‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 463 sur 828 · ARYAS · texte numérisé non relu

ARYAS

qui les a acquis et les a fait connaître à l'Europe. Ces inscriptions importantes contiennent la Chronique de Paras, relatant les principaux événements de l'histoire grecque, de la fondation d'Athènes (1582) jusqu'à 264 av. J.-C, ainsi que plusieurs traités relatifs à Priène, Magnésie et .Smyrae. Les Marbres d'Ariindel sont actuellement à l'université d'0.v:ford. Jean Salden en a donné une traduction latine (1629).

ATUndel (Société d'), société anglaise fondée en 1848, on vue de reproduire les chefs-d'œuvre de la peinture. En lait, elle s'est surtout attachée à faire connaître les fresques italiennes, au moyen d'aquarelles exposées dans ses galeries et de chromolithographies réparties parmi les membres.

ARUNDINACEES [ron — du lat. arundo, inis, roseau) n. f. pi. Tribu de graminées, ayant pour type le genre roseau. — Une ARUNDI.NACÉE.

ARUNDINAIRE (roH — du lat. arundo. inis, roseau) n. f. Genre de graminées, formé aux dépens des roseaux, et renfermant des espèces des pays chauds des deux mondes.

ARUNDINE {ron — du lat. arundo, inis, roseau) n. f. Genre de plantes, de la famille des orchidées-épidendrées, renfermant des herbes épigées propres à Ceylan, la Chine, l'Inde continentale, etc.

ARUNDINELLE [ron — du lat. arundo, inis, roseau) n. f. Genre de graminées, qui croissent au Brésil et aux Indes.

ARUNDO {ron — mot lat. qui signif. roseau) n. m. Genre de graminées, comprenant environ dix-sept espèces, et ayant pour type la canne do P"rovence {arundo donax). Ce sont des plantes aquatiques, élevées, des régions chaudes et tempérées du globe. Les tiges servent à faire des cannes à pêche, etc.

AruNS, frère de Tarnuin le Superbe, épousa Tullie, fille de Servius Tullius. Sa femme le fit périr, et s'unit ensuite à son beau-frère Tarquin, qui de son côté avait empoisonné sa femme (J36 av. J.-C).

Aruns, fils de Tarquin le Superbe, partagea l'exil de toute sa famille. S'étant rencontré dans un combat avec Brutus, ils se précipitèrent l'un sur l'autre avec tant de fureur, qu'ils se transpercèrent mutuellement (536 av. J.-C).

, . Arundo . a, fleur.

Aruns ou ArONCE, historien romain, vivait vers le milieu du i" siècle avant l'ère chrétienne. Il imita Salluste, et écrivit une histoire de la guerre punique, dont il n'est rien resté.

ARUSHKARA n. m. Nom indigène du semecarpe anacarde, qui croit dans l'Inde, oii il passe pour antisvphilitique.

Arusianus Messihs, grammairien romain, qui vivait au v« siècle. 11 est connu par un ouvrage intitulé Quadrif/a, où sont classés, par ordre alphabétique, des exemples d'éloquence choisis dans Térence, Virgile, Salluste et Cicéron. D'autres attribuent ce recueil à Cornélius Fronton. Lindeman l'a publié dans son Corpus gramniaticorum (Leipzig, 1831).

ARUSPICATION {russ, si) n. f. Science des arnspices, divination par l'inspection des entrailles des victimes. if On dit aussi ardspicisme.

ARUSPICATOIRE {russ) adj. Qui appartient aux aruspic(?s. l'eu usiti-.!

ARUSPICES russ — lat. aruspex, icis, même sensi n. m. pi. .\ntiq. rom. V. ARnspioATiox. — Vn aruspice.

Encycl. Les aruspices étaient une classe de prêtres ins qui s'occupaient de l'examen des entrailles des victimes offertes en sacrifice {exla), et, d'après leurs observations, prédisaient les événements futurs. Les aruspices accordaient une grande importance à la manière dont la victime s'approchait de l'autel, dont elle tombait, dont son sang coulait; puis ils inspectaient attentivement les viscères de l'animal, son cœur, son foie, ses poumons et le péritoine enveloppant les intestins. Les aruspices étaient également chargés d'interpréter les tremblements de terre, les éclairs, les éclipses, etc. {prodirjia), et d'indiquer les moyens de calmer le mécontentement des dieux, qu'ils étaient censés indiquer.

Les trois premiers aruspices furent établis par Romulus, et, peu à peu, ils s'accrurent au point de constituer un véritable ordre. Cette institution était d'origine étrusque, à ce que dit Cicéron ; les riches familles romaines avaient coutume d'envoyer pendant quelque temps leurs enfants en Etrurie, pour y être instruits dans cette science (Niebuhr), et beaucoup d'Etrusques venaient à Rome exercer la profession d'aruspices. Ceux-ci n'eurent jamais l'importance des augures. Le sénat ne les faisait consulter que rarement ; sous l'empire, ils formèrent un collège, qui demeura cependant distinct des quatre grands collèges de prêtres (summa coUegia). Peu à peu ils tombèrent en discrédit. L'empereur Claude, comme on le voit dans les Annales de Tacite, essaya de ressusciter cette institution, et fit publier par le sénat un décret à cet effet ; mais cette tentative paraît avoir eu peu de succès.

— BiBLioGR. : Clairin, De haruspicibus apud Romanes (Paris, 1880;.

Aruspices (Discocrs sur la réponse dus), prononcé par Cicéron, l'an 56 av. J.-C. Peu de temps après son retour d'exil, divers prodiges répandirent l'effroi dans Rome. Les aruspices déclarèrent que des sacrilèges avaient été commis. Aussitôt, Clodius do déclarer que le sacrilège était Cicéron, dont on rebâtissait la maison sur un terrain consacré. Cicéron se justifia devant le sénat, et à cette occasion prononça le Discours sur les aruspices. Dans la première partie, il fait voir que la consécration du lieu où était sa maison est vaine et illusoire. Dans la seconde, il renvoie à Clodius tous les traits que ce furieux a lancés contre lui : ce qui lui donne lieu de rappeler toutes ses impiétés, ses profanations et ses violences.

ARUSPICINE {russ) D. f. Science des aruspices.

Arva, comitat de Hongrie compris entre la Galicie et les comitats de Liptau et de Trenczen ; 84.800 hab., dont plus de 81.000 Slovaques.

Arva, nom d'une rivière de Hongrie, affluent droit de la W'aag, qui arrose le comitat du même nom.

ARVALES (du lat. anmm, champ) n. m. pi. Antiq. rom. Meinltres du collège religieux des frères arvales. — Un

ARVALE.

— Encycl. Le collège des frères arvales était consacré au culte de Dea Dia, antique divinité agricole. Organisé par Romulus, disait-on, il avait été constitué des douze fils d'Acca Larentia. (D'où le nom de fratres, que gardèrent ses membres.) D'abord recrutés par cooptation, plus tard les arvales furent souvent nommés par les empereurs. Ils étaient assistés par plusieurs dignitaires. Le titre de « arvale » était viager et inamovible. L'empereur était souvent élu magisler ou président ; il se faisait suppléer par un promagister.

Le temple et le bois sacré de Dea Dia étaient situés à cinq milles de Rome, sur la via Canipana. L'emplacement en est marqué par d'importants vestiges, et a livré de nombreuses inscriptions {Âela fratrum Arvalium), complétées par beaucoup de fragments trouvés à Rome. Ces inscriptions, qui contiennent les procès-verbaux des réunions des arvales entre 41 et 238 de notre ère, constituent un monumentépigraphiquedepremierordre. Un dessin de Peruzzi, conservé à Florence, montre qu'une salle du temple, ornée de statues d'arvales, existait encore au xvT siècle. La fête de Dea Dia avait lieu au mois de mai et durait trois jours. Le premier et le troisième se célébraient à Rome, par des sacrifices et des repas communs: le deuxième, dans le temple et le bois sacré, était particulièrement marqué par des jeux et des courses dans le cirque voisin. C'est durant la cérémonie du deuxième jour que les arvales chantaient le chant fameuxen style archaïque, que l'on ne comprenait plus guère au temps d'Horace, même parmi les arvales : ce chant a été, de nos jours, l'objet de savantes discussions. Pour officier, les arvales étaient revêtus de la prétexte et portaient pour insignes des couronnes d'épis attachées par des bandelettes blanches. Le collège des arvales paraît avoir disparu après le règne de Gordien (moitié du m' siècle).

