‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 367 sur 828 · APPROXIMATIVEMENT - ÂPRE · texte numérisé non relu

APPROXIMATIVEMENT - ÂPRE

Enctcl Mathém. Théorie des approximations. Certaines grandeurs parfaitement déterminées ne peuvent être re|résentécs par des nombres exacts; telles sont

,'r - etc. Si l'on substitue à ces grandeurs un nombre V -, ^■' 3'

nui en diffère peu, il est dit approché. Ce nombre est apvroché par défaut, sil est plus petit que la grandeur exacte, et approché par excès, s'il est plus grand, bon le nombre « = 3,141592... Si l'on écrit 3,U, l'erreur inconnue est inférieure à 0,01 qui en est la limite. Donc, 3,14 représente jî à 0,01 orés ]?a.v défaut ; on dit que 0,01 est lapproximation. De même 3,1416 représente u avec une erreur moindre qu'un demi-di-x-millième par excès.

On appelle erreur absolue d'un nombre, la différence entre la valeur exacte et la valeur approchée ; et erreur relative, le rapport de l'erreur absolue au nombre exact. (V. EEREUR.) C est l'erreur relative qui caractérise nettement le degré d'approximation obtenu.

Les formules numériques auxquelles on arrive dans la résolution des problèmes contiennent, en général, des nombres qui sont affectés d'erreurs ; celles-ci sont dues soit à l'imperfection des procédés de mesure, soit à la nature même des nombres qui entrent dans la formule (nombres incommensurables). La théorie des approximations a pour but de résoudj-e les deux problèmes suivants : 1» Etant donnés, pour un calcul, plusieurs nombres, chacun avec un certain degré d'approximation, déterminer quel sera le degré d'approximation du résultat ; 2" Déterminer le degré d'approximation avec lequel il convient d'évaluer chacun des nombres qui entrent dans un calcul, pour que le résultat soit obtenu avec un deqré d'approximation fixé à l'avance. — Un certain nombre de méthodes ont été indiquées pour résoudre le problème des approximations; Guyou en a indiqué une (Nouvelles Annales de Mathém., 1889), dont l'application est sûre et assez simple. Il partage le problème général en deux parties; dans la première, il indique un procédé permettant de calculer une limite supérieure de l'erreur provenant de données incertaines ; dans la seconde partie if montre comment on peut calculer, avec une approximation donnée, le résultat d'une formule numérique donnée. Pour cette seconde partie, le problème peut d'ailleurs se compliquer si l'on a à calculer une formule complexe, c'est-à-dire une formule qui ne peut être obtenue elle-même que par une première série d'approximations successives. D'une façon générale, Guyou , partant de l'approximation exigée pour le résultat final, en déduit l'approximation avec laquelle doivent être connus les éléments de la dernière opération. De l'approximation de ces éléments, il déduitcelle qui estnécessaire pour les nombres à l'aide desquels on les obtient, et ainsi de suite. Il arrive ainsi à déterminer l'approximation des nombres de la première opération ; il suffit alors, pour calculer la formule, de partir de ces derniers nombres trouvés, et d'effectuer chacune des opérations indiquées en s'arrêtant aux unités de l'ordre indiqué par la suite dos approximations calculées à l'avance. ,

— Approximation des racines des équations. La problème qu'on se propose ici est de déterminer une racine d'une équation avec une approximation donnée. Méthode de Newton. Soit l'équation générale :

(1) x»-f Ax"-'-l-B,r"-'-l- -t-Kx-fM = 0

et soit a une valeur approcliée d'une des racines de cette équation, valeur que nous supposerons différer de la vraie racine d'une quantité « moindre que 0,01 ; on sait qu'il est toujours possible d'obtenir une telle valeur. CV. séparation.) On a donc :

Mettant a+a. à la place de x dans 1 équation proposée, elle devient : ,„,,,,

(„+„). + A(a-|-.)»-' -t-B((l -(-.)"- -I- -|-K{a-|-.)-FM=0

Développons les puissances des binômes (v. binôme de Newton), ordonnons par rapport à a; il vient après réduction ;

."-1-A'a— '-I-BV— M- K'a4-M' = 0

ou M'-l-K'.-t- -|-B'a»-'-l-A''°--|-a» = o

Mais, a étant moindre que 0,01, les puissances a', a'... a" sont des fractions de plus en plus petites. Newton néglige les termes qui les contiennent, en sorte qu'il reste ;

d'où <

valeur qui, substituée dans l'expression (2), donne : M'

