‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 415 sur 828 · V. ARITHMOLOGIE · texte numérisé non relu

V. ARITHMOLOGIE

ARITHMOGRAPHIQUE adj. Qui a rapport à l'arithmo-

ARITHMOLOGIE {jl — du gr. arithmos. nombre, et logos, discours, traité) n. f. Nom donné par Ampère à la science générale des nombres, de la mesure des grandeurs quelles qu'elles soient.

— Encycl. Ampère, dans sa classification des sciences, réunit l'arithmétique et l'algèbre sous le nom de arithmvlogie. Il divise ensuite l'arithmologie en arithmologie élémentaire et mégétologie (science des grandeurs), h'arithmologie élémentaire comprend l'arithmographie et l'analyse 7nathématique. L'arithmographie s'occupe des divers modes d'expression dos quantités connues ; l'analyse mathématique, de la résolution des équations, de la détermination des quantités inconnues par les relations données, auxquelles ces inconnues doivent satisfaire; transformer les expressions des nombres est l'objet de l'arithmographie ; transformer les équations, celui de l'analyse mathématique. La mégétologie comprend la théorie des fonctions on calcul infinitésimal, et la théorie des probabilités. Dans la classification d'Ampère, l'arithmologie, la géométrie, la mécanique et l'uranologie forment, sous le nom de sciences niailiémariques, le premier embranchement des sciences.

ARITHMOLOGIQUE adj. Qui a rapport à l'arithmologie ARITHMOMANGIE (du gr. arithmos, nombre, et manteia, divination) n. f. Divination qui se pratiquait au moyen des nombres. Il On dit aussi arithmancie.

— Encycl. Varithmomancie paraît avoir été inventée par les Chaldéens. C'était surtout dans la valeur numéralo des lettres d'un nom qu'ils cherchaient la révélation des événements futurs. Les Grecs eurent aussi un goût très prononcé pour ces combinaisons mystiques, surtout les philosophes pythagoriciens. Ce gont s'est conservé jusqu'à nos jours. Chez les Orientaux, certams arrangements numériques sont encore regardés coiîfmp possédant des vertus secrètes et des influences toutes-puissantes. Ainsi ces trois nombres

disposés en carré, dont chaque colonne donne 15 pour total, dans quelque sens qu'on l'additionne, ont, selon eux, le pouvoir d'opérer des charmes, de découvrir les trésors ou les choses cachées, d'éloigner l'incendie, de préserver de tous les accidents. Cette combinaison est également vénérable et précieuse aux yeux des Juifs, parce que les deux chiffres de 15 représentent les deux premières lettres du mot Jéhovah. On en retrouve des traces chez les chrétiens, par exemple, dans le nom de la bête de l'Apocalypse, que saint Jean désigne par le nombre 666.

n. Celui, celle qui le.

ARITHMOMANE (du gr. arithmos, nombre, et métron, mesure) n. Qui a la manie du calcul : Les aritbmomanes sont presque tous issus de parents dégénérés. (Charcot.)

ARITHMOMANIE (rad. arithmomane) n. f. Manie du calcul : hypermnésie des calculateurs prodiges : Z'arith- MOMASïK est lui pilé iiumè ne purement déyénératif, de l'espèce

épih'ptiijuf. connnr le ijénie. (C. LombrO.SO.)

ARITHMOMÉTRE du gr, arithmos, nombre, et métron, mL'buie^ u. m. Ma^lime à calculer inventée en 1818 par Thomas, de Colniar, à l'aide de laquelle on effectue avec rapidité et exactitude les opérations ordinaires de l'arithmétifj^ue ; cette machine, améliorée par la suite, est arrivée aujourd'hui à un degré de perfection tel, que les opérations les plus compliquées peuvent être résolues en très peu de temps par les personnes les moins expérimentées. Il On donne encore quelquefois le nom de arithmométj'es à des instruments connus plus généralement sous le nom de Hègles à calcul.

ARITHMOMÉTRIE n. f. Art de faire des calculs au moyen de l'arithmomètre.

ARITHMOMÉTRIQUE adj. Qui a rapport à l'arithmo-

lo

ARITHMOPLANIMÈTRE (du gr. arithmos, nombre ; du lat. planus, plan, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument à calculer, inventé en 1839 par l'ingénieur fran':ais Léon Lalanne, et avec lequel ou effectue facilement les opérations les plus compliquées de la géométrie et de la trigonométrie.

