ANTOINE — ANTONIN
Antoine {combat du faubourg Saint-), épisode de la Fronde. Le 2 juillet 1652, l'armée royale, commandée par Turenoe, attaqua Coudé et les Frondeurs, retranchés dans le faubourg Saint-Antoine. Turenuo allait vaincre lorsque M"» de Montpensier sauva l'armée rebelle en lui donnant accès dans Paris par la porte Saint-Antoine, et en faisant tirer sur les troupes royales le canon de la Bastille.
Antoine (saint), fondateur du monastère de Petcliersky, à Kiev, mort en 1073. Honoré le 10 juillet.
Antoine (saint) de Padoue, né à Lisbonne en 1195, mort à Padouo en 1231. II prit l'habit de Saint-Frani;ois, et s'illustra comme prédicateur en Italie. Ses sermons (Venise, 1575, et Paris, 1641), conçus dans le goût du temps, ne sont pas exempts de subtilités scolastiques. Sa mémoire est vénérée surtout en Portugal. Fête le 13 juin.
Les catholiques attribuent à ce saint des pouvoirs merveilleux pour faire retrouver les objets perdus, obtenir une faveur, etc. On peut voir dans les églises un tronc spécialement affecté à saint Antoine de Padoue. On ne cosse d'y allumer des cierges et d'y glisser des offrandes.
La grande dévotion que les Italiens et les Espagnols ont toujours eue pour saint Antoine de Padoue nous a valu une foule de peintures, entre autres celles de Lorenzo Pasinelli, de Strozzi et de Bonviccino, au Louvre; de Ribera (Madrid). Mats la composition capitale est celle où Munllo a représenté ce samt religieux en extase devant l'enfant Jésus entouré d'une légion d'anges; ce chef-d'œuvre orne une des chapelles de la cathéoi'ale de Séville.
Antoine, dit le Bâtard de Bourgogne, fils naturel de Philippe le Bon et de Jeanne de Presles, né en 1421, mort en 1504. Il fut un des plus vaillants capitaines de son temps, servit le duc de Bourgogne dans ses guerres contre les Liégeois et les Suisses, puis les rois de France Louis XI et Charles VIII, qui lui accordèrent le duché de Château-Thierry et des lettres de légitimation. Il passa avec Baudouin, son frère, dans les Etats barbaresques, où il délivra Ceuta, assiégée par les Maures.
Antoine de Bourbon, roi do Navarre, père de Henri IV, né en 1518, mort aux Andelys en 1562, Fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, et de Françoise d'Alençon, il épousa en 1548 Jeanne d'Albret, héritière du Béarn et do la Navarre, et fut déclaré lieutenant général du royaume après la mort de François IL Faible et irrésolu, il flotta toute sa vie entre les deux partis, entre les deux religions cjui divisaient la France: il embrassa cependant le catholicisme par politique, combattit les protestants, et fut blessé à mort au siège de Rouen.
— BiBLiOGR. : de Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret (Paris, 1886).
Antoine (Dom), prieur de Crato, prétendant à la couronne de Portugal, né en 1531, mort à Paris en 1595. Il était Iils naturel de dom Luis, deuxième fils du roi Emmanuel et d'Yolande de Gomez. Fait prisonnier par les Maures à la bataille d'Alcazar-Quivir, en 1558, il rentra bientôt en Portugal, fit valoir ses prétentions au trône, et se fit proclamer en 1580, après la mort du roi, ■■ cardinal Henri y. Mais, vaincu peu après par le duc d'Albe, général de Philippe II, il fut contraint de se réfugier en France, et fit une tentative infructueuse aux Açores (1582) avec des troupes que lui avait fournies Catherine de Médicis.
Antoine (Jacques-Denis), architecte français, né et mort à Paris (1733-1801), l'un des plus grands architectes du xviii^ siècle après Gabriel. Son style est noble, ferme, pur. Entre 1768 et 1775, il bâtit à Paris le bel hôtel des Monnaies. II construisit encore une église à Nancy, l'hôtel Berwick à Madrid, et la Monnaie de Berne.
Antoine (Etienne), sculpteur français, né en 1737 à Carpentras, mort en 1809 à Marseille. Il se forma à Marseille, fit un voyage à Rome (en 1766), obtint le grand prix de sculpture, revint à Marseille, où ii exécuta, pour l'hôpital, le mausolée de l'évêque d'Inguimbert (mort en 1757), puis sculpta à Montpellier le joli groupe des Trois Grâces, pour la place de la Comédie. Plus tard, il travailla encore â Paris.
