ARRÊTANT — ARRÊTER
paux, ot les arrÔKÏs pris aux colonies par les gouverneurs, et, dans les pays de protectorat, par les résidents. I^ loi est muette sur la forme à donner à, ces actes. IvO fonctionnaire qui le» prend indique d ordinaire les lois auxquelles il so réfère; les motifs qui lo font agir hont parfois exposés dans des considérants. Los arrêtés minist^nela sont do deux sortes : les uns généraux ou réglemcotairos, les autres individuels. I^es arrêta;» préfectoraux sont aussi les uns réglementaires, les autres individuels; les premiers sont pris, tant6t par le préfet seul, tantôt par le préfet on conseil do préfecture. Les arrêtais rendus au contentieux sont les arrêtés des ministres, des conseils do préfecture, dos préfets ot des conseils privés dans les colonies.
— Comptab. Arrêté de compte. En général, l'arrêté de compte peut être fait à la suito du compte m6mo ou par acte séparé; cependant, celui qui a pour objet le compte rendu par un tuteur à son pupille ne peut avoir noa qu'après un délai de dix jours. Ccst une question controversée que celle do savoir si l'arrêté do compte doit être fait en double. Quoi qu'il en soit, lo compte n'est défiaitif que s'il a été signé des deux parties. Si l arrêté de compte n'est pa.s signé par le rendant, il ne constitue pas un titre contre lui. S il porto sa signature, il fait preuve à son égard, pourvu qu'il soit écrit tout entier de sa main, et porte en toutes lettres le montant de la somme avec le u bon et approuvé pour *, si toutefois l'on n'admet pas comme nécessaire la formalité des doubles. Toutefois, les parties ont toujours lo droit de rectifier les erreurs quand elles peuvent les établir par dos preuves manifestes, droit qui, d'ailleurs, est presque toujours réservé par la mention « sauf erreur ou omission >, par laquelle on termine l'arrêté do compte; mais le droit subsisterait, même on l'absence de cette mention.
ARRÊTE-BŒUF n. m. Bot. Syn. do oNONis ahveksis.
Il PI. Des ARRÊTE-UŒUF.
ARRÊTE-NEF n. m. Nom vulgaire des poissons du genre rémora, il PI. Des arbête-nef.
ARRÊTER {du lat. ad, à, et restare, rester) v. a. Empêclior d'avancer; faire rester en place : Arrkter un fuyard, un cheral emporté, n Interrompre le cours régulier dune chose : Le froid arrête parfois les horloges. H Assurer, fixer une clioso mobile : Arrêter une planche avec des clous.
— Faire obstacle à, suspendre, apaiser : Arrêter te feu, le désordre, la sédition, les murmures. La guerre est u7i des principaux obstacles qui arrêtent les progrès de la société. (A. Garnier.)
— Fixer : Arrêter ses regards sur Vabime. Arrêter se* soupçojis sur quelqu'un.
— Prendre une résolution, décider : Arrêter un départ.
— S'assurer d'avance lo service de quelqu'un, l'usage de quelque chose ; Arrêter un domestique, un logement.
— Mettre en état d'arrestation, prendre et retenir prisonnier : Arrêtkr un voleur, ii Saisir, confisquer, par autorité de justice : Arrêter les exemplaires d'un livre* Arrêter un journal à la poste.
— Attaquer à main armée : Des brigands arrêtent encore les voyageurs, en certai7is pays d'Europe.
— Régler, clore : Arrêter wn compte, un prix.
— B.-arts. Terminer les contours, les masses, etc. : Arrêter un dessin. Arrêter les grandes lignes d'un groupe.
— Chass. Arrêter le gibier, ou absol. Arrêter. Se dit de l'action du chien qui, dès (i^u'il aperçoit ou sent lo gibier, demeure immobile jusqu'à- 1 arrivée du chasseur.
— Hortic. Couper ou pincer le bout d'un branche, pour en empêcher le développement, et ménager ainsi la sève en faveur du fruit.
— Mar. B'ixer un coin ou un taquet sous une pièce do bois pour l'empêcher de glisser, ii Arrêter un amarrage. Attacher l'extrémité d'un amarrage pour qu'il ne se défasse pas. Il Arrêter un navire. Mettre l'embargo sur ce navire.
— Techn. Faire plusieurs points l'un sur l'autre, ou un simple nœud, pour que le fil ne glisse pas daas une couture.
— V. n. Cesser do marcher ; faire une station : Arrêter
;ir, de parler : // r'arrêtb pas, il travaille
à tel endroit.
— Cesser d'à jour et nuit.
Arrêté, ée part. pass. du v. Arrêter.
— Blas. Se dit d'un animai représenté immobile sur ses pieds : In lion arrêté, par opposition à. t'n lion passant, qui est celui qui marche.
— Peint. Tracé avec justesse et fermeté, terminé, où l'on n'a plus rien à. retoucher : Dessin