V. PTROSIS
— AiXfs. LiTTÉR. : I-es restes d'une voix qui tombe et d'une ardeur qui s'éteint. Allusion à une phrase de Bossuet, dans loraison funèbre d.» Coudé. V. voix.
— Anton. Fraîcheur, frais, froid, froideur, tiédeor. — Engourdissement, inaction, indifférence, indolence, inertie, langueur, mollesse, relâchement.
Ardevan, imm Je quatre rois parthes de la dynastie des Arsaohi» s : Ardevau I", qui déjoua les entreprises d'Antioohus ITI et obli^rea ce prince à le recounaitro comme roi des Parthes"; — Ardevan n, mort en 129 av. J.-C., la première année de son règne, en combattant les Scythes ; — Ardevan m, roi en l'an 16 de notre ère, obligé par les Romains, après une longue guerre, de céder le trône à Tiridate (35), puis rappelé (36) et forcé de fuir une seconde fois devant une révolte des grands, enfin décédé après une nouvelle restauration; — Ardevan rv, dernier roi des Parthes. défait en 216 par Caracalla, et qui fit un peu plus tard sa paix avec les Romains. (Les Perses, lo jugeant affaibli, l'attaquèrent, le délirent, et, avec .\rdevan, tué dans tme bataille [226], finit le royaume des Parthes, fondé 475 ans plus tét.)
ARDEZ, s'est dit potir regardez.
i de sa peau \
ARDFERT — ARDWIGK
ArdfERT, villo d'Irlande (prov. de Munster), comté de Kerry ; 3.000 hab. Siège d'un évéché anglican.
ArdHA-NARI [moitié femme), nom donné à Çivaandrogjno, figuration du mythe primitif du dieu hermaphrodite, qui se dédouble lorsqu'il veut procéder à la création.
ABDiAlilEN [li'in) n. m. Dialecte roumain, parlé eu Trans^ylvanie.
ArdIBÉHECHT, nom pars! de Asha- Vakista, l'un des amschaspands du Zend-Avesta. Il est la personnification delà pureté parfaite, et il rè^ne sur le feu. C'est le plus puissant des amschaspands ; il peut interdire l'accès du paradis à toute àme mazdéenne, fût-elle innocente.
ArDIDEN (pic d'), nom d'un pic des Hautes-Pyrénées, haut de 2. 988 m., dominant le chaînon granitique du même nom, un des plus disloqués des Pyrénées. Le pic d'Ardiden possède â ses pieds les petits lacs du même nom.
ARDIER {(li-é) u. m. Corde qui, dans le métier de tisserand, so passe autour de l'ensouple pour faire tourner cette dernière, en employant un levier qui s'y trouve adapté.
ArsiGO (Roberto), philosophe positiviste italien, né à Casteldidone (prov. de Crémone) en 1828. Chanoine de la cathédrale de Mantoue, il publia le Discours sur Pierre Pomponace (Mantoue, 1869), et la Psychologie envisagée comme science positive (Mantoue, 1870) dont les doctrines étaient en contradiction avec celles qu il était obligé d'enseigner : il quitta l'habit ecclésiastique, et, rentré dans la vie civile, fut nommé professeur de philosophie au lycée de Mantoue. La Formation naturelle dans le fait du système solaire (Milan, 1877), et la Moraledes positivistes et la Sociologie (1879) ont révélé dans Roberto Ardigo un penseur original.
ARDILLON [U mil. — Diminutif do ^ __.
hart, hard, lien; la forme primitive est
hardillon, avec un h aspiré) n. m. Pointe de métal servant
à arrêter dans la boucle la courroie que l'on y passe.
— En T. d'imprim., Chacune des deux petites pointes qui servent à fixer sur le tympan la feuille à imprimer.
— Prov. ; H n'y manque pas un ardillon, II n'y manque absolument rien.
ArdiN, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à. nkilom. de Niort, sur rAntise,affl. de la Sèvre Niortaise; 1.767 hab.
ARDINGHÉLIE n. f. Genre de plantes de la famille des euphorbiacées. Syn. de kirganélie.
ARDISIAGÉES n. f. pi. Bot. Section de la famille des primulacées, ayant pour type le genre ardisie. — Une ardi-
SIACBE.
ARDISIE {si — lat. ardisia; du gr. ardis, pointe) n. f. Genre de primulacées, renfermant des arbrisseaux dont un grand nombre sont cultivés dans les serres de l'Europe et qui sont originaires des régions montagneuses de l'Asie et de l'Afrique.
— Encycl. Les ardisies se distinguent par leurs feuilles ponctuées, à pétiole court; leurs fl.eurs sont blanches ou rosées, groupées en paniculos ou en grappes. L'ardisie humble est employée à Ceylan contre la fièvre. '
Arditi ( Louis ), compositeur italien, né à Crescentino (Piémont) en 1822. En 1S41, le conservatoire de Milan joua un opéra de sa composition, i Briganti. Il fit représenter à New- York, en 1856, son opéra inti- Ardisie — a son fruit tulé la Spia. Habile virtuose,
compositeur de mérite, il a donné des duos pour piano, violons, violes, violoncelle et contre-basse; des morceaux variés, et notamment une valse chantée, il Bacio, dont la réputation est devenue européenne.
ARDITO (mot ital. qui signifie avec ardeur) adv. Mus. Marque l'éclat et l'énergie dans l'exécution.
ArdjICH ou Argesu, villo de Roumanie, sur r^rrf)'2c/i, affl. du Danube ; 2.900 hab. Aux environs est la cathéarale du monastère de Curtea de Argesu, la « perle de la Roumanie ». — Le dép. roumain du même nom est peuplé de 164.600 hab.
Ardjich» rivière de Roumanie, sortie des Alpes de Transylvanie, confluant avec le Danube, au-dessous de Turtukai, après un cours de 240 kilom.
Ardjich-DAGH. Géogr. V. Argée {mont).
ArdJOUNA {arjuna,\ç, blanc ou le brillant), le plus sympathique des cmq héros de l'épopée hindoue le Mahâbhdrata, par son courage, sa droiture et sa générosité. Il avait cour père putatif le roi Pandou ; mais, en réalité, il était lo ftls du dieu Indra. Guerrier, il se couvrit de gloire et reçut dos dieux des armes spéciales. Aidé du dieu Krichna, Ardjouna vainquit les Kauravas, ennemis de sa famille, et, après avoir laissé ses conquêtes à son frère aîné Youdichthira, las de l'existence terrestre, il monta au Si^ai^ua, paradis d'Indra, résidence céleste des vaillants guerriers'.
ArdmORE, ville d'Irlande (comté do Waterford, prov. de Munster), près du cap et sur la baie de .son nom, dans le canal de Saint-Georges; 3.600 hab.
ArdnamuRCHAN, paroisse et village d'Ecosse (comté d'Argyll); 400 hab. Pêche abondante, mines de plomba Strontian.
Ardoch, ville d'Ecosse (comté de Perth) ; 1.150 hab. Restes remarquables de camps romains.
ARDOISE (bas. lat. ardesta) n. f. Sorte de roche schisteuse, ordinairement d'un gris bleuâtre, facile à diviser en feuillets minces, employée à divers usages : Bloc, Ht d'xK- DOISE. Extraire /'ardoise. Clocher couvert en ardoise.
— Feuille d'ardoise, encadrée ou non, sur laquelle on écrit ou on dessine : Faire un compte sur /'aedoise. On remarque au moyen âge des a-rdoises encadrées dans des ais
Sabord «
d'argent, pour servir, comme les tablettes de cire, à écrire des annotations, (De Laborde.)