Antoine (Clément-Théodore), roi de Saxe, né en 1755, mort en 1836. En 1827, à la mort de son frère Frédéric-Auguste I", il fut appelé à lui succéder. A la suito d'une violente émeute qui se produisit à Dresde en septembre 1830, le roi Antoine adopta son neveu, le prince Frédéric, renvoya ses anciens mmistres et accorda à son peuple une charte constituiionnoUe (1831).
Antoine (Dominique), homme politique né à Metz en 1845. Médecin vétérinaire, il exerça d'abord à Siorck, puis à Metz. En 1870, il prit une part active à la défense du pays et fut blessé. Après la guerre, il resta à Metz et fut élu, en 1881, député au Reichstag, où il siégea avec les députés protestataires. En 1883, le général Manteuffel, gouverneur de l'AIsace-Lorraine, s'étant opposé à ce qu'il publiât un journal en langue française, il répondit par une vigoureuse protestation, et fut arrêté. Réélu député de Metz au Reichstag fl884). En avril 1885, il fut expulsé d'Alsace- Lorraine. Réélu do nouveau en 1887, il donna sa démission en 1889, et vint se fixer en France.
Antoine (André), acteur et directeur de théâtre, né à Limoges en 1858. D'abord employé dans l'administration du gaz, il joua des pièces avec dès camarades au Cercle gaulois. Il fonda en 1887 le Théâtre-Libre, où, acteur plein de naturel, directeur hardi, il eut des succès retentissants en donnant des œuvres pour la plupart réalistes, écrites par de jeunes auteurs, selon des procédés nouveaux. Après avoir joué à Paris et à l'étranger, il cessa de diriger son théâtre (1894), entra au Gymnase, fut pendant quelques mois, en 1896, codirecteur de l'Odéon avec Paul Ginisfy.
Antoinette D'Orléans, fille du duc de Longueville et de Marie de Bourbon, née à Trie (près Rouen) en 1572, moite eu I6is. Après la mort de son époux, Charles d<^ Gondi, comte do Belle-Isle, bien qu'ayant deux enfants elle se fit feuillantine, puis fonda, à Fontevrault, sous la direction du P. Joseph, une congrégation qu'elle transporta en 1617 à Poitiers sous lo nom de Filles du Calvaire.
AnTOING, ville do Belgique (prov. de Hainaut) ; environ 2.750 liab. Carrières importantes de pierres à bâtir. Point de départ du canal d'Antoing. Aux environs se \
trouve le village de Fontenoy, où, le il mai 1745, les Français vainquirent les Anglais et les Hollandais.
ANTOIRIE n. f. Genre de la famille des hépatiques, voisin des juugermannes. (Ce genre n'est pas adopté.) ANTOISER (rad. toiser) v. a. Mettre le fumier en tas.
ANTOrr (ro-rt) n. m. Instrument de fer recourbé et pointu, dunt se servent les charpentiers de navires pour rapprociier entre elles et fixer les pièces de hois.
Antokolski (Marius), scidpteur russe, né en 1842 à Vilna, élève de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Se distingua d'abord par des sculptures en bois et en ivoire; vint ensuite à Paris, et sculpta des morceaux d'un réalisme fort et pathétique comme son Christ devant le peuple (1874), un Socrate mourant d'un naturalisme aigu, une statue épique à'Ivan le Teii'ible (en bronze), une autre, colossale, de Pierre le Grand, etc. Son beau talent semble avoir deux faces : l'une douloureuse et réaliste [Tombeau d'une jeune Russe)^ l'autre volontiers épique et légendaire (statue du chroniqueur Nestor). Une exposition particulière, qu'ouvrit l'artiste dans son atelier de l'avenue Niel, à Paris, a permis d'apprécier toute la force, la fougue, l'originalité et la qualité expressive de ses œuvres, qui le placent au premier rang des sculpteurs contemporains.
Antolinez (José), peintre espagnol, né en 1639 à Séville, mort en 1676 à Madrid. Elève de Francesco Rizi, il peignit des sujets religieux, et aussi des paysages. On voit de ses œuvres à Madrid (Prado), et à Munich (Pinacothèque).
Antolinez y Saraba (Don Francisco), peintre espagnol, neveu du précédent, né en 1644, mort en 1700, quitta le droit pour la peinture, fut élève de Murillo, et s'adonna â la peinture religieuse, traita surtout des épisodes de la vie de la Vierge, dans le style de son maître. La catliédrale et le musée de Séville possèdent ses œuvres principales.
