APLOMB
, Bint lourd.
fljnt léger et d'an ménisque divergent en flint lourd, les surfaces de séjiarat ion des deux systèmes appartenant à une même spht^ro : c'est le premier objectif aplanétique.
APLANER V. a. Polir avec l'instrument nommé , ^ /
platie un morceau de bois.
^Ce mot a aussi le sens de oplaiijner.)
APLANÉTIQUE (du gr. a ^viv... et plané, aberration) :id\. Se dit d'une surface teile que tous les rayons lumineux issus d'un même point vont se rencontrer au même foyer.
— Encycl. Un objectii aplanétique est un objectif exempt d'aberration de sphéricité. On ne peut réaliser l'aplanétisme pour tout le champ de l'instrument; aussi se contente-t-on do le réaliser pour le plan focal au voisinage duquel se forme le plus couramment l'image et pour un point de l'axe plus rapproché de rinstrument. Après 1 achromatisme, l'aplanétisme est la condition la plus importante que doive réaliser un bon objectif. Chaque système optique appartenant à un objectif composé est le plus souvent isolément achromatique et aplanétique. On donne souvent les noms de apîanatSf de recliliynes ou de rectilinéaires aux objectifs aplanétique's.
APLANÉTISME [t'iss — du gr. rt priv., etpltinrtcs, errant) n. m. Qualité d'un système optique consistant dans l'absence d'aberration des radiations simples : Z-'aplané- TiSME est une conditioT) indispetisable de la netteté des i/nayes dans les instruments d'optique.
— Encycl. Les miroirs et les lentilles à surfaces sphériques présentent des aberrations de sphéricité, et les rayons issus d'un point, au lieu de converger exactement en un point conjugué, ont pour enveloppe une caustique d'autant plus étalée que l'on admet des rayons plus éloignés de l'axe ; ces instruments ne sont donc pas aplanétiques, ce qui nuit à la netteté des images. Voyons dans quelle mesure la solution de l'aplanétisme est possible.
l» Aplanétisme des jnïroirs. Un miroir détaché au sommet d'un ellipsoïde de révolution est aplanétique pour un point lumineux placé en l'un de ses foyers; le second loyer de l'ellipsoïde est le foyer conjugué' du premier.
"Le miroir de forme parabolique réalise l'aplanétisme pour un point situé à l'mfini sur l'axe, et le foyer conjugué est le foyer même du paraboloïde. Pratiquement, il le réalise pour un point très éloigné sur l'axe.
Un miroir en forme d'hyperboloïde de révolution est également aplanétique pour un point situé eu un de ses foyers; lo foyer conjugué d'un foyer réel est dans ce cas virtuel, et inversement.
La méthode employée par Foucault pour rendre paraboliques, et par conséquent aplauétiques, les miroirs de télescopes, est connue sous le nom de méthode des retouches locales. Voici en quoi elle consiste :
On obtient un point lumineux à l'aide d'un trou très fin percé dans un écran et fortement éclairé par une lampe ; on fait coïncider avec le foyer conjugué un petit trou
Fercé dans un autre écran. Si le miroir est aplanétique, œil placé au trou du second écran voit le miroir uniformément éclairé. Si le miroir n'est pas aplanétique, il y a des parties du miroir qui paraissent plus éclairées les unes que les autres. Les points en relief se détachent en brillant. Alors, au moyen du polissoir, on retouche jusqu'à ce que l'éclairoment devienne uniforme. Cela posé, on prend d'abord un miroir sphorique et on vériiie sa sphéricité en s'assurant qu'il est aplanétique pour un point lumineux placé en son centre ; on place le point lumineux un peu en dehors de l'axe ; l'image est alors symétrique par rapport à l'axe. Après avoir rendu le miroir parfaitement sphérique, on rapproclie le point lumineux du miroir, le foyer conjugué s éloigne, on retouche le miroir afin de le rendre aplanétique pour cette nouvelle position : il devient alors ellipsoïdal. En rapprochant de plus en plus le point lumineux et en répétant l'opération dans chaque position, on transforme le miroir en un « paraboloïde. " Ajoutons que l'épaisseur à enlever ne dépasse pas un dixième de millimètre sur les bords d'un miroir de l mètre d'ouverture.
2° Aplanétisme des lentilles. On pourrait calculer la courbure des surfaces dans les lentilles, de manière à les rendre parfaitement aplanétiques pour un point situé à une distance donnée sur l'axe. Dans la pratique, on se contente d'une solution approchée. La distance focale étant donnée, si l'objet est à l'intini, le calcul montre qu'il faut prendre une lentille biconvexe dont l'une des faces ait un rayon de courbure six fois plus grand que l'autre, et tourner la face la plus bombée vers l'objet. On peut remplacer cette lentille par une lentille plan-convexe, plus facile à construire.