ARITRILLIS {liss) n. f. Syn. de mercuriale.

Arius, fameux hérésiarque, né vers l'an 280, à Alexandrie, suivant les uns (selon d'autres, dans la Cyrénaïque), mort à Constantinople en 336. Après avoir été partisan de Meletius, évoque de Lycopolis, qui causa un schisme en Egypte, il parut se repentir, et fut ordonné prêtre par Acnillas, patriarche d'Alexandrie. Il était alors dans un âge avancé, et en peu de temps sa science et ses talents rélevèrent aux plus hautes dignités. Aussi, à la mort d'AchiUas, espérait-il lui succéder; mais l'événement trompa son attente, et, dès lors, sa jalousie ne lui laissa pas de repos qu'il n'eût trouvé un prétexte pour ruiner l'autorité de son rival Alexandre. Tel aurait été, d'après les écrivains catholiques, le motif qui porta Arius à attaquer la doctrine de l'Eglise sur la divinité du Verbe. V. arianisme.

Arius, d'après le portrait qu'en a laissé saint Epiphane, était doué d'une pénétration extraordinaire et d'une vaste intelligence, fortifiée par des études incessantes; la pllilosophie de Platon lui était famihère, et il n'ignorait aucun des secrets de la dialectique péripatéticienne. Sa taille était élevée, son maintien grave et sérieux; la vertu et l'austérité semblaient se peindre sur son visage grave et triste.

Arivey (Pierre de L'). V. Larivey.

Arize, petite riv. de France, dép. do l'Ariè^e et de la Haute-Garonne, affl. de la Garonne, où elle se jette après avoir, dans son cours de 86 kilom., traversé la grotte fameuse du Mas-d'Azil.

Arizona, territoire de la partie S.-O. des Etats-Unis. Ce territoire est, depuis 1892, peuplé de 75.000 individus répartis sur une superficie de 292.700 kilom. carr., entre rUtah, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l'Etat mexicain de Sonera et la Californie; ch.-l. Phénix. Il constitue la majeure partie du Plateau du Colorado, et est très riche au point de vue minéral : l'or en pépites s'y trouve en plus grande abondance que partout ailleurs sur le territoire de l'Union ; des filons argentifères, de cuivre, de plomb; le cliarbon, le kaolin, y existent aussi en grandes quantités. La culture a pu, grâce à l'irrigation, se développer en certains endroits de l'Arizona, mais les pâturages occupent les trois quarts de la superficie de ce territoire, jusque dans le désert du Colorado; le gros bétail y existe en nombreux et importants troupeaux. Un grand rameau du chemin de fer Sud-Pacifique et cette ligne ellemême traversent l'Arizona, dont l'histoire est fort peu ancienne encore.

— Histoire. En 1825, des trappeurs et des chasseurs, ayant traversé les régions réputées inaccessibles des montagnes Rocheuses, pénétrèrent pour la première fois dans ce pays, sur lequel ils attirèrent l'attention. Aussi, à la suite de la guerre du Mexique, le gouvernement des Etats Unis, en dictant la paix, exigea la cession de ce territoire. Définitivement cédé, eu 1849, par le traité de Guadalupe- Hîdalgo (en même temps que la Californie et d'autres grands territoires, alors déserts, aujourd'hui cultivés et florissants), il s'agrandit en 1853, après l'acquisition faite au Mexique d'un domaine situé au S. des territoires cédés en 1849, domaine de 700 kilom. de long, sur 200 de large. L'Arizona faisait alors partie du territoire du Nouveau- Mexique; il en fut détaché et organisé en territoire fédéral en 1863.

— BiBLioGR. : Vom Rath, Arizona (Heidelberg, 1885). ArjonA, ville d'Espagne (prov. de Jaën [Andalousie]); 6.500 hab. C'est l'antique Alba Virganoensis.

ARJONE n. f. Genre de santalacées, renfermant des herbes uu des sous-arbrisseaux à feuilles alternes, sessiles à fleurs en épis, et qui sont originaires de l'Amérique méridionale.