AntommARGHI (C. -François), dernier médecin de Napoléon I", né en Corse en 1780, mort à Cuba en 1838. Il était professeur d'auatomie à Florence, quand il obtint, en 1821, par le cardinal Fesch, la faveur de remplacer O'Méara. A la mort de l'empereur, Antommarchi refusa de signer le procès-verbal d'autopsie. Dès son retour en Europe, il raconta dans les Derniers Moments de Napoléon ce dont il avait été témoin à Sainte-Hélène. Après la révolution de Juillet 1830, il publia un masque de Napoléon, qu'il prétendait avoir moulé après la mort de l'empereur. En 1831, Antommarchi donna, en Pologne, des soins aux insurgés; puis, vers 1836, il alla faire de la médecine à la Nouvelle-Orléans et à La Havane.
ANTOMMARCHIE [kl — de Antommarchi, n. pr.) n. f. Syn. de cORRÉE.
Anton (Conrad Gottlob), savant philologue allemand, né â Lauban (Haute-Lusace) en 1745, mort en 1814 à Witteraberg, où il professa la morale et les langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : Dissertatio de rnetro Hebrsorum antiquo ; Essai de recherches sur les principales différences entre les langues orientales et occidentales.
Anton (Charles Gottlob), historien et antiquaire allemand, de la même famille que le précédent, né en 1751 à Lauban, mort à Gôrlitz en 1818. Il fut avocat, puis sénateur à Gôrlitz. U a laissé : De dato diplomatum, regnm et iniperaiorum Germaniœ, dissertation très estimée; Essai d'une Histoire de l'ordre des Templiers ; Histoire de l'Economie rurale en Allemagne ; etc.
AntonELLE (Pierre-Antoine, marquis d'), homme politique, né et mort â Arles (1747-1817), suivit d'abord la carrière militaire. Quand éclata la Révolution, il en adopta chaleureusement les principes et les exposa dans son Catéchisme du Tiers-Etat (17S9).I1 fut alors chargé de se rendre à Avignon pour faciliter la réunion du Comtat à la France, et à Marseille afin d'y calmer l'effervescence des partis. Envoyé à l'Assemblée législative par le département dos Bouches-du-Rhône, il accepta ensuite les fonctions de juré au tribunal révolutionnaire, dirigea les procès do Marie-Antoinette et des girondins, dont il provoqua la condamnation. Il n'en fut pas moins arrêté par ordre du comité de Salut public, et détenu au Luxembourg jusqu'au 9 thermidor. Impliqué ensuite dans la conspiration do Babeuf, il fut acquitté. Appelé au conseil des Cinq-Cents en 1797 et 1799, puis atteint par la proscription du 3 nivôse, il fut obligé de quitter la France, où il ne rentra qu'en 1815.
AntoKELLI (Léonard), cardinal, né et mort à Sinigaglia (1730-1811). Son attachement aux jésuites le mit en opposition avec Clément XIV, qui avait aboli cet ordre. Quand éclata la Révolution française, il proposa les mesures les plus exagérées. Il accompagna Pie VII dans son voyage à Paris, en 1804.
Antonelli (Jacques), cardinal et homme d'Etat romain, né à Sonnino, près de Terracine, en 1806, mort à Rome en 1876. Fils d'un receveur municipal, il entra au grand séminaire de Rome. Souple, tenace et habile autant qu'ambitieux, il gagna la faveur de Grégoire XVI, et fut nommé prélat, assesseurau tribunal criminel supérieur, délégué (préfet) à Orvieto, à Viterbe, et à Macerata, soussecrétaire d'Etat à l'Intérieur (1841), second trésorier (1844), enfin ministre des Finances. A l'avènement de Pie IX, il gagna la faveur du nouveau pontife et obtint le chapeau de cardinal (1847). Appelé â la commission de constitution, il fut un moment populaire parmi les patriotes, et prit un ascendant de plus en plus grand sur l'esprit de Pie IX.
Après le meurtre de Rossi, il conseilla et dirigea la fuite du saint-père (nov. 1848), et alla jouer à Gaète le rôle de secrétaire d'Etat m partibus. Quand les Français eurent bombardé Rome et détruit la république, il prolongea à dessein le séjour du saint-père à Gaète; il traita avec dédain la France et son gouvernement; il exerça des répressions rigoureuses à Rome et dans les légations. Depuis ce temps, il régna avec un pouvoir illimité. Il fut le pape rouge^ comme disaient les Italiens, par allusion à la couleur de sa robe.
