ARRÊTÉ
S'arrêter*; v. pr. Cesser de marcher, d'avancer, de parler, et, d'une façon générale, de faire ce que l'on faisait : S'arrêter court. \\ Ilya des Iwmmes chien arrêté. qut peuvent parler trois heures
d'horloge sans s'arrêter. (P.-L. Cour.) ii Cesser d'aller, do fonctionner : Quand l'eau baisse, tes moulins s'arrêtent. Il Rester, demeurer dans un endroit : Le pessimiste s'arrête à tous les fumiers, pour en flairer consciencieusement les mauvaises odeurs. (Henri Roujon.)
— S'attacher, se porter : Les regards de l'observateur s'arrêtent sur tout.
— Fig. Se déterminer, so fixer, s'en tenir à : Prenez une résolution, et saches vous y arrêter. (Rayn.) ii Se dominer, rester dans corlaines limites, se restreindre : S'arrêter à propos.
— Faire attention, avoir égard à : S'arrêter aux apparences est le fait de la frivolité. (Lav.)
— Insister, s'appesantir sur une chose ; S'arrêter sur une circonstance, sur un détail.
— Prov. et FIG. : S'arrêter en beau chemin. Abandonner une entreprise dont lo succès paraît assuré.
— Syn. Arrêter, affermir, assurer, etc. V. affermir.
— Syn. Arrêter, retenir. .\rrêter marque l'etfet d'un obstacle extérieur par lequel le mouvement se trouve suspendu ; retfiir ne marque souvent que l'efFori fait pour modérer ou pour retarder lo mouvement. Un fosse, un mur, arrêtent celui qui voudrait passer outre ; nous retenons-notre laniJTue quand nous craignons de nous compromettre en disant ce que nous avons sur le cœur. Oa
ARRÉTISTE — ARRIERE
qu'on tient plus ou moins en son pou- - Elargir, libérer,
ne retient qii voir.
— Anton. Ebranler, mouvoir, relaxer et relâcher.
ARRÉTISTE (tiss) n. m. Celui qui publie et annote un recueil d"arr6ts : Tanl vaut Tarretiste, tajit vaut le recueil. Il On dit aussi arrestographe. V. arrêts {Recueil rf"),
Ot JUKISl^RDDENXE.
ArRETIUM ou AretiuM. Géogr. V. Arezzo.
ARRÊTOIR n. m. Petite digne qui arrête l'eau d'un ruisseau do rue : Les paveurs font des arrètoirs, pour ne pas être gênés par l'eau dans leur travi
■ Arcïiit. Saillie destinée pièce sur une autre.
L arrêter le mouvement d'i
■rhénode (gr. nat.)
— Armur. Dent de fer qui surmonte la bague d'une haïonnotto. (V. baïonnette.) n Petit crochet qui servait à arn-tcr la corde, dans les arbalètes. V. arbalète.
ARRHAPHIQUE (du gr. a priv., et rhaphè, couture) adj. So dit d'un système de reliure sans coutures.
ARRHEMENT n. m. Action d'arrher.
ARRHÉNATHÈRE (du gr. arrhén, énos, mâle, et athêr, barlie d'ëpi) n. f. Genre de graminées, tribu des avcnécs.
— Encycl. Le genre arrhénathère présente les caractères suivants : inflorescence en panicule rameuse ; épillets contenant chacun trois fleurs, dont l'une rudimontairc.
Ce sont des herbes élevées de l'Europe, de la Palestine et de l'Algérie.
ARRHÉNITE (du gr. arrhèn, énos, màlc, fort) n. f. Silicate naturel, variété dure d'orthite.
ArRHENIUS (Glaudius], érudit suédois, no à Linkœpiny en 1627, mort à Stockholm en 1695. Il professa la métaphysique et l'histoire à Upsala, où il devint membre do l'Académie. Son principal ouvrage a pour titre : Historié Suevorum Gothorumque ecc/esiasieca? {Stockholm, Itisy).
ArrHENIUS (Jakob), érudit suédois, frère du précédent, né à Linkœping en 1642, mort à Hembringe, près Upsala, en 1725. Fur professeur d'histoire à Upsala. Il a composé ou traduit des P5(iuïnes(16S0).
ArRHENIUS ( Johan ) , botaniste et agronome suédois, né en 1811 à Klœïdala (Suède), membre des académies des sciences d'Upsala et de Stockholm, a donné son nom à plusieurs plantes.
