BOURSAULT
— Anton. Déparier, découpler, désapparier.
APPARIEUR, EUSE n. et adj. Celui, celle qui aime à faire des mariages : Une marieuse de gens, on appelle vul~ gaimncnt cela une " appariedse», (Tall. des Réaux.)
APPARITEUR (lat. apparitor) n. m. Nom générique dûiiiif, rlit-z les Romains, à tous ceux qui étaient chargés d'exécuter les ordres de l'autorité, comme les accenses, les licteurs, les scribes, etc. On distinguait les appariteurs du prétoire, les appariteurs des cohortes, etc.
— Autref., en France, Sorte d'huissier ou sergent des cours ecclésiastiques, n Massier de l'Université, qui a pour fonction principale de précéder les dignitaires de co corps. Il Huissier attaché à une faculté, il Dans plusieurs départements. Agent attaché à la mairie, chargé de la police subalterne, ti Celui qui prépare les objets nécessaires à un professeur pour faire ses expériences. (On ne dit plus aujourd'hui que préparatedr.)
APPARITION {si — lat. apparitio; de apparere, apparaître) n. f. Manifestation d'un être, d'un objet, etc., qui, d'invisible, se rend tout à coup visible : Les histoires ^'apparitions de fantômes et d'esprits amusent toujours, même ceux à qui elles font peur. (Laharpe.) X apparition d'un météore, d'une comète.
— L'objet même qui apparaît, qui se rend sensible à la vue; fantôme : Autrefois, les apparitions s'enfuyaient k matin, au chant du coq. (Volt.)
— Venue, arrivée, en parlant des personnes et des choses • Z'apparition d'un nouveau poète Les meilleur', Imes ne sont pas ceux qui obtiennent li plus de succfs I i de Zenr apparition Lattente vnnei'^ell d ^ l'
Apparition de la Vierge à saint Bernard, d'après Murillo.
devançait et préparait rAPPARiTiON du christianisme. (Do Broglie.)
— Action de paraître et de disparaître presque aussitôt : Ne faire qu'une courte apparition.
— Dans la liturgie mozarabique. Chacune des fractions de l'hostie, que leT prêtre divise en neuf parties.
— Encycl. Philos, relig. V. vision.
— B.-arts. L'Apparition de Dieu à Adam, à Abraham, i' Isnar. dans les peintures qui font suite aux Loges de Rapliai-1. au Vatican ; l'Apparition de Dieu à Moïse mourant. frosque de Benozzo Gozzoli, au Campo-Santo de Pise ; y Apparition de Jésus à la Madeleine, tableaux de l'Albane, du Bronzino, d' Albert inelli, de Lesueur (Louvre) ; les appa-
ritions jouont un prand rôlo dans la littérature du moyen
(igo; los pointros do toutes les (époques on ont tirt^ lo plus
frand parti. On l'ciii M^^rnali-r notamment, parmi Icschefs- 'œuvre des i. i,,|. turh mrs : VÀpparition de la Vicrtje à saint Luc >■! < ' '">c, tableau d'Aiinibal Car-
racho (Louvrr , l \,', ' ' ' 'li' la Vierge et de l'Enfant Ji'sHS à saint /Ji^.,, mihi.. i>.u- Louis Carraclio (Louvrol; VApparition de la Vtcryc a saint Ildefonse, triptyque <lo Ruuons (musôo do Vionno), plein do couleur, do mouvement ot ao pittorosquo; r^p/jarifion de la Vierge à saint Jacques le Majeur, tableau de Poussin (Louvro), d'une bollo ordonnance et d'une gravité classique; VApparition de la Vierge à saint Antoine de Padoue, par lo Domini(iuin (Louvro) ; VApparition de sainte Scutastique à saint IJenolt, par Lesuour (Louvre); VApparition de la Vierge à saint liernard, par Murillo (Madrid), un dos chefs-d'œuvre du maître cspay:nol.
Syn. Apparition, vision. Apparition regarde l'uhjet ou la chose qui df^-ient visible; lai'iêion ne frappe (pie l'ima^'ination.
— Anton. Disparition, èollpso.
APPARITORIUM {om') n. m.