A la suite du congrès de Paris (1856), où Cavour, ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne,fit entendre les plaintes de l'Italie contre le gouvernement papal, les cabinets de Londres et de Paris crurent devoir adresser des représentations à la cour de Rome. Le cardinal Auto-
nelli, appuyé par le cabinet de Vienne, accueillit de très haut ces conseils. En 1859, il repoussa la proposition faite par Napoléon III de constituer l'Italie en une confédération dont le pape aurait la présidence, ainsi que les conseils qu'on lui donnait de récoucilier le pape avec les Italiens en faisant d'urgentes réformes. Un peu plus tard, de grands tiraillements se produisirent entre lui et Lamo- En 1860, Cavour
ayant adressé à Antonelli une note dans laquelle il le sommait de faire désarmer ses troupes com- F osées d'étrangers, dont existence était une menace continuelle pour la traQC[uillité de l'Italie, le cardinal lui répondit que le saint-siège, fort de son droit, repoussait la communication de Cavour et en appelait au droit des gens. Sept jours plus tai<i, Lamoricière et son arni('r étaient mis en déroute pa; l'armée italienne du nànéral Cialdini. A la suite de cette défaite, les troupes françaises, qui allaient évacuer les Etats pontificaux, y furent maintenues pour empêcher les Italiens d'arriver jusqu'à Ronie Après la prise de possession de Rome ])ar les Italien^ (20 sept. 1870), Antonelli adressa une virulente proteistation aux puissances ; toutefois, il contribua à décider Pie IX à ne pas quitter cette ville. La chute du pouvoir temporel le relégua au second plan, car il ne s'occupait des atifaires spirituelles de l'Eglise que pour en donner connaissance aux puissances étrangères. A partir de ce moment, ce fut Pie IX qui ne cessa de prentire la parole et d'occuper la scène tout entière.
Antonello ou Antoine de Messine, peintre italien, né vers 1444 à Messine, mort en 1493 à Venise, se rendit de bonne heure dans les Flandres, pour y apprendre la
Jacques Antonelli.
technique, alors récente, de la peinture à Thuilê, qu'il apporta ensuite en Italie. A son retour, il s'établit à Venise, où il étudia sous l'influence de Bellini, puis de Carpaccio. Il s'y acquit une grande réputation, surtout pour ses portraits. Sa première toile doit être le Christ de la Nat. Galery de Londres (1465). Ses œuvres principales sont : au musée d'Anvers, une Colline du Calvaire (1475), et un portrait; un autre portrait d'homme (Louvre); un portrait déjeune homme (Berlin), daté de 1478; un Saint Sébastien (Dresde), et une décoration d'autel en plusieurs panneaux (Messine.) On voit aussi quelques-tmes de ses œuvres à l'Académie de Venise.
AntoNGIL, grande baie de l'île de Madagascar, sur la côte N.-E., découverte par le Portugais Antoine Gilles, qui lui donna son nom. Les Français y fondèrent, au xviii* siècle, l'établissement de Port-Choiseul.
Antonia, nom d'une célèbre famille de Rome, qui prétendait descendre d'Hercule, et à laquelle appartiennent : Marc Antoine V07-aieur et Marc Antoine le Triumvir. Parmi les femmes du même nom qui ont appartenu à cette gens, il faut citer : Antonia, épouse de P. Vatinius ;
— Antonia, femme du triumvir Marc Antoine, qui la répudia ; — Antonia Major, fille aînée de Marc Antoine et d'Octavie, femme de Domitius Ahenobarbus, mère do Domitius, père de Néron ; — Antonia JÏ/mor, fille du triumvir Marc Antoine et d'Octavie, qui épousa Drusus, fils de Livie et frère de Tibère. (Elle en eut trois enfants: Germanicus, père de Caligula ; Claude, et la trop fameuse Livie. On croit qu'elle mourut empoisonnée par Caligula, son petitfils. Valère-Maxime fait un bel éloge de ses vertus) ;
— Antonia, fille de l'empereur Claude. (Elle naquit vers l'an 35 de notre ère, et fut impliquée dans la conspiration de Pison. Elle fut mise à mort pour avoir refusé d'épouser Néron) ; — Antonia, affranchie d'Antonia Minor et concubine de Vespasien.
