ARIANO — ARIDE
dait la lecture, ont été traduites en français par lo P. BeloD (Lyon, n-to).
Arias (Antonio), peintre ospa^ol, né vers 1610 i Madrid, mort en I0H4. Elève do Pedro de I.a« Cuevas, il «e révéla, dés l'âge do quatorze ans, par une œuvre capitale dans lo couvent dos Carmes, a Tolède. A vingt-cinq ans. Arias était illustre. On lo chargea de peindre les portraita des rois qui décurèrent l'ancien palais de Madrid. Arias est coloriste ; la fraîcheur do ses carnations est remarquahlc. Son tahleau le Denier de Cétar, que l'on conserve au Prado, est une belle œuvre de style classique. Mort dans rindigenco, Arias laissa une lllle qui so distingua comme peintre.
Arias (José), sculpteur espagnol, né à Madrid en 1743, s'était acquis une assez grande renommée dans sa ville natale, lorsque lo gouvernement lui confia la direction de l'académie des beaux-arts, qui venait d'ôtre ouverte à Mexico. Arias exerça les fonctions dont on l'avait chargé jusqu'à sa mort, qui survint en 1788. 11 était membre de l'académie de San-Fernaiido.
Arias MonTANUS (Benoit) , savant philosophe ot théolu^'ion espagnol, né à Frexeual (Estrémaduro) en 1527, mon à Séville en loU8. 11 s'appliqua à l'étude des langues orientales. Il assista au concile de Trente. Aussi modeste que savant, il refusa plusieurs évéchés que lui offrit Philippe II, et devint ensuite chapelain du roi. Il a laissé divers ouvrages, dont les plus estimés sont ses neuf livres des Antiquiléa judaïques, et une nouvelle édition de la Uihle pohjf/lotlc (Anvers, 1569-1572).
Aribert I", roi des Lombards de 653 à 661, de la race des Agiloltinges, proscrivit l'arianisme et établit définitivement Ta religion catholique dans ses Etats, alors singulièrement troublés. Il partagea le royaume entre ses deux flls, Pertharite et Gondebert.
Aribert n, roi des Lombards, de 704 à 7 12, fils de l'usurpateur Ragimbert, duc de Turin, affermit par la victoire de Pavie son usurpation, et fit périr le jeune roi Luitiirand. Détrôné par Ansprand, en 712, il périt en traversant le Tessin à la nage.
ARIBINE (rad. ariba) n. f. Alcaloïde extrait de Variba ruhra, arbre qui croit dans les forêts vierges du Brésil et dont les indigènes emploient l'écorce à teindre en rouge les étolTes de laine. On lui attribue la formule C"H"Az'.
Arica, ville maritime du Chili (prov. de Tacna), à l'embouchure de l'Azapa, sur l'océan Pacifique ; 3.900 hab. Cette ville, péruvienne pendant plusieurs siècles, située au débouché d'une vallée extrêmement fertile, a été presque entièrement détruite en 1605 par un tremblement de terre ; elle se relevait, et son commerce, par suite d'un traité rendant son port commun au Pérou et à la Bolivie, .se développait, quand elle fut détruite par un raz de marée, lo 13 août 1868. Elle fut prise d'assaut par les Chiliens lo 6 juin 1880, après le blocus et lo comoat naval d' Arica. Depuis 1894, elle appartient au Chili.
Arici (César), poète et jurisconsulte italien, né à Brescia en 1782, mort à Milan en 1836. Juge, puis professeur d'histoire et de littérature, il publia, en 1808, un poème didactique sur la Culture de l'olive, qui eut du succès, et que les Italiens placent au rang des meilleures productions de ce genre, et, en 1814, un autre poème en quatre chants, la Pastorizia, sur l'art d'élever les moutons. On a encore de lui d'autres petits poèmes : l'Origine délie Fonti, il Campo Sanln, etc.
ARICIAOÉS ou ABICIIDÉS n. m. pi. Famille d'annélidcs polychètes, sous-ordre des tubicoles, à corps rond et composé de nombreux anneaux courts, renfermant les genres aricia, theodisca, aonis, etc. — Vn akiciadk (ou abiciisé).
ARICIE ou ARICIA n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des muscidés, renfermant des mouches ba'bitant l'hémisphère boréal.
— Genre d'annélides, type do la famille des ariciidés, renfermant quelques espèces des mers d'Europe ; aricia /■«//rfa (Méditerranée), etc.
AriCIE, princesse athénienne. Reste d'une famille vaincue et proscrite par Thésée, elle vivait obscurément dans la maison du vainqueur. Le sauvage Hippolyle, fils de Thésée, dédaignant la passion criminelle de Phèdre, sa belle-mère, aimait secrètement la timide Aricie, qui le payait de retour, et il l'épousa lors<|u'U eut été ressuscité par Esculape. Racine a fait des amours d' Aricie, dans sa tragédie de Phèdre, un récit touchant, auquel les littérateurs ont souvent fait allusion.
