‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 458 sur 828 · ARTICULÉS — ARTILLERIE · texte numérisé non relu

ARTICULÉS — ARTILLERIE

— B.-arts. Marquer les jointures des os, le passage d'un membre à un autre.

— Mus. Exécuter d"uno façon nette et distincte.

— Techn. Joindre, unir, lier par des charnières, des anneaux, des chaînons.

Articulé, ée part. pass. du v. Articuler.

— Géogr. Se dit dun continent, d'un pays qui, par les angles rentrants et saillants de ses côtes, se trouve, en iiuelque sorte, composé de parties distinctes : L'Europe ■/oit la douceur de son climat à sa configuration richement ARTicoLÉE. (Humboldt.)

— Mar. So dit des pièces de Tartinulation : Awôes artiorLËES. 11 Hélice à ailes articulées, Hélice dont les ailes peuvent prendre une orientation variable autour du moyeu.

— Mécan. Système articulé. C'est un système de pièces quelconques, réunies les unes aux autres de telle façon que le déplacement d'une pièce entraîne la déformation de la figure géométrique formée par le système. Dans le cas où cette déformation est parfaitement définie, lorsque le déplacement d'une pièce l'est, on dit que le système est à Liaison complète, il \ja balance-bascule et la balance de Roberval sont des «systèmes articulés ». V. distribution,

GENOU, INVERSEUR, MOUVEMENT, PANTOGRAPHE, CtC.

S'articuler, v. pr. Se joindre, s'unir par articulation, en parlant des os ou des segments du corps des insectes et des crustacés : L'humérus s'articule avec l'omoplate.

— Etre articulé, prononcé : Certains mots s'articulent difficilement.

— Se dessiner nettement : A mesure que nous approchons de Malte, la côte basse s'élève et s'articule. (Lamart.)

— Stn. Articuler, proférer, prononcer. Prononcer, c'est exprimer ou faire entendre par le moyen de la voix : H y a beaucoup de mots qu'on prononce autrement qu'on ne les ecri7. (Acad.) — Artictder, c'est prononcer distinctement en marquant les syllabes. Proférer, c'est prononcer à haute et intelligible voix.

— Anton. Désarticuler.

ARTICUZ^S n. m. pi. Ordre d'échinodormes crinoïdes, renfermant les familles des encrinidés, apiocrjnidés, pentacrinidés, comatulidés. ii Groupe de bryozoaires gynmolémates, sous-ordre des cyclostomates, comprenant la ^eule famille des crisiadés. (On dit aussi radicelles.) ii Ordre de moUuscoïdes brachiopodes. Syn. doTESTicARDiNES. V. ce mot. — U7t articulé.

ARTICULÉS n. m. pi. Grand embranchement du règne anftnal, ainsi nommé parce que les êtres qui le composent ont les diverses parties du corps composées d'articulations ou articles. — Un articule.

— Encycl. hes articulés constituent, dans la classification de Cuvier, l'un des quatre embranchements du règne animal. Leur nom vient de la conformation de leur corps, lequel est composé d'une succession d'articles ou d'anneaux. Les articulés comprenaient : les annèlides, les crustacés, les arachnides, et les insectes. Maintenant, les annèlides ont été séparés de cet embranchement, et l'on a groupé les crustacés, les arachnides, les insectes et les myriapodes, que Cuvier rangeait parmi les insectes, sous le nom de « arthropodes». V. arthropodes, et annèlides.

ArtIEDA (André Rey de), poète et littérateur espagnol, né à Valence vers 1560. inort vers 1625. Il suivit d'aoord la carrière des armes, professa, dit-on, ensuite l'astronomie et les mathématiques, et publia divers ouvrages d'érudition et de littérature, parmi lesquels : Discours, Epïtres et Epiqrammes {Saragosse, 1605). On cite encore de lui une tragédie, les Amants, imprimée à Valence en 1599.

ARTIEL, ELLE [si) adj. Qui concerne l'art : Doctrine ar-

TIELLE.

ARTIEN. lENNE {si-in, en') n. et adj. Qui touche aux arts; qui connaît l'art, qui l'a étudié. (Se disait des écoliers qui avaient terminé leurs humanités, et qui étudiaient la philosophie.)

