APPLICATEUR APPLICATEUR
^TEDR n. m. Celui qui applique : Maqistrat LR de la loi. (Alex. Dum.) [Peu employé.j
APPLICATIF — APPONYi
APPUCATir, IVE (du lat. appUcatus, plié sur) adj. Bot. | So dit de la prél'oliation, lorsijue les teuiUes sont appliquées face à face l'une contre l'autre.
APPLICATION {si) n. f. Action do placer une chose sur une autre, do l'açon qu'elles adhèrent ensemble : Application d'une 'couche de badigeon sur un mur. il Contact, impression d'un objet sur un autre : Application d'un cachet sur de la cire. On faisait autrefois (application d'un fer brûlant sur l'épaule des condamnés aux travaux forcés à perpétuité.
— Application de la torture, de la question, Action de faire subir la torture, la question à quelqu'un, il On dit de mùme, mais dans le style familier : Application d'un soufflet, d'un coup, etc.
Par ext., Attribution d'une somme à telle dépense :
^'application du produit d'une loterie à des incendiés.
— Dans un sens général, Emploi d'un procédé, d'un principe, d'un art : /.'application d'une découverte, d'une doctrine. Il Se dit dans le même sens par opposition à théorie : Napoléon repoussait les théories dont il ne roynit pas une Ap- PLlCArloN immédiate. (Napol. III.) Il Plus parlicul. : L'appli- Ckiio-ad'untextedeloi.d'unemaxime. il On dît encore i-fnii'C ('APPLICATION d'un théorème, d'une théorie a un eus particulier.
— Action de rapporter, de faire rapporter à quelqu'un ou à quelque chose un passage d'un auteur, une parole, un fait, etc. : Application flatteuse, injurieuse.
Fig. Attention soutenue : Apporter beaucoup (('application à un travail.
— Ecole d'application. V. école.
— Chir. et méd. Action de placer un appareil, un remède, etc., sur une partie malade : Z'application d'un bandaqe, d'un vésicatoire.
— Math. Superposition de deux figures égales.
— Rhét. Figure consistant dans un nouvel emploi d'un passage connu de prose ou de poésie.
— Techn. Dentelle d'application, ou par abréviation Application, Dentelle dont les fleurs sont faites à part, puis appliquées, c'est-â-dire cousues, sur le fond. V. dentelle.
— Application. C'est l'action de superposer certaines matières, servant d'ornement, sur la pierre, le bois ou le métal. Les ébénistes, les tabletiers, etc., font œuvre d'applications dans leurs travaux.
— Théol. L'application des mérites de Jésus-Christ, Le bienfait par lequel Jésus-Christ transfère aux chrétiens ce qu'il a mérité par sa vie, par ses souffrances et par sa mort : Les chrétiens seront justifiés par ('application des MÉRITES DE Jésus-Christ. (Bourd.)
— Encycl. Géom. Application de l'algèbre à la géométrie. Dans une figure de géométrie, après avoir désigné par dos lettres les longueurs, surfaces, volumes, appliquer l'algèbre à la géométrie, c'est chercher les relations algébriques qui existent entre ces lettres. Cette méthode peut avoir pour but, soit de découvrir de nouvelles relations entre les éléments de la figure, soit de trouver la valeur de certaines inconnues, c'est-à-dire d'exprimer certains éléments inconnus de la figure en fonction d'autres, connus. Dans ce dernier cas, ce procédé de recherches a l'avantage considérable de généraliser les problèmes, posés souvent dans des cas particuliers.
— Dr. Application des lois. Le Code civil est précédé d'un titre préliminaire qui statue sur la publication, les effets et Vapplication des lois en général. Ce titre préliminaire est composé de cinq articles : la publication des lois est l'objet de l'article 1" ; les effets des lois, quant aux temps et aux lieux, celui des articles 8 et 3 ; l'application de la loi, c'est-à-dire l'office du juge, celui des articles 4 et 5. L'article 4 ordonne au juge déjuger dans tous les cas sans pouvoir prétexter le silence, l'obscurité ou l'insuffisance de la loi. S'il ne trouve pas de disposition s'appliquant précisément à la dii'ficulté soulevée, il déduira la solution dos principes généraux du droit. En se refusant à juger, le juge s'expose à des dommages-intérêts : il y a alors ce qu on appelle déni de justice. (V. ce mot.) En vertu de l'article 5, le juge, dans l'application qu'il fait de la loi, ne doit pas sortir de son rôle, qui consiste à appliquer la loi au cas particulier qui lui est soumis; il ne doit pas statuer d'une manière générale pour l'avenir : ce ne serait plus juger, ce serait légiférer. On sait que le droit d'interprétation réglementaire, qui transforme dans une certaine mesure le pouvoir judiciaire en pouvoir législatif, appartenait sous l'ancien régime aux Parlements.
