‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 333 sur 828 · ANZIN · texte numérisé non relu

ANZIN

— EucYCL. Anat. hum. L'anus se présente sous la forme d'une fente très étroite. Le pourtour ou marge de l'anus est caractérisé par des plis rayonnes, dus à ce que la peau, très mince, est froncée par la tonicité du sphincter anal. Anatomiquement, l'anus est un canal cylindrique ayant de 1 0 à 1 2 millimètres de longueur. Sa face interne est tapissée des replis muqueux à concavité supérieure : ce sont les ratvitles eemi-Umaires, dont les extrémités, en s'unissant dune valvule à l'autre, forment les colonnes de l'anus.

Les artères de l'anus proviennent surtout de l'hémorroidale inférieure, branche de la honteuse interne. Les veines anales forment les veines hémorroïdalos inférieures, qui vont à la veine honteuse interne. Les vaisseaux lymphatiques naissent les uns de la peau et se rendent aux ganglions superficiels de l'aine; les autres, provenant de la muqueuse, vont aux ganglions sacrés. Les nerfs de l'anus proviennent du nerf nonteux interne, branche du plexus sacré et du plexus hypogastrique.

— Anat. comp. L'anus, chez les mammifères, présente la même disposition que chez l'homme. Toutefois, quelques espèces, telles que la civette, la genette, la mouffette, etc., possèdent au pourtour de l'anus des glandes très développées, qui sécrètent une subtanco très odorante.

Chez les monotrêmes (ornithorhynque et échidné), l'anus s'ouvre dans un cloaque où débouchent les organes génito-urinaires. Il en est de même chez les oiseaux, les reptiles, les batraciens. Chez les poissons, l'anus s'ouvre généralement au-devant de l'orifice des organes génitaux. Dans les sélaciens (squales, raies), il existe une sorte de cloaque.

Chez les arthropodes, l'ouverture anale est généralement située à l'extrémité de l'abdomen, tandis que chez les mollusques, elle est placée soit \m-s, de la région du cou (céphalopodes), dans une cavité inf undibuliforine par laquelle sortent les excréments, les produits sexuels et l'encre, ou bien prés de l'orifice respiratoire (gastropodes), ou encore la bouche et 1 anus sont situés aux deux extrémités du corps (lamellibranches).

Chez les échinodermes, l'anus est distinct de la bouche, mais chez la plupart des cœlentérés, les organes digestifs n'ont qu'une seule ouverture qui sert à l'introduction des aliments et à la sortie des matières excrémentitielles.

— Chir. L'anus peut être le siège d'affections plus ou moins graves, acquises ou congénitales, telles que fistules, fissures, hémorroides, rélrécissement, imperforation. V. ces mots.

— Anus contre nature, h'anus contre nature peut être congénital; il existe alors au moment de la naissance. Il est accidentel, quand il se forme à la suite de perforations de l'intestin et de la paroi abdominale ; il est dit artificiel, quand il est prati(iué par le chirurgien afin de suppléer à l'anus naturel.

Le pronostic de l'anus contre nature congénital ou accidentel est sérieux. Le malade peut succomber au défaut d'alimentation si le siège en est très élevé, puis c'est une infirmité dégoûtante. La guérison peut survenir spontanément; on l'obtient souvent par la suture de l'intestin.

L'établissement, par une opération, d'un anus contre nature constitue la seule ressource de l'art dans les imperforations de l'anus, la compression d'une portion de l'intestin, etc. Deux méthodes sont employées pour établir un anus artificiel : dans fune, on se propose d'ouvrir l'intestin dans la fosse iliaque; dans l'autre, d'ouvrir l'S iliaque du côlon dans la région lombaire gauche. Cette dernière est d'une exécution plus facile et n'est pas une opération grave, grâce à la méthode antiseptique.

