‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 346 sur 828 · APOSTROPHE — APOTHICAIRE · texte numérisé non relu

APOSTROPHE — APOTHICAIRE

nople mort vers 1480. Il passa en Italie après la prise de sa patrie par les Turcs (1453), puis se retira en Crète, où il fut réduit, pour vivre, à copier des manuscrits. On a de lui des Proverbes, imprimés par Elzévir en 1619. La plupart de ses ouvrages sont restés manuscrits. — Son fils, Aristobule Apostolius, mort en 1535, a composé un poème intitulé la GaUomyomachie ou Bataille des chats et des rats, imité de la Batrackomyomachie d'Homère.

APOSTROPHE {poss — gr. apostrophe ; de apo. loin, et slrophè, tour, mol à mot détour) n. f. Figure de rhétorique par laquelle on s'interrompt pour adresser la parole à des personnes présentes, absentes ou mortes, à des objets inanimés : /,'apostrophe, c'est la mitraille de l'éloquence. (Paul-Louis Courier.)

— Par ext. Interpellation, il Paroles mortifiantes adressées brusquement à quelciuun : Apostrophe {/rnssière.

— Familièrem. et par plaisant. Coup, balafre : Envoyer une APOSTROPHE à quelqu'un.

J'accours, et je vous vois étendu svir la place. Avec une apostroithe au milieu de la face.

Regn\rd.

— Ane. méd. Aversion, dégoût pour les aliments.

— Gramm. Petit signe ('), en forme de virgule, qui, dans l'écriture et l'impression, se place entre deux lettres pour indiquer une élision.

— En'cycl. Gramm. Vaposirophe marque la suppression d'une des voyelles a, e, i, dans les mots le, la, je, me, ne, te, se, de, que, ce, si, devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet : l'homme, l'amitié, s'il, je t'aime, c'en est fait, etc., pour le homme, la amitié, si il, je te aime, ce en est fait. etc. On remarquera qu'on écrit va-t'en, procuret'en, etc., parce que le t n'est autre chose que le pronom te dont l'e est supprimé. Mais ce serait une faute d'écrire viendra-t'il, parle-t'on, parce que le t n'est pas ici le pronom, ce n'est qu'une lettre euphonique.

On emploie encore l'apostrophe :

r Avec les mots lorsque, puisque, quoique, mais seulement devant //, ils, elle, elles, on, un, une: lorsqu'il, pu isçn'elle, quoi qu'on dise.

2" Avec entre, presque, lorsqu'ils font partie inséparable d'un mot composé : entracte, presqu'île.

3° Avec quelque, devant un. une : quelqu'un, quelqu'une.

A" Avec jusque, devant un mot commenç:ant par une voyelle : Jusqu'à Paris, jusqu'ici.

En outre, on emploie l'apostrophe dans les mots composés où l'adjectif j^ranrf. placé devant un mot féminin, reste invariable : grand'mère, grand'tante, grand'croix, etc.

Remarque. — L'élision n'a pas lieu devant certains mots commençant par une voyelle. Ainsi, on dit : le onze, le onzième, la ouate, le oui, le uhlan, le yacht, le yatagan, la yole, le yucca.

Il faut signaler, enfin, prud'homme pour prude homme, qui a entraîné l'emploi de l'apostrophe dans le dérivé prud'homie.

La littérature populaire a utilisé l'apostrophe pour indiquer la suppression de Ve muet dans la prononciation familière, môme devant les consonnes, aussi bien au milieu qu'à la fin des mots. Cet artifice est surtout fréquent dans les couplets des vaudevilles, des chansons popu-, laires, etc.

— Rhét. L'orateur et le poète font un fréquent usage de l'apostrophe. Nulle autre figure, en effet, n'est plus propre à exprimer la passion, à la faire passer dans l'âme des auditeurs ou des lecteurs. L'orateur semble ne plus pouvoir contenir ses propres sentiments, qui débordent : oubliant son auditoire, il s'adresse vivement à des êtres absents ou inanimés, pour les prendre à témoin de tout ce qu'il éprouve, pour les bénir, pour les maudire : son émotion est au comble, et la sympathie qu'il inspire fait qu'elle est partagée par tous ceux qui l'entendent. On trouve do belles apostroplies dans la Bible; Démosthène et Cicéron nous en ont laissé de magnifiques exemples ; on cite surtout du premier l'apostrophe aux Grecs morts pour la patrie dans les champs de Marathon, et du second celle qu'il adresse aux Romains illustres pour les intéresser au sort de Milon. Bossuet, Massillon, Fléchier, Corneille, Racine, Voltaire, ne manquent jamais de recourir à cette figure quand le sujet qu'ils traitent et les circonstances en rendent l'emploi convenable.

APOSTROPHER {poss) v. a. Employer la figure appelée apostrophe.

— Adresser la parole à quelqu'un pour lui dire quelque chose do désobligeant, d'injurieux.

— Fam. Frapper, porter un coup : Apostropher quelgu'u7i d'un soufflet, d un coup de poing.

S'apostropher, v. pr. Se parler à soi-même, ii S'interpeller, s'injurier mutuellement.

— Gramm. Prendre l'apostrophe, être élidé : La préposition " do " s' ArosTJiOPUE devant une voyelle.

APOSTUME (poss — du gr. apostêma, même sens) n. autref. fém., auj. masc. Tumeur extérieure avec suppuration : Panser im apostume. (Ce mot a vieilli.) il En médecine, on disait aposïème, plus conforme à l'étymologie.

— Prov. et FiG. Il faut que l'apostume crève, Il faut que ce que Ion cache finisse par se découvrir.

— Syn. Apostume, abcès, apo&tème, dépôt, épancbement, inïiltration. V. abcès.

APOSTUMER (poss) V. n. Former apostume, venir à suppuration : /m tumeur, l'abcès apostume. (Vieux.) il On dit aujourd'lmi : La tumeur abcède.

APOSYRME (du gr. apo, de, et surein, chasser) n. m. Ulcération superficielle de la peau.

hérétiques, faisant tous profession de renoncer aux biens de la terre et à la perpétuation de l'espèce. On le donne parfois d'une façon spéciale à des hérétiques du xii" siècle, qui s'intitulaient eux-mêmes apostoliques.

APOTAPHE (du gr. apo, loin de, et taphos, tombeau) adj. Les aociens Grecs désignaient ainsi les individus do condition servile qui n'avaient pas droit à une sépulture de famille.

APOTE (du gr. a priv., et potos, boisson) n. m. et adj. Qui n'éprouve pas le besoin de boire, qui peut vivre sans boire.

APOTÉLESMATIQUE [lèss — du gr. apo, de, et télcin, achever) adj. Se disait, au moyen âge, de l'astrologie judiciaire, basée sur l'inspection des planètes, des étoiles, du ciel : Art apotêlesmatique.

APOTÉLESME {lèss - 1. m. Terminaison d'u

et potos, boisson) n. m. Bot.

APOTÈRE (du gr. a pi

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