— Peinture d'ardoise. Pour mettre les tuiles plates en couleur d'ardoise, on se sert d'une peinture composée de blanc de céruse à l'huile, broyé avec du noir d'Allemagne ; on détrempa le mélange à l'huile de lin.
— Argot. Avoir l'ardoise. Avoir crédit, parce que les marchands de vins, restaurateurs, etc., inscrivent, ou plutôt inscrivaient, sur une ardoise les dépenses non payées de leurs clients.
— Mar. En ardoise, loc. adv. Se dit des mantelets des sabords, lorsqu'ils ne sont ouverts ou relovés qu'à moitié. On cache ainsi l'intérieur de la batterie à l'ennemi, sans se priver totalement du jour, et 1 on se garantit, au besoin, de la pluie ou du vent.
— Encycl. h'ardoise est une variété fine, compacte et homogène, de phyllade. Cette roche est un silicate d'alumine impur, assez riche en débris organiques.
On trouve en France quatre massifs ardoisiers p r in c i paux, appartenant aux terrains primaires : ce sont ceux de la Bretagne, des Arden-
nes, des Pyrénées, et de Brîve. En Savoie, on voit un cinquième gisement dans le terrain jurassique; on rencontre également des ardoises dans les terrains anthracifcre et nummulitique des Alpes, et dans le permîen de Lodcve. Enfin, vingt-cinq départements français produisent des ardoises. Les ardoises d'Angers, que l'on exploite à Tréla^é, appartiennent au terrain silurien. On y trouve un certain nombre de trilobites, aplatis, mais do grande taille. La pyrite jaune, cubique, y est assez abondante. V. phyllade. "— Extraction. Il existe deux modes d'exploitation des ardoisières : soit à ciel ouvert, soit par des chambres ou des galeries. L'exploitation à ciel ouvert peut se faire do trois façons : 1" par gradins droits; 2° par gradins avec plans inclinés; 3" par gradins inclinés et grandes chambres à ciel ouvert.
La méthode par gradins droits est la suivante : la roche est attaquée par une longue tranchée, parallèle à la direction des feuillets; à mesure que la profondeur augmente, on forme une série de gradins de 3 m. environ de hauteur chacun. Pour détacher les blocs de schiste, les ouvriers, appelés ouvriers d'à bas, percent à 0"',30 ou 0"',40 de l'arête du gradin une série de trous alignés, enfoncent ensuite des coins nommés fers ou quilles dans ces trous, et détachent ainsi tout le bloc, dont les morceaux sont appelés quernons; on procède ensuite à Yalignagc, c'est-à-dire à une fragmentation en échantillons plus faibles. Les plaques de schiste d'un maniement facile sont amenées au jour, ou ateliers d'à haut, par un bassicot, sorte do caisse, hissée par un câble s'enroulant sur un tambour horizontal. Dans la méthode par gradins avec plans inclinés, ainsi que celle par gradins inclinés et grandes chambres à ciel ouvert, les filons étant à une certaine altitude, les blocs sont enlevés à l'aide de chemins de fer.
Dans l'exploitation souterraine, on emploie trois méthodes distinctes : p la méthode par petites chambres ; 2" celle par grandes chambres indépendantes, et 3° celle par petites chambres superposées. La première nécessite le travail suivant : le schiste est attaqué par massifs
cubiques de ,
13 à 15 m. de côté, appelés ouvrages ; des piliers [nayes] soutiennent le toit entre chaque ouvrage .
L'abata ge s'obtient surtout par la mine. La méthode par grandes chambres consiste à attaquer la couche par des puits verticaux. Du fond du puits partent quatre ga-
amorcos de chantiers, qui enlèvent au bout d'un certain temps le bloc do 40 m. do côté au milieu duquel elles se trouvent. On creuse ainsi de grandes chambres, qui atteignent parfois une hauteur de 75 m. Quand la hauteur trop grande de la chambre fait craindre pour sa solidité, on y entasse des remblais pour soutenir la voûte, et on approfondit le puits pour recommencer une nouvelle exploitation en dessous.
Avec la troisième méthode, on attaque par ouvrages longitudinaux séparés par des massifs de soutènement. Dans les carrières souterraines, les blocs sont amenés au jour sur des wagonnets hissés le long des galeries en pento ou par des puits d'extraction.
— Industr. Dans l'industrie, on fait dos ardoises cuites, douées d'une très grande solidité ; des ai'doises artificielles. connues en Allemagne sous le nom d'ardoises élastiques; enfin, des ardoises émaillées, qui, à proprement parler, ne sont que vernissées, et servent à la décoration des habitations et à la confection de tables, vases, autels, etc.
— Usages. L'ardoise se débite en feuillets droits, longs, larges, flexibles et très élastiques. On les emploie couramment pour la couverture des bâtiments, pour des revêtements de toute nature, pour la fabrication des tables de billards, de tablettes spéciales à écrire, connues sous le nom d'ardoises, de bassins, d'urinoirs, de dallages, etc. Comme toiture, l'ardoise résiste mieux que la tuile à toutes les intempéries, et elle surcharge bien moins la charpente.
— Ardoises métalliques. On emploie également, pour la couverture des édifices, des ardoises métalliques décou-
Ardoptère (grossi 3 fois).
pées dans la tôle galvanisée ou le zinc. Leurs dimensions sont celles des ardoises ordinaires. Leur attache sur les voliges s'opère a l'aide de pattes que l'on cloue; de plus, ces ardoises en métal s'agrafent toutes entre elles. Elles possèdent une grande légèreté, leur entretien est nul. Elles conviennent surtout à la couyerture des gares de chemins de fer ou de grands hangars.
ARDOISER v. a. Couvrir d'ardoises : Ardoiser un toit.
— En T. de peint., Donner la couleur de l'ardoise. Ardoisé, ée part. pass. Qui tire sur la couleur de l'ardoise : Teintes ardoisées.
ARDOISERIE n. f. Commerce d'ardoises : Z'ardoiserie
est florissante da7is Maine-et-Loire.
ARDOISIER {zi~é) n. m. Celui qui exploite une carrière d'ardoise, qui fait le commerce des ardoises, il Ouvrier employé à exploiter l'ardoise.
ARDOISIER {zi-é), 1ÈRE adj. De la nature de l'ardoise, qui on contient : Sci-iste arooisibr. Couche ardoisière.
ARDOISIÈRE n. f. Carrière d'ardoise : Les ardoisières les plus importantes en France, et même en Europe, sont celles d'Angers. (Lenorm.)
ARDOISIN, INE adj. Qui imite l'ardoise.
ARDOPTÈRE (du gr. ardô, j'arrose, et ptéron, aile) n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des empidés, renfermant des mouches très sveltes, de petite taille, habitant l'Europe : ardoptera irrorata (France). -
Ardore. ville d'Italie mérid. (Calabre Ultérieure P'), près de la mer Ionienne; 5.830 hab. Excellents vins.
Ardouin-dumazet (Victor-Eugènej , publicisie français, né à Vizille (Isère) en 1852.
Journaliste en province, puis à Paris, où il collabore au Temps, il s'occupe particulièrement de questions militaires. Nous citerons, parmi ses ouvrages : la France avant la Révolution : le Nord de la France (1889) ; les Frontières du N'ord et les Défenses belges de la J/euse (1889); une Armée dans les neiges {\S9i) ; l'Armée et la Flotte (1893- 1896) ; et une publication très remarquable sur notre pays : Voyage en France, que l'Académie française et la Société de géographie ont couronnée, et qui doit comprendre 22 vol., dont 12 ont paru de 1893 à 1897.
