‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 449 sur 828 · V. ARSÉNIOSIDÉRITE · texte numérisé non relu

V. ARSÉNIOSIDÉRITE

ARSÊNOLITE (de arsenic, et du gr. litlios, pierre. — L'orihogr. étymol. serait arsênolithe) n. m. Acide arsénieux naturel'. Syn. de arsénite.

ARSÉNOMÉLANE (de arsenic, et du gr. mêlas, anos, nni i n. m. Arséniosulfure de plomb. Syn. de sartorite, ou stu

ROCLASE.

ARSÉNOPYRITE ou ARSÉNOSIDÉRITE n. f. Fer arsenical. Syn. de mispickel.

ARSÉNOTELLURITE n. f. Arséniosulfure naturel de tcUuro.

ARSENSTIBITE {sèn'-sfi — de arsenic, et du lat. stibium, antimoine) n. f. Arséniate hydraté naturel d'antimoine.

ARSENURANE n. f. Ârséniure d'urane naturel, minéral extrêmement rare.

ARSÈS [sèss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des muscicapidés, renfermant des gobemouches des régions chaudes du globe. Citons Tarses telescophthalmus (Nouvelle-Guinée).

ArsÈS. roi de Perse, fils d'Artaxerxès ïll Ochus, monta sur le trône, et fut presque aussitôt empoisonné par l'eunuque Bagoas, qui avait déjà assassiné Artaxcrxès II (336 av. J.-C).

Arsia, petit fleuve de l'Italie ancienne, limitant ceti.' péninsule au N.-E., entre l'Istrio et l'IUyrie, et so jeianr dans la mer Adriatique.

Arsilli (François), poète et médecin italien, florissait à Rome, au xvi« siècle, sous le pontificat de Léon X. On lui doit un poème élégiaque : De poetis urbanis, appréciation des poètes du temps.

ARSIN (du lat. arsus, brillé) n. m. Exécution de justict? qui consistait à brûler la maison du condamné.

— Encycl. La loi des Saxons, au vu* siècle, paraît être le plus ancien texte législatif ou s'observe cette forme du droit de vengeance. Cet usage fut ensuite très répandu au moyen âge dans le nord de la France, principalement dans les villes du Hainaut et la Flandre, où il était connu sous le nom de « privilège des arsins ». Quand un bourgeois d'une ville avait reçu quelque outrage, il portait plainte aux écfaevins. Si l'on reconnaissait que la plainte était fondée, le coupable était sommé de venir donner satisfaction, faute de quoi la foule se rendait processionnellement à sa demeure, et, après une seconde sommation, le prévôt ou le bailli mettait le feu à sa maison et donnait un coup de hache aux arbres; ensuite, la populace détruisait et arrachait tout. Lorsque le coupable était un bourgeois de la ville, il était simplement banni.-

ARSINE n. f. Combinaison de l'arsenic avec des radicaux alcooliques. Les arsines sont formées de carbone» d'hydrogène et d'arsenic.

-^ Encycl. Ces corps ont été étudiés par Cadet, Cahours et Riche, Bunsen, Landolt, Bayer, Hoffmann.

1" Arsine contenant un seul radical alcoolique AsR. Aucun groupement répondant à cette formule n'a été isolé, mais on connaît en combinaisons les groupements mélhyiô et éthylé. Ij'arsenmonométhyle As.CH* existe à l'état bichlorure liquide; de tétrachlorure solide instable: biiodure très fusible; d'oxyde, etc. Tous ces compuont une odeur irritante ou désagréable. Tous se prépaii à l'aide soit des chlorurants, soit des oxydants, son l'acide sulfhydrique, agissant sur le bichlorure qui s^i tient en mettant en contact, pendant un temps assez lun. . l'acide chlorhydrique et l'acide cacodylique.

h'arsenmonëthyù AsC=H' est connu 'à l'état de diioduro d'arsenmonéthyle et à l'état d'acide arsenmonométhylique.

