AP POINT KM 1';NTS
— Eire aux appointeyyients. Recevoir des appointements : Il n*KST AUX APPOINTEMENTS que depuis six mois.
— Fam. Fournir aux appointements de quelqu'un, Aider à son entretien.
— Ane. dr. Jugement interlocutoire par lequel le juge demandait les conclusions et les productions des parties sur un point obscur du procès. On a appelé cette procédure appointement, parce qu'elle tendait à éclaircir une affaire en la fixant et en la réduisant à un point.
— Dr. Saisie d'appointements, de ti'aitement, etc. "V. saisie-arrêt. (Les appointements sont privilépiés pour l'année échue et ce qui est dû de l'année courante [C.civ. art. 2181].)
— Syn. Appointements, émolument, gages, honoraires, salaire, traitements On dit gages de la rétribution des domestiques ; salaire, de celle des artisans, des ouvriers ; appointements y de celle des gens en place; honoraires, <Xq celle des professeurs, des médecms, des avocats, des notaires, etc. ; traitement, de celle des hauts fonctionnaires, des ofriciers supérieurs. Les émoluments sont une espèce de casuel.
APPOINTER (du lat. ad, à, et punctum, point, terme) V. a. A signifié autrefois : 1° régler, ordonnancer : Appointer i(n procès, des dépenses ; 2o désigner, fixer : Appointer un hôtel, U7i rendez-vous.
— Aujourd'hui, Donner des appointements : Appointer un employé.
— Discipl. mWit. Appointer de corvée, d'exercice. Se dit en parlant d'un militaire auquel on impose, par punition, une corvée hors de tour, ou que l'on astreint à des exercices supplémentaires ou à l'exercice des recrues, s'il est ancien.
— Techn. Tailler en pointe : Appointer un bâton, un crayon, un fil de fer. ii Coudre ensemble plusieurs pièces d'un vêtement, il Coudre les bouts d'une pièce d'étoffe, pour qu'elle ne so déroule pas. n Faire quelques points à un matelas plié en deux, pour qu'il ne se déploie pas. il Prendre soin de bien marquer la pointe des feuillages d'une broderie, n Chez les bourreliers. Enfoncer l'aiguille en perçant deux cuirs dont on veut joindre les bords par quelques points, il Faire disparaître les plis d'un cuir eu te roulant, avant de le mettre au suif.
Appoir}té, ée part. pass. du verbe Appointer. S'est dit pour Ajourné, remis ; Nos espérances sont souvent appointées au lendemain .
u Par compar. Etj^e appointés contraires. Etre en opposition.
— En T. de blas. Se dit de certaines pièces qui se regardent, se touchent, ou convergent vers un point commun. ^ Pièces appointées.
— Substantiv. : Un ap-
POINTÉ. (Se disait quelquef., au Palais, pour appomtement.) Sappointer, v. pr. Etre appomté taille en pointe : C'est à l'aiguiserie que s'appointent les aiguilles, les épingles, les pointes de Paris. (Ch. Rénier.)
— Anton. Emousser, épointer.
APPOINTEUR n. m. Autrcf., Juge chargé par un appointement de faire un rapport sur une affaire.
— Fam. .Appointeur de pi'ocès, de débats, Celui qui aime à jouer le rôle d'arbitre, de conciliateur, etc.
APPOlNTIR(rad.po(Hre)v. a. Rendre pointu : Appointir des aiguilles, il Action de réunir, par quelques points de couture, les deux extrémités de deux bouts de cuir.
— Empêcher une pièce d'étoffe de se dérouler, en assujettissant l'extrémité à l'aide d'une couture.
APPOINTISSAGE (rad. appointir) n. m. Action de faire la pointe aux aiguilles.
APPOINTURES (rad. point) n. f. pi. Chez les bourreliers Points de couture destinés à maintenir reunis les extrémités ou les bords de deux morceaux de cuir ajoutes l'un à l'autre. — Une appointure.
APPONDURE (du lat. ad, à, et pondus, poids) n. f. Perche ajoutée au I. ont d'une autre, pour maintenir et rendre plus solide un train de bois flotté.
APPONTEMENT (de à, et po7it) n. m. Construction en bois ou fer, composée d'un tablier et d'un pont sur pilotis, destinée à permettre l'accostage des embarcations ou des grands bâtiments pour procéder à leurs opérations de chargement ou de déchargement dans les ports.
