ASILE — ASNIÈRES-SUR-OISE
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grande taille, à poilu, suçant le sang des insectes (|u elles saisissent entre leurs pattes robustes et perforent do leur rostre acéré, tout en volant rapidement. Nombreuses espèces répandues sur tout le globe. Citons Vasilus crabroniformis (France). Aailt; (-t nat i
ASILIDÉS n. m. pi.
Famille d'insectes diptères brachycères, groupe des tanystonies, renfermant des formes très carnas sièros et de grande taille. So subdivisent en deux sous-familles : dasypo^oninès et asilinés, ayant des représentants sur tout le globe. — Un asilidé.
ASILINÉS n. m. pi. Sous-famille de diptères renfermant les genres, asilus, laphriOf dasyllis, mydas, dohjchogaster, etc. ~ l n asiliné.
de la tribu des asilidcs. -
ASIMINE n. f. Fruit de lasiminier.
ASIMINIER [ni-t' — rad. asimîne) u. m. Genre d'anonacées, renfermant des arbrisseaux dont les fruits sont comestibles. Ces arbres appartiennent aux régions tempérées de l'Amérique du Nord, et peuvent être cultivés en plein air sous nos climats. En Pensylvanie, les fruits de Yasiminier à trois lobes servent à faire une boisson fermentéo.
ASINAGA uu ASHINAGA, Nom japonais d'un personnage légendaire à très longues jambes, dont l'origine paraît se rattacher à un peuple atfecté de cette anomalie physique, et que les annales chinoises mentionnent vers 2657 av. J.-C.
sous le nom de Tchang-Kou, les longues jambes. Il est souvent associé à Ténaga, autre personnage de même espèce, mais à longs bras.
Asinaire (l'), comédie de Plante.
C'est le tableau d'un père favorisant la débauche de son hls pour la partager, et malmené par une femme acariâtre. Déménète, le vieillard, a acheté pour son lils Argyrippe une année de la jeune Philénie, moyen- Asinaga.
nant vingt mines escroquées à sa
femme Artémone à l'aide de rusés esclaves. Mais il a mis pour condition à sa générosité qu'il souperait une fois avec son hls et la maîtresse de son fils, et aurait une nuit de celle-ci. Argyrippe y consent, bien qu'à contre-cœur. Artémone arrive au milieu de cette petite fête de famille et contraint son volage époux à regagner le domicile conjugal. La pièce tire son nom d'une troupe d'ânes dont le prix a fourni la somme escroquée. Si l'Asinan'ane brille pas par la moralité, elle est par contre pleine de scènes amusantes, et le style en est d'une verve étincelante. La scène où Argyrippe éccnduii se lamente, et celle de ses adieux à Philénie, sont dune touchante sensibilité. On rencontre aussi un trait curieux de mœurs : le traité en bonne et due forme qui doit lier Philénie à Diabolo. Ces sortes de traites étaient, paraît-il, valables devant les tribunaux.
L,'Asiitaria était imitée du Grec Démophile. Mohère s'est inspiré de cette comédie en plusieurs passages. {Plante, V. 168 et suiv. ; Molière, Femmes savantes, acte I", se. m; Plaute,v.650 et suiv.;Molière,J^our6eriej de Scapin.&ctell, sc.v.;Plaute,v. 8G6 et suiv.; Molière, Bouï'/;f,'o/sjen£ii/ior/ime.) A5INAIRES n. f. pi. Antiq. gr. V. asinaries. ASINAL, ALE, AUX (du lat. asinus, âne) adj. Qui tient de l'âne : Figure aslnale.
ASINA LUNGA Cièogr. V. SiNA LUNGA.
ASINARA III lut. .l/a;ori^crcu//s («sJi^aj.ilodu royaume d'Italie, prcs du la cùte N.-O. de la Sardaigne, fermant le golfe de Asiitara. Ile jadis bien peuplée, habitée aujourd'hui par 455 pécheurs ou bergers.
AsiNARI (Frédéric), comte deCamerano, poète italien. du xvr siècle, né à Asti. Il servit dans les troupes du duc de Savoie, Philibert-Emmanuel, et dans celles de l'empereur Maximilien II, et cultiva la poésie. On lui doit des sonnets, des canzoni, et une tragédie, il Tancredi, d'abord attribuée au Tasse, puis à un de ses parents, son propre fils peutêtre, OcTAviEN Asinari.
ASINARIES n. f. pi. Fêtes qui se célébraient en Sicile, sur les bords do V Asinaros, en souvenir de la destruction complète de la flotte athénienne commandée par Nicéas et Gylippe.
Asinaros, nom anc. d'un petit fleuve de la Sicile, se jetant dans la mer Ionienne. Les Athéniens, commandés par Nicias, furent défaits sur ses bords par les Syracusains (413 av. J.-C.). C'est actuellement le Ao^o ou Palunara.
ASINE (du lat. asinus) adj. f. Qui appartient â l'âne, qui constitue râno : Bêtes asines.
— Races asines. Se dit des diverses variétés produites dans l'âne domestique par le climat, le régime, les croisemonts. Il Poptdation asine. Somme, total des bêtes asines qu'on a élevées dans une même contrée.
AsiNELLI (Gerhardo), architecte bolonais, florissait au commencement du xii* siècle. Sou frère, dont le prénom n'est pas connu, l'aida dans ses travaux, et tous deux construisirent la tour penchée do Bologne. Elle porte leur nom Uorre deqli Asinelli), et s'élève à une hauteur de S3 m. 35. Celte tour date de 1109.
ASINGAN, bourg des Philippines, île Luçon (prov. do
Pangasinanl, près du fleuve cût. Agno Grande, qui roule dos paillettes d'or; 11.800 hab.