Lieu de réunion joint à une sépulture de famille pour céléhror los anniversaires.
APPAROIR (lat. apparcre; do ad, à, et /mrere, paraître) v. n.
paraître, montrer. (Il n'est plus employé aujourd'hui que comme terme de Palais, ot seulement :\ l'intinilif : Faire apparoir son bon droit, et à la 3" pers. singul. ilii près, de ï'indicat. : // appert.
c'est-à-dire, Il résulte, il est cnnstaté.)
APPARTEMENT (bas lat. appartiamentum; do ad, à, ot partin.
partager) n. m. Logement composé do plusieurs pièces : L'w- PARTEMENT du rez-de-chausséc.
— Autrefois, Grande réunion, souvent accompagnée de musique, do danses, etc., fini se tenait à la cour : La cour tint appartement.
— Petits appartements. Nom donné, dans les maisons princiôres, à la partie qui sert do demeure habituelle : Le pavillon de Alarsan formait les petits appartements des Tuilej'ies. \\ Grands appartements. Parties du palais destinées aux réceptions solennelles : Aux Tuileries, les grands appartements étaient la salle des Marécltaux, la salle des Gardes, la salle du Tr du Conseil, la salle de Concert, la salle de Diai dit plus ordinairement appartements de tation, maison.
APPARTENANCE (rad. appartenir) n. f. Dépendance, accessoire d'une chose : Vendre un château avec ses dépendances et appartenances.
— S'employait autref. dans le sens de Attribut : Faire les lois, donner les dispenses, soîit des appartenances également nobles de l'autorité souveraine. (Boss.)
— Les appartenances de la selle. Techn. Les parties qui se rattachent à la selle sans la constituer : sangles, croupière, étriers, etc.
APPARTENANT, ANTE adj. Qui appartient de droit : Les biens a /(u appartenants. Il Cet adjectif, devenu un archaïsme, n'existe plus que dans la langue du Palais ; partout ailleurs, appartenant est considéré comme un participe présent, el reste invariable.
APPARTENIR mIii lat. ad, à, et pertinere, se rapporter : J'appardriis, lu ■i/ip'irliens, il appartient, nous appartenons, vous uppnrl'-ii,':. , lU appartiennent. J'appartenais, nous appartoiiinta. J'appartins, nous appartînmes. J'appartiendrai, nous ap par II tendrons. J'appartiendrais, nous appartiendrions. Appartiens, appartenons, appartenez. Que j'appartienne, que nous appartenions. Que j'appartinsse, que tu appartinsses, qu'il appartint, quenous appartinssions. Appai-tenir. Appartenant. Appartenu) v. n. Etre la propriété, soit do fait, soit de droit: Tous /es 6ie?i* appartenaient, originairement, à tous les hommes en commun. iMassillon.)
— Etre la propriété morale, la prérot^ative, le caractère, le propre de : L'avenir appartient désormais à qui sait comprendre les besoins du siècle. (A. Guépin.) il Se rapportera, concerner : A la vue appartiennent la lumière et les couleuî'.t. Question appartenant à la politique, au droit.
— Etre attaché, dévoué à : Appartenir corps et âme à quelqu'un.
— En parlant d'une foramo. Se donner à quelqu'un : Elle ne m'APPARTENAiT pas encore, mais il n'y avait plus entre tious que des barrières matérielles. (P. Loti.)
— Etre sous l'autorité, la dépendance, la protection de : Les femmes appartiennent à la famille, et non à la société politique. (Do Bonald.)
— Etre au serviro de quelqu'un : Appartenir à de bons maitrcs. u Faire partie de, être compris dans : Le mastodonte appartient à un genre d'animaux dont l'espèce est détruite. (Geoff. St-Hil.j
— V. impers. Etre de devoir, de droit, do convenance : // appartient aux pèi'es de châtier leurs enfants, ii Par antiphrase ot par reproche : Il vous appartient bien de, Il vous sied bien de. \\ Il n'appartierit quà. Il n'est donné, il n'est possible qu'à.
— Prat. Ainsi ,/m';7 „„„.n-nrndn,
venable.(Oii i : , i
— Par anal. Tout co qui attire, on parlant dos choses.
