ARISTE — ARISTOBULE
ARISTE (riss — du gr. aristos, courageux) a. m. Eotom. Sva. do DiTOMCS. V. ce mot.
ARISTE, ÉE {riss — du lat. arisla, arête) adj. Qui est muui d'un appendice en forme d'arête.
ARISTÉE {riss — du lat. arisla, barbe d'épi) n. f. Bot. Goure d'iridacées, comprenant des herbes à feuilles ensiformos, équitantes, et ayant le port des ixia, originaires du Cap.
— Zool. Genre de crustacés décapodes, de la famille des pénéidés, renfermant des crevettes de grande taille, dont Tune habite la Méditerranée, et dont la plupart vivent dans les grandes profondeurs de la mer ; elles sont d'un beau rouge carmin.
ARISTÉE(deAr!sWe,n.myth.), un des noms de la constellation Ophiuchus, appelée aussi le Serpentaire. V. OpHIUCHDS.
AristÉE, (ils d'Apollon et de la nymphe Cyrène, père d'Actéon, élevé par Chiron et instruit par les Muses dans l'art de la médecine etde ladivination.il apprit aux liommes à cultiver l'olivier et à élever les abeilles. Suivant Virgile (Géorgiques, liv. IV), il causa involontairement la mort d'Eurydice, dont il était épris, et les nymphes, compagnes de l'épouse d'Orphée, la vengèrent d'Aristée en faisant périr les abeilles de celui-ci. Le devin Protée lui ordonna d'immoler quatre taureaux et autant de génisses, pour apaiser les mânes irrités d'Eurydice. Aussitôt, des entrailles des victimes, s'échappèrentdes abeilles qui consolèrent Aristée de la perte des premières. Les écrivains font quelquefois allusion à cet événement mythologique, pour caractériser une naissance miraculeuse, qui se produit au sein de la mort et de la corruption. Aristée disparut de la terre sur le mont Hémus (aujourd'hui les Balkans), où il s'était retiré. Il était regardé comme le protecteur des troupeaux, de la vigne et de l'olivier. Le culte d'Aristée se retrouve en Thessalie, en Béotie, dans l'Arcadie, à Céos, à Cyrène. on voyait sa statue dans le temple de Bacchus, à Syracuse ; cette statue fut enlevée par Verres.
Aristée (représentations diverses d'). Parmi les statues antiques du Louvre se trouvent un Antinous Aristée, vêtu en dieu rustique, et deux bronzes qui représentent Aristide velu en berger et portant un bélier sur ses éi>auîes. Le Louvre possède encore deux bas-reliefs qui ligurent : l'un, Arislée portant un mouton, l'autre, Aristée en compagnie de Diane et d'Hercule. Aristée fut souvent représenté sur les monnaies de Céos. Dans les temps modernes, on doit à Pradier le bas-relief à' Aristée pleurant ses abeilles (musée de Genève), et à Bosio une statue en marbre à' Aristée pleine de naturel et de douceur.
Aristée, historien et poète grec de Proconnèse, île de la Propontide, vivait vers 565 av. J.-C. Il avait écrit un poème sur les Arimaspes ou Scythes hyperboréens, et Suidas parle aussi d'une théogonie en prose qu'il avait composée.
Aristée ou AristÉAS, général corinthien, fils d'Adimante, vivait vers le milieu du V siècle avant notre ère. Il fut chargé par la ville de Corinthe de soutenir Potidée dans sa révolte contre Athènes, au début de la guerre du Péloponèse. Battu par l'Athénien Caillas, il rallia les débris de son armée et s'arrêta quelque temps à Chalcidique, où il lit une guerre d'escarmouches contre les alliés des Athéniens. A l'époque de la seconde guerre du Péloponèse, il fit partie d'une ambassade lacédémonienne envoyée auprès du roi de Thrace Sitalcès, pour lui demander des secours ; mais des Athéniens, chargés d'une mission analogue auprès de ce prince, s'emparèrent d'Aristée et des Lacédémoniens, et les tirent conduire à Athènes, où ils furent enterrés vifs dans un puits.
Aristée, fonctionnaire que Ptoléraéo II Philadelphe, roi d'Egypte, chargea d'aller demander au grand prêtre Eléazar"des interprètes capables de traduire en grec les livres saints des Hébreux (vers 280 av. J.-C). Il ramena de Jérusalem soixante-douze docteurs juifs, qui donnèrent la traduction connue sous le nom de \ersion des Septante. On a sous son nom une Histoire de cette traduction, qui est généralement considérée comme apocryphe.
Aristée ou ArISTÉAS, statuaire grec de Chypre, qui paraît avoir vécu au il' siècle de notre ère. Il est connu par doux centaures de marbre trouvés à la villa d'Hadrien, en 1716, et qui sont aujourd'hui au musée du Capitole.
Aristgne de Mégalopolis, général grec, de la seconde moitié du il" siècle avant notre ère. Il fut stratèg" des Acliéens vers 198 av. J.-C, et fut polis après le départ de Philopœmen pour la Crète. Bien qu'il fut l'ami du héros achéen, Aristène était partisan de l'alliance romaine, que repoussait Philopœmen. On raconte que ce dernier lui demanda à ce sujet » pour quelle raison il était si pressé de voir la fin de la Grèce . .
AriSTÉNÈTE, sophiste et romancier grec du iv" siècle de notre ère, né à Nicée, mort en 358, lors du tremblement de terre de Nicomédie. Aristénète fut ami de Libanios. On lui attribue ordinairement deux livres de Lettres erotiques ou amoureuses, dont l'authenticité est douteuse : ouvrage d'un style déclamatoire, assez précieux pourtant, à cause des détails qu'il renferme sur les mœurs antiques.
— BiBLioGR. : édit.pn'n ceps par Sambucus (Anvers, 1566) ; édit. de Boissonade (Paris, 1822); trad. latine par Josias Mercier, en 1595; trad. française par Foucault (Poitiers, 1597), réimprimée de nos jours (Paris, 1876).
ARISTÉNIA (riss) n. f. Genre d'annélides „.„^„.„„. errantes, famille des amphinomidés-hippo- "»'=''0'"<'. noinos, dont les espèces peu nombreuses habitent nos mers.
ARISTÈRE [riss — du gr. aristéros, gauche, par antiphrase) n. m. .Nom que prenaient les novatiens, hérétiques du III' sK-cle.
ARISTÉROCARDIOTROPIE (du gr. aristéros, gauche ; kardia, cœur, oi trèpein, tourner) n. f. Déviation du cœur à gauche.
AristhanaS ou ArisTHÈNE. Biogr. V. Aresthanas.
Aristias, poète grec établi en Valachie, né vers 1798, mort en 1881. Appartenant à une famille grecque, il fut rnéié à tous les mouvements politiques qui avaient pour but l'alîranchissement de son pays. Comme poète, il a produit sur la scène divers chefs-d œuvre du théâtre italien et de la Comédie-Française. Mais il est surtout connu par sa traduction en vers roumains de l'Iliade, si fidèlement reproduite, que les mots composés de l'original ont été reconstruits par une méthode analogue dans l'œuvre du consciencieux traducteur (Bukarest, 1837-1867).
