‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 342 sur 828 · APOCALYPSES · texte numérisé non relu

APOCALYPSES

dos formes marinos très rarnafisi6ros ot dont la plupart sécrètent une liumeur couleur de pourpre qui teint autour deux l'oau en rouge. Genres principaux : aplysic, dulabelle.

APNÉE (du gr. a prîv., ot pnein, respirer} n. f. Abgonco momentanée do la respiration. Elle so difrcroncio do la dyspnée en ce que collo-ci consisto soulomont dans la géno do la respiration.

APNÉOLOOIE (du gr. apnoia. apnée, ot logos, discours) n. l. 1 r;tii<i <irs (lifférentes espèces d'apnéos.

APNÉOLOGIQUC adj. Qui concerne l'apnéologio.

APNÉOSPHYXIE {sfi — du gr. a priv. ; pnein, respirer, fi s/iln'.ii\. b.iticniont) n. f. Suspension de la respiration

ot 'lu pullls. Syii. do ASI'HYXIIv.

APNEUMIE (du gr. a priv.. et pneumAn, poumon) n. f. Mniisiiiiu.Mti) caractérisée par l'abscnoo dos poumons.

Serre du flc%-anl

Aplomb régulier. panard du denièrc Casneux du derriL

Aplombs d'i

al ; 1, :

latérales tout le reste de l'extrémité. Les défauts d'aplomb relatifs à cotte ligne sont ici les mêmes que dans le membre antérieur.

— Anton. Inclinaison, obliquité, porte-à-faux, surplomb. APLOME (du gr. aploos. simple) n. m. Liturg. Nom quo

l'on donne à la nappe d'autel, dans lEglise grecque.

— Miner. Grenat forro-calcaroux, verdâtro ou brun, il Variété de mélanite.

APLONOME (du gr. aploos, simple, et nomos, loi) adj. Nom donne à un cristal offrant la plus simple des lois intermédiaires de décroissomeut : Chaux carhonaiée aplonûme.

APLOSTOME [ploss — du gr. aploos, simple, et stomn, bouche) adj. Qui a la bouche ou l'ouverture .simple.

APLUDE n. f. Genre de graminées-andropogoncos, comprenant un petit nombro d'espèces propres à l'Asin tropicale et à la Nouvelle-Calédonie, et dont quelques-unes sont cultivées dans les jardir s.

APLURE (du gr. aploos, simple, et aura, queue) n. m.

Poisson do Madère, de la famille des scorabéroïdes.

' APLUSTRE {pluss — lat.

apUtstrum, girouette) n. m.

Antiq. rom. Ornement de la poupe des vaisseaux chez les anciens et qui consistait en une pièce de charpente recourbée vers l'avant, et taillée en forme de palme, ou plutôt de q^uoue do poisson.

— Moll. Syn. do PAVILLON.

APNEUMONERVIE fdu gr. a prîv. ; pneumôn, poumon, lat. nervus, nerf) n. f. Défaut d'énergie ou d'action

ot d:

Aplustre,

APLYSIE (lat. apbjsia) n.

tropodes, type do la famille de

Genre do mollusques gas-

. ! aplysiidés, renfermant de

nombreuses espèces répandues aahs presque toutes les mers du globe et connues sur nos cotes sous le nom de lièvres de mer : aplysia depilans (Méditerranée), etc.

APLYSIIDÉS n. m. pi. Famille do mollusques gastropodes opisto branches, sous-ordre des teclibranches, renfermant

erveuse du [

APNEUMONES (du gr. a priv., et mieumôn, poumon) n. m. pi. Sous-ordre d'holothuries, do 1 ordre des apodes, caraoïrrisios par riiermaphrodisrae et l'absence de poumons. — Un ArNEUMONK.

— Encycl. Les apneumoncs portent des tentacules linéaires, pinnés ou digités, et des organes infundibuliformes ciliés. Une seule famille compose ce sous-ordre, celle des synaptides, renfermant les genres synapte, anapte, chirudate.

APNEUSTE {pneuss — du gr. a priv., et priein, respirer) adj. Qui manque de respiration.

APNEUSTIE {pneuss — rad. apneuste) n. f. Manque do respiration, absence des mouvements d'inspiration.

APOACONITINE (du préf. apo, et de aconititie) n. f. Corps r/siiUani de la transformation avec perte d'une molécule 1 laii lie i'aconitine sous l'action des acides étendus et liuiiillaiits. L'apoaconitine serait l'anhydride de l'éther moiiobfiizuïque de l'aconine.

APOBATE (du gr. apo, loin de, et bainein, aller) n. m. Antiq. gr. Dans certames courses, deu.v Iionrmes montaiont un rliar : un cocher {apobaticos) et Vapobate, qui, i-a-^ipiè cr armé d'un bouclier, devait sauter du char ot y

APOBATÉRION fdu gr. apo. loin do, etbatèrios, qui sort à monter) n. ni. Dans l'anc. Grèce, Sacrifice offert à un dieu quelconque, lorsqu'on abordait, après avoir échappé à un danger venant des éléments.

APOBOMIES (du gr. apobdmios, éloigné de l'aufol) n. f. pi. Dans l'anc. Grèce, Sacrifices accomplis sur lo sol même ou dans les eaux d'un fleuve, en dehors do tout temple.

APOCALBASE (lat. apocalbasum ) n. m. Gorame-résine servant à empoisonner les flèches, attribuée à une euphorbe.

APOCALYPSE (gr. apokalupsis, révélation ; venant du v. apokaluptein, découvrir, révélera n. f. Livre qui a

pour objet la révélation des doRtlnéofi do l'humanité, la tin du monde acluol et l'avènomont d'uno ère do justice : //Ai'OCALVi'KK de Itaruch. A'Ai'ocai-Ypsk d'L'Mdra».