— Méd. vét. L'anus, saillant dans le cheval jeune et en bonne santé, est bordé d'une espèce de bourrelet formé par le sphincter. Au contraire, quand l'animal est vieux et épuisé par le travail ou la maladie, l'anus s'enfonce et quelquefois devient béant. L'anus peut être le siège d'une fistule consécutive à l'opération de la queue à l'anglaise. Dans les chevaux de robe très claire, l'anus présente souvent à son pourtour des tumeurs noires appelées mt'(anoses.

Dans le bœuf, l'anus n'est ni saillant ni bordé d'un bourrelet comme dans le clieval. L'anus du chien devient au contraire d'autant plus saillant que l'animal est plus vieux. Anvers (en lat intuerpm en flam Antu'etpen) grande ville de la Belgique cl» I lim de lajiroMnc o de ce nom, à 44 kilom. N de Biuvlhs mer du Nord ; 262 000 hab (iwnsois, oises); superf du teriit toni munal, 2.106 hect. Place torte poi t sur la rive droite de I Lsc-^ut un des plus grands de 1 Europt d m Napoléon I"disait C est un pnt il !

chargé que je tiens sur la goige di l Angleterre. L'une des villes ks plus commerçantes du monde Industrie active : raffineries de sucre distilleries, fonderies fabriques de lainages et de tapis manufactures do soie, de mousseline et de dentelles, de tabacs et cigares de toiles Arm b d Anvers cirées, etc. ; orfèvrerie renommée,

taille de diamants ; chantiers de construction et de réparation de navires-, commerce maritime très considérable.

Parmi les monuments remarquables se trouverit : la cathédrale (Notre-Dame) qui date du xv siècle et rivalise en grandeur et en hardiesse avec les églises les plus célèbres de la chrétienté (la tour a près de 123 m. de haut; l'église renferme les fameux tableaux de Rubens V Erection de la Croix et la Descente de Croix) ; l'église Saint-Jacques, construite du xiv" au xvi» siècle et qui contient, outre bon nombre d'objets d'art du plus grand prix, le tombeau de Rubens; l'Hôtel de 'Ville (xvi» siècle), d'une très belle architecture; le Steen, ancien château restauré.— Le Musée est un des plus célèbres de l'Europe ; nulle part, on ne peut mieux apprécier l'école flamande ; les maîtres primitifs y sont représentés par des ouvrages extrêmement précieux. Le musée Plantin renferme les anciennes installations de l'imprimerie qui y fut installée, au xvi' siècle, par Christ. Plantin.

— Encycl. Anvers est aujourd'hui une place forte des plus importantes. Dei)uis 1SG5, l'enceinte, qui enserrait étroitement la ville, a été démolie : une nouvelle enceinte, avec fossés et forts, a été construite à une plus grande distance, sur un développement de 18 kilom.; les approches en «ont défendues à 1 K. et au S., à une distance de 2.500 m. à

4.000 m., par une série de huit forts détachés, tandis que, du côté du N., le terrain est inondable; enfin, à une plus grande distance, dos forts et des redoutes forment une première ligne de défense éloignée. Cette transformation du système de défense a amené un changement complet dans l'aspect général de la cité ; des quartiers entiers ont disparu, notamment celui qui s'étendait le long de l'Escaut et qui présentait le plus curieux assemblage de maisons pittoresques ; les quais ont été rectifiés, élargis, considéblement étendus, et garnis des meilleurs outillages maritimes ; de grands bassins ont été construits ; une ville nouvelle, avec de superbes constructions, occupe le terrain des anciennes fortifications et servitudes militaires ; enfin, la population, qui était en 1865 de 117.000 hab., s'est accrue depuis lors de 140.000 hab.

Le développement extraordinaire du commerce d'Anvers a été favorisé par la construction des chemins de fer belges tiui relient cette place avec les Pays-Bas, l'Allemagne, la France, l'Alsace-Lorraine, la Suisse et l'Italie. D'autre part, le percement du Saint-Gothard a largement accru les transits directs d'Ostende et d'Anvers à Brindisi, et Anvers se trouve plus rapproché de Milan que tout autre port du nord de l'Europe. Ainsi s'explique qu'une grande partie du transit accéléré, voyageurs ou objets précieux.