APLANEUR 1
,us6i le sens de
. Celui (|ui aplane le bois. Il Ce mot a
PLAIUM-XB
APLANIR v. a. Rendre plan, uni, ce qui était inégal, raboteux ; Aplanir un chemin.
— Fig. Aplanir les voies, les routes, les chemins à quelqu'un, Lui ouvrir, lui faciliter les moyens de réussir.
Il Aplanir les difficultés, les obstacles, etc., Les lever, les faire disparaître.
— Moralem. Adoucir, calmer : Il n'y a point de plus excellente pratique de mortification que celle de supprimer ses humeurs, d'en aplanir les difficultés. (Nicole.) ii Abaisser, humilier : Vous aplanissiez les hauteurs des esprits superbes. (Fléch.)
S*apld.nir, v. pr. Devenir plan, uni : Le terrain s'aplanit au côté des. montagnes.
— Fig. Disparaître, en parlant des difficultés, etc., devenir facile : Le Jeune homme croit que tout doit s'aplanir devant lui. u Se rendre facile à soi-même.
APLANISSEMENT n. m. Action d'aplanir ; état de ce qui est aplani : L'aplanissement d'une route.
— Fig. /,'aplanissement des obstacles, des difficultés.
APLANISSEUR, EUSE n. Techn. V. APLAiGNEtR. APLASTIQUE (plass — du gr. a priv., et de plastique) adj. Qui n'est pas plastique.
— .Sanf/ aplastique. En T. de physiol.. Sang qui a perdu totalement ou à un certain degré là faculté de se coaguler.
APLAT (/ïZa) n. m. Teinte plate, dans la langue des gra-
veurs. Il Pièce de drap ou d'étoffe qui se pose à plat sur un vêtement.
APLATER V. a. En T. de mar., Dresser le rôle des sent plats, c'est-à-dire des sept hommes devant manger à la même table et se servir des mêmes bidons et gamelles.
APLATIE n. f. Entom. Syn. deATTE.
APLATIR v. a. Rendre plat : Newton prouva que le mouvement de rotation de la terre a dû /'aplatir a ses pôles. ^Laplace.)
— Par ext. et fam. Briser, écraser : Aplatir un adversaire.
— Fig. Il écoutait sans rien dire, aplati, rentrant la tète. (Alph. Daudet.)
— Par exagér. Confondre quelqu'un, le réduire au silence. Il Dans un sens analogue, Aplatir un acteur. Le siffler à outrance, le huer.
ApISiti, ie, part. pass. du verbe Aplatir. Math. V. al-
lées s'allonf/ent, s'arocodile. ("V.Hugo.)
,Opé
ation consiset qui se
s'empl. pour aplatissement.
Action d'aplatir ; état de ce
S'aplatir, v. pr. Devenir plat : Les n PLATissENT, et prennent des formes de i
APLATISSAGE n. m. EnT.de techn tant à transformer les cornes de buffle compose d'un certain nombre de manutentions' successives, dont les principales sont : le débitaye ou tronçonnage des cornes, le redressage ou l'ouverture, le dolage ou grattage, le serrage ou aplatissage, ou mise à vert sous presse Dans quelques méti
APLATISSEMENT qui est aplati.
— Aplattssemrnf de la teire, Etat de la terre, qui est aplatie aux deux pûles.
— Fig. Abaissement, en parlant des choses morales : Kn France, Taplatissement des mœu7's sera la conséquence forcée de la civilisation. (Balz.)
— Par exagér. Critique violente, charge à fond contre un adversaire politique, littéraire, etc. Syn. de éreintement.
— Encycl. Astron. Aplatissement des planètes. Tout porte à croire que les particules matérielles qui forment la masse de chaque planète ont eu à une certaine époque assez de mobilité pour glisser les unes sur les autres, et que, cédant à la force centrifuge produite par la rotation, elles se sont portées en plus grande quantité vers l'équatour, où elles ont formé un renflement qui a persisté après leur consolidation. Aussi, les planètes ont-elles la forme d'un ellipsoïde de révolution. On appelle aplatissement d'une planète la différence des rayons de l'équateur et du pôle, divisée par le rayon de l'équateur. Si a est le rayon
de l'équateur, b celui du pôle, l'aplatissement sera — .
Les évaluations de l'aplatissement de la terre sont fondées soit sur les mesures géodésiques d'arcs de méridienne à diverses latitudes, soit sur des mesures d'intensité de la pesanteur au moyen du pendule, soit sur l'observation des inégalités lunaires dues à la forme ellipsoïdale de la terre.
Les nombres trouvés pour la valeur du rapport
oscillent entre — et — - Voici les valeurs de l'aplatis-
Mercure — -, Vénus — -, la Terre . Mars
2dS 306 293 1
Jupiter —, Saturne — , Uranus — .
