‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 495 sur 828 · ASSYRIE — ASIATIQUE · texte numérisé non relu

ASSYRIE — ASIATIQUE

726. Salman-Asar IV { Salmanu-bar) lui succéda. C'est le Salmanasar de la Bible ; il a régné cinq ans sur le royaume d'Assyrie et d'Akkad, et mourut au mois tébet (décembre-jaavier), le douzième jour. Son court règne a été illustré par le siège de Samarie, dont il ne vit pas la tin.

ni. Nlnivk. V. ce mot.

721. Sargon (Sar-kin), d'après la liste assyrienne, monta sur le trône de Ninive, le jour de la mort de son prédécesseur. Nous devons remarquer que Sargon est le fondateur d'une nouvelle dynastie, qui a régné sur l'Assyrie jusqu'à la chute de Ninive et de l'empire. Sargon ne se rattache pas par sa naissance à la dynastie précédente; aucun dociunent ne fait connaître ses ancêtres. Sargon demeurait d'abord à Calach. Ninive avait subi déjà une destruction dont on ignore la date et la cause; il ne songea pas à la restaurer, et, quand il voulut (juitter Calach, il alla fonder une ville nouvelle dans la plaine de Maganubba, à 20 kilomètres au N. de Ninive, et il lui donna son nom, Dur- Sarki'n. Cet endroit porte aujourd'hui le nom de Khorsabad, et c'est là q^u'on a trouvé toute l'histoire de Sargon. Ce prince a suivi avec succès la politique de conquête de s^s prédécesseurs, et poursuivi cette série de guerres interminables nécessitées par les soulèvements continuels des pays insoumis. Sargon mourut assassiné par un nommé Bel-Kaspaï, le douzième jour du mois tébet (décembre-janvier) de Vannée de Pakar-Bel (704 av. J.-C).

704. Sennachérib, son fils, lui succéda. Sennachérib ne s'est pas écarté de la politique de son père : il a soumis définitivement la Cbaldée, il a maintenu sous sa dépendance les petits Etats du bord de la mer, et il vint assiéger Ezéchias dans Jérusalem; il avait déjà soumis quarantequatre villes dépendant du royaume de Juda, lorsqu'il leva le siège, sans que les inscriptions, pas plus que la Bible ou Hérodote, donnent un motil sérieux de cette retraite.

Sennachérib a régné vingt-trois ans. Toutes les sources de l'histoire s'accordent à dire, comme les inscriptions, qu'il mourut assassiné par dea-v de ses fils.

690. Le fils aîné de Sennachérib avait été nommé roi de Babylone, et les deux assassins avaient pris la fuite sans recueillir le fruit de leur forfait. Ce fut ainsi que le quatrième fils de Sennachérib, Assarhaddon (Assur-akhi-idin) monta sur le trône. Ce prince est connu par la Bible, par les auteurs grecs, et l'histoire de son règne est longuement racontée par les inscriptions. Assarhaddon a maintenu avec une grande fermeté les conquêtes de son père. L'Arabie s'étant révoltée, il la fit rentrer dans le devoir ; il reçut la soumission de la reine, et mit à sa place une de ses favorites, nommée Tabouya. Assarhaddon est le premier prince assyrien qui ait pénétré victorieusement en Egypte, et qui ait pu ajouter à ses titres celui de » roi d'Egypte et d'Ethiopie i-. Assarhaddon, atteint d'une maladie grave, abdiqua en faveur de son fils, Assur-bani-pai, en se réservant la souveraineté de Babylone, où il continua de régner jusqu'à sa mort, qui eut lieu deux ans après.

667. Assur-bani-pai habitait Ninive, dans le palais commencé par Sennachérib, sua grand-père, et qu'il termina, en lui donnant ime grande splendeur. C'est là que l'art assyrien se montre dans toute la perfection ; c'est là que se sont trouvés réunis les documents qui servent à éclairer d'un jour si inattendu toute l'histoire assyro-cbaldéenne, dans une immense bibliothèque que les scribes d'Assurbani-pal avaient formée sous sa direction, et dont on a recueilli de si nombreux débris. Assur-bani-pal a maintenu toutes les conquêtes de son prédécesseur, malgré une formidable insurrection suscitée par son frère, qu'il avait nommé roi de Babylone; elle éclata en Chaldée, et il alla en poursuivre les fauteursjusqu'au pays d'Elam, qu'il soumit à son empire. Quelques savants ont voulu identifier Assur-bani-pai au Sardanapale des Grecs ; mais rien n'est venu jusqu'ici justifier cette hypothèse.

