V. Auriman
ArimaspES, peuple do l'anc.
Asie, iiabitant la Scythie, au delà de l'Imaûs, sur la côte, ont-ntalo do la mer Caspienne. Suivant la Fablo, les Ari-* niaspes n'avaient qu'un œil, et faisaient aux Griffons, qui leur disputaient les paillettes d'or roulées par VArimas^ pius, fleuve principal de leur pays, une guerre perpétuelle, à laquelle on a donné le nom do Arimaspomachie. — Un Arimaspe.
Arimathie f/i), appelée aussi RamA, ville de l'anc. Palestine, tribu de Juda: patrie du prophète Samuel et du disciple Joseph, qui demanda à Pilate le corps du Sauveur pour l'ensevelir.
Arimaze, gouverneur d'une forteresse de la Sogdiane, bâtie sur un rocher très élevé et réputé inaccessible.
Arilles : a.
d'oxnli» ;
voine;c, ujicadier
do coton
de
Aloxaniiro l'ayant sommrt ilo so roiulro', il lui tlt ilomamlor B'il avait dus^ailus. A[)i'ùs la priso do lu lurturosso, il fui pnniiii par onJro du rui macûdoniou.
ARIMER V. a. Clioz les ôpiiiglicrs, Ajuster lo poinçon
AriMES, aiuMon pouplo d'Asio ; suivant IIom6ro, il pnss/'diiit lo tombeau du sorpont Typhon. C'ost lo mAmo quo los llolircux ot los autres nations appollont lo « pouplo aromiSon « . Far suito do l'otymolopio tHrangoro du nom, los OcL-identaux considéreront onsuito los Arinios coinnio dos singos : ils furent dôs lors confondus avec los Corcopos, <juo Jupitor, suivant la Kablo, avait clianj^és on sin^'os. —. f'n Arime.
ARINE n. f. Coupole d'Arinc, Endroit flxo auquel los Ar:ili('s raj)porlaiont lo calcul dos longitudes, et qui était pour oux ce qu'étaient los lies Fortunées pour los Grecs, 'est auii'urd'hui lo méridien do Pari ' "
roonwich pour l'Anglotcrro.
Arinoey, hourg do l'île do liU^on (Philippines), prov. do La Uni"!! ; 7.200 liab.
Aringhi (Paul), oratorion, né à Homo, mort on 1C7G. II otit i>niHi|.;ih-mont connu par une traduction latine do la //o//ia .sotfcrranca (Uomo, 1651; Cologne, 1059, Paris, 1651)) dn lÏMsiu. qu'il augmenta do ses propres découvortos ot do iiavants commentaires.
Arinthod, ch.-l. do cant. (Jura), arr. et à 40 kilom. do Lons-lo-Sauiucr; 9G6 liab. — Le cant. a20 comm. et 7.2U5ii.
AriOALD, roi des Lombards (026-630), usurpateur tlu mt do son boau-frèro Adaioald. Kotliuris
•ôda.
AriobarzaNE, nom do plusieurs rois ou satrapes do Cui>iKi>iooo ot du Pont :
Âriobarzane I", roi deCappadoce, an v s. av. J.-C. (Cbassé plusieurs fois par Mithridate, il fut cuiistiiinmont rétabli par los Romains, dont il était le cliont. Il ali^lniua en faveur do son fils, l'an 63); — Ariobarzane II, lils du iirt^i'édent, et qui régna do 03 à 52 av. J.-C. ; — Ariobarzane m, (Ils du précédent, et comme lui rbumlilo prutc!,'é dos Romains, qui ré^nade 52 à 42 av. J.-C. (Atta- (|iii> pur un parti puissant, il fut atformi sur le trôno par Cil .Tnii, alors proconsul on Cihcio. Il prit parti contre los niiMirtriors do César, ot fut tué par ordre do Cassius) , Ariobarzane I", satrape du Punt en 405 av. O.-C. (C'est pi'ut-frU'o lui qui fut livré au roi de Perse par son (ils Mithridate) ; — Ariobarzane II, satrape do Phrygio, fondateur du royaume indépendant au Pont au iv* siècle av. J.-C, à la suite de sa révolte contre Artaxerxés, on l'an 302. (Démosthène lui donne, ainsi qu'à ses fils, le titre do II citoyen d'Athènes •) • ^ Ariobarzane III, roi du Pont, (Ils de Mithridate III, qui rép:na de 266 à240 av. J.-C. (Do concert avec son père, ilfit alliance avec les Gaulois, alors en Asie, ot repoussa, avec leur aide, une expédition é^^vpiiniuio envoyée contre le Pout par Ptoléméo Philail.'li'lu'.)