ARICINE (de Arica, ville du Pérou) n. f. Alcaloïde découvert par Pelletier et Corriol, dans un quinquina blanc venu à' Arica.
— Encycl. Chim. Les écorces de quinquma venues d'.\rica ou de Cusco appartiennent, non à une mémo espèce, mais, selon Hesse, à quatre espèces distinctes : l'une, celle de Pelletier et Corriol, donne rarici'ne; une autre, la cusconine isomère de l'aricine, et la cusconidine ; les deux dernières ne contiennent ni aricine ni cusconine. La cincltovaline, extraite, par Manzini, du quinquina blanc de Jaën, et considérée autrefois comme identique avec l'aricine, se confond, d'après Hesse, avec la cincnomdme. L'aricine C"H"Az'0' a une saveur faiblement astringente. Elle fond à 188» ; elle est insoluble dans l'eau, peu solubla dans l'alcool et l'éther, très soluble dans le chloroforme. Les solutions sont lévogyres. Son oxalate est peu soluble.
Aricine, surnom de Diane, qui était honorée dans la forêt d'Aricio, où llippolvte, ressuscité par Esculape, lui avait élevé un temple et" institué une fête. Le prêtre devait être un esclave fugitif, et n'arrivait au sacerdoce qu'en égorgeant son prédécesseur.
ARICTTE (rad. Arica, ville du Pérou) n. f. Variété de gismondine, silicate hydraté d'alumine et de chaux, contenant un peu de potasse, ot provenant d'Anca.
ARIDAS (dâss) n. m. Sorte de taffetas des Indes, diversement coloré, et fabriqué avec des soies communes; la trame en est très clairo.
ARIDE (lat. aridus; de arere, être sec) adj. Dépomru d'humidité, sec, stérile : Terre abidk.
Le soleil de midi, sur le sommet aride. Répand & flots plombés sa lumière livide.
Ta. GAOTOEt.
ARIDED — ARIMAZE
Par est. Très maigre, en parlant des personnes :
Vois Hai-pagon at-ide et presque diaphane...
Reonârd.
— Fig. Qui manque do sensibilité, do tendresse : Il y a des esprits qui se aboient positifs, et gui ne sont çu aridks. (V. Hugo.) Il Qui produit peu et difticiloment : Imagination ARIDE. Il Qui n offre (jue peu do ressource, peu dagrément: Sujet aride. Matière ARiim.
— Ascét. Ame aride. Ame qui no trouve ni attrait, ni consolation dans les exercices de piété.
— Céram. Se dit dos matières qui possèdent la propriété de diminuer la plasticité des éléments do la pâte, il Syn.
ANTIPLASTIQUE.
— Hist. nat. Se dit dos feuilles dos plantes et de toute autre partie, quand elles sont sèches et âpres au toucher: Les feuilles de plusieui's espèces de bruyères sont arides.
— Syn. Aride, -sec. Ce qui est ai'ide manque naturellement et habituellement d'humidité. Ce ^ui est sec en manque accidentellement, il Au fig., un sujet est aride quand on n'en peut rien tirer. Ce qui est sec manque des idées qui pourraient ou devraient embellir un sujet.
— Anton. Aqueux, humide, mouillé. — Fécond, fertile, plantureux, riche.
AridED {dèd') n. m. Nom de rétoilo ^ qui se trouve à la queue de la constellation du Cygne ; c'est une étoile double, dont la plus belle composante, p\ est de 3" grandeur.
ArIDÉB ou ArrhidÉE, fils naturel de Philippe de Macédoine, et frère d'Alexandre le Grand. Un poison versé par Olympias avait, dit-on, affaibli son esprit. En 323, il succéda à Alexandre et épousa Eurydice. U fut mis à mort, en 317, par ordre d'Olympias.
ARIDITÉ (lat. ariditns; de aridus, sec) n. f. Etat de ce qui est aride, défaut d'humidité : Ariditk du sol.
— Fig. Insensibilité, froideur : /,'aridité de l'âme, du cœur. Il Manque de fécondité, d'abondance : Z-*aridité d'un écrivain, d'un orateur. \\ Absence d'attrait, de variété : X'ariditb d'un sujet, du style, /.'aridité de la vie.
— Ascét. Etat d'une âme devenue insensible aux consolations que donnent la religion, les exercices de piété.
— Méd. Sécheresse extrême, qui rend certaines parties âpres au toucher : /.'aridité de la peau, de la langue.
— Anton. Humddité. — Fécondité, fertilité, productivité, richesse.
Aridosio (l'), comé<lio de Pierre-François de Médicis. surnommé Laurenzaccio. Cette pièce est imitée dos Adelphes do Térence, et delà Moslellaria de Plaute. Plusieurs scènes, qui appartiennent en propre à l'auteur, valent les scènes imitées. Le stylo est pur, et tout à fait florentin. Cette comédie fut imprimée en 1548 (Bologne).