Assur-bani-pai n'est pas le dernier souverain d'Assyrie ; on cite après lui plusieurs rois, sur le règne desquels on n'a, toutefois, que peu de détails: c'est d'abord Assar-edilani, qui se dit hls d' Assur-bani-pai et petit-fils d'Assarhaddon; puis un autre souverain, Bel-zikir-iskun, dont on ne connaît pas la généalogie, mais qui se dit encore roi d'Assyrie. Le silence se fait alors sur les temps troublés qui ont précédé la chute de Ninive et la destruction du grand empire d'Assyrie.

La civilisation de la haute Asie semble avoir pris naissance en Chaldée, dans la Mésopotamie inférieure, et s'être propagée en remontant le cours du Tigre et de l'Euphrate.

— Religion. Le principe religieux repose sur un polythéisme très compliqué, au sommet duquel on distingue Assur, le dieu spécial de l'Assyrie, et qui ne se retrouve pas dans le panthéon chaldéen. Au-dessous d'Assur, on distingue un certain nombre de divinités, dont on ne peut déterminer la hiérarchie.

Le culte comprend des prières, des hymnes, des sacrifices. Les débris de la bibliothèque do Ninive ont conservé de nombreus-^ formules de prières, et nous ont appris en quoi consistaient les sacrifices : on immolait principalement des bœufs, des moutons, des chèvres. II paraît que les sacrifices humains n'ont pas été inconnus à une certaine époque, particulièrement en Chaldée; des monuments semblent en avoir conservé la tradition.

La religion n'a pas été exempte de superstitions ; il est même assez difficile de préciser la limite qui l'en sépare. La magie a pris, dans tous les cas, une place importante dans les croyances populaires.

— Politique. Le gouvernement était, en Assvrie, l'expression d'une théocratie militaire absolue. Les "rois tiennent directement leur pouvoir dos dieux, « qui los ont formés dans le sein de leurs mères pour régner sur les hommes et les soumettre à leur puissance». La guerre n'avait d'autre but que d'accroître la puissance royale et le triomphe d'Assur; elle devenait ainsi une nécessité continuelle. Le souverain commandait presque toujours en personne, et poursuivait la victoire avec persévérance et férocité. Aussi la terreur qu'inspirait l'approche de l'envahisseur suffisait quelquefois pour assurer la soumission des villes et des provinces. Malheur, en eflTet, aux localités qui avaient des velléités de résistance : eltes étaient livrées aux flammes; quant aux habitants, ils étaient passés au fil de l'épée, ou transportés en esclavage dans des contrées lointaines. « J'ai fait construire, dit un roi d'Assyrie, un mur devant la grande porte de la ville, et j'v ai fait murer des captifs; j'en ai fait écorcher vivants un certain nombre en ma présence, et j'ai fait étendre leur peau sur le mur ; d'autres ont été mis en croix ou sur des pals; les créneaux do la ville ont été couronnés avec des

têtes des vaincus, et j'ai fait avec leurs corps des guirlandes autour des remparts. »

— Art. L'art avait atteint, sous Assur-bani-pai, un haut degré de perfection. L'architecture revêt moins d'individualité et de variété que la sculpture; c'est toujours une série de grandes salles et de couloirs qui répondent aux exigences traditionnsUis des princes de ces contrées. Il y a d'abord les appartements de réception; puis les appartements particulier.' du prince, avec son harem; enfin, los communs, pour le logement des gardes, des gens de service, des chars et Ù35J animaux. La sculpture était répandue à profusion, à l'extérieur et à l'intérieur du palais. Aux portes, de grands taïueaux ailés semblaient veiller à la garde du prince ; puis des figures colossales, empruntées surtout à la mythologie, continuaient la décoration extérieure. A l'intérieur, se déroulaient les épisodes des principales victoires du prince, puis ses chasses, et quelquefois les détails de la construction du palais. Ces épisodes couvraient souvent plusieurs kilomètres de murailles. Il est évident qu'une telle entreprise ne pouvait être l'œuvre d'un seul artiste. On sont, cependant, qu'il y avait une direction unique qui présidait à l'ensemble. Le maître se chargeait des scènes principales, et il imposait un poncif à des artistes ::;ubalternes, qui devaient compléter la décoration. En général, les tîgures se présentent de profil; l'œil, taillé dans le nez, donne un aspect particulièrement étrange aux physionomies, et on est porté à croire, au premier abord, que l'artiste n'exécute que des sujets de convention; mais, avec un peu d'attention, on s'aperçoit bientôt que le maître a su distinguer les individualités, les vainqueurs des vaincus, et, parmi ceux-ci, les diiTérentes races : Egyptiens, Syriens, Juifs ou Hétéens, ont tous un type particulier. C'est surtout dans la représentation des figures royales qu'on peut juger avec quelle recherche de la vérité l'artiste a essayé de rendre leurs traits. Ce sont de véritables portraits.