ARISTIDE (du lat. arista, barbe d'épi) n. f. Genre de graminées-stipacées, renfermant des plantes à feuilles iuvolutées et à épiUets pédicellés, croissant dans les régions tempérées et tropicales, où elles abondent.
Aristide, illustre Athénien, que son équité et ses vertus publiques ont fait surnommer le Juste. Il était fils do Lysimaque, et appartenait à l'une des plus nobles tamilles de la cité.
Il vivait à la fin du v siècle avant l'ère chrétienne.
— n. m. Homme juste, d'une intégrité à toute épreuve ; Un ahistide.
— Encycl. Lors de l'invasion de l'Attique par Darius, Aristide fut nommé polémarque ou général de sa tribu. Suivant une version, d'ailleurs peu certaine, Aristide, reconnaissant la supériorité de Miltiade, lui céda son tour de commandement, et décida ainsi ses collègues à l'imiter. Quoi qu'il en soit, il combattit vaillamment dans la journée do Marathon. Dans l'iniervalle de la première à la seconde guerre modique, Athènes, placée par l'éclat de sa victoire au premier rang des nations de la Grèce, fut, comme on le sait, agitée par le conflit de deux Aristide ambitions rivales, expression des (musée de Naples). partis dont la lutte occupe une si
grande place dans la vie de la Grèce. Aristide 'se trouva le rival perpétuel de Théraistocle.
Aristide nous apparaît, dans la poésie des anciens récits, comme un modèle de probité austère, de désintéressement et d'équité. Investi de quelques charges de finances, il s'en acquitta avec une rigide exactitude. Un grand nombre de traits, en les supposant tous authentiques, et en les appréciant d'ailleurs avec les idées du temps, montrent qu'il avait réalisé en lui l'idéal de la vertu telle (|ue la comprenaient une certaine classe et une certaine philosophie. Homme de la tradition, admirateur de la constitution lacédémonienne, adversaire de la démocratie, il devint à Athènes le chef des eupatrides, et cette circonstance ne nuisit point sans doute au prestige de son nom. Son rival, Thémistocle, esprit d'une bien autre portée, mais caractère moins honorable et moins pur, était le clief du parti populaire. Il résultait de cette rivalité des luttes continuelles, si ardentes et si vives, qu'Aristide s'écria un jour, en quittant l'assemblée du peuple, qu'il n'y aurait de tranquillité pour la répuMique que quand on les aurait jetés tous deux au fond du Barathre, gouffre où l'on précipitait les criminels. Le peuple, fatigué peut-être de la prépondérance du « Juste », qui exerçait dans la cité une véritable dictature d'opinion, éloigna Aristide par l'ostracisme, ou exil de dix ans, moins peut-être pour frapper un homme dont il estimait le caractère, que pour affaiblir le parti de l'aristocratie, en le privant de son chef. Ou rapporte que, le jour où fut rendue cette décision, Aristide, invité dans l'assemblée à écrire son propre nom sur la coquille de vote d'un citoyen de la campagne, qui ne savait pas écrire, et qui s'était adressé à lui sans le connaître, demanda à cet homme si Aristide l'avait personnellement ofi'ensé : « Non, mais je suis las de l'entendre toujours nommer le Juste, n
Quelques années plus tard, au milieu des terreurs de l'invasion de Xerxès (480 av. J.-C), un décret public le rappela de son exil. Il se réconcilia avec Thémistocle, combattit à Salamine, commanda les Athéniens à Platées, et eut la plus grande part à cette victoire mémorable. Nommé archonte en 478, il s'associa à un progrès important dans la constitution d'Athènes, et présenta lui-même le décret qui rendit les charges publiques, même celle d'archonte, accessibles à tous les citoyens. C'est aussi lui qui fit accepter aux Etats de la Grèce l'idée d'une ligue permanente contre la Perse. Il fut chargé de régler les stipulations de l'alliance, la quantité d'hommes, de vaisseaux, et le chiffre des contributions annuelles que devaient fournir les confédérés : ainsi se forma le trésor hellénique, qui fut déposé dans l'île sacrée de Délos. Après la trahison de Pausanias, Aristide contribua, par son équité et sa modération, à faire donner par les alliés le commandement de toutes les forces helléniques aux Athéniens, et seconda Cimon dans ses victoires sur la côte d'Asie.
Après la guerre, Thémistocle ayant un jour annoncé dans l'assemblée qu'il avait conçu un projet avantageux pour la république, mais qui exigeait le secret, le peuple, tout d'une voix, nomma Aristide pour en prendre connaissance. Celui-ci dit qu'en effet rien n'était plus avantageux, mais que rien n'était en même temps plus injuste. Et le projet fut rejeté sur cette simple affirmation. Il s'agissait, dit-on, de mettre secrètement le feu à la flotte des alliés réunie dans le port de Pagase, ce qui eût fait d'Athènes la seule puissance maritime de la Grèce.
On ne connaît avec certitude ni l'époque ni les circonstances de la mort d'Aristide. Il était demeuré si pauvre, après avoir géré les finances de toute la Grèce, que la république fut obligée de faire les frais de ses funérailles, et de doter ses filles."
— BiBLioGR. : Vom Berg : d<w Leben des Aristides (Gœttingue, 18711.
Aristide, statuaire grec, élève de Polyclète de Sicyone. Il vivait vers la fin du v" siècle avant notre ère et
il devint, suivant Pline, célèbre dans l'art de décorer des chariots à deux et quatre chevaux. Sillig pense qu'il y a lieu de confondre ce peintre avec un mécanicien du même nom, qui aurait modifié la forme des machines employées au stade d'Olympie.
Aristide, peintre grec, né à Thèbes, florissait du temps d'Apelle. Ce fut, selon Pline, le premier peintre qui s'appliqua à donner de l'expression aux personnages. Son chef-d'œuvre représentait un Enfant qui se traîne vers sa mère blessée et mourante, au milieu d'une ville saccagée. Alexandre acheta ce tableau, et le fit transporter à Pella, sa ville natale. Aristide, vers la fin de sa vie, peignit de préférence des courtisanes, ce qui lui valut d'être rangé parmi les peintres pornographes, et sa réputation en subit une grave atteinte. On cite encore parmi ses ouvrages : une Bataille contre tes Perses, composition do cent figures ; des Quadriges courant ; un Suppliant ; un Malade ; un Vieillard apprenant à un enfant à jouer de la Itjre ; etc.
Aristide, né à Athènes, auteur de la plus ancienne Apoloi/ie de la religion chrétienne. L'empereur Adrien se trouvant à Athènes en 125, il lui présenta son Apologie pour les chrétiens, qui contribua à faire rendre l'édit prescrivant de ne faire mourir personne qu'après une accusation et une conviction juridique de son crime. Le sort des chrétiens en fut notablement adouci. Ce document intéressant, que l'on croyait perdu, a été découvert en 1878. V. Apologie pour les chrétiens.
Aristide de" Milet, écrivain grec, qui vivait, à ce qu'on croit, dans le li" siècle av. J.-C. Il était surtout connu par ses Milésiaques, contes que Sisenna traduisit en latin, lorsque les Romains les eurent connus pendant les expéditions de Paul-Emile et de LucuUus en Orient.