85 kiljin

venant d'Angleterre ou de Hollande à destination de Brindisi, point de départ pour les Indes, soit attiré sur Anvers. Dès le xiu* siècle, Anvers était un des comptoirs les plus importants de la ligue hanséatique (il compta alors jusqu'à 200.000 hab.) et possédait d'immenses ricliesses. On raconte qu'un négociant nommé Daems, cliez lequel Charles-Quint avait accepté à dîner, jeta au feu, après le repas, une reconnaissance de dix millions de florins qui lui étaient dus par ce prince : « Je suis trop payé, dit-il, par l'honneur que Votre Majesté m'a fait aujourd'hui. » La décadence d'Anvers commença vers la fin du xvi" siècle, par suite des guerres de religion et du célèbre siège de 1585 que termina, malgré les efforts de Marnix de Sainte-Aldegonde, la prise de la ville par le prince do Parme; son commerce fut ruiné par les traités de Westphalie (1648), qui fermait à la navigation les bouches de l'Escaut. Pris par les généraux Lafaourdonnaie en 1792 et Pichegru en 1794, Anvers devint le ch.-lieu du départ, dos Deux-Nèthes. Il reconquit alors une partie do sa splendeur passée; Napoléon I" y fit exécuter d'immenses travaux. En 1815, Anvers retourna au roi des Pays-Bas. Pondant la révolution belge de 1830, la ville fut bombardée par les Hollandais ; en 1832, la France intervint pour soutenir le nouveau royaume de Belgique : une armée française commandée par le maréchal Gérard détruisit la citadelle et força les Hollandais à capituler. Anvers revint alors à la Belgique.

Anvers est la patrie d'un très grand nombre de personnages célèbres, principalement d'artistes; entre autres : les peintres Quentin Metsys, Franz Floris et Martin de Vos, dû xvi« siècle; Otto Venins, cmi eut Rubens pour élève ; P. -P. Rubens, né de jiarents anversois, probablement en Westpha4ie ; Van Dyck, David Te niers le Vieux et le Jeune; Zoe;hers- Snyders, de Craeyer et Jordaen^ ilu xvîi* siècle; Ommeganck <•( M 'h' Leys, du XIX* siècle, y naquii 1 M ■ core. Citons enfin lesgravem- ,.

deleer et Edelinck; le sculpum Duquesnoy, du xv!!* siècle; le géographe Ortelius (xvi« siècle), etc. ^,.^,fs .le 1.1 province

La province d'Anvers est divisée d'Auvers.

en trois arrondissements adminis-

tratds,ayanipuurchei&-Iieux Anvers, Mannes et Turnnout, et en tro'is arrondissements judiciaires ayant les mCmes chefs-lieux. Sa superficie est de 18;i.l77 hect. 68 a.; sa population absolue, 737.000 hab.; sa pop. par 1 kil. c, 267. Anvers (Attaquk de la cit.\dellk d"), tableau d'Horace Vernet, peint en 1840 {Musée de Versailles). En vue des murs d'Anvers, le maréchal Gérard et le général Haxo expliquent aux ducs d'Orléans et de Nemours, le plan de l'attaque (22 déc. 1832). Portraits d'officiers généraux et du pemtre Ary Scheffer.

AnvÉRY, célèbre poète persan, né à Bad'ané, dans le Khorassan, mort l'an 597 de l'hégire (1200 de J.-C). Il fut en grande réputation auprès de Sindjar, sultan seldjoukide. On a dAnvéry des éloges, des satires et des ghazcls, ou poésies amoureuses. Deux de ces morceaux sont surtout célèbres : le premier, une Elégie sur la captivité de Sindjar, fait prisonnier par les Ghouzz, est un des plus beaux poèmes de la langue persane ; le second est un Eloge de Mandoud-ben-Zengai'i, traduit en allemand par M"* de Chézy.

