‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 36 sur 828 · ABRESCHWILLER — ABRÉVIATIONS · texte numérisé non relu

ABRESCHWILLER — ABRÉVIATIONS

ABRESCHWILLER ou ALBERSGHWBILER, comin. de l'Alsace-Lorrainc, arr. de Sarrebourg, sur la Sarre Rouge ; 1.450 hab. Forges.

AbrEST, comm. de l'Allier, arr. et à 25 kilom. de La Palisse, sur l'Allier; 875 hab. Source artésienne faisant partie du groupe de Vichy.

ABRETIA (si) D. f. Genre de mollusques céphalopodes, famille des terebridœ, habitant les mers tropicales et i:aractéris6 par de petits tentacules cylindriques et par un siphon allongé.

Abretia ou AbrÉTXE. Géogr. anc. V. Abrettène.

AbRETS (les), comm. de l'Isère, arr. et à 13 kilom. de La Tour-du-Pin ; 1.705 hab. Savonneries.

Abrettène, contrée de Mysie (Asie Mineure), ainsi nommée de la nymphe Abretia ou Abrétie, d'après Suidas.

Abreu (Alexis d"), médecin portugais, né à Alcacovas (prov. d'Alemtcjo) vers 1568, mort en 1630. Il acquit,

rame praticien, une grande célébrité dans son pays, fut

voyé dans la colonie portugaise d'Angola (Afrique) où il rendit de signalés services à sa patrie, et devint ensuite médecin de I^hilippe IL

Abreu (Antonio LiMPO d"), homme d'Etat brésilien, né en 1797, mort à Rio-Janeiro en 1883. Il prit une part active aux événements qui suivirent la proclamation do l'indépendance du Brésil (1831), fut président du conseil (1854) et président du sénat. Il a contribué aux réformes accomplie'^ au Brésil sous le règne de don Pedro IL

ABREUVAGE u. m. Action dabreuver. /^'abreuvage des chevaux.

ABREUVEMENT n. m. Action d'abreuver les animaux domestiinios : fJn peut causer des ruptures ou la pou-sf:' . si l'un fait courir l'animal aussitôt après /'abreuvement.

ABREUVER Mu bas lat. abbihcrare, même sens) v. a. Faire boire les animaux domestiques, les mener à l'abreuvou .

— Avec un nom de chose pour sujet, Fournir d'eau , Les eaux bienfaisantes du Xil abreuvent l'Efiypte.

— Par ext. Faire boire les personnes : Abreuver 5('5 amis. Il Arroser : Les prés ont Besoin qu'on les abreuve.

— Fig. Humecter, mouiller profondément :

Qu'im sang impur abreuve nos sîUods !

Rouget de Lisle.

Il Inonder, "pénétrer : Les plantes élancent leurs tif/es rey-s l'astre bienfaisant qui les abreuve de ses raijons. (Lamenn.)

I) Remplir le cœur, l'âme : Abreuver d'outrayes. Abreuver d'amertume. Il Dans certains arts. Etendre sur un corps poreux une couche de peinture ou de vernis, pour boucher les pores et en rendre la surface unie.

— Agric, Abreuver les terres. Les arroser au moyen do fossés, do rigoles, de saignées qui y distribuent l'eau d'une manière égale; ou les couvrir d'eau qu'on y laisse séjourner. (Se dit particulièrement des prairies.)

— Maçonn. Jeter de l'eau sur un vieux mur dégarni do son enduit, pour y attacher un nouvel enduit, ou sur laîrc d'un ancien carrelage qu'on a hachée pour que le plâtre du nouveau carrelage fasse liaison avec cette aire.

— Techn. Abreuver des tonneaux, des cuves. Les remplir d'eau pour faire gonfler le bois, et, par ce moyen, s'assurer qu'ils ne fuient pas. ii On abreuve aussi une pompe pour faciliter son jeu quand on va s'en servir, il Première couche de peinture ou de vernis dont on humecte le bois corroyé qui doit ultérieurement être peint ou verni au naturel, ii Abreuver les cuirs. Les recouvrir d'une couche d'eau et de tan dans des fosses destinées à cet usage.

S'abreuver, v. pr. Boire, se désaltérer, en parlant des animaux domestiques. Il Boire beaucoup, en parlant des personnes : S'abreuver de bière.

— Fig. :

Le prêtre qui s'abreuve au flot de l'Évangile Doit consoler notre âme en sa prison d'argile.

De Banville.

Il S'abreuver de larmes. En verser beaucoup ; en faire couler lieaucoup. ii S'abreuver de fiel, Nourrir des sentiments haineux, ii S'abreuver de sang. En répandre beaucoup.

Il Etre abreuvé ; La plaine de Cannes s'abreuva du sang des Homains.

ABREUVOIR n. m. Lieu où l'on mène boire et se bai-

fner les bestiaux, particulièrement les chevaux, il Auge estinée à cet effet : Les abreuvoirs sont naturels ou

aiUficiels II Petit vase en furme de crcche de hotte etL où 1 on met de 1 eau pour les oiseaux en cage

— Agric Plaio profonde au pied des arbres causét par Je choc Molent d un marteau ou dun pic et qui no se guérit jamais.

— Chass. Endroit où les oiseaux se désaltèrent, et près duquel les oiseleurs disposent des pièges.

— Maçonn. Intervalle laissé par les maçons entre les pierres, pour y faire entrer du plâtre ou du mortier gâché.

