ARDENNES
O Tràfecture r. Chemins de fer
® STréfecture . . Canauz
'-■' Ch-2 de Canton *~^„^lmâtes d'État
u Commune de Sépartement
f Archevêché dJirrandissejneat
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f Chaumont 4/W^/i
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ArdenneS (forêt DBS — Avduenna Sylva), la plus vaste et la plus célèbre forôt de la Gaule. S'étendait, au temps de César, des bords du Rhin jusqu'au pays des Nerviens; elle était un des principaux séjours des druides; jusque vers la un du moyen âge, elle fut l'objet de nombreuses légendes, et elle a conservé longtemps son prestige poétique. Les paysans ont cru entendre résonner dans ses profondeurs le cor du grand saint Hubert, et les
Soétes du xiie siècle on ont fait le théâtre des exploits es quatre fils Aymon.
La forêt des Ardennos était autrefois beaucoup plus compacte et beaucoup plus étendue. Bien que très réduite aujourd'hui, elle n'en présente pas moins un aspect très particulier, que les progrès des temps modernes lui font perdre chaque jour davantage. Elle occupe encore, depuis l'extrémité du département de l'Aisne jusqu' aux pentes de de l'Eifel, non loin d'Aix-la-Chapelle, un espace long de 220 kilom. et largo en moyenne de 40 à ^0 kilom. C'est la " grande forêt des petits cnônes " de Michelet. Elle appartient pour les trois quarts au pays wallon, et couvre en France même tout le nord-est et le nord du département dos Ardonncs. Elle s'y subdivise en cantons et on forêts portant dos noms différents.
Aroennes (le Sanglier des), nom sous lequel on désigne quelquefois lo fameux comte de La Marck.
ARDENNITE n. f. Silico-vanadato et arséniate hydraté d'alumine ot do manganèse. Syn. de diïwalquite.
ARDENT, ENTE flat. ardms : de ardere, brûler) adj. Qui est en feu, qui est enflammé : Charbon ardent. Fournaise ARDBNTE. Il Qui chauffo , brûle, consume : Soleil ardent.
— Par ext. Se dit do co qui brûle en rongeant, en cautérisant : L'acide sulfurigue est un corrosif ardent, u Qui cause une ardeur, une chaleur interne excessive : Fièvre
AUDKNTi;. Snir ARDKNTK.
— '■ ' ' l'dlinr >i, s [«orsonnes, Fougueux, qui se
porto I I : : I I :, ,11,. rhoSO : Un ami ARDENT. Uti
ardi;n . / ^i-i'i.^T au combat, au travail.
— Ku paiiaut ae^ lI.osc.s, Vif, Violent, véhémeut : Haine ARDENTE. Tempérament ardent.
— Porté aux plaisirs de l'amour, apte à la génération :
soleil, en réfracte les rayons pour les faire converger vers le même foyer.
— Art milit. Flèches ardentes. Flèches dont on se servait pour incendier des machines ou des édilices.
— Blas. Se dit des torches, des flambeaux, des tisons dont le feu sans flamme est d'un émail particulier. Cet attribut est ordinairement de gueules.
— Canotage. S'emploie pour exprimer la qualité d'un bateau qui tient bien le vent en marchant au plus près.
— Hist. Chambre ardente. V. chambre.
— Mar. Vaisseau ardent, Vaisseau qui a de la disposition à venir au vent, contre le gouvernail et l'effort des voiles d'avant. Il Se dit aussi des barils qu'on remplissait de matières inflammables, pour être employés sur les brûlots.
— Peint. Vif, éclatant: Adoucir des tojis trop ardents.
— Techn. En T. de meunerie. Meule ardente, Meule formée d'une pierre très dure : Le gisant doit être moins ardent que le courant.
— Anton. Eteint, froid, glacé. — Endormi, engourdi, indolent, inerte, languissant, mou, terne, tiède.
ARDENT (m(^rae étym. que pour l'adjectif) n. m. Se dit d'exhalaisons enflammées qui, pendant les chaleurs do l'été, paraissent sur le sol, principalement le long des eaux stagnantes.
— Académie des Ardents, ou Ardcnti, Société savante fondée à Viterbo, en Italie, sous le patronage de sainte Rose. Elle avait adopta pour emblème un creuset rougi sur des charbons ardents; d'où son nom. Il y a eu aussi à Naplos une Académie des Ardents, dont l'emfclème était un taureau placé sur un autel pour y être brûlé.
— Argot. Chandelle. Cette expression faisait également partie du langage des précieuses. Pour dire ; Laquais, mouchez la chandelle, on disait : Laquais, ôtez le superflu de cet ardent, ii PI. Les ardents, Les yeux.
— Hist. Malade atteint d'une espèce de charbon pestilentiel nommé mal des ardents. V. Encycl.