Anville (Jean-Baptiste Bourguignon d'), célèbre géographe, né a Paris en 1697, mort dans cette ville en 1782. Ses aptitudes précoces pour la géographie lui firent obtenir, à. vingt-deux ans, le brevet de géographe du roi; puis il

entra à TAcadémlo des inscriptions et fut nommé adjoint géographe de l'Académie des sciences, dont il devint membre en 1773. Ses cartes, au nombre de plus de deux cents, ont fait faire de grands progrès aux sciences géographiques. Parmi ses travaux, on estime surtout ses cartes pour 1 Histoire ancienne et l'Histoire romaine de Rollin ; son Trait»' des mesures anciennes et modernes (1769); son Traité des Etats formés en Europe après la chute de l'empire d'Occident (1771); Géographie ancienne (1782), etc.

ANVILLÉE (de d'Anville, n. pr.) n. f. Genre de composées-inuloïdées, voisin des buphtalmes, et renfermant des plantes croissant en Asie Mineure, en Perse et en Algérie.

ANVOYE n. m. Erpét. Nom vulgaire de l'orvet.

Anweiler. Géogr. V. Annw eiler.

ANXIÉTÉ (lat. anxietas) n. f. Peine, tourment d'esprit, cau^é prmcipalement par l'incertitude : On attendait avec ANXIÉTÉ le retour des inarins.

— En T. de pathol., Sentiment de gêne et de resserrement à la région précordiale, qui réduit le malade à une agitation perpétuelle.

— Syn. Anxiété, angoisse, inquiétude. Ces mots expriment trois degrés du même état : i/ujuu-tude est plus faible que anxiété, et angoisse renchérit sur ce dernier mot.

— Anton. Ataraxie, calme, coniiance, euttaymie, indifiérence, placidité, quiétude, sécurité, tranquillité.

ANXIEUSEMENT adv. Avec anxiété : Attendre kîiXii:\

iSEMENT.

ANXIEUX {eu), EUSE (lat. anxius) adj. Qui cause, qui dénote de l'anxiété^ : Attente anxieuse. Begard anxieux. Silence anxucux.

— Qui éprouve de l'anxiété : Mère anxiedse. AnxUR, auj. Terragine, ville maritime de l'anc. La-

tium, bâtie par les Volsques au S.-E. des marais Poutins, à 100 kilom. de Rome.

— BiBLiOGR.: de La Blanchère, Terracine (Paris, 1?S;; ANYCHIE {kl — du gr. fl priv., et nukhios, nocturne) n- 1 .

Genre de la famille des paronychiées-illécébrées, renlVrniant des herbes qui ont le port du lin calhartique et qm croissent dans l'Amérique du Nord.

ANYGTANGIE (du gr. anoiktos, ouvert, et aggeion, vase;

n. f. Bot. V. ANŒCTANGIE.

ANYPHÈNE ou ANYPH^NA (du gr. anupkainô, je tisse de nouveau) n. m. Genre d'arachnides aranéides, groupe des tubitélaires, famille des drassidés, tribu des anyplwtiiens, renfermant des araignées voisines des clubiones, dont les nombreuses espèces, de taille moyenne, sont réputées venimeuses. (V. cldbione.) Habitent surtout l'hémisphère boréal. Citons Vanypltxna erratica ( clubione ou cheiracanthium carnifex [France]).

Anysidore ou AnÉSIDORE, surnom de Gères, adorée particulièrement chez un petit peuple de l'Attique.

Anyte de Tégêe, poétesse grectiue, du iii« et du 11^ siècle av. J.-C. Elle

avait la charge singulière de mettre < vers les oracles d'Esculape, à Epidaure. Les anciens citent avec de pompeux éloges ses poésies, dont il ne reste que de très courts fragments.