ARIOCARPE n. m. Bot. Syn. de anhalonie.
Ariodant, drame lyrique, en trois actes, paroles d'Hortnian, musique de'Méliul (théâtre Favart, le 11 oct. 1799). Un amant trompé par son rival voit entrer chez Ina, sa maitresso, un homme qu'elle préfère. Il l'accuse devant le tribunal suprême. Ina va périr : des moyens invraisemblables et forces prouvent son innocence et confondent ses accusateurs. L'œuvre est passionnée, véhémente, pleine de grandeur, ot animée du souffle le plus puissant. Parmi les très beaux ouvrages de Méhul, il faut mettre en première ligne Ariodatit, où se trouve un duo de jalousie ot d'aniijur remarquable, un air superbe : 0 des amants les j'! 'f/'7e*.', et la célèbre romance : /emme *eH5/6;e. D'aun iiTceaux sont encore à citer : le chœur délicieux de i il ion à la nuit : 0 nuit propice à l'amour!; le mono-
In-ii. it l'air d'Ina, et l'ouverture, qui pourrait bien avoir insitiru àUossini l'admirable ialroduction de son ouverture de Guillaume Tvll.
Ario OE RoSALES, ville du Moxicuio occid. (Etat do Michoacan), sur un uftl. du rio de las Balsas; 13.100 hab. — Ch.-l, d'un district peuplé do 25.500 hab.
ARION (do Aj'ion, n. mythol.) n.m. Genre de mollusques
gaslropode
mon
pul- Uo dos onfer-
limi
mant dos limaces propres à l'ancien monde, ot faisant lo
Eassage entre les élix ou colimaçons et les vraies lima- ^b*^ — "■ - *^'
ces. Citons Vai-ion . . , .j , - . ,
empmcor,™, |adis ■ Arion (réd. » fow).
'""~~ ' '^op de limaces; l'arjon fl/er, grande uoer, grande limace rouge, etc.
Arion, nom du cheval que Neptune fit sortir de terre d'un coup de trident, lorsqu'il disputait avec Minerve i qui forait aux hommes lo plus utile présont.
Arion, poè-
tolynqrogroc, lavi-iiii'ur du dithyrambe (lîndù vit" siècle avant notre ère, et commencement du vi«). Il était né à Métbymno.
dans lilo .lo Lesbos. n
voyîigca beaucoup, visita la Sicile et la Grande-Grèce, vécut à la cour de Périandre, tyran de Corinthe. Il est connu surtout par l'anecdote allégorique que nous conte Hérodote. Pendant un de ses voyages, sur le point d'être jeté à la mer par les matelots, qui voulaient le dépouiller ilobtmt déjouer une dornicro fois de la ivre : un dauphin, qu'avaient attiré ses chants, le sauva au' milieu des flots, et lo porta sur son dos jusqu'au cap Ténare. Rien n'est reste d Arion : V Hymne à Poséidon, qu'on lui a longtemps attribuée, est apocryphe.
ArioBte.
ARIONE n. f. Hot. Syn. do arjonk.
ARIONELLE f'io Arion, n. pr.) n. m. Genre do irilobitos fossilo^, apparioiiaiit ii la faune primordiale do Barrando.
ARIOSO (do lital. aria, air) adv. Se dit, en musique, d'un air d'une forme particulière, généralement d'un seul mouvement, qui, par sou sentiment pathétique et profond, est destiné ù. faire uuUru chez l'auditeur uno sonsalion dramatique très intense. Lo plus beau modèle de ce genre de morceau est l'admirable arïoso quo chante Kidés au quatrième acte du Prophète, do Movorboor. La forme du mot indique sa provenance italienne; mais nous l'avons détourné do sa signification.