Spécialement, Livre canonique, le dernier du Nouveau Testament, ot qui a pour autour l'ap/jtro saint Jean : L'idée du royaume de Oieu et rApocAi-Yi»8E, ^ut en est la complète image, sont l'expression la plus élevée et la plus poétique du progrès humain. (Ucnan.)

— Fig. Allé^'orie ou suito d'allégories fantastiques. Il Discours, écrit très obscur, n Parler comme l'Apocalypse, Parler, s'exprimer d'une manière peu intcUigiblo. Il St^le de l'Apocalypse, Style métaphorique jusqu'à l'oli-

scurité.

— Uéle de l'Apocalypse, Sort© do monstre symbolique qui jouo un grand rùlc dans l'Apocalypse do saint Jean. (On fait allusion à, la béte de l'Apocalypse pour caractériser quelque chose do monstrueux, qui porto avec soi lo mystère et l'épouvante.)

— Fam. Cheval de l'Apocalypse, Mauvais choTal, haridelle-

— Ilist. rolig. Chevaliers de l'Apocalypse, Membres dune société mystique qui so forma à Komc en 1094, et qui so donnait pour mission de défendre l'Eglise catholique contre l'Antéchrist. Lochef, Augustin Gabrino, prenait les titres de prince du nombre septennaire et de monarque de la sainte Trinité; c'était un fou. Arrêté après un esclandre dans une église, il mourut dans une maison d'aliénés. Les illuminés qu'il avait groupés so dispersèrent.

— Encycl. On donne particulièrement le nom de apocalypses à. des écrits juifs ou chrétiens, plus ou moins voisms de l'èro moderne, et dont les révélations sont placées sous les noms de personnages considérables de l'histoire biblique. Sauf celle de saint Jean, elles sont pseudépigraphes. c'est-à-dire qu'elles portent un faux nom d'auteur. Composées au cours des deux premiers siècles avant Jésus-Christ, ou durant lo premier siècle après, elles so donnent pour des révélations accordées à Noé, à Hénoch, à Moïse, à Baruch, etc.

— Apocalypses juives. Les travaux les plus récents ont rendu douteuse l'unité littéraire do ces ouvrages. Suivant E. de Fayc, il dut y en avoir un très grand nombre, ayant des caractères différents : apocalypses populaires, reflétant les passions nationales et exprimant les rêves qui ont hanté l'âme du peuple juif depuis l'insurrection macchabéenne ; apocalypses rabbiniques, composéesaprès lanéaniissement des espérances politiques des Juifs et permettant de constater le développement considérable de la théologie juive avant qu'elle fût formulée dans la Mischnah et dans le Talmud ; enfin, apocalypses transcendantes, dont les auteurs opposent à la Jérusalem humiliée et profanée la Jérusalem de leurs rêves, la Jérusalem céleste et l'exaltation du judaïsme spirituel.

Passons maintenant une rapide revue des livres dans lesquels ces écrits primitifs ont été interpolés et fondus. C'est d'abord l'Apocalypse d' Hénoch : elle date évidemment du !"■ siècle av. J.-C. L original s'est perdu ; puis, au moyen âge, la traduction grecque qui l'avait vulgarisé a disparu à son tour. En 1773, on en rapporta d'Abyssinie une version éthiopienne. Cette apocalypse consiste en une juxtaposition de fragments très divers ; les principaux en sont: un récit de la chute des anges et de leur punition, une description des demeures des justes, une vision du Fils de l'Homme qui exercera le jugement messianique. " Nous avons ici, dit Jean Réville, dans un document qui est bien palestinien et qui est antérieur au christianisme, l'écho lo plus instructif du travail qui se fit dans le monde juif de la Palestine, à partir du moment où la piété juive entra en contact avec la civilisation grecque. • Tandis que lesjuifs d'Alexandrie traduisent le judaïsme en langage platonicien, ceux de Palestine accommodent quelques coneeptiûus grecques à leurs propres notions.

Une au^tre compilation du môme genre est l'Apocalypse d'Esd ras! C'est l'ouvrage qu'on appelle souvent le / V* ItiTe d'Esdi'os. Il consiste en sept visions que le personnage de ce nom est censé recevoir, la trentième année après la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor. En réalité, la ruine de Jérusalem dont il s'agit est celle dont Titus a été l'exécuteur, et, pour ce fait, on s'accorde généralement à placer la rédaction de cet écrit dans le dernier quart du i*' siècle de l'ère chrétienne.

— V Apocalypse de Baruch est, comme la précédente, une jiLvtaposition de visions, de dates très diverses et dont (|uelques-unes sont antérieures à la ruine de Jérusalem. Mais, sous sa forme actuelle, elle a été composée non seulement après 70, mais â une époque où les Juifs étaient installés définitivement en pays païen.

— Les Testaments des XII Patriarches consistent en des discours que les patriarches sont censés avoir prononcés au moment de mourir. Chaque patriarche insiste sur un trait marquant de sa vie et en tire de pressantes exhortations. Lo récit biblique sert de texte et de point de départ aux applications édifiantes. La partie apocalyptique du livre roule soit sur les mystères du monde surnaturel, soit sur l'avenir, particulièrement sur la mort et ta résurrection de Jésus-Christ, et lo rejet du peuple juif. L'auteur, s'il est unique, est un judéo-chrétien, antérieur au il' siècle de notre ère.

Enfin, VAssomption de Moïse, découverte en 1S61 par Ceriani dans un palimpseste de la bibliothèque Ambroisiennede Milan. Il n'en existe qu'une version latine, dont Io texte est en mauvais état et défectueux. D'après les plus récents résultats do la critique, elle a été composée au lendemain des événements qui marquèrent l'an 4 de notre ère, au début du règne des fils d'Hérodo le Grand.

