V. CAL0PHYLLE
APOTHÉCIE fdu gr. apothé/cê, réservoir) n. f. Réceptacle qui, dans les lichens, renferme les corpuscules reproducteurs. Il On dit aussi apothèce, apothecion, et
APOTHÈQUE.
— Encycl. Les apothécies sont les réceptacles de la fructification dans les lichens. Ces réceptacles se présentent sous forme d'un disque, ou d'un noyau globuleux. L'apothécie occupe généralement la face supérieure, et rarement la face inférieure du thalle. On a reconnu plusieurs formes d'apothécies auxquelles on a donné les noms de peltiformes, lécanorines, lécidëines ou pat elli formes, lirellines.
APOTHÈME (du gr. apo. loin de, et iithémi, je place) n. m. Chim. Dépôt brun et pulvérulent qui se forme lorsqu'on dissout dans l'eau un extrait quelconque.
— Géom. Perpendiculaire abaissée au centre d'un polygone régulier sur un de ses côtés.
— Encycl. Le mot apothème s'emploie en géométrie :
1* Dans un polygone régulier ; on appelle « apothème " le rayon du cercle inscrit, ou, ce qui est la même chose, la perpendiculaire abaissée du centre sur un des côtés. Ce côté est partagé en deux segments égaux par la rencontre do l'apothème. .Soient C le côté AB d'un polygone régulier quelconque, R le rayon OB du cercle circonscrit, et A l'apothème OD. Le triangle rectangle BOD donne
Si nous appelons 9 l'angle au centre, le même triangle fournit la relation
A = Rcos- 9.
2" Dans une pyramide régulière ; l'apothème est la perpendiculaire abaissée du sommet sur un des cotes de la base.
3*- Dans un cône droit; rapothême est la génératrice qui joint le sommet à la circonférence de la base. Cette ligne est encore souvent appelée côté.
APOTHÉOSE {gr. apothéôsis; de apo, à part, et théos, dieu ) n. f. Arrivée, réception des héros de la Fable parmi les dieux de l'Olympe : Z'apothéose d'Hercule.
— Cérémonie par laquelle les anciens plaçaient au rang des dieux un empereur, une impératrice : La religion chrétienne abolit Tapothéose de l'homme. {De Donald.)
— Par exagér. Honneurs ou éloges extraordinaires, rendus, ou adressés, à une personne, â une action bonne ou mauvaise, mais grande ; X'apothéose d'un grand homme est la justice des peuples. (Raynal.) ^'apothéose du fanatisme, du crime.
— Phys. Les apothéoses, appelées souvent gloires, ombres frangées, couronnes antisolaires, s'observent à l'opposé du soleil, quand il est très bas, sur des nuages ou des brouillards situés aune petite distance de l'observateur. Ces couronnes , qui se montrent à l'opposé du soleil, sont attribuées à la réflexion de celles qui se forment autour de l'astre par
le passage des rayons solaires à travers de légers nuages.
— Enxvcl. Hist. Chez les Grecs et, primitivement, chez les Romains, l'apothéose "était intimement liée au culte des ancêtres ; hommage de reconnaissance accordé soit au fondateur d'une cité ou d'un Etat, soit au citoyen éminent qui, par les services rendus, en était considéré comme le second fondateur. » Mort, a dit Fustel de Coulanges, le fondateur devenait un ancêtre commun pour toutes les générations qui se succédaient; il était pour la cité ce que le premier ancêtre était pour la famille, un lare familier. Son souvenir se perpétuait comme le feu du foyer qu'il avait allumé. On lui vouait un culte, on le croyait dieu, et la ville l'adorait comme sa providence. Des sacrifices et des fêtes étaient renouvelés chaque année sur son tombeau. « Peu à peu la renommée répaiidait au loin l'efficacité des honneurs rendus à sa mémoire; les peuplades qui ne pouvaient venir trouver le héros au lieu même où l'on avait déposé ses restes lui bâtissaient un tombeau honoraire, qui peu à peu se transformait en un temple. L'histoire des grandes choses qu'il avait acconi-
fdies s'amplifiait; une légende merveilleuse se formait, es poètes venaient ensuite la consacrer et l'embeUir encore par des compositions que tout le monde répétait et qui se gravaient dans toutes les mémoires. Dès lors, l'homme avait disparu, ei le dieu
Ïii'Athènes avait mis au nombre de héséo, ses fondateurs; que Romulu Rome, fut proclamé dieu sous le non décret du sénat; qu'on lui bàiii !< ville de Rome fut placée S"ii> < \ ne trouve aucune autre apoih.
qu'au temps de César. Mais i . ■ i!
un nouveau fondateur? Depuis, daii5 l'apothéose devint tout à fait usuell tous les successeurs de César, et mê
SOUS la forme d'un personnage enlevé au ciel sur un quadrige et accompagné d'un aigle ou dune Victoire ; ou encore sous celle d'une femme, un flambeau allumé à la main et emportée vers les astres par un aigle ou un cygne. On rencontre ces scènes symboliques sur des vases points, des miroirs de bronze, des camées, des bas-reliefs et des peintures murales, appliquées notamment à Thésée et à Hercule. V. Arciiélaûs.