— Syn. Application, attention, contention, méditation, réflexion.
1,'attention est le terme générique : il exprime que nous portons notre esprit à l'examen d'un objet. Vapplication est une attention suivie, soutenue, persévérante. La réflexion est une attention, pour ainsi dire intérieure, par laquelle l'esprit prend ses idées et se prend lui-même pour olijet.
La méditation est une réflexion profonde et longtemps prolongée.
La contention est une attention pénible que l'on donne aux choses compliquées ou embrouillées.
— Anton. Inapplication.
APPLIQUE n. f. Techn. Chose
qu'on applique à d'autres, dans certains ouvrages d'art, pour leur ornementation : En serrurerie, les rosaces en enivre ou er. fer repoussé, posées sur des panneaux de balcon, de grille, etc., sont des appliques, il Art d'enchâsser une pièce dans une autre. Il Bras de lumière fixé sur les parois d'un appartement et destiné à recevoir des bougies ou des lampes, il Détails de passementerie dont on orne certains vêtements de femme.
— Pièce d'applitpte, pièce posée en applique. Toute pièce qui s'assemUe par charnières, vis, écrous, rivures, etc. Applique (i
APPLIQUÉE frad. appliquer) a. f. En T. de géom.. Droite tirée d'un point d'une courbe, perpendiculairement à un axe. et qui sert à déterminer la position d'un point, conjointement avec l'abscisse. Il On la nomme aujourd'hui ordonnée.
Applique (ameubl.).
APPLIQUER (lat. applicare ; de ad, sur, etpUcare, plierj v. a. Mettre une chose sur une autre, de manière à l'y rendre adhérente : Appliquer des couleurs sur une toile. Il Par ext. : Appliquer des sangsues. Les poser. Il Presser une chose contre une autre, de manière à y laisser une empreinte ; Appliqder un cachet sur de la cire, il Approcher une chose d'une autre, de manière qu'elles soient en contact, sans cependant être adhérentes : Appliquer un patron sur l'étoffe qu'on veut tailler.
— Familièrem. Porter, lancer, en parlant de coups : Appliquer un soufflet. Appliquer un coup de poing.
— Appliquer la question, à la question, Faire subir les tortures qu'on appelait question.
— Destiner, afl'ecter, en parlant de l'argent : Dans une société bien orqanisée, il faut appliquer le supei-flu du riche à soulager la détresse du pauvre. (Dupin.) Il Imputer, attribuer, donner : Appliquer un surnom à quelqu'un.
— Faire rapporter un passage d'un auteur, une parole, un fait, à une personne : Il y a dans Juvénal beaucoup de passages qu'on pourrait appliquer à nos mœurs. (Laharpe.)
— Mettre une chose en pratique, s'en servir dans les circonstances qui on exigent l'emploi : Appliquer une maxime, une loi, une règle, un théorème, un remède. Appliquer tes leçons qu'on 'a reçues, une invention.
— Combiner une science avec une autre, un agent avec un autre, afin d'obtenir un résultat meilleur ou diflTérent : Appliquer lachimie aux arts, les mathématiques à la mécanique.
— Fig. Occuper fortement : Appliquer son esprit a l'étude. Il Absol. Exiger une grande attention : Les échecs appliquent (leaucoup.
— Employer, destiner : /( faut savoir discerner les différents caractères d'esprit, pour les choisir et les appliquer selon leurs talents. (Fén.)
— En T. de géom., Placer une ligne, une figure sur une autre.
Appliqué, ée part. pass. du verbe Appliquer. En T. de bot.. Se dit d'une feuille, d'un pétiole, qui se relève pour suivre de très près, sans y adhérer, la direction de la tige ou du rameau. ,
— Mathématiques appUquées.'MaÛïémo.ûqnescoBSidéTces dans leur application aux arts et à l'industrie, par opposition aux mathématiques pures.
S'appliquer, v. pr. Etre appliqué, apposé, avec ou sans adhérence : Les affiches ne s'appliquent que dans les endroits désignés par l'autorité, il Poser, mettre sur : L'emplâtre doit s'appliquer sur la tumeur même.
— S'attribuer, s'approprier : S'appliquer le bénéfice des travaux d'autrui. (Acad.)