— BiBLiOGR. : Marini, Atti e Monumenti de fratelli An-ati [Roma. 1795); Henzen, Ac(a fratrum Arvalium (1874); Edon, Ninivelles Etudes sur le chant Lémural (1884). — Caëtani-Lovatelli,avec i Fratelli Arvali e il loro santuario e bosco sacro sulla via Campana (dans la « Nuova Antologia .., t. XXX, ser. 3 [1890]), résume l'état actuel de la question.

Arvant, hameau, bifurcation. "V^. 'Vergongheon.

ARVE ihi lat. arimm. champ) n. m. Mot qui signifiait Placo vague, propre à bâtir, et principalement champ inculte,

Arve, rivière du dép. de la Haute-Savoie, prend sa source au col do Balme (Mont-Blanc), traverse la vallée de Chamonix, y arrose Sallanches, et se jette dans le Rhône, dans la banlieue de Genève. Cours ; loo kilom.

ArvÈDE Barine (M"' Charles Vincens, dite'i, femme de lettres, née à Paris en 1840. Elle s'est fait connaître, sous son pseudonyme, par de remarquables études, notamment sur la littérature étrangère, publiées dans la « Revue bleue « , la « Revue des Deux Mondes » , la » Nouvelle Revue », le • Journal des Débats », etc Outre des traductions de la Russie contemporaine de H. Barry (1872; et des Souvenirs de Tolstoï (1886), on doit à cet" érudit écrivain : l'Œuvre de Jésus ouvrier (1879) ; Portraits de femmes (1887); Essais et Fantaisies (18SS); Etude sur les contes de Perrault (1889); Princesses et Grandes Dames (1890) ; Bernardin de Saint-Pierre (1891) ; Alfred de Musset (1893) ; Bourgeois et Gens de peu (1894) ; les Névrosés (1898). Arverne (d'Arvernie, auj. l'Auvergne), celui, celle qui habitait l'Arvernie. — Les Arvebnes.

— Adjectiv. ; Peuple arverne. Race arverne.

— Encycl. On appelait Aj-vernes une riche et puissante nation de la Gaule centrale, dont le siège principal était le territoire qui forma l'Aquitaine première, sous la domination romaine, et la province d'Auvergne sous la monarchie française. Ce peuple, d'origine inconnue, s'était, déjà longtemps avant la conquête romaine, placé au premier rang parmi les habitants de la Gaule Celtique. Dès le VI' siècle avant l'ère chrétienne, il concourut â former ces nombreuses colonies de Gaulois qui fondèrent des établissements dans la Lombardie, la Bohême, la Frise et laWestphalie, et plus tard il ne fut peut-être pas étranger à la prise de Rome. Au m' siècle av. J.-C, les Arvernes fournirent un corps do troupes et des subsides à Asdrubal, marchant sur l'Italie au secours d'Annibal, son frère. Leur domination s'étendait à cette époque de la Loire au territoire de Marseille et aux Pyrénées, et depuis l'Océan jusqu'au Rhin. Cette grande puissance excita la jalousie des Eduens, qui appelèrent â eux les Romains. Pour les repousser, les Arvernes formèrent une grande ligue qui prit le nom de ligue arverne. mais l'absence de tactique et d'ordre des Allobroges, seuls eneagés contre une armée aguerrie et disciplinée du consul Domitius, amena la défaite des Gaulois (121 av. J.-C).

Les Arvernes, vaincus et traités avec ménagement par les Romains, parurent d'abord domptés et résignés ; mais la politique du sénat avait su conserver à l'Arvernie des ennemis au sein même de la Gaule. Les Eduens, forts de l'alliance de Rome, se montraient tous les jours plus exigeants et plus impérieux à l'égard des Arvernes, qui concl urent alors contre eux la ligue séguano-arvei'ne, et, avec le secours d'Arioviste, roi des Suèves, vainquirent les Eduens. Rome, cependant, malgré ses guerres d'Orient et ses troubles civils, ne perdait pas de vue la Gaule, et surtout la remuante Arvernie. En 59 av. J.-C, elle envoya César dans les Gaules venger une de ces injures provoquées, qu'elle savait toujours faire servir à ses intérêts. Celui-ci chercha d'abord à s'attacher, par d'habiles flatteries, le jeune chef que les Arvernes s'étaient donné. Mais Vercingétorix ne tarda pas à comprendre le but de César, et engagea cette lutte admirable qui aboutit à la chute mémorable d'.\lesia.

Gergovie, la capitale des .■Vrvernes, fut alors rasée : Auf/ustonemetum (Clermont-Ferrand) la remplaça, et les Arvernes cessèrent d'avoir une histoire particulière.

— BiBLiOGR. : J. César, De bell. galL, t. I, VII, VIII; Desjardins, Géogr. de la Gauk romaine, t. I, II, III (Paris, 1876) ; Peghoux, Essai sur les monnaies des Arverni (Clermont, 1857).

Arvernie (lat. .irvernia), ancien nom de lAuvergne.

ArverS (Alexis- Félix), poète et auteur dramatique français, né à Paris en 1806, mort en 1850. Fils d'un marchand de vin en gros, il fit son droit, mais ne s'occupa que de littérature. Il débuta par un recueil de poésies. Mes Heures perdues (1833), dans lequel se trouve le sonnet auquel il doit le plus clair de sa renommée :

le a son secret, mo mour éternel en un al est sans espoir,

son mysten conçu, i du le taire

Et celle qui l'a fait n'en a jamais

Hêlas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu.

Toujours a ses côtés et pourtant solitaire,

Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre.

N'osant rien demander et n'ayaut rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,

Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre

Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

A l'austère devoir pieusement fidèle,

tout remplis d'elle :

et ne comprendra pas.

On croit que le poète avait en vue il"' Menessier, fille de Charles Nodier. Son œuvre se compose principalement de pièces de théâtre : En attendant, comédie, avec Bavard et P. Foucher (1835) ; Deux Maîtresses, avec Scribe (1836); les Dames patromwsses, prov. en un acte, avec Scribe (1837); Rose et Blanche (1837); la Course au clocher, comédie en trois actes et en vers (1839) ; le Beau Martial (1839); les Anglais en voyage {MU) ; Suzon et Suzanne, comédie en deux actes (1850). Prosateur élégant, poète capable de rencontrer parfois des vers bien frappés, Arvers, néanmoins, manquait d'envergure. Il serait aujourd'hui un vaudevilliste oublié, sans le sonnet fameux, que l'on trouverait parfait de forme, n'était la triple répétition du verbe faii'e, et dont la sincérité mélancolique dégage un invincible charme.

ARVERSIE n. f. Bot. Syn. de plattcarpon.

Arvert, comm. de la Charente-Inférieure, arrond. et à 10 kilom. de Marennes, dans la presqu'île du même nom : 2.485 hab. Ch. de f. Etat. Huîtres. Restes de l'ancien prieuré de Saint-Etienne d'Arvert. —La presqu'île d' Arvert, située entre l'Océan, la Gironde et la Seudre, est menacée à l'O. par l'envahissement dos dunes.

Arveyres, comm. de la Gironde, arrond. et à 5 kilom. de Libourne, sur la Dordogne; 1.566 hab. Ch. de f. Orléans. \ Ignés et arbres fruitiers dans les palus.

ARVICOLE (du lat. arvum, arvi, champ, et colère, habiter) adj. Qui vit dans les champs.

— n. m. Syn. de campagnol, il On dit mieux arvicola.

ARVICOUDÉS n. m. pi. Famille de mammifères rongeurs, renfermant les campagnols et formes voisines, répartis dans les genres campagnol (ou arvicnla), lemniing, durtra, etc. — i'n arvicolidé.

Arvidsson ou ArnvidsoN (Truls), graveur suédois à 1 eau-forte et au burin, né à 'Westervick vers 1650, mon à Stockholm en 1711. On connaît de lui quelques portraits habilement traités.

Ar-VIEN, ENNE {in, en'), celui, celle qui habitait l'anc. Gaule (L vonnaise III), capitale Vagoriluni. Leur territoire est aujourd'hui compris dans la Sarthe. — Des Arviens.

— Adjectiv. : Tradition arvienne.