Apocalypses chrétiennes. Parmi les Apocalypses chrétiennes apocrvphes. la plus célèbre est l'Apocalypse de saint Pierre. Elle eut un grand crédit. Clément d'j\lexandrio en parle déjà, et avec respect. Il en a cité divers frag-ments, los seuls qui soient parvenus jusqu'à nous. Quant à son ancienneté, elle remonte au moins au il* siècle. D'après les passages conservés, on voit qu'elle s'occupait du jugement dernier ot des signes qui devaient l'annoncer. Elle ne parait avoir contenu rien de formellement hérétique, ca:' saint Epiphane et F^usèbe ne lui font pas lo reproche d'hérésie, quoiqu'ils la déclarent apocryphe. C'est la seule des Apocalypses apocryphes qui ait jamais eu du crédit dans l'Eglise. Les autres sont d'ailleurs plus récentes. On cite ''une Apocalypse de l'apôtre saint Thomas, une Apocnlj/ se du protomartyr saint Etienne, une Apocalypse

APOCALYPTIQUE - APOCYNÉES

■^So^'Cs le trô siôme ciel, dont il prétendait révéler L<f mystères On ce connaissait pas encore cet ouvrage au ."^ s^ède! Saint Epipliane l'attribue à la secte gno- "'&"1n'drn^mï?eusesApocalj;Dses,dontaucunena place dans le canon, portent le nom du prophète Daniel. On ne saurait s'en étonner, puisque tous les écrits de ce genre ont ntur ancêtre le livre biblique de Daniel. Toutes nont pas ^fé co^fservées. On en conlait six ou sept en texte grec ; d'autres en persan, en copte et en arménien.

ADOoalypse de saint Jean. Ce livre, le dernier du N„u?ea^Testament, est divisé en vingt-deux chapitres Il se compose dune courte introduction sous forme de lettres aui sept Eglises d'Asie, de sept visions et dune concîusfom Les sept visions peuvent prendre les itres survants 1» les sept étoiles*^ et les sept chandeliers; |"res sepi Sceaux du livre avec les sept trompettes qu, sonnent après l'ouverture du septième sceau; 3» a femr^e le dragon et la béte; 4» fcs sept coupes de a Sre et la CTande Babylone; 5» le grand banquet de D,eu 6» Satin lié pour mille ans et la terre nouvelle ;

"l'rS'rpo^:™fde -résumer ici.ce livre d'une extraordinaire intensité de lyrisme, qui a f« .1 °''J«/' > *^^ vers les siècles, de tant de commentaires passionnes. Catlioliaues et hérétiques l'ont tous explique en leur laveu Érsuet retrouva dans la Béte, <!"• y J-"""/' Srand réle, l'empereur Diocletien. Grotius y voit Trajan Farm les commentateurs, beaucoup pensent que 1 Anteclir.st e» Niron dont le nom serait mystérieusement désigne pat le chiffre fameux de la Bête {666). . . , , „ j

La canonicité de Y Apocalypse, ne fut généralement admise dans l'Eglise grecque qu'à partir de la hn du i% siècle, quoiqu'elle eût été adoptée jusque-la par saint^E i- Dhane, tfrigène, saint Clément d Alexandrie, en. Ce lut ie troisième concile de Carthage, en 397, 5"' '"*"=" "i,^"; vraoe dans le canon des Ecritures, cest-à-dire au iiombre deslivres inspirés, conformément à la croyance déjà ancienne de l'Eglise d'Occident. i-,„„„'hA Les catholiques et les protestants traditionnalistesn hésitent pas à attribuer VApocab/psei saint Jean 1 apôtre^ L'extrême gauche de la critique, 1 école de Tubingue, se range à cette opinion. Des deux livres qui portent le nom de ikint Jean, l'Evangile et VApocalypse. elle ne reçonna l'authenticité que d'un seul : 1 Apocalypse, dont 1 esprit général et le contenu indiquent évidemment qu elle remonte au temps apostolique. ,„„„„„ Spitta a cru reconnaître dans l'Apocalypse de Jean une fusion de plusieurs Apocalypses, dont quelques-unes juives. G. de Paye pense qu'il faut reconnaître dans le livre : 1» une apocalvpse chrétienne qui comprend les six premiers chapitre's (elle tranche par son élévation et sa spiritualité avec tout le reste); 2° deux apocalypses juives ; 3° un remaniement des documents primitifs par un rédacteur ou compilateur chrétien. Mais, assez généralement, les rationalistes de nos jours s'accordent à rcconnaitre l'authenticité de V Apocalypse. Renan 1 attribue, lui aussi, à saint Jean. Quant à la date de cet ouvrage, qui fut, d'après l'opinion commune, composé à Patmos, ■ elle est fixée, par la grande majorité des critiques, dit 1 écrivain protestant '«'illiam Bullock, entre l'an 95 et lan 9j... On ne connaît aucun auteur des trois premiers siècles qui assigne à V Apocalypse un autre lieu ou une autre date ... Renan croit, cependant, que le livre a été cent 1 an ca et de préférence à Ephèse, quoiq.ul ne soit pas impossiWc, dit-il, qu'il ait été écrit à Patmos.

Apocalypse (sujets tirés de l'). VApocalypse, en satisfaisant le goût du merveilleux et du fantastique, inspira aux artistes du moyen âge les allégories bizarres que nous retrouvons dans la plupart de leurs compositions, peintes ou sculptées. C'est surtout en Allemagne, ou l'amour du fantastique prit de bonne heure un développement excessif, que les interprétations de l'Apocalypse furent le plus nombreuses. Une foule d'artistes, entre autres les Van Eyck, se livrèrent à ce genre d'ouvrages. Mais il faut arriver jusqu'à Albert Durer pour trouver une traduction , à la fois exacte et saisissante, de l'ouvrage du solitaire de Pathmos. Le célèbre artiste représente les principales scènes de l'Apocalypse dans une suite de quinze gravures, exécutées avec une merveilleuse puissance d'imagination. Ces gravures furent publiées en 119S. C'est encore l'Allemand Pierre de Cornélius qui a repris ces sujets étranges pour en orner les murs des portiques du Campo-Santo de Berlin. Deux cartons de sa vaste composition ont figuré à Paris, à l'Exposition de 1855.

