‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 462 sur 828 · ARTISTEMENT · texte numérisé non relu

ARTISTEMENT

AKLNDEL

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Artistes peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et dessinateurs (Association des). Cotto Assu- .■iaiinii a été tun-i«'(> le 7 décombro 1844, par lo baroû r;i\ loi". Un déiTt"! pn^sidentiel l'a reconnue a'utilitô publi- ■ iiii"', lo l août lasi. C'est une société do secours mutuels, uin r.Mul aux artistes pauvres et à leurs veuves les plus -raii'ls soi-vîces. Elle a ou pour présidents successits le kiiuii Taylor, E. Du Sommerard et le peintre Bouguoreau.

Artistes indépendants (Société des). Fondée lo Il ) 111 11 i-is 1, .hiii-. !•■ l'ui 'lo pornieitroaux artistes do prë- Miiiri- 1iIm-oiiii'ii1 l.'urs .luvros aujugemont du public, cotte .^M. iric ;i siipi-ritiir los juTYs d'admisslon.

ARTISTEMENT (hss) adv. Avec art, avec habileté.

ARTISTIQUE tifis' adj. Qui concerne les arts, qui app;iiiiriii aux arts, ([iii est fait par des artistes : ^ic/ie.ssps Auii^ii'jii s. Sori-'tfs ARTISTIQUES. Un voyaçe artistique.

ARTISTIQUEMENT [tiss) adv. D'une manière artistique.

ARTOGARPE 'iu gr. arlos, pain, et kai^pos, fruit) n. m. (. iiio le la famille des ulmacées, tribu dos ai tocarpt'rs,

t 1 iitormant une \ingtaine d espèces, qui liabiiont l'Asie

femelle ;

. T'iùtres, composés, avant la parfaite maturité, d'une liair blanche, lerme et un peu larinouse. On les mange, <iir ouits au four on guise de pain, soit bouillis ou accom- M l'-s de diverses manières. I^eur saveur est celle du pain

0 iroraent, avec un léger mélange de goût d'artichaut. ARTOCARPÉES n.f. pi. Tribu de la familledes ulmacées,

\:iiii pour type le genre artocarpe. — 6'«e artocarpéb.

Artois, anc. province du nord de la France, capitale

l' ''<. VM<- r int. ^mjourd'hui la plus grande partie du

1 |. Il I . il l'i > liais, dont les arrondissements do Bou- >LiM I I. \l ;. mi appartenaient à la Picardie. L'Ar-

P'is-' I. |i^ h l.iiit fTuelque temps par la maison d"Au- .■' et par los rois d'Espagne, revint sous Louis XIII à I ance, et lui fut détinitivement cédé par lo traité de

'Ue (1678).

liiBL. : De "Vienne, Histoire d'Artois (Paris, 1785-1787).

Artois (comté d'). Ce comté, donné en dot à Judith do

I i!i -e, tille de Charles le Chauve, fut revendiqué à ce

11' par Arnoul le Vieil, comte de Flandre, son petit-fils.

■ -sidé par la maison de Flandre, issue des comtes d'Al-

-, au su' siècle, il fut apporté à la France par le ma-

■ d'Isabelle de Hainaut, dite « de Flandre ». avec lo roi

lil'pe-Augusto (1180). Louis VIII le donna on apanago.

I i-'J7, à son fils Robert, qui fut

>; • ;i la bataille de la Mansourah, et

n<. laissa pour tils Robert II, comte

\ riois, pair de France. A la mort de

l'TQier, les héritiers de son fiN

,ipe,dojàdécédé, furentdépouil-

n^ leur possession, uo conser-

1 1 1 que le nom de » Artois " , et son t

■ -onnus sous lo nom de n comtes

I n '.(V. Eu.) Quant au comté d'Ar-

adjugé à Mahaud, sœur de Phi-

■, il passa à la maison des com-

'-■ Bourgogne, par le mariage de

iiid avec Othon IV do Bour- Armes d'.\rtois.

