‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 441 sur 828 · ARRIERE-VASSAL — ARRIVER · texte numérisé non relu

ARRIERE-VASSAL — ARRIVER

ARRIÈRE-VASSAL, ALE n. Celui, celle qui relevait d'uu seigneur vassal dun autre seigneur : Les arrikre- VASSAL'x s'appelaient aussi vavassadx, et vavasseurs.

ARRIÈRE-VOUSSURE D. f. Espèce de voûte pratiquée derrière une baie, pour couronner l'embrasure. Il PI. Des

ARRiiiRE-VODSStIRES.

— Arrière-voussure de Saint-Antoine , Celle dont les tableaux et la feuillure sont recouverts par une plate-bande. Il Arrière-voussure de Montpellier, En plein cintre à la feuil-

lure, et en plate-bande par derrière, ii Arrièreglée et bombée, Celle dont Tare intérieur est beaucoup moindre que le demi-cercle, ii Arrière-voiissare de Marseille, En plein cintre sur le devant, et seulement bombée en arrière.

ArRIETA (don Juan Emilie), compositeur espagnol, né à Puente-la-Reioa (Navarre) en 1823, mort à Madrid en 1894. En 1845, il fit représenter son premier opéra, lldetjonda. Lors des troubles de 1848, il retourna en Espagne, et devint un des compositeurs dramatiques les plus actifs et les plus appréciés de son pays. Il s'attaclia surtout, avec Olona, Barbieri, Gaztambide, à faire refleurir la sarzuela, genre d'opéra-comique propre à l'Espagne. Les œuvres d'Arrieta ont de la force, de la vivacité et do la gaieté.

Arrighetti (Philippe), chanoine florentin, né en 1582, mort en 1(j62, l'un des plus savants hellénistes de son temps. II a traduit la Rhétorique et la Poétique d'Aristote. Ces ouvrages sont restés manuscrits.

Arrighetti (Nicolas), mathématicien et philosophe italien, né à Florence en 1586, mort en 1G39, l'un des plus illustres disciples de Galilée. C'est lui qui composa le discours d'ouverture des Prose Fiorentine. — Son frère Andréa, né à Florence en 1592, mort en 1S71, fut également disciple do Galilée.

Arrighetti (Nicolas), jésuite florentin, né en 1709. mort en i767,prolessa les sciences naturelles à l'université de Sienne. Il est l'auteurd'une Théoricdu /'eu(Sienne, 1750).

Arrighetto ou Arrigo (Henri), poète latin du XII* siècle, né à Sentinello, près Florence, curé de Calen- 2ano. Ruiné par un procès que lui intenta l'évêque de Florence, il fut réduit à mendier, ce qui le fit surnommer Arrigo il povero (Henri le pauvre). Il a raconté ses disgrâces dans un poème élégiaque intitulé : De diversitate fortunse et philosophie consolations (1495).

ArrigHI Landini (Horace), poète italien, né à Florence en 1718. Il parcourut en improvisateur lltalio et l'Espagne, se fixa à Venise après une foule de vicissitudes, et jouit d'une célébrité immense, à laquelle succéda une obscurité telle qu'on ignore quand il mourut. On a de lui la Bibliade, poème en six chants ; le Tombeau d'Isaac Newton, poème en vers blancs; des pièces de théâtre, des poésies lyriques, etc.

Arrighi (Hyacinthe), homme politique, né en Corse, cousin par alliance de Lœtitia Bonaparte. Avant la Révolution, il était avocat général du roi en Corse. Nommé dans la suite commissaire de la République, il s'opposa aux projets de Paoli, et fut exilé pendant l'occupation de l'île par les Anglais. Sous le Consulat, îi devint membre du Corps législatit, puis fut préfet de la Corse jusqu'en 1814.

Arrighi (Jean), homme politique, né en Corse, cousin du précédent, député suppléant à la Convention, membre du conseil des Cinq-Cents, puis du Corps législatif. Lors du retour de l'île d'Èlbe, l'empereur le nomma membre de la junte qui administra la Corse.

Arrighi (J. -Toussaint), DUC DE Padode, général de cavalerie, fils d'Hyacinthe, né à Corto (Corse) en 1778, mort à Paris en 1853. Il fut secrétaire d'ambassade de Joseph Bonaparte à Rome, fit la campagne d'Egypte, fut

frièvement blessé à Jafi'a et à Saint-Jean-d'Acre, puis se istingua à Marengo. Colonel du 1" dragons, il fut de nouveau blessé à Werting:eu. Général de brigade après Friedland, général de division et duc de Padoue après Essling(l809), il eut, en 1812, le commandement des côtes de l'Océan, pritune part glorieuse à la bataille de Leipzig et à la campagne de France (1814), et reçut, pendant les Cent- Jours, le commandement de la Corse. Proscrit à la deuxième Restauration, mais rappelé en 1820, il fut l'exécuteur testamentaire de Louis Bonaparte, ex-roi de Hollande, puis devint député de la Corse à l'Assemblée législative en 1849, et sénateur en 1852.