Ardoye, ch.-l. de cant. de Belgique (Flandre occid.)» arr. adm. de Roulers, arr. judic. do Bruges; 6.144 hab. — Pop. du cant., 16.000 hab.
ArdRAH ou Azem, ville du Dahomey; jadis capitale d'un petit Etat du même nom.
ARDRE v. a. V. ARDER.
ArdrES, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), arrond. et à 24 kilom. de Saint-Omer, sur le canal d'Ardres ; 2.522 hab. [Ardrèsiens.) La principale industrie de la ville est la fabrication du tulle, raffineries de sel. La station du chemin de fer de Paris à Calais (ch. de f. Nord) est établie à 5 kil. au N., à côté du pont Sans-Pareil, pont à quatre branches, jeté au-dessus des canaux de Calais à Saint-Omer et d'Ardres à Gravelines, qui s'y croisent à angle droit. — Le cant. a 23 comm. et 14.432 hab.
— Histoire. Pendant la guerre do Cent ans, Ardres soutint plusieurs assauts, et fut, en 1520, le théâtre de la fameuse entrevue de François I" et de Henri Vni, connue sous le nom de Camp du drap d'or.
Ardres (canal d'), canal du départ, du Pas-de-Calais, commençant à Ardres et rejoignant le canal de Calais à Saint-Omer (long. 5 kil.), construit en 1714.
ArdrOSSAN, ville d'Ecosse (comté d'Ayr), sur le golfe «lo la Clyde ; 5.300 hab. Bon port et bains de mer fréquentés ; niioes de houille considérables.
ARDS ou ARS, ARSE, part pass. des vieux verbes ardoir, nrder ou ardre, brûler.
Ce mot se reproduit presque à chaque page dans le procès de Jeanne d'Arc : Vous serez hérétique et arse par sentence d'au/res juges. (Cauchon.) Tu abjureras présente- }iient, ou tu seras arse. (Erard.)
ARDU, UE (lat. arduus, même sens) adj. Raide, escarpé : Chemin, sentier ardu.
— Fig. Rudo, pénible : Travail ardu. Question ardue.
— Anton. Abordable, accessible, aisé, doux, facile. ArdUIN, marquis d'Ivrée, élu et couronné roi d'Italie
à Pavie, en 1002. Mort en 1015 dans un couvent où il s'était retiré quelque temps auparavant, après avoir été réduit, par l'empereur Henri II, à l'impuissance. ARDUINE ou ARDUINIE n. f. Bot. Section du genre ca-
Arduini (Carlo), Httérateur italien, né à Civitella del Tronto, en 1815. Journaliste à Rome lorsque survint la révolution de 1849, le patriotisme qui inspirait ses articlos lui valut d'être envoyé à l'Assemblée constituante. Apris la chute de la république mazzinienne, il se réfugia eu Suisse, fit de ce pays sa patrie adoptive et devint, en 1862, professeur de langue et de littérature italiennes à l'Institut polytechnique de Zurich. Il a publié : Souvenirs historiques touchant les hommes et les monuments du Picenum (Ferme, 1844); l'Antique Picenum d'après Pline l'Ancien (Ripatransone, 1844) ; Stefano Porcari ou le Dernier des Romains, drame (Rome, 1849); la Philosophie de Dante, les Lettres et les Arts durant la Renaissance italienne {Turin, 1855); la Primof/eniade GalUeo Galilei révélée d'après ses lettres éditées et inédites (Florence, 18G4); Lettres sur la philosophie des beaux-arts en Jtalis (Fribourg, 1865), etc.
ArdUINNA, Arduinora ou Ardoinna, déesse gauloise que les Romains identifièrent avec Diane, et qui est la divinité particulière de la forêt des Ardennes {Silva Arduenna).
ARDUITÉ (lat. arduitas, hauteur escarpée) n. f. Qualité de ce qui est ardu, difficile : Z'arduité d'utie entrepri.w, d'un problème, il On a dit aussi arduositê ; mais arduité. formé plus régulièrement, est préférable.
Ard'WIGK, villo d'Angleterre (comté de Lancastre), au S.-E. de Manchester, et dans sa banlieue; 31.200 hab.
Ardwrock, chUtoau d'Ecosso (comtd do Porth, près
d'Iiivm-), (trtriiit depuis 1795. Huinos du cli&toau, où fut PiiiprisNiinn Montroso on 1050.
Ardyes, ])nuplo do la Gaulo, dans los Alpos Ponninos,
]o li-nL' 'lu ruurs supérieur du Rliôno. Lo bourg actuoi d'.\ri/<»i i:\ al;ii.s), on a consorv6 lo nom. — Un Ardye.
Ardyens, pouplo do l'ancionno Dalmatio, cjui subit, lo prniiiii'r parmi los Dalmatos, lo joug dos Romaius. —
/7;i AuDYioN.
Ardys, roi do Lydio, fils et successeur do Gygôs, ré-
fna do tî80 ji 631 av. J.-C. Combattit los louions, s'ompara o I*ri(>no, ot entreprit plusieurs expéditions heureuses oontro los Mil6sicns. Ses Etats furent un moment envahis par los Cimmôrions, fuyant devant los Scythes nomades des bords du Bosphore.
ARE (du lat. area, surface) n. m. En France, unité do mesure pour los surfaces agraires : L'are est une mesure ficfivc aijant la forme d'un carré de dix mélres de côté. Un ARK df terre labourable.
— Encycl. h'are a pour multiple l'hectare, ot pour sousmuliiplo lo ccntiaro. Il correspond au «K'canKHro carré, ot vaut 100 métros carrés ou coiUiaros. IVhociare correspond à. l'hoctomùtro carré ot vaut loo ares. V.MiixRE, métrique {système).
AREA {mot lat. signif. place ouverte et libre') n. f. Cour sacrée, génôralomont plantée d'arbres, au milieu do laquoUo furent miisirtni.-s ]t>s promièros églises do l'Oriont : cotait un soiuiinr lu /, nn-nns. ou sol sacré, qui entourait lo toniplo do Salnuioii, .riiv lie l'Egypte ot do la Grèce.
— Encycl. (.)ii'-ii[ii( lois, .otte cour était occupée, sur un ou plusùMirs do ses côtes, par dos portiques auxquels s'adossaient dos liabitations pour les prêtres et pour los gardions des tomplos : Varea devint ainsi un véritable cloître. Los mosquées primitives eurent aussi une area. (Dans la castramétation romaine, on désignait sous co nom le terrain destiné au campement d'une légion.)
ArÉA. surnom de Minerve, à Athènes. Elle y avait un toin|)h', construit des dépouilles des Perses au combat do Marathon.
ARÉAGE n. m. Mesurage dos terres par ares. ARÉALU n. m. Nom malabare du ficus religiosa.
Areas, villo du Brésil, près dos montagnes Bocaina {prov. do Saint-Paul) ; 5.700 hab.