APOCALYPTIQUE adj . Qui appartient aux apocalypses ; qui leur ressemble, qui s'y rapporte ; Le licre de Daniel duil être classé en tête de la littérature apocalyptique. (Renan.) il Qui est décrit symboliquement dans l'Apocalypse par excellence, celle de saint Jean : Le style gothique s'entend à merveille avec les gargouilles, tes animaux APociX.YPTiQDES et autres. (Th. Gaut.)

Auteur apocalyptique, Auteur, écrivain qui a commenté

l'Apocalypse, qui a tenté de l'expliquer : hewlon et Uossuet sont les meilleurs des auteurs apocaltptkjues. ii Se dit surtout (au fig.) des écrivains qui mettent de l'obscurité dans leur style, il Style apocalyptique. Style obscur, trop allégorique. Il Nombre apocalyptique. Se dit du mystérieux chiffre 666, dont il est question dans l'Apocalypse.

— Par ext. Fantastique : Sujet apocalyptiquk.

— Familièrem. Bêle apocalyptique. Y. Apocalypse of. SAINT Jean.

APOCAPNISME {pniss— du gr. apo, sur, et kapnos, fuméej n. m. Fumigation aromatique.

APOCARITE n. m. Hist. rel. Y. apochabite.

APOCARPÉ, ÉE (du gr. a/io, particule marquant séparation, et karpos, fruit) adj. Se dit des fruits formés de carpelles distincts et libres, comme ceux des renoncules, des fraisiers, etc.

APOCATASTASE {tass — du gr. apo, loin de ; kata, sur, et slaâ, j'établis) n. f. Nom par lequel les anciens philosophes grecs désignaient le mouvement de la nature, et l'action des forces qui y entretiennent l'accord et la régularité.

— Astron. Révolution périodique qui, selon d'anciens auteurs, ramène les astres au point d'où ils sont partis.

— Théol Retour à la perfection primitive, accomplissement final des promesses de Dieu. Le mot apocatastase, emprunté aux Actes des Apôtres, donna naissance au début du xviii' siècle, à l'hérésie de Jean GuiUaume Petersen : il prétendait qu'après un certain laps de temps les choses redeviendraient au point où elles se trouvaient avant 1 introduction du péché dans le monde, et que les reprouves, même Satan, recevraient alors leur pardon. Ce système est d'ailleurs fort antérieur à Petersen.

APOCATASTATIQUE {tass) adj. Qui a rapport à l'apocatastase : Mévolulion apocatastatique.

ApocauQUE ou ApocaHCOS, Grec d'origine, dignitaire de l'empire d'Orient, mort en 1345. Protoyestiaire de l'empire d'Orient en 1341, à la mort d'Andronic le Jeune, il voulut persuader à Cantacuzène, régent de 1 empire, de s'emparer du pouvoir. Cantacuzène ayant refuse, il excita contre lui l'infpératrice Anne de Savoie, et projeta de le faire assassiner. Ce complot ayant été découvert, il s ensuivit une lutte ouverte et des troubles, pendant lesquels ipocauque fut massacré à Constantinople.

APOCELLE (du gr. apokcllô. j'écarte) n. m. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des staphyiinidés, tribu des oxytelinés, dont les espèces habitent l'Amérique.

APOCÉNOSE (du gr. apo, de, et kénoô.^e vide, je purge) n. f. Flux morbide ; évacuation partielle.

APOCHARITE {ka) ou APOCARITE (du gr. apo, et kharis itos grâce) n. m Membre d'une secte chrétienne du nf'siècie Les apocharites prétendaient que l'âme humaine participe par essence de la nature divine, au lieu d admettre que Dieu l'a créée à son imago.

APOCHROMATIQUE (fo-0 — du gr. apo, loin, et klirôma. atos couleur) n. m. et adj. Se dit d'un objectif du type triolet (V ce mot), possédant un champ très étendu et une grande profondeur de foyer, mais donnant des images qui manquetit de briUant, à cause du grand nombre de surfaces réfléchissantes qu'il présente.

APOCLÉE (du gr. apoklein, fermer) n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, du groupe des tanystomes ortliocères, de la famille des asilidés, tribu des asilines, renfermant des petites mouches d Egypte.

APOCO (de l'ital. a. 3' pers. du v. at'ere, avoir, etpoco. pcui 11 m. Homme de peu d'esprit, de peu de sens : t'arler comme un apoco. Il PI. Des apoco. (Vieux et inusité.) Apocolocyntliose. Littér. V. Apokoi.okynthose. APOCONYME (du gr. apocope, retranchement, et oniima, nom) n. m. Nom particulier donné à certaines lettres initiales. '

APOCOPE (gr. apokopè; de apo. hors de.ft '"'i''^', <=°?nuro) n. f. Ellipse d'une lettre ou d'une syllabe à la fin du mot • L'ellipse au commencement d'un mot s appelle aphérèse; au milieu, syncope ; à lajin, apocope.