APLATISSERIE n. f. Dans les forges, Atelier où l'on ,j)latit les barres de fer en les faisant passer, chauft'ées à. lanc, entre deux cylindres ou laminoirs, pour les réduire n lames.
ui autrefois, aplatissait laiie d un marteau spécial
APLATISSEUR
les barres de fer .
nommé aplatis soir. Il Ouvrier qui aplatit les corne*»
employées dans l'industrie, il Instrument agricole qui a pour but d'écraser les graines destinées à l'alimentation des animaux.
APLATISSOIR
11. m. Sorte de marteau qui sert à aplatir le for ou tout autre métal APLATISSOIRE n. f. Se dit de cylindres ou laminoirs entre lesquels ou fait passer les barres de fer pour les aplatir.
APLAX (du gr. rt priv., et /j/aa-, pierre platej n. m. Genre do tortues fossiles des schistes de Kclheim.
APLECTRE (du gr. a priv., et plcktron. aiguillon, épine) n. m. Bol. V. amplkctre.
Aplerbeck, village deWestphalie (Prusse occid.),sur rEmscber,affluent du Rhin; 6.220 iiab. Houillère importante.
APLESION (du gr. a priv., et plèsios, voisin, parent) n. m. Section du genre éthéostome.
APLESTER ipléas — du gr. a priv., et plékein, plier) v. a. Iti'plipr. étendre les voiles, pour se préparer à lover l'ancr^'. (l'siti- aux- xvi" et xvii' siècles.)
APLESTIE (ph\':s — du gr. a priv.. et p/^^Aem, remplir) u. f. Ane. méd. Faim insatiable, voracité anormale.
APLÉTER fchange Yé fermé du radical en è ouvert devant une syllabe muette : Xaplète. Qu'ils aplètent ; excepté au fut. et au condit., où l'on conserve 1'^ fermé du
Aplidic (gr
radical : J'apléferai. Nous apléterians) v. a. Accélérer un travail, surtout en parlant du vigneron.
APLÉTEUR n. m. Vigneron qui travaille vite.
APLEURIE (du gr. a priv., et pleura, plèvre) n. f. Anomalie or^'anique, caractérisée par l'absence des plèvres, des côtes et des flancs.
APLIDIE OU APLIDIA (du gr. aploos, simple, et eidos, forme) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes du groupe des mélolonthinés, renfermant des hannetons dont les cmq ou six espèces connues sont répandues dans la région orientale méditerranéenne. Citons Vaplidia transversa (Algérie, Asie Mineure), Vaplidia hirticollis (Sardaigne),
APLIDIUM (om'~ du gr. aploos. simple, et eidos, forme) n. m. Genre d'ascidies composées, famille des polyclinidés, voisines des amarouques et habitant nos mers ; aplidium ficus, etc.
APLITE n. f. Variété de granit à grain fin, généralement saccbaroïde et de teinte rosée.
APLOA (du gr. aploos, simple) n. m.
Genre de coléoptères, de la famille des carabidés, dont une espèce vit aux Indes orientales. Syn. do brachynds,
APLOCENTRE (du gr. aploos, simple, et kentron, épine, aiguillon) n. m. Genre de poissons de l'Ohio, voisin des spares.
APLODISQUE {diss — du gr. aploos, simple, et diskos, disque) n. m. Section du genre haplopappo, de la famille des composées.
APLOMB [pion — de à, et plomb) n. m. Direction d'une ligne perpendiculaire à l'horizon; position verticale d'un objet : /-'aplomb de la tour de Pîse n'a pas été bien pris.
— Par ext. Equilibre : C'est aux lois de l'attraction que 7WS propres corps doivent leur aplomb. (B. de St-P.)
— Au fig. Assurance dans la manière de parler, de se présenter ; hardiesse : Calonne avait la confiance de la témérité et /'aplomb du charlatanisme. (Lamart.)
Toujours un grand aplomb sur uu pt-tit esprit.
— B.-arts. Juste pondération des figures : Artiste qui pèche par les aplombs. (Acad.)
— Musiq. Précision de la mesure, soit pour la voix, soit pour les instruments.
— Physiol. Répartition régulière du poids du corps sur les membres, direction la plus favorable de ceux-ci pour le soutien du tronc et l'exécution des mouvements, n Se dit dans un sens analogue, mais au pluriel, en parlant du cheval ; Les aplombs d'un cheval.
— Techn. Petit appareil compose d'un fil à l'extrémité duquel est fixée une balle de plomb ou un petit cylindre de cuivre, et qui sert à déterminer si un objet occupe une position bien verticale, n On dit plus ordinairement fil à plomb. (Les ouvriers disent plus brièvement encore plomb : Prête-moi ton plomb.)
On donne souvent au plomb une forme cylindro-conique ; le sommet du cône, étant tourné vers le bas, indique exactement le point par ou passe la perpendiculaire.
