‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 443 sur 828 · V. APPLIQUER (s · texte numérisé non relu

V. APPLIQUER (s

tête.

ble, enfin! (V. Hugo.) Il Vieux mot, qui ne s'emploie plus

tuère que aans cette locut. fam. : Etre en mauvais arroi, tre en mauvais, en piteux équipage, mais qu'on retrouve dans désarroi.

ArrOMANCHES, comra. do France (Calvados), arrond. et à 10 kilom. de Bayeux, sur la Manche, en face les rochers du Calvados ; 444 hab. Bains de mer très fréquentés ; petit port. Eglise du xii" siècle, presque entièrement reconstruite. A la hauteur de ce village, périrent, dit-on, le 29 juillet 15S8, plusieurs vaisseaux de l'Invincible Armada.

ARRONDIES n. f. pi. Section du genre thomise, classe dos aracliiiidos. — U7ie arrondie.

ARRONDIR V. a. Donner une forme ronde, sphérique : Arrondir une meule, n Par anal., Donner une forme courbe : Arrondir son bras, n Parext., Agrandir, étendre : Arrondir sa fortune. Le paysan français ne songe qu'à arrondir son champ. (Ed. Âbout.)

— Fig. Enlever ce qu'il y a de saillant, do prononcé dans le caractère, les opinions : Arrondir ses manières.

— Liltér. Arrondir des périodes, des phrases. Leur donner du nombre, de l'harmonie : Bossuet, Flécliier, Buffon, excellent dans l'art ^'arrondir les périodes.

— Manèg. Arrondir un cheval, Le dresser à marcher en rend, au trot ou au galop, sans qu'il se jette de côté, et en lui faisant porter les épaules uniment et rondement-

— Mar. Arrondir im cap, une île, un rocher, En contourner les abords, n Arriver en dépendant ou arrondissant. Arriver graduellement, par un mouvement modéré.

— Peint. Faire sentir la rondeur des objets, leurs saillies, par l'intelligence du clair-obscur.

— Tcchn. Rogner l'arôte du bord d'un chapeau, ii Chez les horlogers, Rendre rondes les extrémités des dents d'une roue, d'un pignon ; enlever les arêtes vives.

Arrondi, ie part. pass. du v. Arrondir.

— Blas. Se dit des pièces dont la position est ordinairement droite, mais qui, par exception, sont représentées dans la forme courbe, comme les serpents, les branches d'arbre, etc. il Se dit aussi des pièces auxquelles un travail de burin ou de pinceau a donné, en les modelant, l'aspect de la rondeur. C'est ainsi que les boules, si ellos n'étaient pas ainsi ombrées, pourraient être confondues avec des besants ou avec des tourteaux.

■ S'a.rrondir, v. pr. Devenir rond, prendre une forme rondo ; Quand on protwrice la lettre o, la bouche s'arrondit. (Acad.) Il Sa taille s'arrondit. Se dit d'un homme qui prend de l'embonpoint, et plus particulièrement d'une femme enceinte.

— Par ext., Etendre sa propriété, accroître son revenu, etc. : Les graiids Etats s'arrondissent aux dépens des petits, n S'accroître : Fortune qui s'arrondit.

— Anton. Equarrir.

ARRONDISSAGE n. m. Action d'arrondir une lime ou les dents d'un peigne, il Opération e.xéeutée par lo batteur d'or qui aplaiit le tingot à coups de marteau.

ARRONDISSEMENT u. m, Action d'arrondir ; état de ce qui est arrondi : / aijk.inihsskment du globe terrestre est leffetje la yraviUUiuu. Liiiro.i

— Par ext. Agrandissement : La Lorraine était un arrondissement très sensible pour la France. (St-Sim.)

— En T. de littôr. Arrangement harmonieux des mem-

bres d'une phrauo : i'ARRONDissEMKNT rfcf période» nuit parfois à la vigueur du style.

— Circonscription administrative, portion Jo territoire soumise à quelque autoritô civile, militaire ou occléttiaHti(iuo : La France est divisée en départements, subdivisés chacun en un certain nombre d'ARUOND(KSEMKNTH.

