‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 442 sur 828 · ATTERRAGE · texte numérisé non relu

ATTERRAGE

— Arrivée des marchandises par eau et par chemins do fer : Z'aRrivage des grains, des farines.

— Par ext. Les marchandises mêmes : Beaux arrivages.

ARRIVANT, ANTE n. Se dit de celui, de celle qui arrive dans un lieu : En Turquie, tous les arrivants doivent présenter leurs passeports,

ARRIVEE n. f. Action d'arriver, le moment où arrive une personne, un train, etc. : Les voyages se composent uniquement de départs ou ^'arrivées. (De Custine.) X'ar- RivÉE du poissoji, de la poste.

— Fig. L'arrivée du printemps, L'arrivée du froid. Le moment où commence le printemps, où les premiers froids se font sentir.

— Hipp. Juge de l'arrivée. Commissaire des courses, spécialement chargé de constater l'ordre dans lequel les chevaux arrivent au but, et la distance qui les sépare les uns des autres.

— Mar. Evolution d'un navire â voiles, consistant à augmenter l'angle du cap avec la direction du vent. (« Arrivée n est pris aussi dans le sens de " embardée sous le vent "). il Z't'^e de l'arrivée! Commandement adressé au timonier, lorsqu'un navire qui, au plus près, est chargé par un grain et engage, doit, pour se dégager, déterminer par tous les moyens possibles un rapide mouvement d'arrivée. Il Arrivée d'un navire, Retour d'un navire au port, il Le port d'arrivée. Port où revient un navire, celui où il va.

— D'arrivée, locadv. Dès l'abord, dès le début. (Vieux.)

— pROV. : Il n'est chère que d'arrivée, On fait bon accueil à ceux qui viennent d'arriver, mais cette amitié se refroidit bientôt.

— Stn. Arrivage, arrivée. Le premier terme s'applique au transport des choses, le second au transport des personnes.

— Anton. Départ, partance.

Arrivée du riche aux enfers (l), un des chefsd'œuvre de D. Teniers dans le g^enre fantastique (Aix-la- Chapelle). Tableau peint sur cuivre.

ARRIVER V. n. Aborder, toucher la rive. (Vieux.)

— Etre rendu au lieu où l'on voulait aller : Arriver dans sa maison. Quand on ne veut ç-m'arriver, on peut courir en chaise de poste; quand on veut voyager, il faut aller à pied. (J.-J. Rouss.)

— Se diriger vers : Arriver à grands pas.

•s, et s

Gilbert.

Il Pénétrer jusqu'à, avoir accès auprès de : Arriver ^c'^qu'au roi, jusqu au minisire.

— Mar. Est pris souvent dans le sens ordinaire, n Kn manœuvre, laisser arriver ou laisser porter signif. vcm, de telle façon que l'avant du navire s'éloigne du lit Hu vent. (Pour arriver, mettre la barre au vent, filer l'écoiii de brigantine, fermer les vergues de l'arrière, et, quand li nouvelle l'oute est prise, orienter devant comme derrière. ,

— Etre proche, survenir : L'hiver arrive toujours trop tôt. Il Etre transporté, parvenir : Les denrées arrivent a Paris de tous les points du globe.

— Par ext.. Se présenter à l'esprit ; Dans les dei-niers temps de la vie de Mirabeau, ses idées arrivaient lentement, ou «'arrivaient pas. (Villem.)

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement Et les mots pour le dire arrivent aisément.

BolLEÂU.

— Fig. Parvenir, s'élever à: Par la politique on arrive à l'argent, aux places et aux honneurs. (A. Karr.) n Comm«icer d'examiner : ./"arrive à la troisième objection. \\ Avoir lieu, survenir, se réaliser : Un vialbeur n'ARRiVK jajnais seul. Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine. (M""* de Sév.)

— Absol. Réussir : Ayez de la persévérance, de l'audace, e/ rous arriverez (sous-entendu au but).

— Arriver à. Arriver jusqu'à, suivi d'un infinitif, signif. Venir à bout de : Il faut avoir beaucoup étudié pour arriver A sai'oir qu'on ne sait rien.

— Arriver à bon port, Parvenir à sa destination sans dommage, il Arriver de son pays, Etre naif, gauche, embarrassé. H Arriver en trois bateaux, Expression proverbiale qu'on emploie en parlant d'une personne ou d'une chose dont on veut relever plaisamment l'importance. (C'est une allusion à l'habitude de faire escorter par des vaisseaux de guerre un navire de transport richement chargé, ou ayant à bord quelque passager illustre.)