Aristide (xElius), rhéteur grec, né en Bithynie l'an 129 de J.-C, mort vers 189. Après de longs voyages, il se fixa à Smyrne, où il remplit les fonctions de prêtre d'Esculape. Cette ville ayant été détruite par un tremblement de terre, l'an 178, il s'adressa à Marc-Aurèle, et en obtint le rétablissement. Les habitants lui témoignèrent leur reconnaissance par une statue de bronze. On a de lui cinquante-cinq déclamations intéressantes pour l'histoire du temps. On y trouve la description des phénomènes connus aujourd'hui sous le nom de • magnétisme animal ».
Aristide (Quintilien), musicien grec du il" siècle de notre ère. 11 reste de lui un Traité de musique, le plus important des ouvrages de cette nature que nous ait laissés l'antiquité.
ARISTIFORME (du lat. arista, arête, et de forme) adj. Qui est en forme d'arête.
Aristion, fils d'un philosophe péripatéticien, qui vivait à Athènes au i" siècle avant l'ère chrétienne. Phil"sophe lui-même, et démagogue influent, il fut envoyé comme ambassadeur près de Mitbridate, et à son retour il décida les Athéniens à entrer dans l'alliance du roi du Pont. Aristion voulut résister à .Sylla, mais la ville fut prise (86 av. J.-C). Il fut tué ou emprisonné.
Aristippe de Cyrène, philosophe grec, néàCyrèno vers 390 av. J.-C, disciple de Socrate et fondateur de la SÈCte cyrénaique.
— a. m. Homme raffiné dans ses goûts, délicat dans ses jouissances : Un aristippe.
— Encycl. Aristippe fut fidèle à l'enseignement de Socrate, en ce qu'il méprisa la métaphysique et les sciences, et réduisit la vie à l'exercice et au développement de la personne morale. Mais il s'en écarta singulièrement dans ses mœurs et ses principes de morale. Considérer le plaisir comme la fin de toutes les actions humaines, rapporter tout à soi, se constituer centre et mesure de toutes choses, fuir les sensations violentes, et généralement tout ce qui peut causer de la souffrance, n'avoir enfin d autre but que de se procurer le plaisir et d'éviter la douleur : tel était le fond de sa doctrine, et il y conformait sa vie. Maître en l'art de flatter les tyrans, il passa une partie de sa vie en Sicile, à la cour des deux Denys. Diogène 1 appelait le chien royal. Il avait un esprit très brillant, et il se tirait de toutes les situations par des reparties. Il s'était jeté un jour aux pieds de Denys pour en obtenir une faveur ; quelqu'un lui ayant reproché cette bassesse ; « Est-ce ma faute, dit-il, si cet homme a les oreilles aux pieds ? 1)
Aristippe le Jeune, philosophe grec, petit-fils du
précédent, vivait vers 364 av. J.-C. Il fut formé par sa mère, la célèbre Arété, et continua l'école cyrénaique en distinguant entre le plaisir du repos, qui est négatif, et le plaisir de l'action, qui est le vrai bien.
Aristippe, tyran d'Argos, ombrageux et cruel. Il fut vaincu et tué par Aratos de Sicyone (iii* siècle av. J.-C).
Aristippe ou la Cour, par Guez de Balzac. Ce traité sur les mœurs de la cour et la manière de concilier le devoir avec la politique fut imprimé à Leyde en 16â8 (Elzévir). Il est dédié à la reine Christine. Cet ouvrage, où l'on trouve plus d'érudition que d'observation, est généralement regardé comme le chef-d'œuvre de Balzac.
ARISTO (riss) n. m. et adj. Syn. familier et ironique du mot aristocrate, dont il est l'abréviation.
ARISTOBULE, de Cassandrée, en Macédoine, vivait vers 320 av. J.-C. Il fut un des généraux d'Alexandre le Grand, et l'un de ses historiens. Son histoire, aujourd'hui presque entièrement perdue, a beaucoup servi à Arrien.
ARISTOBULE, juif hellénisant d'Alexandrie, philosophe péripatéticien, vivait, suivant les uns, vers 150 av. J.-C, et, suivant d'autres, au commencement de l'ère chrétienne. Il est regardé comme un des premiers juifs alexandrins qui inaugurèrent ce syncrétisme bizarre où se trouvaient amalcamés les doctrines hébraïques et les systèmes des philosophes grecs. D'après lui, les philosophes grecs s étaient inspirés, dans ce qu'ils avaient de bon, de Moïse et des prophètes.
ARISTOBULE I", grand prêtre des Juifs, prit le titre de »roi» l'an 107 av. J.-C, imposa la religion juive aux Ituréens, après les avoir vaincus, et déshonora son règne d'un an par le meurtre de son frère Antigène. — Aristo- BCLE II, fils d'Alexandre Jannée, chassa du trône son frère Hyrcan, et fut roi de Judée l'an 70 avant J.-C. Vaincu par Pompée, en 63, il fut conduit à Rome, s évada,
fut repris par Gabinius, mis on llbiM-ui par Cûsar (50), ot piirit ompoisonnL\
ArISTOCLÉS, siatuairo grec, né A CvJonio, on Crc'to, flurissHii à uiin l'inninn incorlaino av. J.-C. Il avait fait pour la vlllo d'l''Ais lui Hercule à cheval combattant contre une amazuuc pour (m ravir sa ceinture. On lappola « Aristoclùs do Sicyono n, parce qu'il travailla dans coito ville.
AristoclèS de Messène, pliilosopUo grec pôripattUicion du ii"" siècle do iiolro ùro. Il fut lo prôceptour do Soi.tiinc-Srvère.
ARISTOCRATE (risî) n. otadj. Membre d'uno aristocratie, d'uiio «lasso privildgiôo. ii Partisan do l'aristocratie, d'un guuvoruomont aristocrati{^uo.
— S'emploie quelquefois adjectivora., comme syn. do ARISTOCRATIQUE : Les penchants de Bonaparte étaient aris- TOCRATKS jusqu'à la petitesse. (M"" do Staol.)
— Nom donné, pendant la Révolution française aux nobles, ot à tous ceux qui passaient pour ennemis do la Républi<|uo. Depuis, lo peuple l'a encore souvent employé comme terme d'injure : Vous prononcez ce mot « akisto- CBATK " comme si vous disiez n goujat », et c'est tout le contraire. (E. Sue.)
— Kncycl. Hist. L'aristocratie s'est formée en France par suite d'un contrat tacite, dans lequel les uns donnaient four protection, les autres leur obéissance. Plus tard, la noblesse voulut continuer à être obéie, et ne plus rien donner on échange (il en fui ainsi au xviii" siùcU?) ; et, lorsque les idées des philosophes curent produit leur ellet, au lieu de faire les sacrilices et les concessions indispensables, elle cria à l'oppression, et tenta de résister. Ce l'ut sans succès; le mouvement de la Révolution ne s'en produisit pas moins, ot c'est alors qu'on jeta aux privilégiés comme une iEijure ce titre de aristoci'ates, dont ils s'étaient parés jiisqu alors, de la même manière que les plébéiens allVancbis sc^ parèrent du surnom méprisant de sans-culottes, dont leurs ennemis avaient entendu les flétrir.
