'iM^s. l*armi kvs u-uvri-s aiiciuniios, il faut sitîualor lo groupe pittoresque du Taureau l''arn<^se, qu'on pourraitégale mont nommer «laVongtanco d'AntiopO" (V
TAOKKAU l'An
J'art moderne
il convient sur tout do ni 11 tionnor 1 An î'iOpeetJupïtt do Titi(n o l'on voit Jupi ter sous la loi* me d'un bityiL surprenant An tiope end ii mie; VAnt endormie 1 Corrôgo t bleau au s it i carré du I o i vre, ot dans I quel l'Ani
COUCllO s 11
peau dt I dorlprùsd V
tiope, pendant Anliope LMun.rrnif, a après le Correge.
quun satyre
soulève la draperie dont s'était enveloppée la dormeuse.
AnTIOQUIA, un des neuf anciens Etats-Unis de Colombie, dont il forme aujourd'hui un département; 464.000 hab. Capit. Mt'telin.
ANTIPAPE n. m. Nom donné aux papes qui ne sont point roconnus par l'Eglise, et qui ont été élus irrégulièrement, soit par une faction ecclésiastique, soit par un parti politique.
— Encycl. Hist. Lo Dictionnaire de Trévoux et VEnq/clopi'die de Diderot comptent vingt-huit antipapes ; l'abbé Vallemont en reconnaît trente-doux, et d'autres trentecinq ou trente-six.
Lo premier des antipapes est Novatien. nommé seulement par quelques évoques, en 25ï. Vinrent ensuite Félix, proclamé en 355 ; Urcisin, en 366 ; Eulalius, en 418 ; Lauroni. en 498; Pascal, on 687, et Théodore la même année ; Thëophylacte,en 757; Constantin, en 767; Philippe, en 768 ; Zizime,en 824; Anastase, en 855 : Sergius, en 891 ; Christophe, en 904 ; Francon, sous le nom de n Boniface VII », en 971 ; Philagathe, dit " Jean XVI », en 997; Grégoire, en 1012 ; Joan, sous le nom de « Sylvestre III », en 1044 ; Jean, évê(|ue de Velletri. sous celui de « Benoît X ", en 1058; Cadalos, dit « Honorius II «, en 1061 ; Guibert, dit » Clément III «, en 1080 : Albert, Théodoric et Maginulf, en UOl ; Maurice Bourdin, dit « Grégoire VIII », en 1118 ; Pierre de Léon, sous lo nom de « Anaclet II », en 1130 ; Grégoire Conti, sous celui de « Victor IV ■>, en 1138; Octavien, dit <■ Victor V «, en U59 ; Guy de Crème, dit n Pascal III », en 1164 ; Jean, abbé de Sturm, dit » Calixte III », en 1168; Lando Sittino, dit « Innocent III ", en 1178 ; Pierre do Corbiôres, dit « Nicolas V « , on 1328 ; Robert de Genève^ opposé, en 1378, sous le nom de " Clément VII >>. à Urbain VI, et qui lixa sa résidence à Avignon ; Gilles Muiioz, dit n Clément VIII », en 1424. Amédée de Savoie, sous le nom de n Félix V », clôt, en 1439, la liste des antipapes.
ANTIPAPISME {piss — de anti, et papisme) n. m. Etat de l'Eglise pendant le règne d'un antipape ; ce règne même. Il Opinion ae ceux qui ne reconnaissent pas la suprématie spirituelle du pape.
ANTIPAPISTE [piss — rad. antipapisme) n. m. et adj. Qui est opposé aux papistes, aux partisans de la suprématie spirituelle du pape, au papisme.
ANTIPARALLÈLE {de anti, et parallèle) adj. Géom. Se dit de doux droites qui, sans être parallèles, forment, avec une troisième, des angles égaux, ii Sections antiparallèles. V. SECTIONS PLANBS.
— n. m. Rhét. Figure qui consiste dans la répétition des mêmes mots dans un ordre inverse.