Les Romains, dans leurs représentations d'apothéoses, ou plutôt de consécrations (consecrationes), c'était leur terme, imitèrent les Grecs, comme ils l'ont fait pour tout ce qui touche aux beaux-arts. Ils l'ont figurée sur des camées. On peut citer parmi ceux qui nous sont parvenus l'Apothéose d'Auguste, connu sous le nom de camée de Tibère, rapporté de Constantinople en France par Baudoin II en 1224 et vendu à saint Louis. {Après avoir appartenu au trésor de la sainte Chapelle, il est aujourd'hui au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale) ; VApotiiéose de Germanicus, belle sardoine qui appartient à la même collection. Parmi les bas-reliefs, on trouve V Apothéose de Titus, sculptée sur ia voûte de l'arc do triomphe élevé à Rome en l'honneur de ce prince; l'Apothéose d'Adrien, bas-relief du musée Pio-Clementino, œuvre d'un artiste grec. Déplus, les Romains frappaient des médailles, ou plutôt des monnaies, portant le mot consecratio en souvenir de la cérémonie qui consacrait dieux leurs empereurs.
Mais les Romains ne s'en tinrent pas là : ils érigèrent à certains de leurs empereurs des temples sur toute la surface de l'empire. Tel celui qui existe encore à Vienne, en France, et qui était dédié à Auguste et à Livie, sa femme. Des collèges de prêtres {sodales augustales) furent institués et voués au culte de la gens JuUa; d'autres furent créés pour rendre un culte aux Flaviens, à Adrien et Antonin le Pieux.
L'art moderne ofl're de nombreuses représentations d'apothéoses, allégories flatteuses qui, pour la plupart, ont été faites du vivant de ceux qu'elles désignaient. Voici quelles sont, au point de vue de l'art, les plus dignes d être citées : Apothéose de Charles-Quint, tableau peint par Titien en 1556 (Musée du roi, Madrid) ; Apothéose de Henri IV, tableau peint par Rubens (Louvre); Ai>uthéo»e d'Homère, tableau peintïpar Ingres en 1827 (Luiivrc); Apothéose de Napoléon, tableau d'Ingres, brûle lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville de Paris, en mai 1871.
— Syn. Apothéose, déification, h'apothéose était la cé-
istait. C'est ainsi dieux Cécrops et oi et fondateur do f Qiiirinus, par un .■iii[>!os, et que la ■ ..!; spéciale. On , - Komains jus- I iiiil pas comme Homo impériale, elle fut étendue à à dos membres de la famille impériale. Pour la sanctionner, il fallait un décret du sénat. Elle fut souvent accordée par flatterie à des personnages tout à fait indignes. Elle subsista jusque dans les premiers temps du christianisme.
La cérémonie de l'apothéose a été décrite par Hérodien (liv. IV, ch. m).
— Iconogr. Les Grecs nous ont laissé de nombreuses représentations d'apothéoses. En général, ils la figuraient
rémonie par laquelle les héros de l'antiquité ou les empereurs romains étaient, après leur mort, mis au rang des dieux. La déification est l'acte do quelqu'un qui prend ia créature pour la Divinité, et lui rend un culte.
APOTHÉOSER (rad. apothéose) v. a. Mettre au rang d.s dieux.
— Par exagér. Louer avec excès, glorifier : Aujourd'hui, 071 APOTHÉOSE facilement.
APOTHÉOSIAQUE adj. Qui a rapport à l'apothéose ; La manie apothêosiaque a tout efivahi.
APOTHÈQUE (gr. apothèkê) n. f. Dans l'anc. Gré. o, Magasin, office, cellier, situé au-dessus de la salle -i's baiiïs, où l'on conservait les vins, que la vapeur et la clia leur faisaient vieillir plus vite.
— En T. de bot., Un des noms donnés aux apothécies. APOTHÉRAPIE (du gr. apo, par, et thérapeia, guérisoii
n. f. Ane. méd. Terminaison de la cure par les bains.
APOTHERMON n. m. Dans la thérapeutique des Grecs, Potion calmante que l'on buvait tiède.
APOTHÈSE (dugr. apo, du côté de, et thèsis, action ^o poser) n. f. Chir. Position à donner à un membre fra^ turé, après le pansement et l'application des bandages.
— Liturg. anc. Nom donné, dans les églises, à l'endroit garni de rayons où Ton déposait les livres, les vêlements, etc.
— Rhét. Trait final, piquant, incisif.
APOTHÈTES (du gr. apo, loin de, et tithêmî, je place
n. f. pi. Cavité voisine du montTaygète,oùlos Spartiate^ exposaient les enfants venus au monde contrefaits ou faibles de constitution.
APOTHICAIRE (du gr. apothèkê, boutique; formé '\>-apo. à part, et tithêmi, je place) n. m. Celui dont la pmfession consiste à préparer et à vendre des médicameius : Rabelais était le fils d'un cabaretier ou d'un apothicaire </' Chinon. {Ste-Beuve.) il On dit aujourd'hui pharmacien.
