‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 408 sur 828 · ARGYLL — ARIANISME · texte numérisé non relu

ARGYLL — ARIANISME

d'Etat pour les Iodes dans le cabiuet Gladstone (1868-1874), il lut nommé pour la quatrième fois lord du sceau privé, en 1880, lorsque Gladstone revint au pouvoir. Mais, dès l'année suivante, il se démettait de sa charge, à cause d'un dissentiment survenu entre lui et ses collègues du ministère, au sujet dubill irlandais. Il continua, à partir de ce moment, ses études littéraires et scientifiques, dont la politique n'avait pu le détourner ; il avait été nommé en 1851 cnaûcelier de l'université de Saint-André, en 1854 recteur de l'université de Glasgow, et en 1862 président de la Société royale d'Edimbourg. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Presbitery exanihied (Edimbourg, 1848), sur l'histoire ecclésiastique de l'Ecosse ; the Reign of law (1866); On the important question involved in the relation of Landlord and Tenant {ïZn) ; the Eastem Question, from the trenty of Paris to the treaty of Berlin, and ta the second Afghan War; the Unity of nature (1884).

— BiBLioCrR. : the Êouse of Aryyll and the collatéral branches of the Clan Campbell (Londres-Glasgow, 1871).

Argyll (château d'), principale résidence de la famille d'Argyil, à Inverary, construite au xvii!« siècle. Ce château contie'nt des œuvres d'art d'un grand prix, les armures portées par les Campbell à la bataille de CuUoden, des portraits de famille, des tapisseries. Les parcs et les terres du château ne le cèdent en rien aux parcs de Windsor et de Warwick, les plus beaux de l'Angleterre.

ARGTNNE ou ARGTNNIS Iniss) n. m. Genre d'insectes lépidoptères-rhopalocères, famille des nymphalldés, renfermant de jolis papillons fauves tachetés de noir, avec la face inférieure des ailes marquée de taches argentées, vulgairement nommés nacrés. On Arsynne (réd.de moitié), en connaît une trentaine d'espèces, dont douze d'Europe. Ils habitent surtout les forêts : argynnis selene, vulgairement petit collier argenté, oheniUe sur les violettes (très commun); argynnispàphia ou tabac d'Espagne, chenille sur le framboisier; etc.

ARGYOPE n. f. Entom.

ur)

ARGIOPE.

ARGYRANTHE (du gr. arguros, argent, et an n. m. Bot. Syn. de HELipriiRE.

ARGTRANTHÈME (du gr. arguros. argent, ot anthêma, fleur) n. m. Bot. Syn. de chrysanthème.

ARGTRASPIDES {rass — du gr. arguros, argent, et aspis, idos, bouclier) u. m. pi. Corps de fantassins de l'armée d'Alexandre. Ils formaient une troupe d'élite de 3.000 hommes, armés de boucliers lamés d'argent ; ils étaient réputés pour leur bravoure. On peut croire, d'après Justin, qu'Alexandre, à la suite de sa victoire sur les Perses, étendit à tous ses soldats les privilèges et les insignes de ce corps d'élite. Après sa mort, ils servirent Eumène, qu'ils livrèrent ensuite à Antigène. Ce dernier s'en débarrassa peu à peu en les faisant périr aux postes les plus dangereux. Il Corps de vétérans créé par Alexandre-Sévère. —

l/n ARCYRASPIDE.

ARG'yRE(du gr. arguros, argent) n.m. Monnaie romaine qui eut cours sous le règne de Constantin et sous celui de ses successeurs.

Argtre, tils du duc Mélo, de Bari, se rendit maître de cette ville en 1042,prit le titre de «duc d'Italie», et reçut de Constantin Monomaque celui de o patrice». Il combattit les Normands, et finit par être disgracié par l'empereur, qui l'exila en 1058.

Argtre, nymphe qui présidait à une fontaine de co nom, en Achaïe. Elle s'éprit éperdument de Sélemnus, jeune berger d'une rare beauté, et lui prodigua longtemps ses faveurs. Mais la beauté de Sélemnus s'étant fanée, la nymphe cessa de se montrer. Le berger en dépérissait de ch^rin. Vénus, touchée de pitié, le métamorphosa en un fleuve qui allait chercher la fontaine où présidait la nymphe. Enfin, le berger vint à bout d'oublier, et, depuis, les eaux du fleuve acquirent la vertu de faire perdre tout souvenir de leur amour à ceux qui en buvaient ou qui s'y baignaient.