— Encycl. Géom. Imaginons deux lignes droites A et B parallèles ou concourantes . et coupons-les par deux séries do droites, les unes formant avec A un angle V, les autres formant le même angle V avec la ligne B. sans être parallèles aux premières ; doux droites^ de la même série sont parallèles; doux droites appartenant à deux séries différentes sont dites antiparallèles.
ANTIPARALYTIQUE {de anti. et parali/tiqup) n. m. et adj. Se lit (1^^ riMiièdes, des médicaments cmplovés contre lo^ [.ar.il\si,'s. ^ -^
^•ANTIPARASTASE {s(a~gr. nntiparastasis, démonstra- '*) n.: t- Figure qui consiste à démontrer que
ANTIOPK — ANTIPIILOGISTIQUE
lo anti. ot parlementaire) adj.
l-'ment, d'une assemblée dé-
\N riPAELEMENTAIRE.
. délibérantes : Publiciste anti-
ANTIPARÎ-EMENTATTE Opposé aux , .
libérante : .\
PARLEMENTAIRK.
— Par anal. Se dit do toute parole contraire aux convenances, i»rononcéo on présence do plusieurs personnes.
Antiparos, ilo dos Cyclades, en face de Parus, dont elle est éloignée de 3 kilom. ; 500 hab. Elle produit en petite quantité du vin et du coton. Cetto ilo, masse de marbre blanc, doit uniquement sa célébrité à sa magnifique grotte à stalactites, découverte dans les temps modernes, visitée par de Nointel, amt)assadeur de Louis XIV, par Tournetort et par plusieurs autres voyageurs illustres.
AnTIPAS. lïis!. V. IIliRODIî AnTIPAS.
Antipater ou AntiPATROS, général macédonien, lieutenant do Philippe ot d Alexandre, né vers 397, mort on 317 av. J.-C. 11 fut chargé par Alexandre, pondant son expédition d'Asie, du gouvernement do la Macédoine, pacilia la Thrace ot lo Péloponèse. Dans lo parta^'O des provinces qui suivit la mort du conquérant, Antipater conserva la Macédoine. Il eut à combaitro les Grecs soulovt's à la voix do Démosthôno. Vaincu près de Lamia, il
I II .1 ,léM;édans cetto ville, puis délivré par Cratère. Il
' iisuiteles Albôniens ot leurs alliés à la bataille do
I ' in. et ne leur accorda la paix qu'à des conditions U' uji-rouses (322). Antipater entra ensuite dans la coaliiKHi r.intre Perdifc^as, et mourut dans un âge fort avancé.
Antipater ou AntipatrOS, roi do Macédoine, fils de Cas^an'lre ot peiit-Iiis du général Antipater, monta sur le troue I an iW av. J.-C, fut chassé de ses Etats en 294 ]',ir |ii TiMirn's Poliorcète, et tué ])Ius lard par Lysîmaque, ■ luiK ii av.ut rpousé la lillc Eurydice.
Antipater, Plduméen, père d'Hérode le Grand, iicvcu du précédent et potit-tils de Cassandro. Il s'attacha au parti do César, qu'il accompagna en Egypte, et l'ut nommé par lui procurateur do la Judée. Il rélablit la tranquillité «h- ce pavs, au milieu dos troubles et • les L'ueii-es rivilrs (jmi ri.M-liiraiont l'empire romain, ot mn.inii eiii|i.jisuniM:- n.ts laii 1:1 av. J.-C.
Antipater ou Antipatros, fils aîné d'Hérode le iiiai.'l et <ie sa i»remiére femme Doris. Il fut disgracié I>:ii .Ml [lère, qui avait répudié Doris pour épouserMaii.iimif. Kappelô bientôt par ïlérodo, qui voulait l'oppoi-i- a ses deux autres fils, Alexandre et Aristobule, il lonspira lui-mémo contre son père, qui le rit mettre ù. mort l'an 4). C'est au sujotde cette destiuée tragique qu'Auguste disait, par une double allusion : <■ Il vaut mieux être le porc que le fils d'Hérode. »
Antipater (L. Cœlius), historien, orateur et juriste romain, maître do Crassus, contemporain des Gracquos.