2° Arsines contenant deux radicaux alcooliques AsR'. On connaît à l'état de liberté et en combinaison Varsendiinéthyle ou cacodyle (v. ce mot) et Yarsendiéthyle ou éthylcacodyle.

L'arsendiéthyle ou éthylcacodyle As(C'H'')' existe libre, ou plutôt combiné à lui-même, 2 [As(C'H'')*]. Il se forme dans l'action de l'arséniure de potassium ou de sodium sur l'iodure d'éthyle.

Ij'iodure d'arsendiéthyle (C'H'')'As.I est un liquide jaune huileux, ayant une odeur irritante, bouillant vers 230°, et obtenu par l'action de l'iode sur l'arsendiéthyle.

Vazotate (C'H*)'As.AzO> et le sulfate d' éthylcacodyle [(C*H*)'.AspSe* s'obtiennent par double décomposition il'i l'iodure avec l'azotate et le sulfate d'argent en solun- ■ alcoolique.

L'acide éthylcacodylique (C'H*)'As.OH présente m, grande analogie avec l'acide cacodylique, et s'obtient tu oxydant l'éthylcacodyle par l'oxyde de mercure.

3" Arsines contenant trois radicaux alcooliques AsR'. Citons la triméthylarsine (ou arsentriméthyle), la triéthylarsine (ou arsenlriéthijle).

La triméthylarsine As(CH')» s'obtient à l'état de nureto en décomposant par la potasse l'iodure de têtramèthylarsonium. C'est un liquide incolore, bouillant vers 100'^. Elle peut fixer directement CH"! et donner l'iodure de têtramèthylarsonium.

La trièthylarsine As(C*H*)' est le produit le plus abondant de la réaction de l'arséniure de sodium sur l'iodure d'éthyle. C'est un liquide incolore, huileux, très réfringent, fuTOant à l'air et prenant feu à une température peu élevée.

4» Arsines contenant quatre radicaux alcooliques ou aisoniums. Ces radicaux, comme les ammoniums, n'existent qu'à l'état de combinaisons ; chlorure, bromure, iodure, hydrate, sels divers.

'L'arsenméthylium ou têtramèthylarsonium (CH*)*.As s'obtient à l'état d'iodure quand on traite la triméthylarsine

narl'iodurt^ <lo môthylo ; on l'obtiont aussi par l'arfion <in l'ioiluro do niiithylo sur lo cacodylo ou sur l'arsÔDiuro do sudium. I/hydrato fCH*)*As.OIl obtenu par l'action du loxvdo d'argont sur l'ioduro est un solide déliquoscont ot caustique comnio la potasse et les tiydratos d'ammonium. Lo ttHrtUhylarsonium (C»H'')'As s'obtient â l'ùtat d'ioduro, commo lo prôcùdont, par l'union directe do la trJotljylarsino sur 1 iodure d'ôthylo.

— Diarttimmms. Co sont dos composôs analogues aux diammoniunis, résultant do la soudure do deux arsinos par un radioat divalont. Il oxisto aussi dos radicaux mixtes, À la fois ammonium et arsonîum, appelés arsammoniumfs ; ou ù la fois pliosphonium ot arsonium, appelés phospharsojiiiims. Cos composés mixtes établissent bien la parenté entre les aminés, les arsinos ot les phospbinos. 11 existe aussi des arsinos aromatiques dont on connaît les oxydes, chlorures, bromures. Citons soulemont los phénylai'sines, los crêxylarsines.

ArSINOÉ, nom de plusiours villes dans l'anc. Cilicio, dans l'ilo do Chypre, en Kgypte, en Ethiopio, etc. ArSINOÉ, ooDcubino do Philippe do Macédoine (le pôro

d'Alexandre), dont elle eut Ptolômée I", roi d'Egypte, ot qui épousa onsuito le Macédonien Lagus.

