RÉGNIER
- Encycl. Archéol. Casque complètement clos en usage depuis la seconde moitié du xv« siècle jusque vers le milieu du xvii". h'armet est la plus parfaite des défenses de tête, et la plus légère. Les plus anciens armets sont du type dit à bec de moineau. Ils se composent d'un timbre rond qui emboîte le crâne et de deux valves modelées sur la forme de la nuque, du cou et du menton. La face est abritée par une visière conique, en forme de bec de passereau, et qui est mobile. Des trous y sont ménagés pour l'air et la vue. Plus tard, on trouva'plus avantageux de faire une mentonnière emboîtant le bas de la face et la ventaille. Sur le front est une pièce de renfort, que l'on appelle le frontal. Presque toujours, le timbre est surmonté d'une crête, de plus en plus haute à mesure que Ion se rapproche de la période moderne. — On entend, en style d'amateur, par petit armet, un casque léger de fantassin qui est un cabasset sans crête dont le timbre est surmonté d'un ergot, et qui date de la fin du xvi* siècle et du commencement du xvii». — En langage archéologique, on doit réserver le nom de n armet " aux types dits en bec de moineau, et nommer les autres des « salades ».
Armfelt (Charles-Gustave, baron d'), général suédois, né en 1666, mort en 1736. U prit une part brillante aux exploits de Charles XII, et combattit en Finlande contre les Russes, après le désastre de Pultava. En 1718, il fit une expédition en Norvège, où une grande partie de son armée périt de froid et de faim. H mourut capitaine général de la Finlande.
Armfelt {Gustave-Maurice, comte d'), général suédois, arrière-petit-fils du précédent, né en 1757, mort en 1814. Sous Gustave IV, il combattit en Poméranie contre les Français (1805), devint sujet russe lorsque la Finlande eut passé sous la domination russe, et fut comblé de dignités par l'empereur Alexandre, qui le mit â la této d'une diplomatie occulte. Il fit la campagne de 1812, ot mourut président des affaires de Finlande.
ARMIDE n. f. Genre de crustacés. Syn. do idotée.
Armide, une des plus séduisantes héroïnes de la Jérusalem délivrée. Elle représente la coquetterie unie aux charmes les plus irrésistibles. Sa beauté fascinatrice a séduit Renaud, qu'elle retient loin de l'armée des croisés, dans ses jardins fantastiques, où l'Achille chrétien oublie un moment sa gloire et ses hautes destinées.
— Allus. litt. On applique parfois le nom de « Armide i à une femme qui, à la beauté, joint l'art de séduire. Plus souvent, on fait allusion aux Jardins d'Armide, au Palais d'Armide, pour désigner un lieu de délices analogue à celui où l'enchanteresse gardait Renaud prisonnier, ou encore aux Erichantetnents d'Armide auxquels on petii comparer toute la magie qu'une coquette emploie pour fixer un homme auprès d'elle.
Armide et Renaud, tragédie lyrique en cinq actes et un prologue, poème de Quinault, musique de LuUy (Opéra, 15 févr. 1686). La partition est considérée comme l'œuvro la plus achevée de Lully, et l'on y a toujours également loué, avec la fermeté du style, la richesse de l'inspiration et la puissance du sentiment passionné. Il a fallu que Gluck, à sa venue en France, s'emparât du poème de Quinault et traitât ce sujet à son tour, pour qu'on en vînt à délaisser VArmide de Lully. Les belles pages de cette partition sont, entre autres, les superbes récitatifs d'Armide et d'Hidraot, la scène de la Haine et les adorables divertissements du quatrième et du cinquième acte. Armide, par son caractère touchant, par la tendresse et la passion qui y dominaient et qui lui attiraient toutes les sympathies féminines, mérita d'être désignée sous le nom de " opéra des femmes » .