II avait composé une histoire de la seconde guerre punique.
Antipater ou Antipatros, nom de plusieurs écrivains. Les plus connus sont : Antipater de Sidon, poète du temps do Sylla, dont plusieurs épigrammes sont conservées dans l'Anthologie; — Antipater de Thessalonique, poète du temps d'Auguste, auteur, lui aussi, d'épigrammes conservées dans V Anthologie; — Antipater de Tarse, philosophe stoïcien du n" siècle avant notre ère. (Il fut le disciple de Diogène le Babylonien, l'adversaire de Carnéade et le maître de Paiiaetius. Il avaH composé des traités sur les dieux et sur la divination); — Antipater de Tijr, philosophe stoïcien, maître de Caton d'Utique; — Antipater de Éiérapolis, rhéteur du temps de rerajjereur Sévère. (Il fut secrétaire do cet empereur, consul et gouverneur de Bithynie.)
ANTIPATHAIRES (rad. an;!/)aîfie)n m pi *=;ous ordre de coralliaires ou anthozoaires, renfermant di*^ colonies de po ly pes à écorce non calcifiée et a axe corne a\ ec polypes a\ ant To plus souvent six tentacules. Deux familles : antipa- \ ihidès, gèrardidés. — Un ^ ^ antipathaire. -^
ANTIPATHE n. m. Genre .^ de coralliaires, type de la \^ famille des antipathidés, . > renfermant des polypiers à \.
polypes munis do six tenta- " cules, et axo noir ramifié ; les espèces de ce genre sont ordinairement désignées sous le nom de covail noir.
Citons l'aiïtipalhes larix.
ANTIPATHE {du gr. antipathès, contraire) n. m.
et adj. Opposé par les sentiments, etc. : L'hôtel de Sambouillet est Tantip.^the de l'hôtel d'Ocliy. (Chapelain.) [N'a guère été employé qu'au xvii" siècle.]
ANTIPATHER v. a. Barbarisme argotique qui signifie Ilair extrêiiiernenit, avoir en horreur.
Antipathe.
ANTIPATHIDES n. m. pi. Famille de coralliaires, rencomme genres principaux : Vantipathe, le cirripa-
- Un ANT1PATUIDÉ.
the, VarachnopaOh
ANTIPATHIE (çr. antipalheia; de anti, contre, et pathos, passion) n. t. Aversion instinctive, nui ne repose sur aucun motif distinctement perçu ; Avoir de /'antipathie pour une personne, pour une chose, ^'antipathie 7i'est qu'une haine violente qui ne raisonne pas. (Vauvon.)
--Se dit même en parlant des animaux ou des choses : Il y a ANTIPATHIK naturelle entre le chien et le loup.
— En T. de peint. Défaut d'harmonie entre deux couleurs :
Ainsi, par une teinte avec art assortie,
Vernet de doux couleurs éteint l'antipathie. Deulle-
— Encycl. h'antipathie qu'on éprouve pour une personne ou pour une chose peut être occasionnée par une multitude de circonstances, qui naissent, en ce qui regarde les personnes, des oppositions d'âge, de goûts, de tempérament, do caractère, d'opinions, etc., ot, en ce qui concerne les choses, de l'action plus ou moins désagréable qu'elles exercent sur notre organisation.
— Syn. Antipathie, aversion, haine, répugnance. Arersion est plus énergique qu'antipathie, haine est plus énergique qu'aversion. En outre, l'arer^JOH et Vantipathie peuvent ne reposer sur rien, tandis que la haine, en général, naît de la passion ou du ressentiment d'un cœur Irrité et plein de fiel. La ri'-pugnance empêche qu'on ne fasse les choses de bonne grâce, et donne un air gêné.