— Etre applicable, convenir à : Le grand défaut des lois, c'est de ne s'appliquer jamais qu'à peu près. (M"»* Guiz.)
— Rapporter à soi, croire qu'une chose a été dite on faite en vue de soi : S'appliquer un éloge, une épigramme.
— Fig. Se livrer, s'attacher à une chose, y donner beaucoup de soin, d'attention : S'appliquer à I étude, à la lecture. Ceux qui s'appliquent trop aux petites choses deviennent ordinairement incapables des plus gi-andes. iLaRoche{.)
— Syn. Appliquer, apposer. Apposer, c' est mettre à une chose une niarijue qui la rende authentique. Appliquer, c'est placer solidi^nicnt un objet sur un autre.
— Syn. S'appliquer, s'approprier, s'arroger, s'attribuer. On s'appri'pie quelque chose dont on prend jouissance. On s'arroge injustement un droit, une autorité, un titre. ^"a(tribuer, c'est s'adjuger, se donner en partage. S'appliijuer c'est s'attribuer une chose susceptible d'une fin, dune destination.
APPLIQUEUSE n. f. Ouvrière chargée d'appliquer les (leurs sur les dentelles dites d'application.
APPOGIATURE ou APPOGGIATURE (ital. appoggialiira : de appoqqiare, appuyer) n. f. Sorte d'ornement de la mélodie qui consiste à faire entendre, avant une note réelle, une petite note assez généralement conjointe à celle-ci, soit en dessus, soit en dessous, et qui est en dehors de l'harmonie.
— Encycl. Vappoqiature donne une sorte de montant, de piquant à la phrase mélodique. La valeur de 1 appogiature dépend de la valeur même de la note qu'elle précède ; elle enlève ordinairement à la note essentielle la moitié de sadurée; d'autres fois, elle est ass.ez rapide pour n'avoir qu'une — rr-r,- ,.„,,„„ valeur inappréciable : la queue est alors coupée par une barre transversale. Mais il n 'y a P'»^, =', '=",^^?L^.-'^,'' règle précise, et tout dépend du goût et du tact de 1 exécutant. L'appogiature était surtout usitée naguère dans les grands récitatifs, auxquels elle donnait un accent qui en rompait la monotonie. Aussi les compositeurs italiens négligeaient-ils, la plupart du temps, de l'ind' quer, laissant
ployer à leur guise. L'appogiature qu'il faut passer très rapidement prend le nom de acciaccntiira.
Le mot « appogiature » s'emploie aussi en harmonie. Il s'applique à une note placée sur un accord auquel elle n'appaMient pas, et qui se résout d'elle-même sur une note constitutive de l'accord, soit en montant, soit en descendant, selon qu'elle est inférieure ou supérieure. Ce n'est, en réalité, qu'une sorte de retard sans préparation. L'appogiature se place généralement sur le temps fort, et elle est toujours conjointe à la note sur laquelle elle se résout.
AppoignY, conim. de l'Yonne, arrond. et à 10 Uilom. d'.Auxerre, sur l'Yonne; 1.520 hab. Sources d'eaux minérales ferrugineuses, froides; commerce do légumes.
APPOINT (rad. point) n. m. Menue monnaie qui sert à compléter une somme qu'on ne pourrait former exactement avec les principales pièces de monnaie : Dans les caisses publiques, on n accepte comme appoint que les fractions de franc, qui seules sont payées en billon.
— Somme qui solde un compte. V. Encycl.
— Faire l'appoint. Comoléter une somme par un appoint.
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?^^ff=*3E
■Çj-—
Appog : chanteurs le soin et la faculté de l'em-
— f'ig. Tout ce qui sert à compléter une chose : Napîes a été souvent, ainsi que la Sardaigne, Tappoi^t des marchés politiques. (De Bonald.)
— Encycl. Lorsque des marchandises sont payées par UD effet négociable dont le chiffre total est intérieur à la valeur de ces marchandises, l'acheteur solde son compte
Far un versement en espèces. C'est ce qu'on appelle appoint. Comme l'acompte, l'appoint implique reconnaissance de la dette et rend le contrat inattaquable.
APPOINTAGE (rad. appointer) n. m. Dernier foulage donné aux cuirs avant leur passage au suif, il Action de faire la pointe, de rendre pointu.
APPOINTEMENT (rad. appointer) n. m. Salaire annuel attaché à un emploi, à une fonction, à un grade. En ce sens, il no s'emploie qu'au piur. : Hecevoir^ toucher des