Pour abréger, désignons par p cette première valeur approchée do X, et par o' la quantité, cette fois plus petite que a, dont elle en diffère, en sorte que :

Mettons p+J à la place de x dans l'équation générale (1), et résolvons comme ci-dessus par rapport à a , on obtient pour cette inconnue une valeur :

M'M^ "^Iv'^K^

D'où :

seconde valeur approchée. En continuant ainsi, on obtiendrait de la même manière une 3' valeur approchée de X, puis une 4', etc., et toujours avec une approximation croissante.

— Méthode de Lagrange. Plus pénible que la précédente, mais très sûre, elle consiste à ex-primer chaque racine en fraction continue. Par une série de substitutions, telles que

xsa-t--!-, ii.=b-\-—, i=c-\ — ,etc...,

on arrive à cette expression de la racine :

sert à supporter, à soutenir : Mettre un appot à un arbre, à un mur. . . ,, .,. . ,

— Mur d'appui, pilier dappui. Mur, pilier, qui sert de soutien. Il L'appui d'un balcon, d'une fenêtre, La partie transversale, sur laquelle on peut s'accouder, s appuyer.

Il A hauteur d'appui, A la hauteur orainaire du coude.

— Par anal. Secours, protection, faveur, eu parlant des personnes ou des choses : Les femmes ont besoin d'APPUi, et rien ne les refroidit comme la nécessité d'en donner. (M"« de Staël.) ,^ ,

— Mettre son appui sur un roseau. \ s appuyée.

Pièces à l'appui. Pièces qui servent à contirmer les conclusions d'un dire, d'un compte, etc.

— A l'appui de, loc. prép. Pour appuyer, prouver, soutenir : La force FvtroJyi vient toujours k '''''■"' ■ ' ''''' ;' '-^^III— ^ '1.'^ .. l'appui de la né- -'^' ^ — ^^ — ■ *"^ '"^^^ cessité.

— Archit. Mur d'appui, Garde-fou construit sur le bord d'une terrasse, d'un pont, d'un quai, etc. 11 Mur d'appui.

L'appui d'un bal- , ,1 con d'une fenêtre, La partie transversale sur laquelle on peut s'accouder, s'appuyer. 11 Ban-e d'appui. Barre scellée

qu'on pourra calculer aussi approchée qu'on voudra.

— Anton. Exactitude, précision, rigueur.

APPROXIMATIVEMENT adv. D'une manière approximative, par approximation.

— Anton. Exactement, géométriquement, mathématiquement, rigoureusement, strictement.

APPROXIMER (lat. approximare; de ad, vers, etproximare,

approcher) v. a. Evaluer approximativement. (Peu usité.)

APPUI (du lat. ad, à, et podium, base) n. m. Tout ce qui

Appuis d« fenêtr

à hauteur d'appui entre le tableau d'une fenêtre. Il A hauteur d'appui, A la hauteur ordinaire du coude. 11 Lambris d'appui. Lambris à hauteur d'appui. 11 Appui alléqé. Appui qui n'occupe qu'une partie du mur qui le supporte. 11 Appui évidé, Appui orné d'entrelacs ou de balustres. 11 Appui droit ou carré. Appui de niveau et en ligne droite. 11 Appui rampant, Appui en ponte, comme la rampe d un escalier. Il Appui en piédestal. Appui, quel qu il soit, qui a une base et une corniche.

— Charpent. Pièce de bois placée entre deux poteaux d'huisserie et déterminant la hauteur de l'appui. Il Pièces de bois horizontales formant le bas des ouvertures dos fenêtres.

— Dr. lirait d'appui. On donne ce nom à la faculté d'appuyer

une poutre, ou tout autre objet, \ /

sur la construction d'un propriétaire voisin. Ce droit constitue une servitude continue et apparente, qui est soumise aux arti- IWI I II 1 I//I clés 686 et suiv. du Code civil. ' ^^

— Jeu de boules. Aller à iap- n n pui de la boule. Jeter sa boule de Appui (charp.). manière qu'elle pousse et rappro-

che du but celle du joueur avec qui 1 on est de moitié. Il Fig. et fam. Seconder quelqu'un dans une entreprise, appuyer une proposition qu'il a faitr

