‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 471 sur 828 · ASPHYXIE · texte numérisé non relu

ASPHYXIE

Aspersoii

avec un liquido projeté plus ou moins vivement en goutte lottes fines. .

— Techn. Glaçage par aspersion. Procède de glaçage qui consiste à saiipoudrer la pièce à glacer de la substance destinôo à la rendre imperméable : Le glaçage par aspersion ne s'emploie que pour tes poteries les plus grossières. ;Broni,'niart.)

— PiNCYCL- Liturg. L'aspersion est, en quelque sorte, un diminutif deraô/u/ion.àlaquelle elle supplée. Pour une raison symbolique facile à concevoir et qui est la m(?m6 partout, elle a été pratiquée, ainsi que l'ablution, de temps immémorial, chez presque tous les peuples, comme mode de consécration et comme signe de puridcaiion morale. Parmi les chrétiens, l'usage public de l'aspersion remonte, croit-on, au commencement du n' si«icle : on l'attribue au pape Alexandre I". Aucune bénédiction d'objets (chapelets, médailles, etc.) n'a lieu généralement sans aspersion. Quand on dédie une église, on fait trois aspersions dans l'intérieur et trois autour de l'édifice, avec de l'eau bénite et de rh3'Sope. Quand on consacre un autel, on l'asperge sept fois. Chaque dimanche, avant la grand'messe. le prêtre asperge les assistants, et, lorsque des évêques, le chef de l'Etat et les princes de famille souveraine sont présents, il leur offre le goupillon. On asperge le corps des défunts à la porte de leur maison, à l'égliso et au ci- Aspersoir. metière. L'aspersion des maisons et des champs, autrefois plus usitée, a Ueu principalement, aujourd'hui, pendant les Rogations.

ASPERSOIR {ass — rad- aspersion) n. m. Liturg. Goupillon pour jeter de l'eau bénite.

— Horticul. Pomme d'arrosoir percée de petits trous par lesquels s'échappe

ASPERTANNIQUE [ass — de aspévule, et tarinique) adj. Nom donné par quelques chimistes à l'acide tannique, formé par l'aspérule odorante

ASPERTINI (Amico), peintre bolonais, né en I475à Bologne, mort en 1532, fut élève de Francesco Francia. Il imita successivement les grands peintres des différentes époques, ce qui ne lempôcha pas de critiquer vivement les imitateurs de Raphaël. Il fut, avant tout, un peintre de fresques et décora, à Bologne, un grand nombre d'édifices. On cite encore de lui la Légende du Volto-Santo à Lucques, et la prodelle du palais Strozzi (Ferrare), où est représentée l'Histoire de la Vierge. Son caractère était plus original que son talent : il peignait des deux mains à la fois. Il s'essaya sans succès à la sculpture et à la gravure.

ASPERUGO n. f. Bot. V. ASPÉROGUE.

ASPÉRULC [ass — dimin. du lat. aspera, rude) n. f. Genre de rubiacées, type de la tribu des aspérulées.

— Enctcl- lie genre aspérule présente les caractères suivants : calice à limbe presque nul; corolle en cloche ou en entonnoir, à deux lobes, rarement à trois ou à cinq ; quatre étamines ; style à deux stigmates ; fruit sec formé do deux carpelles.

h'aspérule odorante (vulgaircm. nommée petit muguet) est une herbe vivace qui possède une souche, plusieurs tiges anguleuses et glabres, des feuilles lancéolées et acuminées. Elle est recherchée des bestiaux, et communique au lait des vaches qui s en nourrissent un arôme très agréable. Elle fleurit de mai à juin.

Li" aspérule à esqidnancie (appelée aussi herbe à l'esgui-

nancie) est vivace comme la Asnérule ~a flpur- h fruit précédente espèce. Elle croît ^^P^'^^- «.Heur, à, fruit, sur les pelouses sèches, et fleurit de juin à septembre.

ASPÉRULÉES (ass) n. f. pi. Tribu de la famille des rubiacées, ayant pour type le genre aspérule. — Une aspé-

EnLÉE.