Arrighi de Casanova (Louis-Honoré-Hyacinthe- Ernest), DUC DE Padode, homme politique, fils du précédent, né à Paris en 1814, mort à Paris en 1888. Elève de l'Ecole polytechnique, il donna sa démission d'officier d'artillerie, et vécut dans la retraite. Après l'élection du 10 décembre, il fut nommé préfet de Seine-et-Oise, puis maître des requêtes au Conseil d'Etat, et sénateur après la mort de son père (1853). Du 5 mai au l" novembre 1859, il remplit les fonctions de ministre de l'Intérieur. Rendu à la vie privée par la révolution de 1870, il devint un des membres les plus actifs du parti bonapartiste, et ce fut lui qui lut une adresse au prince impérial, lors dt ia manifestation de Chislehurst, le 16 mars 1874. Em membre de la Chambre des députés à Calvi, en 1876, il fut réélu en 1877, et vécut dans la retraite à partir de 1881.

Arrighi (Cletto), pseudonyme de Carlo Righetti, publicisto et auteur dramatique italien. V. Righetti.

Arrigoni (Charles), musicien italien, né à Florence au commencement du xviu* siècle. Maître de chapelle du prince do Carignan et très habile luthiste, il fut appelé à Londres par la Société des ûoblos, qui prétendait l'oppo-

ArriguCCX (Arduino di Domenico), architecte et sculpteur bolonais, mort en 1531. Il a laissé un modèle en bois de la. Basilique de San-Petronio de Bologne.

ArrigUCCI (Luigi), architecte florentin du xviii" siècle, reconstruisit la façade de l'église de Sainte-Anastasie, à Rome, où il employa deux ordres superposés, séparés par un entablement d'un style agréable, mais un peu recherché.

ARRIMAGE n. m. Action d'arrimer ; arrangement métliûdiqiie des objets qui composent le chargement d'un vaisseau : Quand /'ARRiMAGE est mal fait, le navire donne de la bande.

— Arrangement des colis dans les wagons.

— Bois d'arrimage, Rondins de bois ou bûches fendues que l'on met de chaque côté d'une futaille pour l'arrêter.

— Encycl. Ij'arrimage consiste à mettre en place avec soin à bord les objets nécessaires à l'armement ou au cliargement du navire. Cet arrimage est variable avec les bâtiments. Sur les navires de guerre, tout le matériel a sa place indiquée à l'avance, et se loge dans des soutes afl'ectées chacune à un usage particulier. Sur les navires de commerce, les marchandises sont mises dans de grandes cales, et c'est là que l'arrîmageioue le plus grand rôle. De cet arrimage dépendent, en effet, les qualités nautiques du bâtiment. Le chargement doit être arrimé symétriquement. Si les poids sont inégalement répartis sur les deux bords, le navire » est à la bande u ; s'ils sont trop sur l'arrière, il est 0 sur l'arrière » ou « sur cul b ; s'ils sont trop sur l'avant, il « pique du nez u . D'autre part, tout navire qui n'est pas dans ses lignes d'eau voit par cela même sa vitesse se modifier, et ses qualités nautiques diminuer. Trop léger, il s'incline beaucoup sous l'effet du vent et do la houle : sa sécurité est très réduite; trop chargé, son immersion exagérée le rend lourd, l'empêche de s'élever à la lame, il gouverne mal, et, par mauvais temps, il court un véritable danger. Si les poids lourds sont trop bas, le navire roule moins, mais il a des rappels très brusques, fatigants pour le matériel et le personnel; sa stabilité initiale est trop grande. Si, au contraire, par un bon arriuiage, les poids sont judicieusement placés, par rapport au centre de gravité, les mouvements deviennent plus doux. Un navire doit être plus immergé derrière que devant ; cette dirt'érenco de tirant d'eau est très importante pour un navire à voiles. S'il est trop sur l'arrière, il devient mou, c'est-à-dire qu'il tend toujours à abattre; s'il est, au contraire, trop immergé devant, il devient ardent, c'est-â-diro qu'il tond à se rapprocher du lit du vent : dans les deux cas, il tient mal la route. Suivant leurs formes, les objets de chargement exigent un arrimage spécial : ainsi, les barriques se mettent sur des chantiers, ou, si on les juxtapose, on les cale avec de petits morceaux de bois demi-ronds qui les tiennent fixes à poste. Les navires de commerce doivent bien veiller à l'arrimage du lest qu'ils prennent, quand ils n'ont pas de chargement. Des objets sont d'un u bon » ou " mauvais " arrimage, quand on peut facilement ou difficilement les loger dans les cales. L'arrimage du pétrole en vrac ou des grains dans les mêmes compartiments exige de nombreuses traverses de compartiments, pour empêcher ces matières de se porter d'un même bord, ou d'avoir des mouvements désordonnés.