ARRHÉNODE (du gr. arrhÔn. énos, mâle, et eirfoî, apparence) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des brenthidés, renfermant des brenthes des régions chaudes du globe, vivant dans les fourmilières, et dont la seule espèce paléarctique est Varrhenodes Éeichei, de Syrie.
ArRHÉPHORES ou ArSEPHORES n. f. pi. Antiq. gr. V. AuRiJÉmioRiE. — Une ABRHÉrHORE (ou Arsêphobe).
ARRHÉPHORIE (gr. arrhéphoria, fête des sacrés mystères) n. f. Fête athénienne, instituée en l'honneur de Athéné Polias.
— Encycl. Cette fête était célébrée par des arrhéphores, jeunes filles nobles de sept à onze ans, qui, sous la conduite d'une prêtresse, devaient porter, dans un souterrain voisin de l'Acropole, une corbeille enfermant des choses mystérieuses que ni elles ni la prêtresse ne devaient connaître, puis rapporter sans l'ouvrir une corbeille semblable qu'elles trouveraient dans le souterrain.
ARRHEPSIE (gr. atrhepsia, équilibre) n. f. Se dit, dans la philosophie des pyrrhoniens, de cet état de l'esprit qui n'incline d'aucun côté, d'une volonté qui ne trouve aucun motif pour se décider entre l'affirmation et la négation.
ARRHER v. a. Donner des arrhes, pour s'assurer d'un achat ou dune location : Arrher des 7narchandi ses. (Acad.)
ARRHES (lat. an-hse; du gr. arrhabôn, gages) n. f. pi- Argent qu'un acquéreur ou un locataire avance pour as surer l'exécution d'un marché le plus souvent verbal, cl qu'il perd s'il vient à rompre le marché : Donner des ARRHES. Perdre ses arrhes, m Pas de sing.
— Fig. Gage, garantie : Les pj'âsents sotit des arrhi;s d'amitié. (Acad.)
— Encycl. Dr. rem. A Rome, les arrhes n'ont été longtemps que le signe de la perfection du contrat : elles consistaient tantôt en une somme d'argent, tantôt en un objet mobilier. Justinîen aconservéco caractère àla dation d'arrhes, sauf dans le cas où les parties auraient l'intention de conclure un contrat de vente, et voudraient en outre le constater par écrit. Dans cette hypothèse, la remise des arrhes devenait un contrat spécial, plaçant les parties dans l'alternative, ou de parfaire réellement la vente, ou de perdre une somme égale à la valeur des arrhes. Les arrhes prenaient, dans ce cas spécial, le caractère d un dédit. Nos anciens auteurs faisaient une distinction : si les arrhes avaient été fournies avant la conclusion du marché, elles servaient de moyen de dédit; si elles avaient été foiTrnies après, on y voyait généralement une preuve de la convention. Dans le silence dos parties, on interprétait d'après les circonstances.
— Dr. mod. Les arrhes sont données au moment de la conclusion d'un marché ou d'un projet de marche, et servent, si celui-ci s'exécute, d'acompte sur le prix convenu. La clause pénale est celle par laquelle on s'engage à payer une somme déterminée en cas de non-exécution d'un marché, ou de retard dans l'exécution : la stipulation d'une clause pénale n'empêche pas de pouvoir réclamer, si on le préfère, l'exécution du marché ; tandis que la stipulation d'un dédit dispense définitivement celui qui ne veut pas exécuter la convention de remplir son obligation , en payant la somme convenue. Le dédit est la somme co7ivenue en faisant un marché, et moyennant le payement do laquelle chacune des parties, ou l'une d'elles, peut se dispenser d'exécuter son obligation. Lorsq^u'il y a eu un commencement d'exécution, le dédit est impossible. Le denier à Dieu est la somme, généralement très modique, donnée en signe d'engagement dans des conventions verbales, faites le plus souvent soit avec le domestique que l'on arrête, soit avec le concierge de la maison où on loue,
et qu'une des parties abandonne ou que l'autre rend si l'on n'exécute pas la convention, et qui reste à celui qui l'a reçue, eu cas d'e,\écution, sans imputation sur le prix
C'est surtout en matière de vente et de louage que des arrhes sont données et reçues. La règle de l'art. 1590 du C. civ. est ainsi formulée : « Si la promesse de vendre a été faite avec des arrhes, chacun des contractants est maître de s'en départir : celui qui les a données en les perdant, celui qui les a reçues en restituant le double. »
ARRHIZE adj. Bot. V. arhize.
