‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 472 sur 828 · V. MoRTK {iitcr · texte numérisé non relu

V. MoRTK {iitcr

ASPHODÈLE (gr. asphodclos) n. m. Genre de liliacécs, culti ransc ûc la beauté de sus flei /* vsi'Hop! i.i: autour des tombeaux comme

dans les parterres

: Les (irecs semait

plante agn

herbacées, vivaces, non bulbeuses, qui présentent les caractères suivants : fleurs disposées en grappe; périaniho pétaloïde, à six divisions; six étamines insérées sm' la base du périanthe.

Les principales espèces sont Y asphodèle jaune, Yasphodèle rarneux, et Y asphodèle blanc.

ASPHYXIANT, ANTE [ass) adi. Qui asphyxie, qui cause ou peut causer l'asphyxie : Odeur, vapeur asphyxiante. L'effet général des gaz asphyxiants est d'ôter aux cavités du cœur leur force contractile. (Fourcroy.)

ASPHYXIE (ass — gr. asphuxia ; de a priv., et sphuxis, pulsation) n. f. Suspension ou ralentissement de la fonction respiratoire, de l'hématose : /.'asphyxie par le charbon de bois est une asphyxie pénible et convulsive. (Raspail-l II Se dit quelquef. exclusivem. de la mort apparente : A'asphyxie est un état dans lequel l'animal n'est ni vivant ni mort. (Bérard.)

— Par anal. Dépérissement des végétaux, produit par le défaut d air propre à leur respiration.

— Fig. Perte de quelque faculté; fonction difficile ou incomplète des mêmes facultés : Asphyxie intellectuelle. /.ASPHYXIE politique dans laquelle je me sentais étouffer. (Lamartine.)

— Encycl. L NatijRE et causes. L'asphyxie, longtemps confondue avec la syncope ou suspension des pulsations du cœur, en a été distinguée par Bichat. Le célèbre physiologiste a démontré que le sang non oxygéné, le sang noir, envoyé par les contractions cardiaques dans les divers organes, entraîne une déchéance plus ou moins rapide des fonctions vitales et, finalement, la mort. Depuis lors, on a réservé le nom de " asphyxie » à la suspension ou au ralentissement de l'hématose, de la transformation par l'oxygène du sang noir ou veineux en sang rouge ou artérieret, plus généralement, à l'insuffisance de l'apport d'oxygène aux tissus organiques.

L'asphyxie peut se produire dune multitude de manières, qui rentrent dans deux catégories, suivant que l'insuffisance dans l'apport de l'oxygène aux tissus tient au contenu des alvéoles pulmonaire^s, ou bien à l'état du sang et de l'appareil circulatoire.

1<* Asphyxies dépendant du contenu des alvéoles pulmonaires. L'élimination de l'acide carbonique et surtout la fixation d'oxygène sur les globules sanguins, qui constituent l'hématose, ne peuvent se produire qu'à deux conditions : a) que l'oxygène n'ait pas une pression trop faible; b) que l'acide' carbonique n'en ait pas une trop forte.

L'asphyxie se produira donc nécessairement si l'on respire dans un air trop pauvre en oxygène, comme l'air raréfié des grandes altitudes; ou dans un air trop chargé d'acide carbonique, comme au voisinage des fours à chaux, des cuves à fermentation, de certaines fissures du sol, etc. ; ou encore dans un air présentant à la fois au moins ces deux vices, comme l'atmosphère confinée d'une pièce close, où les combustions et la respiration consomment l'oxygène, répandent de l'acide carbonique, et dégagent en outre des gaz toxiques.

L'asphyxie se produira encore si un obstacle empêche l'air de pénétrer jusqu'aux alvéoles pulmonaires pour en renouveler le contenu, comme dans la pendaison, la strangulation, la suffocation par obturation de la bouche et du nez, la submersion (noyade), la compression du thorax (foule, éboulements), l'obstruction des voies respiratoires par des corps étrangers ou des tumeurs, des brides cicatricielles, par les fausses membranes du croup, par l'œdème de la glotte, le rétrécissement dû à la phtisie lar,yngée, à la laryngosténose syphilitique, à la bronchite capillaire, à certaines granulies, la compression des bronches par un épanchement pleurétique, le pneumothorax, l'engorgement des ganghons trachéobronchiques.

Enfin, l'asphyxie se produira si les moiivements respirntoires sont abolis, soit par altération des muscles respiratoires, soit par lésion du système nerveux, et particulièrement du bulbe ; compression du bulbe (par fracture, luxation, mal de Pott, pachyméningite), ataxie locomotrice, hystérie, épilepsie, tétanos, rage, intoxication par la strychnine, par le curare.