— Proverbialem. Dieu nous garde des quiproquos d'apothicaire, c'est-à-dire des erreurs que peut commettre un apothicaire en prenant une substance pour une autrr. erreurs qui deviennent souvent fatales à ceux qui en sont l'objet. Il Compte, mémoire d'apothicaire, Compte, mémoiio
surloquol il y a beaucoup à rabattre. L'a[iothicairo faisant commorco do substances tient io public ignero cemplùtement la nature et la valeur, en domando Io prix qu'il veut ; d'où la locution, il Faire de -son corps une bonlif/ue d'apothicaire. Abuser dos médicaments, on prendre lr6)|uemmcnt et sans nécessité, ii C'est un apothicaire sana sucre. Se dit d'un homme c^ui est dépourvu dos choses qui appartiennent à, sa prolession, parce qu'au temps do Honn IV, et mdme sous Louis XJv, le sucre, d'un prix très élevé, no so vendait qu'en tr6s potitos parties chez les apothicaires,
— KncYcL. V. PHARMACIKN.
APOTHICAIBERIE n.f. Boutiquo, ofHcino d'apothicaire: l/nr Miiruu MHKKu: hion /"oumie. || Aujourd'hui, on ne dit plus ijin' i-iiAUMviii:. Il Dans un couvent, Lieu où l'on con-
— l'rolVission d'apothicaire : Exercer Tapothicairruik.
APOTHICAIRESSE n. f. Roligiouso chargéo do l'apotlucaircriiî d un couvent.
APOTHRAUSE (/rtf — du gr. apo, do, et thranô^jo brise) n. i'. Fracture du cràno avec esquilles. Syn. do apocope.
APOTOME (du gr. apotomos, coupé) n. m. Algèb. Différonco entre doux quantités incommensurables. (Inusité.)
— Géora. Excès d'une ligne sur une autre ligne qui lui ost incommensurable. (Inusité.)
~ Mus. anc. Partie du ton, tantôt plus grande, tantôt plus petite que Io scnii-i.on nioyi-u.
— adj. En T. <io mlnOr., Si^'dit do substances dont les cristaux ont dos faces très i>ou incliucos sur l'axe.
APOTOME M. m. Entom. V. apotomds.
APOTOMOPTÈRE (du gr. apoionios, coupé, et ptëron, ailoj n. m. Cicuro do coléoptères carabiquos. Syn. de carabe. V. ce mot.
APOTOMUS {muss — du gr. apotomos, coupé) n. m. Genre d'insectes coléoptères carabiques, sous-famille des a^otominès, ronlcrniant do petites formes roussùtrcs, qui vivent dans les terrains humides. Cinq ou six espèces d'Europe ot du n^/i'd do l'Afrique : apntomas rufns (France, Algérie, Madère); apotomas latigena (Algérie), etc.
APÔTRE (gr. apostolos; do apo, loin, et stellein, envoyer) n. m. Nom donné aux douze principaux disciples que Jésus chargea de prêcher son évangile : Jésus-Christ choisit ses apôtres parmi les pauvres et 'les simples. (Lacordaire.)
— Par ext. Nom donné à tous ceux qui ont propagé la religion, ou qui s'ctforcent de la propager : Les femmes soîit les premiers et les dernie7's apôtres de tout culte religieux. (Chatcaub.)
— Fig. S'applique à tous ceux qui so vouent à la propagation, à la défense d'un système, d'une doctrine, d'une opmion : Les apôtres de l'anarchie.
Toute idée est mortelle b. ses premiers apôtres. Pons.
— Prêcher en apôtre, comme im apôtre, Prêcher en ne se préoccupant que de convertir ses auditeurs.
— Par antiphrase. Bon apôtre. Homme fin, artificieux, de mauvaise foi. ii Faire le bon apôtre. Contrefaire l'homme plein d'honneur, de franchise, de probité.
— L'apôtre des nations, des Gentils, le qr and apôtre, ou absolura. l'Apôtre, Saint Paul. i| Le prince des apôtres. Saint Pierre, n Les priîicesdesapôtres^Sa^mt Pierre et saint Paul.
Il L'apôtre des Gaules, Saint Denis, it L'apôtre de l'Anf/lererre, Le moine Augustin, n L'apôtre de l'Allemagne, Saint Boniface. it L'apôtre des Indes, Saint François-Xavier.
— Anc. jurispr. Lettre dimissoire qu'un juge a qiio envoyait au juge d'appel pour attester que l'impétrant était appelant d'un premier jugement.
— Antiq. Nom grec de l'officier chargé de percevoir, chez les Juifs, io tribut appelé apostole.
— Argot. Syn. de doigt.
— B.-arts. Pierres des apôtres. Au moyen âge. Groupe de douze pierres précieuses, que la science de ces temps regardait comme symbolisant les noms des douze apôtres. A saint André était consacré le saphir ; à saint Bartholomé, la cornaline; àsaint Jacques, la calcédoine; à saint Jacques le Mineur, la topaze; àsaint Jean, l'émeraude; à saint Matthieu, le poridot ou chrysolite; àsaint Mathias. raméthyste ; à saint Philippe, la sardoine ; à saint Siméon, l'hyaciotne : à saint Thaddée, la chrysopraso ; à saint Thomas, le béryl.
— Céram. Cruches des apôtres ou Cruchons aux apôtres. Les amateurs de poteries appellent ainsi des cruches en gros falin |ii'rs an xvii" siècle à Creussen, en Bavière, et représciii.iiir .-n r<li''f les figures des apôtres et dos évangélistc^. Il I Ml-, -s iémaux de couleurs stannifôres. Le Louvre. Ir iiniv.,' <l.> ("luny, le Musée britannique (Londres) possèdent de beaux exemplaires de ces cruches. On en trouve plusieurs qui sont sortis de la fabriqvie sans être décorés d'émaux de couleurs, c'est-à-dire avec leurs reliefs tout bruns, comme le reste de la pièce.