A rebours, roman de J.-K. Huysmans (1884). L'auteur, en un stylo artistemont fouillé, mais plein d étrangetés voulues, a écrit l'histoire étrange d'un homme plus étrange encore. Le duc Jean dos Essemtes est le dernier descendant d'une noble et antique famille dont la décadence a suivi un cours régulier. Epuisé par tous les excès, détraqué par la névrose, il meuble confortablement une petite thébaïdo à Fontenay-aux-Roses, et là, fatigué de la vie tello ({u'elle est, il s'organise toute une nouvelle existence à rebours. Il fait du jour la nuit, et vice versa, absorbe des réconfortants par où le commun des mortels évacue les résidus de l'alimentation, etc., etc. En peinture, en musique, en littérature, il ne prise et ne choie que les œuvres bizarres, compliquées, chantournées, et surtout inconnues du vulgaire. Bref, grâce aux comédies qu'il se joue à lui-môme, sa vie n'est plus qu'une longue suite d'hallucinations. Conclusion qui s'impose : son penchant pour l'artificiel atteint les dernières limites de I excentricité, et il tombe si gravement malade, qu'il lui faut y renoncer, sous peine de devenir fou tout à fait. — On trouve dans A Èebours une verve spirituelle et mordante, beaucoup d'originalité, trop même , des appréciations piquantes, et beaucoup de vérités sous le masque du paradoxe.
AREC(rt*A) n. m. Genre de palmiors.àtige élancée, répandus dans les régions chaudes do l'Asie, n Fruit de l'arec de l'Inde , qui a la forme et presque la grosseur d'un œuf de poule.
— Encycl. Le genre arec comprend des arbres généralement assez élevés. Il présente les caractères suivants : feuilles pennées à pinnules étalées, formant une touffe au sommet du stipe ; fleurs monoïques, sessiles, accompagnées do bractées ; fruit drupacé à chairfibreuse,ànoyau mince. La principale espèce est ïarec cachou {areca catecAu), que l'on croit originaire des îles de la Sonde, et qui a été introduit dans toutes les régions chaudes do l'Asie et de l'archipel Indien. Le fruit, appelé noix darec ou arec, fournit l'une des sortes de cachou du commerce. L amande, coupée en petits morceaux, entre dans la composition du bétel. On mange le bourgeon sous lo nom de chou-palmisto, ot l'écorco sert à faire des cordages.
ARÉCAÏNE n. f. Alcaloïde qu'on retire de la noix d'arec ■ sa lormule, .1 après K. Jahns, est : C^H"AzO',H'0.
■^*^S",' '*'^l'''<-t de la Russie mérid. {Transcaucasie) gouv.Uioisavetpol; 51.900 hab. Ch.-l. Outch-Korakk (ou Akh-Dac/i). ^
Arechavaleta, bourg d'Espagne (prov. de Guipuscoa). sur lo fleuve cotior Deva; 1.920 hab. Eaux thermales suliureuses, exploitées depuis 1842.
Arecibo. ville de Porto-Rico (Antilles espagnoles) sur le no de Arcnho; 29.550 hab. — Pop. du dép. du mémo nom ; 124.80s hab.
Arecife, capit. de l'île de Lanzaroto (Canaries)- 2.980 hab. Ch.-l, du district du même nom, peuplé de 26.300 liab. ^ f V uw
ARÉCINE n. f. Matière colorante jaune, que Ion extrait des truits de larec.
, fruit ; 6, coupe du fruit.
ARÉGINÉES n. f. pi. Tribu do la famille dos palmiers, ayant pour type lo genre arec. — Une arkcinùb.
ARÉCOLINE n. f. Alcaloïde qu'on retiro do la noix d'arec en mémo temps quo l'ar^calne; d'après E. Jahns. sa formule est : C'H'*.\zO'.
ArecoMIGI, anc. peuple de la Gaule. Il conslituail. avec losTcctosages, la nation des Volkes, Narbonnaiso i", occupait lo pays entre l'Hérault ot le Rhôno, ot avait pour ville principale Nemausus (Nîmes). — Un Ahecouicus {kuêt).
Ared, un des principaux districts du Nedjcd (Arabie centrale).
Aredoun, rivière do la Russie d'Europo (Circassio), atthi<-iit du TL-rok, qui se jette dans la Caspienno. Longufiir ilo son cours : 100 kilom. environ.
ARÉFACTION {si — du lat. arefacere, dessécher) n. f. Action do sécher, do dessécher.
Are-FRODE (c'est-à-dire Are le Savant), le plus ancien dos chroniqueurs islandais, né en 1068, mort on 1148. Il reste des fragments de son grand ouvrage sur les peuples Scandinaves.
Areg. Géogr. V. Erg.
ArÉGISE I'^ duc do Bénévent (591-641). Il reçut d'Agiliilf, roi dos Lombards, la terre do Bénévent, qui prit le titre do « duché » . Il conquit Crotono sur les Grecs (596).
Aregzse n. duc de Bénévent do 758 à 787. Il résolut d'échapper à l'autorité de Charlomagne, et prit le titro de M prince indépendant»; mais, après treize ans de lutte, il fut contraint do se soumettre.
Aregio (Pablo de), peintre dont la vie est pou connue : il fut probablement élève de Léonard do Vinci. 11 vint d'Italie à Valence avec Francisco Neapoli, au commencement du xvi* siècle. Il peignit avec son compagnon les pannoauxdu grand autel de la cathédrale deValence(l506), tablcauxdont les sujets sont empruntés à la vie delà Vierge ot à celle de J.-C.
, rupture) n. m. Bot.
AREGME (du gr. a prîv., et regn Syn. do phragmidion.
ARÉIEN, ENNE (m, en') adj. Qui appartient à Ares (ou Mars). Il Jeux aréiens. Fêtes guerrières célébrées par les Scythes en l'honneur d'Ares.
AREIGNOL [gn mil. — dérivé probablem. du vieux franc. avaif/ne, par analogie entre le filet ot la toile d'araignée) n. m. Filet nommé ordinairement bastude.
ARÉLINE n. f. Bot. Syn. do stobée.
ArelLANO (Juan oe), peintre espagnol, né à Santorcaz on KUi, mort à Madrid en 1676. Elève de Juan de Solis, il peignit surtout les fleurs, d'un coloris vigoureux.
ArellIUS, peintre de l'antiquité, contemporain de César, vivait à Rome. Pline fait son éloge, mais lui reproche de donner aux déesses qu'il peignait les traits do ses maîtresses.
ARÉMONE (corrupt. de aigremoine) n. f. Bot. Section du
genre «ujn'aiomr.
A REMOTIS (mots lat. qui signifient à l'écart) : Mettre un objet a remotis.
— Fig. Mettre uu ami a eemotis, Cesser de le voir. Arena (Antoine d"), poète macaronique français, né à
Soliers près Toulon, mort en 1544. Il fut juge à Saint- Rémy, près Arles. On cite de lui une sorte d'épopée burlesq^ue : Meygra entreprisa Catholiqui Imperatoris^ etc. (Avignon, 1537), dans laquelle il donne sur l'expédition de Charles-Quint en Provence des détails curieux. Il composa dans le même style d'autres ouvrages : VArt de danser, etc. (Lyon, 1500.)