Dans ce groupe rentre aussi Yasphyœie des nouveau-nés, résultant de ce que l'hématose utéro-placentaire a cessé avant que la respiration pulmonaire ait pu s'établir.

Les intoxications par les gaz délétères : acide sulfureux, vapeurs nitreuses, gaz des fosses d'aisances (plomb des vidangeurs), gaz d'éclairage, ammoniaque, etc., assez souvent dénommées « asphyxies <>, sont des phénomènn-, complexes, où la part de l'asphyxie proprement dite odifficile à démêler.

2» Àxjphyxies dépendant de l'état du sang et de la cirr': Mi/on. L'embolie du poumon, la stase pulmonaire résultant des affections cardiaques, la pneumonie aiguë, la congestion pulmonaire, l'emphysème amènent l'asphyxie par ralentissement de la circulation pulmonaire comSiné. comme dans le pneumothorax et l'épanchement pleural, avec une compression plus ou moins intense des voies aériennes. Les maladies infectieuses, la chloroanémie, l'empoisonnement par l'oxyde do carbone (v. CAKiiONt;'! rpneumonie infectieuse, tuberculose pulmonaire . li.lri.i, fièvre typhoïde, diphtérie, etc.], agissent en ali. i.nn N cœur, lès vaisseaux, les globules, le sérum du ^al;-. . ■ <■ dernières, soit dans leur quantité, soit dans leur quahu - C'est lo groupe des asphyxies toxiques.

IL Symptômes. Dans l'asphyxie rapide par suspension totale dL- l'jiématuso, la fa.o se tuméfie, devient violar,» i•a^l.lly^lr blaii> 1;. n'-' i ■,

.1 alu

— Encycl. Le genre asphodèle comprend dos plantes

mouvements violents du thorax, m m; i ■ nvui i-

vement à la gorge comme pour .il -i. i i '- ,

contractions et dilatations succi-'v~i\ .- i' [liiilli -, tr- mblements convulsifs, vomissements, ^■mi^sion invol.mkiiro du sperme, de l'urine, des matières fécales. Cotto excitalion est bientôt suivie d'une dépression. La conscience et les mouvements volontaires s'alfaiblissent et disparaissent les premiers, puis les réflexes, et enfin les mouvements

Quand la syncope cardiaque survient par uno cause (piclconque aii début ou au cours de l'asiihyxie, les effets lio celle-ci sont considérablement ralentis. C'est ainsi qu'on a vu revenir à la vie des asphyxiés, après une heure et plus de mort apparente» tandis que l'asphyxio smvant

uurs régulier

la, mort coinplùlo on moins de

ciiiq I

A l'autopiiio, on trouve l'appareil circulatoire et les viscères gorgés do sang noir, le cœur droit dilaté, dos occhymosos viscérales ot des foyers dapoplexio.

Le tableau do l'asphyxie so modilio quand, au lieu de la suspension totale, il y a seulement raientissoniont do ïoxyffénaiion dos tissus. I,a piM'iudi? d'excitation est moins trancliée, la périodi' d.- 'l/|i. .-imi ;i uiie (évolution leniemont progressive. l>':iill' i i !■■- i ■> i" s d'aspliyxio varient ù l'inllni, suivant le^ > .n. , n |. np-is.

La syncope so disiinL - h 1 . ;'li\xie par la pâleur do la laro Pt. ralinliih.h .in jmhiI-, [>r'iTcii;Mii. les autres symptômes. l/api'[il.-\ir ,-. itIu .ilr 't h- cuiiia s'en dis-

tmjjucnl par la inr^-isiaiP r l.-s i i ^ li.i posi)iration

et di; circulaiiuii. guani a li i ( irrllc, i-lk> est très difficile à distinguer do la iii-ii ipiMiriiLu par asphyxie qui la précède. Aussi inip'iir i il r.niployer les moyens propres à ranimer le i>aih m |ii>.|ii ;i ce qùo les signes uou 6fjuivo(iues de la mon a|tiMraisN.iit.

m. TRAiri:Mi:NT. l'airu disi.araiiro d'abord la cause, toutes les fnis quo cola pst p<)ssil)lo. Si la respiration n'est pas coniph'-inincnt suspnndin', faire respirer do l'oxygène i>ni' Mti, à li. faut. I ■ l'air pur. Si la respiration PStsus|MMHlii>-, il l'iiiii siirncIiT lo systèmo norvcux par

dos fri. I I rii iLi'iuc -. 'I ■> llagellations, des alfusious

froides, .lr n\t< (mi^ i-mIiiihi-s sur la langue, des titillations mu l.i lu M 11 liiatouilloment dos narines, l'applicati"ii iii I' I 1 '1 ' "Il du marteau do Mayor à la plante dos pj' ' I mis faradiquos appliqués au cou sur