AnytOS, orateur athénien, un des accusateurs de Socrate. Propriétaire d'uue tannerie et l'un des chefs de la démocratie, il jo Athènes d'une considération méritée. Persécuté par h-trente tyrans, il avait, avec Tlirasybule, contribué à leur expulsion et au rétablissement du gouvernement populaire. Il fut le principal accusateur de Socrate, contre lequel on prétend qu'il avait des motifs personnels d'animosité, et il fut, avec Mélitos, xm de ceux qui contribuèrent le plus passionnément à sa condamnation. Après la mort du philosophe, dont le peuple reconnut l'innocence, Anytos, dit-on, fut exilé à Héraclée, où les habitants l'assommèrent à coups de pierres.

Les noms d'Anytos et de Mélitos, flétris dans rhistoii'-. servent parfois à désigner les accusateurs que de ^ iK ■^enrinients de jalousie et de vengeauce soulèvent contre la

Anzan, Ansan ou ASSAN, ville antique de la Perse iiii de la Susi:ine, dont la position est encore très incertaine. Cyrus la mentionne comme la capitale et le lieu d'origine de sa dynastie. Elle parait située à l'orient ilo Suse, sur la frontière de l'Elymaïs.

Anzat-LE-LUGUET, coram. du Puy-de-Dôme, arron'i. .1 a u' Kl!. <rissoire,au pied du X(if/i(e/; 1.318 hab. Mines 4aaliinoihe.

AnzÊME, comm. de la Creuse, arrond. et à 12 kilom. do Guéret, dominant la Creuse ; 1.518 hab.

Anzengruber (Louis), littérateur allemand, né a Vienne en 1839, mort dans cette ville en 1889. D'abord employé dans une librairie, puis acteur, il débuta dans la littérature eu 1867. En 1870, il fit jouer, à Vienne, un drame, le Pasteur de Kirchfeld {der Pfai'rer von Kirchfeld). Depuis, il a écrit, le plus souvent dans le dialecte autrichien, un grand nombre de pièces, pleines de verve et de momrment, qui l'ont rendu populaire : la Fille de l'usurier [l^'.w Elfriede (1873); le Quatrième Commandement, le Remords de conscience (1874), le Cœur et la Main (1875), etc. Anzengruber a publié aussi un grand roman, la Tache (1876), ainsi que des recueils de nouvelles, do contes rustiques populaires.

Anzi, bourg de l'Italie méridionale (Basilicate), prov. de Potcnza ; 3.650 hab.

Anzin, bourg du dép. du Nord, arrond. et à 2 kilom. de Valenciennes, sur l'Escaut canalisé, centre de la plus grande exploitation houillère de France; 12.768 hab. (.-l«zinois.) Ch. de fer du Nord.

— Miner. L'exploitation des houillères d'Anzin date do 1734. Elle fut très prospère jusqu'au moment où les truubles de la Révolution et l'invasion des armées étrang«r.en 1792, vinrent arrêter la marche adoptée par la comiagnie qui s'était formée pour l'exploitation des mines. A 1,1 Restauration, les travaux furent repris. Depuis, le j" nmètre de la concession primitive fut étendu par de nouvell'"i concessions ; le bassin houiller de Denain, rattaché à An^iii

ir uti chemin do for, fournit uno sourco prosquo înt^puiii'loflo richossps minérales. Los huit concessions do rres-

,.■ . ■l'An/iii '■!'■]. lits 1717); do Vioux-Condô {depuis 1740);

-■ i;:ii-.iii' ■ li-pin . 1751) ; do Saint-Saulvo (depuis 1807j ;

1' li.ii.Mii . 1. [.^11^ 1831); d'Odomoz (depuis 1832); do

I I Minri -i.pm , i-^i,(|, couvrent uno surface de 28.000 hct!-

-, 01 lornuMii io long do la frontière belge une bande

s kilom. do long sur 9 à lokilom. do largo.