Arena (Joseph), officier et homme politique français, né en Corsevers 1770, exécuté en 1801. Après avoir pris part à la campagne d'Italie et au siège de Toulon, il fut nommé, en 1796, député de la Corse au conseil des Cina-Cents. Après lo 18 brumaire, il protesta contre le coup d'Etat par la démission de son grade de chef de brigade de gendarmerie, ot figura dès lors au nombre des ennemis les plus ardents (lu premier consul, ourdit, avec Ceracchi, Topino-Lebrun, Dcmorville et Diana, un complot qui avait pour but lo meurtre de Bonaparte. Les conjurés furent arrêtés à l'Opéra le 18 vendémiaire an IX (10 oct. 1800). On ne trouva aucune arme sur eux, mais ils n'en furent pas moins accusés d'avoir voulu, dans cette soirée même, poignarder le premier consul. Arena et ses coaccusés, condamnés à mort, furent exécutés le 30 janvier 1801. — Arena (Barthélémy), homme politique, frère du précédent, né en Corse vers 1775, mort à Livourne en 1829. Député à l'Assemblée législative, il y devint un des membres les plus ardents de l'extrême gauche. Revenu en Corse, il prit part à la lutte entre le parti patriote et Paoli. Ce dernier ayant livré l'île aux Anglais, Arena revint à Paris, où il fréquenta assidûment la société des Jacobins. Député au conseil des Cinq-Cents (1798), il fut un de ceux qui, au 18 brumaire, résistèrent jusqu'au dernier moment à Bonaparte. On rapporte qu'il tenta de saisir Bonaparte au collet, et ses adversaires firent même courir lo bruit qu'il avait voulu le poignarder. Arena repoussa toujours cette accusation. Désigné pour la déportation , il ccliappa à la police consulaire, et se retira à Livourne, oii il acheva obscurément ses jours.
ARÉNACÉ, ÉE (du lat. are- »a, sable) adj. Se dit de dépôts détritiques formés de matériaux divers : sables , ij;raviers, galets, etc., qui peuvent être meubles ou bien réagglutinés sous forme de grès, d'arkoso ou de conglomérat . IjOS moraines glaciaires présentent un exem- Slo bien caractéristique do épôts aréuacés.
ARÉNAIRE (du lat. arena, sable) adj. Qui habite, qui vit dans le sable.
— n. f. Genre de caryophvllées, tribu des alsinées, renfermant plusieurs espèces qui
; b, graine.
ARDWROCK — ARENDONCK
I croissent dans les région» oxtratropicalos do rbémispli6rc 1 sopltiDtrional.
— Encycl. Los principaux caractères du genre arénaire ou tuhlmç «ont : calice à cinq sépale» ; corolle & cinq pétali:» entiers; dix étamincs, quelquefois moins, par avortcmout; trojs «lylos. Los arijuairc» sont de» plantes annuelles ou viyaco», croissant dan» los terrains sablonneux.
Les principales osptce» sont : larétiairc ou laiiline à flç-urs rouf/ca, fleurissant d'avril 4 août, ot IVir^^naiVe ou êablme II fcuillun mmuet, fleurissant de mai & septembre.
ARÉNAIRE (du lat. arenaria ou nrmarium) n. m. Carrière souterraine d'où Ion extrait le sable ou la pouzzolane. Il Nom donné par certains écrivains aux catacombes, qu ils considéraient comme d'anciennes carrières à sable. Il Désignation générale do tous ceux qui paraissaient dan»
I arène {arena} de l'amphithéâtre: gla/iiateurs, bestiaires, etc.ii Chez les Komains, Maitro d'arithmétique élémentaire, qui enseignait à l'aide de chifl'res tracés sur le sable.
ArenaL (Doîia Conccpcion), philanthrope espapnole, née au Ferrol en 1820, morte à Vigo on 1803. Elle épousa, on 1817, lo jurisconsulte Carrasco, délaissa alors la littérature pour la sociologie, fonda la revue la Voix de Ut Cliarité, et fut, pondant trente ans, inspccirico générale des prisons. Cette femme éniinontc, à l'esprit très ouvert, a exercé une influence heureuse par son dévouement envers los pauvres et les prisonniers. Ses principaux ouvrages sont : Manuel du visiteur du pauvre (186:)j, traduit en français et en plusieurs langues : la Voix qui crie dans le désert (1868) ; la Femme de V avenir [\im); la Femme cites elle (1883) ; Manuel du risileur du prisonnier; etc. Après sa mort, on lui a élevé cinq statues.
ARÉNARION n. m. Dot. Sya. du genre arésaiee.
ARÉNATION (.si — lat. arena^'o; do arena, sable) n. f. Action de couvrir de sable un corps ou une surface.
— En T. de méd.. Opération qui consiste à couvrir de sable chaud enfermé dans des sachets une partie du corps ou tout le corps d'un malade.
— ^E^•cYcL. h'arénation s'emploie aujourd'buidans les cas de ligature d'artère, pour entretenir la chaleur et la vie dans un membre. On en fait usage aussi dans le choléra pour réchauffer les malades. Elle a été remise en honneur par Balzer. médecin de l'hépital Ricord, pour le traitcmcutaes rhumatismes blennorrhagiques chroniques.
Arenberg, illustre, famille allemande, qui tire son nom d'un domaine entre Cologne ot Juliers, domaine qui fut érigé on principauté. Cette famille a fourni plusieurs personnages remarquables.
ArenberG (Léopold-Philippe de Ligne, duc d'), né en 1690, mon en n34. Général au service de l'Autriche, il fit avec distinction les campagnes do Hongrie (contre les Turcs) et de Flandre. Il protégea J.-li. Rousseau exilé, et fut en correspondance avec Voltaire. Il était en dernier lieu gouverneur du Hainaut. — Son fils, Chaelks-Léopolu, feld-maréchal au service de l'Autriche, joua un rôle assez brillant dans la guerre de Sept aus.
ArENBERG (Louis-Engilbert, duc et prince d'), né à Bruxelles en 1750, mort en 1820. Un accident de chasse lo priva de la vue à l'âge de vingt-quatre ans. Il perdit ses possessions sur la rive gauche du Rhin, par suite du traité de Lunéville, mais fut dédommagé par des domaines en W'estphalie. Napoléon le nomma en outre sénateur. Il se retira en Belgique, après les événements de 1815.
Arenberg (Auguste-Marie-Raymond, prince n'I, plus connu sous le nom de comte de La Marck, frère du précédent, né et mort à Bruxelles (1753-1834). Propriétaire du régiment de La Marck, au service de la France, il combattit les Anglais en Amérique (1780-82), s'unit un moment aux insurgés des Pays-Bas (1789), et se lit nommer député de la noblesse aux états généraux de Versailles. Il se lia avec Mirabeau, et devint l'intermédiaire de ses relations avec la famille royale. Mirabeau mourut entre ses bras et le nomma son exécuteur testamentaire. Leur correspondance, et d'autres pièces importantes qu'il gardait en dépôt, n'ont été publiées qu'en 1851. Le comte de La Marck quitta la France en 1793, et entra au service de l'Autriche avec le grade de général. Après la chute de Napoléon, il revint en Belgique et fut nommé lieutenant général par lo nouveau roi des Pays-Bas.
Arenberg (Louis-Prosper, duc d'), fils aîné du précédent, né et mort à Bruxelles (1785-1861). En 1806, il mit au service de Napoléon un régiment do chevau-légers belges.
II fit les campagnes de Prusse et d'Espagne, reçut une blessure au combat d'Arazzo-MoUnos, et tomba au pouvoir de l'ennemi. La paix de 18H le rendit à la liberté. En 1824, il devint membre héréditaire du collège des princes à la diète de \Vestphalie prussienne ; en 1840, membre de la première chambre du Hanovre; et, en 1847, membre héréditaire de la chambre haute, en Prusse. — Son frère, le prince Piekee, ancien officier d'ordonnance de Napoléon I", se fit naturaliser Français sous la Restauration, ot fut créé • duc et pair de France . en 1828. — L'n oncle du duc d'.\renberg, mort en 1857, a publié deux ouvrages sur VArt de la fortification.