AppONYI (le comte Antoine-Rodolphe), diplomate autrichien, né en 1782, mort en 1852. Issu dune ancienne et puissante famille hongroise, il entra jeune dans la diplomatie, et fut ministre plénipotentiaire à Florenc. ambassadeur à Rome, à Londres (1824), et, quelque terni ^ après, à Paris, où il resta jusqu'en 1849. Dans les premiers moments do son arrivée à Paris, sous la Restauration, il crut pouvoir considérer comme non avenus quelques titres créés par l'Empire et qui froissaient singulièrement lamour-propre autrichien. A une fête, le duc de Dalmatie fut très étonné de s'entendre appeler le " maréchal Soult». Les journaux commentèrent avec passion le procède de 1 ambassadeur, qu'une réponse foudroyante vint bientôt faire repentir de sa maladroite impertinence : c était 1 uae a la Colonne, de V. Hutjo. - Son fils, le comte Rodolphe Apponyi, né en I812, mort à Venise en 1876, fut ministre d'Autriche à Turin en 1849, passa à Londres en 1856 en qualité d'envoyé extraordinaire ; reçut, en I86O, le litre d'" ambassadeur" en Angleterre, et resta au môme titre à Paris, de 1872 à 1876. Il représenta avec faste son pays dans ses divers postes diplomatiques.
i verbe Appointer. S'est dit
ApPONVI (Goorgos, comie), liomnio d'Etat hongrois, no-
APPONYl — APPRENTISSAGE
Iîo.!ol].Iin, ni^ on laoR.
, l'an
K09. 11 débuta ngpoiso ttn mnnt A sos aristocra- 184-i.Nom-
Goorgea Apponyi.
amis lu jiruil'in '■ --i ti(Hio.dontiM,«Mtir l.. l mô. on 18i7, tjrand cha exaspéra l'opinion par son opposition aux revend ications nationales, et il fut pour beaucoup dans lo soulùvemont do la llongrio, on 18l8.Locointo Apponyi se rôtira alors do la scéno poliii(|uo. Mais, en 1839, lors do la réorganisation du Koichsratli, il fut rappelé à Vienne, par ordre do romperour, pour prendre place dans cclto assemblée parmi les consoillors h. vie. Tenant compio dos leçons du passé, il prit on main la cause dos patriotes hongrois, et, tout à coup, il devint lo chef acclamé du parti national. A l'ouverluro du Landtag do ISGl à Ofon, il fut élu président do la Chambre dos magnats ; et il s'entondit avec le président de la Chambre dos députés pour rédigar les lamcuscs adresses au roi do Hongrie on faveur do l'autonomie hongroise. La rôplii|UO impériale et royale ne se lit pas attendre : elle consista en la dissolution immédiate du Landtag. Toutefois, le gouvornomont no voulut pas exaspérer l'opinion publiijuo en révomiant un homme aussi populaire qu'était, à cette époque, !o comte Georges Apponyi. Celui-ci, après avoir vainement tenté do faire prévaloir une politique de conciliation, donna sa démission on 1862. A partir do co moment, bien qu élu député au Landtag en 18G5, il no joua plus qu'un rôle cifacé, ot se retira de la vie politique en 1869. — Son fus, le comte Albkrt-Gkorges Apponyi, né en istG, est devenu le chef do l'opposition modérée à la Chambre dus députés en Hongrie.
APPORT [por) n. m. Action d'apporter: /.'apport (i» second service à table. (Vieilli.) Il Marché, lieu où l'on apporte les denrées, où l'on conduit les bestiaux à vendre : Z'apport de ce village se lient le mardi et le vendredi. Il Dans quelques départem., Fête patronale d'une commune, parce qu'elle est toujours accompagnée d'une foire ou grand marché, il l'Apport-Paris, Nom donné autrefois à la place du Chàtolot, à Paris, sur laquelle so tenait un marclié.
— Dr. Ce que chacun des époux apporte en mariage, ti Ce que chacun des associés apporte à la société : Jtotirer, perdre son apport. Les bénéfices sont généralement en proportion de /'apport social.
— Géol. Syn. de alluvion.
— EnCYCL. Dr. V. COMMUNAUTÉ, SOCIÉTÉ.
APPORTAGE n. m. Action d'apporter une charge, un fardeau, il Peine, salaire de celui qui apporte un fardeau. (Vieux.)
APPORTER {lat. apportare; formé do ad, à, et portare,
fiorter) v. a. Porter d'un lieu quelconque au lieu où est a personne qui parle ou dont on parle : Apporter avec soi. AppouricR de loin des matériaiu-. \\ Fournir, faire apport : Apporter en mariage, il Communiquer, transmettre : AppoRTi^R des nouvelles, des ordres, il Alléguer : citer : Apporler l'autorité d'an écrivain, il Causer, produire, amener : La libei'té n'est jamais venue sans apporter quelque bienfait. (A. Blanqui.) Il Mettre, employer : Apporter de l'attention, du zèle.