Arvieu, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 19 kilom. de Rodez, près de la source" du Céor, affluent du Guil; 1.580 hab. Gisement, unique en France, de plombagine.

ArvIEUX (Laurent d'), voyageur orientaliste, né en 1635, mort en 1702, voyagea longtemps dans le Levant. Envoyé à Tunis en 1668 pour y négocier un traité, il fit rendre la liberté à 320 esclaves" français, et se signala par son zèle pour la propagation du catholicisme. Le P. Labat a publié les Mémoires du chevalier d'Arvieux, renfermant la relation de ses voyages. On a aussi de lui un Traité des mœurs et coutumes des Arabes (1717).

Ar'VH.LARD, comm. de la Savoie, arrond. et â 20 kil. de Chambérv, sur le Bens, s.-affl. de l'Isère par le Bréda; 988 hab. Mines de fer.

ArviLLERS, comm. de la Somme, arrond. et à 15 kil. de Montdidier; 1.056 hab. Bonneterie.

Arwend, montagne fertile dominant la ville persane de Ilamadan, renommée depuis des siècles pour ses sources, aux eaux desquelles on attribue des propriétés curatives extraordinaires. Cette montagne doit, très vraisemblablement, être identifiée avec iOrontés de Ptolémée. (Son nom s'écrit encore Alvend, Elvend et Ervend).

Ar'WIDSON (Adolphe-Iivar), publiciste suédois, né . 1791 à Padasjoki en Finlande, mort à "V^'iborg en is:,. Professeur d'histoire à l'université d'Abo en 1821, il i destitué et banni en 1822 par le gouvernement russe, . passa en Suède, où il devint conservateur de la bibh" thèque de Stockholm. H réunit en collection les Anci. Chants populaires de la Suéde, avec mélodies (Stockholm, 1834-1842), puis dressa un Catalogue des 7nanuscrits islandais de la Dibliothèque de Stockholm, et forma un Répertoire bibliographique, précieux pour la connaissance de la littérature suédoise contemporaine.

champ) adj. Qui cr.

ARVIN, INE (du lat. arvum, arv dans les champs.

AUX (du lat. arx, citadelle) n. m. Lieu élevé où l'on prenait des augures.

Aryabhatta ou Arjabarr, mathématicien et astronome indien, vivait au commencement de notre ère. - C'est le plus ancien savant hindou dont on possède les écrits. On connaît de lui VArgabhatiyam, publié à Lcyde en 1874 ; une seconde partie de l'ouvrage : Eléments de calcul, a été traduite et publiée à Paris en 1879.

ARY-AR-yrÉNO'lDlEN {di-in — du gr. aruô, je puise ; arutaina. vase, et eidos, figure) n. et adj. m. Se dit du muscle du larynx qui prend ses insertions sur les faces postérieures des deux cartilages aryténo'ides.

AryaS {âss). Ce nom, synonyme de Ar-yens (ou Arien.';), est généralement appliqué à la"presque totalité des races blanches de l'Asie et de l'Europe. Les auteurs de l'antiquité classique en ont parlé : Hérodote et Ptolémée ont décrit quelques tribus aryennes. Ce n'est, toutefois, que de nos jours que la questio'n des Aryas a été sérieusement abordée ; elle a donné lieu à de nombreuses controverses.

.1 l;i lin fin sit'-clo licrnior. ilniv lanpuos asiatiques, i -rit et lo zemf. . minii. n < i ^ m à ôiro connues on

I ■. I2n I78rt, sir ^\■|lll iiM ' n inuiva ontro lo san- I ■ KPOC, lo latin. I iii ; . i l- roUiquo d'ôtroilos

r.: us (|u'ûn no saiir.m .■^l'iijui r [n rn attribuant à ces larif^M.'s INI.- oiiun,r , uriininiK'. I,o /nnd, coninio il a 6to prouvi' 'li'|.iii .. r ( II. .11-0 plus intimomont apparontô au sanscni \ri|Miii i imi, ..n admet l'oxistonco (runo famille lin;^Miis(ii|iii [111 . iiiii.isso sept groupes do langues euroni^cmirs il. II. Mi'|ii' , ir.iliquo, ccUiquo, toutoniquo, slave, lithiiaiH' Il I M ,11. , I ill.aiiaiso) et trois groupes asiatiques : lo t,n-nii|M ni.jirii, . ,,(npicnant quatorze idiomes modernes, dénvt's '[\i S.1U-. I 11 h- .rniipo iranien, comprenant le zend, le persan, l'ait: li;ii). !'■ iMlinni lu. lo kurde et l'osbôto; enfin, le groupe arnu'tiMMi l,:i i.niiilir ;i, reou lo nom de " sanscritiquo ", do " indn -iiiihinhlin- . . do " indo-européenne « ou de " aryoïiiio . l'.inm If s i.lh'inrs p.u'lc's en Bhiropo. le basquo, Icliiitiois, lo iiKit^y;ir <i le iiirf ii-stont seuls on dehors.

Uno fois l;i parciito ruUilii' riiU-i' toutes ces langues, 'os iiiiijiii^i. s ont ('•((' aiiuMit-s à faire un seul groupe

-■li |ii I ntitos los populations qui les parlent. Or, le

I II rié l'idiomo dos anciens Aryas, on a qua-

1 1 1 1 I > tous los peuples dont les langues dérivent

.!<■ \i II I 1 Mime. C'est là une conclusion inadmissible, :i'i I ini do vue anthropologique.

l'i inntivomont, l'Inde semble avoir été peuplée par do |Miii, nègres, analogues aux Négritos modernes de l'est • \i' i \mo. Ces premiers habitants succombèrent sous les .'.>']]■-. .ios Aryens, qui ne tardèrent pas à fonder lo brahmaiii'-iMc, Dans un chapitre à.\xZend-Avesta, il est question de

II piino première des Aryas, ancêtres des Hindous et des I''i ^ iiis; la plupart des savants la placent en Bactriane, \'\-- les sources do l'O.xus. De là, ils se répandirent rapiiliiiH iif dans tous les territoires compris entre la Boukhar '■, II- Suistan, les onviruiis do Tëlioran et le haut Indus. ]).■ ii..!iiM. iiriirr, iiiir iiir.r.i' un !■ iLjiia l'Inde, et, dans -rii, ..!'.,■ ' |i 1 ,1 libations physiques I' I. \n I I I :i \ Il moins, le sanscrit i..M-'.- :.,ii' !.■ .m. i-Mi - iliM.|..ii ■ I ^ ..Il ..Tvé avec le zend des

l'i I :iiis l'rtroitos analogies, et il en a été de même

iin < physiques. Malgré tout, les différences sont

,1-iMi.s pour justifier la division en deux groupes :

i... A..,'.ni> proprement dits dans l'Inde, les Iraniens (ou

"ranuiiis) en Perse et dans les pays voisins.

Les Aryas ont-ils gagné l'Europe dès les temps prchisoriques?Le fait paraît probable. En dehors de la parenté les langues, qui dénote de vieilles relations, il semldo iVéré que dos émigrants, partis d'Asie, ont importé en )ccident les industries do la pierre polie et du bronze; :es émigrants, de race blanche, devaient appartenir au roupe qui nous occupe. Mais ils n'ont sans doute pas été .ssez nombreux pour implanter leur type, car on ne contaterait pas en Europe la diversité de caractères physiues qu'on rencontre à. chaque pas.

On n'est pas d'accord, d'ailleurs, sur les caractères qu'il îonvient d attribuer aux Aryens primitifs. Dans l'Inde, m Perse et dans les contrées voisines, on trouve aujourde nombreux individus aux traits fins, à la tète illongée, qui, par la langue, se rattachent aux Aryas ['autrefois; mais, dans la même région, il existe de vi'eiles populations à tète courte, qu'on ne saurait isoler linmistiquement des autres. Pour certains savants, les doichocéphales représenteraient le type primitif; pour C[uelues autres, ce seraient les brachycéphales. On s'explique, es lors, facilement que l'accord ne se soit pas fait sur les opulaiions de l'Europe moderne : les uns affirment que :e sont les Germains, les autres les Latins qui reprodui- .irent le type des vieilles races blanches de l'Asie. Ce qui ist vrai, c est que, pai^mi les groupes actuels de l'Occident, 1 n'en est aucun qu'on puisse rattacher directement aux Lryas primitifs. Nos races fossiles ont partout laissé des races de leur sang, et des éléments ethniques fort divers ont contribué à la formation des races modernes do Europe. Nous avons très vraisemblablement reçu, à difôrentes époques, des migrations aryennes qui ont imlorté chez nous leur civilisation ; les populations occidenîûes se sont organisées par la langue, à part les Basques, es Finnois, les Magyars et les Turcs. Mais, par les caracères physiques, nous ne nous rattachons que de bien loin ux vieilles races qui ont eu la Bactriane comme patrie Temiôre. C'est dans l'Inde qu'on retrouve des tribus moriant le nom do « aryennes »; c'est dans l'Iran qu'il faut aller herchor les autres descendants de ce groupe ethnique, qui .joué dans le monde européen un si grand rôle linguistique.