ARGTRÉE (du gr. argureios, d'argent) n. f. Genre de convolvulacées, dont les fleurs hermaphrodites, réf^ulières, ressemblent à celles des convolvulus. Ce sont ^es arbrisseaux qui croissent dans les régions tropicales de l'Asie.

, pièce d'argent)

ARGYRIDES (du gr. argurion, pièce d'argent^, n. m. pi. Famille de minéraux ayant pour type l'argent — Un ar-

GÏRIDE.

ARGYRIQUE (du gr. argurion, pièce d'arijenti adj. Se dit des substances qui contiennent de l'argent : Composés

ARGYRIQUES.

ARGYRISME (riss — du gr. argurion, pièce d'argent) n. m. Etat des individus dans l'organisme desquels l'arcent a pénétré par ingestion ou par contact. Syn. argyrie,

ARGYRIOSE, ARGYRIASIS.

— Encycl. h'argyrisme est généralisé ou localisé. Dans sa forme aiguë, l'empoisonnement par les sels dar-ent donne lieu à des accidents analogues à ceux que produisent les poisons corrosifs. (V. nitrate d'argent.) u'argyrisme généralisé, maladie chronique, n'a été étudié que récemment par Charcot, BaU, Vulpian; il s'observe chez les individus soumis à l'absorption de sels d'argent (nitrate, iodure, etc.). auxquels on attribue la propriété de fortifler l'action musculaire et de régénérer les tissus nerveux. Les malades présentent de la gastralgie, des coliques, des accidents cutanés : démangeaisons,' érvthôme papuleux; un liséré bleuâtre, plus fonce que chez les saturnins, se montre autour du collet des dents; des plaques noirâtres apparaissent sur la langue, les ioues, le palais. Après un traitement prolongé, on voit une teinte ardoisée, bleuâtre, ou brun luisant, se généraliser sur toute la peau, plus foncée sur les parties exposées à la luviière ; ils arrivent ensuite à la cachexie. La teinte de la peau persiste après la cessation du traitement; on ne peut la faire disparaître, même par des lavages à 1 acide nitrique ou au cyanure de potassium.

h'argyrisme local a été observé chez les orfèvres travaillant exclusivement l'argent. U so manifeste par des

taches rondes ou ovales, d'un bleu mat, à contour net ou diffus, du diamètre d'une tête d'épingle à celui d une pièce de 1 franc, ordinairement sans relief, siégeant sur le dos des mains et des doigts, et pouvant exister en grand nombre sans que la santé générale s'en ressente.

Dans les cas d'argyrisme, le microscope a fait voir que l'argent est dépose à l'état de fines granulations métalliques dans la muqueuse intestinale, dans le rein, dans le poumon, etc.

ARGYRITE n. f. Sulfure naturel d'argent. Syn. de ar-

GYROSIi. et argentite.

ArgyrO-CASTRO ou, en turc, Ergir-KASTRI, ville de la Turquie d'Europe (Albanie), vilayet de Janina, près du Drin. affluent de la Voyoutsa; 11.000 hab.

ARGYROCÉRATITE (du gr. arguros, argent, et kéras, atos. cornei n. f. Chlorure naturel d'argent. Syn.de cêrar- GYRiTE (ou argent corne).

ARGYROCHÈTE (Are — du gr. arguros, argent, et khaitê, soie) n. f- Bot. Section du genre partbénion.

ARGYROCOME (du gr. arguros, argent, et komé, chevelure) n. m. Bot. Syn. de hélichryse.

ARGYROCRATIE <si — du gr. arguros, argent, et kratos, pouvoir) n. f. Puissance de l'argent, aristocratie de la richesse, il On dit mieux ploutocratie.

ARGYRODITE n. f. Sulfure naturel d'argent avec gcr-

ARGYROGONIE (du gr. arguros, argent, et gonos, origine) n. f. Alcliim. Le sel argentitique ou pierre philosophale.

ARGYROLITHE (du gr. arguros, argent, et lithos, pierre ; pi'-rre d'argent) n. f. Pierre précieuse décrite par les anciens, et dont on ne peut aujourd'hui préciser la nature.

ARGYROLOBE (du gr. arguros, argent, et lobion, cosse) n. m. Genre de légumineuses-génistées, tribu des lotées, croissant dans le sud de l'Afrique.