Arkansas. Etat de la partie méridionale des Etats-Unis ainsi nommé du fleuve qui le traverse de l'O. au S.-E. dans toute son étendue, en le coupant en deux parties presque égales. Cet Etat, peuplé de 1.128.180 hab. répartis sur 139.470 kil.carr., a pour capitale Little-Rock (25.875 hab.). Sa richesse minérale est grande (zinc, galène argentifère, anthracite, lignite, y abondent); on y trouve aussi un nombre considérable de sources minérales et thermales. Les forêts vierges de chênes, noyers, cyprès, cèdres, etc., s'y trouvent en grand nombre, sur un terrain fertile où poussent le maïs, les avoines, le coton dans l'est, les légumes, les fruits, le froment dans l'ouest. Le gibier, le poisson, le gros et le petit bétail prospèrent dans l'Arkansas, qui est un Etat surtout agricole et pastoral, dont les progrès vont chaque jour s'accentuant d'une façon remarquable.

L'Arkansas est divisé en soixante-quinze comtés. Ce

Says a commencé à être colonisé en 1685. date de la fonation par les Français à'Arkansas, l'un des plus anciens établissements européens, à l'O. du Mississipi.

Lors de son entrée dans l'Union, en 1836, l'Arkansas ne fut d'abord représenté au congrès que par trois membres. Ce chiffre s'est progressivement élevé, par suite de la décision constitutionnelle donnant un représentant à chaque Etat pour 30.000 individus. Lors de la guerre de sécession, l'Arkansas, Etat à esclaves, a adhéré à la confédération Sud par un acte en date du 6 mai 1861.

Arkansas, rivière des Etats-Unis d'Amérique, affluent du Mississipi, sorti des montagnes Rocheuses, qui arrose le Kansas, le territoire indien, et l'Arkansas. Cours, 3.470 kilom. La rivière Canadienne est son principal tribu taire (cours. 1.600 kilom.).

Arkansas, tribu indienne de l'Amérique septentrionale, qui habita les bords de la rivière du même nom, et dont les débris (200 en 1880) sont parqués dans une réserve du territoire indien.

ArkANSAS-CITY, ville des Etats-Unis (Kansas), au confluent du Whuc-Wateraveel'ArArtMSfls; 8.350 hab. — li existe d'autres localités du même nom peu importantes, dans l'Etat d' Arkansas.

ARKANSITE n. f. Variété de brookite (oxyde de titane) dont les cristaux sont gris noir. Cette variété provient de l'Arkansas.

ArKHANGEL ou mieux ARKHANGELSK (gOUVEIUSement d), province administrative de la Russie d'Europe (ch.-l. Arkhangel). Ce gouvernement, un des plus étendus de l'empire des tsars, compris entre ceux de Tobolsk, de Wologda, d'Olonez. la Fmiande et la Norvège, la mer Blanche et l'océan Arctique (dans lequel est située la Nouvelle- Zemble, qui fait partie du gouvernement d'Arkhangel), m&-

' kilom. carr., ot compte 354.410 hab. : Raeses,

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liiir iMiiii'iiso plaino cou-

|,, . r'i |Mi I ,> l'.i. \ ' I..- I : .1 II ■ .iiTosée par la

I , ^ i,:i, !,■ 1*1 I. !,... .1 1 * '. . I . ' I .■ ,■. .mires riviôi-es,

, ir .riiirr >1 Mil ; I ,LliJ lii'llil'l''- ||'- i.i' r.H-iill SOS FOSSOUrCOS

iiiiiHTalos, "Ml iliiii riu>r le plmiili arj^^-iiiiliTo et les schistes

luinmeux. En grande partie placée sous lo cercle polaire,

:i\.uit en géiiL^ral un climat trôs fruid, le pays est couvert

' îioigo et do glace huit mois de l'année; néanmoins, il

iido on riches pâturages, et produit quelques céréales

1^ les parties méridionales. On y trouve partout do

I N-s formsdo pins, dont los habitants tirent un bon parti

p. Mil- Ifs tiDis rln rnnstni.'iiuti <•{ \;i fabrication du goudron

,■1 il," 1.1 ii-i-ilM'iiiliirif. I.;i |mtIi(> cl. 1;l chasse, abondantes

(■: liiiT;iii\rs, .■MMiiil.init 1rs iw-si ,ti roos du gouvernement

il Aikli;iii-i-l, ([III rniiiph- Iniii villi'S, chefs-licux d'autaut

,1.^ ilislnrls.

lîiiti.ioGR. : Poschman, Description du gouvcrmcmcnt ,/ \rLhnn,,.:l (Arkhangol, 1874).