Armide, opéra en cinq actes, paroles de Quinault, musique de Gluck (Opéra, 23 sept. 1777). Armide est le quatrième des cinq cnefs-d'œuvre que Gluck a donnés sur notre première scène lyrique, où il avait déjà fait représenter Iphigénie en Aulide, Orphée, et Alceste. C'est peutêtre le plus complet, !e plus parfait, le plus accompli do
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Armide ou Armida, opéra sérieux. iiiiisi.|uo .i<» Hossiiii (Naplos, th. San-Carlo, 1817). Mai^'iV- la val.ur n-os réoUo do la musique, cot ouvrage fut airn.illi rnn.l. niciii, par suite du pou d'intérôt et do la mont'ioni.' du jinrim-. C'est pourtant daus cotte partition quo Ku^mui, du-uii, comnioni.-a adonnera l'orchestro la clialour ot la solidilô qu'on rcmarqno dans sos ouvrages suivants. Kntro les belles pa;^<'s do cotto Armida, on signalait surtout un duo d'une p.ission suporbe : Amor^ possente numel, ot dos Clneurs d un trL'-s grand elTot.
Armide et Renaud (bepréskntations diverses d"). Le poùnie (lu Tasso a iuspiro aux peintres plus d'une œuvre célèbro • à Poussin doux tableaux ropn'sontani luu Armide s apprêtant à frapper Renaud endormi (t " pirlahenufé du Ikkis Uufre Armide ni <
— au Dommiquin Aimido arrau^oaut sa che\ devant un miroir que tiont Renaud (Louvre) — à Van Dyck, Armide enchaînant Renaud {coll. du duc de Newcastle), et Renaud dans les jardins d'Armide (Louvre); — entin, à D. Teniors, 12 peintures sur l'uivre (Musée de Madrid) , qui
représentent .<^|:^Ê^
les Amours , ?'.:.^^:..^7^.*
d Armide et de ; '.■•. <
Renaud. . /- , -^ <
SphôL-e armilluire.
glob.
nîllaire, Mouvement circulaire, phèros servaient à faire des observas. Les différents cercles étaient dirigés eroles célestes; pour déterminer "les pie, on observait le moment où l'om-
MûuventcfL
— ENCYeL. C tiens astronum dans lo plan d
équinoxes, par ,
bre do l'équateur était tout entière renfermée dans le plan du cercle. Ces observations étaient assez incertaines ; elles se trouvaient d'ailleurs plus ou moins altérées, suivant la hauteur du soleil, à cause do la réfraction.
ARMILLAIRES {Il mil.) ou ARMILLARIA n. f. pi. Nom donné par Kries à la troisième tribu des agariciuées-loucospures. — Une armiu.aikk (ou abmillaria).
— Encycl. Les agarics appartenant à la tribu dos armillaires ont le chapeau charnu et à parenchyme continu avecle pédicule. L'an«///arm mt-f/eus est comestible; cette espèce vient en automne au pied des arbres, en Autriche, on Italie et dans la France méridionale.
ARMILLE (// mil,
lia, bracelet) n. f. Archool.
les : 1. Pompéieoue. — 2. Grecque. — Vieux mot employé aujourd'hui par les archéolotrucs pour désigner les bracelets des femmes ou dos guerriers grecs, romains, gaulois, francs et autres.
— Astron. Instrument dont Hipparquo, Ptolôméo ot tons les aucMons astronomes, jusqu'à Tycho-Bruhé, ho «ont servis pour faire do» observations astronomiques. LWmiUe no se composait, on général, que do doux corclos : un horizontal, l'autre vertical. Quand lo cercle vertical était dans le méridien du Hou, on obtenait lo midi vrai, on notant l'in-stant oii l'ombre do la partio antériouro do ce corclo 80 projetait exactement sur lo milieu do la pariio postérieuro. Tycho-Brahô se servait dos armillos pour dél'inuiier les distances des astres au méridien ot les différeiicfs d'ascension droite.
ARMILLÉ, ÉE(lat. armillatus ; do armilla, bracolot) adj. Vui ^^t entouré d'un anneau ou d'un corclo.
ARMILLE3 [// mil. — du lat. arm Archit. Petits lilets ou moulures qui dos colonnes doriques, ot leur çsorvent d'ornomont. n On les nomme ausNT annhlets.
