‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 416 sur 828 · ARKHANGEL — ARLES · texte numérisé non relu

ARKHANGEL — ARLES

calion, pièce do Piron (1722), dans Ia<|uelIo Arlequin, échappé au déluge, repeuple lo monde à coups de pierre, selon le procédé mythologitiue ; — Arlequin poli par l'Amour, comédie en un acte do Marivaux (1720) : une fée aime Arlequin, qui lui préfère une bergère; celle-ci triomphe, grâce au puissant appui de l'enchanteur Mcrlio.

Arlequin, statue, par do Saint-Marcoaux (1880), œuvre d'une anatomio savante, ot conçue de telle sorte que tous les détails des formes apparaissent sous l'ctoffe collante du costume.

ARLEQUINADE 'ki) n. f. Nom général donné aux pièces de thrâtrr -m Arl*quin joue le principal rôle : Le Sage, Piron, Delislt; Afarirau:r, Hiccoboni, Pataprat, Fhrian, Plis, etc., ont composé de bonne» ABLKQurNAOES.

— Par dénigrem. Toute composition ridicule.

— Posture, geste, bouffonnerie d'arlequin : Let enfant» se plaisent à faire des ARLKguiNAbKS.

— Adjectivom. Pantomime arlequinade. Pantomime oii figurent Arlequin et les personnages du théâtre italien.

ARLEQUINE {kin') n. f. Femme dont le travestissement consiste eu un costume bigarre de la même manière que l'habit d'arlequin.

— Danse de caractère propre au personnage d'arlequin. Il Air sur lequel s'exécute cette danse.

ARLEQUINE Avn') n. f. Nom vulgaire donné à un mollusr|u<.' lUi ;.'iMin' cyprœaou porcelaine [cyprxa tigris).

ARLEQUINE, ÉE (Art — rad. arlequin) adj. Qui est orné de couleurs variées : liobe aklequinêe. (De Renneville.)

Arles (Arelate), villo de France (Bouches-<iu-Rhône;, ch.-l. d'arrond.. à 88 kilom. de Marseille, sur le Rhoné, où elle a un petit port i\\\\ communique avec la Méditerranée par le canal d'Arles à Bouc ; 2i.567 hab. iArlé}8ien».) Point de bifurcation sur le ch. de f. P.-L.-M. ; port en communication avec la mer par lo Rhône et le canal d'Arles à Bouc. Tribunal de commerce, bibliothèque, musée, collège, école de navigation; chapellerie, filatures de soie, construction de navires; commerce considérable de blé, vins, huiles, olives, fruits, saucissons renommés, sel, laines, etc. ; cabotage très actif. Arles est très intéressante par ses monuments et ses ruines antiques, par les mœurs de ses habitants, le costume de ses femmes, et par son idiome.

— L'arrond. d'Arles comprend 8 cant., 32 comm., 82.578 nab. — Le cant. Est compte 2 comm. et 16.807 hab. ; le cant. Ouest, 1 comm.

et 10.301 hab.

— Hist. L'époque de sa fondation est douteuse; toutefois, un monument gaulois, nommé aujourd'hui Trou aux fées, confirme l'opinion qu'une ville gauloise aurait précédé la cité romaine sur le même emplacement. L'existence d'Arles, comme Aruies d'ArU/s. colonie romaine, remonte à l'expédition de Marins dans les Gaules; après la conquête de Jules César, sa prospérité toujours croissante la fit surnommer Rome gauloise. Sous Honorius, elle fut le siège de la préfecture des Gaules, et, après les invasions des barbares, Euric, roi des Visigoths, en fit sa capitale. Saccagée par les Sarrasins au viii* siècle, elle fut comprise, au siècle suivant, dans le royaume de Bourgogne, qui devint, au X'' siècle, le royaume d'Arles. Après avoir été soumise pendant quelque temps au régime républicain, elle tomba, en 1251, au pouvoir du comte de Provence, Charles d'Anjou, et depuis ce moment elle suivit les destinées de la Provence. Elle fut vainement assiégée, en 1536. par l'armée de Charles-Quint. Son archevêché fut supprimé en 1790. La ville d'Arles, évangélisée, selon la tradition, par saint Trophime, disciple de saint Paul, et devenue le siège du primat des Gaules, fut dotée au moyen âge de plusieurs églises remarquables. L'ancienne cathédrale, dédiée primitivement à saint Etienne, martvr, et pUis tard (1152) à saint Trophime, est l'un des plus intéressants monuments religieux de la France, avec son magnifique portail et son cloître gothique. Plusieurs conciles furent tenus à Arles; les principaux sont : celui de 314, réuni par l'ordre de Constantin, et qui condamna les donatistes ; celui de 353, sous Constance, qui condamna Athanase, Photin de Sirmich et Marcel d'Ancyre, et fut favorable aux ariens ; celui de 443 ou 452, qui adopta cinquante-six canons sur la discipline; celui de 1234, qui organisa la persécution contre les Albigeois.