— Chir. Fracture dans laquelle une partie de 1 os a été enlevée. Il Se dit aussi simplement de toute blessure avec perte de substance. ■ „ „

— Enctcl. Apocope est un terme des grammairiens grecs et latins, dont l'application à la grammaire française doit être très discrète. La disparition de certaines voyelles finales, atones du latin, qui a donné aux mots une forme eue l'on peut déjà qualifier de française (par exemple tien devenu her d'où hier), est une apocope, dans le sens strict du mot. Mais, comme ces formes apocopées sont devenues les formes normales de notre langue, il n y a pas lieu de les qualifier d'. apocopes », car ce mot doit être reserve à certains cas particuliers en contradiction avec les formes normales. On distingue ordinairement trois sortes principales d'apocopes : 1" Vapocope grammaticale, qui consiste dans la suppression, autorisée par l'usage, de certaines voyelles finales (dans la grammaire française, elle se nomme alors plus proprement élision); 2' Vapocope populaire ou familière, qui consiste à ne pas prononcer a dernière syllabe dans une foule de mots pour rendre le discours plus rapide, comme lorsqu'on prononce }e t veux pour je le veux, quoiqu malin pour quoique malin, a vous vu pour aiiei-Dous vu. etc.; mais, si ces apocopes sont souvent permises dans la prononciation, celles du moins qui ne portent que sur une syllabe muette, elles sont toujours interdites dans l'écriture, ou du moins on ne peut se les permettre que lorsqu'on fait parler des personnages appartenant aux basses classes de la société et poiir imiter leur langage; 3» enfin, les apocopes poétiques, oui sont de véritables licences, et qui consistent à supprimer certaines lettres finales pour les besoins de la mesure ou do la rime. (C'est ainsi que les poètes suppriment souvent l'e muet qui termine encore, s qui termine la première personne des verbes en oir. en ir, etc. Toutefois, cette dernière licence tend de plus en plus à disparaître.) En voici des exemples •

VIS. superbp ennemi, sois libre et te s

Quel fut et le devoir et la mort d'un chrétien

si vous saviez comme il «lait ravi, il perdit son mal sitôt que je le vil

APOCOPE, ÉE adj. Qui a subi une apocope: Les formes modales du futur arabe sont en germe dans le futur afocopK des Hébreux. (Renan.)

APOCOPTONE 'du gr. apo, loin de,- et koptein. couper) n.iii, lii'iiii' 11! MO- les coléoptères, de la famille des céramby. hlr^, iiilru lis ^Llperdinés, formé aux dépens des laniies li nui vu 1:111-, 1 Amérique tropicale,

APOCRÉAS {dss) ou APOCRÉOS (oss) [du gr. apo, loin de. et kréas. chair) n. f. Liturg. Se dit, dans l'Eglisegrecque, de la semaine appelée « Septuagésime » dans 1 Eglise latine. Quoique son nom indique labstmence de la viande, celle-ci ne commence vraiment que le dimanche qui ferme cette semaine, laquelle est occupée par une sorte de carpaval.

APOCRÉNATE n. m. Sol formé par l'action de l'acido apocrénique sur une base.

APOCRÉNIQUE (du gr. krènè. source) adj. Nom donné par Berzélius à un acide qu'il a extrait d'une eau minérale et qui existe, selon lui, dans le terreau et dans les dépôts des eaux ferrugineuses.

— Encycl. L'acide apocrénique est brun, peu solublo dans l'eau, plus soluble dans l'alcool anhydre, et d'une saveur fort astringente. Il se dissout immédiatement dans les acétates alcalins.

APOCRISIAIRE (du gr. apo. loin de, et krisis. jugement) n m A la cour impériale de Rome et do Byzauce, officier chargé de porter les réponses de l'empereur ; il avait une iuridiction sur les courtisans et les officiers du palais. Il Nom donné par Hincmar à l'archichapelain du palais des empereurs carolingiens.

APOCRISIE (gr. apokrisis, séparation) n. f. Evacuation des liquides en excès dans l'économie, ou des substances morbides, s'opérant sous forme de crise morbide.

APOCRYPHE (gr. apokruphos ; de apo. qui marque l'éloignomeut, et krupiem, cacher) adj. Qui est supposé, douteux, suspect : Livre, anecdote, auteur apocryphe.

— S'applique particulièrem. aux parties de 1 Ancien et du Nouveau Testament dont l'authenticité n'a pas été suffisamment établie, et qui, en conséquence, ont été rejetees iiar l'Eglise : Les Evangiles apocryphes.

— Par ext., Faux, controuvé : Nouvelle apocryphe. £.n fait de traditions, les Arabes s'en tenaient à des récits populaires, souvent apocryphus. (Renan.) u Suspect, mal lame : Oue de parchemins »t de vertus apocryphes ! (G. band.)

' — n.'m. : i'APOcRYPHE n'est ni le pseudonyme, tu I hypothétique ou supposé. (Mariés.) ^

— n. f. Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des mélasomes.

— Encycl. Le mot apocri/phe présente trois sens parfaitement distincts : sens littéral ou étymologique, sens doctrinal, sens général. Littéralement, il signifie caché. (En ce sens, on nommait apocri/plie tout écrit garde secrètement et dérobé à la connaissance du public : ainsi, les livres des sibylles à Rome, confiés à la garde des decemvirs.) Chez les" juifs, un livre pouvait être tout à la fois sacré et apocryphe : sacré, parce qu'on lui attribuait une origine divine ; apocryplie, parce qu il était déposé dans le temple et qu'il n'avait point été communiqué au peuple ; en un mot, chez les Juifs, apocryphe signifiait non cniionique. c'est-à-dire non inscrit dans le canon ou catalogue public des Ecritures.

Chez les chrétiens, le sens du mot apocryphe s étendit; la canonicité devenant le critérinm do l'inspiration divine, en d'autres termes, le canon chrétien comprenant tous les livres regardés par l'Eglise comme inspirés, apocryphe s'appliqua naturellement à tout livre dont l'Eglise no reconnaissait pas le caractère divin. Ainsi, dans le langage ecclésiastique, à propos de livres attribués à des auteurs inspirés, le mot apocryphe n'est pas pris en mauvaise part : il n'exclut pas l'authenticité et la véracité, mais seulement l'origine divine. , , , Dans le sens moderne, c est-à-dire dans le sens général de la critique, apocri/pAe se dit par opposition à auf/iend'i^ue; il s'applique à tout livre dont la date est incertaine et 1 auteur inconnu, et dont, par conséquent, le témoignage est suspect. . . ,

Dans la littérature moderne ou contemporaine, il n y a pas de livres apocryphes ; il n'y a que des livres supposés, c'est-à-dire imprimés sous le nom d'un auteur qui n'y est pour rien. Tels sont le fameux Ossian. inventé par Macpherson; les Poésies de Clotilde de Surville, fabriquées par un des descendants de la prétendue poétesse; la Guzia et le Théâtre de Clara Gazul, imaginés par P. Mérimée; les poésies publiées par Chatterton comme étant l'œuvre d'un vieux poète qu'il appelle Nicolas Rowley; le Troiibabadour, poésies occitaniques attribuées à d'anciens troubadours par Fabre d'Olivet.