Plus tard, cette qualification de aristocrates ne désigna plus seulement la classe des ex-privilégiés, mais encore tous les contre-révolutionnaires ou présumés tels, tous les partisans de l'ancien régime, et parfois même de pauvres diables accusés de bavardages ou de propos incivitiucs. Celte extension s'opéra tout naturellement, par la force dos choses, au milieu des orages de la Révolution, et c'est ainsi que Mirabeau, Barnave, Bailly, La Fayette, Dumouriez, furent successivement qualifiés do « aristocrates », et avec eux tous ceux qui voulaient, pour un motif ou pour un autre, enrayer le mouvement terrible qu'eux-mêmes avaient contnb'ué à déchaîner.
— Anton. Démagogue, démocrate, républicain. Aristocrate, Athénien, fils de Scellias. Il vivait vers
le V* siècle av. J.-C. De concert avec Théramène, il renversa le gouvernement des Quatre-Cents, dont il faisait lui-même partie. Il fut, en compagnie de cinq généraux athéniens, mis à mort pour avoir négligé do faire ensevelir les mûris après la bataille des Arginuses.
Aristocrate I", roi d'Arcadie vers 720 av. J.-C. fU fui laimli- par ses sujets après un attentat contre une prétresse do Diane.)— Aristocrate II, roi d'Arcadie, neveu du l'récedent. ( ['emlaiit la ^iouxième guerre do Mosséuic, il se laissa curronipre a prix d'argent par les Spartiates, et traliit les Messeniens, ses alliés. Les Arcadiens, indignés, lo lapidèrent, ot abolirent la royauté [vers 667 av. J.-C. J).
aristocratie (r/s5, si — du gr. aristos. excellent, et kralos, i»ouvoir) n. f. Gouvernement politique où le pouvoir souverain est exercé par un certain nombre de personnes considérables : La république de Venise était une aristocratie.
— Par ext-. Classe des nobles, des privilégiés : Louis XI terrassa /'aristocratie, Richelieu la musela, Louis A7 V lui mU le collier de la domesticité. (Mich. Chev.)
— Par ext., Fraction de la société qui exerce ou tend à exercer une certaine influence sur les autres fractions par l'intelligence, le talent, le rang, et surtout par la fortune : Z.'aristocratik de la banque, de l'industrir, du commerce. La seule et véritable aristocratie est celle du talent, i Cormon.)
— Encvcl. Polit. Le mot aristocratie, pris dans son sens propre et étymologique, désigne le régime polititpieoù l'autorité est entre les mains des meilleurs. C'est le régime idt'al que rêvait Platon dans sa Ih' publique. Mais qui sont les meilleurs? Y a-t-il des supériorités naturelles, créant une aristocratie naturelle? Comme Jean-Jacques Rousseau, Herbert Spencer admet que les sociétés primitives ont été gouvernées par des aristocraties. Les peuples sauvages, représentants hypothétiques des premières civilisations, offrent des exemples de société où le pouvoir est dévolu soit à la force brutale des guerriers, soit à une vieillesse dont l'âge n'a point encore épuisé les forces physiques, et à (|ui l'usage d'une vie déjà longue assure une expérience et une sagesse de pensée dont les plus jeunes sont dépourvus. Mais la supériorité momentanée ou individuelle que crée l'illégalité incontestable des qualités naturelles ne suffit pas à l'établissement d'un régime politique distinct ; (juel est le gouvernement, monarcTiique ou démocratique, aans lequelle génie, le talent, moins encore la fortune, ne puisse procurer à qui les possède, aussi bien que dans une aristocratie, une préponclérance de fait dans la direction des aiVaires? Si la loi de l'hérédité était d'une application absolue et universelle, la transmission de la suprématie politifiue se légitimerait par celle de la supériorité intellectuelle et morale; mais l'hérédité n'est qu'un des multiples facteurs qui contribuent à la formation de la personnalité individuelle. Et pourtant, par une évolution dont on a prétendu formuler les lois, l'aristocratie naturelle et mobile du début s'est transformée en une aristocratie de naissance et héréditaire ; et peu à peu les différences de nourriture, d'habillement, d'habitudes, d'éducation, ont créé au profit de la classe dirigeante une distinction, vis-àvis de la classe dirigée.
L'établissement dune aristocratie a parfois pour cause directe une conquête : c'est le cas pour Sparte ot pour les pays où les Donens se sont établis. Le plus souvent, d'ailleurs, l'aristocratie a un rôle militaire important. En Grèce, dans plusieurs des aristocraties qui se sont constituées après la chute des rois, les membres de ces corps politiques portent le nom de chevaljprs (hippeis), comme à Rome la première classe des patriciens; comme, dans notre moyen âge occidental, la chevalerie a constitué le fond do l'aristocratie féodale. La religion a eu aussi un rôle dans la formation de l'aristocratie ; sans rappeler la part considérable que lui attribue Fustel de Coulanges
dans la constitution do la société politique gréco-romaine, il suffit do uommor ici l'ariatocratio sacordotaJo du Thibet.
L'aristocratie tond à demeurer un corps fermé : à mesure (lu'elle s'ouvre davantage aux éléments étrangers, elle perd (le sa cohésion, et finit par se désagréger, par devenir une simple noblesse dont les droits politiques vont s'amoindrissant avec le prestige. C'est ce qui est arrivé au patriciat, puis à la noblesse de Rome; c'est ce qui a contribué à ruiner l'aristocratie en France. En fait, les aristocraties sont rarement demeurées complètement formées.
Parmi les causes qui amènent la décadence dos aristocraties, les causes économiques, ot notamment lo déplacement do la richesse, ne sont pas celles qui jouent le moindre rôle. Los détenteurs do la fortune, banquiers, commerçants, etc., tendent naturellement de plus en plus à se rapprocher do l'aristocratie, pour essayer de jouir de ses privilèges; et mémo, dans les aristocraties très fermées, comme Venise, les nobles no dédaignent pas, on s'alltanC aux citadins, de réparer los brèches faites à leur fortune.
Notre siècle a vu disparaître en Europe toutes les aristocraties : l'aristocratie anglaise, si puissante et qui paraissait si solide, a été minée par les bills de 1832, 18G7, 188"). L'aristocratie suédoise a également été dépouillée do ses droits politiques. En Autriche, en Hongrie, où la noblesse héréditaire siège encore de droit à la Chambre des seigneurs ou à la Tame des magnats, l'aristocratie participe jusqu'à un certain point au goiivcrnomont-,
— Anton. Démagogie, démagogisme, démocratie, républicanisme.
Aristocraties {lks), comédie on cinq actes, on vers, par Etienne Arago, représentée pour la première fois, sur lo Théâtre-Kran(;ais, le 29 oct. 1817. Verdier, qui représente l'aristocratie de l'argent, a une fille, Laurence, qui est courtisée par le comte de Torcy, noble de race, et le baron de Larrieul, titré par Napoléon I•^ Tous deux ne songent qu'à redorer leur blason. Verdier accordera la main de sa fille à Valentin, qui est noble par son travail et son intelligence, ot qui prouve seul sa sincérité, en venant en aide à Verdier dans une heure difficile. Le dialogue est vif, semé d'attaques contre les vices et les travers de l'époque. Les scènes d'amour manquent de couleur et d'intérêt. Le vers est remarcjuable par la clarté et la concision ; il exprime de hautes pensées et des senti-
ARISTOGRATIQUE {j'iss) adj. Qui appartient à l'aristocratie, fij parlant des institutions, des personnes, des familles, VU\ : (i--i'rrnirmf?tt ARISTOCRATIQUE.