— Archéol. Des ruines imposantes attestent, d'autre part, la splendeur à laquelle la ville d'Arles était parvenue sous la domination romaine. Ce sont, en première ligne, celles de l'Amphithéâtre, désigné communément sous le nom (Te Arènes.

On ne sait pas au juste à nuelle époque fut construit ce bel édifice, maison sait que divers empereurs y donnèrent des jeux. Vers la fin du vni* siècle, loussouf Ben- Abd-el-Rhaman,vali arabe deNarbonne, s'empara d'Arles, transforma l'amphithéâtre en forteresse, et le flanqua de quatre énormes tours d'observation. Deux de ces tours sont encore debout.

Le théâtre antique, dont l'enceinte était formée de trois rangées d'arcades superposées, est loin d'être aussi bien conservé que los arènes; en fouillant sur son emplacement, on a trouvé, en 1621, la magnifique Vé7ius d'Arles, les fragments d'une statue d'Auguste, un bas-relief représentant le Supplice de Marsyas, deux Silènes, trois Danseuses, des autels votifs, etc.

Le musée, qui s'est enrichi des trouvailles que nous venons de citer, possède en outre des tombeaux païe provenant des .Alyscamps.

On remarque quelques vestiges d'aqueducs romains qui amenaient les eaux des montagnes de Saint-Remy, et un obélisque de granit érigé sur la place Roj'alc. Arles est la patrie de fempereur romain Constantin II et du lill^ râleur Amédée Pichot.

d'Arles.

; et chrétiens

ARLES — ARMAND-DUMARESQ

Arles (royaume d'), anc. royaume de la partie sud-est de la France, formé par Boson,' beau-frère de Charles le Chauve, en S79, de la Franche-Comté, du sud de la Bourgogne, du Dauphiné, de la Provence et du Vivarais. En 1033, après la mort de Rodolphe III, le royaume d'Arles devant revenir par héritage à Conrad II, empereur d'Allemagne, de nombreux prétendants se disputèrent cette proie, qui finit par se diviser et par former une foule de seigneuries laïques ou ecclésiastiques. V. Provence.

— BiBLiOGR. : Fournier, le Royaume d'Arles et de Vienne (Paris, 1891).

Arles à Bouc (canal »'), canal du sud-est de la France, d'im développement de 47 kilom., sur la rive gauche du Rhône : fait communiquer Arles avec le port de Bouc, sur la Méditerranée, et évite ainsi les passages dangereux i|ne présente le Rhône à son embouchure.

ArlÉSIEN, ENNE, celui, celle qui habite la ville d'Arles : Les Abi.ksiens sont francs. Les Arlésiknnes sont réputées pour leur beauté.

— Adjectiv. Qui est d'Arles, ou qui se rapporte à la ville d'Arles : Costume arlésibn.

— Encycl. Agric. Moutons arlcsiens. Variété do la race mérinos, élevée surtout dans l'île de la Camargue et sur lesplaines de la Crau. Dans ces dernières, l'herbe est rare, mais fine, sapide et très nutritive. Dans la Camargue, l'humidité du sol est abondante, les marécages sont nombreux ; mais le mistral amène des masses d'air froid et sec qui modèrent l'influence de l'humidité, en desséchant le sol. Les vents chauds d'Afrique tendent aux mêmes résultats. Les mérinos arlésiens n'ont pas de caractères bien établis : cornes en spirale allongée, taille moyenne, garrot épais, bon poitrail, oreilles petites, laine d'une finesse qui varie beaucoup, mais qui est quelquefois très grande; ces animaux forment de magnifiques troupeaux.

Arlésienne (l'), drame en trois actes et cinq tableaux, d'Alphonse Daudet, avec symphonies et chœurs, de Georges Bizot. (Vaudeville, l"oct. 1872.) Un jeune paysan de la Camargue, Frcdéri, est amoureux d'une belle'Arlésienne. Au moment de l'épouser, il apprend qu'elle est indigne de son amour. Des lettres produites par un amant de cette fille lui font perdre la raison. Après avoir durement repoussé la tendresse d'une charmante jeune fille à laquelle on veut le marier, ajtrès avoir refusé de s'unir à 1 Arlésienne quand sa mère au désespoir a fiui par lui donner son consentement, il va so précipiter du haut d'une tourelle, sous les yeux mêmes do la malheureuse femme.

L'œuvre est inégale, un pou pauvre d'invention, mais charmante en ses détails, avec un souffle de poésie. La partition, tout empreinte du sentiment agreste et de la couleur locale quelle devait comporter, comprenait une ouverture-prélude, des entr'actes , un intermezzo , un adagietto, une farandole, des mélodrames exquis, et plusieurs chœurs, tous chantés dans la coulisse. Petit chefd'œuvre de grâce et de fraîcheur, elle reste, avec la partition de Carmen, le plus beau titre de son auteur à la reconnaissance des artistes et du public. Plus tard, Bizet forma, avec les principaux morceaux de cette partition, et on en complétant l'instrumentation, une délicieuse suite d'orchestre, qui obtint partout un immense succès.