— Anton. Bienveillance, faveur, Intérêt, prédilection, sympathie.
ANTIPATHIQUE (rad. antipathie) adj. Contraire, qui répugne inslinciivement (se dit dos personnes, des animaux ot 3es choses) : La marmotte est, comme le chien, antipathique avec le chat. {B\ïff.).
— Couleurs antipathiques, Peint. Couleurs qui ne s'accordent pas.
— Anton. Bienveillant, lavorable, sympathique. AnTIPATRIDES. nom donné à la dynastie macédonienne fondée par C-assandre, fils d'Antipater.
ANTIPATRIOTE (de ««(1, et patriote) n. m. Celui qui manque de patriotisme.
ANTIPATRIOTIQUE (ra^L antipatriote) adj. Opposé au patriotisme. (Se dit des sentiment», des actes, des principes, mais non des porfionnos.)
ANTIPATRI0TI8HC {tiu — rad. antipatriote) n. m. Sentiment opposé au patriotisme.
Antzpatris, ville do l'anc. Judée, probablement sur la rouru do Jérusalem ù. Césarée, appelée primitivement Chaphnrinlama, eu C'hapharnt'fja. Hérodc, l'ayant agrandie, lui donna le nom do son père, Antipater.
Aktipaxo (anciennom. Propaxos), une des lies Ioniennes, entre Corfou et Céphalonicsur la côte d'Epire, vis-â-vis !o golfe d'Arta, au S.-E. et en face do Poj:o. Elle comte une centaine d'habitants, p/!cheurs pour la plupart. Culture de la vigno, do l'olivier et des arbres fruitiers.
ANTTPEPTONE (do anti, et peptone) n. f. Ce qui, des albuminoïdes, n'est pas liquéfie et transformé on peptone par lo suc pancréatique.
ANTIPÉRIODIQUE (de anti, ot périodique) D. ni. ot adj. So dit des médicaments doués de la propriété de prévenir et d'arrêter les accès des maladies intermittentes ou périodiques, telles que les fièvres intermittentes, les névralgies ; Un anti périodique. Potion antipi^iodiqce. Syn. de féurifugk.
— Encycl. Lo quinquina et ses préparations se placent en této des anliperioaioues (ou fébrifuges). Viennent ensuite l'acide arsénieux, l'arséniate de soude ou de potasse, et un certain nombre de matières végétales : la nébéornie, la praxine, la salicine, l'écorco de chéne, le café non torréfié, la racine do gentiane, lo Colombo, lo bois de quassia amara, l'absintlie, la camomille, l'alkékenge, la petite centaurée, le >■ gelsemium nitidum ».
Les antipériodiques s'emploient ordinairement, mais non exclusivement, dans les fièvres intermittentes ; ils sont indiqués dans toutes les maladies d'origine miasmatique, quelle qu'en soit la manifestation.
ANTIPÉRISTALTIQUE Istal ~ de atUi, et péristaltique) adj. Se dit des contractions de l'ostomac et oes intestins, qui, se produisant en sens inverse des contractions pérw/a/tiques (v. co mot}, font cheminer les matières alimentaires on sens inverse de leur progression normale. Les contractions antipéristaltiques n'existent probablement que dans les états pathologiques.
ANTIPÉRISTASE [sta — de anti, et du gr. péristaftis, entourage) n. f. Dans l'anc. phys.. Action de deux qualités contraires, dont l'une sert à rendre l'autre plus puissante : L'hiver augmente la chaleur du corps par antipkristase, c'est-à-dire par a contrariété de l'air voisin ». (Paré.)
— Encycl. On expliquait par X'antipéristase un certain nombre de phénomènes. C'est, disait-on, par antipéristase Que le feu est plus ardent pendant l'hiver que pendant 1 été ; que l'hiver augmente la production de chaleur animale, etc. Aujourd'hui, ces phénomènes s'expliquent par la théorie do la combustion : l'hiver, l'air est plus dense et contient plus d'oxygène sous un même volume. Cette même raison, jointe à l'ingestion d'une plus grande quantité d'aliments, explique la production plus grande de chaleur animale pondant la froide saison.