— Arrive qui plante, Façon do parler libre et délibérée, pour exprimer que l'on ne se met nullement en peine de ce qui peut arriver, il Arriver à ses fins, Réussir dans ce que l'on a entrepris.

— Pkov. : Cela arrive comme mars en carême, Cela arrive aussi nécessairement que le mois de mars se trouve dans le temps du carême, il Cela arrive comme marée en carême, Cela arrive fort à propos, aussi à propos que 1<poisson pendant le carême.

— V. impers. ; Il arrive à tout le monde de faillir. (Acad.

— En arriver ou Arriver de là. Résulter ; Si l'on négligeait l'éducation physique des enfants, il en arriverait que notre espèce dégénérerait de plus en plus, ii Jl en arrivera ce qu'il pourra. Peu m'importe le résultat.

— Gramm. Dans les temps composés, ce verbe prend toujours l'auxiliaire être.

Arrivez! 2" pers. du plur. de l'impér. Commandement à riiomme de barre pour qu'il mette la barre de telle façon que le navire ou l'embarcation arrive, il N'arrives pas! Rester ù, la route indiquée sans abattre sous le vont.

Il N'arrivez plus l Rostor à l'alluro quo tient lo b&timont. Il Arrivez toute! Mottro la barro touto pour venir on grand sou.s lo vont.

Arrivé, ée part. pass. du v. Arriver.

— Parvouu, qui a réussi, qui a obtenu la position convoittio : Les ijens arrivés oublient vite leurs anciens amis.

— Soti heure est arrivée. Il va mourir.

— Substantiv. Celui, cello qui osl arrivôo : Les derniers

ABBIVKS.

— Anton. S'en aller, s'éloigner, partir.

ARRIVISTE (viss) n. m. Néol. Individu qui veut À tout prix arriver ; ambitieux sans scrupules : // montra plus d'une fois des scrumdes dont nos ARUiviSTi^s ne sont pas coutiimurs. {(îaston Doschamps.)

ARROBA, ARROBE n. f. MiHrol. V. AROBA.

ARROCHE II. f. Num vulgaire do plusieurs espèces do plaiitos do la fainiUo des oh6nopod6os, du genre atriplex.

ArROÉ ou ^rroÉ, île du Danemark (dans le Potit- Bolt), au S. do nio >\iy l'ionie ; (:\\A.Arroeskiobing; 10.700 h.

ARROGAMMENT adv. Avoc arrogance.

ARROGANCE (lat. arroQantia; de arrogare, s'attribuer) n. r. Moi^uo, màniiiros hautaines et blessantes : Souvent, rAUKtHiANi-K u tenu lieu de qrnndeur. (La Bruy.)

— Anton. Affabilité, aménité. — Humilité, modestie.

ARROGANT, ANTE adj. Qui a do l'arrogance, qui indique l'arroganoo : Princesse abbogantk. Air arrogant. Paroles ARROGANTKS.

— S'ompl. substantiv. : Pendant qu'on ne fait que rire de l'important, il n'a pas d'autre nom; dès qu'on s'en plaint ^ c'est /'arrogant. (La Bruy.)

— Syn. Arrogant, insolent, allier. — Important, rogue, suffisant. Ijarrui/ant so distinguo par sos protonlions mal fon<loos, ot surtout par la manière hautaine dont il les manit'osto. h'insolent a l'audace de so mettre au-dessus de quelqu'un qui lui est supérieur, et mémo de l'insulter. h'altier cherche à intimider et à asservir. — Important, rogue et suffisant sont en quelque sorte des diminutifs des précédents, h' important veut se faire passer pour un nomme de mérite, de crédit, d'autorité. Le rogue a encore plus do rudesse ot de brutalité que l'arrogant. Le suffisant est un vaniteux qui fait montre du nontcntomont que lui inspire sa propre personne.

— A NTON . Affable, aimable, courtois, doux, poli. — Humble, modeste.

ARROGER (S') (du lat. arrogare. réclamer pour soi. — ProLid un e muet toutes les fois que lo g du radical so trouve suivi d'un a eu d'un o : Nous nous arrogeons. Il s'arrogea, etc.) v. pr. S'attribuer une qualité, un pouvoir, etc., sans y avoir droit : Tant que la femme demeurera vassale, l'homme s'arrogera toujours d'étranges droits sur elle. (Toussenol.)

— 8yn. S'arroger, s'appliquer, s'approprier, s'attribuer.

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