ARGYRONÊTE OU ARGYRONETA (du gr. arguros.

argent, et nètos, filé) argyronétidés, renfermant des araignées de taille médiocre, qui vivent sous l'eau, dans une cloche de soie qu'elles filent, et sous laquelle elles accumulent de l'air qu'elles vont chercher à la surface de l'eau et rapportent en bulles fixées aux poils de leur abdomen. Citons Yar-

re il';

i.les. laiiiillc de

gyroneta aquatica, habitant l'Europe septentr. et moyenne.

ARGYRONÉTIDÉS n. m. pi. Famille d'arachnides aranéides, tribu des tubitélaires. renfermant les formes telles que les argyronètes, caractérisées par leurs pattes postérieures munies de longues soies. — Un argyronétidé.

ARGYROPÉE (du gr. arguros, argent, et poiein, faire) n. 1". En T. d alchim.. Art prétendu de faire de l'argent.

ARGYROPÉLÉCUS {kuss — du gr. arquros, argent, et pélékus, hache) n. m. Genre de poissons. Syn. sternoptyx.

ARGYROPHYTON (du gr. arguros, argent, et phuton, plante) n. m. Bot. Syn. de argy'ROXiphion.

Argyropoulo (Jean), un des savants grecs qui contribuèrent à la renaissance des lettres en Occident, né à Constaniiuople en 1416. II vint, après la prise de cette ville par les Turcs, enseigner les lettres ei la philosophie grecques à Florence, où il eut Politien et Laurent de Médicis pour élèves ; puis à Rome, où il mourut vers 1486. Ses principaux ouvrages sont des traductions latines d'Aristote, qui furent alors accueillies avec le plus grand enthousiasme.

Argyropoulo (Péridès), jurisconsulte et homme politique grec, né à Constantinople en 1809, mort en 1860. Professeur de droit constitutionnel à Athènes, il siégea à la Chambre dans l'opposition libérale â partir de 1840, et fut ministre des afl'aires étrangères de 1854 à 1856. On lui doit deux ouvrages estimés : Demotica (1843), sur les institutions municipales, et Administration publique de la Grèce (1850).

ARGYROPYRITE (du gr. arguros, argent, et de pyrite) n. f. Ce minéral, appelé aussi argent sulfuré flexioU, est une variété de sternbergite.

ARGYROSE (du gr. arguros, argent) n. f. Sulfure d'argent, dont les cristaux appartiennent au système cubique. La formule de cette espèce est Ag'S, le poids spécifique 7 à 7, 4. et la dureté 2 à 2,5.

— Encycl. Ce minéral se laisse couper au couteau. La couleur de la substance est noire en masse comme en poussière. Au chalumeau, Vargyrose fond, perd son soufre, qui se dégage avec boursouflement, et laisse sur le charbon un petit culot d'argent ; elle est très abondante dans le Nevada. Syn. de argy'rite, argentite.

ARGYROXIPHION (du gr. arguros. argent, et xiphion, épée) n. m. Genre de composées-héliantho'idées, renfermant deux espèces, qui croissent aux îles Sandwich. Les tiges sont fortes et portent des feuilles couvertes d'un duvet argenté.

ARGYRYTHROSE (du gr. arquros, argent, et érnthros, rouge) n. m. Nom donné par Beudant au minéral désigné vulgairement sous le nom de argent rouge antimonial. Syn.

de AÉR0S1TE, PYKARGYRITE.

— E.N'cYCL. L'argyrythrose, dont la formule est Ag'SbS*, le poids spécifique 5,75 à 5,85, et la dureté 2 à 2,5. appartient au système rhomboédrique. Dans les gîtes d'Europe, il se trouve mêlé à l'argyrose. En Amérique, on le rencontre en dépôts isolés.

ARG'YTHAMNE (du gr. argos, blanc, et thamnos, rejeton) n. m. Section du genre tournesolia.

ARHAT [vénérable, digne de respect) n. m. Titre que l'on donne aux religieux bouddhistes parvenus à la sainteté parfaite; c'est le saint idéal. Uarhat parfait est supérieur aux dieux ; il ne revivra plus qu'une seule fois sur la terre avant de devenir Bouddna. Ce terme est passé dans le bouddhisme chinois sous la forme altérée de ïohan, et dans le bouddhisme japonais sous celle de rakan.

ARHEUMATIQUE (du gr. apriv-, etrhettma, fluxion) adj. Se dit d'un sujet qui est sans rhumatismes.

