‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 433 sur 828 · ARPENTER — ARRACHEMENT · texte numérisé non relu

ARPENTER — ARRACHEMENT

miner la surface de !a projection horizontale dun terrain porte le nom de méthode ae cultellation ; pour mesurer les distances réduites à un plan horizontal, on se sert d'une

f rosse riche plombée qu'on laisse tomber de l'extrémité e la chaîne tendue horizontalement. Toutefois, si l'étendue du terrain est considérable, on l'évalue sans tenir compte de son inclinaison.

ARPENTER (rad. arpent) v. a. Mesurer des terres, en chorcher la superficie au moyen dune mesure légale : Arpenter un champ, une vigne.

— Par anal, et fam. Parcourir à grands pas : Arpenter les boulevards de Paris.

S'cirpenter, v. pr. Etre arpenté, en parlant des terres.

ARPENTEUR n. ni. Celui dont la profession est d'arpenter, de mesurer les terres : Habile arpenteur.

ARPENTEUSE (rad. arpenter) n. f. et adj. Nom donno aux chenilles des plialènes dites géomètres, qui, au lieu de marcher comme les autres en rampant et par ondulations, se fixent d'abord par leurs pattes antérieures, élèvent ensuite leurs corps en forme de boucle pour rapprocher l'extrémité postérieure de celle qui est fixée, et répètent ce mouvement, comme si elles mesuraient le terrain qu'elles parcourent.

ARPÉPHORE (du çr.

arpê, faucille, et phoro.s.

qui porte} n. m. Genre d'insectes. Syn. de oxy-

GNATE.

Arphaxad, patriarche hébreu, fils de Sem, ancêtre d'Abraham et du

peuple hébreu. — Roi des Mé- ■ité dans le livre de Judith, probablement Phraortès, fils de Déjocès.

Arphe, nom d'une famille d'orfèvres espagnols : Hen- RiQUE de Arphe, né entre I470 et 1480, travailla aux tabernacles des cathédrales de Léon, de Tolède, de Cordoue, chefs-d'œuvre d'orfèvrerie de proportions monumentales, en style gotliique. — Antonio de Arphe, son fils, né à Léon au commencement du xvi' siècle ; sculpta aussi des ostensoirs et d'autres pièces d'orfèvrerie religieuse, richement ornées. (Il contribua à introduire dans son pays le style plateresgue ou gréco-romain.) — Son fils, Joan de Arphe y 'Villafaue, surnommé le « Cellini espagnol ", né à Léon en 1535. Il sculpta la Custodia de la cathédrale de Sévillo [15S7], vaste tabernacle en style gréco-romain. Il cisela également des ostensoirs pour les cathédrales d'Avila, de Burgos, de Valladolid, d'Osma ; des croix, des bustes de saints. Il fut employé par Philippe n et PhiHppe III. II alaissé surson art des ouvrages de tbéorie et ,de description. Il mourut après 1602.

Arpi, anc. ville d'ApuIie, dont on visite les ruines près de Fo"gia; ville fondée, dit-on, par Diomêde; appelée d'abord Argos Hippium, puis Argyrîppa.

ArPII, anc. peuple de la basse Mysie (Bulgarie), que Ptoléniée place le long de la côte, depuis l'embouchure de ristcr (Danube) jusqu'au Bosphore, et s'étendant dans les terres jusqu'au Hierasus (Prutli). Leur capitale était Arpis. — Un Arpius (uss).

ARPIN (nom d'un fameux lutteur contemporain, surnommé le Terrible Sai.^oyard) n. m. Lutteur de profession : Supe7-be créature, bestiale comme les bêtes de l'abattoir, forte comme les arpins de la baraque. (C. Mendès.)

Arpino (lat. Arpimtm), ville d'Italie (Campanie, prov. deCaserte); 5.150 hab. Elle a successivement appartenu aux Volsques, aux Samnites et aux Romains. C'est la patrie de Marius, de Cicéron, du peintre Giuseppe Cesari, appelé aussi le cavalier d' Arpino et Josépin, et enfin du P. San-Germano, savant missionnaire, auteur d'une estimée Description de l'empire birman.

Arpino (le chevalier ou il cavalière d"). V. Josépin.

ARPION (du vieux franc- arpion, griffe, harpon) n. m. Argot. Pied.

J'ai Varpion plua dur que des clous.

