‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 489 sur 828 · L. Racine · texte numérisé non relu

L. Racine

— Fig. Contenter, satisfaire : Assouvir sun ambition, sa haine, sa vengeance.

Assouvis tes regards ; jouis de ma souffrance.

Lamartine.

S'assouvir, v. pr. Se repaître jusqu'à satiété : Loup qui .s'assouvit. Il Fig. Se satisfaire, être satisfait, rassasié : Jl ij a deux faims qui ne s'assouvissent Jamais ; ce^ie de la scnnce et celle des richesses. (Max. orient.)

— Syn. Assouvir, étancher. Etancher emporte l'idée d'un liquide : Etancher so soif. — Mais, bien que assouvir, qui f^iL,'iiiIîe essentiellement rassasier, se dise particulièrement <!'• la faim et des choses solides, il peut cependant se dire aussi des choses liquides : Ses ennemis s'assouvissaient de son sang. (Bossuet.)

ASSOITVISSEMENT (rad. assouvir) n. m. Au prop. et au li;.'., Action de.satisfaire pleinement; état de ce qui est assMuvi : Z-'assocvisskment rfe nos passions anime avec lai Iriir châtiment, qui est la satiété. (Lewis.)

AsSU, ville du Brésil (prov. de Rio-Grande du Nord), MU le rio Assit; 8.900 hab.

ASSUA, rîv. de l'Afrique équinoxiale, affl. de dr. du Nil Blanc, cuuiluant avec ce douve un peu eu aval de Doutilé.

ASSUDESTIE (dèss) n. f. S'emploio parfois pour asui>kstie. V. ce mot.

ASSUÉRUS, roi de Perse (probablement le mémo que X'-rj-Ps ou Artaxerxès Longue- Main). Suivant l'Ecriture, il épousa la Juive Esther, qui lui fit rendre un édit favorable a ^los coreligionnaires. Y. Esther.

ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. Soumettre, rendre sou sujet, ranger sous sa domination : Assujettir une na- (tiin. Philippe assujettit toute la Grèce.

— Particulièrem. Fixer une chose de manière qu'elle soit stable et immobile : Assujettir itn mât, une poutre.

— Par ext. Astreindre, enchaîner : Certains emplois assujettissent beaucoup, il Contraindre d'accepter, d'obtenipiVer,de se soumettre ou de se conformer à : Corneille nous assujettit à ses caractères et à ses idées. (La Bruy.)

— Fig. Dompter, soumettre à. une domination morale : Tnutes les passions sont mauvaises, quand o?i s'y laisse assujettir. (J.-J. Rouss.)

— Art. vétér. Assujettir un animal, Lo contenir dans la position la plus favorable pour l'opérer, le panser, etc.

— Manèg. Assujettir un cheval, Le conduire de manière que les épaules et les hanches no sortent point de la piste.

1 Assujettir la croupe d'un cheval, La fixer avec la rêne de : lans et la jambe de dehors.

S'assujettir, v. pr. Se soumettre, s'astreindre à : L'homme ,' s'assujettit aux usages. (Laharpo.)

Syn. Asservir, soumettre, subjuguer. V. asservir. Anton. Décharger, dégager, délivrer, dispenser, exempter.

- Èncycl. Art vétér. Lorsqu'on veut pratiquer une l'iiération chirurgicale sur un animal domestique, on WissHJettit, c'est-à-dire qu'on lo contient de manière qu'il m- puisse nuire par la violence et la spontanéité de ses iiii>uveraents. Plusieurs moyens sont employés pour rendre ii's animaux aussi inoffensifs (jue possible : les moyens i'i^nms ou de douceur, qui consistent à caresser l'animal, i l'influencer de la voix, du regard, du geste, à le priver iinmentanëment de la vue à laide d'un voilo placé sur ■ s \ eux. enfin à employer les agents dits «anesthésiques »;

moyens dérivatifs; les moyens mécaniques de conten-

I consistant dans l'application sur les animaux do

■is appareils destinés à limiter leurs mouvements, à

i, primer leurs moyens de défense, et à les maintenir

i.Mis les positions les plus favorables pour la sûreté de

i up.'rateur et de l'opéré.

ASSUJETTISSANT, ANTE OU ASSUJÉTISSANT, ANTE j Ij. Qui oblige à une grande sujétion, à beaucoup d'assiduité : A'/n^j/of,!, mi'ders assujettissants.

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