ARRHIZOBXJkSTÉ, ÉE adj. Bot. V. ARHIZOBLASTÉ, ÉE.
ARRIA n. m. V. ARIA.
Arria, dame romaine, femme de Csecina Paetus, qui iut compromis dans une conspiration contre l'empereur Claude. Arria conseilla à son mari de se tuer, et se frappa avant lui. CV. P^etus.) — Fille de la précédente, femme du sénateur Thraséas Peetus, qui voulut se tuer aussi pour ne pas survivre à son mari, mis à mort à la suite d'une conspiration contre Néron. Elle consentit, cependant, à vivre pour sa fille. "V. Thraséas.
Arria (gens), nom d'une famille romaine dont les membres les plus connus sont : Arrius (Quintus), qui fut préteur en 73 av. J.-C. (Il battit Crixus, lieutenant de Spartacus, et lui tua 20.000 esclaves, mais fut à son tour battu par Spartacus. Nommé préteur en remplacementde Verres, il fut assassiné pendant qu'il se rendait à son poste. Il fut lié avec Cicéron, Crassus, Pompée et César); — Arrius (Quintus), préteur en 83 av. J.-C., orateur cité par Cicéron dans le Érutus (ch. LXixJ, et raillé par Catulle dans l'épigrammo 84 ; — Arrius (Antoninus), aïeul maternel d'Antonin le Pieux. (Il fut deux fois consul; suivant son ami Pline le Jeune, il se livra dans sa vieillesse à la poésie) ; — Arrius (Antoninus Caitjs), consul sous Marc-Aurèle, proconsul d'Asie sous Commode, qui le condamna à mort; — Arrius (Aper), beau-pére de l'empereur Numérien. (Préfe ;.
du prétoire, il fit assassiner son gendre en 284, mais fut condamné à mort par les soldats, et exécuté par Dioclétien.)
ARRIAN OU ARIAN n. m.
Espèce de vautour (vultur cijicreus) habitant les hautes montagnes d'Europe : Pyré-^ nées, etc.
ARRIAU (n-(5) n. m. Sorte de charrue primitive, dont on fait encore usage dans les terres très légères du centre ot do l'ouest de la France.
Areuen (Flavius), historien grec, philosophe et homme d'Etat, né à Nicomédie (Bithynie), vers la fin du i" siècle de notre ère. Il vint de bonne heure à Rome, et y suivit les leçons d'Epictète. Il obtint le droit de cité à Athènes et à Rome. Il gouverna la Cappadoce de 131 environ à 137, et fit alors une reconnaissance complète des côtes du Pont-Euxin. Il fut plus tard consul, et passa la fin de sa vie dans la retraite à Nicomédie. Son histoire des successeurs d'Alexandre, ses histoires de Bithynie, des Parthes, des Alains, et diverses monographies, sont perdues. Mais on possède encore, en tout ou en partie, son Manuel d'Epictète; ses Entretiens d'Epictète; son Traité sur la chasse,
ARRIÈREI (du lat. ad rétro, par derrière) interj. Loin! au loin ! S'emploie surtout dans les phrases par lesquelles on enjoint de se retirer, de s'éloigner, et qui marquent l'horreur ou le mépris : Arrière les médisants!
— Préposit. inséparable, qui se joint à certains substantifs pour y ajouter une idée de postériorité ; ArWereban, arnére-main, arnére-neveu, etc.
— En arrière, loc. adv. Qui indique mouvement, direction, position vers le lieu ou le côté qui est derrière, au physique et au moral : Faire un pas en arrière.
— En l'absence de : Ce que je dis en arrière, Je le dis aussi devant les gens. (Th. Leclercq.)
— Sert à marquer un retard, au prop. et au fig. : Locataire EN arrière pour ses loyers, n A l'écart :
J'ai VII la Calomnie, en arriére et dans l'ombre, S'asseoir à mon foyer comme une hôtesse sombre.
A. Barbier.
— Loc. prépos., Derrière un autre objet, sur un plan plus reculé : Corps de réserve placé en arrière de l'armée.
— Fig. : Ecolier en arriére de ses camarades.
— Arm. En arrière! Commandement de l'école du soldat, pour faire porter l'escouade en arrière.
— Mar. En arrière! Commandement à la machine pour la faire tourner dans le sens nécessaire à la marche en arrière du bâtiment. (Par abréviation, sur les transmetteurs d'ordres mécaniques, on met simplement arrière.)