La manière dont les animaux sont représentés n'est pas moins remarquable ; dans certaines grandes chasses où le souverain combat les fauves, les lions sont toujours représentés avec un grand talent. La Lionne mourante (bas-relief d'Assur-bani-pal) peut être considérée, à toutes les époques, comme un véritable chef-d'œuvre. Les chevaux, les bœufs, les chèvres et les moutons sont généralement très soignés, et d'une grande vérité. Les arbres laissent beaucoup à désirer, et le paysage manque absolument de perspective.

La peinture intervenait fréquemment dans la décoration ; les bas-reliefs étaient souvent enduits de couleurs; l'emploi des briques émaillées entrait pour beaucoup dans la décoration, et produisait des eflTetsdont on a pu admirer les heureuses combinaisons.

Le travail des pierres précieuses et des métaux avait de nombreuses applications, dont on admire encore la perfection. Enfin, on peut également se rendre compte de la richesse de l'ameublement des demeures princières. On employait le bronze damasquiné d'or pour le trône des rois, et des meubles précieux étaient incrustés d'ébène et d'ivoire, tandis qu'aux grandes baies on suspendait de magnifiques draperies, pour en achever la décoration.

— Science. La science était à la hauteur de ces merveilles. On peut conjecturer ce qu'elle devait être relativement à notre époque, quand on songe que les grands principes des sciences exactes, eu mathématiques et en astronomie, avaient été posés en Chaldée plus de trente siècles avant notre ère, et s'étaient développés avec une marche lente, mais sûre, qui n'a été arrêtée, au vu* siècle que par la chute do l'empire assyrien.

— BiBLiOGB. Les études assyriennes ont pris un développement si considérable, que nous sommes obligés de nous restreindre ici, et d'indiquer seulement les principaux ouvrages de ceux qui oni fait les premières découvertes : Botta, Mor.ument de Ninive, découvert et décrit par P.-E. Botta, mesuré et dessiné par G. Flandin (Paris, 1847-1850); Place, Ninive et l'Assyrie (Paris, 1866-1869); Layard,iVm^e^ andits remams (Londres, 1849); Discoveries in the ruins of Nineveh (Londres, 1851-1853); Inscriptions in the cuneiform characters from Assyrian Âfonuments {Londres, 1851); G. Smith, Assyrian Discoveries (Londres, 1855); H. Rawlinson, Mevioir of the Bcîbylonian and Assyrian Inscriptions (Londres, 1851); Rawlinson, Norris, G. Smith, T. Pinches, the Cuneiform Inscriptions of Western Asia (Londres, 1861-1884); Oppert, Expédition scientifique en Mésopotamie (Paris, IS5S-1»63); Histoire des empires de Chaldée et d'Assyrie; Extrait des annales de philosophie chrétietine (1865); Menant, Aniiales des rois d'Assyrie {ïSli); Lenormant, Lettres assyriologiques (Paris, 1871-1880) ; Norris, Assyrian Dictionary (les trois premiers volumes sont seuls publiés), [Londres. 1868-70-72]; Delitzscfa, Assyrian N^frfî'es (1874-1878]; Delatre, les Inscriptions historiques de Ni7tive et de Babylone (1859), etc.

ASSTRIE (PROVINCE ROMAINE d'). A existô Seulement de 115 à 117 ap. J.-C.

Assyrien, ENNE {in, en') celui, celle qui habite l'Assyrie. — Les Assyriens.