AsiNIUS POLLIO (Caius), hommo d'Etat et écrivain romain, né on 7:. av. J.-C, mort en 13 ou :> av. J.-C, était do famille équestre. Do bonne heure partisan de César, il raccompagna on Gaule, au passage du Kubicon, à Pharsale, en Afrique, et combattit pour lui Soxtus Pompée en Espagne. Après la mort du dictateur, il resta neutre un an, puis so rallia au parti d'Antoine. Les triumvirs le nommèrent gouverneur do la Gaule transpaduno; c'est alors qu'il connut Virgile, auquel il lit rendre son domaine au moment du partage des terres (M av. J.-C). Il perdit son gouvernement à la suite do la guerre de Pérouse, mais, après la paix do Brindes, il exerça le consulat (iO av. J.-C), et une expédition en Dalmatie lui fit obtenir les honneurs du triomphe. En 39, il rompit avec Antoine : dès lors, il se retira do la vie politique, conservant vis-à-vis d'Octave une attitude indépendante. Dans sa retraite de Tusculum, il se consacra tout entier au,x lettres, composant des tragédies, des pièces de vers, une Histoire de ta guerre civile entre César et Pompée, des commentaires sur Sallustc, César, Cicéron, Tiie-Live. Malgré son style archaïque et soc, il se fit un nom comme orateur judiciaire : c'est lui qui établit à Rome les recitationes ou lectures publiques. Enfin, en 39 av. J.-C, il fonda la première bibliothèque publique. — Son llls Asinius Gallus (Caios). surnommé Saloninus, fut consul en 8 av. J.-C, et mourut l'an 30 de notre ère. Il s'adonna aux lettres, et composa un parallèle entre Cicéron et son père. Par la liberté de son langage, il déplut à Auguste, puis à Tibère, qui le cuiiilatiHia à. niuurir de faim.
ASINUS ASINUM FRICAT ('proverbe latin qui signifie L dur fmi/c ii'i,,-:]. Su dit de deux personnes qui s'adrcssent mumullemuat dui ulugcs outrés. La fameuse scène des Femmes savantes de Molière, où Vadius et Trissotin commencent par s'adresser l'un à l'autre des louanges ridicules, est le type de l'As/nus a^inum fricat.
AsiO, ville du Japon (île de Nippon, prov. deSimôdzouké'i , prés des sources du Vatarasé-Gava, affinent du Fusi-Gava; G. 300 hab. Centre d'une exploitation minière importante, dans le massif de Nikko, célèbre par ses mines de cuivre. AsiOLI (Boniface), musicien et compositeur itahen, né à Correggio en 1769, mort dans cette ville en 1832. Il se fit remarquer de bonne heure par son habileté de pianiste et sa faculté d'improvisation. Il fut maître de chapelle du vice-roi d'Italie. Il a écrit des opéras, et une quantité de musique de tout genre, sacrée ou profane, ainsi que plusieurs ouvrages théoriques.
ASION {lat. asio, sorte de chouette) n. m. Genre d'oiseaux rapaces, dont le moyen duc est le type. V. duc.
AsiON-GABER, ville de l'anc. Arabie, port sur le golfe Elaïute (Idumée), d'où partaient les flottes de Salomon pour le pays d'Ophir.
ASIPHONIATES OU ASIPHONIENS [tn — du gr. a priv., et siphon) n. m. pi. Division des mollusques la mellibranches, comprenant ceux chez qui le manteau est dépourvu de siphon. Sept familles composent cette division ; ostréidés, huître; pectinidés (peigne); aviculidés (huître perlière); mytilidés (moule) ; arcadidés (arche) ; trigoniadidés (trigonie) ; unjoH/rfes (anodonte). — Un asiphoniate (ou asiphonien). ASIR (du lat. ardere, supin, arsum, brûler) v. a. Roussir une étotfe en la repassant avec un fer trop chaud, ou en l'approchant trop près du feu : AsiR une chemise, il Se dit aussi de la tache jaunâtre qui se forme sur la peau lorsqu'on a touché un objet trop chaud. (Vieux.) S'aiSir, v. pr. Etre asi.
ASITA, saint richi (poète inspiré), qui vivait en ermite au temps où naquit le Bouddha Çakya-Mouni. Ayant connu cette naissance par les signes célestes, il se rendu à Kapiiavastou honorer l'enfant, et lui prédit sa brillante carrière. Il moui-ut le jour même où Çakya-Mouni passa à l'état de Bouddha. Asita fait partie du groupe des dixhuit Arhais du bouddhisme chinois et japonais.
ASITIE idu gr. a priv., et siton, aliment) n. f. Abstinence forcée, i, Perte de lappétit; dégoût pour les aliments. AsiUS de Samos, poète grec, vivait dans le v' ou le VI* siècle av. J.-C. C'est un des plus anciens auteurs de généalogies en forme de poème épique. Des fragments de ses œuvres ont été publiés à la suite de l'Hésiode de Dubner (1840).
AsiUS, fils d'Hyrtacus et d'.4risbé, père d'Acamas et de Phénops. Il conduisit au secours de Troie les guerriers de Sestos, d'Abydos, etc., et fut tué par Idoménée. On lui rendait les honneurs héroïques en Grèce. Nom sous lequel Jupiter était adoré à Asos, en Crète.
— Fils de Dymas et frère d'Hécube. Il fut tué par Ajax. ASK, ville de Perse (Mazendéranl, sur la pente du mont Démavend. Sources thermales très fréquentées.
AsK, nom donné au premier homme, dans la mythologie Scandinave. Les premiers Ases, Odhin, Vili et Vc, trouvèrent sur la terre, qui venait d'être créée, un frêne yask) et un orme [emble); ils en firent un homme et une femme dont l'humanité est descendue tout entière.
ASKARIS n. m. pi. Nègres enrôlés par les explorateurs partis de la côte orientale d'Afrique, pour protéger leurs porteurs. Chaque caravane engage ainsi im certain nombre d'askaris. — Un askabi.
ASKÉLŒ (du gr. a priv., et skétos, jambe) n. f. Monstruosité caractérisée par l'absence de jambes. C'est une des formes de l'hémimélie abdominale. (V. hémimëlik.) il On
dit aussi ASCELIE.
ASKEW ou ASGEW (Anne), martyre protestante an-
flaise, née en 1521, brûlée vive ù Londres en 154G. EiUe 'un gentilliomme cathohque, elle so passionna pour les études de théologie, et finit par adopter les croyances du protestantisme. Elle fut mariée contre son gré à un catholique ardent, qui la dénonça à Henri VIII comme dogmatisant contre la présence réelle. La jeune théologienne fut jetée en prison et examinée par le chancelier et le lord-maire sur ses croyances. A toutes les obsessions, à toutes les persécutions, elle opposa une résistance inébranlable. Conduite de Newgate à la Tour de Londres, le lieutenant de la Tour ayant refusé do la mettre à îa torture, le chancelier Wriothesley remplit lui-mémo l'horrible ministère du bourreau, mais en vain. Les membres brisés par la torture, elle fut portée sur le bûcher; et, comme on lui oiirait une dermcro fois la vie au prix d'une rétracta-
tion, elle r.^pondit avec calme ; • Je ne suis pas venue ici pour renier mon Seigneur et mon maître. ■
ASKEW (Antoine), médecin et érudit anglais, né à Kcndal en I72z, mort à lïampstcad en 1773.11 réunit, pendant ses voyages, des livres et manuscrits rares, qu'ifmit libéralement à la disposition dos savants. Le catalogue do sa bibliothèque a été publié À Londres en 1775. Il avait aussi rapporté do nombreuses inscriptions grecques, aujourd'hui au musée Britannique.