Arenberg (.\uguste-Louis-.\lbéric, prince d'), homme imlitique, né à Paris en 1837. Député de Bourges de 1877 A 1881, il siège de nouveau depuis 1889 à la Chambre dans le groupe des ralliés. Vice -président du Jockov-Club, président du Comité de r.\frique française, président do la Compagnie du canal do Suez (1896), il a été nommé en 1S97 membre libre de l'Académie des beaux-arts.
ArenBERG-HEPPEN, duché allemand (prov. de Hanovre), district d Osnabrûck.
ARENDAli (riu) n. m. Nom donné aux steppes de la Nouvelle-Castille, en Espagne.
AreNDAI,, ville maritime de No^^■èpe (bailliage de Nedenas), à l'embouchure de la Nid dans le Skager-ttack ; 4.450 hab. Manufactures de tabac, distilleries, chantiers de constructions navales ; dans les environs, mines de fer alimentant de nombreuses forges.
ARENDAUTE (rin — de Arendal, paj's de la Norvègoi II. m. Nom donné à une variété a'épidote que l'on trouve on Scandinavie.
Arendonck, ville de Belgique (prov. d'Anvers) [arr. adm. et judic. Turn/iout], ch.-l. de cant.; 3.621 hab. Fabrication importante de bonneterie de laine. — Pop. du cant. : 11.500 hab.
ARENDS — ARÉOMÈTRE
AbSNDS (Thomas), poète hollandais, né à Amsterdam on 1652, mort en 1700 ; composa des tragédies et des comédies, qu'on lai reprocha d'avoir imitées trop servilement du français. Il publia en 1724 des poésies mêlées, sous le titre do Memjelpoezij.
Arends (Jean), peintre hollandais, né à Dordrecht en 1738, mort en 1805. Il travailla à Dordrecht, Amsterdam, Middelbourg. Il peignit des paysages, des marines, des scènes familières et champêtres.
AlŒNDS (Léopold-Alexandre-Frédéric), sténographe et écrivain russe, né en 1817 à Rakishi près Wilna, mort en 1882. Après de longues recherches, Arends publia un Manuel de sténographie rationnelle (Berlin, 1860). On a encore de lui : le Chant du langage dans les temps anciens et la Musique chez les Mébreux (Berlin, 1867), et quelques essais dramatiques.
Arendt (Martin-Frédéric), savant antiquaire danois, né à Altona (Holstein) en 1773, mort en 1823 ; s'adonna avec
Fassion à l'étude de la langue , de la mythologie et de histoire Scandinaves. Sans fortune, il parcourut presque toute l'Europe, logeant chez les paysans et vivant presque d'aumônes. A Naples, ses allures originales le firent soupçonner de carbonarisme et jeter en prison. Il y contracta une maladie de foie, et il mourut peu après, aux environs de "Venise. Il a donné, dans le Magasin encyclopédique de MiUin pour 1808, un précis de ses voyages etdo ses travaux.
ARÈNE (lat. arena, sable) n. f. Sable fin et menu qui couvre les rivages de la mer, des fleuves, ou qui se trouve au sein de la terre ; Arène maritime, flumatile, fossile. (Dans cette acception, est surtout usité en poésiej
— Par ext. Désert de sable : Les aeènks de la Libye.
— Espace circulaire, sablé, au centre des amphitliéàtres des cirques, pour les combats, les exercices, les jeux : Descendre dans ('akène, sur Z' arène. Il En stylo poétique. Champ de bataille : L'arène sanglante de Mars, ii ùescendre, entrer dans l'aréîie. Se présenter au combat, accepter un déti.
— Fig. Se dit des carrières, des assemblées, etc., où se combattent les idées, les partis, etc. : Z'aréne politique. /.'ARÈNE littéraire. La Convention fut pour ses propres membres une arène sanglante. (Mignet.)
— Au pi. Anciens amphithéâtres des Romains, dont les restes sul)sistent encore dans différents lieux : Les arènes d'Arles, de Mmes, de Périgueux. V. aux noms de ces villes.
— Constr. Nom donné à des sables qui, mélangés avec la chaux grasse, produisent des mortiers hydrauliques. Les arènes doivent leurs propriétés à l'argile qu'elles contiennent.
— Géol. Nom que l'on donne aux roches granitiques altérées. Cette altération est produite par la kaoliiiisation du feldspath et par l'entrainement, sous l'action des eaux d'infiltration, de l'argile qui en résulte.
— Techn. Dans les mines. Canal qui sert à l'écoulement des eaux.
— Enctcl. Le mot arène sert depuis longtemps, en France, à désigner les amphithéâtres romains dont les ruines subsistent encore aujourd'hui. (V. amphithéâtre.) Les principales arènes sont celles de Nîmes, d'Arles, de Lutèce, de Saintes.
— Arènes de .Yimes (les), grand ampliithciitro romain
Arènes de Nimes — i. Elevatioa; 2. Plan.
qui a la forme d'une ellipse dont le grand axe a 133 m., et le petit 101. La hauteur, qui mesure 21'»,32, comprend deux rangs de portiques superposés, au nombre de 60 et séparés par des pilastres. Les 35 rangs de gradins pouvaient recevoir 30.000 spectateurs. Ces arènes datent du commencement du ii" siècle. — Pour en chasser les barbares, en 737, Charles-Martel mit le feu aux Arènes, dont les arcades supérieures ont gardé des traces de flammes. — Ce monmnent sert aujourd hui aux courses de taureaux. — Arènes de Lulèce. Le passé gallo-romain de l'antique Lutèce a laissé peu de traces sur le sol. L'une des plus importantes fut retrouvée en 1867, 1868 et 1869 d'abord, puis en 1880, lors des fouilles exécutées pour le percement de voies nouvelles, et notamment de la rue Monge. Elles rendirent à la lumière les restes des arènes, dont l'existence, attestée par la tradition et quelques textes, restait cependant douteuse, faute de preuves matérielles. Un peu plus tard, en 1883, l'Académie des inscriptions parvint, par ses instances, à déterminer le conseil municipal de la ville de Paris à faire l'acquisition de 7.000 m. de terrain qui cachait une partie des arènes. Un déblaiement méthodique fut opéré. Si l'on recueillit peu de débris antiques, on put s assurer que le monument servait uou seulement à des combats de gladiateurs, mais encore
Paul Arène.
à des représentations théâtrales. D'après les fragments de chapiteaux, de statues et d'autres débris, on put juger qu'il était de bon style, et son ornementation d'ime grande richesse. On prit, pour la conservation des ruines, les précautions les plus sages, et on établit autour un square qui permet do se rendre compte de leur importance.
Arène ( Pau^-Auguste ) , écrivain français et poète proven'^^al, né à Sisteron (Basses-Alpes) en 1843, mort à Antibesen 1896.11 fut maître d'études au lycée de Marseille, puis au Ij-cée de Vanves, se fit recevoir licencié, et quitta l'Université après le succès de Pierrot héritier, na. acte représenté à î'Odéon en 1865. Il publia ensuite Jean des Figues (1870), les Comédiens errants (1873), le Duel au-x lanternes, petit acte en vers {théâtre de la Tour-d'Auvergne) ; l'Ilote, un acte en vers ( Théâtre - Français , 1875), et la Gueuse parfumée (1876), recueil de récits provençaux qui contient, outre Jean des Figues, quatre nouvelles : le Tor a'Entrays, le Clos des âmes, la Mort de Pan, le Canot des six capitaines. Paul Arène a écrit, en outre, un grand nombre d'articles de critique et de fantaisie, des vers paroditjues , etc.
