‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 331 sur 828 · ANTONIN — ANUS · texte numérisé non relu

ANTONIN — ANUS

il est sans famillo, sans nom, sans fortune. Adèlo, cédant aux insianuos do son pèro, est dovonuo la foinmo du colonel d'Horvoy, qui, au moment où l'action cunimonco, est allé rojoindro son régiment à Strasbourg, et a lai»sé sa femme L Paris. Antuny arrive juste ù tom|is jioiir sauver Adèle ; los chevaux do sa voiture s'étaient cmiiortés, elle allait périr. Antony les arrête ; grièvement blessé, il est soigné par Adèlo, ot, lorsqu'il est guéri, il obtient même do celle-ci un rondoz-vous. La jouno femme, qui veut rester lionnéto, cliorcho son salut dans la fuite : elle va il Strasbourg retrouver son mari. Mais Antony la rejoint. Elle devient sa mattrosse, et tous doux rentrent à Paris. Adèlo est partagée entre son amour ot ses remords ; elle rougit surtout devant sa lllle et veut se retirer du monde. .Sur ces entrefaites, lo colonel d'Hervey, averti par des lottr(!s anonymes, rentre à Paris. Adèlo refuse do suivre Antony qui lui propose de fuir, car elle ne veut, à aucun prix, que sa tille rougisse d'elle un jour. Antonv imagine un moyen terrible do sauver leur réputation 'ù toutes deux : au moment où lo colonel d'ilervoy va entrer, il frappe mortellement sa maîtresse. La porto s'ouvre : " Adèle !... s'écrie le colonel, en se jetant sur le corps do sa femme. — Morte, répond froidement Antony... Elle me résistait, je l'ai assassinée !... n

Cette pièce, qui fut un gros succès, et souleva d'unlenies polémiques, restera comme l'une des |.liis cri^ii.iriic ^ ii complètes victoires do l'école romantii|rii> ;, s. s .1. Lm ,,

Il fut do modo à cette époque, parmi -•.■ii.inis iimim's gens, do porter une longue chevelure et d allVcl-.r un ;iir l'atal, comme le héros do Dumas père. On los appelait des Aittojujs.

ANTONITME (dean(î, et du gr. onuma, nom) n. m. ot adj. Qui a un sons opposé : Laideur et beauté sont deux antonymes, deux tnotfs antonymks.

— Anton. Synonyme.

ANTONIfMIE (rad. antcimjme) n. f. Opposition de noms ou de mots .ayant un sens contraire.

— Anton. Synonymie.

AntOTO. Géogr.V. Entotto.

AntraIGUES ( Emnianucl-Henri-Louis-Alexandre iik I \UNAY, comte d'), publiciste, constituant, puis aventurier politique, no à Villeneuve-de-Berg (Ardéche) en n.i.ï, assassiné à Barnes-Terrace, près do Londres, en 1812. Il abandonna la carrière des armes pour so lancer dans le monde, où il eut de grands succès. Il se fit le mécène des gens de lettres et dos artistes et contribua à propager la découverte de Montgollier. Imbu des idées philosophiques du siècle, dès les premiers symptômes de la Révolution, il s'en montra l'apôtre enthousiaste. A la fin de 1788 il publia un Mémoire sur les états iiénéraux. Nommé député par ses compatriotes, il détermina la noblesse à renoncer à ses privilèges en matière d'impôts, se prononça pour la Déclaration des droits do l'homme; pui^ se métamorphosa tout à coup en défenseur ardent du pouvoir absolu et cmigra au commencement de ngo. On le vit ensuite ofl'rant à toutes les cours ses services contre la Révolution frani;aise, et recevant de toutes de l'argent. Arrêté à Venise en 1797, il parvint à s'échapper, repassa en Russie, y embrassa la religion grecque, devint conseiller de la légation russe à Dresde, trahit l'empereur Alexandre, en 1807, en livrant au cabinet britannique les articles seirots du traité de Tilsitt et résida dès lors à

Londres, d nu i! , i.ni a à cnfr.'f ■ une corespondance

active dans liiii. 1.1 -ir I.,,iiis \\\\\ ('est dans ces nouvelles iiiin-iics -luc I Mil a \ Il la i .iii,>e de son assassinat et de celui de sa Irumic, .\1" .<aiui Iluberty, artiste de 1 Opéra.