— Mobil. Sorte d'abat-jour S(^rvant on mfimo temps de rcllectour ot réfléchissant toute la lumière sans qu'aucun rayon se trouve intercepté; ce réflecteur ost employé dans la iampo de Morsanne.
ArmILUS (Juss), nom donné
\iUa, bracelet) n. f. pi.
entouront lo chapiteau
nille» (arcbit.).
par les Juifs à l'adversaire du Messie. Voici l'idée sinfculiftrc!
l'apocalyptique rabbiDique se forme do co per; il naîtra do la conjonction de quelques scélérats de diverses nations avec une statue d'une vierge parfaitement belle, i|uo l'on verra à Rome. Sa taille sera prodigieuse, il pul 'liera <|u'il est le Messie et le Dieu qu'on doit adorer. Toute lu imsierité d'Elan (c'est ainsi qu'ilsappellent les Romains) s.' r:iii;,'era sous ses lois. Nohémie, lils do Joseph, premier Messie, marchera contre lui à la tête de trente mille Juifs, et, ù la suito d'une série de victoires ot de revers, sera tué. Les Juifs perdront courage et prendront la fuite. 'Toutes les nations les persécuteront, et ils n'auront jamais été traités avec tant de rigueur. A la lin, ils se relèveront. Les Juifs se rassembleront autour d'un second Messie, fils de David. Armilus sera tué. Alors commencera le régne du Messie, avec la ruine entière dos chrétiens et dos inlidèles. Les rédactions que nous avons de co récit sont du viii" et du IX' siècle. Mais elles mettent en œuvre des éléments beaucoup plus anciens. Il est probable que Armilus personnifie l'empire romain ; son nom n'est peut-être qu une altération de Romulus.
ARMILUSTRIE [lusa — du lat. arma, armes, et lustrarc, purifier) n. f. Fête de la purification des armes que les Kiiiiiaiiis célébraient tous les ans, en octobre, sur le mont
Avelllui.
Armingadd (Jules), violoniste français, né à Bayonne eu 18ÏU. U organisa, en 1835, avec L. Jacquard, E. Lalo et Mas, des séances de musique de chambre qui eurent un grand succès. Vers 1871, le quatuor Armingaud, s'étant adjoint plusieurs instrumentistes degrand talent, s'intitula Société classique, et prit une importance considérable dans les sociétés de musique de chambre. En 1876, Armingaud se retira, et les membres de la Société classique se séparèrent. Il a donné quelques compositions pour le violon, telles que Aubades, \'illaneUes, Sérénades, Chanson vénitienne, clos fantaisies sur des opéras, ainsi que plusieurs mélodies vocales.
Armingaud s'est fait connaître aussi comme littérateur, . t il a publié, sous le titre de .l/orfuia(io/M et sous celui do < "Hsonances et Dissonances, deux volumes de pensées et lapborismes.
ARMINIANISME (niss) n. m. Doctrine des arminiens.
ARMINIEN, ENNE (in, en — de Arminius, n. pr.) n. et ;i i||. s,' .lu ,l,s sectateurs d'Arminius ; do ce qui concerne hi sert,, a Les arminiens sont aussi appelés kiîmontrants.
ARMINIENS (in) ou REMONTRANTS, secte protestante fondée en Hollande au commencement du xvii» siècle par lo théologien Jacques Arminius. — Un armi.nien.
— Histoire. Un bourgeois d'Amsterdam, Koornhert, qui réclamait la tolérance pour tous les cultes, avant publié un livre contre les doctrines de Théodore de Bèze sur la prédestination, Arminius fut chargé de le réfuter. Mais, après un e.\amen approfondi, il adopta et développa les théories qu'il avait mission de combattre. Ecartant tout à la fois le système des supralap.taires, qui représentait la chute d'Adam comme la suite et non comme la cause des décrets de Dieu sur la rédemption, et celui de leurs adversaires, les infralapsaires, il s éleva contre le dogme calviniste de la double prédestination. Il soutint que les bienfaits de la grâce étaient offerts à tous, et qu'il dépend d'eux de les accepter ou de les repousser. La doctrine de Calvin, disait-il, fait en tmelque sorte Dieu l'auteur du péché, et endurcit le pécheur dans sa rébellion, en lut inspirant l'idée d'une nécessité fatale.