AriOSTC (oss) [Lodovico AniosTo.dit l'], illustre poète italien, né & Roggio en 1474, mort à Forrare en 1533. Il ap-
Sartenait ù. une ancienne et noblo famille du duché de Moène ; la vive impulsion donnée aux esprits par les précurseurs de la Renaissance lo tourna do bonne heure vers les lettres. C'était le moment oii, grâce aux recherches et aux heureuses trouvailles do Pétrarque, du Poggo, do Marcilo Picin, ces infatigables dénicheurs do manuscrits, toute l'antiquité, si longtemps enfouie dans les ténèbres, reparaissait au grand jour. Plauto ctTérencevenaientd'Atro imprimés; l'Ariosteon tira deux comédies italiennes : i S^pposili ot la Cassaria.Ua petit recueil de poésies lyriques, latines et italiennes, attira do plus sur lui l'attention du cardinal d'Kste, frère du duc Hercule I" de Ferrare. Le jeune poète resta désormais dans l'entourago soit du cardinal, soit do son frère. Ce n'était pas tout ù fait uno sinécure que de vivre à la cour de ces petits princes, tous jaloux les uns des autres, se disputant entre eux les littérateurs qui pouvaient donner de la renommée à leur maison, et ne payant guère que par une hospitalité assez large et quelques cadeaux l'assiduité continue de leurs poètes favoris. Il fallait, do plus, leur servir de secrétaire ou d'ambassadeur, so charger do missions délicates et les mener à bien. L'Arioste remplit avec beaucoup d'esprit et d'activité sa charge de gentilhomme de la maison du cardinal, accompagna son protecteur dans ses voyages et ambassades, étudia pour lui los affaires épineuses, et trouva néanmoins lo temps d'écrire chez lui la plus grande partjo do son chef-d'œuvre, le Roland furieux. Bojardo et Pulci avaient déjà donné, l'un dans son Orlando innamorato, l'autre dans son Morgantc maggiorc, deux modèles do ce genre de poème semisérieux et semi-burlesque que l'Ariosto a porté à, sa perfection. S'étant brouillé avec le cardinal, il s'attacha au duc Hercule P', qui depuis longtemps désirait l'avoir. Le duc le chargea, comme son frère, de diverses missions diplomatiques dont il s'acquitta avec soin, et mémo, pour utiliser ses services, il le nomma gouverneur d'un district des Apennins infesté par des bandes de brigands, avec mission de les détruire. Ce n'était pas là la tâche d'un poète; mais l'Arioste montra qu'il avait également l'étoffe d'un capitaine, et guerroya avec autaut de facilité qu'il écrivait (1522).
C'est vers 1514 ou 1515 que l'Arioste avait quitté lo cardinal d'Esté. Son premier soin, chez le duc Hercule, fut de mettre la dernière main à son poème, et en 1510 il en donna la première édition; la renommée de l'auteur s'étendit presque immédiatement dans toute l'Kurope. Outre cette vaste composition (v. Roland fcrihux), où l'Arioste a étalé toutes les richesses de son imagination, il écrivit près du duc de Ferrare un grand nombre de petits
fioèmes de circonstance, stances, sonnets, satires, poésies atines, qui ont été réunis dans ses œuvres complètes, et il (it jouer dans les divertissements de la cour, outre i Supposai et la Cassaria, comédies écrites dans sa jeunesse, deux autres pièces de théâtre d'une valeur bien supérieure à ces premiers essais; ce sont la Lena et il Neqroviante, comémes en vers, ainsi qu'une cinquième, la Sicolastica, quo l'Arioste avait commencé à écrire pour le mariage do Renée, tille de Louis XII, avec un prince d'Esté, et dont il n'acheva que les trois premiers actes ; les deux autres ont été écrits par Gabriele Ariosto, frère du poète.