Antraigues-SUR-VOLANE, ch.-liou de canton (Ardèche), arr. et à 20 kilom. do Privas, à l'embouchure des ruisseaux du Colet-d'Avzac, du Mas et de la Bise dans la Volaiie, affluent do l'Ardèchc; 1.410 hab. {AntraiguinsA Ce village est situé à l'entrée d'un vallon très remarquable et très pittoresque du 'Vivarais. Aux environs, nombreux volcans éteints ; sources minérales. Restes d'un château où Honoré d'Urfé, l'auteur de l'AsIrée, passa sa jeunesse. Patrie du conventionnel Garnon. — Le caniou a n comm. et 9.769 hab.

AntrAIN-SDR-COUESNON, ch.-lieu de cant. (lUe-et- Vilaine), arrond. et à 26 kiloni. de Fougères, sur le fleuve côtier le Couesnon, en amont et près de son confluent avec l'Oysance ; 1.550 hab. (.l;i(i-oinow.^ Ch.de f. de l'Ouest. Fabriques d'étoff'es de laine; tanneries. En 1793, l'arrièrogarde de l'armée républicaine y fut taillée en pièces par les Vendéens. — Le cant. a 10 comm. ot 15.185 hab.

ANTRE (lat. antrum) n. m. Caverne ou grotte naturelle, profonde et obscure : Z'antrk d'un tigre, tes premiers hommes n'avaient pour demeures que des antres.

— Fig. S'applique aux lieux où l'on court un danger : i'ANTRE de la police, de l'inquisition, n L'antre de la chicane. Le palais de justice, l'étude d'un avoué, etc.

— Loc. proverb. : L'antre du lion, Lieu dangereux, où il est facile d'entrer, mais d'où il est très difficile de sortir. (Cette expression est tirée d'une fable de La Fontaine, le Lion malade et le Renard.)

— En T.d'anat.,Nora donné à certaines cavités des os. n Antreethmoldal,Ce\\<i\esAe,\'etii'aioïAe.\\ Antre d'Highmore, Excavation creusée dans l'épaisseur du maxillaire supérieur, et qui est plus souvent désignée sous le nom de sinus maxillaire.

— Encycl. Les antres avaient une importance toute pajticulière dans les cultes antiques. Ils en faisaient le séjour des êtres malfaisants et ennemis des hommes. C'est dans des antres que les poètes placent Cacus, Polyphème, et autres géants farouches. C'est dans des antres que la plupart des sibylles rendaient leurs oracles, hantre do Trophoniits était célèbre par l'horreur qu'il inspirait ù. ceux qui allaient consulter l'oracle qu'il recelait. Certains cultes, comme celui de Mithra, se célébraient dans des antres. Dans un traité intitulé De l'antre des iVymphes. Porphyre a indiqué les idées que les théologiens païens do son époque attachaient aux antres, qu'ils considéraient comme des matrices telluriqucs où la divinlé révélait sa puissance créatrice.

— Svx. Antre, caverne, grotte, tanière. La carerne e t un lieu vide, on forme de voûte. La grotte est surtout uno caverne pittoresque que vont visitei- les curieux. L'antre

est uno cavorno profonde ot très obscure. La lanière est uno cavorno habitée par uno bélo sauvage. Antre, ville antique de la Oaule, dont on trouve des

vestiges sur lo territoire de la commune des Villardsd'Iléria, cant. de .Moirans, arrond. do .Saint-Claude (Jura).

Le petit t/tc d'Antre (circonf. 600 m. environ) est situé derrière la montagne qui ferme le vallon dans letjuel se trouvent los ruines. Lo trop-plein do ses eaux se iévcne par des canaux souterrains dans le torrent d'Iléria.

Antrim, ville d'Irlande (eomli d'Anlrirn), près do I embouchure du .Six -. Mile -Wator, dans le lac Neagh; a. 700 hab. Fabriouos de papiers, calicou, bonnotorie/ED 1798, défaite par les troupes anglaises des Irlandais insurgés.—Comté maritime do la province d'Ulstcr en Irlande; J22.000 hab. II est divisé on quatorze baronnics; son histoire pendant les trois siècles antérieurs au règne d'Eli- .saboih d'Angleterre, qui sut y établir solidement la domination anglaise, est une série de luttes soulevées par les membres de la famille O'iNeill contre les Anglo-Normands.

ANTRIMOLITE Mo Antrim, n. de lieu, ot du gr. lillios, pieri-e. — L'orthogr. rationn. serait a.ntrimolitue) n. f. /éolite sodico-calcique, trouvée sur la côte nord d' Antrim, en Irlande, n Variété de mésoliic.

ANTROCARPE (du gr. antron, antre, ot karpot, fruit)

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