I i zone houillùro y est recouverte do terrains crôtaciïs

. ;i(|uilV'n's. *■ iiiiirts torrains » ; hcurousomont qu'une

.m !'■ iiii|M(i,i, iM<- (les diiWos et les fortes toises), isole

■ ■ iiM ' M , i s torrains crétacés so trouvent deux

ii'^ni. 1,1 I .-AU salée, charriant des sables môles

■ iiiiM' I, -1- ,1111, pies, los deux», torrents a d'Anzin et ■ \ i.i| (dan^ la concession do Saint-Saulve). Elles sont 'i.ii(ueos par dos puits munis de pompes et des draina-

s, ilostinés à. en opérer lo dessécnement. Anzy-LE-DUC, comni. do Saônc-et-Loire. arr. et à ; lu loin. .l.'CMiarollos, sur l'Arconco, affluent de la Loire;

' pn

Moal.ito

■., et okhlos, trouble) n -les symptômes, méjuge d'Israël, qui dé- • la tyrannie d'Eglon, roi uis dispersa son armée.

AœdÊ {a-é-dé — du gr. Aoidé), uno des trois Muses pri- TiiiMvos : colle du chant, d'après lo système mythologique di> l'ansaiiias. Lis deux autres étaient Mélétê ot Mnêriu;.

AOME un AOMUS i ma.-ï.ç —du gr. ft pnv., ot âmos, épaule) Il [11. <l.-|jr,' a nisci'tes rhynchophores, famille des curculiiMinUJs, sous-iaiiiiilo des brachyrrhininés, renfermant des

■ Il iian(;ons orientaux, dont l'unique espèce connue habite Il l'iTse : aomus pubesctms.

Aon, personnage des temps héroïques, qui passa en r 'iiie et s'établit dans ootto contrée, à laquelle il donna s. -il nom {Aottie).

AONES ou AONIENS, habitants primitifs de !a Béotie. ils (iront leur nom do Aon. Soumis d'abord par les Phéniciens de Cadmos, vers le xiV siècle avant notre ère, ils furent dépossédés par les Béotiens, venus de Thessalie à la lin du xii' siècle. Do là lo nom de Aonie, donné souvent par les poètes à la Béotie. — Un Aone (ou Aonien.)

AONIDES, surnom des Muses, tiré des monts Aonien^, en Béotie, où elles étaient particulièrement honorées. —

Cm' AONIDE.

AONIE ou AONIS (n(5s— do Aon, n. pr.) n. L Genre -i aiiuélidos tubicoles, famille des ariciidés. renfermant '1' s vers marins de nos côtes: aonis foliosa (Manche).

AOPLE (du gr. aoplos, sans arme) n. m. Genre d'orchi-

I ' >-<'pidendrées-ophryidéos, renfermant des plantes herli n <i^s, originaires do "l'Inde.

AORE ou AORUS (russ — du gp. aôros, laid, diâformo)

II m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille il<s curculionidés, sous-famille des cossoninés, renfermant lir s charançons des régions tropicales : aorus spadiceus

^ -iH'gambie); aorus ferruyineus (Java).

AORISTE (o-rj s/', d'après l'Académie; plus habituelloiiniir a-o-ri'St' — du gr. aoristos, indéfini, indéterminé) n m. Nom d'un temps du verbe grec qui présente l'action riinimo passée, mais sans indiquer s'il reste, ou ne reste pas. quelque chose de son effet au moment où l'on parle. Il Dans la grammaire arabe, second temps du verbe, qui n-niplit la fonction du présent et du futur.

- Les anciens grammairiens français appelaient aoriste II' ii'inps que nous désignons aujourd'hui sous le nom do j"i. S'} 0X1 priHérit défini, et ils nommaient aoriste composé wti-a passé antérieur. Plusieurs grammairiens modernes ortt essayé do renouveler l'applnation de ces mots.