Arles-SUR-TEGH (lat. Arul$\ ch.-l. de cant. des Pyrénées-Orientales, arrond. et à 13 kilom. de Céret, sur le Tech : 2.Ti=i hab. Commerce de grains; fer forgé. Fabrication de manches de fouet et d'instruments de taillanderie ; préparation des cuirs. — Lo cant. a ÏO comm. et 7.179 hab.

Bien que l'origine d'Arles-sur-Tech soit fort ancienne, cette localité n'acquit une certaine importance qu'après la fondation de son abbaye de bénédictins (778). Les Espagnols l'ont prise doux fols, en 1707 et en 1793.

ArleuF, comm. de la Nièvre, arrond. et à 9 kilom. de Chàteau-Chinon ; 2.650 hab. Château de la TourncUe.

ArlEUX (lat. Allodium), ch.-I. de cant. (Nord), arr. et à 14 kilom. de Douai, sur un bras de la Sensée, affl. de l'Escaut; 1.723 hab. Patrie du jurisconsulte Merlin, dit de Douai. Château fort où Charles le Mauvais fut détenu pendant deux ans, et qui servit souvent de prison d'Etat. Pris par les Français, en 1645, et démantelé par le maréchal de Villars, en 1711.— Lecani. a 15 comm. et 13.906 hab.

Arlincourt (Charles -Victor Prévôt, vicomte d"), poète et romancier, né en 1789, au château do Mérantris, près de Versailles, mort à Paris en 1856. D'abord écuyer de Madame mère, sous l'Empire, puis auditeur au conseil d'Etat, il attira l'attention du maître par un poème allégorique et flatteur, une Matim-e de Charlemaqne. Lors du retour des Bourbons, il se rallia à la dynastie qu'avait servie sa famille, fut nommé maître des requêtes; mais, oublié ou dédaigné après les Cent-Jours, il se retira alors dans son château de Saïnt-Pacr, près Gisors (Eure), et se livra à son goût pour la littérature. En 1818, il publia son grand poème de la Caroléide, et, en quelques années, il donna successivement les romans : l'Etrangère, le Renégat, Ipsiboé, le Solitaire, œuvres médiocres. Après la révolution de Juillet, d'Arlincourt composa une série de romans soi-disant historiques, et qui n'étaient que des pamphlets pleins d'allusions contre le régime nouveau : les Rebelles sous Charles V, Bannissement et Retour de Charles VU, les Ecorcheurs ou l'Usurpation et la Peste, le Brasseur roi, le Double Règne, la Tache de sang, etc. D'une tragédie gu'il fit représenter au Théâtre-Français en 1827, le Siège de Paris, on a retenu ces vers restés célèbres et qui montrent à quelles monstrueuses amphibologies le conduisait souvent sa manie malheureuse des inversions : On m'appelle & régner...

Mon père, en ma prison, seul à manger m'apmrtc. J'habite la montagne, et j'aime à la vallée...

Arlington (Henri Bennet, comte d'), né en 161S, mort en 1685, mmistre d'Etat sous Charles I", émigra pendant le protectorat de Cromwell, et, sous Charles II, fit partie du ministère célèbre connu sous le nom do Cabal.

ArlON (lat. Orolaunum), ville de Belgique, ch.-I. d'un arrond. adm. et judic. de la prov. du Luxembourg, à la source de la Semoy ; 8.029 hab. Grand commerce de fer et de grains. Les Français possédèrent cette ville de I6«i à 1697. Le 19avr. 1793, et le 15 avr. 1794, victoires de Jourdan sur les Impériaux. — Pop. du cant. : 18.450 hab. ; do l'arrond.; 32.300 hab.

— BiBLiOGR. : Prat, Bis toire d'Arlon {Arlon, 1873). Arlotto MAlNARDO.curédeMacivoli, près de Fio-

sole (Toscane), né à Florence en 1396, mort on 1484. Connu comme un homme d'esprit et de repartie. Par ce moyen,

ce Rabelais italien, moins le génie, s'attira la faveur du roi d'Angleterre, Edouard V, d'Alphonse V, roi de Naples, de plusieurs autres souverains, et de Lorenzo et Julien de Médicis. 11 a laissé un recueil de ses plaisanteries, dont une traduction française a été publiée sous ce titre : Patron de l'honnête raillerie, contenant les brocards, bons mots, agréables toui's et plaisantes rencontres de Piovano (cuxé) Arlotto (Paris, 1650).

Arjlt (Ferdinand, chevalier d'), célèbre oculiste allemand, né à Obergraupen, près de Tœpiitz, en 1812, mort en 1887. Son ouvrage principal est le Traité des Maladies des yeux, à l'usage des médecins praticiens (Prague, 1851- 1855). A citer encore : les Soins de la vue dans la saJité et dans la maladie {Prague, 1846); les Lésions de l'œil et leur appréciation en médecine légale (Vienne, 1875).