— Par ext. Une certaine étonduo de pays : Le lion ne peut pas vivre en troupe : il se nuirait ; il a un arrondissement de destruction où il entend habiter seul. (Thiors.j

— Etre marié au vingt et unième (autrefois au treizième) arrondissement. So dit à Paris (parce quo Paris n'a que vingt arrondissements) des personnes qui vivent maritataloment. sans 6tro mariées.

— Chef d'arrondissement. Titre que l'on donnait dans les ateliors nationaux, on 1848, à celui qui dirigeait les ouvriers appartenant à un môme arrondissement.

— Encycl. Dr. adm. (Pour les arrondissements de Paris, v. Paris.) Lo décret du 22 janv. 1790 divisa lo territoire français en départements et en districts. Supprimée par la Constitution do l'an III, l'administration de district fut rétablie par la loi du 28 pluviôse an VIII, sous lo nom (!(» arrondissement communal. Quelque temps après, était rétalilin la commune, momentanément absorbée par l'ar-

L' arrondissement n'est pas, comme lo département et la cuiurnuiie, une personne civile. Il n'a pas, comme ces circonscriptions, qualité pour acquérir et posséder. Comme pcr.sunrin civile, il se confond avec lo département. Il s'ensuit que les logs faits avec des dispositions qui les rendoEit exclusivement profitables à des individus compris dans les limites de l'arrondissement doivent être considérés, pour rac<;eptation, comme faits au départoraout, sous condition d'une affectation spéciale.

Dans chaque arrondissement, l'administration active est aux mains d'un so«s-/)r^/"e(; l'administration délibérativo et consultative y est représentée par un conseil d'arrondissement, so réunissant au chef-lieu, où le sous-préfet a sa résidence, et où se trouvent également un tribunal de première instance, un receveur particulier des finances, un conservateur des hypothèques. V. sous-préfet, conseil d'arrondissement, receveur, etc.

— AjTûndissements forestiers. V. forêts.

— Arrondissement maritime. La France est divisée en cinq arrondissements maritimes, qui sont : Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort, Toulon. Chaque arrondissement est sous les ordres d'un vice-amiral, commandant en chef, préfet maritime, correspondant directement avec le ministre de la Marine. Il dingo tous les services dépendant de la marine, troupes, arsenal, etc., et, en cas de guerre, prend lo commandement de la place, dont il devient gouverneur ; il est assimilé à un général commandant en chef im corps d'armée, et il porte la plume blanche. Le préfet maritime est aidé dans son service par un contreamiral, chef d'état-major ; un contre-amiral, major général, chargé de l'arsenal ; un général de brigade d'infanterie de marine, et les directeurs des différents services, artillerie, génie maritime, travaux hydrauliques, défenses sous-marines, commissariat général, service de santé. Dans les arrondissements très importants, comme Cherbourg, Brest, Toulon où la défense consiste en troupes de terre et do mer, un général de brigade de l'armée de terre est aussi adjoint au préfet maritime, pour centraliser et unifier la défense. Les arrondissements sont divisés en secteurs de défense, sous les ordres d'officiers de la marine ou de l'armée de terre, et aussi en sous-arrondissements, quartiers et syndicats, au point de vue administratif. V, inscription maritime.

L'institution des préfets maritimes date du Consulat, qui créa six arrondissements : les cinq actuels et celui d'Anvers. Supprimés le 29nov. 1815, ils furent rétablis le 27 sept. 1826, et les fonctions confiées exclusivement à des officiers de marine vice-amiraux (décret du 20 avr. 1875). Le 1" arrondissement (Cherbourg) va de Dunkerque à Port- Bail ; le 2" (Brest) de Granville à Concarneau ; le 3" (Lorient), de Lorient à Barbàtre ; le 4* (Rochefort), de Rochefort à Hendaye ; le 5* (Toulon), comprend tout le littoral méditerranéen et la Corse.

ARRONDISSEUR U. m. Outil servant à arrondir les dents des peignes ou un corps de lime.

Arronnes, comm. de l'Allier, arrond. et à 37 kilom. de Lapalisse, dans la vallée du Fichon, affl. do l'Allier ; 927 hab.