ARHIZE (du gr. a priv., etrhiza, racine) adj. Qui n'a point de racine ou de radicule.

ARRIZOBLA&TE {blass — du gr. a priv. ; rhiza, racine, et blasté. bourgeon) adj. Qui ne produit pas de radicules on germant.

ARIA (du pat. bourguign. harier, tourmenter) n. m. Embarras : ijuel ARiAl Que S'arias! (Pop.)

Aria. Géogr. anc. V. Arie.

ARIA CATTIVA (mots ital. signif. air mauvais, ma!sam) n. f. Miasmes délétères, émanations paludéennes. V. malaria.

Ariadne, impératrice de Constantinople, morte en 515, fille de l'empereur Léon I". Elle épousa successivement Zenon l'Isaurien, que, fatiguée de ses cruautés et de ses débauches, elle fit, dit-on. enterrer vivant, et, quarante jours après, Anastase, qu'elle avait fait élire empereur.

ARIADNÉES (du gr. Ariadnê, Ariane) n. f. pi. Fêtes célébrées en l'honneur de Dionysos et d'Ariane, fille de Minos. On les célébrait surtout à Amathonte, dans l'ile de Chypre, où l'on plaçait le tombeau d'Ariane.

Ariane, nom donné par Strabon à l'ancienne contrée d'Asie nommée n Arie » . En général, les Grecs donnaient le nom de n Ariane » aux pays désignés par lesOrientaux sous la dénomination d'Iran. Selon Strabon, l'Ariane comprenait la Perse, la Médie,-la Bactriane et la Sogdiane ; il donnait spécialement le nom de o Arie n à la partie la plus fertile de l'Ariane.

Ariane, ou plutôt Ariadne, fille de Minos. roi de Crète, et de Pasiphaé, et sœur de Phèdre, s'éprit de Thésée et lui donna un fil qui, fixé par l'une de ses extrémités à l'entrée du labyrinthe, lui permit d'en sortir après avoir vaincu le Minotaure. Thésée enleva Ariadne, puis l'abandonna dans l'île de Naxos. Une tradition veut que, de désespoir, elle se soit précipitée dans la mer; mais, d'après plusieurs autres, elle se laissa consoler par Bacchus. Cette poétique histoire symbolise l'ingratitude habituelle à l'homme et l'inconstance naturelle à la femme.

— Allus. mttér.t Ariane (fil d'). Métaphore empruntée à la mvthologie grecque pour désigner ce qui nous sert de guide, le flambeau qui éclaire notre intelligence au milieu des difficultés d'une entreprise, des obscurités d'un raisonnement, etc.

Ariane (de Ariane, nom mythol.) planète télescopique n" 43, découverte par Pogson, le 15 avril 1857. "V. Couronne (constellation).

Ariane, tragédie de Thomas Corneille, et son chefd'œuvre. Ariane remplit presque toute la pièce. Phèdre est sa rivale, et cette rivalité est conduite avec art. Ariane aime de l'amour le plus sincère Thésée, parce qu'elle l'a tiré du plus grand i^éril et s'est sacrifiée pour lui. Et c'est à Phèdre , confidente et sœur d'Ariane, qu'il livre son âme, brisant ainsi un cœur qui n'a jamais battu que pour lui. Le rôle d'Ariane, tout de pitié et d'émotion , composé de morceaux empruntés à Catulle, à Ovide, à Virgile, est une conception digne des plus grands tragiques. Le style a de la beauté, quelques endroits sont dignes de Racine, qui donnait alors Bajazet. Les autres caractères sont moins bien tracés.

Le rôle d'Ariane a été joué successivement par la Champmeslé, M"' Duclos et M'** Clairon.

Ariane (représentations diverses d'). Le musée du Louvre renferme deux bas-reliefs antiques : l'un. Cérémonie religieuse, dans lequel Ariane est représentée auprès de Bacchus, et l'autre, Bacchus et Ariane, o^\e dieu de l'ivresse retrouve la fille de Minos abandonnée par Thésée. Le Vatican possède une Ariane endormie, statue^ antique pleine de langueur et d'abandon . Les modernes , peintres et sculpteurs , principalement depuis la Renaissance, qui a mis en vogue les dieux de la Fable, ont souvent représenté Ariane dans l'ile de Naxos.