La doctrine d'Arminius rencontra un grand nombre d'adversaires ardents, parmi lesquels le théologien Gomar, zélé calviniste. Arminius étant mort (1G09), ses adhérents, persécutés par leurs adversaires, présenteront l'année suivante, aux Etats de Hollande, un mémoire intitulé liemontrance (d'où lo nom de remontrants, sous lequel on les a souvent désignés). Ils y repoussaient l'accusation qu'on élevait contre eux de vouloir renverser la Réforme, tout en maintenant le droit et la nécessité d'examiner do notiveau la confession de foi et le catéchisme. Enfin, ils résumaient leurs théories en cinq articles, dont voici le sommaire : 1» Dieu admettra parmi les élus ceux qu'il a prévu devoir garder justju'à leur mort la foi en Jésus- Christ ; 2° Dieu a donné Jésus-Christ pour rédempteur commun à tous les hommes ; ceux qui croiront en lui seront seuls sauvés ; nul n'est exclu du fruit de la rédemption par un décret absolu ni autrement que par sa faute ; 3° Sans la coopération du Saint-Esprit, l'homme, naturellement enclin au mal, ne peut produire en lui la foi salutaire ; 1» La grâco est la source nécessaire de tout bien dans l'homme; mais elle n'est pas irrésistible; 5° Les fidèles régénérés par la grâce reçoivent par cela mémo des forces pour se conserver dans cet état; mais ils peuvent perdre la vraie foi justifiante et tomber dans lo péché. (IjCS calvinistes rigides soutenaient, au contraire, que l'homme, une fois justifié, ne peut plus perdre la grâce.)
Les gomaristes, de leur côté, présentèrent une contreremontrance, d'où vient le nom de contre-remontrants, qu'on leur a quelquefois douné.
ARMIORRE — ARMITAGE
Los états do Hollande essayèrent, mais on vain, do pucilior los esprits. Mientôt, la politique exploita ces coutrovorses, et lo prince Maurice d'Orange, on haine do Barnevoldt et do Orotius, attachés aux retountrants. (il condamner les cimi articles par le synode d<j Dordrecht (lfll8). Alors les porscculionB commoncéront, fjcauojup d'arminiens s'exilèrent et furent accueillis dans lo ilolstein, où ils fondèrent I-'redoriltstadt. Après la mort do Maurice, ils purent rentrer dans leur patrie, et professer librement jours prini.-ipes, non sans riuelques retours de persécution. L'arminianismo se répandit en Angleterre, ou il pénétra plus tard dans une fraction importante du méthodisme; à Hrandebourtr. à BrAme, en Franco, ou il se fit jour kous diverses formes dans l'Kgliso réformée.
ARMINITE n. f. Sulfate hydraté naturel do cuivre.
Arminius, nom latin do Hermann, chef des Ch6-
rusques, au temps d'Auguste et do Tibère. Emmené â Homo comme otage, Hermann y fut élevé, et servit d abord dans les armées romaines. Puis il retourna dans son pays. L'an 9 de notre ère, il souleva les Chérusqucs ot les peuplades voisines. Il enveloppa les trois légions do Varus dans la forêt do Teutborg. et les massacra. L'an 15, il fut vaincu par Germanicus; sa femmo Thusnelda ot l'un de ses lils furent faits prisonniers, et figurèrent au triomphe du vainqueur. Battu de nouveau l'année suivante, Hermann réussit encore à s'enfuir. Il finit misérablement : ayant aspiré à la royauté, il fut empoisonné par les siens. — Dès le temps d:e Tacite, il était célébré dans les chansons j)opulaires de Germante. Au temps do Charlemagne, il était adoré comme un dieu dans les sanctuaires saxons. Aujourd'jmi encore, il est considéré co Allemagne comme un héros national. On lui a élevé un monument colossal sur le mont de Grotenburg, près do Letmold.
ARMINIUS(.Iacques), proprement Harmensen, théologien protestant, chef de la secte des arminiens, né à Oudewatcr (H"ilande) en 1560, mort ■ Leyde en 1609, V. ai
MINIENS.