Arros, riv. du dép. des Hautes-Pyrénées et du Gers, affl. de l'Adour. Cours, un peu plus de 100 kilom.

Arros, baronnie du Béarn, arrond. actuel de Pau, qui donna son nom à une maison à laquelle appartint Bernard d'Arros, capitaine protestant, mort vers 1579. Il servit fidèlement Jeanne d'Albret, qui le chargea de faire échouer les projets de Henri II sur la Navarre. En 1569, il défendit avec succès la forteresse do Navarreins contre les troupes de Charles IX.

ARROSABLE adj. Qui peut être arrosé.

ARROSAGE (rad. arroser) n. m. Action de conduire l'eau d'une rivière ou d'un ruisseau .sur les terres pour les humecter : Le pente légère du terrain facilite /'arrosage. Il Action de verser, de répandre de 1 eau, au moyen d'un arrosoir ou d'une pompe, pour activer la végétation : i. 'arrosage des fleurs, du potager, etc.

— Mar. Opération consistant à répandre de l'eau sur les diverses parties frottantes de la machine, pour prévenir ou arrêter les échauffements.

— Techn. Action de verser de Teau dans les mortiers, pour lier lo salpêtre, lo soufre et lo charbon, dans la fabrication de la poudro à canon, n Dans les lissages, opération précédant 1 apprêt des draps et tissus en laine peignée.

— Encycl. Hortic. L'eau, principalement puisée dans le sol par les racines des plantes, est indispensable i la végétation. Tout tissu végétal est comparable à une éponge complètement humectée (c'est ainsi qu'une racine de bottoravo renferme 80 p. 100 de son poids d'eau).

Dans le jardinage, où l'on active la végétation par tous les moyens imaginables, les eaux pluviales sont loin de suffire. Il faut donc humecter le sol artificiellement : c'est l'arrosage ou arrosement.

Pour que les arrosages produisent le meilleur effet possible, il est bon que l'eau dont on se sert ait une température égale à celle de l'atmosphère. Si elle provient d un puits un peu profond, il faut a'abord la laisser plusieurs heures dans un bassin, dans un réservoir, ou dans le vais-

ARRIVISTE — ARROSION

8oau mdmo d'où cllo doit Atro verBéo sur les plantes. C'est alors qu'on la répand, mais soujt forme do pluie fine, et au moyen d'un arrosoir à nomme, pour no paît risquer do déchausser la planlo ou uo former une mare.

Los plantes gra-sHo» n'exigent que des arroHa^Of) très modérés et peu fréquents; le» ptanlOH ii fibres sèches et lif^neuses doivent être arrosées plus souvent; mais il serait impossible do poser ix cet égard des règles absolues.

Les arrosages doivent être ^lus ou moins abondants, suivant la température. Au printemps, quand la chaleur n'est pas encore très fort^ et quand ta végétation est on pleine activit4^', il faut éviter qu'ils soient trop copieux ou trop souvent répétés, co qui reurdcrait la végétation, en refroidissant la terre, ou bien, au cas d'une chaleur prématurée, aurait pour conséquence une élongation excessive des végétaux, et ceux-ci seraient sans force pour supporter les grandes chaleurs des mois qui suivent. Ëo éXé, les plantes sont devenues assez robustes pour qu'on les arrose avec plus d'abondance, et le soir do préférence, pour éviter la vaporisation de l'eau qu'on vient de verser.

Une terre légère, presque sablonneuse, pauvre en humus, a besoin d'être arrosée souvent, à moins que, de surface à peu près hori/ontalo, elle no repose sur un sous-sol presque imperméable. L'eau on effet y pénètre facilement et s'y perd vite ; une terre argileuse forte et grasse, ou riche en humus, conserve mieuxl'humidité. L'exposition du nord n'exige pas des arrosemcnts aussi copieux que celle du midi.