— Par r\[ <!■ lu , siii lûut en parlant des choses, de ce qui tient a I n ; i i ii ; , do ce qui en a la distinction, les grands an' ^ '/i/iort de l'intelligence, la France tst un paij\ . - .' n,-,, ' ::n ut AEisTocRATiQnE. (Ronau.)
— Anton. Démagogique, démocratique, républicain. ARISTOCRATIQUEMENT(/'/,s.î) adv. D'une manière aristocratique : Etat gouverné ARisTOCRATiyuKMENT.
— Par ext. Avec noblesse, avec grandeur : Alfred de Vigny avait une physionomie aristocratiquement poétique. !i Avec fierté, avec hauteur : Commander aristocra-
TlQDEMliNT.
ARISTOGRATISER {riss) v. a. Rendre aristocratique : Aristoiratiseh un Etat. Il Faire d'une chose le privilège de l'aristocratie : La Iteslauration voulut créer le double vote, pour ARisTOCEATisi R tout à fait l'élection. {La.ma.Tt.)
— Par ext. Donner les goûts, le ton, les manières aristocratiques : L'argent ne suffit pas à aristocratiser un goujat. (H. Murger.)
S'cipistocratiser, v. pr. Prendre les manières du grand luon-ie.
ARISTOCRATISME {riss, tiss) n. m. Aristocratie érigée en système.
AristODËME, chef des Héraclides qui s'emparèrent de la Laconie. 11 régna à Sparte et mourut, dit la légende, frappé de la fuudre à Naupacte, pour avoir négligé de consulter l'urarle de Delphes. Ses fils Eurvsthène et Procles lurent la ii^e des deux maisons royales de Sparte.
ArISTODÈME, roi de Messénie, qui combattit vingt ans les tipartiates puur l'indépendance de sa patrie, et dont les exploits tiennent plus de la légende que de l'histoire. L'oracle ayant ordonné le sacrifice d'une vierge, il immola sa fille. Plus tard, désespéré de l'inutilité de sa résistance contre les La* edémoniens, il se tua sur le tombeau de sa lille ,:-i av. .l.-f.,,.
Aristodeme, surnommé Malacos (le mou), tyran de Cuuic», i|Ui, vaiiiLjueur des Etrusques, avait ^u s'emparer du pouvoir. Chef du parti démocratique, il fit peser sur tous la plus odieuse tyrannie. Mais les nobles, exilés, parvinrent à rentrer dans Cumes et firent périr Aristodeme et sa famille, vers l'an 490 av. J.-C. Il était contemporain de Tari[iii[i le Siipi-rlje, qui se réfugiaàsa cour et y mourut,
Aristodeme, sculpteur grec, vivait 300 ans environ av. J.-C. Pline cite, parmi ses ouvrages, des statues de lutteurs, de conducteurs de biges, de philosophes, de femmes célèbres, la statue du roi Séleucus, un Doryphore (guerrier armé d'une lance) d'une grande beauté.
Aristodeme, fameux acteur tragique, vivait à Athènes ilaiis la s. ronde moitié du iv* siècle av. J.-C. Attaché au [larti macédijuien. il persuada à ses concitoyens de faire la paix avec Philippe, auprès de qui il fut envoyé comme ambassadeur, et fit conclure la paix de 346. H plut ai le combla de présents. Mais Démosthène, .\risiodème un traître, le cribla de ses traits les plus acérés.
Aristodeme de Milet, lieutenant d'Antigone, qui vivait vers 315 av. J.-C. Envoyé par Antigone dans le Péloponèse, pour y faire alliance avec Polysperchon et son nls Alexandre, et lever une armée qui de'vait marcher contre Cassandro, il réussit pleinement dans sa mission. Mais Cassandre, ayant reçu des secours de Ptolémée, put faire face à l'orage.
Aristodeme, tyran de Mégalopolis, vivait vers 380 av. J.-C. Il gouverna Mégalopolis, sous le règne d'Antigone Gonatas. Son administration fut très sage et très Aouce. Les Lacédémoniens ayant envahi son territoire, il battit et tua leur roi Acrotatus, ot les contraignit à la retraite. 11 fut assassiné par quelques amis do Philopœmen.
AristogiTON, Athénien, qui conspira avec Harmodius la mort des tyrans Hippias ot Hipparque. Pendant lafôte
ARISTOCLÈS — ARISTON
des grandes panathénées (SU av. J.-C), los conjurés poignardèrent liipparquc, mais Hippias échappa à leurs coup». HarmodtUH fut massacre sur-le-champ; Ahstogiton, réservé pour le» tortures, nomma comme ses complices tous les amis du tyran, qui furent mi» à rnort. Les Athéniens, rendus plus tard à la liberté, élevèrent de» statues aux doux tyrannicides, ot célébrèrent leur mémoire par dos poésies.
AristOGITON, sculpteur grec, de l'école thébaino (v» siècle av. J.-C). Avec son compatriote Hypatodoros, il exécuta un groupe de bronze représentant deux chefs enrôlés par Polynice quand il marcha sur Thèbos. On a. trouvé à Delphes la statue d'un vainqueur des jeux, due aux deux sculpteurs.
AristogitON, fils do Cydima/)UO, orateur athénien du IV* siècle avant notre ère, surnommé le Cynique. II fut plusieurs fois condamné comme calomniateur Nous avons contre lui trois discours, dont deux sont do Démosthène ot un do Dinarquo. L'orateur Lycurguc soutint contre lui une accusation grave. Arlsiogiton finit par être condamné à boire la cigué.
ARI8TOL (du gr. aristos, excellent) n. m. Thymol hiiodé, corps solide, pulvérulent, jaune orange, employé comme antiseptique et comme stimulant des plaies atoniqucs.
~ Encycl. Les propriétés de Varistol sont analogues à celles de l'iodoforme, dont il n'a pas l'odeur désagréable ni la toxicité. S'applique en poudre ou incorporé aux huUes, aux corps gras, au collodion. Il s'altère à la lumière, et doit être conservé dans des flacons jaunes ou dans l'obscurité.
Aristolaos, peintre grec do Sicyonc, llls et élève de Pausias (iv siècle av. J.-C). Pline cîto de lui un Epaminondas, un PéricU-s, une Médée, la Vertu, T/iésée, un .Sacrifice de bœufs, etc.
aristoloche (gr. aristolochin ; de aristos. excellent, ot locheia. lochies) n. f. Genre de plantes, de la famille des aristolochiacées.
— ENCYCL.Les aristoloches sont des plantes vivaces, la plupart herbacées, à souche quelquefois tubéreuse. Citons Varisioloche clématite, vulgairement nommée poirier et sarrasine, qui se trouve dans les lieux incultes et pierreux, dans les bois, le long des haies ; l'aristoloche siphon, arbrisseau sarmenteux, originaire d'Amérique, qui sert à orner les murs.