— Hist. Les douze apôtres, Nom donné par plaisanterie aux douze bouches à feu que Charles-QuintJit fondre à Malaga, pour son expédition do Tunis, il Apôtres de la liberté. Nom donné par le fameux Palley, qui se chargea de la démolition de la Bastille après le 14 juillet 1789, aux voyageurs patriotes chargés par lui do porter dans les départements les petits modèles do la Bastille ot do présider à leur inauguration. Il y en avait un pour chaque départemeui.
~ Hist. ecclés. Dans la primitive Eglise, se disait de ceux (|ui allaient recueillir les aumùues des fidèles, il Ordre, congrégation de.'i aju'ifres. Sortes fon-
1260 ].ar (.. imiJ <.i j.m<-Ui, . ' "
AlMrnilCAlUKHlK — Al'UTHES
Pai
;-iayo
diant leur pain I > ipir >
monde devait rrinincer
et aux biens d'ici-bas, comme les
apôtres, lis se multiplièrent, mais
leur chef fut brûlé en 1300, et ©ux-
mèmes <*\'tt'rminôs après un combat
près de Milan, en 1307.
— Liiurg. Cltacun des douze pauvres dont le célébrant lave les pieds, le jeudi saint, dans la cérémonie de la
^^""^^f /^i. j j ,. A.apOtres; B, étrave.
— Mar. Chacune dos deux allonges, dites fld'écubieru, qui touchent l'étrave, la consolident et retiennent Io beaupré. L'étambot a aussi ses apôtres.
— Enctcl. I. Liis ApdTniî» d'après la tiii^olooie ca- TiiOLiuDB. JéMus-Christ n'avait point borné Io bienfait Uo l'évangile à son pays ot à Kon ternit». S'il voulait que » la bunne nouvollo • fût annoncée d'abord au peuple oui avait été jusque-là Io peuple do Dieu, il entendait qu'ollo lut portée aussi chez tous les peuples du monde. La loi nouvollo, sa loi, no distinguait ■ ni Juifs, ni Gentils >•; il déclarait solennellomont qu'ello devait fitro nrôchée à » toutes les nations » . (Mattli., XXVIII, 19.) Et il no lui assignait pas plus de limites dans la durée que dans l'espace, il fallait donc qu'il communiquâc son autorité ot se donnât des représentants. Voilà pourquoi il choisit, parmi les soixante-uouze disciples qui le suivaient, douze hommes, qui furont chargés d'assurer, par eux ot par leurs successeurs, l^oxtonsion ot la perpétuité do son œuvre. C'étaient : Simon, qu'il appela Pierre, André son frère, Jacques le Majeur, Jean son frôro, Philippe, Matthieu, appelé aussi Lovi, Barthélémy, Thomas, Jacques le Mineur, Judo, nommé encore Thaddée et Lobbée ; Simon le Zélé, et Judas Vlscariote (ce qui signifie homme de Carioth). Ce dernier, après sa trahison, fut remplacé par Mathias. A ces noms s'ajoutèrent ceux do Barnabe et de Paul, qui partagèrent tous les travaux des élus de Jésus- Christ, et reçurent la mission spéciale do prêcher la foi aux Gentils. Il est à remarquer que Paul, quoique choisi de Dieu directement dans la vision qu'il eut sur Io chemin do Damas, n'en reçut pas moins sa mission des pasteurs de rKglisc, en môme temps que do l'Esprit-Saint, par les prières ot par l'imposition dos mains (Act. XIII, 2 ot 3).
Le témoignage de Jean-Baptiste avait déjà disposé quelques-uns des douze à reconnaître Jésus pour le Messie ; mais co fut l'appel de Jésus qui les détermina à le suivre. Jésus les prit parmi les ignorants et les humbles. Beaucoup étaient dos pêcheurs dos lacs de Galilée. Il faut distinguer deux époques dans leur vie : celle qui précède le jour do la Pentecôte, et celle qui le suit. Après la descente du Saint-Esprit, ils se sentirent dos hommes nouveaux. Avant, ils n ont sur le rôle do leur maître que des idées grossières ; ils révent un Messie politique, l'esprit dos prophéties messianiques leur échappe absolument. Après, ils los entendent et les commentent avec uni" iniolIiL'iMice rare, d'une manière admirable ; ils voient cl ils travaill-iÉt à accomplir la sublime mission do Jésus- (.'hnsi, puur qui il n'y a plus do frontières entre les peu- }>li's, et qui est le sauveur de tous. Avant, co qui les préoccupe, c'est de savoir quelle place ils auront dans ce royaume nouveau, dont ils comprennent mal la nature, et ils se disputent la première. Après, ils s'oublient pour no songer qu'au bien des âmes.