' — Adjectiv. Qui appartient à l'Assyrie ou à ses habitants : Histoire assyrienne.

— n. m. Langue parlée parles Assyriens. "V. cunéiforme. ASSYRIOLOGIE (de Assyrie, et du gr. logos, traité, étude)

n. f. Partie de la science qui s'occupe de ce qui se rapporte aux antiquités, à la littérature, à la langue de l'Assyrie.

ASSTRIOLOGUE n. m. Celui qui s'occupe d'assyriologie.

AST (George-Antoine-Frédéric), érudit et philosophe allemand, né à Gotha en 1778, mort à Munich en 1841, professa les littératures anciennes à Landshut et à Munich, et devint membre de l'académie des sciences de cette dernière ville et conseiller aulique. Il s'appliqua surtout à développer les idées de Schelling. On cite surtout sa Vie de Platon et ses écrits sur ce philosophe, des œuvres duquel il a donné en latin une traduction avec des commentaires. Il a contesté l'authenticité des Lois et deplusieursdialogues.

ASTABÈNE, anc. contrée dépendant de la Perse, s'étendaut le long de la mer Caspienne ; auj. le Daghestan.

ASTABORAS, nom ancien du Tacazzé, ou Atbarah, rivière de l'Ethiopie, confluant avec le Nil près de Méroé.

ASTACIDÉS (a^s— rad. astacus, écrevisso) n . m .pi. Famille de crustacés décapodes macroures, renfermant les formes , qui, comme Técrovisse ot le homard, ont les pattes de la pre- 1 mière paire antérieure armées de pinces didact yles. Genres principaux : homard, écrevisse (astacus). — Un astacidé. |

ASTACUS (ass, kuss — gr. astakos, écrevisse) n. m. Nom scientifique de l'écrevisse. V. écrevisse.

Astacus, ville de l'anc. Asie Mineure (Bithynie), sur le golfe Astacenus. non loin de Nicomédie (Ismid); détruite par Lysimaque. — Ville maritime de l'anc. Grèce (Acarnaoie).

Astacus, fils de Neptune et de la nymphe Olbie, donna son nom à la colonie mégarienne qui fonda Astacus, en Bithynie.

Astacus {ass, kuss), un des noms de la constellation du Cancer.

ASTAFFORT, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), sur le Gers, arrond. et à 19 kilom. d'Agen ; 2.059 hab. Ch. de f. Midi. — Le cant. a 8 comm. et 7.548 hab.

ASTAPA, ville de l'anc. Espagne (Bétique). Les habitants, assiégés par les Romains, se firent tuer jusqu'au dernier, après avoir allumé un immense bûcher sur lequel ils avaient placé femmes, vieillards et enfants. Auj. la ville de Estepa la Vieja (prov. de Séville).

ASTAPUS ou ASTUSAPES, nom anc. du Nil Bleu ou Baiir-el-Azrak, en Ethiopie.

ASTARAC (comté d'). Ce comté, pays du dép. du Gers, est le plus ancien démembrement du pagus Fidentiacus (ou Fezensac). Il fut donné en apanage, au x« siècle, à Arnaud, troisième fils de Garcias-Sanche, dit » Courbé», duc de Gascogne, dont les descendants portèrent le titre de comtes d'Astarac, pendant dix-huit générations. Le comté d'Astarac suivit ensuite la fortune de la maison de Foix. Au xvm" siècle, l'Astarac forma une des cinq élections de la généralité d'Auch. (Les habitants de l'Astarac sont dits Astaraquois.)

ASTA Régla, ville ruinée de l'anc. Bétique (Espagne), près de Jerez. Victoire du préteur Gains Atinius sur les Lusitaniens (136 av. J.-C.).

ASTAROTH, petite ville de la Palestine, comprise dans la demi-tribu de Manassé, au delà du Jourdain, pays de Basan.

ASTAROTH. Mvth. syr. Autre nom d'AsTARTÊ.V.ce nom.

— Astron. Un de noms de la planète Vénus. ASTARRITA (Janvier), compositeur de musique, né à

Naples en 1749, mort dans les premières années du XIX* siècle. Il a composé une vingtaine d'opéras, oubliés aujourd'hui. Celui de Circé et Ulysse eut un succès prodigieux. Son inspiration était aimable, mais sans originalité, et son orchestre était trop grêle.