Les Œuvres complètes de l'Arioste se composent : l» de X'Orlando furioso, dont l'édition princeps (1516) est excessivement rare ; 2'» des cinq comédies dont nous avons parlé plus haut; 3* de Rime, poésies diverses, élégies, odes, stances, sonnets, madrigaux; 4* de Satires, au nombre de sept, où brille un esprit enjoué plutôt que la causticité et la malice; 5" de Poésies latines, qui ont été imprimées séparément (Venise, 1553); 6" de VErbolato, dialogue en prose, oui traite de l'homme et de divers points de l'hygiène. Un poème inédit, Jîinaldo ilardito, dont Francesco Doni avait fait autrefois mention dans sa Libraria, mais que l'on no croyait pas exister, a été retrouvé et imprimé à Florence (1845J ; il est inachevé. Sauf le lioland furieux, aucun autre ouvrage de l'Arioste ne possède de traduction française. Ses comédies, cependant, attestent une verve et une originalité d'invention pou communes.
Ariosti (Attilio), connu comme compositeur do musii|ue do théâtre, né à Bologne vers IGOO, mort en 1740. 11 so produisit d'abord à Venise, puisa Berlin, à Londres, et onlin alla torrainor ses jours dans sa ville natale. Il fit roprcsonteruno quinzaine d'opéras, parmi lesquels Z>«/ne, Kvifile, la Festa d'imeneo, Naoucodonosor, la Più Gloriosa Jùttica d'Ercole, Amor tra nemici, Ciro» Coriolano, Vespasiiino, Dario, Artaserse, Lucius Verus.
Ariosto (Horace), poète italien, mort en 1593. Il était nevou du célèbre Ariosto et chanoine à Ferrare. Dans la dispute qui s'éleva entre les partisans de son oncle et ceux du Tasse, dont il était l'ami et l'admirateur, il publia un ouvrage intitulé : le Difese delV « Orlando furioso » d'ill' Ariosto, etc. (Ferrare, 1485).
Arioviste (viss), chef des Suèves, au ï" siècle av. J.-C. Appelé par les béquanos, îi^u'opprimaient les Eduens, Arioviste franchit le Rhin, vainquit les Eduens, et leur imposa un tribut; mais il traita plus mal encore ceux qu'il était venu secourir, et bientôt les deux peuples gamois solliciteront César de chasser Âriovisio.Le Rumaio, com-
ARIMER — ARISTARQUE
rjrnnant lo danger do laitiKer pénétrer les GennaiDS dans la Transalpine, fit d'abord demander une entrevue & Arioviste ; mais, n'avant pu négocier avec lui, it entra cd campagne. II lui fallut d abord rassurer ses propreti noldatit; puis il attaqua los Sucvcs à l'improvistc, en tirant parti (le la crainte HupertititieuHo imtpiréo aux GermaJni par la défenso doM matronoM germainofi ^qui prédiMaienl 1 avenir d'après les tourbillonfi dos flouvcHj do combattre avant la nouvelle lune. Les .Suèvos furent taillés on pièces, ot Arioviste échappa presque bouI au détastro.
Ariphron, poète groc, né à Sicyone (vi« siftclo av. i.-C.j. II reste do lui quelques beaux vors d'une ode A la Santé.
ARI8AR0N (gr. arisaron) n. m. Genre d'aroïdées, comjirenant une quinzaine d'espèces, à fruits bacciformes, croissant dans los régions méridionales do l'Europe.
AriSCH (El-) ou Arxch, port do la banso Egypte, à l'entrée du désert de Syrie et a l'embouchure du Ouadyel-Arisch; 2.700 hab. Prison nuvparlos Français, qui 1800, le traité par lequel ils évacuaient
v signèrent, lEgypte.
AriSDAGUES, grammairien arménien du xiii* siècle.
t)n bii doit : Arts ou Préceptes de bien écrire, ot un petit Vornhnlaire arméuitn, lo premier qui ait été publié.
ArisdaguÈS de XjASDIVERD, historien arménien, qui Vivait dans lo xi*^ siècle. Il est connu par son Histoire d'Arménie (Venise, 1845), qui va de 1000 à 1071.
ARISEME (<Iu gr. arisâmos , remar<iuable ) n. m.
Genre de laiamilledesaroïdées, comprenant environ 80 espèces herbacées de rinde, de l'Himalaya, du .lapon et de la Chine, dos îles de la Sonde, de l'Abyssinio, do l'Arabie et do l'Amérique boréale.
Arispe, ville du Mexique, anc. cap. de la province de Sonora, au pied do la sierra Madré ; 3.000 hab.