ASKHABAD, ville et place forte du Turkcstan russe, ch.-l. de la prov. Transcaspienno , au pied du Kopct- Dagh, dans l'oasis dAtck; 12.000 hab. Conquis par les Russes en 1881. — Le district d'Afikhahad a environ GO. 000 hab. i
ASKOS {ass-ko9s — do gr. askoH , outre) n. m.
Vase antique , en usage chez lesGrecs,elqui imitait la forme d'une outre avec une anse, un bec, uneprised'eauetunpied. .^ ^
ASKOSE iass — du gr.
aakos. oiitrej n. f. Nom proposé pour désigner le fruit des (^vpéracées et de quelques polygonées. C'est anc forme d'arJiaini'. Tr. peu usité.)
AsKOUR MythoL scand. Le môme que A£K.
ASLA n^s) n. m. Mesure de longueur, en usage autrefois en K'^yyic et en Grèce, et valant de 30 à 36 mètres, u Mesure de superficie valant de a â 12 ares.
ASLAUGE {Svanhga de Saxo), personnage demi-légendaire, prétendue fille de Vœlsun»^ et de Brynnilde.On la fait vivre au IV siècle. Elevée en Norvège comme une simple paysanne, sous le nom de Kraka, elle fut distinguée par le viking Ragnar Lodbrock, qui lépousa et on eut cinq fils. Aslauge prit une part glorieuse au.x conquêtes de son époux et commanda une armée pendant la guerre qu'il fit à la Suède.
ASMANITE (d'un mot indien qui veut dire foudre) n. f. Silice anhydre rhombique découverte par Maskelyne dans un fer météorique.
AsMODÉE (en hébr.AscAmet/dî), personnalité diabolique dont il est question dans le livre de Tobio, et qui parait avoir été l'esprit de l'amour imptir et la personnification des instincts voluptueux.
— Encycl. On admet généralement, aujourd'hui, que le nom est d'origine persane \Ashma Daèva^ démon de la sensualité dans VAvestd). La Bible dit que Asmodée, pris de passion pour la belle Sara, fille de Raguel, fit successivement périr ses sept époux. Le jeune Tobic, avant d'épouser Sara, chassa le démon par une sorte d'exorcisme que lui révéla son guide, l'ange Raphaël. — On racontait, parmiles Juifs, toutes sortes de légendes merveilleuses sur Asmodée, et la tradition le mettait en rapport particulier avec Salomon.
— Le romancier espagnol Guevara, auteur de el Diablo cojuelo (le Diable boiteux, imité en français par Le Sagej, a donné le nom de Asmodée au principal héros de son livre, un diable qui a le pouvoir d'enlever les toits des maisons de Madrid,et défaire voir à celui qui l'accompagne tout ce qui se passe dans les ménages. Depuis, lors les écrivains ont fait de fréquentes allusions à ce pouvoir merveilleux, et donné parfois le nom de « Asmodée ■ à celui qui est informé de tous les événements, de mille circonstances particulières, sans que Ton s'aperçoive d'où les renseignements lui arrivent. — Le poète Maurice Boucher a mis en scène Asmodée dans son Mystère de Tobie.
ASMONÉENS (m) Nom sous lequel on désigne en général la famille des Macchabées, t^ui gouvernèrent la Judée pendant cent vingt-sL\ ans, depuis Simon, descendant du prêtre Hasmon, jusqu'à Antigène, roi, et Aristobule, sacrificateur, qu'Hérode immola à son ambition. — Un asmonken.
Les principaux membres de cette famille furent : Matathias. le père des cinq princes Macchabées, qui s'enfuit de Jérusalem vers Modin, avec ses fils, pour échapper aux persécutions d'Antiochus Epiphanc, et fut suivi dans les montagnes par un grand nombre de Juifs fidèles qui le prirent pour chef. (.\près la mort de Matathias, son fils JcDAS, dit Macchabée, lui succéda, et remporta plusieurs victoires signalées contre les lieutenants d'Antiochus. Sous Démétrius Soter, successeur d'Antiochus, il finit par succomber). — Judas eut pour successeur son frère Jonathas, qui chassa de la Judée Bacohide, général de Démétrius Soter, se fit reconnaître comme prince des Juifs par Alexandre Bala et par Démétrius Nicaior, et périt dans un guet-apens où l'avait attiré Trj-phon). — Simon, frère de Jouathas, fut élu à sa place, répara les places fortes, et fit alliance avec le roi Démutrius, qui le reconnut comme grand prêtre et prince des Juifs. (Antiochus, successeur de Démétrius, envoya contre lui une puissante armée, que les fils de Simon mirent en déroute. Simon fat tué traîtreusement à Jéricho par son gendre Ptolémée, et il eut pour successeur son fils Jean, surnommé Hyrcan.)
Les Asmonéens avaient relevé la nation juive et l'avaient rendue redoutable aux étrangers ; ils continuèrent à régner sur elle jusqu'à VaTèuement d'Hérode lo Grand (37 ans av. J.-C).
ASMONICH {ass, nik) n. m. Grand arbre de la famille des rubiacées, dont l'écorce est très astringente et un peu amère. Syn. de lasionema rosea.
ASNE (Michel de l'), graveur et dessinateur. V. Lasxe.
ASNIÈRES, ch. 1. de cant. do l'arrond. de Saint-Denis (Seine), sur la rive gauche de la Seine ; 24.317 hab. i.Asniérois ou Asniéristes.) Ch. de f. Ouest. Le cant. a 2 comm. et 31.718 hab. Asnières existait déjà vers le milieu du xu" siècle ; c'est un des principaiu ports du canotage parisien. Des traditions locales font au château ^Asnières, charmante construction du xvm* siècle, la résidence de M"« de Fonianges et de M""* de Parabère.