ARISTOLO- Aristoloche ; a. clt-maUtt:; h. granJillo.-. CHIACEESn.f.pl. ^
Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre aristoloche. — Une aristolochiacée.
— Encycl. La famille des aristolochiacées renferme des herbes ou des arbrisseaux, à tige souvent grimpante, munie de feuilles alternes, pétiolées. Les fleurs sont généralement grandes, solitaires ou fasciculées à l'aisselle des feuilles. Elles sont dépourvues de corolle, et présentent un calice monosépale, coloré, pétaloïde, souvent irrégulier. Le fruit est une capsule sèche, quelquefois charnue, divisée ordinairement en six loges. Les diverses espèces sont disséminées dans les régions chaudes et tempérées des doux continents. La plupart possèdent des propriétés médicales assez énergiques.
ARISTOLOCHIÉES n. f. pi. Tribu de la famille des ari'stolochi'trret. à anthères soudées, comprenant les genres aristoloche, holosdjle, etc. — L'ne aristolochiéb.
ARISTOLOCHINE D. f. Matière amère extraite de Varistoloclua serpenturia et de Vai-htolochia clematitis. Les solutions d'aristolùchine précipitent par l'acétate de plomb.
ARISTOLOCHIQUE (du gr. aristos, excellent, ot locheia, lochies) adj. Chim. Se dit d'un acide qu'on obtient en distillant avec l'eau la racine de V aristolochia clematitis.
— Méd. Se dit de remèdes propres à faire couler les lochies. Il Qui est emménagogue.
Aristomaqce, une des filles de Priam et femme de Cntulaus. Elle était représentée dans \a.Lesché de Delphes.
Aristomaque, philosophe péripatéticien, né à Soles, en Cilicie, vivait peut-être dans le m' siècle av. J.-C. Disciple de Lycon, il se livra à l'histoire naturelle, à l'étude des moeurs des abeilles, et écrivit sur l'agriculture.
Aristomaque, tyran d'.\rgos, vivait au m* siècle avant notre ère. Lorsque le chef de la ligue Achéenne lit sa tentative pour délivrer Argos, .\ristomaque fit périr un grand nombre de citoyens qu'il soupçonnait d'être complices du mouvement. U finit, cependant, par être obligé de déposer son autorité, et devint, dans la suite, stratège des Achéens. Mais il les trahit, et fut mis à mort.
AriSTOMÈNB, héros messénien. souleva ses concitoyens contre la domination des Spartiates ot commença la de'uxième guerre de Messénie (683 av. J.-C.\ Salué • roi • après quelques succès brillants, U n'accepte que le titre de chef militaire, rattache à la cause de sa patrie d'anciens alliés, les Arcadiens, épouvante les Spartiates par les entreprises les plus audacieuses, et les rtiduit à l'humiliation de demander un général aux Athéniens, qui, par dérision, leur envoient Tvrtée. Trahi par Aristocrate XI, roi des Arcadiens. écrasé à la sanglante bataille de la Grande-Fosse, .-Vristomène se retranche sur le mont Ira et y prolonco. pendant onze ans encore, la résistance. Trahi de nouveau î)ar .aristocrate, accablé par le nombre, il fut contraint à la lin de chercher un refuge en Arcadio (6iis av. J.-C), et alla mourir à Rhodes. V. ckadas.
Ariston, roi de Sparte, succéda vers 560 av. J.-C. à son père Agésiclès, et régna, dit-on, cinquante ans avec équité et modération. Sotis son règne, les Lacédcmonieos
ARISTON — ARISTOXÊNE
l'emportèrent eufin sur les Té^éates, après une guerre do soixante-quatorze ans. Ce prince est surtout connu par ses reparties piquantes.
AbiSTON de Cyrèiie, chef du parti démocratique à Cvrène, qui fit emprisonner tous les cliefs du parti aristocratique (V siècle av. J.-C). Les Messéniens se déclarèrent pour les vaincus. Apres une bataille sanglante, il lut convenu guo les deux partis gouverneraient à tour de rôle, et la paix fut rétablie.
AristON de Mégalopolis, homme d'Etat grec, qui vivait au v siècle avant notre ère. II engagea les Acliéens à prendre parti pour les Romains contre Persée (170 av. J.-C), fut chargé par eux de plusieurs ambassades et fut envoyé, notamment, vers Antiochus III, qu'il décida à faire'la paix avec Ptolémée.
ARISTON, célèbre pilote des Syracusains, qui vivait 420 ans environ av. J.-C. Il eut l'idée ingénieuse de modifier la tactique et l'armement des galères syracusainos, et contribua amsi à la victoire navale cjue remportèrent les habitants de Syracuse sur les Athéniens, qui jusqu'alors étaient considérés comme invincibles sur mer.
ArisTON de Céos, philosophe péripatéticien, vivait au ni* siècle av. J.-C. Il était disciple de Lyçon, et écrivit une histoire sur les diverses écoles philosophiques; il est également l'auteur d'un traité de la sagesse.
AriSTON de Chio, philosophe grec, surnommé la Sirène, à cause de son éloquence persuasive, florissait vers 270 av. J.-C. Il fut disciple de Zenon, et enseigna une doctrine dont la base était l'indifférence pour ce qui n'est ni vice ni vertu.
AristoNIC, fils naturel d'Eumène II, roi de Pergame. Irrité de ce qu'Attale III avait légué le royaume de Pergame aux Romains, il résolut de s'en emparer, battit le consul Crassus, mais fut vaincu et fait prisonnier par le consul Perpeima, qui le conduisit à Rome. Le sénat le fit étrangler dans .sa prison (129 av. J.-C).
Aristonoîis (les Aventures d'), conte dans le genre antique, par Fénelon, et où se rencontre ce charme attendrissant qui fut donné à quelques hommes, comme Virgile, Racine, Fénelon. Aristonoùs a été vendu comme esclave au riche Alcine, qui l'instruit, lui fait enseigner la médecine et l'affranchit. Aristonoùs s'enrichit en donnant ses soins à un tyran. Cependant, il apprend que son ancien maître est mort dans la misère. Il rachète sa maison et en fait don à un petit-fils d'Alcine Sophronyme, qu'il a retrouvé dans l'ilc do Délos.
Aristophane (riss), le plus célèbre dos poètes comiques grecs, né probabloment à Athènes vers 450 av. J.-C, mort vers. 386. Il débuta ioune au théâtre, se fit connaître par deux pièces aujourd'hui perdues : les Dxtaliens {A21)t et les Babyloniens (426). Il écrivit cinquante-quatre comédies, dont la plupart ne nous sont connues que par des fragments. Onze nous sont parvenues : les Acharniens (423) et la Paix (42lj, où l'auteur intervenait franchement dans la politique et combattait le parti de la guerre ; les Chevaliers (424), où il attaquait ouvertement Cléon, le tout -puissant démagogue ; les Nuées (423), où il raillait les sophistes en la personne deSocrate; lesGuêpes (421), où il tournait en ridicule l'organisation des tribunaux athéniens et les manies des juges; les Oiseaux (414), où il s'en prenait aux utopies politiques et sociales, comme plus tard dans Lysistrata (411), et aans l'Assemblée des femmes (392); les Thesmophories (411), et les Grenouilles (405), satires littéraires dirigées contre Euripide. Cependant, la hardiesse des poètes comiques, le retour au pouvoir du paru aristocratique et les malheurs d'Athènes, avaient amené une réaction contre la liberté du théâtre. Cette réaction s'était dessinée déjà vers 412 et sous les Trente : elle aboutit i^nsiopuany.
vers 388, semb!e-t-il, à une loi qui interdisait formeHement les attaques contre les personnes. C'était l'arrêt de mort do la comédie ancienne. Aristophane tenta des voies nouvelles : par le Cocalos (perdu) et la seconde édition du Pliitns (388), il inaugura la satire de mœurs, d'où devait sortir la comédie nouvelle des Athéniens.