AryASÂNGA, ou Asang (en thibétain Iljé'btsoun- ^'yags-pa Tliogsmed), l'un des plus célèbres chefs de la ecte bouddhiste mystique ou tantvique, qui est prépondérante au Thibet depuis le ix" siècle. 11 vécut dans la irriiiure moitié du v" siècle. Il introduisit dans le boudllii-.iiio la doctrine civaïte du Yoga, c'est-à-dire de l'union !i! hi.' de l'âme humaine et de la divinité; d'où est sortie appelée Yogâtchànja. Il en consigna les principes || s cinq livres de JÙaitreyn, dont il tenait la subsi l'un en croit la légende, de Maitreya lui-même uddha futur).

ARYA-SATYANI (en thibétain ffp'-af/s-pahibden-pa- ■ :lii vérités excellentes]). Ce sont les quatre axiomes fonl.iiii.iiKuix d!i bouddhisme. Dans ces Quatre vérités et les / . Mui los complètent, sont contenues toute la mo-

.: ;. ,, iplino oouddhiques. Toutes deux ont été

.1 ; , ,1. ut et succinctement formulées dans le IV ' ', i|ii. les bouddhistes récitent comme une sono

i .1 '■■■■ 1 adoration et de profession de foi. V. bouddhisme. ARYBALLE (du gr. aruballoSy vase à mettre de rhuilc) I M N ase de forme globulaire sans pied, dont le col se I - eu un large rebord, rattaché à la panse par une lis courte. Il servait à contenir l'huile dont se frotl.s athlètes. Il figure souvent dans les scènes de le palestre ou de gymnase.

Ahyen, ENNE (m, en'), celui, celle qui était de l'Arie, , > des Aryas. (V. ce mot.) — Les Aryens. \ leeiiv. : La race aryennk.

Ahymbas, roi des Molosses, vers 390 av. J.-C, des- ■r;i ;.iht de l'yrrhus, fils d'Achille, regardé comme lo foulai. i:r lie ee royaume.

AKY-SANTORINIEN (j/l) Syn. de ARYTÉNOÏDIEN.

ARYTÉNÉAL (du gr. arutaina , vase à puiser) adj. o$ 1. iii. .\uat. Qui a rapport à l'aryténoïde. — n. m. lohiyol. L un des arcs branchiaux des poissons.

ABYTéNO-ÉPIOLOTTIQUE a<li. Qui sa rapporte aux cartilages aryionoïdos et à l'épiglotle. (On dit aussi ary- ÉPiGLOTTiguE.) Il /(c/;/i* aryiéno-Apii/lottiqucit, Replis quo forme par réilexion la muqueuse du larynx sur les côtéR et en arrière, il Ligamentit aryténo-t^piglottioues. Ligaments situés dans l'épaisseur des replis arytôno-opigloltiaues, ot se confondant en bas avec les ligaments des corucs vocales supérieures, il Muscle aryténo-épiglottique. Petit niusrlo qui so porto do la partie supérieure dos cartilages aryténoïdos aux bords latéraux do l'épiglotto, ot qui a pour fonction do rétrécir l'orifice supérieur du larynx.

ARYTÉNOÏDE (du çp. arutaina, vase à puiser, ot eido», forme) adj. et n. m. tso dit de deux cartilages du larynx^ situés au-dessus du cartilage cricoïdo.

— Glandes arytènoïdcs, Petits corps glanduleux situés devant les cartilages aryténoïdos.

— Encycl. Cartilages aryténoides. Les cartilages aryténoïdos, au nombre de deux, sont situés à la partie postérieure ot supérieure du larynx. I^eur forme est celle d'une petite pyramide triangulaire recourbée d'avant on arrière sur son axe à la manière de l'entonnoir appelé bec d'aiguière ; de là le nom qui leur a été donné {arutaina, entonnoir). La base s'articule avec lo cartilage cricoïdo ; on y remarque deux apophyses : l'une, postérieure ot externe, qui donne attache aux muscles crico-aryténoïdiens ; l'autre, antérieure et interne, qui donne attache aux cordes vocales inférieures. Lo sommet est surmonté d'un petit noyau cartilagineux, libre ou adhérent, appelé cartilage corniculé, tubercule de Santorini, tête du cartilage aryténoîde. — Les cartilages aryténoïdos sont, de toutes les pièces du larynx, celles qui jouent le plus grand rôle dans la formation de la voix.

ARYTÉNOÏDIEN {in) adj. et n. m. Se dit d'un muscle qui .s'étend de l'tin à l'autre cartilage aryténoîde et qui .semble avoir pour fonction de rétrécir la glotte en rapprochant ces cartilages, il On dit aussi ary-santorinien.

ARYTHME (du gr. a priv., et rhuthmos. rythme) adj. Irrégulier. (So dit surtout en parlant du pouls.)

ARYTHMIE (rad. arythme) n. f. Altération du rythme normal, de la régularité d'un mouvement organique : AKYTHRnE respiratoire. Arythmie cardiaque.

ARYTHMIQUE adj. So dit d'un organe qui est affecta d'arythmie. Syn. de arythme.

Arz (île de\ petite île de France (golfe du Morbihan), fertile en froment, lin, chanvre et pommes de terre. Elle forme une commune peuplée de 1.082 hab.

Arzaghel (Abraham), astronome juif, né à Tolède, vivait vers 1080 de notre ère. Il détermina l'apogée du soleil, et fixa l'obliquité du zodiaque à 23°34'. Les fameuses Tables alpkonsines sont en partie tirées de ses ouvrages. On possède plusieurs de ses traités, traduits en latin.

ArZACQ-ARRAZIGUET, ch.-l. de cant. (Basses-Pyrénées), arrond. et à 39 kilom. d'Orthez; 1.077 hab. — Le cant. a 23 comm. et 8.384 hab.

Arzal, comm. du Morbihan, arr. et à 31 kilom. de Vannes, près de la Vilaine ; 1.282 hab.

ArzamAS, ville de la Russie d'Europe, ch.-l. du district du morne nom (gouvernem. de Novgorod), sur la Técha, affl. de l'Oka: 12.000 hab. Fabrique de toiles, cuirs, maroquin, quincailleries et savonneries.

Arzan, pontifo païen de la province de Daron en Arménie, mort en 302. Il s'opposa à la propagation du christianisme, que saint Grégoire l'Illuminateur venait d'introduire en Arménie.

Arzan, écrivain arménien, mort en 459. Il traduisit les œuvres do saint Athanase en arménien, et publia des traités contre le culte du feu et autres pratiques idolâtres qui comptaient encore des sectateurs dans sa patrie.

Arzano, ch.-l. de cant. (Finistère), arrond. et à 9 kil. deQuimperlé, entre l'Ellé et le Scorff; 1.948 hab. Le cant. a 4 comm. et 5.966 hab. — Petite ville d'Italie (prov- do Naples) ; 6.000 hab.

ArzAO (Antoine-Rodriguez), voyageur brésilien du xvu" siècle. Il pénétra dans les forêts d'Espirito-Santo, territoire de Minas, et en rapporta des échantillons d'or. Quelques années après, un de ses parents, du m/^me nom, s'avança dans les solitudes de Saint-Paul avec Antonio Soarès, et découvrit une contrée riche en or ot en gisements de diamants, qui reçut le nom de SeiTo do Frio.

ARZEGAYE (gaî) a. f. Longue lance de guerre, qui était armée d'une pointe de for aux deux extrémités, n On dit

aussi ARZAGOAYE, ARCHEGAYE, LANCEGAIE et SAGAIE.