Armada (l'invincible), nom donné â la grande escadre espagnole qu'envoya Philippe II contre l'Angleterre en 1588, et, par extension, à l'expédition elle-même. La suprématie navale de l'Espagne était demeurée incontestée, mais la marine anglaise commençait à prendre de l'accroissement, et ses pirates devenaient de plus en plus audacieux. Philippe II donna l'ordre à Alexandre Farnèse de préparer une expédition gigantesque, qui devait partir des côtes de Flandre. Mais des difficultés sans nombre retardèrent l'entreprise de plus d'un an. Farnèse, sur la cote flamande, attendait une occasion d'embarquer ses troupes et de tromper la surveillance de la grande escadre anglaise qui le bloquait dans ses ports. Philippe II résolut de faire partir une flotte d'Espagne pour débloquer Farnèse et rendre l'invasion possible. De son côté, Elisabeth armait toute sa nation. Au mois de mai 1588, la guerre fut déclarée, et la flotte espagnole sortait du Tage, sous lo commandement du duc de Médina Sidonia. On y comptait plus de cent vingt-sept navires de haut bord. La flotte anglaise chargée d'arrêter cette masse énorme no se composait que de trente-quatre navires, commandés par l'amiral Charles Howard. Une tempête dispersa la flotte espagnole, à la hauteur du cap Finistère. Elle se reforma et gagna l'Angleterre. Les deux escadres se rencontrèrent dans la Manche ; il y eut une action sans importance, et l'escadre espagnole continua sa route, attendant toujours Alexandre Farnèse, qui ne vint pas. Médina avait jeté l'ancre devant Calais, lo 27 iuillet. Cependant, les Anglais harcelaient sans cesse la flotte, et le temps, défavorable, désemparait les navires espagnols, encombrés de blessés et de malades. Il fallut se résigner à la retraite. Ce fut un désastre. Les navires d'Espagne, dispersés, rejoignirent leurs ports en désordre. La perte totale paraît avoir été do trente-cinq grands bâtiments et de trei2e mille hommes. La fortune avait trahi la grande Armada; une petite part du désastre revient aussi à la trop grande prudence d'Alexandre Farnèse.

— BiBLioGB. : Fernandez Dure, la Armada invencible (Madrid, 1884-1885); Froude, the Spanish Story of the Armada (Londres, 1892)

ARMADILLE {Il mil. — de l'esp. armadilla, dimin. de armada) n. f. Petite escadre que 1 Espagne envoyait dans ses colonies d'Amérique, pour les protéger et emp'êcher les bâtiments étrangers d'y commercer.

ARMADILLE (// mil.) n. f. OU AR- MADILLO n. m. Genre de crustacés isopodes, type de la .sous-famille des armadillinés, renfermant des cloportes terrestres qui s'enroulent en boules. L'espèce fa plus commune, armadillo officinarum, était employée, dans l'ancienne pharmacopée, pour faire le sirop de cloportes. ^ .,„ „ . ,

•^ Armaaille officinale,

ARMADILLINÉS n. m. pi. Sous- vue de dos et enroulée, famille de crustacés isopodes, famille

des oniscidés, renfermant les genres : annadille, lylus, spho?7^oniscus, etc. — C'n armadilliné.

Armagh (comté d'), un des trente-deux comtés du royaume d'Irlande (prov. d'Ulstcr); superf. : 1.328 kilom. oarr. ; 170.000 hab. Ce comté forme huit baronnics ; vingt paroisses, et envoie trois membres au Parlement. Filatures.

Armagh, ville d'Irlande, ch.-l. du comté de ce nom, sur le Callan, affluent de la rivière Blackwater; 10.200 hab. Saint Patrick fonda dans cette ville, une des plus importantes de l'Irlande au moyen âge, un collège réputé. Armagh, siège archiépiscopal du primat anglican d'Irlande, est la patrie de saint Malachio. Marchés pour les grains, tes toiles et les fils.

ARMAGNAC {fjn mil.) n. m. Eau-do-vie estimée que l'on fabrique dans les dépai'temeuts qui formaient 1 ancien pays d'Armagnac.

Armagnac, anc. pays de France, compris dans lo duché de Gascogne, eut successivement pour ch.-l. Auch, puis Lectoure. Le dép. du Gers comprend tout i'Armagnac propre, qui fut érigé en comté au x" siècle, et se grossit du Fezensac, du Fezensaguet, du Pardiac, du pays de Gaure. de la Lomagne, etc. C'est au xv siècle, avec le comte Bernard VII, que l'Armagnac atteignit son plus grand développement; mais il perdit bientôt son indépendance. Louis XI le confisL(ua deux fois : d'abord au comte Jean V, ensuite à Charles I«^ Charles VIII le rendit en partie à ce dernier, dont l'héritier et petit-neveu, Charles, duc d'Alençon, épousa Marguerite, sœur de François I". Le duc d'Alençon étant mort sans enfants, sa veuve se maria, en 1525, avec Henri d'Albret, roi de Navarre, et apporta en dot le comté, qui fut réuni à la couronne de France sous Henri IV, en 1607.