ArsINOÉ, princesse égyptienne, fillo do Ptoléméo Lagus, née vers 316 av. J.-C. Elle fut successivement femme do Lysimaquo, roi de Thraco, de Ptoléméo Céraunus, ot outin do Ptoléméo II Philadolpho, son propre frùro, qui donna son nom à plusieurs villes. Arsinoé était adoréo en Egypte ot on Grèce, sous lo nom do Vénus Zéphyritis.

Arsinoé, fillo do Ptoléméo III Evergôto, épousa Ptoléméo IV Pliiloputor, son t'réro, assista avec lui à la bataille do Kaphia, et contribua à la défaite d'Antiochus le Grand. Son époux, subjugué par los charmes do la courtisane Agatlioclée, la At mettre à mort.

Arsinoé, princesse égyptienne, fille de Ptoléméc XI Auloto ot sœur do la fameuse Cléopâtre. César, tuteur do cos deux princesses, donna l'Egypte à Cléopâire ot l'îlo do Chypre à Arsinoé. Mécontente d'un tel partage, Arsinoé tenta d'enlever la couronne à sa sœur; mais elle fut vaincue, reléguée dans une ville do TOrient, ot mise à mort par Antoine (4 1 av. J.-C), sur la demande do Cléopâtro.

Arsinoé, personnage typique du Misanthrope, do Molière. Arsinoé est lo tvpe de la coquette qui, no pouvant plus plaire, tourne à fa dévotion :

Elle est h bien prier exacte au dernier point;

Mais elle bat ses gens, et ne les paye poiiit-

Daus tous lest lieux dévots elle étale ua s;rand zèle;

Mais elle met du blanc et veut paraître belle.

— On emploio co nom propre, dans la langue courante, comme un nom commun : Lt*s arsinoés sont nombreuses.

ArsinOITES NomOS, une des sept contrées de l'Egypte formant l'Heptanomide. Capit. Crocodilopolis (ou Arsmoé).

ARSIS [siss — du lat. ardere, briiler) d. m. Vin trop chaud, trop ardent, trop spiritueux, et qui a un goût de briilé. (Pou usité dans ce sens.)

ARSIS [siss — mot gr. signif. action de lever) n. f. Métriq. Chez les latins et les modernes, se dit, par opposition à ihésiSf du temps fort et de l'élévation de la voix sur certaines syllabes, pour mieux marquer le rythme du vers; chez les Grecs, au contraire, larsis marquait lo temps faible et la thésis le temps fort.

— Ane. mus. Elévation de la main, pour marquer le commencement do la mesure, ii Passage du grave à l'aigu, par opposition à thésis, passage de l aigu au grave. (Ces deux expressions, arsîs et thésis, correspondaient à co qu'on appelle aujourd'hui fugue renversée ou contre-fwjup, c'est-à-dire colle où la réponse se fait dans un sens contraire au sujet.)

— Bot. Syu. de GREWIK.

ARS LONGA, VITA BREVIS [L'art est long, la vie courte), iphorismi' lat. qui signilio que la vie humaine est trop courte pour que Von ait Le temps de connaître à fond un art ou une science.

— S'emploie aussi sous sa forme française :

Pour soulever un poids ei lourd, Sisyplie, il fautlraii ton courage !

liien qu'on ait du rœur à l'ouvrage.

L'art est iomj, et le tetnjis est court.

Baudelauie.

ARSONIUM (cm— Tàà. arsenic, et terminaison onium,empruniéo au mut ajntnonium) n. m. Radical formé d'arsenic uni i (juatro groupes hydrocarbonés univalents. Syn. arsenic m.

- Enctcl. L'arsenic étant quadrivalont comme l'azote, il était naturel d'introduire, dans la théorie des composés organiques de l'arsenic, l'hypothèse de radicaux analogues aux ammoniums composés. Co sont cos radicaux univalents, formi^s d'un atome d'arsenic joint à quatre radicaux alcooliquos, qu'on appelle arsoniujns. On désigne chacun d'eux cumme un ammonium : ainsi le radical Asi^C'IP)* se nomme lo téti'éthrjlarsonium. V. arsine.