les n- 1 1 ^ [ i ! Ml ,i; A ces moyens on joindra lare.î/xVation itri/fx-irllr \ i>i:siiu\ iioN), soit par insufflation, soit par (lilai:iiiMii :é|[ ii!i irilr ilti 1 hurax. L insufflation so pratique dr iMiiirhr a li-ih lir. mii au moycn d'une sonde introduite dan:s lo lar\nx i-i. sur laquelle on serre les lèvres du patient (tubo de Chaussior). Dans les deux cas, il faut faire do douze à quinze insufflations par minute, en pinçant le nez du patient pour empêcher le reflux de l'air.

La dilatation du thorax s'obtient, soit en exerçant latéralement sur les parois tlioraciquns des pressions brusques suivies de relâchements, ou en imprimant aux deux bras du malade couché sur le dos un mouvement alternatif et rytlimè d'abaissement vers lo flanc et de relèvement vers la t^to. Dans les cas do suiTocation, de compression du thorax, do pendaison, de strangulation, l'aspuyxie se compliquant do congestion cérébrale, il convient de placer le sujet presque verticalement ot, au besoin, de pratiquer une saignée. Les noi/rs devront être déshabillés, couchés, la tête haute et inclinée sur un des côtés, et réchauffés. Dans tous les cas, les soins no devront être interrompus que lorsque les signes certains de la mort auront apparu.

— Asphyxie locale. Maladie appelée aussi gangrène symt'triffue aes extrémités, maladie de liaynaud.Y .GAKGRÈyiiz.

ASPHYXIÉ, ÉE {ass) n. Personne asphyxiée : Le rêlahlissement de la chaleur chez les asphyxiés est d'une efficacité universellement reconnue. (Iloefer.)

ASPHYXIER {/T.î.ç. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. du pi. de Pimp. de l'ind. et du prés, du subj. : Xuus asphyxiions, vous asphyxiiez. Que nous a.y)hyxiions, que vous \isphyxiiez) v. a. Causer, déterminer l'asphyxie : L'acide carbonique asphyxie l'homme et les «nîînaifx. (Soubeiran.) Les éthers xspn\xiE:iT parce qu'ils désoxygènent. (Raspail.)

— Par exagér. Causer du malaise ou de rincomniodité •Jans la respiration : Puanteur qui asphyxie.

S'àsphyxien, v. pr. Se donner la mort par asphyxie, ii Par Gxagér. Se mettre dans des conditions qui empêchent de respirer librement : Ici, on ne se chauffe pas, on s'asphyxih avec des poêles. (V, Hugo.)

ASPHYXIQUB [ass) adj. Qui appartient, qui a rappuii a f'asphyxie. (Peu usité.)

ASPIC {ass-pik'. — gr. aspis ; do spizzein, distendre, parce (pie l'aspic a la faculté de distendre et de gonfler son cou)n. m. Nom donné par les anciens à un serpent très venimeux, dont l'espèce n'est pas bien déterminée : Cleopâtre se fit apporter dans une corbeille de figues Taspio qui devait la piquer au sein, il Un des noms communs de la vipère.

— Lame en langue d'aspic. Lame d'un type do rapière usité au xvn" siècle, surtout en Allemagne, et dont la pointe est dilatée on forme de spatule.

— Parcompar-, Personne médisante, mauvaise langue, àcause du venin do l'aspic. — Le peuple, qui ne connaissait pas Vaspic, a transformé son nom en as de pique, en conservant à ces mots le môme sens :

Taisez-vous, as de }nque ! Molièke.

C'est peut-être aussi par suite do cette corruption du mot aspic que les cartomanciennes ont attaché uno idée défavorable à l'as do pique du jeu de cartes.

— CeRdire ]>ièce mécanique figurant un aspic vivant, qui fut construite par Vaucanson, et parut dans la rtrprcsentation do la tragédie do Cléopdtre, par Marmonlel. A 1.1 pii^ce (le Cléoiiâtre.

Ou fut Wi^i.ir ile V.m.Miusnti,

'1 . .i:ii . ... I iiii. . -Il, kl. Lebrun-

lin. Nuru-dn i^deu faite avec du jus de lard, des

■iaiido ou do gibier, do la graisse, etc., et

dont le

se servent parfois à chaud pour améliorer les sauces.

Mais, lo plus souvent, on fait prendre ces gelées à froid, en y introduisant des filets de volaille ou de poisson, des truffes, dos rognons, etc., ot on leur donne, au moven de moules, les formes les plus variées.