Enfin, on lui doit encore :
le Prologue saîis le savoir, en un acte (1878) ; la Vraie Tentation de saint Antoine (1879); Congés rfe iVo^; illustrés; Au bon Soleil (1881), série do contes provençaux et d'études à la plume, d'une grâce sobre et souple, d'une touche juste et légère; Paris iH^renu (1882), suite de petits tableaux de mœurs et de souvenirs; Vingt jours en Tunisie (1884), récit de voyage plein de vivacité et d'esprit, aux descriptions exactes et colorées; Contes de Pai'is et de Provence (1887); la Chèvre d'or (1889); Domnine (1894); le Midi i&u^-e (1895), etc. — Son frère cadet, Jules Arène, né à Sisteron en 1850, interprète de la légation de Cliine à Pékin, puis consul, est l'auteur de la Chine familière et galante (1876), qui contient des détails fort curieux et intéressants sur les Chinois, et surtout sur les Chinoises, ainsi que des traductions de quatre comédies : le Bracelet, le Débit de thé, la Marchande de fard, la Fleur de palan enlevée.
Arène (Emmanuel), homme politique et Journaliste français, né à Ajaccio en 1856. 11 fit son droit à Paris. Secrétaire d'Edmond About, il entra comme rédacteur au A'/A'e Siècle, et depuis lors il collabora au Paris et au Matin. V^n 1879, il fut nommé chef du secrétariat particulier du ministre de l'intérieur. Conseiller général de la Corse, il est, depuis 1881, député de ce département.
Comme journaliste, Arène a soutenu à diverses reprises des polémiques ardentes, et il a eu plusieurs duels. II a publié un recueil de nouvelles au style chaud et coloré, mtitulé : le Dernier Bandit (1887).
ArÉNÉ, fille d'Œbalus et de Gorgophone. Elle épousa Apharée, son frère utérin, que sa mère avait eu de Pcriérès, roi de Messène, son premier mari, et eut de lui Lyncée, Idas et Pyrus. Certams auteurs font d'Aréné une fille d'Œbalus et dô la naiade Bâtée.
ArENENBERG. ihàteau de la Suisse (canton de Thur- ^>>\io). sur lis b.mis du lac de Constance, célèbre par la irMdonrr et la mort de la comtesse de Saint-Leu, ex-reine de Hollande, et par le séiour de son fils, le prince Louis- Napoléon, le futur Napoléon III. qui le vendit pendant sa détention. En 1855, l'impératrice Eugénie le racheta secrètement, et en fit cadeau à l'empereur. En 1873, elle l'habita temporairement, et en fit le centre de l'agitation bonapartiste. Depuis, l'ancienne demeure princière a été abandonnée.
ARÉNER {rad. arène. — Change \é fermé en è ouvert devant une syllabe muette, excepté au futur et au cond. prés., oii l'accent aigu est maintenu) v. n. S'afi'aisser dans le sable, on parlant d'un bâtiment construit sur un fond peu solide.
— Par ext. Baisser : Plancher, poutre qui arène, il On dit aussi s'arkner, v. pr.
ARÉNEUX [eu), EUSE (du lat. arenosus ; formé de arena, sable) àdj. Sablonneux : Terrain aréneux. (Vieux.)
ARENG(î-H/() n. m. Genre de palmiers, tribu des arécinées, comprenant de grands arbres à troncs épais, portant inférieurement les cicatrices des feuilles. On en connaît quatre espèces, habitant l'archipel Indien et l'Inde, et dont le plus célèbre est le palmier à sucre {arenga saccharifera), originaire des Moluques et des Philippmes, et introduit dans les parties chaudes de l'Asie.
ARÉNICAL. ALE, AUX (rad. arène) adj.
Qui est mélangé de sable.
ARÉNICOLE (du lat. arena, sable, et colère, habiter) adj. Qui vit dans le sable, dans les terres sablonneuses.
— n. f. pi. Genre d'annélides polychètes renfermant plusieurs espèces, qui vivent dans les sables des bords de la mer, et dont la plus remarquable est l'arénicole des pécheurs, ainsi appelée parce qu'elle sert d'appât pour la pêche des poissons de mer. Les arénicoles habitent les rivages sablonneux de toutes les mers de l'Europe. L'espèce
la plus commune est Varenicola piscatorum, ^
qu'on trouve dans la mer du Nord et la Méditerranée. — Une arénicole. Arénicole des
pécheurs.
ARÉNICOLIDÉS n. m. pi. Famille d'annélides ayant pour type le genre arénicole. — Un arènicolidé.
ARÉNIÈRE (lat. arenaria; de arena, sable) n. f. Lieu d'où l'on lire du sable. Syn. sablière, sablonniêre.
ARÉNIFÈRE (du lat. arena, sable, et ferre, porter) adj. Qui contient du sable : Roche arênifère.
ARÉNIFORME (du lat. arena, sable, et de forme) adj. Qui ressemble à du sable.
ArENSBERG ou ArnSBERG (lat. Arnoldi Mons), ville de Prusse (Westphalie) ; 7.400 hab. Ruines du château des anciens co7ïifesD Arensberg. — On donne aussi ce nom à xme présidence de la Westphalie, partagée en vingt et un cercles et peuplée de 1.342.700 hab. (Le cercle du même nom a 46.400 hab.)
ArenSBOURG, ville maritime de la Russie (Livonie), sur la cote méridionale de l'île d'Œsel; 3.600 hab. Port commode, mais peu profond; nombreux articles d'exportation : grains, bois de construction, goudron, chanvre, bétail, beurre salé, fourrages, suifs, peaux, salaisons, toiles à voiles, cordages, etc. Ancien château des évêques de Riga, érigé en 1331. Conquise par les Russes en 1710.
Arentz (Friedr. Christ. Holberg), mathématicien, né en 1736 à Askevolds-Pràstegaard (Sôndfjord), mort à Bergen en 1825, membre de l'Académie des sciences de Copenhague, professeur de mathématiques et physique à Bergen, \\ a publié une série d'études sur la météorologie do la Norvège, sur la résolution des équations, etc.
Arentzen (Christian), littérateur danois, né à Copenhague en 1823. Il passa une grande partie de sa jeunesse à voyager en Europe, et, de retour à Copenhague, obtint une chaire d'esthétique à l'Université de cette vUle. Il s'est surtout occupé des antiquités Scandinaves, et son principal ouvrage. Mythologie du Nord (3" édit. en 1873), est classique en Danemark. Poète aussi, appartenant à l'école d'Œhlenschlœger, il a publié deux poèmes dramatiques : Gunlœg Ormetunge (1852), Knud den HelUge (1853), et deux recueils de vers estimés : Digtsamling et Ny Digtsamling (1853 et 1854). Son étude intitulée Baggeseri et CEhlenschlêeger (1870-1878) est un travail historique et littéraire d'une haute valeur, sur les deux grands poètes danois.
ARÉNULACÉ, ÉE (du lat. arenula, diminut. de arena, sable) adj. Qui ressemble à de petits grains de sable.
ARÉNULEUX Ifu), EUSE (du lat. arenula, diminut. de an.-'ni, saith') adj. Qui est plem de menu sable.
Arenys-DE-MAR, ville marit. d'Espagne (Catalogne), prov. de Barcelone, sur la Méditerranée; 4.500 hab. Petit port et chantier de construction pour les navires d'un faible tonnage. — Pop. du district : 35.000 hab.
ARÉOLAIRE (du lat. areola. aréole) adj. Qui se rapporte à l'aréole : Partie aréolaire de la mamelle. Il Qui présente des aréoles : Disposition aréolaire d'un tissu.