— A plomb, loc. adv. V. plomb.
— D'aplomb, loc. adv. Perpendiculairement à l'horizon : A midi, le soleil darde d'aplomb ses rayons sur 7ios têtes.
Il En équilibre: Etre d'aplomb, il £'fre d'aplomb signifie aussi, en langage populaire. Etre bien portant, robuste.
— Fig. Vivement, fortement : Parler d'aplomb.
— Encycl. Techn. L'usage de l'aplomb, ou fil à plomb, dans les arts, est fondé sur ce fait que la direction de la pesanteur est nécessairement perpendiculaire à l'horizon.
~ Méd. vétér. Dans l'étude de l'extérieur du cheval, on entend par le mot aplombs la disposition et la direction des membres de l'animal par rapport au sol, que cette direction soit normale ou vicieuse, favorable ou défavorable à leur action, comme colonnes de soutien ou comme agents de progression.
Pour examiner les aplombs d'un cheval, on doit le maintenir en repos, les quatre pieds formant les quatre coins d'un rectangle, qui représente la base de sustentation.
Pour que la répartition régulière du poids du corps se fasse sur les quatre extrémités, les membres doivent suivre des li^'^nr- -,111 mit rfp déterminées par Bourgelat.
Membres ;ni'<i! 1 f/ic ligne verticale, abaissée de
la pointe de l'< / ' ^■.'L doit rencontrer ce dernier
un peu en arm-t ,■ / - . / ■ "'- de la pince. Le cheval est dit sous lui du drvant lors.|ue cette ligne tombe à une grande distance en avant de la pince. Dans ce cas, le bipède antérieur étant surchargé par le poids du corps, le cheval est exposé à des faux pas et à de fréquentes chutes. On doit l'utiliser pour lo service du trait, où le collier, lui offrant un point d appui, le préserve des chutes en avaut.
Le cheval est dit campé du devant lorsque la ligne cidessus tombe sur le sabot avant de rencontrer le sol. Do ce défaut d'aplomb, il résulte que l'appui du pied a lieu sur le talon, qui se fatigue et devient le siège de blcimes fréquentes.
2'> Vue verticale abaissée du tiers postérieur de la partie supérieure et eœteime de l'avant-bras doit partager également le genou, le canon et le boulet, et gagner le sol à une certaine distance des talons. Si le genou se porte en avant de la ligne, il est dit arqué ou brassicourt ; si, au contraire, il se porte en arrière, il est dit creux, effacé, genou de inouton. Si la ligne verticale tombe trop en arrière des talons, l'animal est dit long-jointé. Le chevalainsi conformé est souple dans ses allures, mais offre peu de résistance à la fatigue. Si, au contraire, la ligne verticale se rapproche trop des talons ou les traverse, le cheval est dit courtjointé ou droit sur ses boulets. De cette conformation résultent une ruine prompte des extrémités et une dureté dans les réactions, qui rendent ces chevaux peu propres au service do la selle.
3° Une verticale abaissée de la partie la plus étroite de la face antérieure de l'avant-bras doit partager toute la partie inférieure de l'extrémité en deux parties égales. Entre les bords internes dos deux sabots doit exister un intervalle égal à la largeur d'un sabot. Si le membre considéré en masse so trouve en dedans de cette ligne, le cheval est dit serré du devant. Ce cheval est exposé à se couper, à se donner des atteintes et à boiter fréquemment. Si les membres s'écartent en dehors de cette ligne, le cheval est dit large du devant; il ne se coupe plus, mais son allure est lourde, par suite du déplacement du centre de gravité.
Si la pinco ost tournâo on dehors, io cheval ost dit pnnnrd. Il ost dit cagneux quand la dôviation du piod a hou on dedans. Si lo gonou ost porté on dehors de cotte hgne, il ost dit cambré; si c'est en dedans, il oal dit genou de bœuf. Toutes ces conformations sont vieiousos.
Momhres postôriours : -i" Une verticale abaissée de la pointe de la fense doit rencontrer la pointe du jarret et Ionqer la face postérieure du canon avant d'arriver au aol. Si la ligne daplomh tombe on arrière dujarrot, le mcmhre est engagé trop avant sous lo corps; on dit alors que Io choval ost sous lui du derrière. Dans ce cas, une trop grande partie du poids du corps ost reportée sur les membres postérieurs, et los jarrets so fatiguent. Si, au contraire, cotte ligne coupe trop on avant lo jarret ot le canon, lo choval ost campé du derrière, et lo poids du corps ost rejeté sur los membres antérieurs.
5« Une vertirale a/mi.ssée du ynilirn de la face poster ieuri' dr ht pointe du jnrrct doit /lartngrr l'i/afr/m-nt en deux mnifii's;
APLOME