— Gramm. Appui de la ""' '

„ ^y^.,. ... .. . ""e sullabe. Elévation

plus ou moins sensible et soutenue de la voix sur une syllabe ; L'accent tonique marque un appui dk qî la voix sur la voi/elle qui le porte. (Acad.) W

— Manèg. Temps pendant lequel un // i membre est employé à soutenir le poids ^^ | du corps du clievâl sur le sol : Appui \^%6— ~^| posé (ou foulée). Il Sensation produite sur la main du cavalier par l'action de la bride ; pression du mors sur les barres : Les chevaux gui ont la bouche fine ont l'\ppui léger; ceux dont la bouche est dure ont trop rf'APPUi. (Lecoq.) 11 Appui de main, Sorte d'aide qu'on donne au cheval par la bride. Il Appui du collier. Point d'union de l'encolure avec les épaules, ou cette espèce de talus que ces parties présentent en avant.

— Mécan. et siatiq. L'appui, ou le point d'appui d'un levier. 'V. levikR. Il Appui-niaiTi, Fig. Dans le même sens : La propriété

est le POINT d'appui de la stabilité sociale. (Le P. Félix. Métall. Appuis de fourchettes. Traverses qui suppor tent les fourchettes des équipages de fonderie.

— Techn. Pièce du banc des tourneurs.

— Syn. Appui, soutien, support. L'appui se place au près d'une chose qui penche , pour l'empêcher de tomber. Le soutien se met sous un objet pour l'empêclior de s'écrouler. Le support aide à porter une forte charge, sous laquelle il est placé.

— Syn. Appui, aide, assistance, 86cours. V. aide.

APPUI-MAIN n. m. Baguette dont les peintres se servent pour soutenir la main qui tient le pinceau. Il PI. Des appuis-main.

APPUI-TÊTE n. m. Petit appareil destiné à soutenir immobile la tête des personnes que l'on photographie : On ne se sert plus guère des appuistête.

APPUIE-POT n. m. Syn. de accotepot.

APPULSE (lat. appulsus, voisinage) Appui-tête, n. f. Rapprochement de deux astres qui, sans aller jusqu'à l'éclipsé, est assez grand pour permettre un moment de les voir dans le même champ d'une lunette. (Ce terme, peu précis, n'est plus employé aujourd'hui.)

— Adjectiv. Eclipse appulse. Eclipse dans laquelle une planète ou un satellite ne fait qu'effleurer le disque du soleil.

APPUYER (pui-y-é — rad. appui. Change l'y en i simple devant un e muet : J'appuie. Qu'ils appuient; prend un y et un I de suite aux deux premières personnes du pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous appuyions, vous appuyiez. Que nous appuyions, que vous appuyiez) v. a. Soutenir par le moyen d'un appui : Appuyer une église par des arcs-boutants.

— Avec la prép. contre. Appliquer : Appuyer une échelle contre un mur. il Adosser : Maison appuyée. Il Appliquer contre une chose qui sert de point d'appui : Pour s'élancer, le serpent «'appuie contre terre que sa queue, qu'il recourbe en replis. (Lacép.j

— Avec la prép. sur. Poser sur ce qui peut soutenir : Appuyer ses bras, ses coudes sur la table. 11 Faire peser une chose sur une autre, apphquer avec plus ou moins do force : Appuyer trop la plume sue le papier.

— Fig. Fortitier une chose par une autre : Plus une vérité est importante, plus on doit avoir soin de ne (appuyer que sur de solides raisons. iCondill.) n Fonder : appuykr son bonheur sur le mensonge. (Pasc.) Il Tenir tendu, appliqué, en parlant de l'esprit : Appuyer sa pensée sur lu» malheur. (M»* de Sév.)

— Soutenir, encourager : Appuyer une proposition.

— Appuyer les chiens. Cliass. Les animer du cor, de la voix.

— Appuyer la botte. Escr. Appuyer le fleuret sur le corps de son adversaire, après l'avoir touclié. 11 Fig. Presser, embarrasser quelqu'un, en insistant sur une question, sur un argument.

— Art. milit. Placer, disposer près de quelque chose qui serve de protection, de défense : Appuyer la gaucne d'une armée à un bois, à un marais. Il Flanqu-er, soutenir : Plus l'infanterie est bonne, plus il faut la ménager et /'appuyer par de bonnes batteries. (Napol. I".)