Sauf \e Plutus et les pièces contre Euripide, les comédies d'Aristophane sont dos satires sociales ou des pamphlets politiques. Attaché au parti aristocratique, le poète se servit largement des libertés que lui laissait l'état populaire pour attaquer les institutions et les chefs de la démocratie. Entre ses mains, la comédie devint une puissance qu'on a comparée justement à la presse politique des modernes. Considérée au point de vue de l'art, l'œuvre d'Aristophane est une des merveilles du génie grec. Il y a une verve incroyable et une étonnante fantaisie dans ces dialogues satiriques, mêlés de chœurs lyriques, où les connaisseurs ont toujours admiré la parfaite concordance du fond et de la forme, do l'idée, de l'expression et du rythme. Les pièces d'Aristophane sont très précieuses pour la connaissance de l'histoire du temps, des institutions et des mœurs athéniennes à la fin du V siècle.
— BiBLioGR. : Principales éditions des œuvres complètes ; Brunck (1783) ; Bergk (1872) ; Meineke (18G0) ; Dindorf(18$9); BlaydesU880); Velsen (Teubner); traductions françaises par Artaud (1830), Poyard (1860) ; Descbanel, Etudes sur Aristophane (Paris, 1867); Mùller-Strubing, Ai-islophaJies und die fftstoi'ische Krttik (Leipzig, 1873) ; Couat, Aristophane et l'Ancienne Comédie attique (Paris, 1889); Denis, la Comédie grecque (Paris, 1886).
Aristophane {riss) de Byzance, célèbre grammairien grec, né à Byzance, florissait au m" siècle av. J.-C. Il dirigea la bibliothèque d'Alexandrie sous Ptolémce Evergète, et fut le maître du célèbre critique Aristarque. Il travailla à la critique du texte d'Homère et d'un grand nombre de poètes. On lui attribue l'invention de l'accentuation et de la ponctuation grecques. Ses ouvrages sont perdus, à l'exception de quelques courts fragments.
ARISTOPHANESQUE {riss, nèss) adj. Satirique, mordant, dans le style d'Aristophane.
ArUtote.
ARISTOPHANIE (ris-s) n. f. Pièce dans le genre de celles d'Aristophane.
ARISTOPHANIEN {riss, ni-in) adj. m. Nom donné à tine sorte de vers anapestique de sept pieds et demi, qu'Aristoiihane a souvent employé dans ses comédies.
ARISTOPHANIQUE {riss) adj . Syn. de aristophanesque.
AristopHON, orateur athénien, vivait dans le iV siècle av. J.-C. Ce fut lui qui accusa Iphicrate et Timothée de trahison, et qui proposa la loi conférant le droit de cité à tout Athénien descendant de parents libres. Démosthène, contre qui il avait soutenu la loi Leptine, en parle comme d'un grand orateur. Tous ses discours sont perdus.
— BiBLiOGR. : P. Girard, .4 mïop/ion d'Azénia [Annuaire Assoc. iHudes gr., 1883).
Aristote (ms), philosophe grec, no à Stagiro (Macédoine) l'an 384 av. J.-C, mort à Chalcis, en Eubce, en 322. Après la mort de Nicomaque, son père, médecin distingué et ami d'Amyntas II, Aristote vint se fixer â Athènes; il entra dans l'école do Platon, qu'il suivit durant vingt années, pour ne s'en séparer que lorsqu'il crut Platon dans l'erreur. On connaît le mot fameux, si souvent répété : Arnicas Socrates, amicus Plato, magis arnica veritas ; d'ailleurs, Aristote n'a jamais parlé de Platon qu'avec respect, même avec vénération, et rien ne paraît plus faux que de prononcer le mot d'ingratitude. Après la mort de Platon (348), Aristote s'éloignaTd'Athènes, où les partisans de la Macédoine étaient mal vus, et se rendit à Atarné, en Mysio, auprès d'Hermias, son ami, dont il épousa la sœur* ou la nièce, Pythias. La fin tragique d'Hermias, livré aux Perses et mis à mort, obligea Aristote à se réfugier dans l'île de Lesbos.
C'est à cette occasion qu'il composa, en l'honneur de son ami, sa belle Ode à la VeiHu, qu'il chantait, dit Athénée, tous les jours dans ses repas.
Il était encore dans cette île lorsqu'il fut appelé par Philippe de Macécioine pour faire l'éducation du jeune Alexandre, à l'instruction duquel il consacraenviron douze années. En 335, peu de temps après l'avènement de son élève, il revint se fixer à Athènes, et v fonda cette célèbre école du Lycée, nommée aussi péripatéticienne (du gr. péripatos , promenade), parce que le maître donnait
ses leçons en se promenant avec ses élèves. C'est pendant ce séjour à Athènes qu'Aristote composa ou acheva une grande partie de ses ouvrages. Alexandre chargea des niilliers d'hommes de recueillir, dans les contrées qu'il avait conquises, des plantes, des animaux, toutes les productions de l'Orient, pour servir aux études do son maître, à qui il fit remettre en outre des sommes considérables (qu'Athénée porte à huit cents talents, près do quatre millions de francs) pour former une bibliothèque et faciliter ses recherches. Ces relations furent troublées par la fin tragique de Callisthène, dont Aristote fut doublement aflligé, comme oncle de la victime et comme précepteur du meurtrier. Lorsque mourut Alexandre (323), Aristote dut encore quitter Athènes, dont le séjour redevenait dangereux pour les Macédoniens. On produisit contre lui une accusation d'impiété, fondée sur les honneurs qu'il avait rendus à la mémoire d'Hermias. Redoutant le sort de Socrate, il se retira dans l'île d'Eubée, à Chalcis, afin, dit-il, « d'épargner aux Athéniens un second attentat contre la philosophie ». L'Aréopage le condamna à mort. Il mourut d'ailleurs au mois d'août de la même année (322 av. J.-C).
Diogène Laërce a écrit la vie d'Aristolc, et recueilli quelques-unes de ses maximes : Les sciences ont des 7^acines amères, mais le^ fruits en sont doux... Il y a la même différence entre un savant et un ignorant, qu'entre un vivant et un cadavre... L'amitié est une âme dans deux corps... Il n'y a rien gui vieillisse si tôt qu'un bienfait... L'espérance est le songe a'un homyne éveillé... Les lettres serveiit d'ornement dans la prospérité, et de consolation dans le malheur... La vertu est au railieu des extrêjnes. Nous lui devons aussi un important extrait du testament d'Aristote, qui jette un peu de jour sur les relations et les vertus domestiques au philosophe.