ANTIPESTIXXNTÏEL, ELLE ,ti-pèss-ti-lan-si — Ae anti, et pestilentiel) n. m. et adj. Se dit des moyens employés pour combattre la peste. Syn. antiloïmique.
AnTIPHANE, nom commun à plusieurs artistes, écrivains ou médecins grecs. Le plus célèbre était né à Rhodes vers 4iO, et mourut en 306 av. J.-C. Il composa, dit-on, 2G0 OU280 pièces ot fut, avec Alexis, le représentant le plus illustre de la comédie moyenne à Athènes. Il ne nous reste que des fragments de" ses œuvres.
ANTIPHARMAQUE (de anti, et du gr. pharmakon, poison) n. m. Substance qui combat, détruit l'effet délétère des poisons. Syn. antidote.
ANTIPHASIE (gr. antiphasis] n. f. Contradiction.
ANTIPHASIQUE (rad. antiphasie) adj. Contradictoire.
Antiphates, nom de plusieurs personnages dos temps hêruniuês, et dont le plus connu est un roi des LestriL:ons qui. dans l'Odyssée, dévore un des compagnons d Ulysse, délégué vers lui en ambassade.
AntipHELLOS ou AnTIPHELLUS, ville maritime do l'anc. Lycie (Asie Mineure;, qui servait de port à la cité voisine "de Phellos. Ruines d'un théâtre, de plusieurs temples et de curieux tombeaux. Auj. Antifilo.
ANTIPHERNAL. ALE, AUX (du gr. anti, à la place de, et phernè, dot) adj. Se dit des biens que le mari donne à la femme dans le contrat de mariage.
AntiphilE, peintre grec, élève de Ctésidémos, florissait vers 330 av. J.-C. Fut le contemporain d'Apelles ; résida aussi à la cour de Ptolémêe I". Ses tableaux étaient, paraît-il, conçus dans un style noble, mais il ne se refusait pas les sujets comiques et la caricature. Son portrait d'Alexandre le Grand était célèbre dans l'antiquité.
ANTIPHILOSOPHIQUE (de an/i, eiphilosophique)^à.i.Se dit des vues, des principes, des sentiments, des actes contraires à la philosophie, à l'esprit philosophique.
— On peut former avec ce mot : antiphilosophe, antiphilosophie, anti philosophiquement , antiphilosophisme, antiphilosophis/e.
ANTIPHLOGISTIQUE {Jiss — do anti, et du gr, phloffistikos, bn'ilél n. m. et adj. Se dit des moyens employés pour combattre les inflammations, et de ce qui concerne ces moyens : La saignée est un puissant antiphlogistique.
— Ch'im. Théorie antiphlogistique. chimie antiphlogistique. Nom donné dans l'origine aux principes sur lesquels Lavoisior a fondé la chimie moderne, par opposition à la théorie du phlogistique, inventée par Sthal.
— Méd. On comprend sous le nom de médication antiphlogistique l'ensemble des moyens employés pour combattre l'inflammation et l'éléva'tion do température qui se produit dans diverses maladies. Les antiphlogistiques directs s'adressent directement à l'état phleginasiqno ; tels sont : les saignées locales ou générales, les cataplasmes émollients. les lotions tièdes ou froides, les topiques froids (glace), les bains, l'alcool, les tisanes rafraîchissantes. Les antiphlogistiques indirects comprennent les altérants, les révulsifs, les évacuants, les contre-stimulants. (V. ces mots.) Broussais, qui accordait un rôle exagéré à l'inflammation, attribuait une laree part à la médication antiphlogistique ; de là le nom ae médecine anti~ phlogistique qu'on donna à sa méthode.