ARZELn. m. Se dit d'un cheval qui a les deux pieds de derrière blancs, avec le chanfrein Diane.

ArzENS, comm. de l'Aude, arr. et à il kilom. de Carcassonne; 1.107 hab.

ArzeRE (Stefano dall'), peintre italien, liorissait au XVI' siècle, à Padoue. Il a travaillé avec Campagnola et Gualtieri. Plusieurs fresques de ce peintre existent encore à la Bibliothèque pubUque de Padoue. Elles ont gardé une vivacité de couleurs qui les rend remarquables.

ArzEW, cb.-l. de cant. d'Algérie, prov. et à 37 kilom. d'Oran; tête de la voie ferrée d'Arzew à Aïn-Sefra; 5.G69 hab. Port sur la Méditerranée ; sa baie constitue lo meilleur mouillage do l'Algérie. Minerais de fer; exploitation des sels du lac (/'Arceu?. — Pop. du cant.: 12.000 hab.

Histoire. Cette ville, l'ancienne Arsenaria, bâtie sur

une partie de remplacement du Portus Magnus romain, était déjà au vu» siècle un bourg considérable, fréquenté par les marchands italiens ot autres. Les Turcs eurent plus tard à Arzow des magasins servant de dépôt, et un petit fortin ou batterie do côte pour défendre le mouillage.

Eu 1833, lo général Dcsmichels s'empara d'Arzew; mais l'ordonnance royale portant qu'une viUo serait fondée au lieu dit Arzew-le-Port ne parut qu'en 1843. Le peuplement eut heu on 1S16 et la commune fut constituée en 1S56. Ruines romaines aux environs.

ARZIGNANO, ville d'Italie (Vénétie, prov. de Vicencc"), ch.-l. de district; S.900 hab. Filatures do soie, exploitation do houille, vins estimés ; commerce do laines» toiles et Yins. Pop. du district : 26.000 hab.

ARZON, comm. du Morbihan, arrond. et à 40 kilom. do Vannes, dans la presqu'île de Rhuis, à Touverturo do la baie du Morbihan ; 1.924 hab. {Arzvnnais.)

ARYASANGA — ASAD

ArzOUP (autref. ApotUmia), bourg do la Turquie d'Asi« fSyrioj, Hur la MédiUirranée , paclialik do Damas. À 12 kilom. N. do Jatfa. Sur remplacement do VAtor do .Salomon aurait été, «olon la tradition, construite ApoUonia. 'pli fut prise par Baudouin, roi de Jérusalem, maim reprise bientôt après par les Sarra.*iins en 1265.

Arzrouni (Thomas), hÎKtorion arméoion da ix' siècle,

dont V Histoire d'Arrru''nie remonte û. Noé, et s'ét«ad jusqu'à l'an 3;(8 do l'ère chrétienne. Cest un des documents les plus in('''rossants do la vieille littérature arménienne.

ArzuA, ville de l'Espagne (Galice, prov. de laCorognc) ; 8.090 hab. — Pop. du district du même nom : 50.13& hao.

AS, modification du préfixe ad, qui a lieu, par assimilation do consonnes, quand lo mot auquel il est adjoint commence par » ; assurer, etc.

AS {àss — lat. a». On a écrit nrimitiv. asse) n. m. Carte marquée d'un seul point : As ae pi^ue. A» de cceur. w Côté d'un dé à jouer marqué d'un soûl point. |] Moitié de domino ne portant qu'un noir

— As percé. A la I leur, par corruption de ritafien asso per se (as qui est tout souI).

rqu.

bouillotte. As qu'on a seul de sa cou-

torzi

So

dit, au piquet,

lorsqu'on a les

quatre as dans

la main, ce qui

constitue une

chance de gain, n Fig. // a quatorze d'as, U a des chances de

réussite dans un projet, une entreprise, il Avoir cent d'à».

Se dit, au bésigue, quand on a quatre as, ce qui vaut

cent points, il Avoir mille d'as. Se dit, au bésigue japonais,

quand le joueur a les quatre as en main.

— As de pique. Se dit, par dénigrement, d'un homme laid, mal bâti ou mal vêtu, et d'un homme nul, sans intelligence, sans capacité, n Signif. aussi Mauvaise langue, et est probablement uno altération du mot aspic. V. aspic

— Nom donné à table, par euphémisme, au croupion des volailles, ii As de carrrnn. Dans le langage populaire, signifie quelquefois le ruban do la Légion d'honneur, et plus souvent le sac des fantassins, à cause de sa forme carrée.

— Nom donné à des poids employés dans le nord de l'Europe et en .Allemagne, pour peser les matières d'or et d'argent. C'est, en général, un poids d'essai correspondant à l'ancien grain do France : H y a 10.240 ks à la livre hollandaise.

— As qui court. Nom ^'ua jeu de cartes se jouant avec cinquante-deux ou trente-deux cartes et entre un nombre indéterminé de personnes. L'as est la carte la plus faible; le roi, la plus forte. On donne une carte à chaque joueur, en commençant par la droite. Le premier à la droite du donneur, s'il a une carte faible, demande à l'échanger à son voisin de droite, qui ne peut s'y refuser. Si celui-ci est content de son échange, il déclaré s'y tenir, et l'échange continue de la même manière, à partir du voisin de droite jusqu'au donneur oii il Huit. Aucun joueur ne peut refuser l'échange, à moins qu'il n'ait un roi. 1/échange terminé, le donneur, s'il a un as, a le droit de tirer une carte dans le talon pour le remplacer. Chacun montre alors sa carte, et celui qui a la plus faible a perdu.

— Loc. FAM. : N'avoir plus d'as dans son jeu, N'avoir plus de ressource, plus de moyen d'action.

— Encycl. Métrol. L'as était, chez les Romains, la base de la numération. L'as, unité de poids, s'appelait aussi libra (livre), et équivalait à 327 de nos grammes. L'as, unité de longueur, s'appelait le plus souvent pes (pied), et équivalait à 0'",297.L'a5,unité de mesure agraire, s 'appelait Jugeruni ?25 ares

unité de mesure de capacité, s'appelait côngius (3 lit. 23). Plus spécia lement, c est l'unité monétaire ou pièce pesant ime livre (327 gr. 45). as libralis. Théoriquement, l'as aurait dû peser 12 onces. En 1. Ag libralis. — 2. As sextantal.

fait, et dès l'origine, il ne pesa guère que 273 grammes, ou 10 onces, ce qui rompait 1 harmonie entre les poids et les monnaies. L'as se divisait en fractions duodécimales, dont quelquesunes seulement étaient monnayées (semis, triens, quadrans, sextaiis, uncia). Sa valeur était d'environ 24 centimes de notre monnaie. En 269 furent frappées, à Rome, les premières monnaies d'argent. C'étaient des multiples de l'os {sestertius, 2 as 1/2 ; quinarius, 5 as : denarius, 10 as). Mais l'as, unité monétaire, avait été réduite de quatre onces. Du reste, le poids de l'as alla toujours baissant. En etfet à mesure que l'argent devenait moins rare, I écart entre sa valeur et celle du cuivre diminuait. Au temps do César, la valeur de l'as n'était plus que de 5 centimes de notre monnaie. , , , . j r*« 1

— BiuLioGR. : Mommsen (trad. par le duc de Blacas). Histoire de la monnaie romaine; Bouche-Leclercq, Manuel des i7}$titutions romaines.

Ara, roi do Juda. fils et successeur d'Abiam ea 944, mort en 904 av. J.-C. Il ahanit les idoles, rétablit dans son royaume lo culto de Jéhovah, et vamqmt Baasa, roi d'Israël, et les Madianites.

i signifient loin des choses sacrées.

A SACRIS (motslat.quisignifi -. • . j-,

et impliquent une idée d interdiction) ; Le prêtre interdit a

SACRis ne peut exercer aucune des fonctions de son ministère.

ASAD on AÇAD-KHAN, capitaine persan, né près de Caboul vers I7li, mort en 17Sù. Il fut un des lieutenants de Nadir-Shah, gouverna souverainement lone des pro-

ASADI THOUSI - ASCARDAMYCTE

vlnces de la Porsc, et devint, dans la suite, conseiller de Mohammed-Haçan, qu'il avait combattu.