Il Battre en a/Tière. Se dit de l'hélice quand elle tourne pour faire culer le bâtiment.
ARRIÈRE n. m. Partie postérieure d'un navire commcnrant au maîtrè'-coupie et se terminant par le couronnement : Les canons, les voiles de Barrière.
— Fig. Passer à l'arrière ou dei-inàre. Se dit des maîtres qui, logés à l'avant, passent à l'état-major, derrière, quand ils deviennent officiers.
— Arm. Service de l'arrière. V. Encycl.
— Chass. Prendre les arrières. Faire les arrières, Rechercher, dans un défaut, avec les chiens, la voie de l'animal, en reprenant en arrière le chemin qu'il a suivi, ii Prendre les grands arrières, Continuer ses recherches plus loin.
— Mar. Airière s'emploie dans de nombreuses locutions maritimes, ii Gaillard d'arrière. Se dit de la dunette arrière, par opposition au gaillard d'avant, ii Les voiles et manœuvres de l'arriére. Grand mât et mât d'artimon, il Le navire est vent arrière, quand il reçoit le vent de l'arrière ; il va de l'arrière, quand il cule. il Tout le monde derrière! ou d l'arrière! Commandement pour faire porter tout l'équipage derrière pour une manœuvre ou un cas do danger, n Un navire est sur l'arrière ou sur cul, quand il a l'arrière trop enfoncé; il reste de l'arrière, quand il est dépassé par d'autres navires, ii Matelot d'arrière. Se dit en escadre de celui qui en suit un autre derrière, par opposition à matelot d'aimnt.
— Techn. Partie postérieure de certaines choses : L'arriére d'une charrette.
■- Encycl. h'atrière d'un navire s'appelait autrefois " poupe », et le mot a été conservé dans pavillon depoupe ou pavillon de l'arrière. L'arrière a de tout temps été réservé au commandant, qui, autrefois, apercevait de ce poste toute la voilure de son vaisseau. C'était là aussi que se trouvaient la roue du gouvernail et les bancs de quart tribord et bâbord, où se tenait l'officier de quart, selon les amures du bâtiment. Les conditions nautiques ont changé, mais l'arrière continue à loger le commandant et l'état-major.
Les anciens avaient réservé dans leurs châteaux d arrière une place privilégiée pour les dieux protecteurs. Les Chinois, qui ont des jonques de mer dont les formes de l'arrière ressemblent beaucoup aux châteaux qui s'élevèrent sur les nefs du xv* au xvii* siècle, ont conservé cette coutume à travers les âges. Les arrières des anciens vaisseaux de ligne étaient couverts de magnifiques sculp-
1. D'un navire du xvi« siècle; 2- D'u ïerguelen; 5. Plan de l'arnère du cuirasi
son livre Sur l'Inde ; son Périple du Pont-Euxin ; enfin, son Anabase, où il raconte l'expédition d'Alexandre. — Arrien est un historien distingué, bien informé, de critique sûre, et un bon écrivain.
— BiBLioGR. : Edition des Œjivres complètes, par Borheck et Srhulze (1792-1811); de l'A^aôa.^e, par Kruger (1848). Abicht (18"6}; du Manuel d'Epictète. par Thurot (1874); des autres ouvrages, par Hercher(lS74). — Trad. française du Maymel, par Thurot fl874' : des Entretiens. par Courdaveaiix(i862) ; de Y Anabase, par Chaussard (1802).
tures. De nos jours, les navires sont plus sobres d'ornements, et l'arrière est devenu une véritable forteresse. C'est la partie la plus délicate de la coque : on y trouve, en effet, le gouvernail, la barre, l'étambot, dans lequel passe l'arbre porte-hélice. Du temps de la navigation mixte, les navires présentaient à l'arrière un évidement appelé " puits " , dans lequel on remontait Théhce pour faire disparaître sa résistance quand on marchait à la voile. Ce système n'existe plus, et les arrières se sont considérablement affinés, pour offrir le moins de résistance possible aux
fllots d'oaii. L'étiimbut arrière est dovonu un plan trfts minco, do chaque côté duquel se sont placôos les hi^licos latérulos ou jumoUos ; lu ruuo du guuvoi-iiuil ot los bancs do quart ont étù disposés sur uuo passerollo sitiioo à l'avant do la chonuHÙo, ot l'arrît^ro ost encore, sur lus ptitits navires surtout, exhaussé par une construction app{doo » dunotlo i» , dostinùo à auginentor lus logements du commandant et doH ofllciors.