ARTIFICE {du lat. aj's, artis, art, et facere, faire) n. m. Art, habileté, industrie, talent : Tout est ménagé dans le corps humain avec un artifice merveilleux. (Buff.) [Vieux.]

— Se dit encore en parlant du style et des ouvrages d'esprit : ^'artifice 7i' est pas l'art. (E. Bersot.)

— Moyens factices : Ne vivre que par artifice.

— Subtilité, ruse : L'humilité est un artifice de l'orgueil, qui s'abaisse pour s'élever. (La Roclief.)

— Composition de matières faciles à s'enflammer, employée soit à la guerre, soit dans les réjouissances : Feu (/'artifice, il Fig. : Feu (/'artifice de l'esprit.

— En T. de techn. A signifié autrefois Œuvre d'art, outil, instrument, partie secrète d'un métier ou d'une œuvre, travail, métier.

— Encycl. Artifice est le nom donné à toute composition formée de matières facilement inflammables. Les artifices se divisent en trois catégories principales, suivant leur destination particulière. Les artifices de réjouissance ont simplement pour objet de produire, par certaines combinaisons de formes et de couleurs, des effets agréables et pittoresques : tels sont les feux d'artifice que l'on tire les jours de fêtes publiques. (V. feu.) Les artifices de théâtre sont employés, dans les théâtres, pour imiter la foudre, les éclairs, les incendies, les éruptions volcaniques, etc. Enfin, on appelle artifices de guerre toutes les préparations qui sont usitées à la guerre pour mettre le feu aux canons, charger et amorcer les proj ectiles creux, faire des signaux, éclairer, incendier, défendre les brèches, enfoncer les obstacles, etc. V. pyrotechnie.

— Syn. Artifice, astuce, perfidie, ruse. La ruse suppose de l'esprit, une imagination ingénieuse. L'artifice est une ruse conduite méthodiquement et avec art. L'astuce est méchante et profondément dissimulée. La. perfidie ajoute a l'astuce un degré plus grand de noirceur ou d'atrocité.

— Syn. Artifice, art. V. art.

ARTIFICIEL, ELLE (rad. artifice) adj. Fait avec art : Cr Ixitment tout artificiel du monde. (Calvin.) [Vieux.] ii Qui est produit au moyen de l'art, par opposition à naturel : Fleurs, dents artificielles.

— Fig. Ce qui est factice, ce qui n'a que les apparences de la réalité : Notre industrie vit aujourd'hui d'une vie artificielle. (Blanqui.)

— Lumière artificielle. Lumière produite par la combustion d'un corps gras ou du gaz hydrogène, ii Mèinoire artificielle. Méthode mécanique qui repose sur le principe de l'association des idées, consistant à rappeler des fans coraplit^ués et difficiles à retenir, à l'aide de combinaisons plus simples et plus faciles, it Anatomie artificielle, Re-

présentation des différentes parties intérieures ou extérieures du corps humain, soit au moyen de cire coloriée formant relief, soit par des dessins noirs enluminés.

— Système, méthode, classification artificielle. Système, méthode, classification qui rapproche et groupe les objets, non d'après la nature ou la raison, mais d'après des caractères particuliers choisis arbitrairement, suivant le besoin ou la commodité.

— Agric. Prairie artificielle, Prairie dont la formation, due à la culture, se compose de plantes qui varient suivant la nature des terrains, et dont les plus communes sont le trèfle, la luzerne, le sainfoin, le ray-grass, etc.

— Astron. Horizon artificiel. Celui qui passe par le centre du globe, et qui est parallèle à l'horizon apparent.

— Géom. Lignes artificielles, Lignes tracées sur un compas de proportion, lesquelles représentent les logarithmes des sinus, des tangentes, et peuvent servir à résoudre exactement les problèmes de trigonométrie, de navigation, etc.

— Phys. Aimant artificiel. Morceau d'acier qui a été aimanté, par opposition à Vaiinant naturel, n Morceau do fer doux aimanté par contact avec un aimant.

— Rhét. Preuves artificielles. Preuves que l'orateur tire de lui-même, par opposition slux pi'euves naturelles, celles qui ressortent du sujet.

— Anton. Naturel.