ARÉOI«ATION [si — du lat. areola, aréole) n. f. Disposition aréolaire d'un tissu quelconque.
ARÉOLE (du lat. areola, dimin. de area, aire) n. f. Anat. Petite cavité, petit espace laissé entre les faisceaux des fibres, les lamelles, les mailles d'un tissu. Les aréoles peuvent être remplies, soit par des substances solides, soit par des liquides : Les aréoles du tissu conjonctif. Il Cercle de couleur plus foncée qui entoure le mamelon ; il a 4 à 5 centimètres de diamètre. Il présente de petites saillies, formées chacune par un follicule pileux et une glande sébacée plus ou moins volumineuse.
— Bot. Mailles dont est composé le réseau des feuilles des mousses et des hépatiques.
— Méd. Zone circulaire, ordinairement rouge, qui entoure et circonscrit un point inflammatoire, un bouton, une plaie gangreneuse : Aréole inflammatoire, w Aréole vaccinalej Cercle qui entoure le bouton du vaccin.
— Phys. Cercle irisé qui entoure la lune.
— Rem. Le mot aréole a deux sens distincts : il signifie interstice, et cercle coloré. Le premier sens est le seul qui s'accorde avec l'étymologie ; le second provient, selon toute apparence, de l'analogie de son qui existe entre aréole et auréole : Aréole inflammatoire se disait pour auréole inflammatoire.
ARÉOLE, ÉE adj. Qui présente des aréoles.
— En T. de bot. Se dit dune partie qui est marquée d'inégalités ou de rides peu sensibles.
ARÉOMÈTRE (du gr. araios, peu dense, et métron, mesure) n. m. Instrument destiné à déterminer la densité des liquides ou des solides, ou encore à indiquer le degré de concentration d'une dissolution ou d'un mélange (sel, acide, sirop, etc.).
— Encycl. Les aréomètres peuvent être partagés en deux classes : ceux dont le poids reste constant, le volume immergé étant variable; les autres, dont le volume immergé est toujours le même, mais dont le poids peut être augmenté ou diminué.
I. Aréomètres à poids constant. Ces instruments sont à peu près semblables aux baryllions ou hydroscopes des anciens ; leur invention remonterait à Archimède, selon certains auteurs, à Hypathie d'Alexandrie, selon d'autres. Supposons un cylindre de bois flottant successivement dans deux liquidés do densités différentes. Dans les deux cas, les volumes des liquides déplacés pèsent autant que le cylindre. Par suite, les densités sont en raison inverse des volumes V. v des liquides déplacés. On aura donc, en désignant par D la densité du premier liquide, et par d la
densité du second : —, =— .
d V Si d est la densité à 4<* cent, de l'eau distillée, on a rf = i ;
par suite ; D = — .
Le cylindre étant plongé dans d'autres liquides, si une graduation permet de lire les volumes déplacésV',V",\" ,
en effectuant les divisions :
etc., et en inscri-
vant les résultats sur le cylindre de bois, au niveau de la ligne de flottaison déterminée par chaque liquide, on aura un aréomètre à poids constant, donnant aussitôt, sans calcul, la pesanteur spécifique du liquide dans lequel il aura été plongé.
Si l'on veut obtenir des mesures précises, il est nécessaire de tenir compte de la température. V. dilatation.
— Aréomètre de Baume. Baume a construit un aréomètre qui est devenu le type de tous ceux que le commerce emploie sous les noms de pèse-sels, pèse-acides, pèse-sirops, etc. C'est un tube de verre renflé au milieu, terminé en bas par une boule creuse contenant du mercure pour maintenir l'appareil vertical, et en haut par une tige cylindrique portant une graduation qui diffère selon que l'instrument est destiné à des liquides plus denses ou moins denses que l'eau.
1» Dans le premier cas, on met du mercure dans la boule
inférieure on quantiti suffisante pour produire une imraorsion presquo complùto do l'instrumont dans l'oau distillt'io, ot l'i
fori;
;. Ariomètre de NiclioUon. — B. Pèsc-arid.de Bauniê. — C. Ari^oniVîtro «le l''ahi*eulieil. ainsi los de- U. Pèse-caprita de Baume,
grds do \'ar<!0-
mètre. L'appareil ne donne que dos indications sur le degré de concentration dos liquides. Il suffit quo l'échelle descende à GS».
2» Quand l'aréomètre est destiné aux liquides moin?i ^)osants quo l'eau, on le leste de manière quo lo jioint d afflouremont, qui doit être le zéro, soit à pou do tlistaiico do la naissance do la tige lorsque l'instrument ost plunp;é dans une dissolution de 10 parties de sel marin et dans 90 parties d'eau. On plonge ensuite raréomètre dans l'eau pure, ot on marque 10 au point d'affleurement. L'intervalle est partagé eu 10 parties égales, et la division continuée. H suflit que l'échelle monte jusqu'à 50". V. alcoomètre,
DENSIMÈTRK, VOLUMÈTRE, LACTOMÊTRE.
able. Rappelons que los donoportionnelles à leurs poids, gaux; en sorte que, désignant olumo d'un corps dont la dend'un égal volume d'un autre
n. Aréo77tètres à poids !
sites de deux corps sont pr lorstiue leurs volumes sont é par P le poids d'un certain v sito est D ; par p le poids
corps dont la densité est d, il vient
Si d est,
plus haut, la densité-unité, on a : D = -
égale à
Ainsi, on peut obtenir la densité d'un corps en divisant son poids par le poids d'un égal volume d'eau.
— Aréomètre de Fahrenheit. Il sert à déterminer !a densité dos liquides. C'est un cylindre creux en verre, terminé en bas par une boule lestée de mercure, et, en haut, par un plateau destiné à recevoir des poids. Un petit trait placé sur la tige indique le point d'affleurement, qui sera toujours le même. Soient : P le poids total d'un tel aréomi-tre, poids déterminé une fois pour toutes, p le poids ad<litionnel qu'il faut placer sur le plateau pour produire l'affleuromont dans un liquide quelconque, et p' le poids additionnel tjui détermine l'affleurement dans l'eau pure. Lo volume du liquide déplacé pèse ï^+p; celui de Veau pure déplacée pèse P+p'- La densité cherchée est donc
L'aréomètre do Fahrenheit n'est pas employé dans le commerce; d'ailleurs, il ne donne pas des résultats très exacts, à cause du phénomène de capillarité qui se produit à chaque expérience.
— Aréomètre ou Balance de Nicholson. Il est employé pour déterminer la densité des corps solides. C'est un cylindrecreuxsurmonté,commeraréomètre de Fahrenheit, d un plateau destiné à recevoir des poids, et terminé en bas par une cuvette de forme conique; on a aussi marqué un point d'affleurement. Le solide dont on veut trouver la densité étant posé sur le plateau, on détermine l'affleurement en aj outant des poids. Ensuite, on enlève le corps, et on le remplace par des poids marqués pour maintenir l'affleurement. Ces derniers poids ajoutés représentent évidemment le poids du corps ; nommons-le P. Les poids étant retirés, on place le corjjs dans la cuvette inférieure. Pour rétablir l'affleurement, il faut placer sur le plateau des poids qui représentent le poids p d'un volume d'eau égal à celui du
p corps. La densité cherchée est -, Quand le corps est
moins dense que l'eau, on le retient dans la cuvette à l'aide d'un petit couvercle en forme de treillis.
Cet appareil n'est pas très précis, mais son transport est facile.
— Electr. Aréomètre électrique de Leroj/ et d'Ai'cij.