En 1645, Louis XIV érigea un nouveau comté d'Armagnac en faveur de

Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, " "*

dont la famille l'a possédé jusqu'à la Révolution. (On appelle les hab. de l'Armagnac Armagnacs ou Armagna- (jais.)

Armagnac, ancienne famille souveraine de la seigneurie do ce nom, dont les principaux membres sont : Jean I" (1319), qui seconda le comte d'Eu, connétable do France, dans la guerre contre les Anglais, fut nommé lieutenant du roi Jean en Languedoc, et refusa de passer sous la domina-

tion des Anglais après le traité de Brétigny. (Cependant, il s'allia plus tard avec Edouard, prince de Galles, et le suivit dans son expédition d'Espagne); — Bernard VII, petit-fils du précédent, et qui lui succéda en 1391. [C'était un vaillant capitaine, mais un homme ambitieux et violent. Il porta dabord le titre de « comte de Charolais » . En 1410, il maria sa fille au jeune duc Charles d'Orléans, et devint dès lors (ligue de Gien, 15 avr. 1410) l'àme de la faction d'Orléans contre la maison de Bourgogne. Il donna son nom à l'un des deux partis. (V. Armagnacs.) Dans la guerre civile, il se signala par ses excès et sa cruauté. Après Azincourt, le roi lui donna l'épée de connétable, et bientôt il concentra entre ses mains tous les pouvoirs, ht peser sur Paris et sur les provinces une tyrannie insupportable, écrasa le peuple d'impôts, et, sous le prétexte d'intelligences avec la faction de Bourgogne, exila ou livra au supplice un grand nombre de personnes. Le 30 mai 1418, les Bourguignons rentrèrent triomphants dans Paris, dont Perrinet Leclerc leur avait ouvert une des portes. Le peuple et les bourgeois prirent les armes en leur faveur, et Armagnac fut massacre]; ~ Jean IV (1395-14501, fils du précéd"ent, auquel il succéda eu 1418, et qui flt alliance avec les Anglais après le traité de Troyes, mais rentra ensuite au service de Cliarles VII. [A propos de la possession du comté de Comminges, Jean IV se révolta (1443), envahit les terres du roi, guerroya pendant quelque temps, mais fut vaincu et fait prisonnier par le dauphin (1444). Peu de temps après, Charles VII lui rendit la liberté et ses domaines, à l'exception du Rouergue, qu'il donna au dauphin]; — Jean V, fils du précédent, -auquel il succéda en 1450, et qui mourut en 1473. [A son avènement, il scandalisa toute la chrétienté par son amour incestueux pour sa sœur Isabelle, dont il eut trois enfants. Il était accusé en outre d'entretenir des intelligences avec les Anglais. Charles VII dirigea contre lui une expédition militaire, pendant que le Parlement de Paris le condamnait au bannissement et à la confiscation de ses biens (arrêt de 1460). A son avènement, Louis XI, dont il avait secondé les complots, lui accorda une amnistie pleine et entière. Il ne se jeta pas moins dans la ligue du Bien public, et dans d'autres conspirations. Mais, n'ayant pu résister aux troupes royales, il s'enfuit de nouveau en Aragon, et fut, cette fois, condamné à mort par le Parlement (1470). Rétabli avec le secours du duc de Guyenne, il guerrova contre les troupes royales, fut obligé de s'enfermer dans Lectoure, où il fut tué (1473)]; — Charles I", vicomte de Fezensac, frère du précédent, qui fut arrêté après la mort de son frère, et resta quatorze ans prisonnier à la Bastille. [Charles VIII lui rendit (1483) l'Armagnac et Rodez, qui, après sa mort, furent de nouveau réunis à la couronne (1497)J; — Charles II, duc d'Alençon, petit-fils de Marie d'Armagnac, sœur de Charles I", que celui-ci avait institué son héritier, et qui reçut de nouveau le comté des mains de François 1", lequel lui fit épouser sa sœur Marguerite. (Il mourut sans enfants, en 1525. Sa veuve épousa Henri d'Albret, roi de Navarre.)

Armagnac (Jacques et Louis d'). V. Nemodrs.

Armagnac (Georges d'), prélat français, né vers 1501, mort en 1585. Protégé par le duc et la duchesse d'Alençon (sœur de François I"), il fut nommé évoque de Rodez et aaministrateur des diocèses de Lectoure et de Vabres. Après être allé en ambassade à Venise et à Rome, il devint archevêque de Toulouse, cardinal et colégat du cardinal de Bourbon à Avignon, en 1576. Il protégea les écrivains et les savants.

Armagnacs, l'une des deux grandes factions dont les luttes ensanglantèrent la France, sous le règne de Charles VI. Elle était opposée à celle des Bourguignons. C'était le parti do la maison d'Orléans. Son nom lui vint do Bernard VII, comte d'Annagnac (v. plus haut), qui, en 1410, maria sa fille au jeune duc Charles d'Orléans, et devint lui-même le véritable chef du parti.