AORNE ou AORNOS, noms il'' trois anciennes forteresses <i Asie: lune enBactriane(dont s i'iii]>ara Alexandre) ; la secon- 1' iMi SoLcdiane, la troisième 'I iiis la liante vallée de l'Indus.

AORNER V. a. Ane. forme du

AORSES ou AdORSES, nom

'i un anrii-n peuple d'Asie, iiui lial.uaLt ^ur les bords du Taniis, dans le pays nommé aii|i.urd'hui l'Ukraine. — Un A i;sK (ou Adorse).

AORTE (du gr. aorte, veine, vaisseau) n. f. Artère qui naît II' la base du ventricule gaucho 'lu rieur, et qui est le tronccomniun des artères qui portent lo ^aiiu' rouge dans toutes les par- I l's tlu corps.

-ENcYCL.Anat.hum.L'rtor/e, Im- aussi grande artère ou arh :-r dorsale, part du ventricule Aorte de l'homme et ses

■ iiirlie du cnpur, se dirige obli- branches : 1. Artère coro-

■ 'M. Mit ^n Iciiit, on avantetà naireducœur; s. Tronc bra-

' I n s,. rrM.Mirbe encres- chio-céphaUquedroit ; 3. Ca-

. ., nt onHn rotide gauche; 4. Sous-cla-

I u A vière gauche; 5. Artères

I II I ' ri' gaucne de bronchiques; 6. A. œsopha-

i' 'I"!:! ■ ■. . l'i 11 :ile en serap- giennes ; 7. a. intercostales

(M ' Il i:i' il I I II lie la ligne postérieures; 8. A. diaphrag-

III' lit .1 ■ ' .irinueYCet- ra^lique; g.Tronc cœliaque;

1,. i,>.i(i..i, |,- I iMifc <n topminn *** ** niésentérique supi--

' '" ', '■ "', ^«termine Heure ; n. a. rénal.-; lâ A. au nncau .m aiapnragme, qui spermatique; 13. A.m^sentêliitiinit au vaisseau un onhce rique inférieure; \K. A. iU.v liiiiiiô par ses deux piliers et que primitive; 15. A. sacrée la deuxième vertèbre lombaire, "'^'yenne; o, œsophage; B, L'aorte descend sur la ligne ''iTjl^v^' "^^fP^^^T" ^^■ médiano.en avant de lacolonne '«'":CS.capsulessurrénaIes. lombaire, jusqu'au niveau de la quatrième vertèbre lombaire {aorte abdominale), où elle se divise en deux branches, les artères iliaques primitives. L'aorte thoracique et l'aorte abdominale réunies portent le nom de aorte descendante. A l'origine de l'aorte, on remarque trois renflements en ampoule et qui correspondent aux trois valvules sigmoïdes placées à l'intérieur du vaiseau; ce sont les petits sinus aortiques. Le grajid sinus de l'aorte est situé

â l'union do la portion ascendante et de la portion horizontale do la crosse.

Pour tout ce qui concerne la structure de l'aorto, f t l'ofllco physiologique qu'elle remplit, v. akt^uk, el ciii-

CULATION.

— Anat. comp. La disposition du système aorliquo présente, chez les animaux, des difi'éronces importantes.

Chez 1ns mammifères, cependant, elle est sensiblement .semblable à celle de l'hommo. Dans les oiseaux, la crosse <le l'aorte est plutôt dirigée do gaucho à droite que do droite à gauche, comme cela a lieu pour los mammifères. Les reptiles ont deux troncs aortiques qui se réunissent, après un certain trajet,en une seule aorte descendante, Lescrocodiliens ont deux ventricules au cœur, renfermant l'un le sang artériel , l'autre le sang veineux ; do chacun de ces ventricules naît une aorte ; mais bientôt elles se rejoignent, communiquent par lo pertuis de Panizza et s'anastomosent en- . . , . . , , . , , , , . cnitA T AQ Kq Aorte fanatomie comparée) : 1. Lézard (deux buiio. uos od- crosses doubles abouUssant k l'artère dorsale tracions ont aD); 2. Oiseau (une seule crosse à droite); une aorte qui 3, Poisson dipneuste (un bulbe aortique, BA, part du venlri- donnant naissance à quatre paires d'artères cule unique où branchiales) ; AD, artère dorsale formée de deux <:ft TTi^lanrrpnt racines venant des deux groupes de capillaires se mélangent branchiaux; Ap, artère pulmonaire (n'existe lesangartenel que chez les dipneustes}.