Antoniae (lois), ensemble des lois rendues par Marc Antoine. D'après Cicéron, ces lois auraient été frappées d'illégalité, comme « ayant été portées par la violence - ' contre les auspices ». Les principales sont: 1" celle par laquelle, après la mort de César, en 44, Antoine alio lissait à perpétuité la dictature; 2" la loi qui autorisait les, personnes condamnées pour faits de violence ou de lèsê-majesté â en appeler au peuple; 3" celle qui faisait confirmer par le sénat les actes de J. César; 4" colle qui restreignait à doux ans le gouvernement des provinces consulaires.
ANTONIANE n. f.
!^vn. de rARAMF.A.
ANTONÏE (de Antonius, Antoine, n. pr.) n. f. Genre de loganiacées, renfermant des arbustes à feuilles opposées, dont les pétioles sont réunis par une ligne saillante transversale, représentant les stipules, et qui croissent dan^ l'Amérique du Sud.
ANTONIÉES n. f. pi. Tribu de loganiacées, ayant pour type le genre antnnie. — Une antoniée.
ANTONIEN [in - de Antoine Unternachrer, son fondateur) n. m. Nom d'une secte qui ne pratique aucun culte et ne reconnaît d'autre loi que la conscience individuelle. Les antoniens professent le communisme ; tout homme, étant l'image de la Divinité, a droit de faire usage des choses créées pour les humains ; et ils justifient ce droit au vol sur ce que Jésus-Christ dit un jour â ses disciples de lui amener une ànesse qu'ils trouveraient en tel endroit.
Antonien- HUTTE, ville industrielle de la Prusse orientale (Silésie), sur un sous-affluent de l'Oder par la Klodnitz ; 5.480 hab.
ANTONINS n. m. pi. Religieux de l'ordre de Saint-Antoine, qui se consacraient au service de ceux qui étaient attaqués de la maladie pestilentielle nommée feu de Saint- Antoine. Ils furent supprimés en 1790. — L'n antonin.
Antonin (Itinéraire d') [Itinerarium Antonini], nom d'un important et précieux travail géographique ancien ; sorte do livret de posto analogue à un indicateur contemporain de chemin de fer. Cette aride énumération do
lioux ot do distances s'étond sur tout l'ompiro romain, on ombrasse toutes les prandos routes ot indique sur chacuQo d'entre ollos los dlv'Tsi's stations ot (on miUos romains) les distances i iTri.'li:iir.'s. C'est Vltinerarium
provinciarum, quo f(.ifijil.tr I //nnnirium maritijnuni, indiquant los points <lc i.la.lir .iiiio la Sicilo ot TAfriquo, ot donnant (ou stades) lr.-> disiiincrs qui séparont los principaux ports do la Sardaigno, do l'Espagne et do la Gaule de ceux de l'Afrique.
On no sait rien do posiiil'sur la date de la publication, ni sur lo nom do l'aui-'ur <\r Y liim-rnrium Anluiiini ; selon
Partboy et Pindor, l.ii i ni , maio ,i;u.-i;iii dn dtibut
du iii* siècle; colle qnr ii.>ii , jm, ,, Imms, .lu icuii.s (l(t Dioclôtien. Si son autcMir i^i tm Ammun, eu scniliio devoir ètro plutôt Caracalla qu'Aiiiuiiiii io Pieux.
— BiBuoGR. : Itinerariian Antontni, éd. Parthoy ot Pinder (Berlin, 1848) ; d'Avczae, Ktlnrus et les ouvrayes cosmoyraphiqncs de ce num (Paris, 183^}.
Antonin (muuaillk d') [Vallum AntoTiini], mur do défense construit sous Antonm dans la Grando-Brotagno, au N. do la muraille d'Adrien, entre lo golfe de la Clydo ot le golfe de Korth. Cette ligne de fortilications socuniposait d'un fossé, d'un rempart avoc parapet, protégé par do nombreux forts, et rt'uno voie militaire jiarallélo au retranchement. Do cette muraille subsistent do nombreux restes, connus sous le nom de Graham's Dyke.
Antonine, femme do Bélisairo, était fille d'un cocher du cirque et d'une comédienne. Liée avec l'impératrice Théodora, elle fut associée à toutes ses fantaisies. Après la mort de Bélisaire, elle chercha à expier sa vie scandaleuse on so retirant dans ua couvoul.
Antonine (colonnk), nom souvent donné à la colonne de Mari'-Aiirr/c, qui se drosse encore à Rome sur la place Colonna. V. MARC-AuiiÈLt: {colonne de).