Asnières. comm.dolaCbarenie-Inf.,arrond. etàekilom. de Saint-Jeau-d'Ansélv, à la source du Paloubal, affl. de la Boutonne ; 1.021 hab. "bislillcries, fabriques de toiles.
Asnières, bourg du dép. du Cher, comm. et à 6 kilom. de Bourges; i.70S hab. {Anetons.) Ch. de f. Orléans.
ASNIÊRES-SUR-OISE, bourg de France (Seine-et-Oise), arrond. et à 27 kiiom. de Pontoise; 1.261 hab. {Asniérois.) Aux environs, ruines do l'abbaye de Royaumont.
ASNYK — ASPECT
ASNYK (Adam), poète polonais, né à Kalisz en 1838. Son père, ancien ofiicier de l'armée polonaise, avait été exilé on Sibérie; lui-même dut quitter Varsovie, ou il faisait ses études médicales, pour les continuer à Breslau, puis à Heidelberg, où il se ht recevoir docteur en philosophie (1866). Ses premiers essais poétioues parurent en 1864. Il donna ensuite au théâtre: l'Héliotrope, comédie; la Guerre de partisans, comédie; Cola de Rienzi, drame, etc. Ses poésies lyriques ont été réunies en deux volumes (1872-1880). La vivacité, la fraîcheur, la délicatesse de ses inspirations l'ont fait placer au premier rang des poètes polonais contemporains.
ASODE (du gr. asc, dégoût) adj. S'est dit de fièvres d'origine gastrique ou intestinale, avec dégoût des aliments.
ASOKA, nom d'un Bouddha et de plusieurs rois de l'Inde. Le plus célèbre de ces derniers, Dhakma-Asoka (Asoka le Pieux) est considéré comme le Constantin du bouddhisme, parce qu'il en a fait une religion d'Etat. Asolca était petit-fils de Tchandragroupta ou Sandracotta, que connurent les successeurs d'Alexandre le Grand. Il commença à régner, croit-on, en 264 av. J.-C. Primitivement favorable au brahmanisme, il devint un adepte fervent du bouddliisme, qu'il avait d'abord persécuté, et réunit trois conciles en faveur de cette religion. Il envoya aussi des missions pour la prêclier dans tout son royaume et les pays voisins. Ces faits, sur lesquels les traditions bouddniq'ues laissent planer plus d'une obscurité, paraissent confirmés jusqu'à certain point par des inscriptions découvertes depuis le commencement du siècle dans la région de l'Inde qui s'étend de la côte d'Orissa jusqu'à la frontière du Dekhan. Il est vrai que ces inscriptions ne mentionnent pas le nom d'Asoka, mais seulement celui d'un roi puissant appelé Piyadasi. Comme une chronique cinghalaise applique les deux noms à un seul et même roi, et que tous deux sont présentés par les documents comme ayant été en relations avec les rois grecs, successeurs d'Alexandre, Ptolémée, Antiochus, Antigoue. etc., on en a conclu que Asoka et Piyadasi étaient un seul et môme personnage, et on attribue au premier ce que les inscriptions nous apprennent de l'autre.
ASOKA [Jonesia Asoka) n. m. Un des nombreux arbres sacrés vénérés par les Indous.
AsOXiA, ville très ancienne d'Italie (prov. de Mantoue), sur la Chiese, affl. de l'Oglio, ch.-l. de district, place de guerre; 6.900 hab. — Pop. du district: 16.800 hab.
ASOLA (André Torresano d'), appelé aussi Asolano, (eu lat. Asulanus), typographe italien, né à Asola. mort eu l.">29. Il futuD des premiers qui exercèrent la typographie en Italie. Beau-père d'Aide Manuce, il fut son associé dans de nombreux travaux, et dirigea, après la mort de son gendre, cette maison si célèbre dans les annales de la typographie.
ASOLO. petite ville très ancienne de l'Italie (Vénétie, prov. de Trévise), ch.-l. de district; 2.700 hab. Filature de soie. — Pop. du district : 35.ûo0 hab.
ASOPE (de Asope, n. mythol.) n. m. Genre d'insectes hémiptères, voisin des pentatomes.
AsOPE ou ASOPUS, dieu mythologique du fleuve de ce nom dans le Péloponèse, et Hls de l'Océan et de Téthys. Sa fille, Egine, ayant été ravie par Zeus, il essaya de" la reconq^uérir avec l'aide de Sisyphe. Mais Zeus le foudroya et le torça de rentrer dans son lit.
a priv., et sophia, sagesse) n. f. Ab-
ASOPHIE (du gl seuce de sagesse.
ASOPIE (rad. asope) n. m. Genre d'insectes lépidoptères, sous-ordre des microlépidoptères, famille des pyralidés, renfermant de petits papillons européens, dont 'l'espèce type {asofiia farinalisy ou pyralo de la farine) se trouve dans les maisons, où sa chenille vit dan^ la farine, le vieux pain. — Autres espèces : asopia fimbrialis (dans leo greniers à fourrage); asopia glaucinalis (débris végétaux), etc.
ASOPIOS (Constantin), érudït et littérateur grec, né en Epire dans la fin du xvii« siècle. Il fut successivement professeur à l'université de Corfou et à l'université d'Athènes. Ses principaux ouvrages sont : Leçons grecques; Abrégé de l'histoire grecque; Introduction à la syntaxe grecque, ouvrage considérable dont l'abrégé sert de base à l'enseignement dans toutes les écoles grecques; Histoire des lettres grecques. Il fut l'un dos collaborateurs les plus actifs du Mercure littéraire, revue qui contribua à réveiller la Grèce endormie depuis des siècles.
AsOPOS, fleuve de Béotie, qui coulait près de Platée, de Tanagre et d'Orope. — Fleuve du Péloponèse, qui arrosait le pays de PlUionte et de Sicyone. — Torrent voisin des Thermopyles.
ASOR n. m. Lyre à dix cordes, en usage chez les anciens Hébreux, n On l'appelait aussi ascior ou uazur. ASORRA n. f. Sorte de longue trompette des Hébreux. . m. Action de ren-
ASOTTER ou ASSOTTER (du préf. lat. ad. à et sot) V. a. Rendre sot, et particulièrement rondi'e sottement épris.
A. S. P. Abréviation de la locution commerciale : Accepté sans protêt.
ASPA ou ASPADANA, ville do l'anc. Parthiène (Asie), aotuirlh-meut /sj/ahati ou Isfahan.