AsADI Thousi, célèbre poète lyrique persan, des X XI' siècles. Maître de lillustre Ferdousi, il vécut à la coiir de Mahmoud le Ghaznévide. Celui-ci, malade, se trouvant dans l'impossibilité d'achever le Schah Nameh [y. ce mot), pria Asadi de le terminer. Malgré son grand âge, Asadi composa les quatre miUe derniers vers de ce célèbre poème. Il avait écrit un divan, un poème, Gushtasp J^iamed, etc.

ASA FCETIDA n. f. Chim. et thérap. V. assa FŒTroA. ASAGRÉE ou ASAGR-CA (de Asn Graij, nom d'un botau. amer.) n. f. Bot. Genre de légumineuses papilionacées, série des ealésées, ne renfermant qu une espèce, arbrisseau do la Californie.

ASAM, nom d'une famille de peintres allemands : Hans- George, originaire du Tvrol, mort en 1696, travailla en Bavière à des fresques et à des tableaux à l'huile. — Ses deux fils : Cosme-Damien. né en 1686, mort après 1739, peintre, et /EeiDins Quirincs, mort en 1746, sculpteur. (Ils travaillèrent ensemble, liront un voyage en Italie, où ils se mirent à l'école des maîtres de la décadence, et revinrent s'établir en Bavière (1715). Us décorèrent, le premier de ses fresques, le second de ses sculptures et de ses stucatures, des églises à Innsbrùck, Munich, Schleissheim , Manh'eim. L'église de Saint-Jean, à Munich, qu'ils avaient élevée à leurs" frais, donne une idée de leur style facile et peu soigné.] — Cosme eut deux fils, tous deux peintres : Franz-Ebasme (1720-1794), et Enselbrecht.

AsAMA-YAMA, volcan actif du Japon (île Nippon); environ 2.500 m. Sa terrible éruption de l'année 17S3 est demeurée célèbre.

ASAN, chef des Bulgares révoltés contre Isaac l'Ange, empereur de Constantinople (1186), mort en 1190, laissant uu fils, Jean Asan, qui gouverna de 1215 à 1242. — Asan m, son arrière-petit-fils, abdiqua vers 1280, puis vécut en simple particulier à Constantinople. (Ces princes forment la dynastie des Asanides.)

ASANDRE, lieutenant d'Alexandre, frère de Parménion, mort vers 313 av. J.-C. Il fut nommé gouverneur de la Lvdie en 334. Devenu satrape de Carie après la mort d'Alexandre, il étendit ses conquêtes en Cappadoce vers le Pont-Euxin jusqu'en 316, puis fut vaincu par Antigone en 313, et disparut de l'histoire la même année.

AsANDRE, roi du Bosphore (Chersonèse Taurique), mort l'an 14 av. J.-C. Nommé gouverneur du Bosphore par son beau-frère Pharnace II, dont il prit la place après sa défaite par Jules César en 47, grâce à une série de meurtres, il fut détrôné par Mithridate de Pergame, protège de César, puis rétabli par Auguste sur le trône du Bosphore.

ASANGUE n. f. Un des noms de la constellation do la Lyre.

ASANIDES. Hist. V. Asan. — Un Asanide.

ASAPEIXE n. f. Nom brésilien du bahmeria camlala, qui passe pour antihémorroidal.

ASAPH. Hist. hébr. 'V. Assaph.

ASAPHE (du gr. asaphis, incertain) n. m. Genre de crustacés fossiles, du a h

groupe des trilobites, qui comprend les , ^^ 'd un uers) espèces chez lesquelles la tête est forte, le pygidium grand, le thorax composé de huit à neuf segments, l'abdomen formé d'un grand nombre d'articles réuins Ïiar une bordure membraneuse ; ce genre se rencontre dans e silurien.

ASAPHIE (du gr. asaphês, obscur) n. f. Articulation indistincte des syllabes.

ASAPROL n. m. Sel calcique du dérivé monosulfoné du naphtol-p, p naphtol-monosulfonato de calcium, corps pulvérulent, blanc rosé, inodore, de saveur douceâtre et amère, soluble dans l'eau, l'alcool et la glycérine. S'emploie en cachets et en solution comme succédané du salicvlatede soude, comme anesthésique et antiseptique contre les rhumatismes, les névralgies.

ASARCIE (du gr. a priv., et sarx, sarkos, chair) n. f. Grande maigreur, atrophie générale.

ASARET {ré — lat. asarum) n. m. Plante de la famille des aristolochiacées.

— Encycl. Le genre asaret présente les caractères suivants : périanthe persistant, campanule, à trois lobes égaux ; douze étamines ; anthères libres ; capsule à déhiscence irrégulière et à six loges. La principale espèce est Vasaret d'Europe, appelée vulgairement oreille d'homme, à cause de la forme de ses feuilles.

C'est une petite plante herbacée vivace, à souche longue, traçante, donnant naissance à plusieurs tiges très courtes, garnies d'écaillés. L'asaret d'Europe ou ca~ baret [asarum europxum) croît dans les lieux ombrages et pierreux. Sa racine répand uneodeurforte, pénétrante, qui rappelle celle du poivre ; la saveur eu est acre, amère, nauséeuse ; on Asaret ; a, coupe de u fleur, en faisait quelquefois usage

à titre démétiquo avant l'introduction do ripécacuaiiha. On a retiré de lasaret d'Europe une couleur vert ponimc. ASARINE (rad. asaret) n. f. Bot. Nom d'un muOier iantirrhiiunn asarina).

ASAROÏDE (de asaret, et du gr. eidos, ressemblance) adj, Syn. de asakiné. êe.

ASARONE ou ASARINE, ou ASARITE (de asarum. nom botan. de la plante connue vulgairem. sous le nom de cnbarei) n. f. Vasarone ou asarine, ou asarile, C"H"0', est obtenue en distillant avec de l'eau les rhizomes de Vasarum europsum. On obtient en même temps un carbure

identique avec le pinéne et un éther. L'asarone fond à 59' et bout à 296» sans se décomposer. Son poids spécifique est 1.16 à 18". Elle est très facilement soluble dans l'acide acétique et le tétrachlorure de carbone.

ASAROTON (du gr. asarôtos, non balayé') n. m. Sorte de pavé en mosaïque qui représentait des reliefs de repas, ce qui lui donnait l'aspect d un plancher non balayé. Sosos de Pergame avait exécuté un asoroton qui était célèbre dans l'antiquité.

ASARQUE (du gr. a priv., et sarx, sarkos, chair) n. f. Genre d'orchidées, tribu des néottiées, renfermant des herbes extratropicalès de l'Amérique australe.

ASARUM (roiii') n. m. Bot. V. asaret.

ASBEFERRITE (aM —âeasbes/r.et fer) n . f. Variété ferrugineuse d'hédenhergite, silicate du groupe des pyroxènes.

ASBÉN ou Air, e-rande oasis du Sahara central, entre le Fezzan et le Haoùssa. C'est un pays montagneux, atteignant 1.530 mètres au Timghé, coupé par de profonds ravins et de larges vallées. Des pluies abondantes l'arrosent en été. Les pentes des montagnes sont couvertes de forêts de palmiers; les vallées présentent une végétation luxuriante. Le sol se prête, en maints endroits, à la culture des céréales et offre de nombreuses plantations de dattiers. Le pays appartient plutôt au Soudan qu'au Sahara par sa températtire et son climat, sa faune et sa flore. La population fait partie de la grande famille des Touareg et du groupe des Kel-Owis, qui vivent généralement dans les villages. Il y a plusieurs villes dans l'Asbèn : Aqhades, située dans la partie méridionale, est la capitale et la résidence du sultan ; très importante au temps de sa fondation (1460), elle n'a plus aujourd'hui que 7.000 hab. Cette ville est, cependant, le point de jonction des routes des caravanes venues de tous les points de l'Afrique septentrionale, et l'Asbèn lui-même présente, dans le grand désert, la meilleure étape entre l'Afrique septentrionale et l'Afrique centrale.

ASBESTE (ass-bess — du gr. asbestos, inextinguible, parce que, d'après les anciens, cette substance, une fois allumée, ne pouvait plus s'éteindre) n. f. Substance minérale filamenteuse, plus ou moins souple et soyeuse, inaltérable au feu, et qui résulte de l'altération et de l'hydratation de la trémolite, silicate appartenant au genre amphibole.