ARIDURE (du lat. ai^idus, desséché) n. f. Atrophie, maigreur, consomption du corps ou d'un membre. (Vieux.)
Arie ou Aria, province de l'anc. Asie, formant aujourd'hui le Khoraçan oriental et le Seïstan, qui dépendit successivement des Assyriens, des Mèdes, des Perses, d'Alexandre, des Séleucides et des Parthes. A sa capitale Artacoana Alexandre substitua la villo de Alexandreîa Areia (Hérat), qu'il fonda sur l'-lnus (Héri-Roud).
ArIÉE, général perse, ami de Cyrus le Jeune, commandait l'aile gauche de son armée à la bataille de Cunaxa (401 av. J.-C). Il demeura d'abord fidèle aux Grecs, et leur donna un plan de retraite, puis finit par se réconcilier avec Artaxerxès Mnémon.
AriÈGE [Aurigera), affluent de droite do la Garonne,
3ui prend sa source dans les Pyrénées-Orientales, au pic e la Font-Nègre, et coule d'aliord entre la république d'Andorre et la France, puis, au bout de quelques kilom., dévient une rivière exclusivement française, arrosant le départ, qui porte son nom. Elle court d'abord vers le N., à travers les montagnes pyrénéennes, et y reçoit de nombreux torrents (Oriège, Vicdessos), puis elle entre dans une plaine alluviale très large et très fertile, l'Aganaguès, qui se prolonge jusque dans le départ, de la Haute-Garonne et s'y confond avec la plaine du grand fleuve. Dans cette plaine, l'Ariège reçoit son plus grand affluent, l'Hers, et il s unit à la Garonne à 8 kilom. en amont de Toulouse, après avoir, dans son cours de 170 kilom., baigné la ville thermale d'Ax, Tarascon, Foix et Pamiers.
Ce cours d'oau, né dans les granits pyrénéens, est à peine navigable; il débite 14 m. cubes' à l'étiago, et 1.925 m. cubos au temps des crues extrêmes. Il roule des paillettes d'or; mais ce n'est point de là que lui vient son nom, comme tondrait à le faire croire son appellation latine, puisque VAj-iège a débuté par être la Éiège, et que telle est sa véritable dénomination.
AriÈGE (département de l'), formé de l'ancien comté de Foix et de quelques fragments du Languedoc et de la Gascogne. Superf. : 489.387 hect.
L'Ariège comprend 3 arrond. {Foix, ch.-l. ; Pamiers, Saint-Girons), 20 cant., 338 comm., et une population de 219.641 h., fait partie du 17' corps d'armée, de la 9* insp. des ponts et chaussées, de la 18" conserv. des forôts (Toulouse), et de l'arrond. minéralogique de la même ville; il ressortit à la cour d'appel et à l'académie do Toulouse, et, comme diocèse de Pamcrs, à l'archevôché de Toulouse.
Ce départ, se compose de plaines très fertiles, et, pour la plus grande partie, de montagnes couvertes do pâturages et de quelques bois.
Le relief est très prononcé dans les trois quarts du dép., et orienté en général du N.-O. au S.-E., dans le sens do la grande fracture qui passe par Saint-Girons et Ax. Un grand nombre de ports, mais pou de cols, mettent le dép. en communication avec l'Espagne; les principaux sont ceux de Port-de-Crabère et de Port-de-Salau.
Les cours d'eau sont presque tous torrentiels; quelquesuns roulent de l'or, comme l'Ariège, surtout vers Saverdun. On compte quelques petits lacs dans la montagne, tels i^ue les lacs d'Araing, de Médecourbe, etc.
Le département de l'Ariège se suffit en céréales, grâce à la qualité des terres de la plaine; on y récolte aussi maïs, millet, fèves, haricots, légumes, fruits, chanvre et lin. Le versant sud des montagnes est sec, mais le nord offre de beaux pâturages; les troupeaux y montent passer la belle saison. Moutons et chèvres sont de race choisie; les bêtes à cornes sont petites. On élève aussi des mules, des mulets et des chevaux tarbesans, petits, vigoureux, sobreset sûrs d'allure. La vigne fournit environ 80.000 hec-
tolitres (crus appréciés : les Bordes, Campagne, Teilhet et Angraviès). Les paysans émigrent dans les départements voisins ou on Espagne. L'Ariège, dësastreusoment déboisé, doit refaire sa richesse forestière. On y multiplie le chène-liège. Comme animaux sauvages, citons l.-i chovr.-uils. les isards, los sau-lu-rs , les^blaireaux,
de n comédies à ariettes », « pièces mêlées d'ariettes u. Toutes les premières œuvres de Piiilidor, de Monsigny, do Grétry, reçurent cette dénomiDation de « comédies à ariettes », bien qu'elles ne continssent pas seulement des ariettes, mais aussi des morceaux à plusieurs voix. I/urieito était une simple mélodie, qui se i-approcliait du
Cfabe'r^ ! >. r f ^C '' i~Y''''f A , wVourcat
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