— Sy'N. Apocryphe, supposé. Ce qui est apocryphe n est ni prouvé ni authentique, mais peut être vrai ; ce qui est supposé est nécessairement faux.

Anton. Authentique, canonique, protocanonique,

deutérocanonique, homologoumêne. — Officiel, reconnu. APOCRYPHITÉ n. f. Cliose apocryplie.

APOCYÉSŒ (du gr. apo, loin de, et kuêsis, grossesse) n. f. Eu chirurgie. Accouchement.

APOCYN ou APOCIN {sin chien) n. m. Genre de plantes de la famille des apocynacées, dont plusieurs espèces sont douées de propriétés vomitives et purgatives.

— Encycl. Le genre apoci/n présente les caractères suivants : calice à cinq divisions profondes ; corolle campanulée à limbe divisé en cinq lobes ; étamines à anthères sagittées, conniventes ; ovaire entouré de cinq glandes hypogynes ; fruit composé de deux follicules allongés , coniques ; graines munies d'une aigrette soyeuse. Les principales espèces sont ; Vapocijn à feuilles d'androséme. et Vapocyn chanvrin.

La première est cultivée comme plante d'ornement.

Ces plantes sont originaires de l'Asie, de l'Amérique et du midi de l'Europe.

APOCYNÉES ou APO- CYNACÉES n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre apocyn. - Une apocynée (ou

^^'^Enc-tcl! La famille des apocijnacées renferme des arbres, des arbrisseaux ou des herbes à feuilles alternes, opposées ou verticillées. Les fleurs ont un calice persistant, à cinq divisions ; une corolle en coupe ou en entonnoir à limbe partagé en cinq divisions très obliques ; cinq étamines égales, à anthères remplies de pollen granuleux.

du gr. apo, loin de, et kuôn.

Apf^cyn. — <T. fleur coup^ej

Lo fruit 50 compose do doux follicules ôtroitomont unis, roiiformant un grand nombre do grainos. Cotte famille bo divise on trois tribus : les carissccSf les uphîoxylécs ot les euapocynêes.

APODACRYTXQUE (du or. apo, sans, ot dakru, larmo) adj. Ane. méd. Se disait do remèdes propres à. arrêter lo larnioioniunt, l'épiphora.

APODANTHE (du gr. a priv. ; pous, podos, pied, ot ant/ios. rteurj n. m. Genre do cytinacéos, à flours dioïcjues, comprenant doux espèces, dont l'une se développe à. la Guyane, sur les guiaonios, ot dont l'autro vit sur 1 ecorco dos flacourtics, au Venezuela.

APODE (du gr. a priv., Qtpoitê, podos, pied) adj. Qui n'a point do pieds, do pattes : Lai-ves apodbs.

— Ichtyol. So dit des poissons qui sont privés do nageoires ventrales.

— Teclin. Sorte d'ancienne marmite sans pieds. APODES n. m. pi. Iclityol. Troisiùmo ordre dos poissons

physostomes, renfermant les antruillos et les genres voisins. — Un APODK. V. i'nvs(iSTiTMi:.s.

— Batrac. Ordre d<' Imm... .ni . .m amphibions verniiformos, recouverts d" | ■ ii^ > . ,iiii.>, dépourvus de membres et munis de v^rnlui . l-i aves. Genres principaux : ccecilie, siphoiHijt.., ,jiici-ui.ti, otc.

— Enlom. Sous-ordre do crustacés cirrhipôdos, qui vivent en parasites dans l'intérieur du manteau d autres cirrliipèdos.

— n. f. pi. Ordre d'échinodormos do la classe des bolotlmrics, renfermant des formes dépourvues do tubes ambulacraires, avec ou sans poumons et hermaphrodites.

APODECTE (gr. apodektès, collecteur) n. m. Se disait d'ofliciers de Hnances, charges d'encaisser les impôts dans l'ancienne Athènes. Ils étaient désignés par lo sort dans chacune dos dix tribus, à raison do un par tribu.

APODÈME (du gr. apo, loin de, Qtdéma, lion) n. m. Apo-

fihyso interne, formée par la suture do deux pièces et sur aquoUe s'iusérent les muscles, chez les animaux articulés.

APODÉMIALGIE (du gr. apo, loin do ; déma, lien, et atnos, souffrance) n. f. Besoin de se déplacer, de voyager; alioction morale qui est le contraire (lo la nostalgie : On dirait que toute ta nation anglaise est atteinte o'apodé- MiALuiK. Il Lo mal du pays.

APODÈRE (du gr. apodérein, éoorcher) n. m. Genre do charau<;ons. Syn. de atellabe. V. ce mot.

APODICTIQUE (du gr. apodeiknumi, je démontre) adj. Nom donné par Aristote aux propositions qui ne peuvent t^tro contestées, parce qu'elles sont le résultat d une démonstration. Kant a repris le mot dans un sens un peu nouveau.