— Poudre à asbeste. Explosif formé de nitroglycérine, avec l'asbeste comme corps absorbant. 'V. amiante.

— Encycl. Vasbesle prend les noms de papier fossile, liège fossile, cuir fossile (ou de montagne), carton de montagne, etc. Elle se rencontre surtout dans les montagnes granitiques, et généralement dans la plupart des terrains primitifs. On a donné le nom de amiante à une variété blanche et flexible d'asbeste.

Les anciens tiraient l'asbeste de la Perse, et ils en fabriquaient des tissus dans lesquels ils faisaient brûler les corps L asbeste résiste à la flamme de nos foyers ordinaires, mais elle fond aisément au feu du chalumeau, lorsqu on n y soumet à la fois qu'une petite quantité de V s iiIanKut's "V'. amiante.

ASBESTIFORME {ass-bess — de asbeste, et forme) adj. lOui a 1 aiq>areuce de l'asbeste.

ASBESTIN, INE (ass-bess) adj. Qui est de la nature de

AsBJŒRN, nom de plusieurs personnages scandi VsBJCbBN bu/indarsun Selsbané, héros norvégien du xi' siècle (Il transporta du blé du sud de la Norvège dans le nord malgré les prohibitions, tua l'intendant du roi, et fut tué à son tour en 1024) ; — Absjœrn Virfilsson, héros d'une Saga du xrv« siècle, qui vivait au x' siècle. (Comme Ragnar Lodbrok. il chanta son chant de mort pendant qu'il était torturé par son adversaire) ; — Absjœrn Vlfsson, duc danois à lasolded'Edouardle Confesseur roi d'Angleterre, jusqu'en 1049. (Son frère, le roi danois Svend Estridson l'employa à conquérir l'Angleterre : mais Asbjœrn échoua et retourna en Danemark. Il fut banni comme partisan de Guillaume lo Conquérant, puis réussit à faire élire au trône son gendre Harald Hein. Enfin, en 1086, il dirigea la révolte contre Knud le Saint, et le tua. Lui-même mourut misérablement, dévoré par les rats, restant pour les Danois le type du traître.)

ASBJŒRNSEN (Pierre-Christian), naturaliste et romancier norvégien, né et mort à Christiania (1812-1885.) Il fut un des écrivains les plus aimés de son pays, à cause de sa simplicité et de sa bonhomie. Né de parents ouvriers, avec lesquels il travailla toute sa première jeunesse, il étudia cependant assez pour obtenir, en 1833, le brevet d'instituteur. Ses excursions dans les plaines et les forêts, les vieilles traditions qu'il recueillait au foyer des paysans, éveillèrent chez lui im goût très vif pour l'histoire naturelle et les légendes populaires. Dès 1838, il commença une Histoire naturelle qu'il fit paraître par parties, et n'acheva ciu'en 1849. En même temps, il traduisait en norvégien les Contes d'enfants et les Traditions allemandes des frères Grimm (1841). et donnait lui-même, l'année suivante, la première partie de ses Contes populaires norvégiens ; la seconde parut en 1844. Il publia ensuite les Légendes des Esprits de la montagne en Norvège (1848), recueil qui eut une grande influence sur la régénération de la langue norvégienne. On lui doit encore ; Ydale (1855), roman mariivrages techniques sur les forêts et les nommé conservateur des forêts, fonction iquà sa mort.

ASBOUTE {ass — du gr. asbolê, suie, et lithos, pierre. L'orthogr. étymol. serait asbolithe) n. f. Mélange noir, compact ou terreux, d'oxyde de cobalt et do peroxyde do manganèse, qu'on appelle aussi cobalt oxydé noir. ASBOLINE (ass — du gr. asbolê, suie) n. f. Nom donné par Braconnot (.\nnal. de chim. et phys., t. XXXI) à une substance particulière azotée qu'on obtient en traitant la suie par l'eau, 1 acide chlorhydrique, l'alcool et l'éther.

ASBOUQUE {ass) adj. Qui est de la nature do l'asboline, qui en renferme : Carcinome asbolique.

AsBOTH (Alexandre), général, né en Hongrie en 1811, mort à Buenos-Ayres en 1868. H prit une part active au mouvement nationalde 1848 et àlaguerre contre l'Autriche. Forcé de s'expatrier après la trahison deGœrgei,ilquitta la Hongrie et passa, en 1851, avec Kossuth, aux Etats-Unis, où il prit part à la guerre de la sécession (1861), et reçut, en 1864, des blessures graves qui le forcèrent à quitter le service actif. En 1866, le président Johnson le nomma ministre plénipotentiaire des Etats-Unis à Buenos-Ayres.

time, et divers (

tourbières. Il fut

qu'il conserva je

ASBOLANE

ASBRU {pont des Ases, c'est-à-dire « des dieux " , dans la mythologie Scandinave). C'est l'arc-en-ciel. ce pont merveilleux qui unit le ciel et la terre et que les dieux traversent chaque matin lorsqu'ils vont tenir leur assemblée sous le frêne Yggdrasill.

ASCAGNE iass. etgn mil. — de Ascagne, n. pr.) n. m. Singe de Barijarie. qu'on appelle aussi vulgairement blanc-nez.

Ascagne (iule ou Jules), fils d'Enée et de Creuse, fut emmené par son père en Italie après la prise de Troie, et lui succéda comme roi de Lavinium. Il fonda la ville d'Albela-Longue, et combattit avec succès les Etrusques. La famille romaine des Jules prétendait descendre d'Ascagne.

AsGAIN , comm. des Basses-Pyrénées, .r-ond. et à 28 kilom. de Bayonne, sur la Nivelle; 1.128 h. ..

ASCALABOTES {ass, tèss — du gr. askalabos, nom donné par Aristote à un reptile appelé gecko par les modernes)n.m. Famille de reptiles sauriens crassilingues, renfermant les formes vulgairement nommées geckos et répartie dans les genres : pïatydactylus (ou gecko), gymnodactylus, pbyllndactylus, etc.

AscALAPHE, fils d'Ares et d'Astyoché. Frère jumeau d'Ialménos, il conduisit avec ce dernier les Béotiens d'i'rchomène et d'Asplédon au siège de Troie, où il fut tué par Déiphobe.

ASCALAPHE, fils d'Achéron et de Gorgira.

S'étant attiré, par une déposition contre Proserpine, l'animosité de Démêler, il fut enseveli sous un roc, délivré par Hercule, et finalement métamorphosé en hibou.

ASCALAPHE ou ASCA- LAPHUS {ass, fuss — de

Ascn/a;;Ae.n.myth.)n.m. Ascalaphe (réd. de moitié).

Genre d insectes nevro- '^

ptères planipennes, famille des myrméleonidés, renfermant de belles espèces des régions chaudes, dont une remonte jusqu'aux environs de Paris. C'est l'ascalaphu» lonrjicornis, de Lardy, Fontainebleau, etc.

ASCALIN {ass) n. m. Numism. 'V. escalin.

ASCALON, ville forte de Phénicie, une des cinq cités royales des Philistins, située sur le bord de la Méditerranée, à environ 70 kilom. de Jérusalem. Elle produisait en abondance du vin, de l'huile des noix, des grenades et particulièrement des échalotes, auxquelles elle a donné son nom [ascaloniie [escalotes, échalotes]). Elle était lo centre du culte rendu à Z>erce£o.

— Histoire. D'abord ville chananéenne, Ascalon fut prise difficilement par Ramsès II. Après la mort d'Alexandre, elle fut, comme la Phénicie, successivement incorporée au royaume d'Egvpte et à celui de Syrie. Le roi Hérode l'embellit considéVablement et, bien qu'ayant beaucoup souffert pendant les guerres des Juifs, Ascalon était encore florissante sous la domination des Arabes, qui la nommèrent Arous es-cham (la fiancée de la Syrie)). A l'époque des croisades, elle fut prise par les Francs, reprise et détruite par Saladin. Ses ruines subsistent encore aujourd'hui, à côté du village d'El-Djourah.

ASCALONIE (ass — du lat. a.'icainnia, échalote) n. f. Ail d'Ascalon, échalote (allium ascalonicum).

ASCANIE, anc. contrée de l'Asie Mineure (Anatolie), dont les habitants allèrent au siège de Troie.

ASCANIE, nom d'un ancien comté du nord de l'Allemagne, berceau des princes d'Anhalt. Cédée à la Prusse en 1802, l'Ascanie fait actuellement partie de la province prussienne de Saxe.