Titien a peint Bacchus à Naxos (Museo del Rey) et Bacchus et Ariane (National Gallery). Le Tintoret a représenté Ariane couronnée par Vénus (Palais ducal fVeniseJ). — Le portrait de M"* Duclos, en Ariane, pemt par Largilliêre, est à la Comédie- Française. Dannecker, le sculpteur prussien, a exécuté en 1809 un groupe célèbre d'Ariane, fiancée de Bacchus, montée sur une panthère. A des dates plus récenies, deux artistes français, Clésinger et Aimé Millet, se sont inspirés de l'histoire d'Ariane dans des marbres appréciés.

Ariane, nom de plusieurs œuvres musicales inspirées de la légende d'Ariane. On cite surtout : Ariane à Naxos^ drame lyrique de Rinuccini, composé en 1608 pour les noces de François de Gonzague, prince de Mantoue, et de l'infante. Marguerite de Savoie: — Ariane dans Vile de Naxos, drame lyrique en un acte, paroles de Moline, musique de Frédéric Edelmann , représenté à l'Opéra le 24 sept. 1782 ; — Ariane et Bacchus, tragédie lyrique en cinq actes et un prologue, paroles de Saint-Jean, musique de Marais, représentée à l'Opéra en 1696 ; — Ariane, opéra en cinq actes, paroles de l'aobé Perrin, musique de Cambert. représenté à Nantes en 1687; — Ariane, opéra en cinq actes et un prologue, paroles de Lagrange-Chancel et Roy, musique de Mouret, représenté à l'Académie royale de musique le 6 avr. 1717.

ARIANISER v. n. Donner dans l'arianisme.

ARIANISME iniss) n. m. Hérésie d'Arius et de ses sectateurs : Sous l'empereur Constance, /'arianisue était la doctrine de la cour, il avait sa Uturqie profire.

— Encycl. Le point de départ du raisonnement d'Anus et de ses partisans est ce fait que, dans les trois premiers

<^v;nitril''8 ot mftmo dans ]o qiiatriftmo, lo Fils paraît subordûiiiio au P(t(i. a ct'ttiî suliurdmation il tlonno un stuis absolu, nui 'l.iinu 1 . i-.iltir i.-, p. isuimos do la Trinitù. Si lo Fils, ait- il, 1 - 1 ni..! ,|.. m l'.ic, il n'ost pas absolumont Diou; |Nir ■ i.ii .. .|iii m, il n ., |ias tout co quo lo Pèro a, co qui revwnt a Un.' .|ii il i. . i |..i.s ugal au Pùro. No lui étant pas ùgal, il ii'isi. i'.l , .!.■ I,i nk^'iuo «sscnco; car, s'il possôuait l'cssonco (li\ nu-, i.iir rssciico otant parfaito, il devrait (>tro parlait Im iih-mu-. n il y aurait doux Dieux égaux en tout, oo (jui est pnlyiln-istr'. IVaulro j)art, la substance divine étaiit alisoliinirut siiiipl--, indivisible et immuable, Diou ne pi-iit rni/mt/rrr. si luii .Mit.nd par co mot protliiin-, .'111. ■[iL-f, tirer .in sa pn>|in' siihsi.Mi.-c ; par cons.>i|ii.'[it, L" IM i.LiiMii 01 création snin ni s\ h.mlwik^s; à cot-' 1 II II I iNin incréèo, il tw p-ik \ :t\.,ir"ijiio dos snhsi.iti ' 1' et qui dit « ôtre . T.-.' . dii ini .in- qui a coiiiiiirii. .-.^ 1111 , ,1 11.1 dans lo temps, hoii-', I.- KHs n Vst pas éternel, il est .réature, il est ouvrage ; la créature type, sans doute, mais enfin créature.