ASPALASOME (ass — du gr. aspalax^ taupe, et sôma, corps) adj. et n. Genre de monstres humains ayant anormalement, comme la taupe à l'état normal, trois orifices distincts pour la défécation, l'émission de l'urine et les voies génitales, n On dit aussi aspalosome.
— Encycl. Dans la classification de E. Geoffroy Saint- Hilaire, le genre aspalosome rentre dans la classe des monstres unitaires, ordre des autosites, famille des célosomiens. Ils sont caractérisés non seulement par la terminaison anormale des voies digestives, urinaires, génitales, à trois orifices absolument distincts, mais aussi par une véritable éventration médiane ou latérale à travers laquelle font hernie tout ou partie do l'intestin et des vis-
cères abdominaux, plus ou moins anormaux eux-mêmes. Les membres inférieurs sont plus ou moins atrophiés et cagneux. La partie supérieure du tronc, les membres supérieurs et la tête ne sont pas ordinairement modifiés. Les aspalasomes se rencontrent dans l'espèce humaine, mais rarement; et, le plus souvent, ils appartiennent au sexe féminin : ils naissent vivants, mais succombent au bout de quelques heures. On n'en connaît pas d'exemple chez les autres mammifères.
ASPALATHE {ass — du gr. aspalathos, genêt) n. m. Genre de légumineuses papilionacés-génistées, renfermant desarbrisseaux épineux ou charnus du cap de Bonne-Espérance.
— Sorte de bois qui provient des Indes occidentales, employé en marqueterie. Il provient de ïaspalathe ébène.
ASPALIS, fille d'Argéus, de Mélite. Poursuivie parle tyran de cette ville, elle se pendit pour échapper au déslionneur. Son cadavre fut, d'après la légende, enlevé par Diane. Les habitants de Mélite honoraient sa mémoire en précipitant une chèvre du haut d'un rocher.
ASPAR, général byzantin et patrice, mort en 470 ap. J.-C, Alain de race et arien de religion. Il anéantit en Italie (435) le parti de Jean, révolté contre Valentinien III, et fut vaincu en Afrique par Genséric, roi des Vandales. En 4:j7, Aspar plaça sur le trône Léon I" ; mais, ayant conspiré contre lui, il fut mis à mort par ce prince.
ASPARAGINE {ass — de asparagus, nom latin et botanique de l'asperge) n. f. Substance neutre cristallisable qui se trouve toute formée dans un grand nombre de plantes, notamment dans les jeunes pousses d'asperge, n On lui donne quelquefois le nom de althéiue, de aspaj'amide, de amide ainido-succinique, de amide aspartique.
— Encycl. Chim. h'a^paragine a été découverte en 1805 par Vauquehn et Robiquet, dans les jeunes pousses d'asperge. Pour la préparer, ou exprime le suc des plantes qui la contiennent, et on le porte à ébullition : on sépare par filtration les matières albumineuses coagulées : la liqueur, évaporée à consistance sirupeuse, puis abandonnée à elle-même, laisse déposer des cristaux à'asDaraoine (C'H'Az'O').
L'asparagine cristallise en prismes à base rhombe. Elle est sans odeur, d'une saveur fraîche et fade, insoluble dans l'alcool, l'éther ; soluble dans l'eau bouillante, les acides et les alcalis. C'est Vamide de l'acide aspartique.
Les acides ou les alcalis la transforment en acide aspartiijue ; l'acide azotique, en malate d'ammoniaque; l'acide azoteux, en acide malique.
L'asparagine joue tantôt le rôle d'acide, tantôt celui de base; elle peut se combiner avec les acides pour donner le chlorhydrate, Vazotate, le sulfate d'asparagine, etc. ; avec des sels métalliques, elle donne l'asparagine potassique, l'asparagine zincique, etc.
L'asparagine anciennement connue est lévogyre, l'acide acétique diminue son pouvoir rotatoire et peut même clianger le sens de rotation quand on en ajoute une grande quantité. 'L'asparagine dextrogyre a d'ailleurs été découverte dans une cristallisation d'asparagine provenant de vesces germées. Enfin, on connaît une asparagine inactive, suffisamment acide pour déplacer l'acide acétique de ses combinaisons salines.
— Bot. Il semble démontré, par les travaux de Pfefl"er, de Schulze et de Borodine, que l'asparagine peut exister dans toutes les parties des plantes phanérogames et à toutes les époques de leur développement ; mais, si la production en est constante, l'existence en est ordinairement éphémère, car dans les circonstances normales de la végétation, dès qu'elle est formée, elle se trouve aussitôt engagée dans des combinaisons plus complexes. Même quand elle n'existe qu'en très faible quantité dans le suc cellulaire, il est facile de mettre l'asparagine en évidence H de la caractériser : il suffit de mouiller la coupe du tissu avec de l'alcool absolu, et de l'étudier au microscope après complète évaporation de l'alcool. L'asparagine provient, dans un grand nombre de cas, de la décomposition, par une série de dédoublements, des matières albuminoïdos du protoplasme. En présence de substances ternaires d'hydrate de carbone, par exemple, elle paraît s'y combiner, aussitôt formée, pour régénérer des principes albuminoïdes.
-— Méd. L'asparagine est utilisée comme diurétique à la dose de 5 à 15 ccntigr. par jour.
ASPARAGINÉES {ass — du gr. asparagos, asperge) n. f. pi. Nom donné aux liliacées dont le fruit est ime baie au heu d'être une capsule. Genres principaux : asperge, muguet, polygonale, maianthème. parisette, fragon, dragonnicr, smilax. — Une asparaginée. Syn. asparagoïdées.
ASPARAGOÏDÉES {ass — du gr. asparagos, asperge, et eidos, forme) u. f. pi. Bot. V. asparaginées.
ASPARAGOLITE {ass — du gr. asparagos, asperge, et lithos, pierre. — L'orthogr. étymoi. serait asparagolithe) n. f. Variété d'apatite.
ASPARAGOPSIDE [ass — du gr. asparagos, asperge, et opsis, apparence) n. f. Genre d'asparar/inées, voisin des asperges, se distinguant de ces dernières par ses cladodes (rameaux) fascicules, et non plans et foliacés. Syn. aspa-
RAGOPSIS.
— Encycl. Les asparagopsides sont des plantes herbacées ou suîfrutescentes de l'Afrique continentale et insulaire, de la région méditerranéenne et de l'Inde orientale.