— Encycl. Admin. C'est à l'autorité municipale qu'appartient la pohce des abreuvoirs, en vertu de la loi tles 16- 24 août 1790 : le maire a le devoir de veiller à ce que les

pentes ne soient pas trop rapides, de faire entourer de clôtures les abreuvoirs établis dans les cours d'eau, do prescrire les mesures commandées par l'hygiène publique. — A Paris, un conducteur ne peut mener plus de trois chevaux à la fois à l'abreuvoir, et jamais pendant la nuit. Les femmes et les mineurs de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à les y conduire, (Ord. de police du 26 déc. 1823.) — Défense est faite de laver du linge dans les abreuvoirs et d'y conduire des animaux malades. (Arr. du 3 messidor an \'II.) Le maire désigne un abreuvoir spécial pendant les épîzooties, et ceux qui conduisent à l'abreuvoir commun les animaux contaminés s'exposent â une amende de 100 francs. — Les servitudes de puisage et de lavage (et par suite le droit d'abreuvoir) ne peuvent s'acquérir que par titre, et non par prescription, parce qu'elles sont discontinues [Cour de Pans, 12 janvier 1890 ) Abreuvoir (l'\ un des plus célèbres tableaux de H BerghemimiisM du! u\re) represeni int unt^ pa\saiin' faisant dev m 1 )i il il t i i i i i

I>eiiilri , i^\i\ jamais nes|ui\o un detad, est lisible sur chaque pomt du paysage. Berghem n'a pas daté cette toile, tandis que certains de ses tableaux, au Louvre, portent les millésimes de 1650 et de 1653.

ABRÉVIATEUR, TRICE adj. Qui abrège : Ecrivain abrè-

— n. Celui, celle qui abrège l'ouvrage d'un autre : // faut du goût pour être un excellent abréviateub.

— n. m. pi. Officiers de la chancellerie romaine qui dressent les minutes et les hréviatures des lettres apostoliques. On les appelle abréviateurs, parce que leurs minutes sont remplies d'abréviations.

ABRÉVIATIF, IVE adj. Qui abrège, qui indique une abréviatiun : Signe abréviatif. Formule abrêviative.

ABREVIATION {si) n. f. Action d'abréger : Les excès amènent /abréviation de lavie. Il Retranchement de lettres ou de syllabes pour écrire certains mots plus rapidement. li Se dit aussi des lettres initiales qui servent à représenter un mot tout entier, n Se dît également des signes ou caractères usités soit dans les manuscrits, soit dans les premiers livres imprimés, pour suppléer à certaines syllabes, et môme à certains mots. Il Se dit enfin de certains signes qui servent à représenter des mots. Ainsi III, IV, V, VI, etc., en tête d'un paragraphe ou d'un alinéa, sont les abréviations de troisième, quatrième, cinquième, sixième, etc. ; de même, 1», 2°, 3", etc., sont les abréviations de premièrement ou primo, secondement ou secundo^ troisièmement ou tertio, etc.

— Par abréviation, loc. adv. D'une manière abrêviative; abréviativement.

— Encycl. Techn. Le besoin d'une écriture plus rapide et qui se renfermât dans un espace plus étroit fit inventer les abréviations. Do là les sigles, les ligatures, les monogrammes, les notes tironiennes. {V. ces mots.) Les abréviations proprement dites étaient fort en usage chez les Grecs, ot surtout chez les Romains. Tantôt on no laissait subsister que la première lettre du mot, tantôt on n'en retranchait que les dernières, tantôt on supprimait celles du milieu. Ensuite, on imagina certains signes abréviatifs pour remplacer des syllabes, des consonnes doubles, des diphtongues. Les abréviations étaient employées dans les inscriptions, les manuscrits, les lettres et même dans les lois et les décrets. Leur emploi donna lieu à tant d'abus, que l'empereur Justinîen se vit obligé de les proscrire. — En France, les abréviations, d'abord rares sous les rois de la première et de la seconde race, se multiplièrent tellement sous les Capétiens, que Philippe le Bel, en 1304, essaya d'y remédier par une ordonnance qui les bannissait de*s minutes des notaires, et surtout des actes juridiques; l'abus n'en persista pas moins dans les deux siècles suivants, et l'on vit même les abréviations passer des manuscrits dans les premiers livres imprimés. L'étude des abréviations employées dans les anciens manuscrits est une partie importante de la paléographie.

— Dr. La loi, pour prévenir les fraudes, proscrit les abi'éviattons dans la rédaction de certains actes. Il ne doit être rien écrit par abréviation sur les registres de l'état civil (C. civ., art. 42), ni sur les livres des agents de change et dos courtiers de commerce (C. comm., art. 84), ni sur les actes dressés parles notaires [ho'i du 25 ventô.so an XI, art. 13\ ni sur les exploits des /t«meer5(Proc.civ., art. 227).

— BiHLioGR. : Alph. Chassant, Dictionnaire des abréviations latines et françaises (1846).

Tableau des principales abréviations

administration,

Accepté

A. CL. — Assurance ou Assuré

A. M. — Assurance mutuelle.

A. P- — A protester.

A. S. P. — Accepté sans ou --■ i protêt.

B. P. F. — BoD pour francs.

Cf. — Contre-

C'e — Compte-

C/C. — Compte courant.

:OMMERCE, ETC.

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