ArsonvAL (.'Vrsône d'), physicien français, né à Laborie {Hauto-Viennol en 1851. Préparateur do Claude Bernard, docteur en médecine (1876), il fut nommé en 1882 directeur du laboratoire do physique biologique au Collège de Franco, où, après avoir été suppléant du cours de médecine expérimentale, il est devenu professeur en titro (1894). Il est membre de l'Académie de médecine (18SS), et do l'Académie des sciences (1894). On lui doit des appareils très ingénieux : les galvanomètres apériodiques, un téléphone magnéto-électrique, le bec à gaz multiple, lo myophono, etc., ot de savantes recherches sur l'élasticité pulmonaire, la chaleur animale, l'équivalent mécanique de la chaleur, le maté, l'extrait testiculaire concentré, los combinaisons voltaïques, les courants de haute fréquence, la température de divers poissons, etc. Ses travaux ont été publiés dans les comptes rendus de rAcadômit' dos sciences et dans d'autres recueils.

Arsouf -.11 Arzouf, village de Syrie, à 14 kilora. de Jatfa, sur la M.-ditcrranôo. C'est l'antîquo Apollonia, qui parait avoir été dt-rruite par les Juifs et rebâtie par Gambinius 1 an :.7 après J.-C, et fut nommée, au temps des croisades, Assor, ou Assur, ou Arzuff'um, Godcfrov de Bouillon no put s'en emparer, mais Baudoin I" remporta on 1102. Prise par Salaaiu, reprise par Richard Cœur do

ARSINOI- — ART

Lion on Il9t, fortifiée par saint Louis oo 1251, ollo fut prise et raséo par Bibars Bondoukdar.

ARSOUILLE {U mil. — Peut-être do hara tuilta, toit à porcs, ou du vx franc, souiltart, vaurien, canaillo) n. m. Vaurien do bas éta^o, aux manières crapulousos : C étaient des ARNODiLLicN qui tiraient la savate. (Th. Gaut.Jli Littrô fait ARSOUILLE du féminin.

— S'cmpl. adjectiv. : Atr arsouillb. Manière» ar-

SOUIM.KS.

ARSOUILLER [U mil.) V. D. Se conduire on arsouille, fré-

queiitor dos arsouillos.

ArS-SUR-MOSELLE, anc. comm. dn dép. français do la Moselle, arrond. et ù 10 kilom. do Metz, sur la Moselle, cédéo à rAUcmagno en 1871. Elle fait aujourd'hui partie du corclo de Motz; 4.040 hah. Forges ot hauts fourneaux.

ARSURE (du vieux mot ardre) n. f. Agric. Maladie quo produit la séchorosso, dans les champs do pastel.

— Méd. Nom donné jadis à. la gonorrhôo virulente. ART (ar) n. m. Application de connaissances raisonnécs

et do moyens spéciaux à la réalisation d'une conception. (Se dit, dans co sens général, par opposition à science théorique et k pratique spontanée ou routinière) : Z'art s'acquiert par l'étude et l'exercice.

— Ensemble des règles d'un métier, état, profession : Z'art de l'ébéniste, du serrurier. (So dit, dans ce sons, d'ouvrages publiés pour expliquer les principes d'un travail manuel) : On a publié l' ARt d'imprimer les étoffes, Z'art de la teinture en soie.

— Ensemble des procédés dont l'homme so sort pour exciter dos sensations et des sentiments, et notamment lo sentiment du beau : Les joies que procure /'art sont désintéressées.

— Effort, travail do l'hommo, par opposition â. nature : Ville fortifiée par la nature et par /'art.

— Adresse, habileté: L'kkt de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre. (Pasc.)

— Apprêt, affectation, artifice. (Se dit par opposition à naturel) : Trop d'hRT nuit souvent à l'éloquence.

— Industrie, adresse, en parlant des animaux : liien de plus étonnant que I'art avec lequel les castors construisent leurs cabanes.