— Encycl. Les jugements, d'après Kant, peuvent être envisagés sous les quatre points de vue différents de la quantité, de la qualité, de la relation et de la modalité. (V. JOGEMENT.) On envisage le jugement sous le point do vue de Ja modalité, lorsqu on examine la valeur que l'esprit attache au rapport qui unit les termes de ce jugement. Kant distingue sous ce point de vue trois sortes de jugements: les jugements problématiques, dans lesquels l'affirmation ou la négation est énoncée comme simplement possible; — les jugements assertoriques, dans lesquels l'affirmation ou la négation est posée, tout en admettant que le contraire est possible; — les jugements apodictiques, dans lesquels 1 affirmation ou la négation est considérée comme nécessaire. Quand je dis : n Tout cercle a un centre », je fais un jugement apodictique.

APODIE (rad. apode) n. f. Absence des pieds.

APODIOXIS iksiss— du gr. apo, loin de, et diôxis^ poursuite) n. f. En dialectique, Tour par lequel on repousse une objection avec véhémence, et morne avec indignation.

APODIPNE ou APODEIPNE {dé — du gr. apo, après, et deipnon, souper) n, m. Dans l'antiq. gr., Chanson que l'on chantait après le repas du soir.

— Liturg. Dans l'Eglise grecque, Partie de l'office divin que les catlioHques romains appellent compiles.

APODOGYNE (du gr. a priv. ; pous, podos, pied, et gunê, femme) n. m. Bot. Section du genre goniocarpus.

APODONTE (du gr. apo, loin de, et odous. odontos, dent) n. m. Genre do poissons. Syo. de cybium. V. ce mot.

APODOPNIQUE (du gr. apodos. retour, et pnein, respirer) adj. Se dit de tout ce qui est propre à rétablir le jeu de la respiration dans les cas d'asphyxie : Jiemèdes^ appareils APODOPNIQUES.

APODOSE (gr. apodosis) n. f. Nom donné par les rhéteurs à la proposition principale placée après une proposition conditionnelle [^p7'otase) : Si vous ne venez pas me voir (protaso), je serai fâché (apodose).

APODOTES (du gr. a priv., et pous. podos, pied) n. m. pi. Bol. Section du genre liyptis. — Un apodote.

APODYNOMÈNE (du gr. apo, sans, et dunamis, force) n. m. Bot. Syn. de téphrosie.

APODYTÈRE OU APODYTÉRIUM {om' — gr. apodutérion ; de apodnô, je me déshabille) n. m. Vestiaire dans les thermes romains où les baigneurs se dépouillaient de leurs vêtements.

A.POGAMIE (du gr. apo prlv., ot gamos, mariage) n. f. Phénomène par leauel quelques plantes ayant perdu la facuiié do so reproduire par voie sexuée le font par bourgooiinoment. ou se conservent simplement sans pouvoir on produire d'autres. L'apogamie doit être considérée, dans le premier cas, comme une^forme de parthénogenèse, arrivant après la porte de la sexualité.

— Encycl. Il y a apogamie, au sens étroit du mot, suivant Van Tieghem, lorsque les deux gamètes (ou composants de 1 œuf) so développent normalement, mais demeurent sans action l'un sur l'autre. (V. gamète.) Ce phénomène se produit aussi bien chez les plantes sauvages que chez les espèces cultivées. On distingue trois cas dans l'apogamie : Vapandrie, lorsque les gamètes mâles sont nuls ou avortés; Vapogynie, lorsque ce sont les gamètes femelles, et Vapogénie, lorsque les deux gamètes ne se sont pas développés, ou l'ont fait incomplètement. On observe l'apngamio chez certains champignons mucorinés et chez quehiues plantes phanérogames, telles que la cselebogyne tlicifolia.

APOOÉE (du gr. apo» loin de, et gc, icrro) n. m. Point

APOIJACRYTIULE — APOLLON

Apogon (atteint O'o.lS Je long.)- Merbis)y vulgairement nommé r

de l'orbito d'un ostro où il so trouve lo plus éloigné do la torro : L'm'ooèk du iolcil, de la lune.

— Par compar., Lo plus haut degré, lo point culminant : L'Ire à I'avogeh de la puiaêance, de la fortune.

— S'orapl. adioctiv. : La iufle est avoqèk quand elle est à sa plus grande distance de la terre, autour de laquelle elle tourne. (Van Tonac.)

— Encycl. Astron. D'après l'ancienno théorie des apparences, qui plaçait lo globo terreslro au centre des mouvements planétaires, 1 apogée est lo point do la plus grande distance d'une planète ù. la terre. Lo mot ■ apogée » , par rapport au soleil ot à la terre, est donc synonyme du mot « aphélie ■ . Il est indifférent de dire : ■ La terre est â rrt/)/i«7(« du soleil», ou : «Le soleil est àra/)o//t?edolatcrrc.»

— Anton. Périgée.

APOOEUSIE (du gr. apo, loin, et geusis, goût) n. f. Dépravation du goût : Lalande était affligé aune singulière apoueusik. Il On dit aussi apoguedsie.

APOOLUGIQUE (<iu gr. apo, sur, ot glucose) adj. Acîdc brun obtenu en soumettant le sucro à l'action do l'acide sulfurique étendu.

APOGON (du gr. a priv., ot pôgôn, barbe) n. m. Bot. Genre de composées-cnicoracées, renfermant do petites herbes à fleurs jaunes, originaires do 1 Amérique boréale.

— Ichtyol. Genre de poissons acanthoptôres, famille dos percidés , renfermant une vinj^taino d'espèces répandues surtout dans les mors chaudes. Une seule habite nos côtes, l'apogon commun {apogon in des rougets.

APOGONE (du gr. a priv., et pôgôn, barbe) adj. Qui est privé de barbe.

~ n. m. pi. Mousses dont l'urne est dépourvue de péristome : Les apogones. Un apogone.

APOGRAPHE (dugr. apo, de, et graphein, écrire) n. m. Se disait d'anciens magistrats d'Athènes, chargés de distribuer les procès.

— Copie d'un écrit original. Anton, autographe.

— En T. de techn., Nom d'un instrument dont on so sort pour copier les dessins.