ASCANIEN, ENHE (in, en'), celui, celle qui estd'Ascanie. — Les Ascaniens. .

— Adjectiv. Qui appartient à l'Ascanie ou à ses habitants. — Pri'ncesSe.ASCANIENNE.

Ascaniens, nom des membres d'une des plus importantes dvnasties de l'Allemagne du Nord au moyen âge, descendant du margrave Gero et comptant parmi ses membres Albert l'Ours. Divisée après lui en deux branches, la maison ascanienne régna sur le Brandebourg jusqu en 1320, sur l'Ascanie et la Saxe jusqu'en 1422. — in Asc.^nien.

— BiBLioGR. : Lavisse, la Marche de Brandebourg sous la dynastie ascanienne (Paris, 1875).

Ascanio, roman par Alexandre Dumas (1843), dans lequel l'auteur a raconté à sa façon le séjour à la cour de François I" du célèbre sculpteur florentin Benvenuto Cellini et de son élève Ascanio. C'est une suite d'aventures amoureuses et artistiques très mouvementées, pleines de couleur et de vie, avec des péripéties des plus dramatiques.

Ascanio, opéra en cinq actes et six tableaux, paroles de Louis Gallet, musique de Camille Saint-Saëns, représenté à l'Opéra le 21 mars 1890. Le livret n'était que la réduction et l'adaptation lyrique d'un drame de Paul Meurice et Auguste Vacquerie, Benvenuto Cellini. La passion brutale de la duchesse d'Etampes, maîtresse du roi François I", pour le jeune Ascanio, l'élève chéri de Benvenuto ; l'amour d'Ascanio pour une jeune fille. Colombe d'Estourville ; la liaison de Benvenuto avec un de ses modèles, la gentille Scozzone, qu'il abandonne pour devenir lui-même amoureux de M"' d'Estourville, sans savoir que celle-ci est aimée d'Ascanio ; la jalousie de la duchesse, dédaignée par Ascanio ; son complot pour faire chasser Benvenuto de la cour de France ; l'infamie devant laquelle elle ne recule pas pour faire périr sa rivale. M"' d'Estourville ; la substitution à celle-ci de la pauvre Scozzone, qui meurt à sa place victime de son dévouement, et finalement la mort même de la duchesse, qui se tue pour échapper aux suites de son crime devenu d ailleurs inutile, tout cela constitue une pièce peu faite sans doute pour inspirer un musicien.

Aussi, la partition de Ascanio n'est-elle pas des meilleures de Saint-Saëns. Néanmoins, il faut citer la suave cantilène de Benvenuto : Enfants, je ne vous en veux pas ; son agréable duo avec Ascanio ; l'originale chanson florentine de Scozzone; le joli madrigal de François I" ; Adieu, beauté, ma mie, d'un style heureusement archaïciue, et la touchante ballade de Colombe ; Mon cœur est sous la pierre.

ASCARDAMYCTE iass — du gr. a priv., et skardamuktikos, qui cligne des yeux) adj. Qui regarde fixement el sans mouvement des paupières.

ASGARELLI juivo

Kilo

upru

AsCARIEL (Débora), fommo poftto :i Komo vors la llu du xvi" sii^-rlo. Kilo avait sancos fort (»t(ît»duos en hi i.i ai ni'-, il avait fait une tUudo approl'ondio de la lati;. u- h. traduisit (Ml vers italiens une coUertiim !> \ intitulées : Malwn Hasahoalim, et sa liavlu. i méo à Venise on 1G02, avec le texte liébrou.

ASCARICIDE {ass — do ascaris, et du lat. cxdere, tuer) n. f. Genre de plantes de la l'amillo dos composées, (|uc les Indiens empluient i-omntp vermifuges. Syn. do vkknonia. ASCARIDE «m ASCARIS iuss, rîss — du gr. asfcaris, idos, formé tle usk-inzcui, s'at^iicr, à causo dos mouvements remarqu4Sjj-liu/, ces animaux) n. m. Goiiro do vers uématodes pLÎ^jtsitos, de la l'amillo des ascarides.

— Lncycl. ZooI. On connaît un grand nombre d'espftcos d'aat^ridss. Les plus importantes sont Vascaride tombricoïde, qui vit dans l'intestin grôlo do l'iiommo et du porc ; {'ascaride mèqalocéphalc do grande taille, qu'on trouve cliei! le cboval et io bœuf; Vascaride mystaj:, clioz lo chat et le chien, etc.

- - Pathol. Les ascarides lomhricoides habitent l'intestin grôlo; ils sont quelquefois au nombre do ]ilusieurs centaines. Leur présence peut passer inaperçue, ot oile n'est révélée que par le rejet d un ver, soit par l'anus, soit par la bouche. Ils sunt «quelquefois la cause de troubles gastrointestinaux : vomissements, ballonnement du vontro, coliques, diarrhée; on trouve dans la science quelques cas d'obstruction intestinale due à des pelotons d'ascarides. Ils quittent parfois l'intestin et remontent d:riiN l'.shHiiac, les voies biliaires; s'ils l>'ii'ii. ni 'lans les voies aériennes (tra- < 11' I-, tu Ml. Ir's), ils déterminent des symlii'iiirs 1 ,i^i)liyxie. Chez les enfants surl'iiK, i.u iim1(^ la dilatation dos pupilles, Io l'iiiiii .1 s narines, le sommeil a^ité. rni'i., il so produit des troubles nerveux i'ilr\rs, ilis que convulsions et troubles iiii'iu>,-tu(ds. Dans les contrées intortropi. jI^'s, los ascarides lombricoïdes appai.Mss.'nt souvent avec d'autres maladies, i|n iK '-"nipliiiuent; ils peuvent alors dé- ^sp-u-ij,.. fj ^^^^^ iriMiiii-r 'I.' L'raves accidents. Très corn- chÀ; t. êxtréiiiini, iMi. l'enfance, surtout de trois à mité inférieure. <Ii\ iir , 1'^ ascarides lombricoïdes devien-

iniii 1 iiiiaiit plus rares que les individus sont plus â§:és. IN iMi,ii^M-iit plus fréquents chez les tempéraments lympli:iih|ij,s, liiez ceux qui se nourrissent exclusivement de IrLiiiii''-. .M .11' farines.

I' H 1. I mire les ascarides lombricoïdes, on emploie les Mi'i :i I tites n antheimintiques u ou vermifuges : le SO- IN' M iii I I i;i à 6 gr.), la mousse de Corso (4 à 6 gr.),

I i "■ NI- (30 à 40 centigr.). Chez les enfants, il est

pi '[rialili' lie se servir de biscuits, tablettes, dragées, graiiiilis, i|iii masquent 1© goût du médicament.

ASCARIDES {ass) n. m. pi. Famille devers nématodes ]>aiaNiirs , ronfermant les genres ascaride, hétérakis ,

vj'i/iirr, et.-- — Un ASCARIDE.

ASCARINE {ass) n. f. Genre do chloranthacée, à fleurs di'a.|Ui s, disposées en épi. Les trois espèces connues, (|iii i rojs:>«.'i]t en Polynésie, ont un fruit drupacé charnu.

ASCASUBI (le colonel don Hilario), poète hispano-amé-

11 nii, lie i-ii 1807 à Buenos-Ayres où il tît ses études, \ iii .1 alincil (Je la vÏR iibro nt à demi sauvage du jaucAo,

l"ii;.i iHir iin|.nni.'i-i.' ;\ Salta, |inis prit une part active

l''iii' .1 .1 ■ I ! r,, .■ Ml , !■ r li M lîrc, Ascasubi vit enfin

^' ■'■'■■• il ■ ■ .1 •[..! al I..I,-. |...li, i.|ii. >. par la séparation des

|'i'ii\ i:i . i i.iiit*.iduo,->. .so^ pi iiicipales compositions :

/'" / ' ' /u, la Tartamuda, la Encuelada, los Mellizos,

/' '/ du Parana, sont en quelque sorte le roman-

I I l'ainpa, où revit le caractère original de races

iivées. En 1864, il fut nommé ministre plénipo-

' la confédération Argentine à Paris. C'est ce

j tT nui apporta en France et planta sur la tombe

1 1' -Musset, au Père-Lachaise (Paris), le saule de-

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