— Artill. Nom donné au xvi» siècle, dans l'artillerie française, au canon de 12, c'est-à-dire avec lequel on lance des boulots de 12 livres. Il pesait 4.250 livres.

— Iconogr. Animal fahuK-ux souvent figuré par les arlistes chrétieus du moyen Ugo comme 1 emblème do la

cohvoltitio, (ie l'incrédulité, etc. On le voit sous les pieds du Sauveur. On lo trouve aussi sous ceux du chrétien (1délo, qui doit, do môme que son divin maître, > marcher sur laspic ot lo basilic •. L'aspic a été représenté de différentes manières, lo plus ordinairement sous la forme d'un roptiio court, sans pattes, avec uno largo téio, ou bien sous coHo d'un quadrupède ayant dos pattes 1res courtes ot une (pieuo do serpent.

— Loc. i'itov. : Méchant comme un aspic, Très méchant. 11 Langue d'aspic, Mauvaise langue. 11 Froid comme un aspic, (^ui a des manières glaciales et un caractère dangereux.

— l'JNcvcL. Le serpent que les anciens nommaient aspic, et qui, ])ar sa morsure, a donné la mort ù. Cléopàtrc, est le naja haje. II On nommo aspic également uno espèce du genre vipère. V. vipèrk.

ASPIC (n.is-pifc' — corrupt. du mot spic) n. m. Nom vulgaire de la grande lavau'le [tnmndufa spîcn). V. spic.

~ Pharm. //uile d'axpic, Subsianee oléjigineuse, volatile, limpide, transparente, très inflammable, d'une odeur et (riiiiê saveur Arres, peu apréable, qu'on obtient do la disfillaiiun .les Heurs do la lavande spic.

ASPICARPE i'iss — du gr. aspi.t, bouclier, et karpos, (vu-.i. II. m. (ieiire de la famille des malpighiacées, renfermanLd.'s jilantes suffrutescentes do rAmériquo du Nord.

ASPIDLLITE {ass — du gr. aspidès, en forme do bouclier, et ii/hus, pierre. — L'orthogr. étymol. serait aspidklithi;) n, f. Silieaienumreldotitaneetdochaux.Varictôdesphène.

ASPIDIACÊES (ass) n. f. pi. Tribu de la famille des polyi'niiiarccs. ayant pour type le genre aspidie. (On dit âu.ssi Asi'iiiiri:s.) — Une \evivi\KCtv: (ou aspidikk).

ASPIDICHTHYS {ass, dik-tiss — du gr. aspis, idos, bouclier, et ikhthits, poisson) n. m. Genre de poissons, du groupe des placodcrmes fossiles (dévonien (l'Amérique).

ASPIDIE {ass — du gr. aspis, idos, bouclier) n. f. Genre de fougères, do la famille dos polypodiacées, tribi aspidii''rs. Ce £,'enre comprend cnvir m :;nn nqurps, réparties sur t.PM !. |. . 1' . ,\\x globe L une a . ..nn nïix mas, \ui-

;-■ ,!!..[.■ iiiàlo, se trou\e

ali"tni;i!NiNriii rn France

ASPIDIOTUS (tss, tuss a.yns. nlvs. iiom-lior) n m Gen dinsêcies hémiptères phMhoph thyres, renfermant des cocbi n 1 les qui vivent, fixées au\ ftuill des plantes, sous un bon lu 1 formé des dépouilles qutUi quittent à chaque mue L a^p diotus nerii vit sur les laurier

ASPIDIPHORE ou ASPIDI- PHORUS "s.v. russ — du gr a^ pis, i.Ins, lniii. lier, et phniot |U porti^^ n. m. Genre dinsectrs f t léoptères clavicornes, famili U byrrhidés, renfermant de j r i t ' formes globuleuses. L espèei

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Aspiilistiii

ASPIDISCIDÉS >/" n. m. pi. °^ leuiue.

Famille d lulu.suires, hypotriches, renfermant les formes munies d'une cuirasse dont le bord droit de la face verticale est épaissi en bouclier. Le genre aspïdisca vit dans nos eaux douces. — Un aspiuisciih-:.

ASPIDISTRA {ass, dtss — altérât, du gr. aspidisko.'i, petit bntiriiiTi n. m. Genre de liliacécs-asparagées de la Cliine nui hlionale et du Japon. Ces plantes sont pourvues do llcurs hermaphrodites solitaires et à périanthe coloré.

On les cultive fréquemment dans les appartements.

ASPIDITES {ass) n. f. p!.

Fougères fossiles qui présonteiuT par la forme et la nervation de leurs feuille.;, une analogie avec les aspiùics. — Une ASPiDlTE.

ASPIDOBRANCHES {ass — du gr. aspis, idos, bL.iclier, et ùragchia, branchie.:) n. m.