— Manèg. Appw/er l'éperon à un cheval, Lui appliquer fortement de l'éperon. Il Appuyer des deux. Piquer des deux éperons à la fois. 11 Appuyer la tète au mur. Se dit du cheval qui se déplace en conservant la même position oblique sur la piste qu'il parcourt.

— Mar. Assujettir, caler, n Appuyer les vergues, Les soutenir contre un vent qui souffle grand frais. 11 App^yrr une chasse à un bâtiment. Le poursuivre sans relarho.

— V. n. Reposer sur : Un moyen d'édifier avec smtni'' sur des terrains mouvants, c'est que la base appuie sur ilrs arceaux renversés. 11 Peser sur, avec plus ou moins de force : Pour bien écrire, U faut appuykr faiblement sur la plume.

— Par ext. Appuyer sur un mot, sur une syllabe, etc., Les prononcer avec une élévation de voix qui les fasse distinguer ou ressortir : Les Malais appuient sur l'antépénultième des mots. (Dulaurier.)

— Fig. Insister fortement : Appuyée sur un argument.

— Prendre une direction : Appuyer sur la droite, sur la gauche, etc., Se porter vers la di'oite, la gauche, etc.

— Manèg. Cheval qui appuie sur le mors. Cheval qui porte la tête basse et fatigue la main du cavalier. 11 .Appuyer a droite, à gauche, Diriger le cheval vers la droite ou vers la gauche, en le faisant marcher de côté.

— Mus. Appuyer sur une note, Y demeurer un certain temps, pour lui 'donner plus de force.

S'appuyer, v. pr. S'aider comme d'un appui, d un soutien : S'appuyer sur une canne.

— Fig. Faire fond sur quelqu'un, sur quelque chose ■ L'homme le plus fort est celui qui ne s'appuie sur personne. (Beauchêne.) La famille s'appuie sur l'amour, et la société sur la famille. (Michelet.) il S'appuyer sur un roseau. Se confier à quelqu'un ou à quelque chose qui ne peut être d'aucun secours.

— En T. d'art milit. Etre placé, disposé auprès dune chose dans un but de défense, de protection.

— Allus. litter. : Glissez, mortels, n'appuyez pas. Au bas d'une gravure de Larniessm, représentant des patineurs, se lit ce charmant quatrain :

Sur un mince cristal l'hiver conduit leurs pas.

Le précipice est sous la glace.

Telle est de vos plaisirs la légère surface :

Glissez, mortels, n'appuyez pas .' RoY-

— Syn Appuyer, accoter. V. accoter.

APPUYOIR ipui-y-oir) n. m. Morceau de bois triangulaire qui sert au ferblantier à appliquer l'une sur l'autre, en appuyant fortement, les pièces qu'il veut souder ensemble.

APRADUS iduss) n. m. Syn. arctope.

AprAXINE, nom d'une famille russe qui joua un rôle considérable au xvill' siècle, et dont les membres les plus considérables sont : FÉDOR Matveievitch Apraxine, amiral russe, né en 1671, mort en 1728.(11 seconda Pierre le Grand dans la création d'une marine, et se distingua dans les guerres contre la Suède et la Perse.) — Son frère, Pierre Matveievitch Apraxine, mort en 1729, servit aussi avec quelque éclat dans les armées de Pierre le Grand. — Etienne Appuyoir. FÉDORoviTCH Apraxine (^comte), feldmaréclial russe, petit-fils du grand amiral, né en 1702. mort en 1758, entraîna l'impératrice Elisabeth à prendre parti contre Frédéric H dans la guerre de Sept an--, remporta de brillants avantages en Prusse en 1757, mai» fut accusé de trahison, et mourut avant la lin de sou

— BiBLioGK. : Borozdine, Essai d'une généalogie des comtes Apraxine i^Saint-Pétersbourg, 1841, en russe).

ÂPRE (lat. asper, même sens; autref. on écrivait asprr: adj. Rempli d'aspérités, très accidenté, rude, escarpé, en parlant dun pays ou d'un chemin. 11 Fig. Le sentier ruai et ÂPEE de la ve'rtu. (Fén.)

— Se dit, par ext., de tout ce qui fait sur nos organes, sur nos sens, une impression très désagréable : Les pommes à cidre sont âpees au goût. La peau du squale csl .iPEE au toucher. Un vent âpee.