— His-toire. Sous les noms àe Armagnacs et àe Bourguignons, c'étaient en réalité la faction aristocratique et la faction populaire qui se faisaient la guerre. Le parti d'Orléans avait pour lui la reine Isabeau, les princes, les notables do Paris, moins le Parlement, qui se tint à l'écart. Les Bourguignons étaient soutenus par l'université, la plèbe de Pans, et la puissante corporation des bouchers. Les premiers avaient pour signe de ralliement une bando ou écharpe blanche, qui était l'insigne même des gens d'Armagnac. Leurs ennemis portaient la croix de Saint- André. Les Anglais profitèrent naturellement de ces divisions pour recommencer la guerre, et favorisèrent tour â tour Armagnacs et Bourguignons. Après que Jean sans Peur fut entré on négociations directes avec les Anglais (1418), les Armagnacs, ayant à leur tête le dauphin, devinrent le parti national. Enfin, au célèbre congrès d'Arras, solennisé par le traité du 21 septembre 1435, la cour de Bourgogne se réconcilia avec celle de France, et, nominalement au moins, cessa la lutte des Armagnacs et des Bourguignons. Mais les bandes qui vivaient do pillage, et pour qui la guerre était une nécessité, continuèrent de ravager les provinces. Elles constituaient une armée formidable; mais, privées de chefs, elles se dispersèrent au bout d'une dizaine d'années. V. Charles VI, Charles VII, Bourguignons.

— BrBLioGR. : Monlezun, Histoire de la Gascogne (Paris, 1850; : L.-Clêm. de Brugèles, Chroîtiques ecclésiastit/nes du diocèse d'Auch (Toulouse, 1746).

ARMAILLADE (// mil.) n. f. Sorte de filet. V. aumailladb.

ARMAIRE n. f. Ouverture creusée dans l'intérieur d'un mur, mais sans le traverser d'outre en outre : Les armaires, litins la coutume de Bretagiie, faisaient marque de noniiiîfni/nuicté.

Armançon, rivière de France qui arrose les départ, de 1,1 ('(.tc-ilOr et de l'Yonne. Né près de Pouilly-en-Auxois, lAriuançon passe à Scmur, Nuits-sous-Ravîères, Ancyle-Frauc, Tonnerre, Flogny, Saint-Florentin, Brionon, et se jette dans l'Yonne à La Roche, après avoir reçu la Brenne, l'Armance et le Créanton. Cours, 174 kilom.

ArmAND-DUMARESQ (Charles-Edouard Armand, dit i, peinire, né en 1826 â Paris, où il est mort en 1895. Elève de Couture, il abandonna bientôt la peinture religieuse pour la peinture militaire, et exposa, entre autres œuvres remarquables ; Charge de la division Desvaux à Solferino (1863); Charge des cuirassiers à Eylau (1866); Cambronne à Waterloo (1867) ; Défense de Saint-Quentin (1872) ; Bataille

de napaiime (1883), otc. On lui doit aussi dos dessins, dos oaux-iortcs, dos aquarellos ot dos portraits. Armande, norsonnago dos Femmes savantes, comédie

du iMolli ro. V. PuiLAMINÏB.

Armandi (Piorro Daniion), général italien, né on 1778 â Fusifiiano i ;Uoiiia{,'no), mort à Saini-CIuud on 1855. Il si-rvit dans l'arnic'o française pondant les guerres do la Répuliliciur iH ili- 1 Knipire, fut, après la chute de Napoléon, procoptiMir des tils aines de Louis ot Jérôme lionaparto, ot se nuMa depuis 1831 activoniout aux agitations de l'Italie. 11 prit une grande part ù la dofonso do Venise en 18 lu, puis se réfugia en Franco, oii il fut nommé par le président Louis Bouaparto bibliothécaire du chàieau de Saint-Cloud. Il est l'auteur d'une flistoire militaire des étépimnis (Paris, 1843).

ARMANIE n. f. Bot. Syn. do encélie.

ARMARIER (du lat. armarinm, armoire) n. m. Primitivi'iMiMit, dans (luohiuos abbayes. Celui qui était chargé di: gardi^r los livres d'église.

ARMARINTHE ou ARMARINTE n. f. Bot. Syn. do

ARMATEUR irad. armer) n. m. Celui qui prend à son compte ranncmont d'uu navire, qu'il on soit, ou non, propriétaire.

— Autrof., Commandant d'un navire armé on course : Pre-iiiue tous nos célèbres marins du xvii" siècle ont commencé leur carrière par être armateurs, it Se disait aussi du vaisseau armé pour la course : Six armateurs de Saint-Malo ont pris dix-sept vaisseaux d'une /lotte marchande des ennemis, (Racine ot Boiloau.)