— L'art pour l'art. Faire de l'art pour l'art, Cultiver l'art pour lui-môme, sans lui assigner aucune mission morale, sociale, etc., ou sans en espérer aucun profit pécuniaire.

— Les hommes de l'art. Ceux qui ont des connaissances

Pratiques en la matière dont il s'agit. |[ Maîtres de l'art, ,es hommes qui excellent dans leur art. il Termes de l'art. Mots plus spécialement ou exclusivement employés dans un art.

— PI. et absol., Tous les arts en général, tant libéraux que mécaniques et industriels : Cultiver les arts.

Les arts sont les enfants de la nécessité.

La Fontaine.

— Arts libéraux. Ceux où l'esprit a plus de part que la main : La prééminence des arts libéraux sur les arts mécaniques s'est établie dans l'opinion, sans égard à l'utilité. (Marmontel.) il Les sept arts libéraux. Dénomination inventée par l'école d'Alexandrie, et par laquelle on désigna longtemps tous les objets qu'embrassait l'enseignement classique : Les anciens admettaient sept arts libé- RAnx : la Grammaire, la /thé torique, la Philosophie, l'Arithmétique, la Musique, la Géométrie et l'Astronomie.

— Arts mécaniques, Ceux qui exigent principalement le travail de la main, l'emploi des machines : Zes arts mécaniques utilisent les forces naturelles .

— Beaux-arts, Ceux qui ont pour but do charmer par la culture et l'action du beau, comme la musique, la peinture, la sculpture, l'architecture, la poésie, l'éloquence ot la chorégraphie.

— Arts d'agrément, La musique, le dessin, la danso considérés comme de simples amusements, comme des moyens de plaire et d'être agréable.

— Arts majeurs et mirieurs. Nom donné, dans l'ancienne république de Florence, aux corps do métiers rangés en deux classes suivant leur importance. Les premiers, au nombre de sept, formaient la haute bourgeoisie : le peuple (iras, suivant l'énergique expression des chroniqueurs rtorentins ; les seconds, au nombre de quatorze, so composaient des petits métiers, des artisans, du peuple maigre.

— Dans l'anc. université. Faculté des arts, Celle qui comprenait les régents chargés d'enseigner les humanités ot la philosophie, il Maître es arts. Celui qui avait pris les deçrés qui lui donnaient droit d'enseigner les humanités et la philosophie.

— Art sacerdotal ou Art sacré, La science magique des Egyptiens, qu'on a appelée depuis Philosophie hermétique.

— Le grand art, L'art illusoire de transmuter les métaux, do faire do l'or, pratique par les alchimistes.

— Art notoire. Prétondu moven d'acquérir d'emblée toutes les sciences par le jeûne et l'observance de pratiques superstitieuses. Salomon, suivant les adeptes, en avait été l'inventeur. Saint Thomas d'Aquin et Gerson se donnèrent la peine de prouver l'inanité do l'art notoire, qui fut condamné, en 1320, par la Faculté de théologie de Paris.

— Art angélique ou Art des esprits. Ensemble de moyens superstitieux par lesquels on croyait, au moyen âge, pouvoir apprendre ce que l'on voulait connaître, en se mettant en rapport avec un ange ou avec un démon.

— Art de saint Anselme. Se disait autrefois do moyens superstitieux employés pour guérir los plaies, et qui consistaient à toucher avec certaines cérémonies los linges destinés à les recouvrir.