Avant, ce sont des timides, et leur dévouement à la cause de l'évangile rtéchit devant le premier péril ; ils abandonnent tous Jésus pendant sa passion, et leur chef le renie jusqu'à trois fois. Après, rien ne les épouvante : ils sortent de leur retraite, ils se proclament les disciples de celui qui vient d'être crucifié, ils osent reprocher à des milliers de Juifs qui les écoutent«le crime déicide qui a cloué leur maître à la croix ; et, quand le pouvoir leur interdit de prêcher Jésus-Christ ressuscité, ils répondent, avec un courage sublime dans sa simplicité ; « Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu
et entendu il vaut mieux obéir à
Dieu qu'aux hommes. « On les emprisonne, on les frappe de verges,
rien ne les trouble : ni les dangers, ni la douleur, ni la mort. C'est une tradition reçue que tous ont souffert le martyre pour la foi qu'ils prêchaient.
Avant do se disperser dans les diverses contrées et de " se partager l'univers », selon l'expression de Tertullien (rfe Prxscript., XX), ils rédigèrent, comme une règle de loi, le symbole qui porte encore leur nom. Les protestants le nient, quoique Calvin fasse remonter ce symbole jusqu'au I" siècle. C'est au contraire l'enseignement fénéral, dans l'Eglise catholique, qui n'en fait pas cepenant une vérité de foi. V. symbole.
Les Actes rapportent plusieurs des prodiges accomplis par eux, publiquement, sous les yeux de la foule. Saint Paul écrivant tantôt aux Romains, tantôt aux Corinthiens, tantôt auxEphésiens, ue craint pas de parler des miracles qu'il a faits, même au milieu deux; il y voit la cause de ses succès apostoliques, ot il les donne pour preuve de son divin mandat. (Rom., XV, 18, 19; I Cor., II, 4 ; II Cor., XII, 12 ; Ephés., I, 19; etc.)
Parmi les « douze », Pierre, Jacques et Jean formaient comme un groupe privilégié : Jésus-Christ les admet seuls à la scène de sa transfiguration sur le Thabor, à celle de son agonie, et aussi à la résurrection de la fille de Jaïre. Pierre lui-même était le premier el le chef de
tous. V. PtljRRE.
— II. Les apôtres d'après la critique rationaliste. La critique rationaliste s'accorde, sur certains points, avec la critique orthodoxe, et s'en sépare sur d'autres. Elle admet d'abora, comme hors de doute, que Jésus-Christ se choisit particulièrement douze disciples, qu'on a appelés apôtres, pour prêcher son évangile. Saint Paul, dont les premiers rapports avec la société chrétienne remontent aux dix premières années après la mort do Jésus, signale les « douze " comme un collègo existant. Ce nombre de « douze » a une relation évidente avec los « douze tribus u.Les apôtres sortaient du petit peuple; plusieurs avaient été pêcheurs, et l'un d'entre eux au moins avait été péager.
Pierre, Jacques et Jean forment un groupe privilégié. Quant à Pierre, il a la primauté dans le collège des douze : c'est un point dont on ue peut douter, tous les évaugélistcs étant d'accord.
Mais les rationalistes ne croient pas que cette primauté do Pierre dût passer à ses successeurs. A leurs yeux, Pierre était redevable du choix dont il avait été l'ohjet à ses qualités personnelles, à sa nature ardente et expansivc, toute d'intuition première. D'ailleurs, disent-ils. les apôtres eux-mêmes no paraissent pas avoir eu lidéo que leur apostolat dût se perpétuer.
A propos des noms des douze et des circonstances do leur vocation, la même école trouve une raison de tenir en défiance le récit évangélique en ce que, si onze d'entre eux sont constamment nommés de la même manière, Io douzième est appelé Lcbbée par saint Matthieu, Thaddée
par saint Marc ot Judo par saint Luc. Quant à leurs prédications lointaines ot à leurs martyron, si les rationalistcH admettoDt généralement la tradition pour saint Pierre, saint Paul et saint Jean qui évangéliiia Epbèse, iift la jugont sans autorit/j pour les autres, comme dénuée do fondemont historique, en quoi ils sont d'accord d'ailleurs avec bien des critiques orthodoxes.
D'après l'école do Tubingue, représentée par Baur et suivie par Renan dans ses premiers écrits, un antagonisme violent sépara Pierre ot Jacques d'un côté, et Paul et Barnabe do l'autre, ot c'est mémo surtout pour en cfTacor les traces que les Actes det apôtres furent rédigés. Cotte opinion a vieilli : personne, aujourd'hui, ne la soutient plus.
En ce qui regarde la ditféronce que l'on observe entre la conduite pusillanime des apôtres avant la Pentecôte et leur conduite courageuse après, le critique allemand Harnack y trouve un effet psychologique do la certitude où ils étaient qu'ils avaient vu leur Maître ressuscité et reça l'Esprit-Saint : leurs actes énergiques seraient Dés d'une illusion subjective.
Car la critiauo ratipnaliste do voit dans la scèoe fameaso du cénacle qu une hallucination : pendant un orage violent, un fort coup do vent aura ouvert les fenêtres et, soit que le fluido électrique ait pénétré, soit qu'un éclair éblouissant ait subitement enflammé le visage de tous, les apôtres se seront imaginé que l'Esprit saint était de&ccnaa sur leurs têtes en Tangues de feu.