L'eau, qui renferme toujours des principes minéraux en solution (uont lo bicarbonate de calcium), les apporte au sol humecté sous une forme éminemment assimilable par les plantes. De plus, elle constitue en elle-même un aliment, et le plus utile de tous, puisque la matière végétale en est surtout formée. Elle favorise dans le sol les réactions chimiques, grâce auxquelles certains éléments minéraux, naturellement inassimilables, le deviennent. Enfin, quand la terre est humide sans excès, la nitrification (si toutes les autres conditions nécessaires sont réalisées) se produit & merveille. En revanche, un excès d'eau serait très nuisible, parce qu'alors lo sol, privé d'air, c'est-à-dire d'oxygène, deviendrait un milieu réducteur impropre à la végétation. V. irrigation.

— Syn. Arrosage, arrosement. Ces deux mots signifient également Action d'arroser, mais arrosement est plus noblo que arrosage, et s'emploie plutôt au figuré.

ARROSEMENT n. m. Action d'arroser : /.'arrosement des fleurs, ii Au fig. : /.'arrosement céleste des âmes.

— Céram. Action d'enduire intérieurement une poterie cuite avec de la glaçure (v. ce mot), afin de la rendre é tanche.

— Jeu. Action de renouveler un capital épuisé, de paj'er.

— Encycl. Hygiène publ. L'arrosement de la voie publique, au tonneau ou à la lance, est le complément du nalayage. Il est destiné, pendant les fortes chaleurs, à rafraîchir l'air et à faire tomber la poussière. Il existait déjà à Paris en 1473, mais les ordonnances qui lo régissaient tombèrent peu à peu en désuétude, si bien qu'il n'en était plus question à la fin du xvi« siècle. En 1649, Mazarin fit arroser régulièrement le Cours-la-Reine , la promenade à la mode d'alors , et cette innovation fut étendue aux autres promenades, ainsi qu'aux rues les plus importantes. La participation des habitants à l'arrosement fut facultative du 26 juillet 1777 la

L*arrosemeDC & Pari

jusqu'à ce que l'ordonnance de police ■endit obligatoire. En Franco, co serest réglementé par le préfet de police, à Paris, et par les maires dans les autres villes.

— Syn. Arrosement, arrosage. V. arrosage.

ARROSER [du lat. ad, à, et ros, roris, rosée) v. a. Humecter, mouiller, en répandant par petites gouttes de l'eau ou tout autre liquide : Arroser un jardin, âbboseb un lit d'acide phénique.

La graine, ea se gonflant, boit le suc qui l'arrose.

Delillb.

— Couler à travers ou dans lo voisinage, sur les bords, en parlant des rivières, des cours d'eau : La Seine arrose Paris. Il Fertiliser des terres au moyen d'eaux courantes, ou qui arrivent par des canaux, des rigoles : Arroser des prairies, n Par comp. : Le sang arrose et nourrit les chairs.

— Fig. Arroser de ses sueurs. Travailler péniblement. Il Arroser son pain de ses larmes. Vivre dans la douleur,

dans la misère, ii Arroser de son sang. Répandre son sang pour le triomphe d'une cause.

— Fam. Faire quelque petite libéralité, payer ou donner à boire : On a l habitude d'ARROSER une nomination, un succès, etc. u Af'roser ses créanciers. Leur payer de petites sommes pour leur faire prendre patience.

— Art culin. Humecter de jus, de graisse, une viande à la broche : Arroser un poulet, un gigot. ;i Se dit aussi fam., en parlant do ce que l'on boit à table : // faut arroser tes huîtres de vin blanc sec.

— Banq. et Jeu. Se dit d'un supplément que des actionnaires ou des intéressés dans une entreprise sont obliçés d'ajouter à leur mise de fonds primitive. — L'expression est la mémo au jeu. Au baccarat, par exemple, arroser la banque, c'est en renouveler le montant initial, après la perte du total. — Se dit, au lansquenet, quand lo coupeur dont on a gagné la carte droite paye aux carabins la somme convenue, n Arroser un brelan. Paver, au jeu de la bouillotte, les jetons à celui qui a ce brelan. (On dit plus couramment ;)rtyer le brelan.)

S'arroser, v. pr. Etre arrosé : Les fleurs doivent s'arroser le matin et le soir.

ARROSION (du lat. arrodere, ronger, pour érosion) n. f. Effet, action de ce qui ronge : Z'arrosion de la rouille.

, 3. De

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