ASPARAMIDE {ass — de asparogus, nom latin et botanique do l'asperge, et de amide) n. f. Nom donné quelquefois à l'asparagine, parce qu'elle peut être considérée comme l'amide de l'acide aspartique.
ASPAROUKH ou ISPÉRIKH, prince bulgare du vu" siècle, dont l'existence est fort peu connue, considéré comme le fondateur de l'empire bulgare. Son règne dura de 640 à 700.
ASPARTATE (ass) n. m. Sel formé par l'action de l'acide aspartique, qui est bibasique, sur une base.
— Encycl. L'acide aspartique, étant un acide amidé, peut se combiner aux acides et aux bases. La plupart des aspartates sont solubles et possèdent une saveur qui rappelle celle du bouillon de viande. Il n'y a de difi'érence entre les sels des deux acides aspartiqu'es que dans la solubilité, la forme cristalline et l'existence du pouvoir rotatoire.
ASPARTIQUE {ass — rad. asparagine) adj. Se dit d'un acide qui se produit dans l'action de l'acide sulfurique sur les matières albuminoïdes d'origine végétale.
— Enxycl. L'acide aspartique, découvert en 1827 par Plisson, a pour formule ; C'H^AzO'. C'est l'acide anudosuccinique; on peut le préparer en partant des sels ammoniacaux, des acides maliques ou fumariques ; on les soumet à la chaleur et on les traite ensuite par l'acide chlorhydrique, ou encore on traite l'asparagine par l'acide chlorhydrique étendu d'eau :
C'H'Az'O» + H'O 4- HCl = C'H'AzO' + AzH'Cl
asparagine. eau. acide acije chlorure
clilorhydrique. aspartique. d'ammoDium.
L'acide aspartique ainsi obtenu est lévogyre en solution neutre ou alcaline, dextrogyre en solution acide.
L'acide aspartique inactif ou acide racémo-aspartique peut s'obtenir en chauffant le malate, le maléate ou le fumarate d'ammonium. L'acide aspartique actif est très peu soluble dans l'eau et dans l'alcool, assez soluble dans les acides chlorhydrique et azotique, ainsi que dans les alcalis atjueux. Il cristallise dans le système rhombique. II est sans odeur et d'une saveur aigrelette. L'acide aspartique inactif est très peu soluble dans l'eau ; il y est, toutefois, plus soluble que l'acide actif. Ces deux acides se combinent avec les acides et avec les bases.
ASPASIE (a
gio
n. f. Bot. Section du genre odonto^
Aspasie (Louvre),
ASPASIE de Milet, femme grecque, célèbre par son esprit et sa beauté (seconde moitiéduv' siècle av. J.-C). "Aspasie vint de bonne heure à Athènes, où elle vécut dans un cercle d'artistes, de gens de lettres, de philosophes et d'hommes d'Etat. Elle eut pour amis Socrate, Alcibiade, Phidias et Périclès, qui répudia sa femme pour l'épouser. On dit qu'elle donna des leçons publiques d'éloquence, et fut accusée d'impiété. On dit aussi qu'elle exerça une grande action sur l'esprit de Périclès: suivant Aristophane, elle l'aurait poussé à entreprendre les guerres de Samos, de Mégare, et du Péloponèse. Devenue veuve, elle se remaria au démagogue Lvsiclès, un marchand de bétail. — A cela se réduit ce que nous savons d'à peu près certain sur Aspasie. Mais bien des fables ont été répandues sur son compte. Elle avait été souvent attaquée par les poètes comiques et les ennemis politiques de Périclès. Dès l'antiquité, une légende se forma autour du nom d' Aspasie, qui est devenue pour les modernes le type de la belle courtisane, spirituelle et avisée, amie et protectrice des arts.
— BiBLiOGR. : Becq de Fouquières, Aspasie de Milet (Paris, 1872).
Aspasie, née à Phocée, dans rionie, vivait vers 405 av. J.-C. Devenue la maîtresse, et peut-être l'épouse de Cyrus le Jeune, elle reçut de ce prince le nom de As/jasïe; précédemment, on l'appelait Milto, à cause de son teint. Après la mort de Cyrus, elle tomba entre les mains d'Artaxerxès,
Aspasie (Carlemigelli, dite), née vers 1772, morte en 1795. Fille d'un coureur de la maison du prince de Condé, elle se rendit tristement fameuse par sa participation au meurtre du représentant Féraud,lors de l'envahissement de la Convention, au 1" prairial an III. Cette furie, qui, paraît-il, était folle, contribua à achever Féraud en le frappant sur la tête à coups de galoche. Elle tenta aussi d'assassiner Boissy-d'Anglas. Arrêtée quelques jours après, elle fut mise en jugement et condamnée à mort.
ASPASIEN, ENNE (m. en') adj. Qui a de la ressemblance avec Aspasie. ii Par ext. et abusivem., Qui tient de la courtisane : Mœurs aspasiennes.
ASPASIOUTE [ass ~ du gr. aspasios, aimable, et lithos, picrn.'. — L'ortliogr. étymoi. serait aspasiolithe) n. f. Siîua((.' naturel résultant vraisemblablement de l'altératiou de la curdiérite.
ASPASIUS, philosophe grec du i" siècle de notre ère. Il appartenait à l'école péripatéticienne. Les fragments connus de ses commentaires sur Aristote ont été publics par Aide (1536).
AsPASiUS de Byblos, rhéteur grec du u* siècle. Il avait écrit un panégyrique de l'empereur Adrien, des discours et des ouvrages de rhétorique.
AsPASIUS, célèbre sophiste du in« siècle, né à Ravenne. Il suivit Alexandre-Sévère en Illyrie et en Orient, et enseigna longtemps la rhétorique à Rome.
ASPE {ass — de l'aliem. haspel. dévidoir) n. m. Sorte de cage verticale formée de barreaux de bois disposés parallèlement autour d'un arbre, auquel ils sont fixés au moyen de bras, et qui tourne sur lui-même. C'est une sorte" de dévidoir. On donne aussi le nom d'aspe au dévidoir qui sert à dévider la soie, c'est-
ASPE, ville d'Espagne (prov. d'Alicaote) ; 7.450 hab. Carrières de marbre, mines de fer, vignobles.
AsPE (vallée d'), belle ^spe
et riche vallée des Basses- Pyrénées, produisant d'excellents bois de coustrucliun ei comptant une quinzaine de villages peuplés de 9.000 hab. [Aspois), presque tous pasteurs.