Antonin le Pieux (Titus Aurelius Fulvius), empereur romain, né à Lanuvium, dans la campagne romaine Tan 86, mort on IGI. Il fut d'abord consul puis proconsul d'Asie, et enlin adopté par Adrien, aufjuol iisuccédaen 138. L'empire jouit d'une longue paix pendant son rogne. Sobre, économe, clément, équitable, éclairé, toujours disposé à soulager les malhoureux, Antonin fut véritablomont le père do son peuple. Il se plai- 'vi,, sait à répéter ces belles paroles i
de Scipion : J'aime mieux conser- { ^^
ver la vie d'un seul citoyen que de faire périr mille ennemis. Il diminua los impôts, adoucît le sort des esclaves, réforma la législation sur plusieurs points importants, toléra les chrétiens, institua des établissements de charité pour les orphelins, et ne cessa do pro- ' fesser toute sa vie des sentiments ' '
de justice et de modération, qui Antomn le Puux
le tirent regarder comme un So-
crate sur le trône. Il mourut laissant 1 empire plonj^é da is le deuil, et après avoir désigné le vertueux Marc-\urèi( pour son successeur. Les faits du règne d'Antonin sont peu nombreux, ou du moins ils ne nous sont qu'imparfaitement connus, par suite de la perte regrettable d'une partie des récits de Dion Cassius. Nous savons, du moins, que ce prince laissa une mémoire si vénérée, que ses successeurs voulurent porter son nom, et que le siècle où il parut ^arda, dans la mémoire des peuples, le nom respecté de siècle des Antonins.
— BiBLioGR. : Lacour-Gayet, Antonin le Pieux et soii temps (Paris, 1887).
Antonins (Les), nom donné collectivement aux sept empereurs qui ont régné à Rome de 96 à 192, période de paix et do prospérité désignée sous le nom de siècle des Antonins. Ces sept empereurs sont Nerva, Trajan, Adrien, Antonin le Pieux, Marc-Aurélo, L. Verus, Commode.
Antonins (jkux), célébrés à Byzance, à Cyzique, à Nicomédio et d'autres villes d'Orient, ainsi appelés du nom do l'empereur qui les avait institués ou en i honneur duquel ils avaient lieu.
Antonio de "Venise, dit le Veneziano. V. Vkm.;- ZIANu.
Antonio .Nicolas), bibliographe, né à Sévilloon ir.i7. mort à Madrid en 1G84. Sa Bibliothèque des auteurs es/mpnoh est un recueil important pour l'histoire littéraire do la Péninsule. Elle se divise en deux parties : Hihliuthecu Nova (Rome, 1672), et Bibliotheca Vêtus (Rome, lùyii).
Antonio (Pascal-François), infant d'Espagne, frère du roi Charles III, né en 1755, mort en 1S17. Pendant roceupation française, il joua un certain rôle dans les ëvéïinments qui agitèrent alors l'Espagne. Rentré à Madrid avec Ferdinand, en 1814, il fut nommé grand amiral de Castille.
Antonius Musa. Antiq. v. Musa.
AntoniuS (Primus) [surnommé Becco, mot coliiuiie qui sigiiiiie a nez crochu], Gaulois né à Toulouse sousCa- Iigula, devint général romain, servit sous Galba et Ot bon. et remporta uno victoire sur Vitcllius, qu'il poursuivit et fit mettre â mort pour assurer l'empire à Vespasien.
ANTONOMASE (du gr. anti, pour, et onuma, noml n. f. Figm'e do rhétorique qui consiste, soit à mettre un nom commun ou uno périphrase à la place d'un nom propr(\ soit â mettre un nom propre à la place d'un nom commun ou dune péripiirase. Exemple du premier cas : \c: pire d> la traiirdir friuu^aise, pour Corneille. Exemple du second cas : un Aer-JH, pour un priuce cruel.
Antony, comm. du départ, delà Seine, à 5 kilom. de Sceaux, sur la Biôvre; 2.533 hab.Ch. do f. d'Orléans. — Lo village de Borny, ou de la Croix-de-Berny, annexe d'Antony, fait appeler aussi, mais non ofliciellement, cette commune Antont-et-Berny. — C'était jadis une seigneurie dépendant de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
Antony, drame en cinq actes, en prose, par Alexandre Dumas (père), [Porte-Saint-Martin, 3 mai 1831], Antony et Adèle s aiment tous deux; mais Antony n'a jamais osé demander la main d'Adèle, car un secret peso sur lui :