Aux environs, mines d'or.
— Pop. du district (par^</o) du mémo nom : 8.550 hab.
Arisph n. f. Belle étoile de la quouo du Cygne, probablement colle qui est marquée it dans les catalogues.
AriSTA (Mariano). général et homme d'Etat v^nscmc.
mexicain, né à San Luis Potosi en 1802, mort à bord da bateau anglais Tagus, en 1855. Arista fit une carrière très rapide dans larmée : général, il combattit l'expédition du prince de Joinville en 1838 ; puis, en 1846, il gagna la bataille de Palo-Alto contre l'armée des Etats-Unis. Ministre de la guerre en 1848, il fut nommé, en 1851. président de la république mexicaine, mais dut donner sa démission en 1853. Le dictateur Santa-Annal'envoya en exil. Arisia alla se fixer à SéviUe, et, malade, il mourut en se rendant en France.
Aristagoras, tyran de Milet (fin du V siècle). Il souleva toute Tlonie contre Darms, brûla Sardes, mais fut vaincu, et alla mourir en Thrace. Sa révolte et l'appui ou'il reçut des Athéniens furent la cause ou le prétexte de l'invasion de Darius en Grèce.
AriSTARCHI (Nicolas), fonctionnaire ottoman, né à Constantinople en 1800, mort en 1866. Dès l'âge de dix-huit ans, il fut appelé aux fonctions de « muhurdar ■• (garde des sceaux) du prince Alexandre Soutzo, hospodar do Valachie. Disgracié après la murt de son père, il devint par la suite grand logothète du patriarcat grec à Constantinople, et prit part, pendant plus de trente ans, aux grandes atTaires miérieures et extérieures de la Turquie.
AristarquE d* Athènes, contribua à rétablissement de la tyrannie des Quatre- Cents, l'an 4ii av. J.-C., et devint un des chefs du nouveau gouvernement. Lorsque les Athéniens rétablirent la démocratie, il s'enfuit d'Athènes, et, pour se venger, livra par trahison la forteresse d*-iCnoé aux Béotiens. Co traître fut mis à mort, vers 406 av. J.-C.
Aristarque de Tégee, poète tragique athénien, contemporain d'Euripide. Il introduisit le cothurne au théâtre, et composa soixante-dix tragédies, dont il ne reste que do courts fragments.
Aristarque de Samos, célèbre astronome grec,
né à Samos, vivait vers lo milieu du m* siècle av. J.-C. Il soutint que la terre tourne sur son axe et autour du soleil, doctrine qui le fit accuser d'impiété par Cléantbe. Aristarque avait aussi inventé uno méthode ingénieuse de calculer les distances relatives do la terre au soleil et à la lune. U reste do lui, à ce sujet, un traité qui a été traduit on français (Paris, 1823).
Aristarque, célèbre grammairien et critique alexandrin, né dans l'île de Samothrace, vers 180 av. J.-C. Il se tixa de bonne heure à Alexandrie, fut précepteur des enfants de Ptolémée Philométor, et directeur de la célèbre bibliothèque. Il fut, dit-on, persécuté dans sa vieillesse, dut quitter l'Egypte, ot mourut à Chypre, à l'Age de soixante-douze ans.
— n. m. S'emploie, par antonomase, dans le sens de Censeur, critique éclairé, judicieux, mais un peu sévère : Un
ABISTARQDE.
— Enctcl. Disciple du grammairien Aristophane do Byzance, Aristarque publia ao nombreux ouvrages de critique sur divers poètes grecs; mais on appréciait surtout ses travaux sur Homère, son édition de VUiade et de l'Odjfssée, dont il avait très sévèrement revisé le texte, corrigeant les fautes des copistes, supprimant les passages interpolés, etc. La découverte d'un manuscrit d Homère à Venise (1871), qui contient do nombreuses remarques d'Aristarque, a permis d'apprécier sa science.
Aristarque, juif converti, disciple de saint Paul, né à Tbessalonique. Il suivit le grand apétre dans ses missions, faillit périr avec lui dans Ja sédition des orfèvres d'Epbèse, et partagea, dit-on, son supplice à Rome.