ARMISTICE {miss — bas lat. armistitium ; de arma, armes, et sw/cre, arrêter) n. m. Interruption des hostilités, , ...
par accord entre les Jacques Arm.D.us. parties belligérantes : Les fréquentes prises d'armes faisaient ressembler tous les traités conclus entre Napoléon et l'Europe à des armistices. (Balz.)
— Dénoncer l'armistice, Notitier à l'uno dos parties belligérantes la reprise des hostilités.
— Encvcl. Dr. intern. On distingue (sans que la terminologie soit bien fixée) la « suspension d'armes •, qui a un caractère plus restreint et plus local et X'armistice proprement dit. La suspension d'armes ou armistice local répond. généralement, à des circonstances limitées et urgentes (par exemple l'enlèvement des blessés, l'enterrement dos morts, la négociation d'une capitulation, etc.); elle a an caractère essentiellement militaire, et est conclue par les chefs militaires, parfois verbalement. Les armistices plus étendus, quant aux lieux et à la durée, relèvent des autorités politiques de l'Etat, agissant, s'il y a lieu, par l'entremise des chefs militaires ; c'est souvent le prélude de la paix. (Ex. : l'armistice conclu en 1871 par Jules Favre et Bismarck.)
L'armistice peut être fait pour une durée indéterminée : il cesse, en ce cas, en vertu d'une dénonciation, qui, d'ordinaire, précède de quelques jours la reprise des nostilités. Quand la durée de l'armistice, quoique fixée, est longue, ou a quelquefois stipulé aussi la nécessité d'une dénonciation.
L'armistice peut être général, ou bien être restreint à une partie seulement du théâtre de la guerre.
La convention fixe une ligne de démarcation entre les belligérants, et parfois une zone neutre (en 1S71, 10 kilom. de chaque côté de la ligne).
Il y a controverse sur les effets naturels de l'armistice. En principe, chacun des belligérants peut faire cher lai ce qu'il aurait pu faire en pleine paix (lever des soldats, mouvoir leurs troupes, etc.); mais non pas les opérations militaires que l'ennemi aurait pu, sans l'armistice, empêcher (cette règle peut donner lieu, dans la pratique, à des discussions ; un assiégeant ne pourrait pas perfectionner ses moyens d'attaque ; mais on discute sur lo droit de l'assiégé de réparer les brèches de la place investie). Le gouvernement français, négociant un armistice en octobre 1870, a soutenu quo la conclusion enlrainerait le droit do ravitailler les places investies pour une durée égale à celle de l'armistice lui-même. D'après lui, ce serait un principe que chaque belligérant se trouvât, à la lin do l'armistice, dans l'état où il était au commencement. Mais, à la vérité, il n'y a pas là un droit: chacune des parties est libre de refuser l'armistice, ou do ne le considérer que sous telle condition ; l'assiégeant, ayant intérêt à refuser le ravitaillement, ne l'accordera que si d'autres considérations lui font vivement désirer larmistice. Dans lusage, la clause de ravitaillement a généralement figuré dans les conventions d'armistice.
Malgré l'armistice, les belligérants consor%'ent leurs pouvoirs sur le pays occupé.
Depuis la déclaration do Bruxelles, la violation de l'armistice par des individus isolés entraîne, pour la partio qui en a souflert, le droit de demander réparation ; la violation par l'une des parties entraîne pour l'autre le droit do le dénoncer (art. 51 et 52).
C'est à tort qu'on donne le nom d'armistice aux trêves qui, se prolongeant indéfiniment, no peuvent être considérées que comme dos paix déguisées, laissant en suspens les questions qui ont fait l'objet de la guerre.
Arhitage (Edward), peintre anglais, né en 1817 à Londres, mort à CambridçeAVells en 1896. Il fut élève de Paul Delaroche, et il collabora avec lui dans la décoration do l'hémicycle de l'Ecole des beaux-arts, où il est luimême représenté sous les traits de Masaccio. Dans le concours pour la décoration â la fresque du Parlement, il obtint le premier prix avec le tableau : Jules César aàor-