Quant à saint Paul, en général, les rationalistes le regardent comme le véritable fondateur du christianisme. Renan no partage pas cette opinion. ■ Le vrai fondateur du christianisme, dit-il dans son livre des Apôtres, c'est Jésus. Les premières places, ensuite, doivent être réservées à ces grands et oDscurs compagnons de Jésus, à ces amios passionnées et fidèles, qui crurent en lui en dépit do la mort. ■
Apôtre (l'j, drame en trois actes el en vers, par Henri do Boruier (1881). Le héros du drame est saint Paul, et l'auteur s'est proposé, comme il l'a dit dans sa préface, do poindre la lutte des trois religions: polythéisme, judaïsme, christianisme. Le polythéisme est représenté par le duumvir romain Afranius; le judaïsme, par Elymas, rabbin saducéen, despote, hautain, avare, haineux et cruel; le christianisme par saint Paul, l'apôtre des Gentils. Au premier acte, saint Paul délivre une esclave de l'oppression criminelle du maître; au second acte, c'est le maître qu'il délivre do l'erreur et de l'aveuglement ; au troisième
Apôtrf
(Bas-relitf du pi
acte, il se délivre lui-même des derniers attachements du monde. Ces attachements sont particulièrement représentés par une belle Romaine, dont l'amour manque d'arrêter saint Paul en chemin. — L'Apôtre est une œuvre vigoureuse et bien écrite : mais pas un directeur ne voulut jouer la pièce, et l'auteur fut réduit à la publier en volume.
Apôtres (représentations des). Les plus anciens monuments représentent les apôtres debout aux côtés du Christ, qui remet à saint Pierre, placé ordinairement à sa gauche, un rouleau déployé ; saint Paul occupe la droite. Quelquefois, ces deux derniers disciples figurent seuls dans cette scène; les autres sont remplacés par des brebis. Dans la plupart des grandes églises du moyen âge, ils figurent principalement dans les bas-reliefs qui décorent les autois. les tombeaux, les porches gothiques. Les attributs que les différents artistes leur ont donnés ont beaucoup varié. A la cathédrale de Chartres, ils tiennent des règles ; à Reiras, des livres fermas ; à Amiens, des rouleaux déployés ; à Albi, des banderoles sur lesquelles sont écrits des articles du Credo ; dans la sainte Chapelle, à Paris, des croix de consécration : sur les portes de Saint- Paul, à Rome, les instruments de leur supplice. Chaque apôtre a des attributs qui lui sont particuliers : saint Pierre, une croix latine, un coq, deux clefs ; saint Paul, une épéo ; saint André, une croix latine jusqu'au xiv« siècle, une croix en sautoir par la .suit© ; saint Jacques le Majeur, une cpce, le bourdon du pèlerin ; saint Philippe, une croix triomphale ; saint Barthélémy, une longue croix, un coutelas ou un bâton sur lequel est une peau d'homme ; saint Matthieu, une pique; saint Simon, une scie; saint Jude, une branche de palmier et un livre, un bâton ou une massue ; saint Jacques le Mineur, im bâton de jonc ou une hourso ; saint Thomas, une grosse pierre, une équorre ou une lance ; saint Mathias, une hachette ou une épée. Il serait beaucoup trop long do décrire les composit/ons postérieures à la Renaissance où figurent les apôtres.
Apôtres (les quatre), tableaux d Albert Diîrer, au muséo do Munich. Ces quatre figures, peintes de grandeur naturelle surdoux panneaux étroits, sont regardées comme le véritable chef-Hdœuvre du grand artiste. Saint Jean et saint Pierre sont représentas sur l'un des panneaux : le premier, vu de profil, est absorbé dans la lecture dun livre qu'il tient dans ses mains ; saint Pierre se penche pour suivre la lecture. Saint Paul, la figure principale de l'autre panneau, également vu de profil, porte un livre fermé et un glaive; saint Marc, vu de face, semble lui adresser la parole. Les carnations sont d'un ton chaud ; les vêtements, de couleurs harmonieuses et savamment nuancées.
Apôtres fLEs), par Ernest Renan (18661 Volume qui fait suite à la Vie de Jésus et commence la série des Origine du Christianisme. V. christiams.mb.
Apôtres (Actes des). V. Actes.
APOTROPÉE — APPAREIL
Apoxj'omène.
rad. paillard] v. pr. De-
APOTROPÉE (du gr. apo, de, et trépein, tourner) n. f. Autiq. gr. Conjuration ou ensemble de prières et de cérémonies puriricatoires, qui avaient pour but de détourner le mallieur.
APOTUREAUX (rd) n. m. pi. Bouts d'allonge de l'avant qui dépassent le plat-bord, et servent à amarrer divers cordages.
APOUS (pouss — du gr. a priv., et poiis, pied) n. m. Nom donné autrefois aux oiseaux de paradis, parce qu'on croyait qu'ils étaient privés de pieds.
ApoUS {pouss)t petite constellation très voisine du pôle austral, que l'on nomme plus ordinairement VOIseau de paradis. V. oisiiAU.
Apoxyomène (l'), marbre d'après Lysippe, représen tant un personnage nu qui se frictionne les membres (de là son nom), au sortir du bain ou après la lutte. Ce morceau, un des plus beaux du Vatican, a été trouvé au Traustévère en 1846.
Il a conservé, bien qu'il ne soit (Qu'une copie, les principales qualités de la sculpture de Lysippe, qui est virile, muscnleuse. et qui continue en cela la forte tradition de Polyclète. V. ces noms.
APOZÈME (gr. apozéma, décoction ; do apozein, bouillir) n. m.