ASTARTÉ. Ce nom désigne la déesse adorée chez tous les peuples sémitiques, et qui s'appelait chez les Phéniciens Istar, chez les Arabes Afhtar, chez les Phéniciens et les Hébreux Astoret.

— Enctcl. Astarté était une divinité sidérale et constamment associée à Baal. Penê-Baal « face de Baal ». Selem-Baal (SalambO, « image de Baal « ), sont des épitnètes qui lui sont souvent données, et ces épithètes deviennent à leur tour de véritables noms propres. Etant à la fois Vénus et la Lune, elle est considérée tour à tour comme une déesse vierge et une déesse mère. De là, dans son culte, des cérémonies et des actes symboliques qui se transformaient aisément en scènes de débauche, aboutissant à des excès sanguinaires et cruels. Comme Baal, elle a été souvent honorée par des sacrifices humains, surtout par des holocaustes d'enfants. On retrouve dans le culte de l'Aphrodite grecque les principaux traits de celui d'Astarté. Il est même probable que le nom de Aphrodite ( n Astoret » , « Aphtoret » , « Aphrodite » ) et celui d'Amphitrite (Amphtoret) ne sont que des altérations du nom de « Astarté ».

ASTARTÉE {ass — de Astarté, nom myth.) n. f. Bot. Genre de myrtacées, renfermant vî^"'^"'*' des arbrisseaux de la terre de Van-Diémen. ^(Louvrer^

— MolL Genre de mollusques lamellibranches, à coquille équivalve, close, comprimée, épaisse et ornée de sillons ou de stries concentriques, à dents latérales rudimentaires, à manteau muni d'un bord lisse ou légèrement frangé, et à orifice branchial à bord saillant. (On ne connaît actuellement qu'une vingtaine d'espèces, habitant les mers glaciales.) ii On écrit aussi astarté (masc).

— Paléont. Les astartées fossiles débutent dans le silurien ; elles sont très nombreuses dans les dépôts secondaires, et caractérisent Vétage astartien.

ASTARTIEW {ass — de astartée, nom de mollusque) n. m. Nom donné à la partie supérieure de l'étage corallien ou séquanien. Ce terrain est caractérisé par le calcaire a astartées.

ASTASIÉS {ass — du gr. a priv., et stasis, station, parce qu'on ne savait oïl placer exactement ces êtres) n. m. pi. Groupe de j '•otozoaires flagellâtes , renfermant les euglènes et formes voisines. — Un ASTASIÉ.

ASTATA {ass — du gr.

astatos, inquiet) n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aig^uillon, famille des crabronidés, r^^nfermant de petites J-^rmes ravisseuses, réparties dans les cinq parties du monde, et qui appro- a t- 1 ( ■> f i visionnent leurs terriers ^aaigr. oit,). avec de petites blattes, des pentatomes, des mouches,

ASTATHE {ass — du gr. a priv., et stathés, stable) n. f. Nom donné par Hartig à la couche de cellulose la plus interne des cellules végétales, qui se gonfle le plus sous l'action de l'acide sulfurique. (Ce terme est actuellement abandonné des botanistes.)

ASTATIENS {ass, in — du gr. astatos, inconstant) n. m. pi. Hérétiquesdu ix" siècle qui soutenaient les erreurs des manichéens, et que l'on confond, suivant les pays, avec les Bohémiens, Egyptiens, Gitanos, etc. — Un astatien.

ASTATIQUE (gr. astatikos. même sens; de a priv., et istihni, je suis immobile) adj. Mobile, sans fixité.

— Système astatique. Corps ou ^système de corps présentant l'état d'équilibre indifférent.' V. équilibre.

— Kncycl. Aifjuilles asiatiques. Ces aiguilles sorvorit à découvrir dans lés corps do très faibles actions magnétiques, qui no pourraient pas ôtro mises on évidence par dos aiguilles ordinaires, soumises ù la force magnétique do la terre. La disposition la plus fréquemment omployoo confiisto à prendre deux aiguilles égales, également aimantées, et à les Hxor paral- IMomontet horizontalement par leur miiieu à un til vertical de cuivre, suspendu à un fil de soie, eu ayant soin do placer le pôle nord d'une des aiguilles on regard du pôle sud do l'autre.