L"arjrtnj«we commença à éclater vers l'an 318, queU^uos aimées avant la victnjro di- ('.nisi,:inrin sur Licinius. Anus, ori{^inairo do la I.iliy •■f-.,ii ,iIm|-s presbytre d'une dos églises d'Alexandrie 11 > i ni l^ |,i opposé aux empiétements do l'autorité .[.i ■ .'|..ile nr celle des prosbytres; son opposition dojrmatuue eiiL un ruLontissomcnt plus considérable. Entendant un jour son évêtjuo, le patriarche Alexandre, exposer le mystère de la Trinité, et enseigner que les trois personnes divines sont entre elles parfaitement unies ot égales, il s'éleva contre cette doctrine : il y reconnaissait l'erreur de Sal)ellius, qui n'avait voulu voir dans ces différentes personnes que des noms divers ot des attributs spéciaux ifu premier être. Puis il posa co raisonnement : si lo Péro a engendré le Fils, celui qui engendre existait avant celui qui est engendré; donc il y a eu un temps où le Fils n'existait pas. Alexandre reprocha à son tour à Arius do reproduire la doctrine de Paul de Samosate. La réunion so sépara dans un grand scandale. Mais l'argument d'ArJus avait paru frappant à beaucoup de monde. Alexandre, effrayé dos progrès de son adversaire, et excité par lo zélo de son secrétaire privé Athanase, alors diacre, crut devoir soumettre la question à l'autorité d'un synode. A cet effet, il convoqua les évêqucs de l'Egypte, do la Libye et de la Pentapole, qui, s'étant réunis à Alexandrie on Tannée .121, frappèrent d'anatbcme la personne et la doctrine d'Arius. Arius envoya sa profession de foi à tous les évêques circonvoisins, les priant de l'éclairer au cas oh il serait dans l'erreur, et demandant leur protection s'ils le jugeaient dan^ la bonne voie. A peu de temps de là, il se rendit lui-même en Palestine et en Bithynie, où il prêcha sa doctrine avec tant de succès, qu'il attira dans son parti un grand nombre d'évêques de ces provinces, notamment Eusôbe de Nicomédie et Eusèbe de Césarée.

La lutte était désormais engagée, non plus seulement entre un prêtre et son évoque, mais entre évêques et évêques, entre conciles et conciles ; elle divisait l'Eglise en doux camps. C'est vers cette époque que Constantin s'était déclaré pour le christianisme.

Craignant de voir les ariens lui susciter en Orient les mêmes difficultés que lui causaient les donatistes dans la province d'Afrique, il ne prit conseil que de la raison d'Etat, qui lui prescrivait d'étouffer cette querelle aussi vite que possible.

L'êvêque Hosius, do Cordoue, qui, depuis de longues années, avait la confiance de l'empereur, fut chargé do porter en Egypte une lettre de l'empereur, et en même temps d'apaiser, si possible, le différend. 11 réunit dans ce but un concile à Alexandrie. Voyant que ni sa lettre, ni la mission conciliatrice d'Hosius, n'avaient eu le résultat désiré, Constantin résolut de terminer la querelle en la soumettant au jugement de l'Eglise entière. Il convoqua donc le premier concile œcuménique à Nicée, en Bithynie.

Cette assemblée commença ses travaux le 19 juin do l'année 325. Mandé devant elle, Arius soutint avec fermeté les propositions qu'il avait avancées. Il dit que le Verbe n'était ni éternel comme le Père, ni de même nature, ni de môme substance ; qu'il n'était pas Dieu, mais seulement participant de la divinité, au sens où l'Ecriture dit que les nommes le sont. Il ajouta qu'au commencement le Père était seul, et qu'il avait tiré le Fils du néant par un seul acte de sa volonté; enfin, il termina en disant que le Père était invisible et incompréhensible même pour le Fils, car ce qui a commencé ne peut connaître ce qui est éternel. Après de longs débats, la doctrine d'Arius fut condamnée par plus de 300 évèuues sur 318, et les Pères du concile adoptèrent la célèbre formule connue sous le nom de Symbole de Nicée, déclarant que Jésus- Christ est né du Père avant tous les siècles, qu'il est Dieu de Dieu, lumière de lumière, engendré et non fait, con~ substantiel à son Fère, etc. V. symbolk.

Condamné par le concile de Nicée et par Constantin, mais habilement soutenu par les évêques qui n'avaient adhéré à la foi de Nicéo que pour échapper à la persécution, l'arianisme concentra ses attaques sur lo fameux mot consubstantiel [homoousios), ciui était la formule par excellence et comme le drapeau de l'orthodoxie. Tout l'effort de la défense, représentée surtout par Athanase, devenu évoque d'Alexandrie à la mort d'Alexandre, se porta sur lo même point. Le monde chrétien se partagea en consubstantîels et en inconsubstantiels. Ces derniers voulaient bien quo le Verbe fût de substance semblable {homoiousios), mais non de même substance {hoynoousins). La différence entre les deux partis n'était pas même un mot, mais un iota. Il est vrai que cet iota était plus gros qu'il n'en avait l'air. LTiomoousie était une manière d'affirmer, tout à la fois, l'unité divine et la divinité absolue du Verbe. Les homoiousiens, ((Ui conservaient de l'arianisme primitif la négation de 1 identité de substance, mais qui paraissaient abandonner la négation du Fils incréé et coéternel au Père, glissaient, qu'ils s'en rendissent compte ou non, de l'unitarisme au trithéisme. C'était l'orthodoxie qui, maintenant, semblait défendre le monothéisme : les rôles étaient changés.