ArkhanGEL, ville do la I^nv^io ri Knropo, ch.-I. du -iMucni. -ment du môme nom, v,,, I,. Immi,.,, :i ■t.=i kilom. de Irniliniirlirin' de ce llouvod;iii ■ l.i in, ]■ 1 ;i.i n. lu-> ; n.'IGû hab. l'nri iiiiliiaire et do comni'-nr ,ir. h.'^,-. hr. Chantiers do I (tiistruction pour In ikm;;,. m i '.nn' et la manne mar- I hando; fabrique '1-' i ' > ils, cîibles et cordages;

laimeries, brasserie > i ■ drans, toiles et sucre.

An point do vue coiiini- i. i ii \ i ; hangel est la quatrième villo de l'empire russe, après Saint-Pétersbourg, Riga et < l'iessa; son port, bien qu'obstrué par les glaces pendant une grande partie de l'année (sept.-juill^, est le cen- II I- d'un trrand mouvement maritime et commercial. Sa |i..^iiiiHi siii- 1,1 jiwina, fleuve navigable relié par des r:iM iu\ ,ni \ •>! i ■■\ à la Néva, la mot en communication .-iM. l.i liu r i :ii>, ■nue et la Baltique, ot en fait l'entrepôt (.1 iii> ipal di^.s c. liantes entre l'Europe et l'Asie. Les négoriaiits d'Arkhangel, dont les relations s'étendent jusqu'en i liiiio, prennent une part active aux pêches de la baleine, '!'■ la morue et des harengs, dans les parages du Spitiî- Ihmjl,' et de la Nouvelle-Zemble.

Kn 1553, Arkhangel était un simple château, quand le lapitaine anglais Richard Chancellor, cherchant au N.-E. 1111 passage pour la Chine et les Indes, vint y aborder. Il se rendit à Moscou, sur l'invitation d'Ivan IV, qui avait ' "iiipris toute l'utilité (^ue les Russes pourraient tirer de - il événement; un traité do commerce fut signé entre la I ; iissie et TAngleterre, et, dans ce dernier pays, une compaLiiiio de la mer Blanche se forma aussitôt. Un port fut aljrs fondé à Arkliangel, ou do nombreux bâtiments vinrent apporter les produits du Midi et chercher ceux de la 1 : 1 1 --sie, ainsi que la soie et le coton de la Perse. Pour pro- ' r contre tout danger cet entrepôt commercial, on bâtit, i:.54, la ville d'Arkhangel, dont la prospérité alla tonus croissant, jusqu'au jour où Pierre le Grand, par la M'n.lation de Saint-Pétersbourg, porta un rudecoup à son

I aimierce. Le tsar, voulant en eflTet attirer les commer- ' nits dans sa nouvelle capitale, enleva à Arkhangel ses

I I iiichises et privilèges, pour les accorder à Saint-Pét'ershniirg. Catherine II les lui rendit en 1762, et depuis lors le ■ liiiimerce d'Arkhangel n'a cessé de se relever. — Pop. du 'f, strict d'Arkhangel : 51.075 hab.

ArKIKO, golfe de la côte d'Afrique, dans la partie méridionale de la mer Rouge, colonie italienne de î'Erytlirée. C'est une simple dépression dans la ligne de la côte, et, sans les quatre petites îles {celles de Massaouah entre autres) et les récifs de corail qui forment sa défense naturelle, il serait mal abrité des vents et de la mer.

Arkiko, ville et port de l'Erythrée italienne, près de la mer KMUf;,'o, â 7 kilom. au sud de Massaouah, au fond du '.^ '/' ./ \rk>lco; 1.500 hab. Dans cette ville a été trouvée la i.MiiiN .■ iiiseription connue des antiquaires sous le nom Ir ■"'■iHi,</, n/ d'Adulis. V. Adulis.

ArklOW, ville mariiime, sur la côte E. d'Irlande (prov. '\>' l,enisi--r. mm/'' <lr Wicklow) ; 5.200 hab. Pêcheries. r-(tr \illi-, ),elis inriliii'e, fut démantelée par Cromwell ( :i \f'\\K - l.a h-imniiic i/'Arklow compte 15.700 hab.

ArKOPOLIS. Géogr. V. LlTTLE-ROCK.