ARTIFICIELLEMENT adv. Avec art. (Vieux.) il D'une manière factice : Changer artificiellement la couleur de ses cheveux.

— Anton. Naturellement.

ARTIFICIER n. m. Celui qui fabrique, qui vend des pièces d'artifice : /-'artificier de la ville.

— Soldat d'artillerie qui est employé spécialement à la confection des pièces de pyrotechnie, n Se dit aussi de l'artilleur préposé à la manipulation des munitions, et dont les t'onctions, devant l'ennemi, consistent à tirer des caissons les munitions pour les fournir aux batteries.

— Chef artificier et sous-chefs artificiers. Sous-officiers chargés, dans chaque régiment, de diriger les travaux pyrotechniques.

ARTIFICIEUSEMENT adv. D'une manière artificieuse : Présenter les faits artificieosement.

ARTIFICIEUX (ei(), EUSE adj. Qui montre de l'artifice. (Vieux.) 11 Plein de ruse, qui cherche à tromper : Domestique artificieux. Paroles artificieuses.

— Anton. Droit, franc, loyal, rond, uni.

Artigas, départ, do la républ. de l'Uruguay, occupant l'extrémité septentr. du territoire ; 18. 750 hab.'Cap. : Snn- Eugenio del Cuareim, sur le Cuareïm, affluent de l'Uruguay.

Artigas (José), général montévidéen, né à Montevideo en 1746, mort à Assomption (Paraguay) en 1826. Capitaine dans les troupes royales lors de l'insurrection des colonies espagnoles, il prit parti pour les indépendants, et défit les Espagnols en plusieurs rencontres ; mais, à la suite de dissentiments avec la junte de Buenos-Avres, il s'empara de Santa-Fé et de Montevideo, et força le gouvernement à le reconnaître comme chef indépendant de la Jinnda orientale. Après des luttes sanglantes contre les autres chefs militaires, il fut vaincu, et se réfugia au Paraguay (1820). Le D"" Francia, dictateur de ce pays, l'interna au village de Curugaty. Il acheva obscurément ses jours.

ArtiGAT, comm. de l'Ariège, arr. et à 21 kilom. de Pamiers, sur la Lêze, affluent de l'Ariège ; 1.006 hab.

Artigny (Antoine Gachet d'), littérateur, chanoine de l'église de Vienne (Dauphiné), né et mort dans cette ville fl704-1778). Il s'est principalement occupé de recherches bibliographiques et critiques. On connaît surtout de lui : Relation aune assemblée tenue au bas du Parnasse pour la réforme des belles-lettres (173y); Nouveaux Mémoires d'histoire, de critique et de littérature (1749-1756).

ARTIIXER (// mil. — du lat. ai-s, artis, dans le sens de engin, moyen) v. a. Fortifier, équiper. (Vieux), n Remplacé aujourd'hui par le v. armer.

ARTILLER ou ARTILLIER {é — Il mil.) n. m. Au moyen âge, Celui qui faisait les armes de trait. Après l'invention de la poudre, on donna le même nom aux ouvriers qui faisaient les bouches à feu. ISéanmoins, au xvi* siècle, le mot artiller était encore quelquefois employé avec sa première signification.

— E:^CYCL. La charge de maître artillier ou artilleur rentrait dans le casuel du grand maître de l'artillerie. Le maître artilleur était nommé par le roi, sur la proposition du grand maître ; il était dit aussi nettoyeur d'armes. Cette sinécure existait encore au xviii* siècle.

ARTILLERIE [Il mil.) n. f. Partie du matériel d'une armée qui comprend les bouches à feu, canons, mitrailleuses, etc. : Artillerie de campagne. Parc ^'artillerie.

— Troupes employées au service de l'artillerie : Artillerie à pied, à cheval.

— Science de l'artilleur : Connaître /'artillerie.

— Fig.: L'imprimerie est l'AVLTiLLBmEde lapensée. {Ji\\a.r.)

— Pièce d'artillerie. Un canon, unmortier, unobusier, etc.

— Artillerie électrique, Appareil électrique composé de neuf tiges do cuivre terminées par des boules et montées sur un cercle de cuivre.