— Art céramique. Art de fabriquer des vases et ustensiles de terre, do faïence ou do porcelaine, et do les décorer par la plastique ou la pointure, il Art culinaire. Art do la cuisine, il Art dramatique. Genre littéraire qui comprend toutes les œuvres destinées à êtro représentées sur la scène. Il Art héraldique. Art qui comprend la connaissance du blason, n Art militaire, Connaissanco approfondie do tout ce qui so rapporte au métier des armes, ii .'Irf naittique. Art de la navigation. Il Arts plastiques. Ceux qui, comme la statuaire, consistent à reproduire la forme, la figure avec des matières molles, comme l'argile, la cire, le plâtre, etc. ii Art mnénxonique, An d'aider, de fortifier la mémoire, de créer une mémoire artificielle, il Art oi'atoire. Art d'employer les ressources de l'éloquence, ii Art médical, Ensemolo des connaissances, des principes qui président à la médecine, u Art vétérinaire. Art de soigner, de guérir les maladies des auimau.x domestiques.

— Péoh. Sorte do filot, appelé aussi boulier.

— Allub. littkr :

Chez ello. un beau détordre e»( un effet de l'art.

C'est Dolleau qui, dans l'Art poétique (chant II). après avoir tracé les région do l'ode, achève don préciser ïo caractôro ot lo génie par co vers [»assé on proverbe. Toutefois, pour bien saisir la pensée do l'autour, il ne faut cntondro par ces mots qu'un désordre apparent, sous louucl 80 dissimule habilement une liaison savante de» idées, liaison quo la réfioxion découvre. — Dans l'application. le vers du poète caractérise les désordres savamment étudiés pour produire plus d'effet. Il s'applique un peu à tout ; par oxcmide, à. une toilette do femme, négligée â. force d'étro simple.

La critique eit allée, et l'art cit dltûcUt. Vors incisif, souvent attribué ù. Boilcau, mais qui est de Dostouchos dans la comédio du Glorieux (acte II, scène v). Il signifie : Dénigrer l'œuvre d'aulrui est facile; faire bien soi-mémo est moins commode.

— Syn. Art, état, métier, profession. Art se dit ordinairement des travaux de rintclligenco, et métier, des travaux manuels. Pour avilir l'art, on lui donne le nom de métier. Etat se dit particulièrement sous le rapport de la position quo l'on occupe dans la société. /Vo/'<c'««ion exprime ta classe à laquelle on appartient par ses occupations.

— Syn. Art, artifice, h'art a plus d'étendue quo l'artifice; il suppose uno habileté générale qui rend capable de bien faire non seulement la chose dont il s'agit, mais toutes celles qui sont de mémo nature. L'artifice, qui, au figuré, signifie rmae, ne so rapporte qu'à certaines difficultés spéciales qu'on parvient à surmonter, plutôt en les tournant qu'en les abordant do front.

— Syn. Art, adresse, dextérité, entregent, habileté, industrie, savoir-faire. V. adkessi^.

— Encycl. Observé dans son but, l'art est la manifestation du beau; considéré dans ses moyens, il est l'interprétation de la nature. Oii le beau n'est pas en jeu, l'art cesse d'exister; où les proportions, l'harmonie que présente la nature sont méconnues, il n'y a plus d'art. Sans doute, on s'est plu à se servir do ce terme pour définir les formes les plus diverses de l'activité do l homme. On dit 1' « art oratoire » , r« art de la guerre », les » arts de la paix • pour qualifier l'agriculture, le commerce, l'industrie. Mais ce sont là des applications arbitraires d'un môme mot. Au reste, en y réfléchissant, l'altération du sens absolu que doit garder le mot qui nous occupe comporte, en réalité, une hypothèse constante de supériorité, d'ampleur, d'oicellonce, ce qui, dans la plupart des cas, équivaut à une expression de beauté. Ainsi, nous usons tous de la parole ; mais qu'un homme supérieur atteigne à l'éloquence, nous disons do lui qu'il est = maître dans l'art oratoire ». L'art est donc, au premier chef, la manifestation du beau. Or le beau est particulièrement sensible quand il revêt une forme ; c'est pourquoi l'architecture, la peinture, la sculpture doivent être considérées comme étant des arts proprement dits, ou beaux-arts. Aux arts du dessin que nous venons d'énumérer s'ajoutent la musique et la danse, qui complètent le groupe des beaux-arts.