]'l. Soiis-ordre de mollusques gastropodes, renf eiman t ceux dont les branchijs sont réunies par leur bas--. Ils so subdivisent en deux) loupcs:

zeugobranches et scutibranches. (V. ces mots.) Syn. de iuiipidoglosses. — Un aspi-

DOBRANCHE.

ASPIDOGASTER f-rs.v. ipt.is-frr' — du gr. aspis, idos, bourlier, et !/as!i'r. vende n. ni. Genre de vers trématodes l'nlysi.iiniens, famille i s poI\ siomidés, dont les espèces vi\eiit sur divers pois: .>ns d'eau douce. L'espèce type est Vaspidofpister conckicola.

ASPIDOGLOSSE {oss — du gr. aspis, idos, bouclier, et t;l<jssii, langue) n. m. Genre d'asclèpiadacéos, comprenant dis arlin^^seaux grimpants, à feuilles opposées, qui croissent dans l'Afrique ausUale.

ASPIDOLITE iuss — d. ^r. aspis. idos, bouclier, ot lithos, pierre. — L'orthogr. élyniol. serait aspidolituk) u. f. Variété do mica, appartenant au genre biotile.

ASPIDONEGTE (ass — du gr. aspis, idus, bouclier, cl du lat. nectere, tresser en couronne) n. m. Genre de tortues fossiles, caractérisées par un certain nombre de piquants au bord antérieur de la carapace {lorrain tertiaire).

ASPIDOPHORE {ass — du gr. aspis, îdos, bouclier, et phoros. qui porte) adj. Ilist. ïiat. Qui est pourvu d'une enveloppe écailleuse, d'un tégument écailloux.

— n. m. Ichiyol. Genre de poissons. V. cottds.

ASPIDOPTÈRE {ass — du gr. aspis, idos, bouclier, et ptcron. aile) n. m. Genre de malpighiacées, renfermant des arbrisseaux grimpants do l'Asie tropicale.

ASPIDOSAMINE {ass — du gr. aspis, idos, écorce, et do aminé) n. f. Alcaloïde retiré de l'ècorce de quebracho

ASPIIYXII^ — ASPIRATEUR

blanco. I/aMiidosamine est très solublo daD.s l'alcooi. léthcr, le chloroforme; cllo fond à ÏOO».

ASPIDOSPERMATINE (ass, dosn — rad. annidosperme) n. f, Alcaloïde retiré do l'écorco do *5fHt'//ra/-Ao 6/«nco. L'a.spidospormatine. C"iI'*A/'0', est très solublc dans l'alcool, l'éther ot le chloroforme ; elle fond à ICZ* ; clic est lévogyre Tous ses sel» sont amorphes.

ASPIDOSPERME (ass, doss — du gr. aspi», idos, boucher.

» arbres du Urés

ASPIDOSPERMINE fass Alcaloïde retiré de lécorco do quebracho blanco. iJaspi "mine, CIP'Az'O', cristallise on prismes ou en ai

■ rad. aspidosperme) n. f.

dosprrmii

en aiguilles incolores, fusibles à ZOô*. Kilo est solublo dans lalcoo! absolu, le chloroforme, moins solublc dans l'élher ; cllo est lévogyro.

ASPIDURE {(tss — du gr. asnts, idos, écusson, et aura, queue)n. f. Ecliinodermo fossile, du groupe des étoiles do mer. L'aspiduro, qui atteint tout au plus un centimètre do <iiamètre, se trouve dans le trias, et surtout dans le mu.sciielkalk d'Allemagne.

ASPILIA (ass ■■' du gr. aspilos, sans tache) n. f. Gcnro de la famille des cornposées-liélianlhoïdées, comprenant des herbes à feuilles opposées, qui croissent à Madagascar et dans l'Amérique et l'Afrique tropicales.

ASPILOTE [ass — du gr. aspdos, sans tache) n. m. Bot.

Syn. do GÉMOSTOMK.

ASPINWALL. Géogr. V. Colon.

ASPIOLE {ass) n. m. Sylphe, génie malfaisant, fée,

gnome.

ASPIRAIL (n.9«. rail [Il mil.] - rad. aspirer) n. m. Ouverture pratiquée dans un poêle, un fourneau, etc., pour donner passage à l'air : Ménager des aspiraux.

ASPIRAN {ass) n. m. Cépage do l'Hérault, du Gard, do l'Aude. Cultivé pour son fruit excelleul et pour son vin de goût fin, de couleur claire. 7'rois variétés do couleur {noir, gris ot blanc). Taille courte. Terrains rocailleux.