— Encycl. Dr. Celui qui prend à son compte l'armement d'un navire, on vue de fatrecter soit au transport des marchandises ou dos personnes, soit à la pèche : tout armateur est donc négociant ot , comme tel, soumis à !a patente, justiciable dos tribunaux do commerce. Le plus souvent, l'armateur est en mémo temps propriétaire du navire. Un navire peut aussi avoir plusieurs propriétaires, qui choisissent d'ordinaire l'un d'entre eux pour 6tro armateur gérant ou titulaire.

— /iesponsabttité de l'armateur. Le propriétaire choisit le capitaine : le contrat qui intervient est à la fois un Ii;i ■■ de services et un mandat. Il est donc civilement 1 i-;ible des actes du capitaine, doses délits et quasi-

'^t il est tenu des engagements contractés par le (M| i,' ime pour tout ce qui est relatif au navire et à 1 expédition. Mais il n'est tenu que sur sa fortune do mer.c'està-diro sur ses biens on tant qu'armateur, et non sur l'ensemble de son patrimoine. Il pont s'alTranchir des obli- §ations contractées par le capitaine en faisant l'abanon du navire ot du fret du dernier voyage. Toutefois, la faculté de faire abandon n'est pas accordéQ à celui qui est on mémo temps capitaine et propriétaire, parce qu'il s'est alors directement obligé; s'il n'est quo copropriétaire du navire, il n'est responsable que des engagements contractés par lui, pour ce qui est relatif au navire et à l'expédition, que dans la proportion do son intérêt.

C est une question controversée quo celle de savoir si le propriétaire peut, par .ine clause spéciale, se décharger de la responsabilité des faits du capitaine.

En cas de naufrage dans un port ou dans les eaux qui leur servent d'accès, comme aussi en cas d'avaries causées par le navire aux ouvrages d'un port, le propriétaire peut se libérer envers l'Etat de toute dépense d'extraction ou de réparation et de tous dommages-intérêts, par l'abandon des navires et du fret. Même faculté est laissée au capitaine propriétaire ou copropriétaire, à moins que l'accident n'ait été occasionné par sa faute (C. comm., art. 216).

— Copropriété des iiavires. Quand un navire appartient à plusieurs propriétaires, chacun d'eux est appelé quiratairc, et la part de propriété est désignée sous le nom de quirat. Pour tout cô qui concerne l'intérêt commun des propriétaires, l'avis de la majorité est suivi, ot la majorité se détermine par une portion d'intérêt dans le navire excédant la moitié de sa valeur. Pour que la licitation ait lieu, il faut qu'elle soit demandée par les propriétaires formant la moitié do l'intérêt total dans le navire, sauf convention contraire (C. comm, art. 220). Si le capitaine congédié par l'armateur titulaire est copropriétaire du navire, il peut renon<'cr à la copropriété et exiger le remboursement du capital qui la représente; le montant de ce capital est déterminé par des experts convenus ou nommés d oftice par le tribunal do commerce (id., art. 219) ou par le juge do paix quand il n'y a pas de tribunal de commerce (id., art. 414).

Armati (Salvino-Degli), physicien, né à Florence, mort en 1317. Il passe pour le véritable inventeur dos besicles, invention quo d autres ont attribuée â Alexandre Spina, de Pise, mort en 1313; d'autres à Roger Bacon, mort on 1294.

ARMATOLE (gr. armatolos, homme armé) n. m. Nom d"in aux tribus chrétiennes et belliqueuses du nord de ' qui, sous la domination ottomane, et moyennant

I r tribut, avaient obtenu dos sultans une demi-indéi" '' 1 I i''\ avec le droit de porter des armes (d'od leur nom . On les appelait souv.-nt ki-phirs (du gr. klephtés, pillard', parce qu'en fait b.-aucDup d'armatoles ne se menaient pas pour excrcL-r le briija[idai.'p. Les armatoles ont pris part a pr. s,|ii,. toutes les insurrections contce "'^ ' ' il iivout célébrés dans les chansons

I ' '• En 1S2I, lors de la guerre de

int', ils ont beaucoup contribué à '■"''' '' la Grèce. Leurs principaux chefs

furent aler. Unzaris, qui commandait les Souliotes; Katzodémos, tué à Missolonghi; Odysseus; Eustrate et Gogo, Saphakas, Kar.aïskakis, etc. ^

ARMATURE idil lat. nriiinr

iqlie

■ri n. f. Technol.

•tal, pour soutenir le maçonnerie, do , d'un vitrail, etc. :

le

conlriliuail à leur donner un aspect grave et en Imr avec hs édifices. (Alb. Lenoir.) il Charpente cintrée sur laquelle on établit les arcades, les arclu'- '•• v ■:s-; «Armature de pompe. Ensemble des <li- m

servent à faire monter l'eau. Il .4rmrt/ur( ■ /x

placiuos de fonte qui forment le dessus n n,,

poêle. II .-assemblage do barres de fer <iui> ies u.naeurs établissent dans le moule d'une statue de bronze de grande aimoosion, pour en soutenir los différentes parties.

— Mar. Pièce do bois, bronze ou fer, destinée à renforcer certaines parties dos navires ol dos chaudières : Abmaturk de l'élamljot. Armaturk des bittes.