AlgutUes aatatlqi

AsTBURY (J.), industriel anglais, né on 1678, mort en 17-13. Il porlbctionna la iabricalion do la poterie, ot employa le premier la torro de pipe pour la confection do la vaisselle do cuisine.

ASTE (assf — corrupt. do haste, du lat. hasta, lance) n. m. Hampe, manche do certains outils : Asïk de (lafTc. AsTK de fauhert. (N'est usité que sur les bords de la Méditerranoo.) il Dans la marine ancienne, synonyme do HAMPE. Il Dans la galère du xvr siècle, l'aste de bandièro est le bâton de pavillon, il On écrit aussi, et mieux, haste.

ASTE (asst' — du lat. hasta, lance) n. f. Branche à fruit conservée plus ou moins longue sur la vigne, dite aussi courgée, vinée, pleyon, arcfiet, santelle, /lèche, tiret, etc.

ASTÉISME {ass, iss — gr. astf'ismos, urbanité; de astii, ville) n. m. Ironie délicate ot ingénieuse par laquelle on déguise la louange ou la flatterie sous l'apparence du blàmo et du reproche : BoUeau, dans le Lutrin, donne vn bel exemple flf'ASTBiSME, quand la Mollesse persan ni fivc, sous prétexte de se plaindre de Louis XJV, en fait un éloge magnifique. (Beauzée.)

ASTÉLIE {ass — de Astet, n. pr.) n. f. Genre qui a donné son nom au groupe des astéliées et comprenant des herlios de Van-Diémen et de la Nouvelle-Zélande, des îles Sandwich ot de l'Amérique antarctique, qui vivent en parasites sur les troncs d'arbres.

ASTELL (Marie), savante anglaise, née à Newcastle en 1668, morte à Chelsea en I7:îl. Elle était fort instruite dans la théologie, les mathématiques et les langues. On connaît surtout d'elle les ouvrages suivants : Essai de défense du sexe féminin (Londres, 1696) ; Réflexions sur le viariage (Londres, 1700).

ASTELME {ass — du gr. a priv., et stelma, ceinture)

n. f. SyN. do HBLIPTERUM.

ASTEMIO (Laurent). V. Abstemuîs.

A5TEMME {ass — du gr. a priv., et siemma, couronne, bandeau) n. m. Genre de plantes de la famille des composées, tribu des sénécionidées, indigènes du Pérou.

ASTEN (Frédéric-Emile d'), astronome allemand, né à Cologne en 1842, mort à Saint-Pétersbourg en 1878. Il étudia la philosophie et l'astronomie à l'université de Bonn, sous la direction d'Argelander. Il publia une dissertation sur la comète de 1858 (comète de Donati), et s'occupa ensuite d'études sur les astéroïdes Terpsichore et Diane, sur les comètes, etc. Il entreprit, en collaboration avec Becker, de calculer les éphémérides de la comète d'Encke, dont il a déterminé à nouveau les éléments. Ses recherches le menèrent aux résultats suivants : la masse terrestre augmente et, par suite, aussi la parallaxe solaire ; la masse de Jupiter et de Mercure diminue, ainsi que l'oxcentricité dos orbites cométaires, ce qui confirme l'hypothèse d'Encko sur un milieu résistant.

ASTÉPHANANTHE (fiss — du gr. a priv.; stéphanos, nlhos, fleur)

n. f. Syn. de cieca, section du genre passiflore.

ASTÉFHANE {ass — du gr. a priv., et stéphariox, couronne^i n. m. Genre d'asclépiadacées , renfermant des sous-arbrisseaux volubiles de l'Afrique australe, de Madagascar et de l'Amérique.

ASTER {stèr — du gr. aster, astre) n. m. Genre do composées, tribu des astéroïdées, dont plusieurs espèces sont cultivées dans les parterres.

— Encycl. Le genre aster doit son nom à ses fleurs élégamment radiées et ressemblant à des étoiles. Il présente les caractères suivants : involucre hémisphérique à folioles lâchement imbriquées sur plusieurs rangs; réceptacle nu, plan, parsemé d'alvéoles à bords dentés ; capitules radiés à fleurons hermaphrodites, à demi-fleurons femelles ou neutres ; akènes oblougs. • Parmi les plantes que renferme le genre aster, nous citerons : Vaster de Chine, qui renferme de nombreuses variétés et qui est connu sous le nom de reine-marguerite.