Caractères : souche de moyenne force ; sarments grêles ; feuille duvetée à la face inférieure; grappe moyenne, ;uh-e, .uiii(|ue; grains movcns à chair juteuse, sucrée, à [■■au .paiNsc dun noir violet dans la variété noire.

AsPIRAN, comm. de l'Hérault, arrond. et à 26 kilom. Il LiiiUve; 1.3J8 hab. Ch. de f. Midi. Huileries, moulins à IuiiIhm ; raisin estimé.

ASPIRANGE {ass) n. f. Temps pendant lequel on est asi-iranl.

ASPIRANT, ANTE {ass) adj. Qui aspire, attire par uno sorte de succion : Pompe aspirante et foulante.

— Anton. Foulant.

ASPIRANT, ANTE [ass) n. Celui, celle qui aspire à une . li-is.-. et priiii [paiement à un litre, à une dignité : Une AsEii; AME ,ni hrrvrt Supérieur. La moindre place est cou' voifri- jiar d'-s ct-n(aines ^'aspirants.

— Aspirant de marine. Officier de marine dont le grade est immédiatement inférieur à celui de l'enseigne. Les aspirants s'appelaient autrefois gardes-marine, ci se sont appelés élèves depuis la Restauration jusqu'à la Révolution de 1848.

— Enoycl. Les premiers grades de l'officier de marine sont ceux d'aspirant de 2* classe et d'aspirant de r* classe. Toutefois, l'aspirant de 2" classe n'est pas pleinement officier ; il n'est assimilé à aucun officier de l'armée de terre; il peut être licencié. L'aspirant de 1" classe est officier, assimilé au lieutenant d'artillerie, et supérieur à toute la hiérarchie des sous-officiers ou petit état-major. On devient aspirant de 2" classe après deux années d études à l'Ecole navale (v. ce mot) et qu'on a satisfait à l'examen de sortie, à l'âge de I6 à 19 ans. En quittant l'Ecole, les élèves sont aspirants de 2' classe ou élèves do l'Ecole d'apidication. Hs font alors une année do circumnavigation sur la frégate-école ilphigénie ; et, après avoir satisfait à un examen, ils passent aspirants de 1'" classe, grade dans lequel ils l-esteut do deux à troisans; ilssont répartis à bord des différents bâtiments, où ils font le service en second, commandent les embarcations, et sont logés dans un poste situé àrarrièrc. L'Ecole polytechnique fournil chaque année quatre aspirants do 1" classe, qui doivent passer un examen professionnel avant d'êiro nommés enseignes do vaisseau. Il n'y a plus aujourd'hui d'aspirants volontaires ; mais, en cas do cuerre, on peut nommer des enseignes do vaisseau auxiliaires. Les insignes du grade d'aspirant sont lo galon d'or à la casquette et sur les manches, ot, sur l'épaule droite, l'aiguiliotto d'or; pour la seconde classe, le galou des manches et les aiguillettes sont mêlés d'un liséré bleu.

En Angleterre et dans la plupart des pays étrangers, lo recrutement dos officiers do marine est assuré par des écoles de cadets où les jeunes gens sont en générai admis en grand nombre, ce qui permet d'éliminer peu à peu ceux dont les dispositions ne paraissent pas compatibles avec l'état de marin.

ASPIRATEUR, TRICE -i^s) n. Qui a rapport à l'aspiration, qui aspire : La force aspiratrice des végétaux.

— .Vnton. Expirateur, trice.

ASPIRATEUR {ass) n. m. Mécan. Nom donné à divers appareils dont le rôle est d'aspirer la vapeur, l'air, les liquides ou les aaz.

— Aspirateur hydro-pneumatique, Appared appliqué aui machines à papier pour remplacer les pompes aspirantes, et dans lequel l'aspiration, produite par lécoulemcnt de l'eau, est un effet d'entraînement analogao à celui qui se produit dans la trompe.

Aspirants : 1. En 1^48; 2. De dos Jours.

ASPIRATIF — ASSAGIR

— Méd. Pompe aspirante, employée en médecine pour évacuer les gaz ou les liquides accumulés dans l'organisme, comme dans la pleurésie, l'ascite, les abcès par congestion.

— Plivs. et cliim. Instrument destiné à aspirer, à enirairior un fluide quelconque, liquide ou gazeux. (On emploie L'cnéralement à cet effet le vide produit par l'écoulement d'un liquide.)