AsPE (gave d'), petit torrent des Basses-Pyrénées, traversant la vallée d'Aspe et se confondant avec le gave d Oloron. Par là descendent tous les bois de la vallée.
ASPECT (prononc. controv. : a-spè, a-spèk mais la première do ces pronoaciations est la plus gêné-
ralcmont observée. Devant un mot commençant par une voyoUe (ou un h muot), par oxomplo odieux, los doux dorniors cas seuls so produisent : a-spé-ko-div-ux, a-spèk-todiciix. La proiniôro prononciation, a-spr-ko-dieux, soniblo préi'ùrablo; — lat. aspectus ; do aspicere, supin aspectum. regarder} n. m. Manière dont une personne ou une cboso Bo présente à la vue : Pour le phijaionomiste exercé, le premier ASPFiCT d'un homme dit tout. (Lamonn.) Les grands aspects de la nature.
—- Dehors, extrrinur, air, on parlant drs porsonnfs, dos choses : La fruimc varie d' Asviirrs sans rrsst: ; unr femme en contient mille. (Mic-liol.H.) L'utondnhon donnr à ta plaine /aspect d'un lac initut-nsc. Il Apparence, façon particuliôro d'iniprossionnor, do se faire jupcr, apprécier ou dolinir : La vie la plus humble a ses aspkcts poétiques. (Ed.Scherer.)
— Orientation, exposition : Maison tournée à un aspkct sain. (Fi3n.) [Vioux.f
— Par ext. Action do voir, do connaître, do romar<|uer, de découvrir :
CrniH-tu quo mes chagrins ilniv<Mit n'évanouir A r««;ie*'( d'un bonheur dout je ne puis jouir?
Racine.
— Astrol. Angle quo les astrologues supposaient formé u centre do la terre par la rencontre des rayons lumineux partant do doux astres. Leï aspects, dont le grand Kepler étudiait scrupuleusement les influences, portaient, selon leurs grandeurs, dos noms différents, à chacun desquels était atrccté un signe particulier. L'astrologio comptait beaucoup d'aspects différents: la conjonction, le sextil, lo quarlil, l'opposition, etc. L'astronomie moderne n'a conservé que deux de ces noms : la conjonction ou angle de 0"; l'opposition, eu angle de 180°.
— iîol. Port d'une plante.
— <iéogr. Représentation d'une côte et d';'ne terre dans les cartes marines : Les aspects et les vues sont bien dépeints dans cette carte.
— Géom. On donne en géométrie le nom de aspect à chacune des dispositions quo peuvent affecter un certain nombre de points sur un plan. Ce nouveau chapitre, ajouté à la géométrie, a surtout été étudié par Halphen, Laisant et Perrin.
— Syn. Aspect, vue. Aspect a un sens passif, rue un sens actif: la vue d'une rivière exprime proprement l'action toute physiologique do la personne qui voit cette rivière ; Taspect de cette rivière, c'est la manière dont elle elle est vue dans son ensemble par ceux qui la contemplent. Il Au fig., même distinction : quand il s' agit do paysage, vue a un sens plus étendu que aspect : c'est ainsi que la même rue peut présenter des aspects variés.
Aspect (d'), Httérateur français du xviii" siècle, connu par une Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis (Paris. 1780). C'est une biographie soignée des membres de l'ordre qui est utile à consulter, quoique incomplète.
ASPEGREN (Gustave Carston), naturaliste suédois, né à Carlscrona en 1791, mort en 1828. Il a publié divers travaux estimés, et concouru à la publication de la Faune do Nilsson, de la Flore de Wablenberg, des Algues d'Agardh, etc.
ASPELINE (ass) n. f. Bot. Syn. de senecio (ou séneçon).
ASPELMAYER ou AsPELMEYER (François), compositeur allemand, né au i (.mni'-nr.iiient du xvm' siècle, mort à Vienne on 17S('.. Il < umpo^a l.i musique de plusieurs opéras et ballots pour lompurcur d'Autriche, des duos, trios et quatuors pour violou et violoncelle, des sérénades pour instruments à vent.
ASPEN, ville du centre des Etats-Unis (Colorado), sur le versant oriental des monts Elk et le Roaring Fork, affl. du Colorado par le Grand River; 6.750 hab.
ASPENDUS, ville importante de l'anc. Pamphylie, sur un roc escarpé au pied duquel coulait l'Euryméaon (auj. Kenpru-Sou), et non loin des côtes de la Méditerranée.
Sous le nom de Balkis-Sérai (palais de Balkis) on y rencontre un théâtre romain, peut-être sans rival au monde pour sa beauté et son état de conservation. Non loin du théâtre existent les ruines d'un immense aqueduc, l'un des plus grands que les Romains aient laissés.
ASPER (Sulpicius), centurion qui vivaitdansie i" siècle de notre ère. Il entra dans une conspiration contre Néron, et subit d'horribles tortures. Néron lui ayant demandé pourquoi il avait conspiré contre lui : " Par amour pour vous-même, répondit Asper, et pour arrêter le cours de vos crimes. »
AsPER(Caïus Julianus), favori de Caracalla. Il plut à cet empereur par son caractère plein de noblesse, et colui-ci 1 éleva à la dignité de consul. Mais, lorsque Caracalla eut fait mourir Géta, ami d'Asper, celui-ci fut disgracié.
AspER(Hans), peintre suisse, né à Zurich en 1199. mort en 1571, fut le contemporain d'Holbein, dont il subit linduence. Il s'adonna d'abord à la reproduction précise do pièces se rattachant à l'histoire naturelle. Plus tard, il acquit une certaine réputation dans le portrait. On cite de lui les portraits de Zwingle et de sa femme, à la Bibliothèque de Zurich.
ASPER (Va-N HooiïnoucK, baron d'). V. Aspre.
ASPÉRÉGRÊNIE OU ASPEGRÉNIE [ass — de Aspcgrcn, I. prop.) n. i. Genre d orcbidacéos-malaxidées, renfermant [es herbes èpipbytes du Pérou.
ASPERGE {ass — lat. asj>aragus, etgr. asparagos. LAsparagos est proprement une jeune tige naissante d'un arbrisseau quelconque]) n. f. Plante potagère de la famille des iiliacées, dont on mange les tiges quand elles sont encore tendres: Plant ^'asperges. Asperges de couche. Asperges de ten-e. Semer des asperges.