ASTER [stèr) ou ASTÉRIQUE n. m. Instrument à quatre pieds et surmonté d'une croix que les prêtres do l'Eglise grecque placent au-dessus du pain consacré pour maintenir à distance le voile qui le recouvre. Il symbolise l'étoile des Mages.

Aster d' Amphlpolis , ar-

Aster \bot.).

ch(

gn

qui,

de Mé-

Aster (liturg.).

thone, creva l'œil de Philippe Macédoine. Il avait ofl'ert ses services à Philippe, auquel il se vantait de ne jamais manquer un oiseau dans son vol : " Je t'emploierai, avait répliqué Philippe, quand je ferai la guerre aux étourneaux. » La raillerie piquaau vif l'habilo tireur, qui se jeta dans Méthone, alors assiégée par le roi, et lança contre lui une flèche sur laquelle il avait écrit ces

mot*i : u A l'œil droit do Philippe : » La flèche alla frapper lo but. Ph/lippe la flt renvoyer â l'archer, avec cette inscription : "Si Philippe prend la ville, Aster sera pondu. » Y.i \\ tint parole.

Aster (Ernest-Louis I)'), général prussien, né à Dresde en 1778, mort à Berlin on 1855. Servit dans l'armée saxonne, puis en Prusse, devint commandant do Coblentz en 1825, ot s'occupa surtout, depuis, de travaux do fortification. — Son frère, Cbarles-IIenri Aster, né à Dresde en 1782, mort dans cette ville en 1855, officier général au service de la Saxe, a laissé, notamment : Système de la guerre (k fortification (Dresde, 1812).

Asterabad ou Astrabad, très anc. ville do Perse ( Ma/ciiiliTaii ), près d'une baie do la mer Caspienne, à i:ïO Iviluiii. .N. K. d(î Téhéran; 8.000 hab. Sa fondation paraît riMiioiitor à l'époque où lo culte do Zoroastro dominait en Perso; elle fut ruinée par Tamerlan. La province du mémo nom, arrosée par le Gourghèn, possède environ 80.000 hab. Fabriques d'étoffes de soie et do laine.

ASTÉRACANTHE (ass — du gr. aster, éros, astre, et fih'uiHt", iqiinct) n. f. Bot. Genre d'acanthacées, ayant pour typ-- Vu.sd'rnriinthe à longues feuilles, indigène de l'Indo. Ou trouver une seconde espèce dans l'Afrique tropicale.

— Paléont. Genre do poissons fossiles, fondé sur des piquants dits ichtyodorulithes, trouvés dans le jurassique supérieur et rapportés aux plagiostomcs.

ASTÉRACANTHION {ass — du gr. aster, éros, étoile, et <ikiin(liH»i. |M-tiir épine) n. m. Genre d'astéries fossiles,

ilurit

ASTÉRACÉES [ass — rad. aster) n. f. pi. Tribu de plan-

t<'s a.' la lanullf des composées, dans la classification de Bruiii;niart. —Une ASTÉRACifiE.

ASTÉRANTE (aîs — du gr. aster, éros, étoWe^ et anthoa, fleur) n. m. Genre de myrtacées, comprenant une seule espèce, qui croît au Brésil et à la Guyane.

AstÈREouAstÉRIDS (saint), évéqued'Amaséo (Pont). On sait seulement qu'il gouvernait son Eglise vers 400, car il parlo dans un de ses sermonsdo ladisgrâce et de la mort d'Eutrope. Il reste de lui quelques homélies, qui ont une grande force d'expression et de conviction morale. Mort vers 410.

ASTÉRÉ, ÉE {ass) adj. Qui ressemble à un aster.

— n. f. pi. Sous-tribu de plantes de la famille des composées, tribu des astéracées, dans la classification de Brongniart. — Une astérée. Des astbrées.

ASTÉRELLE {ass — du gr. astèr, éros, astre) n. f. Syn.

do REBOULIE.

ASTÉRÉOMÈTRE [ass — du gr. astèr, éros. astre, et métro", iiRsun'i lÉ. m. Auiref., Instrument destiné à calculer ir lev'T t'i !>■ cou. lier <W% astres. Il On dit aussi astropha-

NuMETUi;, ot ASTI.HOMtfRE.