Dans cette acception, élevée et spéciale, l'art s'adresse à l'imagination et au sentiment, qu'il a pour objet d'émouvoir. — Pour tout ce qui concerne la nature de l'art, son principe, son objet, nous renvoyons au mol ESTaf.TigcE.

— Arts libéraux. Avant de parler des arts mineurs qui découlent des beaux-arts, nous devons expliquer ce ((u'on entend par arts libéraux. Ce terme est la traduction rigoureuse de l'expression antique artes libérales. Les anciens appelaient n arts libéraux » ceux que l'homme libre peut exercer sans déchoir, par opposition aux ■ arts mécaniques " ou « manuels », dévolus aux esclaves. Les arts libéraux comprirent d'abord : la Grammaire, la Rhétorique, la Dialectique, et la Géométrie. Plus tard, on leur adjoignitla Musique, l'Arithmétique, et l'Astronomie. Enfin, la Théologie, la Philosophie, la Médecine et la Peinture agrandirent cet ensemble ; ensemble, d'ailleurs, arbitrairement composé et incomplet. Plus tard, la Peinture en fut détachée, pour former avec l'Architecture, la Sculpture, etc., le groupe des beaux-arts ou des arts plastiques. On distingua dès lors, parmi les • arts libéraux » , entre les u arts de la forme u et les • arts de la pensée > . Les uns comme les autres ont droit, en effet, au vocable de artes libérales: et, quelle que soit la classification adoptée dans chacun do ces deux groupes, le vrai sens du mot t arts libéraux <• est là. et non pas ailleurs. L'éloquence y rentre comme la gravure, et la danso comme la grammaire. — C'est par une application impropre de ce mot que l'on a désigné sous le nom de arts libéraux certains groupes de produits, dans les Expositions universelles, qui relèvent en réalité des arts mécaniques, ou des arts industriels.

L'art populaire a rapidement personnifié, surtout au moyen âge, ces arts do la pensée ou de la forme, dont la supériorité frappait l'imagination. Dans l'Hortus deliciarum (manuscrit du xii* siècle d'Herrade de Landsborg), la Philosophie est figurée par une femme à trois tôtes ; sept sources, symbole des sept arts, sortent de sa poitrine. Des personnages allégoriques l'entourent : la Rhétorique tient un stylo et des tablettes; la Grammaire, des verges et un livre, etc.

Dans la sculpture ogivale, les imaginations sont analogues. Les voussures "d'une porto de la façade occidentaïe de la cathédrale de Chartres représentent la Musique avec uno harpe, une viole et des clocnetles ; l'Arithmétique avec un dragon ailé, l'Astronomie avec un boisseau, etc. — La Renaissance italienne et française a stylisé ces diverses inventions, et les a léguées à l'art moderne sous uno forme déjà légèrement figée, sinon académique. Depuis lors, les représentations des ■ arts libéraux ■ ont pullulé ; il n'est pas de théâtre, de conser\-atoire, d'université, qui n'en contienne dans sa décoration. Mais l'effort, rarement heureux, de nos artistes modernes a fait de plus en plus regretter les allégories, naïves ou profondes, des anciens imagiers.

Les arts de la forme, avons-nous dit, peuvent 6tre désicnés sous l'appellation d'arts libéraux au même titre que Tes arts do la pensée. Les classifications flottantes oal tantôt disjoint, tantôt rapproché ceux-ci de ceux-là. Ne nous occupons ici que des arts de la forme et de leurs dérivés- Si nous interroireons les encyclopédistes du xvm» siècle, nous constatons qu'Us ont a>lopté une division des arts que notre temps n'a pas sanctionnée. En effet, ils admettent trois groupes : 1" les beaux-arts; 2" les art^ scientifiques; 3« les arts mécaniques.

mécanique appliquée ; à la géologie, la métallurgie, 1 art du lapidaire et celui du joaillier ; à la physique, 1 optique, l'acoustique; à la chimie, la tannerie, la brasserie, la ois-

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