ASPET, ch.-lieu de cant. (Haute-Garonnel, arrond. et à 15 kilom, de Saint-Gaudens, sur le Ger, affl. de la Garonne; 2.048 hab. Fabrique de peignes et ouvrages en buis. Carrière do marbre.

Aspet a formé, au moyen âge, une république indépendante. Quand elle fut réunie â la couronne, elle acheta le droit d'élire ses propres magistrats. — Le cant. a 22 comm. et 13.3*8 hab.

ASPETTI (Tiziano), statuaire italien, neveu de Titien. Né en 1563 à Padoue, mort on 1607, il travailla â Venise et à Padûuc. C'était un maniéristc, du l'école de Jacopo Sansovino.

ASPHALINE '(s-.v — du gr. asphaleia, sécurité) n. f. Subsiam .■ <\]j!oMl'lr, inventée en ISSii, où le principe actif, qui <•^^ la uiiro-iycérino, no se forme qu'au moment de

— Kncycl. Les divers éléments qui entrent dans la composition do Vasphaline sont mélangés proportionncUoiniMii à leurs poids atomiques. Ces éléments sont ; le bisulfate de potassium, l'azotate de sodium, le chlorate de potassium, et une matière carbonifère. On brasse, on sèche, puis ou ajoute de la glycérine.

La masse ainsi obtenue est comprimée dans des cartouches enveloppées de papier goudronné; elle détouu au moyen d'une mèche bickford.

ASPHALION OU ASPHALIUS (du gr. asphaleia, sécurité), surnom de Neptune, qui signifie Préservateur.

ASPHALITE (ass — du gr. asphalès, inébranlable) n. f. La cinciuième vertèbre lombaire qui repose directement sur lo sacrum.

ASPHALTAGE (o.ç';) n. m. Action d'asphalter : Z-'aspualtagl; d'urtf cour, d'au puut.

ASPHALTAIS {asSj tai) a. m. Argot. Flâneur.

ASPHALTE {ass — lat. aspkaltus. et gr. asphaltos, bitume] n. m. Sorte de bitume noir, compact, solide, cassant, très riche en carbone et en hydrogène : La mer Morte s'appelle aussi lac Asphaltite, à cause de /'asphalte qu'on trouie sur ses bords, et même à la surface de ses eaux. Il Matière analogue, commune en France dans le Cantal et le Jura : Z-'asphalte se ramollit à la chaleur, mais acquiert de la dureté quand il est mêlé à du sable, et on s'en sert pour faire des pavages, des trottoirs, etc.

— - Par ext-. Rue, trottoir bitumé : 5e promener sur Tas- PHALTE. it Argot. Polisseur d'asphalte. Badaud.

— Miner. En minéralogie, on appelle asphalte une matière noire ou brune, solide, à cassure vitreuse, concboïdale, brillante, dure et cassante comme la résine, mais insoluble dans l'alcool, et fusible seulement à une température supérieure à 100*. L'asphalte se compose évidemmentde carbures d'hydrogène etde substances oxygénées; il est considéré comme un produit d'altération, d'oxydation du pétrole. Sa dureté est de 2. Cette matière est connue de temps immémorial, et a reçu les noms vulgaires de bitu77ie de Judée et de baume de momie, parce qu elle abonde dans le lac Asphaltite (ou mer Morte), et parce que les Egyptiens s'en servaient pour embaumer les corps.

— Encycl. L'asphalte s emploie de deux façons : à l'état de poudre ou d'asphalte comprimé sur les chaussées, et â letat de mastic bitumeux, sur les trottoirs. L'asphaltage, connu des anciens, n'a fait son apparition en France qu'en 1849, grâce aux expériences d'un ingénieur suisse, Mérian, qui avait remarqué la propriété que possède sa poudre de s'agglomérer sous l'action de pilons chauffés. Les premières t^entatives de dallage en asphalte, exécutées à Paris et à Saumur, ne donnèrent aucun bon résultat : c'est en 18^4 seulement que, grâce à un nouveau procédé dû à l'ingénieur Mérian, on réussit dans uno opération tentée rue Bergère, à Paris.