— Pop. C'est une asperge, une asperge montée. Se dit d'une personne très grande et très mince, les tiges d'asperges devenant très hautes, lorsqu'on les laisse monter.
— Jeune pousse d'asperge coupée pour être servie sur nos tables : Les asperges communiquent à l'urine une odeur forte et désagréable, w Pointes d'asperges, L'extrémité des
Aspcrpe
, tVeur; d. fruit-
petites asperges, que l'on a coupée on menus morceaux : Œufs brouillés aux pointes kaspkkgks.
— Comm. Nom donné aux brins dos fanons do baleine, quand leur longueur ne dépasse pas 40 contira.
— Miner. Pierre d'asperge, Asparagolito.
— Adjoctiv. Eponge asperge, Espèce d'épongé composée do rameaux ronds, et en forme d'asperges.
— Encycl. Bot. et hortic. Un périantne à six divisions soudées inférieuromont en un tube grêle et filiforme ; six «■taminos insérées à la Ii;ise do ce tube; un siigmaio trilobé: un ovaire à trois loges oiovulées :. tels sont los principaux caractères (lu genre aspo'ge. Ce genre renferme une cinquantaine d'ospôcos, les unes herbacées, les autres sarmentouses et grimpantes, toutes propres aux régions chaudes do l'ancien continent. On en trouve huit ou dix dans le midi de l'Europe. L'asperge commune ou officinale ( asparagus ofpcinalis ) ost une plante herliacée vivace, originaire du midi de l'Europe.
Les tiges, dressées, cvlindriques , hautes do * à. 10 décimètres, s'élôveat d'ua-e souche ■épaisse, horizontaio, ■chawnue, qui dooDe naissance à un grand nombre de fibres appelées griffes par Jes jardiniers. L'asperge officinale croît spontanément dans plusieurs contrées de la France, notamment dans les îles du Rhône et de la Loire.
L'asperge se reproduit au moyen de semis. On prépare soigneusement et on fumo largement la terre; puis on sème au printemps en ligne, et mieux à la volée. Au bout de quarante jours, la semence lève, et c'est alors qu'une surveillance de tous les instants est nécessaire, car l'asperge a beaucoup d'ennemis, qui sont les plantes parasites et une foule d'insectes, entre autres lo criocère. Aussitôt que le jeune plant a acquis une hauteur de 4 i 5 centim., on arracne tout ce qui paraît le plus grêle, en no conservant que les brins de la plus belle venue. Au mois d'octobre, les jeunes tiges ont acquis une hauteur do 60 centim. ; alors on les coupe, à 2 ou 3 centim. au-dessus du sol, pour que la griffe enfouie sous terre reste ett communication avec l'air et lo soleil. Au prmtemps suivant, on a une terre soigneusement préparée à l mètre de profondeur, où devront désormais reposer les griffes qui ont grandi depuis une année ; les tarions los plus gros sont les meilleurs. Les griffes sont placées en terre, d'abord à une profondeur de 3 à 4 centira. ; chaque année, on ajoute à cette couche 5 à 6 centim. de fumier et de terre franche, et la quatrième année seulement on récolte les asperges. La période de productiou dure quinze ou vingt ans, SI la culture est conduite avec intelligence et si le sol est bien fumé. Au bout de ce terme, on détruit la plantation et on la refait sur un autre point. Certaines asperferies soigneusement entretenues peuvent rapporter ponant vingt-cinq et même trente ans. Dans les grandes cultures, afin de ne pas laisser chômer la production, on divise le terrain en planches, de manière à pouvoir tous les ans en renouveler une partie.
L'asperge est d'uno nature frêle et délicate; il faut, eu général, la manger fraîche cueillie ; coupée, elle peut cependant conserver son parfum pendant plusieurs jours, et l'on aide à cette conservation en plaçant les bottes dans un lieu légèrement humide, le pied dans le sable et la tête toujours à l'air.
— Art culin. Les asperges se mangent à la sauce blanche, à l'huile, etc. Après les avoir ratissées, lavées et coupées de même longueur, on les lie par petits bottillons; on les fait cuire à l'eau bouillante avec un peu de sel, et en ayant soin de maintenir lo feu do manière que l'eau soit toujours en ébuUition. Dix ou quinze minutes suffisent, suivant la grosseur. On les dresse en pyramide surlo plat, et l'on sert à part une sauce blanche ou une sauce blonde. Si l'on veut les manger à l'huile et au vinaigre, il faut, aussitôt cuites, les rafraîchir dans l'eau froide ; pour les manger mélangées aux petits pois, on les choisit vet'tes, longues, et on coupe en petits morceaux la parti© tendre. On mange encore les asperges garnies de croûtons passés au beurre, et à la paj'mesane, avec un lit de fromage râpé, garni de beurre. Quelques gourmets les préfèrent à la crème.
— Méd. et pharm. L'ingestion des asperges communique à l'urine une fétidité spéciale caractéristique. La médecine emploie l'aspergo comme diurétique et sédatif du cœur; les préparations los plus employées sont la tisane de racines, l'extrait et lo sirop de pointes d'asperges.
ASPERGEMENT (ass) Q. m. Syn. peu usité de aspersio.n.
ASPERGER .iiss — lat. aspergere, répandre. Le g du radical est SUIVI d'un e muet avant les voyelles a et o : J'aspergeais. zVous aspergeons, etc.) v. a. Arroser légèrement, par gouttes, en répandant le liquide en forme de pluie : Aspergbr du linge avant de le repasser. ,\sprrger d'eau bénite.
ASPERGERIE (ass) n. m. Terrain planté d'asperges : i'ASPKRGEKiE a besoin d'être nettoyée des herbes qui y poussent. (Tessier.) Syn. asperoière.
ASPERGÉS (ass, jèss — du premier mot du chant dont on accompagne, dans l'Eglise catholique, l'aspersion des fidèles : Asperges me hgssopOj etc.) a. m. Aspersoir, goupillon : Présenter Taspergès. li Moment où le célébrant jotte de l'eau bénite sur les fidèles : On en
était à rASPEUGl%S.
ASPERGIÉRE n. f. Hortic. V. ASPERGERIE. glaufu^'' ASPERGILLX lass — du lat. aspergillum, goupillon) n. f.
Genre de champignons de la famille dos périsporiacées,
tribu des porisporiées.
— Encycl. Oe genre a pour caractères : pédicelles simples, droits, cloisonnés, dilatés au sommet, recouverts de