(J RicHEPiN, Chans- des Gueux.)

— Au pL, Arpions, orteils.

ARPON (du gr. arpê, instrument crochu) n. m. En T. de mar.. Large et longue scie dont on fait un grand usage dans les chantiers de construction, n On dit aussi arpent.

ARPONE {né — mot ital.) n. m. Instrument à cordes pincées, du genre de la harpe, mais qui affectait la forme d'un piano vertical. Il avait été inventé à Palcrme, vers la fin du xviii» siècle, par un artiste nommé Michel Barbici.

ARPOPHYLLE (du gr. arpc, faucille, eiphuUon, feuills^ n. m. Genre d'orchidacées-épidendrécs, renfermant des herbes américaines sans bulbe, à fleurs petites et disposées on épis serrés.

ARPULI n. m. Nom hindou du cassia sophera. ^ Arqua Petrarca, village de la Yénétie, à 20 kiloni. S.-O. de Padouc, où mourut Pétrarque en 1374, et où se trouve son tombeau ; 1.450 hab.

Arqua Polesine, ville de la Vénétie (prov. de Rovitrn , sur I,. raiial deCostagnaro; 3.450 hab. Séricicul-

Plaies d'arquebusade. Nom que l'on donnait autrefois aux plaies faites par une arme à feu. n Eau d'arquebusade. Infusion ou macération de plantes vulnéraires dont on faisait usage autrefois contre les coups de feu.— On disait plutôt eau d'arquebuse. (C'était un alcoolat vulnéraire.)

ARQUEBUSE (de l'ital. arco, arc, et bugio, trou) n. f. La plus ancienne des armes à feu, de la longueur d'un fusil ordinaire, et qui se portait sur l'épaule.

~ Lieu où l'on se réunissait pour tirer l'arquebuse, li Chevaliers de l'arquebuse. Nom que prenaient les arquebusiers ou bourgeois qui faisaient partie d'une compagnie tormée pour s exercer au jeu de 1 arquebuse. 11 Compagnie de l arquebuse, Société de tir à l'arquebuse ou de tir eu général. ^

— Encycl. C'est vers le milieu du xv siècle qu'apparaii cette arme à feu portative, qui est une modification du irait à poudre i on la nommait alors coulevrine à main ou

hagiiebute . Toutefois, l'haquebute proprement dite, ou arquebuse à croc, était une arme de rempart fixée sur un fort étrier en for. mais il en était de plus petits modèles : dans celles-ci le canon manœuvrait sur une fourchette de fer dont le manche s'appuyait sur le pommeau de la selle.

Arquebuse à r

oéche. ^^^

Arquebuse à rouel.

rgiicbu

(prii

nt le

raie

;nt taillés à pans ; on les faisait partir au moyen d'une mèche incendiant la poudre d'amorce placée dans le bassinet. Au commencement du xvi« siècle, les arquebuses, encore fort imparfaites, pesaient jusqu'à 20 kilogr. Bientôt on modifia la batterie à mèche, et on créa l'arquebuse à rouet, dans laquelle une roue d'acier dentée, mue par un ressort, attaquait un morceau de pyrite fournissant des étincelles pour enflammer l'amorce. Dans un autre système, postérieur encore, apparaît la batterie à silex, avec la platine à chien dite à la miquelet ou à chenapan : ce fut le dernier système, qui persista jusqu'à l'invention des capsules fulminantes. L arquebuse demeura une arme de guerre jusque vers 1570; à cette époque, elle est remplacée par le mousquet qui, lourd, mais portant très loin, se maniait avec une fourquine. (V. mousquet.) Les fûts et les crosses des arquebuses, au xvi* siècle, affectent des formes singulières et élégantes; faits de bois dur, ils sont couverts généralement d'incrustations d'ivoire ou de nacre. Les Allemands passaient pour les meilleurs fabricants d'arquebuses ; mais, en Piémont et en Lombardie, on en faisait aussi qui étaient très estimées.

ARQUEBUSER v. a. Tuer d'un coup d'arquebuse : Une légende accuse Charles IX rf'AVOiR arquebuse les protestants d'une fenêtre du Louvre.

S'dLi^quebuser, v. pr. Se tirer des coups d'arquebuse.

ARQUEBUSERIE n. f. Art, métier de celui qui fait des armes à IV-n j-nriaiivos. (On dit aujourd'hui armurkhie.) 11 Atelier d ar.|iiri.iiM.T.