qui vient du

poumon, et le sang veineux, qui vient de toutes les parties du corps. Chez les poissons, il n'y a pas, ù proprement parier, d'aorte, mais une artère dorsale qu'on a aussi appelée " aorte médiane », contenant le sang artérialisé dans les branchies, et qui est nettement pulsatile.

Chez les mollusques et les crustacés, il n'y a pas do troncs aorti{iues comparables à ceux des vertébrés.

— Embryog. La formation de Vaorte présente, à ses dif-

Les cinq paires d'arcs aortiques de i embryon. Formation de

l'aorte A et de l'artère pulmonaire P; Ag. aorte gauche; Ad, aorte

droite. (1. Lézard; 2. Oiseau; 3. Mammifère.)

férents Stades, une analogie remarquable avec le système vasculaire des divers embranchements du règne animal. On retrouve toujours à. l'origine les cinq paires d'arcs aortiques, communes à tous les vertébrés, et qui se modifient de façons diverses dans les différentes classes.

— Méd. h'aorte peut être le siège de maladies graves : inflammation, rétrécissement, anévrisme.

— Inflammation de l'aorte. V. aortite.

— Béti-écissement et oblitération de l'aorte. Le rétrécissement de Vaorte peut être congénital ou acquis. L'occlusion de l'aorte n'est jamais absolue. Le calibre de l'aorte, dans le rétrécissement acquis, peut être réduit par des productions athéroraateuses, cartilagineuses ou calcaires des parois. On peut parfois soupçonner l'existence de cotte affection par l'état de la circulation : toutes les artères périphériques sont augmentées de volume. Il y a toujours hypertrophie du ventricule gauche.

— Anévrisme de l'aorte. Les anévnsmes de l'aorte siègent le plus souvent dans la portion ascendante du vaisseau ou vers sa crosse. Les symptômes de ces anévrismes sont des battements quelquefois doubles, siégeant sous lo sternum, dans le deuxième espace intercostal gauche, parfois perçus dans le dos; des claquements, des souffles qui peuvent être dus à des lésions connexes de l'orifice aortique ; la sensation de frémissement cataire ou thrill, en appliquant la main sur la région correspondant à l'anévrisme. Le sternum et les côtes peuvent être détruits par l'ostéite raréfiante, et la tumeur fait alors saillie au dehors. La terminaison fatale survient soit par gêne delà circulation et de l'hématose, soit par inanition ou asphj^ie, quanti la compression de l'œsophage ou de la trachée met obstacle à l'entrée des aliments ou'de l'air, soit par des phénomènes cérébraux dépendant de la compression de la veine-cave supérieure, soit par la rupture de l'anévrismo.

Les anévrismes do l'aorte surviennent surtout après l'âge de trente-cinq ou de quarante ans. Ils sont sous la dépendance de l'aortite {v. ce mot), de l'hérédité, des maladies infectieuses antérieures (rhumatismes, variole, paludisme, etc.), des traumatismes de la région thoracique. Le traitement peut être curatif : diète lactée pendant deux à. trois mois, avec usage d'iodure et de bromure de potassium ; usage de l'électropuncture avec ses dangers. Il réussit rarement, et alors on traite les symptômes au moyen de palliatifs.

AORTIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport à l'aorto : Ouverture aortiquk du diaphragme.

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