ARKOSE n. f. Roche d'origine détritique, intermédiaire I litre les grès dont le grain est fin et les conglomérats ; lit les fragments agglutinés sont grossiers. Les éléiii'iits constituant les arkoses sont : le quartz, le feld- [lath, et quelquefois le mica. Ce dernier s'observe fré- (iiL-mment quand l'arkose est un granit réagglutiné sur iilaee, après avoir passe par l'état détritique ou arénacé. i.Miand le feldspath d'une arkose est kaolinisé, la roche p.eiid le nom de métaxite.

ARKSUTITE n. f. Fluorure d'alumine, de chaux et do -^ Ml \r l'iiie variété, d'un beau blanc, est très

ARKTIZITE n. f. Silicate impur d'alumine et de chaux. 8yn. de auctkite.

Arkwright (sir Richard), né à Preston (comté de Lancastre) en 1732, mort à Cromford fDerby) en 1792. est l'inventeur d'une machmo â filer le coion, connue sous le nom de muU-jenmf, qui a produit une révolution dans l'mdustrie cotonnière, par la prodigieuse extension qu'el'e lui imprima.

Certains historiens affirment cependant que Arkwright n'est nullement l'inventeur de la mull-Jenmj, Son autour véritable serait un fabricant de peignes à tisser nommé Highs. Arkwright, à l'aide d'un artifice quelconque, lui aurait dérobé le secret du fonctionnement de sa machine,

3ue, primitivement, Highs appelait spitting-Jenmj (ou eanne la lileuse), du nom de sa fille Jenny.

Arlanc (lat. Arlincum), ch.-I. de cant. (Puy-de-Dôme), arrond. et à 16 kil. d'Ambert. sur la Dolore, sous-affl. do lAllier, par la Dore; 3.352 hab. Eaux minérales froides, fréquentées annuellement par beaucoup de malades. Commerce do cuirs ; fabrique de blondes et dentelles. — Le cant. a 9 comm. et 10.821 hab.

Arlandes (François-Laurent, marnuis d'), né à Anneyron (Drôme) en 1742, mort en 1809. Il était major d'infanterie lorsqu il fit, avec Pilàtre do Rozier, la première ascension en ballon libre qui ait été tentée par des hommes. Cette ascension eut lieu le 21 nov. 17S3, dans les jardins du château de la Muette.

ArlanzON, riv. d'Espagne (prov. de Burgos), affl. de

la Pisuorga. Elle arrose Burgos, ot reçoit à gaucho VAr~ lanza. Cours : 90 kilom.

Arlaud (Jacques-Antoine), miniaturiste, né et mort à Genève (iti08-1743). Il vint à Paris à vingt ans et s'y fit rapidement connaître par son talent, son esprit ot son adresse. Il enseigna son art au Régent, qui lo protégea. Son œuvre la plus célèbre est Léda et le Cygne. Il gagna beaucoup d'argent à peindre on miniature los portraits des étrangers do marque qui venaient à Paris. En 1721, il fit un voyage à Londres, où il fut bien accueilli, et où il devint l'ami do Newton. Il retourna à Paris, puis, on 1729, à Genève, où il mourut.

Arlay, comm. du dép. du Jura, arrond. et à 13 kilom. do Lons-le-Saunier, près de la Seillo; 1.098 hab. Ancien ch.-l. des possessions des princes de Chalon.

Arlbero, col s'ouvrant entre los Alpes Algaviennes et les Alpes Rhétiques, sur le Slanzertfial (Inn), à l'E., sur lo Klosterthal (Rhin), à l'O. ; ait. 1.797 m. Il est traversé par lo ch. do fer à l'ait, de 1.302 m., à 500 kil. au S.-O. do Vienne et à 180 kil. au N.-E. do Berne. Le tunnel do l'Arlborg est lo troisième qui ait été percé à travers les Alpes; c'est le moins long(io.270 m.), et celui qui francliit les Alpes à l'altitude la plus élevée. Il a été percé entre juin 1880 et nov. 1883, et ouvert en septembre 1884.

Le chemin de fer de l'Arlbcrg établit â travers le Tyrol la jonction des chemins de fer autrichiens avec le réseau suisse, par Innsbruck et Bludenz. Sa longueur totale est de 135 kil. 800. Il permet à l'Autriche, autrement tributaire des chemins de fer allemands et italiens, de se mettre directement en rapport avec la Suisse et la France. Il ouvre la communication entre l'Orient et l'Occident.