— Faire naître, en parlant d'affaires : Apporter des facilités, des obstacles, des difficultés, des retards.
— Apporte ! Apporte! Chass. Cri par lequel le maître d'un cbion d'arrêt l'excite à saisir une pièce de gibier et ;'. la lui apporter.
— Prov. ot FAM. : Bien venu qui apporte, Celui qui donne, celui qui paye est toujours liien rer^u.
— Syn. Apporter, emporter, porter, transporter. Porter marque seulement qu'on est chargé d'un fardeau. Apporter renferme l'idée du fardeau et celle du lieu où on le porte. Transporter a rapport non seulement au fardeau et au lieu où l'on doit le porter, mais encore à la manière dont se fait cotte action. Emporter ajoute à toutes ces idées celle do propriété à l'égard de la chose dont on se charge.
APPORTEUR, EUSE n. Celui, celle qui apporte. APPOSABLE adj. Qui peut être apposé, appliqué sur
— En T. de bot. Se dit des logos de l'anthôro, quand la déhiscence a liou par la même face sur les deux loges, et dos ovules, quand, dans une loge d'ovaire, il y en a doux qui naissent du môme point et à la mémo hauteur.
APPOSER 'rad. Doser] v. a. Appliquer, imprimer : Apposer des affiches. Un timbre de dix centimes doit être apposé sur tout reçu d'une somme supérieure à dix francs.
— Dr, Apposer fes scellés, Appliquer le sceau do l'ofH- ^cier de justice sur la serrure d'une porte d'appartement
ou de meuble, atin qu'on ne puisse soustraire aucun des objets qui y sont renfermés, il Apposer une clause, une condition à un acte, etc.. L'y insérer.
— Syn. Apposer, appliquer. V. appliquer.
APPOSITIF n. m. Mot qui, placé à côté d'un nom, n'exprime avec lui qu'une seule et même personne, qu'une seule et même cnoso. Ainsi, dans : Commère la cigogne. Capitaine renard, Jean ta/jin, le roi Henri, sire Grégoire, etc., le second nom est l'appositif du premier. Il S'empl. aussi comme adj. : dans Cap- faine renard, a renard '> est le complément APPOSITIF de A capitaine ».
APPOSITION (si) n. f. Action d'apposer : ^'apposition d'un sceau. /, 'apposition de scellés.
— Gramm. Figure de grammaire par laquelle enjoint deux substantifs l'un à l'autre, de manière que le second serve comme d'épitliète au premier.
— Pbys. Se dit de la jonction de certains corps à d'autres corps de môme espèce, de leur simple rapprochement.
— Encycl. Gramm. L'appoêition, qui pormot d'éviter l'emploi des particules conjonctives, donne do l'éncrj^io ot de l'exprossioD à ta phrase. Elle est surtout du domaine de lu poésie :
Si J'avaU un arpent de lol, mont, val ou plaine, Avec un fliol d'eau, torrent, source ou ruisacnu. J'y nlnrileraU un urbr«. olivier, aautc ou rh'ne, J'y b&tlraU un toit, chaume, tuiic ou roieau.
J. SOULART.
— Anat. pôn. Gém^ration par apposition, Production, à. la surface do tissus déjà formés, d éléments anatomiqucs différents do ceux qui constituent ces tissus. Il faut remarquer que les éléments ainsi produits no s'interposent pas à ceux dos tissus préexistants, mais constituent un tissu nouveau, appliqué sur celui qui fournit les matériaux  l'aide desquels us se forment. La génération par apposition s'observe ù. la surface de la peau, dos séreuses, do tniitcs los surfaces glandulaires et des muqueuses. On a ilnimr le nom do produits aux tissus composés d'éléments i|iii li.iisseiit de la sorte; par exemple, à 1 épidofme et aux <li\ > rs <-|jitliéliums, atin do les distinguer des autres tissus qui "Ut rc'.-u le nom do constituants. Cotte distinction dos lieux c'ii'cr.'s de tissus est de la plus grande importance vu an.'iiofiiie tréîiérale. On a parfois rapproché des sécré-
iHJiis hi fj T.itiim par apposition, appelée encore génê-
niliim .s'i-mi/i'iilitiellc ou génération par sécrémentition.
APPRÉCIABILITÉ n. f. Qualité do co qui est appréciable.