— Encycl. Méd. Mal des ardents. Le mal des ardents, appelé encore feu sacré, feu Saint-Antoine, a sévi à plusieurs reprises sous la forme épidémique dans certaines provinces de France, en Allemagne, en Espagne et en Sicile, du x* au XII' siècle. Cette affection présentait les caractères sui-
vants : fririson» suivis do chaleur, délire, prostration des forces, douleurs violentes A. la tAio et aux reins, indurations ot abcès des glandes axillaires et inguinales, gangrène dos extrémités. Lo mal brûlait les membres ou lo corps avec d'alfreu-ses douleurs. Quelquefois, on en était quitte pour la porte d'un bras ou d'une jambe, qui devenaient noirs comme du charbon et se détachaient du corps. Ce sont les caractères do Yfrryotijime gangreneux. Ces terribles épidémies étaient ducs surtout & la condition et à l'alimentation misérables des populations. (V.ebgotibme.) L'homme du moyen âge leur attribuait un caractère surnaturel. Pour s'en défendre, les Parisiens avaient surtout confiance dans la ch&s.so do sainte Geneviève, que l'on plai;a dans une chapelle b&lie spécialement à cet effet, sous l'invocation do sainte Geneviève det Ardent». Innocent II institua une fèto de Sainte-Geneviève-det-Ardent» (ïG nov,).
Ardente (Alessandro), peintre italien, né au miliea du xvr siècle, mort à Foenza en 1595. a laissé do nombreux portraits dont lo plus connu e.st le portrait do Charlos-Kmnianuel do Savoie, et des tableaux à sujets rtdigioux {Saint Antoine et Baptême du Christ, à LacqacSi et la Conversion de saint Paul, ik Turin).
Ardentes, ch.-l. de cant. (Indre), arr. et à M kilom. de Cbàteauroux, sur l'Indre; 2.650 hab. {Ardentais.) Forges, fabriques de faux. Ce bourg a remplacé l'antique Alerea, où la voie romaine d'Acancum à Aryentomagus franchissait l'Indre. — Le cant. a 9 comm. et 9. ni hab.
ARDÉOLC n. f. Ornitb. Syn. de dbohe.
ARDER ou ARDRE (lat. ardere) v. n. Brûler. (Vieux.)
ARDERELLE n. f. Un dos noms vulgaires de la mésange
ArdÉSHIR-BABEGAN, premier rot do la dynastie des Sasanides, lils nominal d'un certain Pabec ou Babeg. Ce dernier exerçait la profession de cordonnier et était très versé dans l'astrologie. Il découvrit par son art qu'un officier perse du nom de Sasan, momentanément logé chez lui, devait avoir un fils qui deviendrait illustre dans le monde. Pabec désira aussitôt faire entrer Sasan dans sa famille; mais, n'avant pas de tille, il engagea sa femme à se donner à lui ; de cette union naquit Ardéshir. Pari-enu à l'âge d'homme, Ardéshir poussa les Perses à la révolte pour secouer le joug de la dynastie des Parthes ; il tua Artaban IV et se fit proclamer * Roi des Rois ■, l'an 226 de J.-C. Sa naissance irrégulière lit naître des contestalions au sujet du nom qu'il devait porter; il finit par être appelé Ardéshir, fils de Pabec, de la race de Sasan. Ardéshir fonda ainsi la dynastie des Sasanides, qui régna sur la Perse Jusqu'à la mort de Djesdedjers, le dernier roi mazdéen, en l'an 650 de J.-C. — Ardésbir 11, fils d'Hormuzd, surnommé « le Bienfaiteur », régna à partir de l'an 380 de J.-C. sur la Perse, comme tuteur de son neveu Shapour III, alors âgé de sept ans, et lui remit le pouvoir à sa majorité. /Pendant son règne de quatre ans, Ardéshir sut conserver la paix que son prédécesseur avait conclue avec les Romains, et transmit à son pupille un gouvernement prospère.) — Ardéshir III, fils de Shérouer, était âgé de sept ans lorsqu'il fut proclamé roi à la mort de son père (629 de J.-C). (Shariar, son oncle, gendre de Cosroès n, gouverneur de provinces, jaloux de ce que le jeime roi avait été porté sur le trône sans qu'on l'eût consulté, le fit mettre à mort, sous prétexte qu'il avait approuvé le meurtre de -son père, Cosroès Iv, et s'empara du pouvoir. Le malheureux prince ne régna que cinq mois suivant certains auteurs; suivant d'autres, six mois
Ardes-SUR-COUZE, ch.-l. de cant. du Puy-de-Dôme,
arr. et à 22 kilom. d'Issoire, sur la Couze d'Ardes, affl. de l'Allier; 1.402 hab. [Ardoisiens.) Sources ferrugineuses. Ce bourg est l'ancienne capitale du duché de Mercœur. — Le cant. a 16 comm. et 8.160 hab.
ARDEUR (lat. ardor: de ardere, brûler) n. f. Chaleur excessive : Z'ardeur du feu. il Sensation de chaleur très vive, que Ion éprouve dans certaines maladies : i'ARDEca de la fièvre.
— Fig. Désir très violent :
— Vivacité, fousue, avec laquelle on se porte à quelque chose : /,'aRdktjb 5c la jeunesse. Z.'ardeub du zèle.
— Passion amoureuse, il Dans un sens particulier. Aspiration passionnée vers Dieu : Les ardecrs mystiques de sainte Thérèse.
— Excès d'activité, en parlant des animaux : Cheval, chien qui a trop rf'ARDEim.
— Méd. Ardeur d'urijie, Sensation do chaleur que fait éprouver, au niveau de l'urètre, l'émission de l'urine.
Il Ardeur d'estomac. Sensation brûlante qui remonte de l'estomac jusqu'à la gorge . et parfois accompagnée d'une régurgitation de matières acres, acides ou aqueuses.