— liiN-cYCL. Méd. li'aspirateur le plus employé est celui lit? Putain, qui se compose d'une petite pompe à main, à la lois aspirante et foulante; d'une bouteille dont le bouchon a doux tubes à robinets : l'un se rendant à la pompe, l'autre terminé par un trocart. Le trocart ayant été enfoncé dans la cavité à creuser, et le vide fait dans la bouteille, on retire l'aiguille du trocart : le fluide à évacuer sort par la lumière de la canule, et vient tomberdans la bouteille. On peut au£;menler, ou diminuer, la rapidité de l'êcoulcmenl en faisant le vide plus ou moins complot. Quand la

Aspirateur de Potain : P, corps de pompe; A, voie d'aspiration ; C, voie de coiiipression ; T, tubes de caoutchouc ; O, tube de

verre servaat de témoiu ; H, trûca.rt; B, bouteillebouteille est pleine, on la remplace par une autre, après avoir eu soin de refermer le robinet sur le lube de la canule. En mettant le tube sur l'ajutage do compression, le mémo instrument peut servir pour injecter des solutions médicamenteuses.

— Physiq. et chim. I.e plus simple des aspirateurs employés en physique et en chimie se compose d'un récipient ayant la forme d'un cylindre mélallique, terminé

Ear deux cônes et porté par un trépied. c cône supérieur communique avec le récipient contenant le gaz à aspirer: le cône inférieur possède un robinet permettant de faire écouler le liquide dont l'appareil a été préalablement rempli. On peut d'ailleurs calculer le volume aspiré, connaissant le volume de l'appareil, la température et la pression du gaz: ces nombres se mesurent directement. Il faut, a\ fc cet appareil, renouveler le liquide à iliaque o|iération ; pour remédier à cet inconvénient, on se sert souvent d'un aspirateur double, qui se compose, en réalité, de deux aspirateurs simples A A', reliés . par le robinet B. A étant rempli de li- — quide, l'appareil peut fonctionner constamment : il suffit de le retourner en met- Aspirateur Unt S ou S' successivement en commu- (l»nysiq-etchin: nication avec le récipient contenant le gaz à absorbe Quand un a btsoin d'un aspirateur plus énergique, on

Expirateur.

ASPIRATIF, IVE [uss) adj. Qui se prononce, qui fait prniiuiicer avec aspiration ; La lettreh, dans certains mots Irançuis. et l'esprit rude en grec, sont des signes aspiratifs.

ASPIRATION {ass,si — lat. aspiratio) n. f. Action d'aspirer en faisant le vide : ^'aspiration de l'eau par une pompe.

— Fig. Mouvement, élan de l'âme vers quelque chose : La nature de l'homme est composée (^'aspirations infinies, que notre condition présente ne peut satisfaire. (H. Taine.)

— Linguist. Action d'émettre un son avec un souffle : Pour prononcer la syllabe ha dans o hache » , il faut une AS-

PIHAT10N. V. H.

— Mécan. Action d'aspirer la vapeur, l'air, les liauiJes ou les gaz à l'aide d'appareils spéciaux, il Soupape a'aspirn/ii,)/. Soupape par laquelle le liquide se précipite dans Mil «urps de pompe, li Tuyau d'aspiration, Tuyau par lequel lo liquide est amené du réservoir à la soupape d'aspiration.

— Mus. Inflexion de voix par laquelle on traîne le son de la note inférieure à la note supérieure, ii Défaut du chanteur qui aspire les voyelles et même les consonnes vuitiales. Il Sorte d'agrément sur le clavecin.

— Encycl. Linguist. Le phénomène improprement appelé aspiration est produit par le courant dair qui sort de la bouche au moment de ^expiration : il peut accompagner l'émission des voyelles, comme celle des consonnes. t?i l'air sort doucement et naturellement, l'aspiration est faible, comme celle qui est marquée par l'esprit doux en grec, Y h espagnol, our/(dit » muet u en français. Au contraire, s'il fait explosion avec effort, l'aspiration est forte, comme dans les mots qui commencent par un esprit rude en grec, et par un h dans les langues germaniques. L'importance de ce phénomène est très variable, suivant les langues : le sanscrit était riche en aspirées ; en allemand et en anglais, \'h est fortement aspiré; en grec ancien, l'esprit rit'lo èiait le signe d'une aspiration énergique. En latin, au contraire, l'aspiration, forte à l'origine, na pas cessé de satfuiblir, pour disparaître presque dans les langues romanes : r'pst â l'influence allemande que le français doit d'avoir conservé 17) aspiré dans quelques niiji>. T/// est nim-t <■! purement étymologique en t- |:i. Il !■' iii- !. ti n iialicns où il s'est conserM ' i | i i ; | , nul, est relativement récent i, i ,, ,' ; i.ii.iro.

Il esta remarquai ^'i" 1 a-i ir.irii n. l;.iil.lr ^'ii li.i'tc. tient lieu fréquemment d'iim- cuiisûnno disparue ; en grec, l'esprit (luux représente souvent un digamma, et l'esprit rude un sigma ou un jnd ; en espagnol, ïh est parfois l'équivalent d'un f primitif.