— Mus. Réunion do bémols ot do dièses qui se trouvent à la clef, et qui sont affecté» au ton et au mode dans lequel lo morceau est écrit. Il On dit aussi

AKMDRE.

— Phys. Pièco do fer . , , doux quo l'on place au Anuaiurtii (uiu.i<iuv). contact des aimants naturels ou ardllciels, alln do conserver ou d augmenter leur force magnétique. (V. almant.)

condensateurs

électriques. (V. condensateur.) ii Varmature extérieure d une bouteille de Leyde est la feuille d'étain qui la revêt à l'extérieur ; l'armature intérieure, les fouilles d'or qui en garnissent l'intérieur. Il Armature d'un câble. Cuirasse dont on revêt les câbles sous-marins, pour assurer leur résistance mécanique et les protéger, n Armature d'une dynamo. Se dit souvent, par analogie, du noyau de fer doux do l'anneau ou du tambour de la machine. (V. dynamo.) Il Armature de la machine de Holtz, Lamelles de papier placées dans la fenêtre de cette machine et qui jouent lo rôle d'inducteurs, ii Armature de Siemens, Sorte de bobine de fer doux, évidée de chaque côté parallèlement à l'axe et portant enroulé longitudinalement, dans les gorges ainsi creusées, un fil de cuivre recouvert d'un isolant.

— Thérap. Armature métallique. Pièce métallique qu'on applique en différents endroits sur la peau, dans le but de guérir certaines maladies, et plus particulièrement certaines affections nerveuses.

Armavir, bourg de la Russie du S.-E. (prov. du Kouban), sur le Kouban; 6.400 hab. Commerce actif, ch.-l. du district de Labinsk. Fondé en 1848.

Armbouts-CAPPEL, comm. du dép. du Nord, arr. et à 48 kilom. de Dunkerque, sur les canaux de Colme et de Bourbourg; 1.227 hab.

Armbruster (Jean-Michel), journaliste allemand, né dans le Wurtemberg en 1761, mort en 1817. Il fut secrétaire do Lavater, éditeur de la Gazette de Zurich, puis il dirigea plusieurs journaux autrichiens hostiles à la France. Il se tua, pour se soustraire â des embarras d'argent.

ARME (du lat. arma, armes) n. f. Tout instrument, tout appareil, tout objet quelconque qui sert à attaquer ou à se défendre : La lance est, de toutes les armes, la plus ancienne après la pique.

— Collectiv. Armure : Se couvrir de ses armes.

— Au lîg. Guerre, entreprise militaire : Les armes détruisent tous les arts. (Lamenn.) il La voie des armes. L'emploi de la force armée ; la guerre. [Ne s'emploie qu'au pluriel dans ces derniers sens.]

— Les annes célestes. Poét. La foudre, la tempête.

— Toutes les ressources qu'on puise dans son esprit, sa raison, sa mémoire, etc., pour attaquer ou pour se défendre : Les armes de l'éloquence. L'arme de la calomnie. Le ridicule est Carme favorite des Français. (Raynal.)

— Se dit des corps particuliers ': L'arme de l'infanterie, de la cavalerie, de l'artillerie, du génie.

— La carrière, la voie, la p7'ofession des armes, ou absol. Les armes, L'état militaire.

— Lo mot ame entre dans une foule de locutions : 1" Jrmes offensives. Celles qui servent à l'attjque, par oppes. à Armes défensives, Celles qui servent à la défense, n .krmes naturelles. Celles que la nature a mises à la disposition des divers êtres, pour attaquer ou se défendre ii Armes portatives. Armes qu'un seul homme peut manceuvrer et déplacer. Il .irmes collectives. Objets servant à protéger plusieurs personnes à la fois, comme les tortues employées par les anciens, ii Armes de main. Armes dont on so sert en les tenant à la main pour assommer, trancher ou piquer, il -•limes tranchantes. Armes coupantes telles quo hache, sabre, etc.

Il .4raiescon(onrfan(M, Celles avec lesquelles on frappe pour assommer, comme le biton, la massue, etc. il .iiines blanches. Armes de fer, d'acier, comme sabre, épéo, poignard, baïonnette, etc., qui servent à combattre corps à corps, n Armes d'estoc, Epées, dagues, poignards. Il Armes d estoc et de taille. Sabres, n Annes d'hast ou de hast. Pique, lance, hallebarde, épiou, etc. il Annes à outrance. Se disait do certaines armes (poignards, coutelas, dagues) dont on faisait usage dans les combats à mort.

— ;« .iîvncs à feu, Toutes les armes dans lesquelles les gaz produits par l'inâammation de la poudre servent de moteur. Il .irmcs à percussion. Celles dans lesquelles la poudre prend feu par l'intermédiaire d'une capsule fulminante, qu'endamme le choc d'une espèce de marteau dit percuteur, ii Armes à vapeur, à vent. Celles dans lesquelles la vapour ou l'air comprimé sont les seuls moteurs dont

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