Décoction de substances végétales : Apozème amer, puj-gatif.
— Encycl. Les apozèmes diffèrent des tisanes en ce qu'ils sont chargés d'une plus grande quantité de principes médicaraenteux, et qu'ils ne servent jamais de boisson ordinaire au malade. Les apozèmes sont intermédiaires entre les potions et les tisanes.
Le Codex met au rang des apozèmes la décoction blanche de Sydenham, Vapozème de Cousso, etc.
APPAILLARDIR (S') [// venir paillard. (Vieux.)
APPARAÎTRE (rad. paraître. — J'apparais, tu apparais, il apparaît ; nous apparaissons, vous apparaissez, ils apparaissent. J'apparaissais, nous apparaissions. J'apparus, nous apparùint's. J'apparaîtrai, nous apparaîtrons. J'apparaîtrais, nous apparaîtrions. Apparais. Apparaissons. Que j'apparaisse, que nous apparaissions. Que J'apparusse, que nous apparussions. Apparaissant. Apparu, ue) v. n. Devenir visible, se montrer le plus souvent d'une manière soudaine, inopinée : L'équipage de Colomb allait se révolter, çuand la terre apparut enfin. \\ Paraître, se montrer : La jimtice de Dieu partout apparaît irrépréhensible. (Calvin.) ii Survenir, se révéler : I^es grands poètes «'apparaissant qu'à de longs intervalles.
— S'emploie impersonnellement : Il lui apparut un spectre. Il Sembler : Jl lui apparut que vous vous trompiez.
— Dans l'anc. cbancell., Donner communication, notifier : L'ambassadeur a fait apparaître de ses pouvoirs.
— Gramm. Le verbe paraître se conjugue avec Tauxil. avoir ou l'auxil. être : Les patriarches avaient sacrifié à Dieu sur les montagnes où il leur Était apparu. (Bossuet.1 Les patriarches lui dressèi^ent des autels dans certains endroits où il leur avait apparu. (Massillon.)
— Syn. Apparaître, paraître. Paraître se dit des choses ordinaires. Apparaître s'entend de choses qui, par leur nature ou leur rareté, tiennent du prodige ; Lhi fantôme apparut à Brutus. la veille de la bataUle de l'hilippes.
— Anton. Disparaître, se cacher, s'éclipser, s'évanouir.
APPARAT [ra — lat. apparatus; de ad, à, et parure. préparer) n. m. Pompe, éclat (et parfois, en mauvaise part, ostentation), qui accompagne certains discours, certaines actions, etc. : Harangue^ dîner ^'apparat.
— Jour d'apparat. Jour do fête, de solennité, li Morceaux d'apparat, Les pièces principales d'un grand dîner.
— Lettres d'apparat. Calligr. Lettres coloriées, dorées, chargées d'araoesques, que l'on mettait au commencement des chapitres, dans les manuscrits. (Après l'invention de l'imprimerie, on les remplaça par les lettres grises ou ornées.) #
— Syn. Apparat, appareil. Ces deux mots expriment une idée commune: la magniticonce. Mais le premier emprunte une nuance particulière à son étymologie parure, préparer : Vapparat comporte un luxe prémédité, que l on est souvent disposé à blâmer, à trouver exagéré. Appareil est formé de pareil, et signifie surtout assemblage de choses pareilles, utiles pour un but déterminé, h'appareil d'un festin, c'est la disposition de ce festin ; un festin à'apparat, c'est un festin où s'étale une pompe voulue.
APPARAT {ra — du lat. apparatus, instrument d'étude) n. m. Nom donné à une classification de livres, d'auteurs, d'idées, sous la forme de table, de catalogue, de dictionnaire : Les apparats peuvent indiquer ce qui a été dit sur chaque chose, inais ils 7ie sauraient donner l'ensemble d'une science : ils manquent essentiellement de synthèse. (Proudh.)
— Encycl. Le mot apparat, dans son sens philologique, a à peu près disparu de notre langue, et les recueils auxquels ce mot servait de titre prennent actuellement d'autres dénominations. On connaît encore aujourd'hui : 1* l'Apparat de Cicéron (Apparatus ad Ciceronem), recueil de locutions et de phrases tirées des divers ouvrages de cet auteur, formant comme l'alphabet de la langue cicéronienne, dont chaque mot et chaque tour sont maintes fois répétés ; 2° V Apparat royal, dictionnaire françaislatin, en usage dans les écoles avant la Révolution.
APPARAUX [rô — pi. de appareil; du lat. apparatus, apprêt, machine) n. m. pi. En T. de mar.. Agrès destinés à de force : Apparaux de chaloupe.
Les gros apparaux.
APPAREIL irèll \ll mil.] —lat. apparatus, apprêt) n. m. DfspositioD de tout ce qui a de la pompe, de la grandeur : Appareil d'une fête. Appareil de guerre, ii La chose ainsi disposée : Les cultes sont à la religion ce que Tappareil est au pouvoir. (Napoléon I".)
— Extérieur, apparence, abstraction faite de toute idée de pompe : Z appareil de la modestie. ^Ba^thél.) il Atti-
rail ; La chasse du renard demande 7yioins rf'APPAREiL que celle du loup. (Buff.)
— Dans les sciences et les arts. Assemblage de machines, de pièces disposées pour faire quelque opération : Apparkil simple. Appareil compliqué.