ARQUEBUSIER [zi-é) n. m. Soldat armé d'une arquebuse : Les Espagnols aïoient des arquebusiers à cheval, appelés despjiis carabins. (Brantôme.) 11 Bourgeois qui s'exerce à tirer l'arquebuse. 11 Ancien syn. do armurier.

— Encycl. C'est au commencement du xvi" siècle que l'arquebuse apparaît comme arme de guerre courante. Dans les effectifs des armées, le nombre des arquebusiers va sans cesse en augmentant, et c'est grâce à eux que Charles-Quint fut vainqueur à la bataille de Pavie. Ils étaient armés plus légèrement que les autres gens de pied, et souvent leur corps de cuirasse était remplacé par un collet de buffle. Ils portaient l'épée et la dague suspendues à leur ceinture, et, en .sautoir, le fourniment (c'est-à-dire poire à poudre et autres accessoires de l'artpiebuse). Sous le règne de Charles IX, surtout vers la fin, les arquebusiers devinrent les mousquetaires. Mais, bien au-

Earavant, on avait déjà armé d'arqueuses des compagnies de cavaliers dits " arquebusiers à cheval » . Ce sont les ancêtres de nos dragons. On les nommait souvent, au xvi* siècle, des carabins, et c'est de l'arquebuse légère qu'ils portaient qu'est venu le mot carabine.

L'usage de l'arquebuse fut en honneur dans les milices bourgeoises des xvi* et xvii" siècles et, dans le nord de la France comme dans les Flandres, des confréries importantes d'arquebusiers subsistèrent bien longtemps. C'étaient des associations amicales, ressemblant aux modernes sociétés de tir et do gymnastique.

— Arquebusiers fabricants d'armes à feu. En tant que fabricants d'armes, les arquebusiers, sous l'ancien régime, no rentraient pas absolument dans les corporations des « armuriers fourbisseurs "; car, s'ils vendaient des arquebuses et autres armes à feu portatives, ils n'avaient pas le droit d'en fabriquer les montures en bois, qui étaient tme des spécialités des huchiers-menuisiers (statuts de 1580 et

de 1645). V. ARMURIERS.

Arquebusiers d'Anvers (li;s). On a dénomme ainsi le plus remarquable tableau do David Teniers le Jeune, conservé au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Ce tableau fut point en 1643, à l'occasion du «Serment de l'Arbaiète ».

ARQUEPINCER ou ARCPINCER V. a. Argot. Prendre. Il Arrtter, appréhender au corps : Un voleur arquepince un porte-monnaie; un agent voleur. (Lucien Rigaud.)

ARQUER (lat. arcuare; de Arqukr une pirce de bois.

— V. n. Fléchir, devenir ci Arqué, ée part. pass. du v. A

— Archéol. Tombeaux arqués (en lat Nom des tombeaux des catacombes de Rome, q creusés dans le tuf volcanique, et surmontés d'une espèce d'arcade semi-circulaire. V. arcosolium.

— Bot. Se dit de toute partie des plantes qui décrit un léger arc do cercle.

— Manôg. Cheval argué, Cheval dont les muscles des jambes de devant sont grêles naturellement, ou se sont retirés par suite d'une grande fatigue, de sorte que les genoux sont portés en avant et que Tes jambes sont pliées au-dessous, il Se dit également des genoux qui présentent cette disposition, ii Quand ce défaut de conformation est naturel, on dit que le cheval est brasstcourt. V. aplomb.

t, qui ARQUEPINXE le

-, arc) v. a. Courber :

rbe : Poutre qui arque.

■cuata).

— Mar. Vaisseau arqué. Celui dont la quille est courbée en arc, par suite d'une avarie ou par vétusté. 11 Quille arquée. Celle dont le milieu tombe plus que les deux bouts.

S'arquer, v. pr. Se courber en arc, se plier : Les jambes des cavaliers s'arquent souvent.

— Mar. Se déformer, en parlant des mâts, des vergues, et notamment de la quille d'un bâtiment.

ARQUÉRITE [ké ~- de Arqueros [Chili]) n. f. Amalgame d'argent (Ag'^Hg), qu'on trouve en cristaux octaédrtques ou en petites masses plus tendres que l'argent.