— Fig. Sévère, violent, dur, pénible : Caractère aprf

— Avide, cupide : Un homme ÀPRH li l'argent, au gain

— Anat. Ligne âpre du fémur. Bord postérieur du femui Ce bord, très aigu (d'où le nom do ligne âpre), est deslinr à l'insertion de nombreux muscles.

— Bot. Tige ou plante âpre. Celle dont la surface ru gueuse, rude au toucher, est hérissée do poils très forts.

— Chass. Chien âpre à la curée, ou absol., Chien apte, Chion irùsvoraco. il V\c. Personne avido de gain, de prollts.

— Granun. Datis lalanguo grocquo, Esprit âpre, L'esprit niilo. V. csi'KiT.

— Tticlin. Chuii.r d/n'c. Chaux faite pendant les froids.

— Syn. Apre, austère, rude. Hitde qualilio les choses qui passent avec peine, et âpre, celles qui raclent la bouche, comme certains fruits sauvages, ii Au flg., l'homme rude a l'abord L-hot|uant ; l'homme dpre est inabordable. Austère exprinuî, au lig., un genre do vie rigoureux.

ÂPREMENT adv. Avec û.pretô ; Le froid commence bien Ài'Ri:Mi NI'- Il .Vvidement : St Jeter Ai'REMENT sur un mets.

— Kig. Avoc rudesse, violence, animosité : iît'/>Wman(/er quelqu'un ÀI'Ui;mlnt.

Aprcmont, nom do plusieurs villages do Franco, dans la Haute-SaiHie, la Vondéo. les Ardennos, TAisno, le Cher, la Meuse, les Aines-Maritimes et la Savoie; le torriioirn do co dernier village (757 hab.) est planté de vignobles qui produisent un vui estime. —Quant au village d'APitE- MONT (Oise), arr. et à 7 kilom. do Senlis (632 hab.), il occuperait, d'après quelques archéologues, l'emplacement do l'ancienne ville gallo-romaine do Bracque. — Le plus importani comme population, appelé parfois ApREMONT-e/leS'HabiteSy est en Vendée, arr. et à 31 kilom. dos Sablesd'Olonno, sur lo fleuve côtior la Vie; 1.532 hab. Restes du chAtoau construit au xvi" siècle par l'amiral Chabot.

APRÈS (de à, et près) prép. Sert à marquer la postériorité, sous le rapport du temps : Tibère fat empereur APRJ!S Auyuste. Boire apriïs avoir mangé.

— Sert à ex^irinior un rapport de rang, d'ordre : Après l'or et le platme, l'argent est le plus cher des métaux. Il Marque un rapport de lieu, do situation : ApBi?:s le vestibule, un salon, il Par ext., dans ce dernier sens : Marcher après quelqu'un. Etre son émule.

— Contre : Les chiens aboient après les passants.

— Sert à exprimer l'action d'une personne qui veut rcjoindro quelqu'un, l'atteindre, ou simplom., cjui no demando cpi'à s'en r.ipprecher : Courir apri'cs uji passant,

— Se dit dans le mémo sons, en parlant des choses que l'on voudrait obtenir : Courir après une succession, après les honneurs. \\ Quelquefois on sous-entend le complément : Les uns attendent ta fortune, les autres courent après.

— Expression interrogaiive dont on se sort pour engager quelqu'un à continuer ou à terminer promptoment son récit : Vous désirez que je fasse ceci, que je fasse cela... Après? ii Marque aussi la menace : Vous n'êtes pas content de ce que j'ai ait ; eh bien! après ?

— Etre apr.ès quelqu'un. S'en occuper sans cesse : Cette mère est toujours après ses enfants. \\ Etre, se mettre après quelqu'un, Le molester, lo harceler : Cet hotnme est toujours après ses domestiques. \\ Etre après quelque chose. S'en occuper actuellement : Je n'ai pu venir plus tôt, et j'ai mis vingt garçons après votre habit. (Mol.)

— Entre dans plusieurs locutions, le plus souvent elliptiques : Après vous. Expression dont on se sert, par politesse, pour engager quelqu'un à faire une chose lo premier. !i Après cela, Les choses étant ainsi, du reste : Je pense que vous ferez bien de suivre mon conseil; après cela, faites comme vous voudrez, ii Ci-après, Un peu après, un pou plus loin, il Attendre après quelqu'un, après quelque chose. Attendre que quelqu'un vienne, que quoique chose arrive, en le désirant vivement ou impatiemment.

