APRÈS-SOUPERS
ÂPRETÉ (autref. on écrivait aspreté) n. f. Etat de ce qui est àpro, inégal, raboteux : Z,'àpreté des bois, des montagnes.
— Par ext. Se dit de tout ce qui affecte nos organes d'une manière désagréable : jL'àprbtk du son est toujours adoucie dans une salle pleine. (J. Janin.)
— Se dit par analogie, on parlant de la température : i APRKTÉ d'un soleil trop ardent. Z'Apretk du vent.
— Fig. Sévérité, rudesse, violence : Cette âpretb inflexible, qui doit faire le caractère essentiel de l'homme d'action, Calvin l'eut mieux çue personne. (Kenan.)
— Avidité, cupidité : Les créanciers sont d'une âpretb qui désespère. (Diderot.)
— B.-arts. RudesNe ; r,f(/' violence et cette âpreté de style qui caractrrisrnt Mi.hrl-Ange. (Th. Gaut.)
ApriÈS ou OuAPHRÉS en égyptien Ouah-ab-ra), roi d'Egypte do la xxvi" dynastie, lîls do Psamétik IL II guerroya pour les Juifs contre Nabuchodonosor. et fut renversé par un do ses généraux, Amasis, qui le rit mettre à mort. C'est le pharaon Uophra de l'Ecriture.
APRION (du gr. a priv.. Gt priôn, scie) n. m. Genre de poissons acanthoptéres, voisins des plectropomos et habitant les mers chaudes.
A PRIORI (mots lat. qui signif. De ce qui est avant). Se dit de ce qu'on admet comme évident antérieurement à toute expérience, et en s'appuyant seulement sur les principes de la raison pure : Les sciences physiques ne se peuvent construire a priori, sur des notions pu7'es, mais requièrent l'observation des faits. (Proudhon.)
— Se prend souvent dans un sens défavorable : H est dangereux de vouloir rédiger des constitutions a priori.
— Notions a priori. Dans la philosophie do Kant, se dit : l« des notions do temps et d'espace; 2" des notions renfermées dans les catégories qui servent de forme au jugement; 3" des idées de la raison : Substance, univers. Dieu.
— Se met en opposition avec a posteriori, car ces deux expressions, ayant entre elles un rapport intime, rapport de contraste, comme antécédent et conséquent, cause et effet, etc., se trouvent souvent dans la même phrase: En tout sujet, il y a deux sortes de preuves : les unes a PRiOHi, les autres a posteriori et de fait. (Taine.)
— Substantiv. : Un a priori, pour un raisonnement a priori. Il PI. Des a priori. V. priori (à).
APRIORISME {riss) n. m. Méthode de raisonnement a
APRIORISTE {riss) n. m. Celui qui raisonne a priori.
APRISTE ou APRISTUS [priss-tuss] n. m. Genre d'insccies coléoptons caral>iques, voisins des metabletns et renfermant do petites formes bronzées, habitant l'hémisphère boréal, surtout dans la région orientale. Ils vivent dans les endroits sablonneux, au voisinage des eaux.
APROCTIE ou APROCTOSE (.lu gr. a priv., et prôktos, anus) n. f. Absence d'anus, imperforation de l'anus : i'APROCTiE peut entraîner la mort. W iMPiiitFOHATio.N.
APRON (du lat. asper, rude) ou ASPRO n. m. Genre de poissons acanthoptèros, famiUo dos percidés, se distinguant
(de Om.lD à 0«.20 de long).
ils ont la tète déprimée et le corps allongé. Habitent los eaux douces de l'Europe.
AprONIUS fLucius), général romain. Consul Tan 8 de notre ère, il se distingua pendant les campagnes de Drusus en Pannonie. Proconsul d'Afrique de 18 à 21, il réprima l'insurrection de Tacfarinas. — Son tils, Aprouius Gaesianus, qui, en 39, fut consul avec Caligula, poursuivit et rejeta les Numides dans le désert.
À-PROPOS ipo). V. PROPOS.
APROSOPIE idu gr. a priv., et prosôpon, face) n. f. Munstniosité qui consiste en l'absence ou en une extrême anomalie de la lace, avec absence constante des appareils du goût, de l'odorat et de la vue.