— Anton. Expiration.

ASPIRATOIRE [ass) adj. Qui appartient, qui a rapport à l'aspiration : Un mouvement aspiratoire uousse l'aliment vers le {,u>iier. (Brill.-Sav.)

ASPIRÉE {ass) n. f. Lettre qui a, qui porte une aspiration : Le f/rec a, pur7ni les consonnes, trois ASPIRÉES, qu'on ^yure en français ph, ch, th.

ASPIRER (ass — lat. aspirare ; de a pour ad, à, et spirare. souffler) v. a. Absorber, attirer en faisant le vide ou en diminuant la pression intérieure de l'air ; Les ventouses ASPIRENT le sang contenu dans les vaisseaux. Il Se dit particuliorem. de l'action des poumons qui attirent, en se dilatant, l'air ou les gaz ambiants : Aspirer l'air frais.

— Fig. : Absorber en soi, attirer à soi, se pénétrer de :

Lorsque, sur le sillon, l'oiseau chante à l'aurore, Le laboureur s'arrête, et le Iront en sueur, Aspire dans l'air pur un souffle de bonheur

A. DE Musset.

— Se dit aussi des corps que, par un mouvement analogue, on attire dans l'intérieur des fosses nasales : Aspirer une prise de tabac.

— Par ext. Attirer, faire monter vers soi ; Le soleil aspirk la rosée. (Lamart.)

— Phouét. Prononcer avec aspiration. V. aspiration.

— V. n. Prétendre à, avoir le désir de. (Est ordinairem. suivi de la prépos. à et quelquefois de l'adv. où : Aspirer .\rx hotmeurs, AtJ pouvoir. l'^anklin aspira à une sorte de perfection humaine. (Mignet.)

— Allus. LiTTÉR. : Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre. Vers de Corneille dans Cinna. acte II, scène i". Aui^uste fait part à Cinna et à Maxime de son intention d'abdiquer l'empire :

L'ambition déplait quand elle est assouvie, D'une contraire ardeur son ardeur est suivie: Et comme notre esprit, jusqu'au dernier soupir. Toujours vers quelque objet pousse quelque désir, Il se ramène en soi, n'ayant plus où se prendre, Et, monté sur le faîte, il aspire a descendre. Ce beau vers, que Racine faisait admirera ses enfants, exprime énergiquement la satiété, le dégoût de l'homme parvenu au faite des honneurs, de la puissance, etc.

S'aspirer, v. pr. Etre aspiré : Lair s'aspire par la bouche et par le nez.

— Syn. Aspirer, prétendre. On aspire à une chose que l'on désire. On prétend à une chose à laquelle on a ou 1 on croit avoir des droits.

— Anton. Expirer, souffler.

ASPIS (du gr. aspis. bouclier) ou Gl'YPEA {du la'., cbjpeus, bouclier), promontoire et ville de l'anc. Afrique, au S.-E- de Carthage. La ville, fondée par Agathocle, tyran de Sicile, fut prise par les Romains, dans la première guerre punique.

ASPISTÈRE {ass-piss) n. f. Bot. Syn. du genre par-

ASPIURE {ass — du gr. aspis, écorce, et oura, queue) n. f. Poussière de charbon de terre provenant du triage, et employée à la fabrication des agglomérés.

ASPIU5 {spi-uss) ou ASPE {ass) n. m. Genre de poissons ptiysostomes abdominaux, famille des cvprinidés, à corps ubidug, à nageoire dorsale courte et tlépourvue de piijuants. La mâchoire inférieure est proéminente et les dents pharyngiennes crochues. L'espèce principale est Vas/iius rapaj; (|u'on trouve dans les mors de l'Europe orientale.

ASPIX n. m. Techn. "V. aspe.

ASPLÉNIE n. f. OU ASPLENION, ASPLÊNIUM inss, ni-07n') n. m. (lat.

iispli-niiiin : du gr. a priv., et splni, spiénos, rate). Bot. Genre de fougères, de la famille des polypodiacées, très nombreuses en espèces, dont les principales sont : Yasplénie noire, Yasplénie rue des murailles, et Yasplénie polytric.

— Encycl. Paiéont. Les asplénies .se montrent dans le jurassique moyen. Le degré élevé de leur organisation, la petitesse de leurs ^po^anges et leur multiplicité ont favorisé leur dissémination et permis de pi tage manifeste sur tous les autres groupe

ASPORINE, planète télescopique, n" 2iG, découverte par Borrelly, le 6 mars 1885.

ASPOROTRIGHE OU ASPEROTHICHE {ass'j n. m. Bot.

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