IjOS arriùros, do ronds ot carrés, sont devenus pointus sur certains croiseurs aujourd'hui disparus, puis ronds ot ras sur l'oau dans les naviros & plages, ou ogivaux à formes rentrantes, pour faciliter lo tir on retrait© des pièces contralos sur les cuirassés à murailles élevées.
— Arm. Les services de l'arrière, dostinés à relier les armées au territoire national dont elles tirent toutes leurs ressources, sont devenus do nos jours bien plus complexes qu'autrefois. Ils sont chargés, ti'uno part, de ravitailler les armées en hommes, vivres, munitions ot matériel de toute nature ; do l'autre, de débarrasser ces marnes armées do tous les impedimenta inutiles, en assurant l'évacuation des malades, blessés, prisonniers, etc.
Do plus, ils ont la garde, la réparation, le service et fonctionnement des voies do communication do toute espèce ; ils doivent assurer le logement dos hommes et des chevaux, l'emma^asinomcnt et le ronouvellonient des denrées et du matériel dont les armées ont besoin, ainsi que le maintien do lordro ot la police, par l'emploi judicieux des troupes d'étapes.
L onsomblo de ces services forme doux grandes divisions : celle des chemins de fer, ot colie des étapes, relevant l'une ot l'autre du directeur général des chemins de fer et des étapes, lequel est sous les ordres directs du major général de l'armée. Celui-ci le tient au courant des opérations en cours ou projetées, et des besoins quo leur exécution entraînera.
ho directeur général a sous ses ordres un directeur des chemins de fer aux armées, et un directeur des étapes.
I40 premier, qui dispose d'un ingénieur dos chemins do fer et d'un personnel militaire et technique, assure lo service des chemins de fer, soit au moyen du personnel des compagnies, soit au moyen des troupes de chemins de fer, suivant qu'il s'agit do lignes se trouvant ou non dans la zone abritée contre les attaques éventuelles de l'ennemi.
Le directeur des étapes est secondé par des chefs du service des étapes pour l'artillerie, le génie, l'intendance,
10 service de santé, la prévôté, la trésorerie et les pestes, la télégraphie militaire, et dispose également des troupes d'étapes. Tenu au courant des mouvements décidés ou préparés, il fournit les renseignements nécessaires pour assurer la liaison des troupes d'opérations avec les troupes d'étapes, de môme que pour assurer le service dos subsistances et des évacuations. Il demande les moyens de transport dont il a besoin à la Direction des chemins de fer.
Chacune des armées qui constituent l'ensemble des forces militaires d'opérations du pays a son service de l'arrière particulier. La direction en est aux mains d'un officier général, placé sous les ordres immédiats du chef d'état-maior général de cette armée, et qui réunit dans ses mains les pouvoirs que le directeur des chemins de fer et le directeur du service des étapes exercent conjointement pour l'ensemble des armées, sous les ordres du major général.
— Anton. Avant, devant.
ARRIÉRÉ n. m. Ce qui reste dû : Solder ^arriéré.
— Par ext. Partie d'un travail, d'une tâche, etc., qu'on n'a pu faire à temps, qui est en retard : Il y a beaucoup d'ARBiiiRÉ dans les bureaux de cette administration.
— Fig. Un amour qui vient tard est souvent plus violent; on y çaye en une fois tout ^'arriéré des sentiments et les intérêts. (Ste-Beuve.)
ARRIÉRÉ, ÉE adj. Qui est en retard, qui est différé ; qui n'a pu être examiné ou expédié en sou temps : Payement ARRIÉRÉ. Affaires arriérées.
— Par ext. Qui n'a pas l'intelligence, les connaissances que comporte son âge, son époque, qui appartient au temps passé ; Enfant arrière. Peuples ARRiÉRiiS.
— Anton. Avancé.
ARRIÈRE- ALLIANCE n. f. Alliance qui remonte à des temps lointains, et dont les liens se sont affaiblis, il PI. Des arru;re-alliances.
ARRIÈRE-BAN (bas lat. retrobannum) n. m. Levée en masse ordonnée par le souverain, et qui englobait les combattants non compris dans la première levée ou » ban » : Philippe (de Valois) proclama /'arrière-ban ; la valeur de ce mot n'a jamais été suffisamment définie. (Boutaric.)