APROSTATROPHIE {pross — du gr. a priv. ; prostates, placé devant, et trophé, nourriture) n. f. Atrophie do la prostate.
^ APROVANDEMENTouAPPROVANDEMENT >naH) n.ra. Somme allouée à un blessé pour subvenir à ses besoins.
Aps (lat. Alba Augusta), village de l'Ardèche. arrond. et à 29 kilom. de Privas, sur l'Escoutav, aftî. du Rhéne; l.JOi hab. Ancien siège d'un èvôchô transporté à Viviers.
APSARAS, déesses do rang inférieur, musiciennes et danseuses, chargées de distraire les dieux des divers cieux, et particulièrement du Srarga, ou paradis d'Indra. La mythologie indienne les donne pour femmes aux gandharivi.î, musiciens célestes. Elles reçoivent assez souvent la mission de détourner de leurs austérités les ascètes, dont les dieux redoutent la puissance. Mais il arrive parfois qu'elles s'éprennent d'un héros mortel, et lui sacrifient les t'.'licités du ciel. Elles sont alors considérées comme les ailes de Mâra, lo Satan indou. ~ Une Apsara.
ApSARUS, AbsaruS ou Absarum, rivière d'Asie, dans la Colchide (Géorgie). Elle se jetait dans le Pont- Euxin, à quoique distance de Trapezus(Trébizonde), après avoir arrosé le territoire des Cissii.
AP8EUDE (gr. apseud^t, sans détour) o. m. Genro de rrustac<'-.t JMOpodo^-anisopodes, famille des tunaldés, renfermant des fermes mannes habitant surtout les régions septentrionales, et dont lespèco type est Vapseudes tatpa, des mers du
AP8ICHET Ic/iA) n. m. Rebord saillant ménagé sur la surface extérieure des portières, et qui sert à maintenir les glaces des voitures.
APSIDAL, ALE. AUX frad. apside) adj. So dit. on jj'éométrio, d'une surface d rivant dune autre do la manière suivante : par un point O quelconque, on mène un plan sécant, et dans co plan la normale OA à la section ; puis, sur la perpendiculaire élevée au point O à ce plan, on prend une longueur OM égale à la normale OA. Lo lieu du pomt M est la surface apsidale à la surface donnéo par rapport au point O. Apwude (groMi).
Comme exemples de surfaces apsidales, citons : la surface des ondes lumineuses dans an milieu biréfringent, qui est la surface apsidale d'un ellipsoïde par rapport au centre de l'ellipsoïde (v. o.noe); lo tore, qui est la surface apsidale d'une sphère par rapport à un point quelconque de l'espace, etc. Les surfaces apsidales ont été étudiées par Catalan.
APSIDE (du gr. apsis, idos, voûte, cintre) n. f. Archit. V. absiik:.
— Astron. Extrémités du grand axe de l'ellinse décrite par une planète autour du soleil, ou d'un satellite autour de sa planète. L'apside la plus éloignée du soleil so nomme aphélie ou apside supérieure ; la plus rapprochée est Vapside inférieure, ou le périhélie. (V. aphklie.) m Lo grand axe de 1 orbite se nomme ligne des apsides. (Le phénomène de la précession des équiuoxes, en faisant varier les apsides de la terre, produit un déplacement insensible dans les époques des saisons.)
ApSINES, rhéteur grec, né à Gadara (Phénicie), au m* siècle. Il vint professer à Athènes, sous le règne do Maximin. Il a écrit un Art de la rhétorique et un traité Sur les problèmes figurés, compris dans la collection des lihéteurs grecs, publiée par Aide {Venise, 1508).
APSYCHIE [chl — du gr. rt priv., et psukhê, âme) n. f. Défaillance, syncope, perte de connaissance.
APSYCHISME (cftm — du gr. a priv., et psukhê, âme, intelligence) n. m. Idiotisme, absence complète d'intelligence.
ApsyrtuS, naturaliste grec, ne à Pruse (Bithynie), au commencement du iv» siècle. II accompagna Constantin sur les bords du Danube (322). Ses deux principaux ouvrages sont : V Hippiatrique et V Ûiatoire naturelle des animaux.
Apt (lat. Apta Julia), ch.-I. d'arn cluse, à 55 kilom. d'Avignon, sur le Calavon, affl. de la Durante :