— BiBLioGR. : Markorits, die Arlbergbahn (Vienne, 1880). ArlEBOSC, comm. de l'Ardèchc, arr. et à 30 kilom. de

Tournon; 1.033 hab.

ARLEQUIN [khi ~ emprunté à l'ital, Arlecchino, mot qui semble correspondre à l'anc. franc. Hellequin, nom d'un diable fameux dans les légendes du moyen âge) u. m. Personnage comique qui, de la scène italienne, a pa.ssé sur presque tous les théâtres de l'Europe :

Arlequin, nègre par son masque,

Serpent par ses mille couleurs,

Rosse d'une note fantasque

Caasaudre, son souffre-douleurs.

Th. Gautier.

— Par compar. Homme qui n'a point d'idées fixes, de principes arrêtés : Arlkquin politique.

— Par anal, avec le costume de ce personnage, Habit d'arlequin. Tout ce qui est composé de pièces disparates.

— Pop. Restes de viande, de poisson, de pâtisserie, provenant de la desserte des tables de grandes maisons, qui se vendent à bas prix sur plusieurs marchés de Paris.

— Chass. Sorte de bateau, entouré de branchages piqués dans le bordage, dont on se sert pour faire la chasse au gibier d'eau.

— Entom. Grand arlequin de Cayenne, Nom vulgaire de Vacrocinus longimanus, coléoptère longicorne.

— Miner. Opale remarquable par la vivacité et la variété de ses couleurs.

— Théât. Manteau d'arlequin, Nom donné aux châssis de droite et do gauche de la scène, supportant une draperie qui descend au-dessus de l'avant-scène, derrière la toile, et qui u'est visible que lorsque celle-ci est levée.

— Adjectiv. et invar. Qui est bigarré ou fait de difi'érents morceaux, comme l'habit d'arlecpiin : ffabit arlequin.

— Prov. : Etre comme Arlequin, dire la vérité en riant, Dire la vérité plaisamment, et avec une apparence de bonhomie, ii Les trente-six raisons d'Arlequin, Raisons oiseuses, superflues, inutiles.

— Encvcl. Quelques autours font remonter l'origine d'Arlequin aune haute antiquité Ils y retrouvent le bouffon grec, le satyre vêtu d'une peau de bête fauve étroitement collée "sur le corps, ayant à la main une baguette, sûr le visage un masque à teinte brune, et sur la tête un petit chapeau noir ou blanc, et représentant le rustre athénien, fin et grossier, ridicule et moqueur. Ce bouffon grec passa à Rome, où il devint le Macco et le Bucco des Atellanes. Plus tard il s'appela Sa?inio (de sanna, moquerie, raillerie, grimace), et parut sur la scène avec le visage barbouillé do suie, la tête rasée, et un vêtement composé de petites pièces de diverses couleurs. L'Italie moderne a recueilli ses propres traditions pour créer son Arlequin, qu'elle compléta avec le sabre de bois, le masque et le chapeau du bouffon grec. L'appellation antique de Sannio semble même s'être perpétuée dans celle de Zanni, nom que les Italiens donnent à leur Arlequin.

Arlequin paraît avoir été dans le principe la personnification des Bergama-sques, comme il avait représenté autrefois le paysan à Athènes et l'esclave à Rome, comme à leur tour Pantalon et Scapin s'identifièrent avec les Vénitiens et les Napolitains. Après avoir fait los délices do l'Italie, lo joyeux trio passa en Franco, où il trouva un excellent accueil. Arlequin apporta son costume traditionnel : le masque noir, lo chapeau gris, l'habit bigarré, fait do pièces de rapport (vertes, rouges, jaunes, bleues), et la batte. Mais il modifia son langage et ses moeurs : à Bergame, Arlequin était seulement un bouffon bas, impudent, souvent féroce et cynique, toujours gourmand et poltron, et c'est sous ces traits qu'il est devenu V Hanswurst àe la comédie allemande; en France, où. sous les auspices de Mazarin, il se montra d'abord devant une société brillante et polie. Arlequin garda ses défauts, mais il les couvrit d'une forme moins grossière, plus spirituelle et plus amusante.

Arlequin. Ce mot a servi do titre à une foule do comédies, pautomimos ou opéras-comiques du xvii» et du xviii* siècle, parmi lesquels nous citerons : Arlequin-Den-

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