Cependant, le zèle de Constantin pour les décisions des Péros de Nicéo s'était insensiblement refroidi. Les habiles de l'arianisme s'étaient appliqués d'abord à désarmer cette force séculière, puis à s'en emparer et à la diriger contre leurs adversaires. Sous l'influence de sa sœur, dirigée par un presbytre arien, l'empereur rappela Arius, et l'accueillit avec bienveillance. Arius parut rétracter ce qu'il avait autrefois soutenu, et accepter le symbole de Nicée. Il est vrai que sa nouvelle profession de foi ne contenait pas lo mot 1 consubstantiel », ce qui devait la rendre suspecte

aux orthodoxes ; mais la foi do Constantin n'était pas aussi intraitable <|ue celle d'Alhanaso : Arius avait fait un pas vers lu paix ot l'unité, no convonait-il pas do lui fairo quel(|ues concessions? Eusôbe do Nicomodio ot Théognis de Nicée, qui avaient été déposés pour leur attitude au concile do 325, furent rappelés (328). Aussitôt, les bosiilttés recommencèrent. A peine revenu dans son diocèse, Eusèbe de Nicomédie demanda à Athanase do recevoir Arius dans l'Eglise. Sur son refus, il obtint de Constantin une lettre enjoignant à l'évèque d'Alexandrie do lover l'excommunication qui pesait sur Arius, sous peinode déposition ot d'exil. Athanase demeura inflexible. L'empereur no donna pas suite à ses menaces. Mais les ariens commencèrent aussitôt contre l'évéquo une guerre d'accusations, souvent calomnieuses, qui aboutit à l'exil d'Athanase à. Trêves, en 335. Arius, dont la présence à Alexandrie causait dos troubles, avait été appelé à Constantinople ; il y mourut la veille mémo du jour où l'évoque Alexandre allait être forcé, par les ordres de l'cmperour, de le recevoir à la communion (336). Constantin mourut lui-même un an après, sans être parvenu à établir, dans la religion qu'il avait embrassée, cette unité que sa politique n'avait cessé do poursuivre comme l'unité de l'empire.

Après la mort de Constantin, l'empire se trouva divisé on deux parties, ot lo christianisme eut deux centres : l'arianisme domina eu Orient, et la foi nicéenno en Occident. Constant, qui régnait en Italie, favorisait les partisans d'Athanaso ; Constance, empereur d'Orient, soutenait les ariens. Les deux empereurs s'écrivirent ù. plusieurs reprises pour faire cesser le schisme ; une première tentative de rapprochement avait été faite à Milan, et n'avait abouti à rien. En 347, un grand comble fut convoqué à Sardique, en Illyrie. Lo nombre des évêi|ii.-s jins.ms fut de 170. Les évêques orientaux, n'ayanr pu si-nNudre avec ceux d'Occident, se retirèrent à l'liili[iii'i[.ip|i ,, en Thrace, où, au nombre de 80, ils tinrent un • •>[\riU^ a j'urt. Des deux côtés on se prétendit orthodoxe, et l'on se renvoya l'accusation d'« impiété ». Tandis que le concile de Pbilippopolis excommuniait Athanase et tous los évêques d'Occident qui le soutenaient, ceux-ci, qui avaient continué de tenir leur session à Sardique, excommuniaient les évêques et les décrets du concile rival.

A la mort de Constant, son frère Constance régna sur tout l'empire. Il réussit à rétablir l'unité religieuse au profit de l'arianisme mitigé, en assemblant deux conciles ; l'un, des évèq^ues orientaux, à Séleucie, et l'autre, des évêques d'Occident, à Rimini. Lo petit nombre d'ariens qui assistaient à ce dernier présentèrent une formule de foi dressée à Sirmium par tous les Orientaux, avant leur départ pour Séleucie ; elle portait que le Fils de Dieu est semblable à soJi Père en substance et en essence, mais elle rejetait le mot .1 consubstantiel ■■ . Lo concile de Rimini refusa d'abord d'accepter cette formule; mais la pression do l'empereur, qui en avait fait sa cause, finit par vaincre la résistance des Pères; assiégés de menaces, ils se rendirent, convinrent que la formule de Sirmium n'était point arienne, qu'elle était orthodoxe, qu'il valait mieux, pour la paix de l'Eglise, mettre de côté le mot n consubstantiel « .