— Encycl. Bien avant l'invention de la poudre et son application à la pratique de la guerre, on entendait par artillerie l'ensemble des engins et machines qui servaient à envoyer des projectiles. Ce n'est qu'au xiv= siècle que l'usage courant de la poudre amena 1 invention des tubes en métal qui furent les premiers canons. Les pièces primitives et grossières du XIV" siècle se chargeaient par la culasse. C'étaient des tubes de fer forgé, de dimension médiocre, de petit calibre, et dont la volée était soutenue sur toute sa longueur par des frettes de fer; on les nommait des veuglaires. Dans ces veuglaires ou dans ces bombardes du type primitif, la culasse ouverte laissait pénétrer une boite à charge qui s'assujettissait par un étrier à queue. Comme elles n'avaient pas de tourillons, ces pièces étaient fiuxées sur un plateau creusé d'une longue rainure où elles étaient maintenues par des arceaux de fer. Les projectiles envoyés étaient des petits boulets de plomb, parfois de fer, mais surtout des gros carreaux semblables à d'énormes traits d'arbalète et que l'on nommait garots. L'imperfection des premières pièces d'artillerie les éloignait du champ de bataille : la lourdeur des affûts, à roues souvent pleines, la difficulté du maniement, étaient

leur côté faible. Dans la seconde moitié du xiv* siècle, ou s'appliqua sérieusement à rendre l'artillerie véritablement pratique, on l'organisa régulièrement, et, en France, on créa un grand officier de la couronne, le grand maître de l'artillerie. V. maître.

On voit au xv" siècle apparaître des pièces d'artillerie dont les modèles renferment en germe tous les perfectionnements modernes. Les pièces se chargeant parla culasse sont en acier forgé, ou bien fondues en bronze ; il existe de véritables mitrailleuses, comme les orgues et les ribaudequins, où, sur un même affût, parfois protégé par un mantelet, sont assemblés des petits canons pouvant tirer en même temps ou successivement. C'est alors qu'on invente les tourillons, ce qui permet de rendre les pièces plus mobiles sur leurs affûts et de mieux régler le pointage. Les affûts se perfectionnent également, soit que, par un jeu de tiroirs à cale, on élève ou l'on abaisse la culasse de la pièce, soit que, par des tiges ou des demi-cercles nommés antennes, on arrive au même résultat. Déjà, les Allemands ont inventé les anses, si utiles pour les manœuvres de force, et qui n'apparaissent dans notre artillerie frant^aise que sous Henri IV. On fait des boulets de fonte, mais surtout do pierre ; et, comme les calibres des pièces augmentent sans cesse, ces projectiles atteignent des dimensions formidables: on en connaît de 60 centim. do diamètre et qui pèsent 200 livres. Mais, comme les cahbres deviennent plus forts, on doit renoncer aux culasses mobiles, dont la résistance est insuffisante, et l'on fond les canons d'une seule pièce, en bronze ; jusqu'à nos temps modernes, Xb type ne variera plus guère : on char-

fera par la bouche avec le refouloir. Il est impossible do onner l'énumération de toutes les pièces d'artillerie en usage jusqu'au xvi' siècle; les coulevrines, les serpentines, les bombardes, en étaient les principaux types. Le roi Charles VII donna une grande extension à l'artillerie» et ce fut une de ses grandes forces dans sa lutte contre les féodaux, car ses canons abattaient les meilleures murailles. Louis XI suivit les mêmes idées : il posséda la meilleure artillerie de l'Europe; ses douze grands canons de foute verte, nommés les douze Pairs de France — comme plus tard Charles-Quint eut ses douze Apôtres — sont restés fameux. François I" ne cessa de faire exécuter des pièces, que sa guerre continuelle rendait absolument nécessaires. Son rival, Charles-Quint, possédait l'artillerie la plus riche ; c'était surtout en Flandre qu'il faisait fondre ses canons, et parmi les Allemands qu'il prenait ses artilleurs. Il essaya d établir des modèles réglementaires, comme le fit plus "tard Henri II en France. A cette époque, les affûts sont devenus légers, et l'artillerie évolue désormais rapidement sur les champs de bataille ; toutefois, elle exige encore d'innombrables couples de chevaux, parfois plus de douze pour traîner une pièce, et des équipes de charretiers, de canonniers, d'artificiers. C'est qu on commence à employer les artifices explosibles ; dès 1553, Charl.es-Quint bombarde Aire avec des bombes en fer bourrées de poudre et lancées par des mortiers. On envoyait aussi des boîtes à balles, des boîtes à mitraille. Henri II établit des modèles réglementaires que l'on appelle les six ccUi'rr^ de i^rance (ordonnance de 1552). Ce système resta en us;i jusque sous Louis XIII, de telle sorte que la France. <jiii ^ 1574, paraissait avoir la meilleure artillerie de I Kuru] ■ est, vers l'année 1G33, bien au-dessous de r.A.llemagii'' sous ce rapport. C'est, en effet, aux Allemands et aTi\ Flamands que l'artillerie devra, alors, ses progrès les pluimportants.