.Toanno ■[<-• Bourgogne, fille

'" t ],' TOI Philippe V le Long, dont elle

nits : Jeanne, comtesse palatine de

1^, mariée, en 1318, à Eudes, duc de

'Irrite de Bourgogne, mariée on 1320

l''landro. Une pctite-tille do cette der-

M liu'uerite, recueillit la succession des

ito Bourgogne, et les porta, avec lo

I ri M- aux ducs de Bourgogne, par son ma-

! IL- '. on \,'.60, avoo Philippe le Hardi. Lo comté d'Artois y

osra jusqu'à son passade dans la maison d'Autriche par le

aariago de Marie, fille de Charles le Téméraire, avec l'ar- ]

chiduc Maximilion. Il fut câdé à la Franco par lo traité de Nimègue, on 1078. Lo titre de " comto d'Artois • fut porio

Artois (i-E Livre du trèh-cuevalebeux comte d'), roman on prose, dont l'autour est ro^té inconnu, et un dos plus tracioux monuments do notre vieille langue fxv» siècle). Un comto d'Artois, après avoir épousé la ftllo d'un duc de Boulogne, la quitte parce qu'il n'a pu en obtenir d'héritier. Il parcourt la Franco et l'Espagne, suivi on secret par sa femme à la faveur d'un déguisement. Lo comto la reconnaît enfin, et voit bientôt tous ses vœux comtdés par la naissance d'un fils. Ce roman se distinguo par une naïveté touchante, dos sentiments vrais, vivement exprimés, et par de curieux tableaux des mœurs do l'époque.

ARTOISON n. m. Entom. V. artison.

ARTOLÂTRE (du gr. artos, pain, et lalrencin, adorer) n. m. Adorateur du pain. Terme de dénigrement, appllijué par des sectes dissidentes aux catholiques, qui croient à la présenco réoUo de Jésus-Christ dans l'hostio.

ARTOLÂTBIE n. f. Adoration du pain. V. artolÂtrk.

artolâtrique adj. Qui a rapport à l'artolâtrie.

ArTOM ilsaac), diplomate italien, né à Asti en 1829. Secrétaire do Cavour, il occupa divers postes diplomatiques do second ordre. Pendant la guerre franco-allemande do 1870, il remplit une mission secrète à Vienne. Il devint sénateur en mat 1876. C'est le premier israélito italien qui ait siégé à la Chambre hauto. Outre des poésies, il a publié à Paris, on collaboration avec Albert Blanc : l'CËuvrc parlementaire du comte de Cavour, en français.

ARTOMEL (du gr. artos, pain, et méli, miel) n. m. Cataplasme de pain et do miel, il On dit aussi arto.méli.

Arton (Léopold-Emile AROrf, dit), homme d'aflfaircs, né à Strasbourg en 1849, qui a joué un rôle important dans .'affaire do Panama. V. Panama {Affaire de).

Artonius (Pierre), poète polonais, né à Groziske en 1552, mort on 1609. Il était ministre protestant à Thorn. Il a écrit un recueil d'hymnes et de chants religieux (Thorn, 1758), dont beaucoup se chantent encore dans les temples protestants de la Pologne.

Artonne, comra. du Puy-de-Dôme, arr. et à 14 kildo Kiom, près de la M orge, affluent do l'Allier; 1.414 hab.

ARTOPHORE (du gr. artos, pain, et phoros, qui porte) n. m. Nom donné, dans le moyen âgo grec, à des sortes de custodes servant à renfermer des hosties consacrées.

Artopœus, nom grécisé de plusieurs théologiens et philologues allemands. V. Becker.

ARTORHIZÉES ou ARTORIZÉES (du gr. artos, pain, et rhiza, racine) n. f. pi. Classe do végétaux monocotylédones, comprenant les familles des dioscorées et des taccacées, dont los racines ou rhizomes charnus servent à la nourriture de l'homme. — Une artorhizke(ou artorizée).

Artorius (Marcus), médecin grec, vivait environ 40 ans av. J.-C. Ami et médecin d Auguste, il le suivit dans la campagne contre Brutus et Cassius. C'est lui qui lui donna le conseil d'assister en personne à la bataille de Philippes. Il se noya dans la mer, à la suite de la bataille d'Actium. Il avait écrit un livre Sur la rage, et un autre Sur la loni/évilé.

ArTOT (Alexandre-Joseph Montagnet, dit), violoniste belge, né à Bruxelles en 1815, mort à YiUe-d'Avray en 1845. Tout enfant, il apprit le violon, et montra des dispositions extraordinaires. Conduit à Paris, il reçut des leçons de Rodolphe Kreutzer, suivit les cours du Conservatoire, et y remporta le premier prix de violon en 1828. Artot avait alors treize ans. Remarquable par la rare justesse d'intonation de son jeu, par la hardiesse de l'exécution, auxquelles il joignait une belle qualité de son et une expression admirable, il excellait surtout à rendre les sentiments tendres et rêveurs. Surmené par un travail excessif, atteint de phtisie, il vint habiter Yille-d'Avray, où il s'éteignit à l'âge de trente ans. On a de lui quelques compositions pour le violon,