. . . L'irRcnt. lUtnl on volt tant du (çnn« faire cai, l'our un vnti |iltilusuphc a fl'inihgnuii appas.
MoUtsAK.
— Syn. AppoB, attraits, charmes. Los appas tiennent aux formes ; los attraits doivent à l'osprit la plupart do leurs agréments; il n'existe point do charme» qui no prennent leur source dans l'amabilité du caractère : On est ému des appas d'une femme, épris de ses attraits, touché de ses CHARMES. (Guizot.) Il Au flg., cos mots présentent dos difl'érencos analogues : la gloire a dos attraits irrésistibles pour un esprit ambitioux; la fortune a de puissants appas nour tous los hommes, et la vertu a des cnarmos invincibles pour les àmos élevées.
APPASSIONATO, terme italien introduit dans la langue musii-alo et )|ui indique que l'exécution d'un morceau ou d'une phrase doit prendre un caractère passionné, chaleu-
Al'I'AHITOIUlM — APPEAU
mont loff limocos, les naatorellos, los scarabées, los fourmi.s ailées, les potiu poissons, tolH que loches, goujons, ablettes, etc. Los pécheurs ont mémo imaginé do fabriquer des appùts artificiels, représentant des insoctos. Co» derniers no s'einnloient guère que pour la pécho do la truite, do l'ombre cnevalicr ot du saumon, dans los eaux très courantes. Los pécheur» «e servent souvent du fromage do Gruyère pour prendre des barbillons, des caqjo», non seulement comme app&t direct, mais encore en le pétrissant avec de la farine et lo suc de quelques plantes odoriférantes, telles que la menthe, etc. Quant aux app&Cs qui sont do nature ù. tuer lo poisson, tels que la coque du Lovant ou noix vomiquc, cto., l'emploi on est intorait par la loi sur la pèche fluviale.
— Syn. Appât, amorce, leurre. V. amobck APPÂTER v, a. Attirer avec un app&t: AppAtkb des oiseaux, des poissons, du gibier.
— Fig. et fani. Aiiiror, séduiro.
— Mettre le manger dans le bec des petits oiseaux : Appâter de jeunes serins, w Faire manger de foroo aux volailles une patéc destinée à les engraisser prompicment : On APPÂTE les oies, les chapons, etc.
— Par ext. et fam. Donner â manger à quelqu'un qui no peut so servir de ses mains : Appâter un /yaralytique.
APPATRONNCMENT ou APATRONNAGE n. m. Kl Mil i.,111. Syn. de appareillage, et de
API'AIM II,l,i-MIM.
APPATRONNER (rad. patron) v. a. Syn.
APPAUMÉE frad. paume) adj. En T. de blas. Se dit de la ligure de la main représentée de manière qu'on en voie la paume. La main ap- ' paumée est ordinairement en pal, les doigts en haut. I^ main vue do dos est dite contre-appaumée .
APPAUVRIR (rad. pauvre) v. a. Rendre pau\Te, diminuer les ressources pécuniaires, dépouiller : Ce qui enrichit les uns, APPAUVRIT les autres.
— Par anal. Diminuer la fécondité, épuiser : Les jachères APAUVRisSENT Ics meilleurs terrains.
— Appauvrir une lanoue, La rendre moins abondante, moins expressive, moins liarmon ieuse : On a reproclié à Malherbe (/'avoir APPAUVRI notre langue en cherchant à l'épurer. (Volt.) Il On dit, à peu près dans Le môme sens : Appaitvrir une matière, un sujet, il Appauvrir le sang,D\m\nucr la proportion des principes constituants qu'il doit contenir.
— Prov. Donner à Dieu, donner pour Dieu n'appauvrit pas. L'aumône n'est jamais une perte.
— Appauvrir une viande. Art culin. Lui faire perdre son
— 2. Ver de t.
simple. — 5, 6, T. Poisson en métal. — 8. Poisson cieiles- — 10. 11, 12. 10. Insectes artificiels en caou — 18. Hameçon entouré de pâte. — 19. Petite angi
ille (
. H^-Iice en métal. — 4. CueiUère ;houc. — 9, 13, 13. Mouches artifien liège. — 17. Crevette artificielle.
la salle ic. Il On