Quelque temps suspendue, sous les règnes de Julien, de Jovien et de Valentmien, qui avaient eu le bon sens de laisser la liberté aux deux partis, et de ne pas intervenir entre eux, l'interminable lutte so ralluma sous Valons. Mais les ariens s'étaient divisés en plusieurs sectes. A côté du semi-arianisme, qui se bornait à rejeter le mot « consubstantiel p> , s'était posé un arianisme radical, représenté surtout par Aétius d'Antioche et Eunomius de Cappadoce, et qui s efforçait de ramener le monde chrétien à runitarisme de Paul de Samosate. Persécutés sous Constance et sous Valons, mais soutenus par l'infatigable persévérance de leurs chefs, Athanase, Hilairo, Basile, etc., les orthodoxes étaient restés unis. Sous Théodose, ils reprirent l'offensive. Traités en rebelles, les ariens se virent dépouillés de leurs églises, que la confiscation livrait à leurs ennemis, privés du droit de tenir des assemblées, réduits au silence. L'hérésie, frappée cruellement, semblait détruite, lorsque l'invasion des oarbares, convertis par des missionnaires ariens, la ramena dans l'empire. Un moment, l'arianisme régna en Italie avec Théodoric ; dans la Gaule Narbonnaise, l'Aquitaine, l'Espagne, avec Alaric; dans la Gaule Lyonnaise avec les Burgundes; en Afrique avec les Vandales. Mais il disparut Dientôt avec les premiers royaumes fondés par les barbares. L'orthodoxie nicéonne eut pour elle d'être la religion de la société civilisée, et celle aussi des derniers envahisseurs, les Francs.

— BiBLiOGR. : Maimbourg, Histoire de l'arianisme {IGIS) ; Lenain de Tillemont, Mémoires pour sernnr à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles (Paris, 1699); Hofele, Conci liengesckichte {Pvihoavg, 1855); Mœhler, A/Artnasius der Grosse und seine Zeit (1814), trad. en franc, par Coben ; Harnack, Précis de l'histoire des dogmes {trad. tr.).

Ariano, ville d'Italie {Pouille, prov. d'AvoUino), dans les Apennins ; 20.485 hab. Evêche. ( Pop. du district : 91 .000 bai).). — Petite ville d'Italie (Vénétie, prov. de Rovigo} ; 5.500 hab. (Pop. du district : 19.000 hab.).

AriarathE, nom de plusieurs rois do la Cappadoce, dont les plus connus sont les suivants ; Ariarathe I*S roi de la Cappadoce dont il proclama l'indépondaneo, pendant l'expédition d'Alexandre le Grand (mais, après la mort du conquérant, il fut vaincu par Perdiccas, qui le fit mettre en croix) ; — Ariarathe II. qui remplaça sur le trône de Cappadoce Amviuas. après l'avoir tué grâce au roi d'Arménie ; — Ariarathe m, petit-fils du précédent, qui épousa Stratonice, fille du roi de Syrie Antiocbus II ;

— Ariarathe l'V, qui régna de 220 à 166 av. J.-C. (Il prit le parti de son beau-père .A.ntiochus lo Grand contre les Romains, partagea ses revers, et dut se soumettre à un tribut. Ce prince soutint aussi quolciues guerres malheureuses contre Pharnace, roi de Pont) ; — Ariarathe "V, fils du précédent, surnommé Philopator, à cause do son amour pour son père, et qui régna de Itî6 à 130 av. J.-C. (Co prince estimaole et éclairé, nourri des lettres grecques, développa l'hellénisme dans ses Etats^i ; — Ariarathe Vn, assassiné par Mithridate, qui plaça un moment un de ses fils sur le trône de Cappadoce (106 av. J.-C);

— Ariarathe IX, qui régna de 42 à 36 av. J.-C. {Il fut deux fois détrôné par le triumvir Antoine, lequel lo lit mettre à. mort.)

Arias (lo P. François), jésuite, écrivain ascétique, né à Séville en 1533, mort dans cette ville en 1605. Ses Œuvres spirituelles, dont saint François de Sales recomman-

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