Artot (Marguerite-Joséphine -Désirée Montagney, dite), cantatrice belge, née à Paris en 1835. Elle commença par se l'aire entendre dans les concerts à Bruxelles ; puis, sur la recommandation de Meyorboer, elle entra à l'Opéra de Paris, où elle débuta, en 1S58, par le rôle do Fidès du Prophète. Malgré le succès quo lui valut sa belle voix de mezzo-soprano, elle ne put s'habituer à notre première scène musicale. Elle se rendit en Italie pour étudier sur place la langue de ce pays. Do là, elle partit pour Berlin, où elle demeura cinq ans, passant brillamment en revue les répertoires italien et allemand. Elle épousa, en 1869, Padilla, lo chanteur espagnol, voué comme elle à la carrière italieuue.

ARTOTYRTTE (du gr. artos, pain, et turos, fromage) n. m. Membre d'uno secte chrétienne du ii" siècle, qui faisait à Dieu, dans son culte, offrande de pain et de fromage, et qui admettait les femmes aux fonctions ecclésiastiques.

Artres, comm. du Nord, arrond. et à 9 kilom. do Valencionnos, sur la Rhonelle, affluent de l'Escaut; 1.050 hab. Ch. de f. Nord.

Artuby, torrent do France, qui arrose surtout le départ, ilti Var et so jette dans lo Verdon. Cours : 50 kilom.

Artus (Thomas, sieur dEmbry, littérateur, né i Paris, vivait dans le xvi* siècle. On lui attribue quelques ouvrages qui ont eu du succès en leur temps; entre autres : Description de l'île des hermaphi'odites, allégorie satirique des mœurs do la cour de France.

Artus. Littér. V. Arthiir.

ArtusI (Jean-Mario), chanoine réguhor et théoricien inii.si^al, naquit à. Bologne vers lo milieu du xvi* siècle, .artiste instruit, mais esprit un peu arriéré, il se fit connaître par plusieurs ouvrages à fa fois didactiques et polémiques, dans lesquels il se montrait l'ardent défenseur de doctrines et do traditions un peu surannées. Le meilleur de cos ouvrages est son Art du contrepoint réduit en tafdt's (Venise, 1.586). Commo compositeur, il n'a guère publié qu'un recueil de canzonette à quatre voix.

ARTUSON n. m. Entom. V. artison.

Artveldt (Andries Van), peintre flamand, né à Anvers on 1.Î90, mort en 1652. travailla plusieurs années à Gènes. Il reste fort peu de chose do ses œuvres, qui consis-

taient -surtout en marincK ot on paysagoH : Combat naval, & .Schworiu; Marine», à Bamberg. 'Vienne, Valoocieaoes. .Sun portrait a été point par Vao Ùyck.

Artvin, ville de la Traoscaacasio fgour.de KoataU), ch.-j. do cercle, sur lo fl. côtior Tcliorok; 0.440 hab. Jardins, oliveraies, fabriques do cuir», briqueteries. F:IIo fut, jusqu'en 1»78, ch.-l, du disirit do Tchaldlr 'Arméuio turque). — Pop. du district d'Artvin : 73.100 hab.

Artz ( David-Constant-Adolpho), pciotro hollandais, né on 1837 à La Haye, subit l'ioâuenco do Jozof IsraeU et continua comme luila tradition des maîtres du xvn* .siècle. Sos tableaux, d'uno facture souplo ot d'un coloris traoquillo, appartiennent pour la plupart au (fonre familier ot rustique. Do 1866 à. 1894, il séjourna & Paris, où il a exposé & diverses roprises. Il a obtenu des médailles à Vioone en 1873, à Amsterdam en lKS:t. On voit do ses tableaux aux musées d'Amsterdam ci do Rotterdam.

ARUBE n. m. Bot. Section du gcnro quassia. ti Section du genre galipée.

Arucas, ville des Canaries (Grande Canario); 7.900 h. Culture do la canne à sucre.

ArudY, ch.-l. do cant. ^Basses-Pyrénées), arrond. et à 19 kilum. d'Oloron, près du gave d'Ossau; 1.731 hab. Carrières do marbre. — Le cant. a 11 comm. et 8.849 hab.

AruÉRIS. ArouÈRE ou HaROÉRI, divinité égyptienne. V. HoRt.s.

ARUM from') n. m. Genre de plantes, type do la famille des arouiées.