— Entre également dans un certain nombre de proverbes : Après la pluie, le beau temps, La joie succède à la tristesse, les succès aux revers de fortune, il A/)r^s la panse vient la danse. Quand on a fait bonne chère, on ne songe qu'à se divertir, n Jeter le manche après la coqnée. Abandonner totalement une affaire, un travail, par découragement, dégoût, dépit, chagrin, etc. (Allusion à l'apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, y jeta aussi, de colère, le manche, dont il pouvait encore faire usage.) n Après lui, il faut tirer l'échelle. Se dit d'un homme qui a si bien fait en quelque chose, que personne ne peut faire mieux. (Allusion à l'échelle patibulaire sur laquelle on faisait monter les condamnés pour les accrocher à la potence. L'usage était, lorsqu'il y avait plusieurs complices, de pendre le plus coupable lo dernier, et par conséquent de retirer l'échelle après lui, puisqu'il ne restait personne à exécuter.)

— D'après, loc. prép. A l'imitation, à la manière ; Les œuvres les plus durables sont celles qui sont faites d'après nature. (Chateaub.) ii Signitio aussi Conformément à; en conséquence, suivant.

— Adverbialem. Ensuite : f/71 jour, un mois après. 11 Dans le même sens : Le jour, le mois d'après.

— Après coup, loc. adv. Trop tard, après qu'une chose est faite : Un bon mut perd sa valeur quand il est dit après coup. Il Par après, Ensuite. (Vieux.) n Après tout, Au surplus, quoi qu'il on soit : Qu'importe, après tout, ce que vous me contez là?

-^ Après que, loc. conj. Après le moment que : Ce n'est point dans la lice que les vainqueurs sont couronnés, c'est après QV'ils l'ont parcourue. (J.-J. Rouss.)

— Gramm. Après ne doit jamais être employé pour exprimer un rapport de position ou de jonction;" on doit dire : La clef est K la porte, et non est après la porte.

— Prov. hist. : Après moi, le déluge! Maxime égoïste familière à Louis XV. Les remontrances des parlements, les réclamations du clergé, les idées nouvelles émises par la philosophie, tout ce bruit dérangeait Louis XV dans ses plaisirs, et. moitié impatienté, moitié effrayé, il dit un iour À M"»* de Pompadour : « Ces grandes rob'cs me déso"lent par leurs querelles...; ils finiront par perdre l'Etat : ce sont des assemblées de républicains!,.. Au reste, conclut-il, les choses comme elles sont dureront bien autant nue moi ! Berry 1 le dauphin) s'en tirera comme il pourra ! Après moi le déluge! ■>

— Syn. Après, ensuite. Après exprime un temps postérieur, une situation postérieure, mais en laissant subsister entre les deux choses l'idée d'un intervalle susceptible do plus ou de moins. Ensuite marque la même idée, mais sans admettre d'intervalle, car la suite d'une chose s'y trouve naturollemonl adhérente.

— Anton. Avant, devant.

APRÈS-DÉJEUNER n. m. Temps qui suit presque ïmmédiatomrnt Ir ^li-j. Miller.

APRES-DEMAIN adv. de temps. Lo second jour après celui où 1 un est. Il S ompl. quelquefois substantiv.

— Anton. Avant-hier.

APR£S-DÎNER n. m. Le temps qui suit le dincr. 11 On

Al'UE.MEM

Al'ÏÉRONOTE

écrivait autrefois nprèi-diné a. m. et après-dhiée n. f. 1 PI. Des après-dIni'.kh.

Après-dlner (m:s), do Teniors. On appelle ainsi les nombreux tableaux que lo maltro flamand, pressé par les commandos, poif^nait, avec une facilité prodigieuse, entre son repas du soir et son sommeil : malgré la rapidité do l'exécution, ils se distinguent par la netteté spirituelle do la touche et le charme do la composition.

APRÈS-MIDI n. m. ou f. Partie de la journéo comprise entre niidi et le soir. Il PI. Des après-midi.

— Anton. Matin, matlnéo.

APRÈS-SOUPER n. m. Temps qui s'écoule depuis le souper jusqu'au moment où l'on se couche. 11 On écrivait autrefois aprês-soupé n. m. et après-soupée n. f. 11 PI. Ves

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