APOGRAPHIQUE adj. Qui a le caractère d'un apographe.

APOGYNE ou APOGYNIQUE (du gr. apO, loin de, et gnné, femelle) adj. So dit de l'insertion de certaines parties des fleurs loin dos pistils.

APOGYNIE (du gr. apo priv., et gunê, femelle) n. f. V. apogamie.

APOÏCA (du gr. apo, loin de, et oikia, maison) n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon , famille des vespidés, renfermant des guêpes voisines des polistes, répandues dans l'Amérique du Sud : apoica arborea (Brésil), etc.

APOINTISSER ( rad.

pointe) V. a. Rendre pointu.

Syn. peu usité de appointib.

APOJOVE (mot hybr., du gr. apo, loin de, et du lat. Jove, ablat. de Jupiter] adj. Apolcaet! Nom donné à la plus grande distance des satellites de Jupiter à cette planète. Le point diamétralement opposé s'aijpelle périjove.

Apokolokynthose, œuvre satirique, attribuée à Sénèque le philosoplie, sur la mort de l'empereur Claude, et dont le titre signifie Métamorphose en citrouille. L'auteur fait comparaître ce César imbécile devant l'Olympe assemblé, où 1 on expose sa stupidité, ses crimes contre la maison d'Auguste, ainsi que contre le sénat et l'ordre éuuestre. Auguste fait prononcer son exclusion du séjour des immortels, et aussitôt Mercure saisit Claude par le cou et l'entraîne aux Enfers, où il trouve son affranchi Narcisse et leurs victimes communes, qui l'accusent devant Eaqne. Claude est alors condamné à jouer aux dés avec un cornet percé.

Les critiques se sont perdus en conjectures sur la signification réelle qu'il fallait attribuer à ce titre bizarre; car, nulle part, dans cette satire, il n'est question de citrouille; peut-être est-ce une allusion à la grosse tête de Claude. Cette facétie est un mélange do prose et de vers, écrit dans le goût des Satires Ménippées de Varron.

APOLAIRE (du gr. a priv., et de pôle, dans le sens do saillie, prolongement) adj. Se dit des cellules nerveuses qui ont une forme presque sphérique sans prolongement. Les cellules apolaires ne se trouvent que dans les ganglions. V. nerf.

ApOLDA, ville du gr.-duché de Saxo-Weimar, à 14 kilom. N.-E. do ^Veimar; Sl.tOO hab. Ch.-lieu d'un bailliage. Sources minérales, centre principal de la fabrication de la bonneterie en Allemagne; distilleries.

APOLÉPISME {piss — du cr.

apo, hors de, et lépis, écaille) u. m. Syn. de desquamation.

niJ(r^d. de moitïi^

Vase apollii

APOLLINAIRE (rad. Apollon) adj. Qui appartient, qui a rapport à Apollon : Culte Apollinaire.

— Antiq. rora. Nom donné k une légion romaine (XV« ApoUinaris), formée par Auguste. Il Vases apollinaires. Vases d'argent trouvés en 1S52 dans les bassins des eaux thermales do 'Vicarello {Aouse Apoilinarcs)., près du lac Bracciano. Ces vases, au nomore dû quatre, portent graves, chacun en quatre colouncë,

avec les distances on milles, los noms des stations do la voie de Cadix à Romo. On placo leur fabricatioa au n* siècle do notre éro. Co sont des ox-voto offerts au génio do la source, it Jeux apollinaires. Jeux institués par les Romains en l'honneur d'Apollon, & l'époquo do la deuxième guerre

— lîist. ccclés. V. Apolli.vaibb le Jeune. Apollinaire l'saint), évéquo d'HiérapoIis cd Phryg^ie,

vi\ ait dans la seconde moitié du n* siècle. Il écrivit dos traites contre les hérélifjuos, ot présenta à Marc-Aurèle une éloquente Apologie en faveur de la foi.

Apollinaire r Ancien et Apolunaire le Jeune,

père et lils. rhéteurs et grammairiens chrétiens du iV siècle après J.-C, compo.serent divers ouvrages en vers ou en prose, pour remplacer les livres païens dont l'empereur Julion avait interdit renseignement aux chrétiens. Les principaux ouvrages qu ils écrivirent en commua étaient une l'araphrase des pxanmen. en vers grecs, et une tragédie : le Christ souffrant. — Apollinairo Te Jeuno fut évoque de Laodicéc. C'est lui qui donna naissance à la secte des anollinariate», qui soutenaient quo, dans l'incarnation de Jésus-Christ, le Verbe no s'était pas uni à ane àme humaine, mais directement à un corps. Cette opinion fut condamnée dès 3G2 dans un synodo réuni à Alexandrie, puis successivement dans les synodes romains convoqués par Damaso en 374, 375, 380, et enfin au deuxième concile de Constantinople en 381. L'a7>o//man>ï7ie, après la mort do son fondateur, fut absorbé dans d'autres sectes analogues, notamment dans celle des monophgsites (ou cutycbécns) qu U avait pré[iarée.

Apollinaire (saint) [en lat. ApoUinaris], évéque dd Valence sur le Rhône, et frère aîné de saint Avit. Disciple do saint Mamert, il fut élevé à lépiscopat vers la fin du \' siècle. Il mourut vers 520. L'Eglise de Valence célébrait sa fête lo 5 octobre. Sa Vie a été écrite par un anonyme, peu de temps après sa mort. On la trouve dans la ÏVot-a liibliothf-ca manuscripta de dom Martènc, t. I.

Apollinaire (Sidoine). V. Sidoine Apollinaire.

APOLLlNARISME(n>î) n. m. Hérésie des apoUinaristes.

APOLLINARISTE {riss) OU APOLLINAIRE n. m. Nom duniir aii\ ^i< lat'urs do l'hérésiarque ApoUinairo le Jeuno.

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