ARRIMER v. a. Disposer méthodiquement et à sa place tout ce qui doit entrer dans l'armement ou le chargement d'un navire : On arrime les barriques en long, la bonde en l'air. Les gabiers arriment les hamacs aux bastingages, les l'oiliers dans les soutes.

ARRIMEUR n. m. Homme chargé, à bord des navires de commerce, de l'arrimage de la cargaison. Ceux qui appartiennent à l'équipage du bâtiment s'appellent caliers ou hommes de cale; ils arriment sous la surveillance du maître d'équipage et d'un officier par cale.

Dans les ports, il existe encore des arrimeurs qui s'occupent de l'arrimage des marchandises à bord et à terre. Les arrimeurs jurés sont les experts en la matière, choisis par les chambres de commerce pour trancher les contestations.

Sur les navires de guerre, les arrimeurs sont les caliers et soutiers ; ils garnissent leurs soutes sous la surveillance des maîtres dont ils dépendent, et qui reçoivent leurs ordres de l'officier en second.

ARRIOLÉ, ÉE (rad. ris) adj. Se dit de la mer lorsqu'elle n'est agitée que faiblement par une seule lame dépendant du cours du vent : La mer est arriolée.

ARRIOLER (S') (rad. ris), v. pr. Se dit de la mer qui, après avoir été clapoteuse, n'est plus agitée que par les lames qui se succèdent à d'assez grands intervalles, n Se dit encore de la mer lorsqu'il n'y a qu'une lame qui suit le cours du vent, il Voguer d'après le cours du vent, en parlant d'un bâtiment : Le vaisseau s'arkiole,

Arriquibar (don Nicolas de), négociant et économiste espagnol, établi à Bilbao, mort en 1779. Il composa un ouvrage intitulé Bécréations politiques{ll'10),où il combat la doctrine favorable à la grande culture, que Mirabeau le père avait soutenue dans l'Ajni des ho7n7nes.

ARRISER ou ARISER (rad. ris) v. a. Amener les vergues ou les voiles hautes pendant un grain : Lo/fe à arriser les perroquets ! il Arriser est quelquefois pris pour amener : Les Anglais, quand on passe devant leurs citadelles, veulent qu'on abatte le pavillon et qu'on arrise le graiid hunier.

ARRISSER ou HISSER (rad. ris) v. a. Attacher fortement les objets en drome, pour que le mauvais temps ne les déplace pas. (Vieux.)

ARRITE n. f. Nom du Hard. ancienne monnaie de cuivre, dans certains pays du midi de la France.

ArriuS (Quintus). Hist. anc. V. Arria {gens).

ArrîUS (Aper). Hist. anc. V. Areia {ge'}s).

Arrivabene (Jean-Pierre), helléniste italien. disciple de Philelphe, né â Mantoue en 1441, mort évêque d'Urbin en 1504. On lui doit Gonzagidos, poème latin en l'honneur de Louis III de Gonzague.

Arrivabene (Louis), poète et historien italien du xvr siècle, grand vicaire de l'évêque de Mantoue. On a de lui : Istoria délia China (Vérone, 1599).

Arrivabene (Jean-François), poète italien, né à Mantoue, florissait dans le xvi* siècle. Parmi ses poésies, on cite deux églogues maritimes ï Idromazia. et Cloanto (Mantoue, 1547).

Arrivabene (le comte Jean), économiste italien, né à Mantoue en 1787, mort à Rome en 1881. Il fut emprisonné pendant sept mois à Venise (1821), pour n'avoir pas dénoncé Silvio Pellico. Condamné à mort par contumace dans le procès des Carbonari (1822), il dut s'exiler, et il se fit naturaliser Belge en 1840. Rentré en Italie en 1857, il fut nommé sénateur. Arrivabene s'occupa d'économie politique, surtout de l'amélioration du sort des ouvriers. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons: Sur les Sociétés de bienfaisance (Londres et Lugano, 1828, 1832); Des moyens les plus propres à améliorer le sort des ouvriers (Lugano, 1832) ; Situation économique de la Belgique (Bruxelles, 1843); Mémoires (Turin, 1860); Ecrits moraux et économiques (Florence, 1870).

irrivei') n. m. L'abord des navires et , port : Le lieu ^'arrivage. Il Syn. de

arrivage (rad.

des bateaux dans u

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