— Anat. Ensemble des organes qui concourent à une même fonction : Appareil respiratoire, circulatoire, digestif. Appakeil de la locomotion.
— Arcliit. Art de tailler avec exactitude et de disposer les pierres ou les marbres, selon leur convenance et leur relation avec telle ou telle partie d'un édifice, d'un monument. (Ce mot s'applique aussi à l'épaisseur d'une pierre de taille. On taille des pierres de grand ou de petit appareil, c'est-à-dire d'une plus grande ou d'une moindre épaisseur.) i! Voi'Ue d'un bel appareil, Voûte dont toutes les pierres sont de même hauteur, de même proportion, disposées avec la même symétrie, il Appareil alexandrin. Sorte de mosaïque, ou plutôt de marqueterie précieuse, composée de porphyres rouges et verts, de marbres et d'émaux.
— Cheni. de fer. Appareil d'alimentation. Ensemble des organes alimentaires de la locomotive, ii Appareil de changement de marche, Mécanisme qui agit sur les tiroirs et sert à faire avancer ou reculer la locomotive, ii Appareil de propulsion. Constitué par les tiroirs, le cylindre du piston et les bielles qui transmettent le mouvement aux roues, il Appareil des dépêches. Mécanisme placé le long do la voie, pour prendre les dépêches aux trains qui ne ^arrêtent pas et leur en remettre de nouvelles, il Appareil de décrochage. Mécanisme destiné à détacher la locomotive et les wagons du convoi. (Il sert aussi à séparer une partie de convoi qui doit rester en route.)
— Chim. et physiq. Assemblage de vaisseaux et d'ustensiles, d'instruments, pour une expérience, une opéralion : Appareil de Marsh. V. arsenic il Appareil de v^'olff. Appareil de Morin, Appareil d'induction, etc. V. "Wolff, MoRiN, induction, etc.
— Chir. Ensemble des compresses, des bandes, bandelettes agglutiuatives, etc., quon applique sur une plaie,
saires pour multiplier les forces, il Appareils de levage. V. GRUE, et treuil.
— Path. Appareil fébrile, Réunion de symptômes généralement graves.
— Télégr. Appareil télégraphique à aiguille, français, à cadran, Morse à pointe sèche. Morse à molette, Buglies, multiple Meyer,Wheatstone, Baudot, CaselU, Meyer, à double pointe, harmonique, etc., etc. V. télégraphe.
— Allds. littér. ;
Y ers àeBritannicas, tragédie de Racine (acte II, scène ii). Néron, qui aime Junie, fiancée de Britannicus, raconte à Narcisse, son infâme confident, ouil a vu ainsi la jeune fille. Cette péripliraso, une des plus gracieuses de notre langue, est souvent rappelée par nos écrivains, mais presque toujours sous forme de plaisanterie.
— Encycl. Archit. Dans l'étude de tout édifice, on doit d'abord chercher à reconnaître l'espèce d'a/jpam/ (structure) selon les règles duquel il est construit, c'est-à-dire la forme, l'agencement, la disposition des matériaux. Les plus anciens appareils connus furent ceux de la période héroïque grec<|U(' : oii leur a donné le surnom de cyclopéens, d'après Km i|ii' ^niLon et Pausanias, qui racontent que les ani !• : raient comme l'ouvrage des cy-
clopes. * ' riui's blocs de pierre, de forme po-
lygonale liii.iihir -1 non équarris. L'eiïet en est très puissant.
De nouveaux appareils, plus ou moins perfectionnés, furent adoptés, dans la suite, chez les Grecs, chez les Romains et chez -les divers peuples do race latine; ils peuvent se classer en quatre catégories principales : appareils grecs, appareils romains, appareils de style latin.
ipareils n I. — Api
Appareils grecs. Après la période héro'ïque, l'art bâtir consista surtout, en Grèce, dans le choix et la mise en œuvre des matériaux ; généralement, les calcaires
. Appareil des constructions dites >. cyclopéeniies ». — 2. Appareil pélasgique. — 3. Appareil hellénique h assises horizontales- — 4. Appa reil irréfjulier. — 5. Appareil isodomon. — 6 Appareil pseiidisodomon. — 1. Appareil en boutisses. — 8. Appareil en carreaux et boulisses.
— 9. Appareil triple en i^paisseur — 10. Appareil enchaîné. — 11. Appareil mixte (blocailles entre parements). — 12. Opus relîcuîatum. — 13. Appareil d'arc en voussoirs. — 14. Appareil à joints contrariés et emboîtés latéralement. ~ 15. Appareil emplecton
— 16. Opus revinr{u7n. — 17. Appareil en besace 18. Appareil fpierres pentagones).— 19. Appareil à crossettes. —20- Appareil mixte
(pierre et briqu»?). — 21, 25, 23. Exemples d'appareils de briques.
sur une blessure, une fracture : Mettre, cever le premier APPAREIL, le second appareil, il Plateau à compartiments sur lequel sont placées les diverses pièces nécessaires pour un pansement, n Mode de i)ratiquer l'opération de la taille : Tailler an grand appareil, au petit appareil.
— Géol. Appareil littoral. V. cordon littoral, ii Appareil métallifère. Y. gîte MÉTALLiFÎiRE. ii Appareil volcanique.