— Encycl. Le genre arum comprend un assez grand nombre d'espèces, dont la plus connue est 1 arum maculé (arum maculatum, vulgairem. gouet, pied-de-veau). C est une plante vivaco, à rhizome charnu, muni de racines fibreuses, fasciculées,etd'oùnaissentdes feuilles radicales , longuement pétiolécs. Les fleurs forment, par leur réunion, un spadico porté sur une hampe radicale et entouré d'uno spathe membraneuse, d'un blanc verdâtre. Les fruits sont de petites baies d'un rouge vif et de la grosseur d'un pois, formant, par leur réunion, une sorte d'épi serré. Cette plante, commune en Europe, croît dans les heux humides et ombragés, le long des bois, dos haies, des terres fertiles. Elle fleurit de très bonne heure, au printemps. Le rhizome contient un suc acre et laiteux, très caustique et brûlant, et est riche en matière féculente.

ARUMA, anc. ville de la Palestine (tribu d'Ephraïm), dans Arum : a. les environs de Sichem. Abimélech , poursuivi par les Sichémites, y campa. — t.^ne autre ville de < de la tribu de Juda, selon Josèphe.

ARUNDE(ron — lat. aninrfo, roseau) n.f. Syn.de roseau.

Arundel, petite ville d'Angleterre (comté de Sussex) ; 2.750 hab. Bains de mer très fréquentés. Superbe château, autrefois forteresse redoutable, possédé aujourd'hui par les ducs de Norfolk, comfes d' Arundel. — Pop. du district : 35.000 hab.

Arundel (Thomas), archevêque de Cantorbéry, né en 1353, d'une famille illustre, mort en 1414. Successivement évêque d'Ely, archevêque d'York, puis de Cantorbéry, lord- chancelier, il encourut la disgrâce de Richard II, qui'l'exila, et il contribua, dans la suite, à l'élévation de Henri, duc de Lancastro, qui régna sous le nom do n Henri IV i.. A l'avènement de ce prince, les besoins do l'Etat ayant fait songer à la ressource des biens du clergé, Arundel fit maintenir à son ordre le privilège d'exemption des charges publiques. Il déplova un zèle ardent contre les hérétiques (lollards et veicleiistes), et en fit brûler un certain nombre. Ce prélat passe pour le premier qui ait interdit de traduire les Ecritures eu langue vulgaire.

Arundel (Thomas Howard, comte d), maréchal d'Angleterre, né vers 1580, mort à Padoue en 1646. U se rcndil célèbre par la protection éclairée qu'il accorda aux artistes et aux savants, et par son goût pour les recherches d'antiquités. Le comte d" Arundel fut le premier qui montra à l'Angleterre les statues de Rome et d'Athènes. Il employa à des recherches, en Orient et en Italie, Th. Petty, qui acquit, à grand frais, les célèbres marbres de Paros', connus depuis sous lo nom de Marbres d'Arundel. (V. Arundel [Marbres d'].) Il collectionna un grand nombre de tableaux et de dessins d'HoIbein, et acheta aussi du peintre flamand Henri Van der Borcht une collection de tableaux et de médailles. Rubens, Vau Dyck, Van Semer, firent son portrait, ainsi que ceux de sa femme et de ses enfants. Ce fut lui qui découvrit lo génie du grand architecte luîeo Jones, et qui amena en Angleterre le célèbre graveur allemand Hollar. Il chargea celui-ci do reproduire par la gravure les principaux chefs-d'œuvre antiques dont il avait orné les galeries et les jardins do son palais. Cette collection comprenait trente-sept statues, cent vingt-huit bustes, deux cent cinquante marbres avec inscriptions et bas-reliefs, un grand nombre do tombeaux ot do fragments, des vases, des médailles, des camées et des pierres gravées du plus grand prix. Au commencement des troubles qui éclatèrent en Angleterre, lord .\rundel transporta ces richesses à Anvers, et mourut pou après à Padoue. Sa collection passa en grande partie entre les mains de l'un de ses fils, le vicomte Stafford, mais elle ne tarda pas à être dispersée. — Sa femme, Blanche (15S3-16491. au commencement de la guerre civile, défendit avec 25 hommes, pendant neuf jours, le château de Wardoux contre 13.000 soldats du Parlement.

Arundel (Guillaume Howard d'), comte de Stafforp, fils aîné du précédent. V. Stafford.

Arundel (Marhres d'), tables antiques, gravées en caractères grecs. Ces marbres ont été trouvés à Paros au XVI» siècle, et ont pris le nom du célèbre comte d'Arundei,

coupe <ie la fleur; b, fruits.

i nom dépendait

ARUNDINACEES

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