‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 419 sur 828 · VALEUR · texte numérisé non relu

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Les Arméniens ont naturellement une écriture cursivo, de même qu'ils ont, à coté do la langue littéraire, uue langue vulgaire.

Les premières productions connues de la littérature arménienne sont des légendes et des chants, relatifs aux fabuleux exploits des âges héroïques. Il semble bien quo l'Arménie ait eu une littérature païenne assez riche, mais cette littérature fut anéantie lors de la conversion du pays au christianisme, par les Arméniens eux-mêmes, qui se bornèrent désormais à la traduction des liwes grecs. A la fin du IV" siècle, Mesrob imagina un alphabet, et les lettres, grâce à cette découverte, prirent aussitôt un toi essor que le v" siècle a mérité d'être appelé 1'" âge d'or . de la littérature arménienne : le plus illustre et le plus connu des écrivains de ce temps est l'historien Moïse de Klioren, surnommé l'Hérodote de l'Arménie, après leijuel viennent successivement Lazare de P'arb (v s.), Eznig h-i* s.), Thomas Ardzrouni et Jean 'VI Katholicos (ix* s.), Etienne Açocigh (x' s.), Grégoire Magistros et Arisdagès de I,asdivertz (XI* s.). Le royaume de la Petite Arménie eut aussi ses écrivains; il eut un vrai poète en Nersès GlaieUi ou le Gracieux (xn« s.); il eut des chroniqueurs utiles à consulter pour la connaissance des croisades et auxquels l'Académie des inscriptions a fait place, dans son Hecueil des historiens des croisades. Au xiii" siècle, Sempad lo Connétable traduisit en dialecte cilicien les Assises d'Anlioche.

L'importance littéraire des œuvres dont s'enrichit dans la suite la littérature arménienne n'est pas assez considérable pour que ces œuvres soient relatées ici, quelque estimables qu'elles soient. Mais la langue arménienne est encore vivace, et des presses des Mékhitaristes de Venise, des imprimeries arméniennes de Vienne, de Tiflis, do Saint-Pétersbourg, de Madras, etc., sortent depuis lo xviii* siècle des ouvrages destinés soit à faire connaître aux Arméniens, par des traductions, les littératures étrangères, soit à donner aux érudits des éditions des auteurs nationaux. Les Arméniens ont même leurs périodiques, parmi lesquels le Pordz, qui parait à Tiflis.

- BiBLIOGB. : Tavlor, Joi.rn.W of the Lond. qeogr Soc (XXXVm. 1869); Cari Kitter. Erdkunde {l. X); Michel Tchamitchian , Uistoire d'Arménie (Venise, 1784-1786): Gatteyrias, ('Arménie et les Arméniens (Pans, 1S8S). Une traduction française des Historiens anciens de l ArmAiie a été commencée, mais non achevée, par V. Langlois (Paris 186S-691. Hecueil des historiens des croisades, hislonetit arméniens, publié par l'Académie des inscriptions et beUeslettres. Le P. Aucher a publié un dictionnaire arménienfrançais et français-arménien (Venise, 1812-17). Lauer, Grammaire arménienne, trad. Carrière (Paris, 1883). Félix Nève, l'Arménie chrétienne et sa littérature (1S86).

Arménie (province romaine u'). Créée sous Trajan par la réunion des doux Arménies, puis réduite, sous \drien â la Petite .\rménie (entre le haut Halys et 1 tuphrate,' depuis la réunion do ses bras principaux jusqu'aux défilés du Taurus), celte province a eu d abord Métiiene pour capitale. Elle fut divisée, sous Dioclètien ou Constantin en deux urov""""^ .l'imiÀni.» /.'anit, ■ Métitène. et oc-

1 d'Arménie (capit. ; Métitène, et Si-

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