Aristote est une des intelligences les plus vastes qui aient jamais existé. Ses ouvrages posèrent pendant des siècles les limites du savoir humain. Il paraît, en eflet, n'avoir rien ignoré do ce que les anciens avaient pu connaître, et il nous a transmis toute la science positive de son époque, due, soit â ses devanciers et à ses contemporains, soit à ses propres travaux : et ces travaux sont considérables, puisque, soit par ses observations personnelles, soit par la systématisation des découvertes antérieurement acquises, Aristote mérite d'être considéré comme le vrai créateur de l'anatomie et de la physiologie comparées, de la logique, de l'histoire de la pliilosophie, etc.
Et par tout cela s'explique le caractère de sa philosophie : disciple de Platon, il continue ce qu'Ed. Zeller appelle la 0 philosophie des concepts n ; mais, historien do la philosophie, il connaît les systèmes si différents qui se sont déjà succédé; et il prend parti d'après ses habitudes d observateur et de naturaliste. C'est ainsi que, sur la hiérarchie des êtres, Aristote est d'accord avec Platon ; mais iliutroduit dans cette théorie une singulière précision, et il en tire les règles du syllogisme et de" la définition. Le même esprit de méthode lui fait distinguer de la substance les diverses catégories, et le porte à instituer une classification des sciences. Mais, croyant, comme naturaliste, à la nécessité de l'expérience pour féconder l'entendement , et ayant, comme médecin et physiologiste, un vif sentiment de l'activité et du mouvement, qu'il reproche à Platon de n'avoir point expliqué, il trouve la réalité, non dans Vidée éternelle et immuable, résultat d'une abstraction, mais dans l'individu, objet d'une intuition sensible, et résultat d'un mouvement de la matière vers la forme, acte en un mot. Le péripatétisme est ainsi un intermédiaire entre l'idéalisme et le sensualisme : situation qui devait plaire à son fondateur, toujours épris d'équilibre, de mesure, et — qu'il s'agît de
6 — Of
politique ou de morale — de juste milieu. Mais il no faudrait pas exagérer le contraste qu'on veut souvent établir entre le » positif « Aristote et V n idéaliste » Platon ; il n'est guère de système métaphysique plus grand que le péripatétisme, qui nous montre toute la nature comme un immense effort de la matière brute pour s'élever jusqu'à l'Acte pur. c'est-à-dire à la pensée et à l'intelligence. Et dans le détail abondent les vues les plus élevées sur la nature do Dieu, le désintéressement ues sciences et leur dignité, l'amitié, la bienfaisance, etc. Le péripatétisme (dont on trouvera ailleurs l'histoire et l'exposé), bien que réalisant un progrès certain sur le platonisme, prête à des critiques graves ; mais il faut admirer la hauteur dame de son fondateur, aussi bien que son génie scientifique et que sa pénétration philosophique.
— Allus. litt. :
Quoi qu'en disr .Aristote et sa docte cabale, Le tabac est divin, il n'est rien qui l'égale. Allusion à deux vers do Thomas Corneille dans le Fesiin de Pierre, acte I•^ scène i", d'autant plus fréquente que le mot tabac prête à de faciles variantes : Le bifteck est divin... le rosbif est divin... le sommeil est divin; etc.
— BiBLiooR. Nous avons, sous le nom d'Aristote, comme témoignage de la science universpHe du Stagiriio. les ouvraijps suivants : sur la lut^que, Ins six traités
</' V .'■•■, ■ "■,. 1.1 .!/<,'.- ■■.. '.'. . .w. ,,,,.. la I,, n.Tn/ini) >irs atnmnifx; les ft'Ctfs vicrvtnllnix, les Problèmes (recueil do questions â résoudre, la plupart relatives à la physique), la Physiognomonie (ces trois derniers ouvrages paraissent peu authentiques) ; quant au traité sur les Plantes, il doit être, comme celui sur les Couleurs, de Nicolas de Damas; le .y/onde semble l'œuvre de quelque stoïcien ; — sur la philosophie première, quatorze livres, qui recurent le nom dc" Métaphysique » de la place que leur assigne le diascévasto à la suite de la physique; — sur la morale, les Ethiques à Nicomaque, les Grandes Ethiaues, les Ethiques à Eudème; — sur la politique, fort probablement le traité portant ce titre ; l'Economique, extraite par Théophrasto d'un ouvrage analogue d'Aristote; — enfin, \2i Rhétorique (trois livres, auxquels enjoint una Rhétorique à Alexandre, attribuée à Anaximène de Lampsaque) ; la Poétique, esquisse restée inachevée. ■ — Aristote a composé d'autres œuvres encore, dont il ne nous reste que les titres. Sa Constitution d'Athènes a été retrouvée, manuscrite, et publiée en 1891.
Barthélémy Saint-Hilaire a donné la seule traduction française qiu existe des Œuvres complètes d'Aristote. Les principales études critiques à consulter sont : Ravaisson, Essai sur la métaphysique d'Aristote ; Vacherot, Théorie des premiers principes, d'après Aristote; Edouard Zellor, Philosophie des Gi'ecs.
Aristote, nom de divers écrivains grecs, dont les plus connus sont : Aristote de Chalcis, auteur d'une histoiro de l'Eubéo; Aristote de Cyrène, auteur d'une poétique; Aristotk de Sicile, qui réfuta te panégyriaue d Isocrate ; Aristote d'Athènes, dont Diogène Laërce loue les harangues; et plusieurs pliilosophes ou grammairiens.
Aristote (le lai d'). fabliau attribué à Henri d'Andelys, trouvère du xm* siècle, et imité d'une nouvelle arabo intitulée : le Vizir sellé et bridé.
ARISTOTÈLE [riss — du gr. AristotêUs, Aristote) n. i. Bot. Syn. di- aristotkme, et de ecspiranthe.
ARISTOTÉLICIEN. ENNE {riss,si-in. èn' — duev.Aristotélés. AnshMr) ad), d'iifurnie à la philosophie d'Aristote. — Subsianiiv. Parti.san de la pliilosophie d'Aristote.
ARISTOTÉLIE (riss — du gr. Aristotélês, Aristote) n. f. tHim- 'l>- iiliaréi-s, à fleurs régulières et à feuilles oppus<( -, ft sini[.Ks, renfermant des arbustes du Chili, de la Tasnianie et de la Nouvelle-Zélande. Vai'istotelîa Macqui du Chili est un arbrisseau remanjuable par son astringenco et par ses fruits acidulés et rafraîchissants.
ARISTOTÉUES n. f. pi. Antiq. gr. Fêtes instituées par les habitants de Stagire en l'honneur d'Aristote.
ARISTOTÉLIQUE [riss — du gr. Aristotélês, Aristote) adj. Doctrine qui a rapport à Aristote ou à sa philosophie.
ARISTOTÉLISER (riss — du gr. Aristotélês, Aristote) V. n. Etre partisan d Aristote; soutenir, défendre sa doctrine. Il Raisonner d'après les principes d'Aristote, de son école.
ARISTOTÉLISME 'riss, liss — du gr.Anstotélês, Aristote) n. m. Philosopliie, doctrine d'Aristote : Dès le xi« sièclr, /"aristotélisme est fort accrédité chez les juifs, il Syn. do