Arques (lat. Arcas), comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 3 kilom. de Saint-Omer, sur l'Aa; 4.560 hab. {Arquais.) Verrerie, distilleries, brasseries, tanneries.

Arques (l'), petit fleuve côtier de la Seine-Infér., se jetant dans la mer à Dieppe. Cours, 50 kilom.

ArquES-LA-BATAILLE, comm. de la Seine-Infér., arrond. et a 7 kUom. de Dieppe, au confluent de la Béthune et de l'Arques ; 1.159 hab. {Arguais.) Ch. de f. de l'Ouest. Ruines du château construit vers 1040 par le comte Guillaume, oncle maternel de Guillaume lo Conquérant. En 1202, Philippe-Auguste tenta sans succès de s'en emparer. Les Anglais en devinrent maîtres par le traité de Brétigny (1360), et le rendirent à Charles VII, lors do la capitulation de Rouen (U49). Henri IV y vainquit le duc de Mayenne (21 sept. 1589).

ARQUET (/lé) n. m. Terme de tisserand. Petit fil de fer fixé à la brochette, qui retient les tuyaux dans la navette, où il sert de ressort.

— Dans certaiî^es contrées do la France, on désigne sous ce nom une branche de vigne portant des bourgeons à fruits, et que l'on recourbe en forme d'arc.

— Chass. Engin en forme d'arc, et auquel sont attachés plusieurs lacs pour prendre des oiseaux.

— Papet. Cadre de bois sur lequel on étend un drap pour tiltrer la colle avant de la mettre dans le mouilloir.

Il On l'appelle aussi couloir.

Arquian. comm. de la Nièvre, arr. et à 16 kilom. de Cosne, sur la Vrille, affluent de la Loire ; 1.533 hab.

Arquier(d'). Biogr. V. Darqdier.

Arquier (Joseph), compositeur et violoncelliste, né à Toulon en 1763, mort à Bordeaux en 1816. Il a composé un grand nombre d'opéras-comiques tombés dans l'oubli. Il a fait jouer à Paris : le Mari corrigé, la Peau de l'Ours, le Congé, l'Hôtellerie de Sarzano. Les partitions n'en ont pas été publiées.

ARQUIFOUX [ki-fou) n. m. Sulfure de plomb qu'emploient les potiers comme couverte, pour enduire l'intérieur des poteries communes et les rendre imperméables après la cuisson.

Arquijas, gorges de montagnes d'Espagne (prov. de Navarre), à peu de distance E. de la ville de Zuniga. Combats, en 1835 et 1836, entre les carlistes et les christinos.

ARQÛRE n. f. Etat de ce qui est arqué.

ARRABIDÉE(de Arrabide, n. pr.) n. f.

Genre do bignoniacées, renfermant des lianes nt aux An-

Arrabidée :a, rteur; 0, fruit; c, graine.

ARRACACIA n. f.

Genre d'ombellifèresaniminées, renfermant des herbes vivaces, glabres ou pubescentes, qui croissent dans les Andes et dans l'Amérique boréale. La racine ou le rhizome charnu de l'arracada esculenta est employé comme aliment en Colombie.

ArraCH, rivière d'Algérie (prov. d'AlgerJ, qui arrose la plaine de la Mitidja, et se jette dans la naie d'Alger, un peu à l'E. de cette ville, après un cours de 95 kilom.

ARRACHAGE n. m. Action d'arracher des herbes, des racines, etc. : Arrachage des pommes de terre. V. arraohoir.

ARRACHE-CLOU n. m. Instrument pour arracher les clous. 11 Pl.i'es arrache-clous (ou clou).

ARRACHEMENT il. m. Action d'arracher : Z-'arrache- M1-.NT du co'ur et des poumons n'empêche pas les grenouilles de sauter. (Maqucl.)

— Archit. Nom des pierres saillantes et des inégalités laissées à dessein à une partie de maçonnerie pour servir de liaison avec d'autre maçonnerie que l'on voudra y joindre. Quand on étudie

un ancien édifice, construit à dilTérentes époques, c'est par l'examen des arrachements que l'on reconnaît les restaurations, ainsi que les additions qui ont été faites à l'œuvre primitive.