Pour les chaussées en asphalte comprimé, les morceaux d'asphalte, préalablement concassés, sont broyés et réduits en poudre fine. On chauffe vers 130°, dans des'chaudières en tôle ; on étend cette poudre chaude sur xme aire de béton ; on la comprime à laide de dames en fonte également chauffées, puis on lisse sa surface avec une sorte de fer à repasser ; son épaisseur est alors de 0'",04

Pour les trottoirs, on emploie de préférence le mastic d'asphalte, composé de bitume et d'asphalte fondus ensemnle, dans des chaudières qui en traitent 4.000 kilogr. â la fois. Ce mastic est coulé en pains de 0"',35 de diamètre, sur 0"»,14 d'épaisseur et pesant 2ô kilogr. Au moment de les mettre en œuvre, ces pains sont fondus de nouveau, avec une quantité déterminée de sable siliceux, dans des chaudières roulantes, munies d'un agitateur mû par une manivelle située à l'extérieur, déplaçant constamment la masse et l'empêchant d'adhérer au fond. Le mastic est ensuite coulé en pâte épaisse et étalé à l'aide d'une batte pour lui donner une épaisseur de 0'',02 à0'°,03 ; avant le refroidissement, on le saupoudre de menu gravier, qui s'incruste sur la surface et augmente sa résistance â l'usure.

On a essayé do constituer industriellement un asphalte factice, en mélangeant des brais avec de la craie ou do l'ardoise. Ce produit a été essayé en plusieurs points, mais il a jusqu'ici donné des résultats peu concluants.

L'asphalte s'emploie également à l'état de béton pour les fortes fondations, et en briques pour les carrelages ; les briques moulées sont réunies â l'aide d'un mastic bitumineux, appliqué à chaud. En plaçant une sole d'asphalte sous les planchers des rez-de-cnaussée, on arrête l'ascension de l humidité.

Le génie militaire a beaucoup appliqué l'asphalte à l'état de chapes, sur l'extrados des voûtes, dans les nombreux forts construits sur notre frontière de l'Est. Dans les travaux publics, on opère de même pour les ponts.

Maints procédés ont été proposés pour retirer de la gangue calcaire de l'asphalte le bitume qu'elle contient ; celui que l'on met en usa^e depuis longtemps déià à Seyssel consiste à faire bouillir avec de l eau l'asphalte pulvérisé. En brassant le mélange, le grès sableux qui emprisonnait le bitume tombe au fond de la chaudière, et on enlève celui qui surnage à la surface. Une seconde fusion à sec débarrasse le bitume de l'eau qu'il contient, et précipite le sable qui peut y être resté.

Les mines d'asphalte les plus importantes de France sont celles de la Haute-Savoie, qui fournissent plus de la moitié de la production totale française, et celles du bassin de Seyssol, dans l'Ain, qui comptent, sur près do 30 kilom. de longueur, plusieurs exploitations, dont la plus considérable est celle de Pyrimont. Les départements du Gard et du Puy-de-Dôme possèdent aussi plusieurs gisements de calcaire asphaltique. A l'étranger, la Suisse a de riches gisements au val Travers, près de Neuchâtel ; ce sont les premiers que l'on ait découverts.

ASPHALTÈNE (ass — rad.

asphalte] n. m. Principe solublc et fixe qui, mélangé avec le pétrolène , substance huileuse et volatile, constitue les bitumes glutineux. Le bitume, traité pai-'la chaleur, donne un résidu noir, brillant, qui est l'asphaltonc.

ASPHALTER (ass) v. a. Couvrir, rev'-iir d'aspiialte ; A;^- PiiALTKi; ;///(■ nii: y un trottoir.

ASPHALTIAS l'i

ti-,

du

ho/r.

n. m. Anal. S\ii. .U- asphalite.

ASPHALTION ioss — du gr.

ns/,hn!i':s, l.iniiiu-l n. m. Nom donné ]>ar U's Grecs au psoralca Ijiliimiiiosn, a causo de l'odeur do sa fleur.

Asphaltite (lac). Géogr.

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