Sous Louis XIV est créée, en 1671, la première troupi spécialement attachée au service de l'artillerie, le réL'i ment des fusiliers du roi. Puis des compagnies de canonniers, bombardiers clmineurs, créées en 1679, forment, en 1G84, le régiment de royal-bombardiers qui, par fusion avec le précédent, devint, en 1693, le royal-artillerie.

En 1720, ce régiment est réorgani.sé par le directeur général de l'artillerie Vallière qui, en 1732, régularise aussi le matériel, en ramenant tous les canons à un modèle uniforme des cinq calibres de 24, 16, 12, 8 et 4 (chiffres indiquant le poids en livres du boulet).

De 1755 à 1758, fusion de l'artillerie et du génie, suns W nom de corps royal de l'artillerie et du génie. Pui-- !i - ^'^ royal de l'artillerie, reconstitué, est formé à 6 ba;.i li :i-^. bientôt dénommés ônV/dcfeî, auxquelles s'ajoute, on i: ..', une brigade des colonies.

Enfin, en 1765, Gribeauval fait remplacer ces sept brigades par 7 régiments de 20 compagnies, en même temps qu'il réorganise le matériel et répartit les pièces des difiérents calibres entre les divers services : de campagne, do siège, de place et de côte

Les principaux progrès réalisés dans l'organisation <:o l'artillerie, pendant la Révolution et sous le premier Empire, avaient consisté : d'abord à consacrer l'autonomie du corps de l'artillerie, qui, le 7 mai 1 795, cessa de prendre rang parmi les régiments d'infanterie, puis à militariser les conducteurs des pièces par la création du train d'artillerie. le 3 janv. 1800. En outre, les travaux d'une commission constituée par le premier consul et présidée par le général Marmont aboutirent à l'établissement du système du « de l'an XI m , simplification et perfectionnement de celui dt Gribeauval. Au lieu de trois calibres, de 12, S et 4, pour lecanons de campagne, il n'en comportait que deux : le 6 et le 12, avec un obusier de 5 pouces 6 lignes, au lieu de l'obusier de 6 pouces. Le canon de 24, courtoulong, était destina aux sièges ou à la défense des places, ainsi que les obusicrs de 6 et 8 pouces, et les mortiers de 8, 10 et 12 pouces.

Ce matériel de l'an XI n'arriva d'ailleurs à être mis complètement en service que vers la fin de l'Empire, et les bon leversements d'alors nécessitèrent une réorganisation non velle qui, — après des études que dirigea le général Valcc mspecteur général du service central de l'artillerie et président du comité, — s'accomplit en 1829. Elle fut caractérisée par l'assimilation définitive des co7i(/uc^e«ï'5despiècrs aux sei'vants : les premiers devenant canonniers comme le^ seconds, au lieu de continuer à faire partie du train. L'unité d'artillerie, ainsi rendue homogène, prit le nom de batterie. En même temps, on adoptait des caissons qui permettaient d'asseoir les servants sur les coffres et de les transporter aux allures vives, ce qui dota la batterie montée d'uno mobilité presque aussi grande que la batterie à cheval, où les servants sont des cavaliers. Il n'y eut plus, dès lors, de batteries à pied que pour le service des sièges et dans les parcs. On conserva une partie du train d'artillerie sous le nom de train des parcs. Puis se succédèrent des modifications de (iétail, trop souvent contradictoires. Ainsi, toutes les batteries à pied sont montées en 1833, et l'on crée six

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