Lorsqu'on bâtit une façade de maison le long d'une rue, les arrachements s'appellent aussi pierres d'attente, ou simplement attendes,ma.i^ ils conservent leur nom quand il s'agit de portions de murs que l'on abat en prenant la précaution de laisser des pierres saillantes et des inégalités. Il An-aciicments d'une voûte, Les premières retombées d'une voùio engagées dans un mur. On dit qu'une portion de bâtiment est construite en arrachement, quand elle forme saillie sur le bâtiment principal.

— Math. V. intersection.

Arrachement.

— Môd. Plaip par arrachement, CoUo nui a 6t6 produite par uiio traction violonto, ot dans laiiuollo los parties ont Ma dilaoïirôos.

ARRACHE-PIED (D'), loc. adv. oi i'ani. Saus intorniption, sans bou^or do place, ot coniino -si lo piod avait pris rariiio : Travailler «ta; heures D'AKUACHK-inED.

ARRACHER (du lat. cradicarc, onlovor avec la racine) V. a. Détacher, enlever avec oirort ce qui tient ù quelque chose : Arracher rfe^ arbres. Auracuisu une dent.

— Eloigner do force : Akkaciiuh un enfant à sa mère.

— Fig. Bannir, priver do : Arhaculk une passion de son cœur, un souvenir de sa mémoire.

— Tirer, obtenir avec peine, au physique ou au moral : Akracher de l'argent. Arkacukr un secret, une promesse. Desaix, à Marenqo, arracha la victoire aux Autrichiens. Ebnire arracha ïe masque dont Tartufe se couvrait.

— Dôtournor do, soustraire à : Arracher à la mort.

— An'acher l'âme, Arracher le cœur. Causer une oxtrômo affliction. Il Se dit, par oxagnration, pour marquer la rcipugnanco qu'une personne ôi»ronvo A faire une chose : Lui demander de i'arycnf, c'ust lui ahkm ukk LE CŒUR.

— Prov. et KAM. : Arracher une dent à quelqu'un, Emprunter, soutirer do l'ap^'oni à (|iu'l(|ii un, et surtout iï un avaro. ii Arracher une épine du pied, Tidm* duuo |jnsilion criiiquc. Il II vaut mieux laisser son entant morveux que de lui arracher le nez, Il faut lulcror un petit, mal quand on nstpio, en y rcMnodiant. dVn causer un plus ^Tan.l. ii Arracher les "yeux à quelqu'un, Expression de menace pour faire cntondro qu'on est iri>s irrité contre quoiqu'un, et qu'on est prêt à se livrer à son égard à des voies do fait.

— Grav. Enlever de dessus le cuivre des parties déjà gravées, pour les corriger.

— Techn. Chez les chapeliers. Enlever lo jarre, ou poil luisant qu'on rencontre dans les peaux de castor.

Arrache! Commandement fait aux rameurs d'un canot par le patron, quand, dans une joute, ou par suite <lu mauvais temps, ils doivent redoubler do force. Arltr

/Irrac/îé, ée part, pass.duv. Arracher.

Blas. Se dit des arbres et des plantes dont les racines sont apparentes, il Seditaussidoslotesetautresmombrcsdanimaux qui, n'ayant pas été coupés net, montrent divers lambeaux de chair, et paraissent avoir été arrachés de force.

S'arracher, v. pr. Etre arraché, onlevo ayec effort : Les plumes d'un oiseau mort s'arrachent difficilement. f\/\

— Se détacher, s'éloiGjner, se soustraire ^^ — ^^ avec peine, à regret : Le cœur avec peine à la souffrance qui (LaRochef.-Doud.)

— Fam. et par exagér.. Se dit d'une personne, d'une chose très recherchée, que chacun se dispute : Un livre est-il interdit, aussitôt on sE Tarrache.

— Areot. S'aiTacher, Se disputer, se battre. "anach'ë'"

— Prov. et fig. : S'arracher les yeux.

Se dit de deux personnes qui ont une altercation très violente. Il Se priver d'une chose à laquelle on tient comme à ses yeux.

— Syn. Arracher, ravir. Arracher, enlever avec force, avec violence, et avec résistance. Ravir, enlever par force ou par adresse, sans résistance, ou malgré une faible

: KR^kcnv.^ la vie à quelqu'un que

s soustraire

s'arrache ^' le dévore. ^^^

Il ;

resistanc

de lui RAVIR l'hortne.

— Anton. Attacher, enfoncer, planter.

ARRACHE-RACINE n. m. Instrument po racines, ii PI. Des akba-

CHR-RACINES [oa KACINe).

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