APPRÉCIABLE adj. Qui peut Ôtro apprécié, évalué, au prop. et au lig. : Quantité, grandeur appkéciablk. Depuis deux mille ans, les distances relatives des étoiles n'ont pas offert de changements apprêciabi-es. (Arago.)
— Acoust. So dit d'un son dont on peut trouver le nombre de vibrations, ou d'une suite do sons dont on peut calculer les intervalles : Le son est appréciable, le bruit jamais.
— n. m. Ce qui peut être apprécié : //appréciable n'est qu'une imnge flottant n la surface de l'inappréciable.
— Anton. Inappréciable.
APPRÉCIATEUR, TRICE n. Celui, celle qui apprécie : H est rare de trouver un écrivain qui soit le juste appréciateur du mérite de ses confrères.
— S'empl. adjectiv. : Heureux qui possède cette philosophie APPRECIATRICE de toutcs les choses! (Mercier.)
— n. m. Nom donné aux commissaires-priseurs attachés aux monts-de-piété et aux douaniers cnargés d'estimer la valeur approximative des marchandises qui doivent acquitter ad valorem les droits d'entrée ou de sortie.
APPRÉCIATIF, rvE adj. Qui marque, indique l'appréciation : L'état APpnÉciATiF d'un mobilier. \\ Qui est propre à apprécier : Les lèvres sont, ainsi que le palais, douées d'une portion de facultés appréciatives. (Brill.-Sav.)
APPRÉCIATION (si — rad. apprécier] n. f. Evaluation donnée à une chose; indication approximative de sa valeur, de son prix vénal : Faire /'appréciation de marchandises.
— Par anal., Action rie déterminer par le jugement la valeur morale d'une chose; résultat de cette action : Appréciation juste, raisonnée.
APPRÉCIER (lat. appretiare; do ad, à, et pretium, prix. — Prend deux i de suite à ta V et à la 2' pers. du pi. do l'imparf. de l'indic. et du prés, du subjonct. : Nous appréciions, vous appréciiez. Que nous appréciions, que vous appréciiez) v. a. Déterminer approximativement la valeur vénale d'une chose ; Apprécier des marchandises, des meubles.
— Déterminer, au moyen des sens ou de procédés physiques, le poids, la grandeur, etc. : Oti appelle « thermomètres u des instruments qui servent à mesurer les températures et à apprécier leurs variations. (Ganot.)
— Par ext. Soumettre à un jugement critique : Apprécier un écrivain, une tragédie. C'est déjà louer un livre que de Tapprécier sévèrement. {Ch. Renouvier.)
— Estimer, faire cas de : Appréciez l'homme sage, la femme vertueuse.
S'apprécier, v. pr. Etre apprécié, susceptible d'être apprécié : Il y a un degré de force au delà auquel le son ne peut s'apprécier, il Se juger, déterminer sa propre valeur : Soit vanité, soit aveuglement, soit modestie, on ne ^' APPRÉCIE jamais bien soi-mctne. (Boiste.)
— Syn. Apprécier, estimer, évaluer, priser. Apprécier et évaluer signiiient déterminer le prix, la valeur; mais Xappréciation se tire surtout de l'examen des objets on eux-mêmes, et Vévaluation des circonstances extérieures. Estimer, c'est donner son opinion sur la valeur des choses d'après la première impression, et sans viser à une grande exactitude. Priser a la même signification, mais il y ajoute l'idée d'une fonction spéciale, telle que celle du commissaire-priseur. ii Au fig., évaluer ne s emploie presque jamais; on estime co qui a une valeur intrinsèque, et principalement une valeur morale; on apprécie ou on prise ce qui a une valeur d'opinion ou de circonstance ; mais apprécier suppose qu'on attache aux objets plus d'importance réelle, et priser a quelque chose de familier.
APPRÉHENDER (lat. apprehendere) v. a. Arrêter, saisir : Appuéhi-.nokk tin accusé. \\ Appréhender une succession. En prendre possession.
— Craindre, redouter : Appréhender le froid.
Qiû u'apprélicnde rien, présume trop de soi.
Corneille.
— Suivi d'un infinitif, prend la préposit. de ; On appré- HKNDK jnoins D'o/fenser celui qui se fait aimer que celui qui se fait craindre. (Machiavel.) ii 8e construit aussi avec que, et, dans co cas, veut la proposition subordonnée au subjonctif : On APPRÉHENDE QUE la fi&in'e ne revienne. (Acad.)
— Pour l'emploi do la négation après appréhender que,