ASTÉRÉOMÉTRIE [ass — rad. astéréomètre) n. f. Art de calculer le lever ot le coucher des astres.

ASTÉREOMÉTRIQUE {ass) adj. Qui a rapport, qui appartiL'Ut à l'astéréométrie.

ASTERIA, fille de Cœus et de Phébé, sœur de Latone et mère d'Hécate; fut aimée de Jupiter, qui, ne pouvant vaincre sa résistance, la métamorphosa en caille. Elle se précipita ensuite dans la mer, où elle devint l'île de Délos.

ASTÉRIADÉS (ass) n. m. pi. Famille d'échinodcrmes de l'ordre des stellérides, renfermant les étoiles de crer réjiarties dans les genres : astérie (astérias), heliaster, pycnopodia, stichasier, etc. — Un astériadé.

ASTÉRIDES ou ASTÉROÏDES {ass — do astérie, et du gr. eidos, ressemblance) n. m. pi. Classe d'échinodermes renfermant les formes pentagonales ou étoilées vulgairement nommées étoiles de mer ou astéries. — Un asté-

RIDE (ou astéroïde).

— Encycl. Les nombreuses espèces de cette classe apparaissent dès l'époque diluvienne et ont aujourd'hui des représentants dans toutes les mers du globe. Les astérides se divisent en deux ordres : stellérides, et ophiurides. V. ces mots.

ASTÉRIE n. f. ou ASTERIAS {ass) n, m. Zool. Genre d'échinodermes stellérides, famille des astériadés, renfermant de nombreuses espèces d'étoiles de mer, répandues dans presque toutes les mers du globe :

astérias gladalis (mers d'Europe); astérias rubens (mer du Nord), etc.

— Miner. Espèce d'opale qui présente au soleil le phénomène de l'astérisme.

— Phys. Point éiincelant que l'on observe quelquefoisdans une masse de cristal, frappée par un ravon lumineux. Si un rayon tombe sur une lame de cristal taillée perpendiculairement à l'axe, il peut produire, dans l'intérieur de la lame, une image d'une étoile plus ou moins brillante, à laquelle on a donné le nom de astéi-ie. Babinet a observé que ce phénomène ne se manifeste qu'avec des lames cristallines dont la transparence est troublée par des stries régulières, dissimulées dans leur masse; et il l'a expliqué par le jeu de la lumière réfléchie à la surface de ces rayures.

— Calcaire à astéries. Geol. Etage formant la base du stampien (partie supérieure de l'étape tongrien) et composé d'un calcaire grossier contenant d'innombrables articulations d'astéries. Ce calcaire est exploité dans la Gironde: à Lormont, ù. Saint-Macaire.

ASTÉRINE {ass — dim. de astérie) n. f. Genre do stellérides, famdle des asterinidés, à corps plat en dessous et bombé en dessus. Les bras sont tellement courts que le corps devient pentagonal. L'espèce principale du genre est Vasterina gibbosa.

ASTÉRINÉES {ass) n. f. pi. Sous-tribu de plantes de la famille des composées, tribu des astéroldées, ayant pour type le genre aster. — Une astërinée.

ASTERINIDÉS (de astérine, et du gr. eidos, ressemblance; n. m. pi. Famille d'astéries, ayant pour tvpe le genre astérine. — Un astêrinidé.

— Encvcl. Les astérinidésou asterinidx sont caractérisés par un ''orps pentagonal muni de bras très courts et par des

'-■ntoit.

Astérie

ASTBURY — ASTÉROÏDE

A8TÉRlo^fli«,*)n. m. Un dos noms do la constellation de» Chieii/i de chaste.

ASTÉRION fojis) n. m. Point situé à la rencontre do l'o' cipital, du parif'-tal et do la portion mastoïdienne du temporal, ou ries trois sutures qui en partent.

ASTÉRIQUE {ass) adj. Qui présente les phénomènes de

I astérismo : .Substances AHTi^BiguKS.

ASTÉRISCIE (ass, riss) n. f. Gcnro do plantes do la famille des ombellifères, herbe vivace, très glabre, propre au Chili.

ASTÉRISER (ass — rad. astérisque) v. a. Faire précéder ou suivre d'un astérisque : Astébisbr une note, une phrase. AsTÉRisRR un nom. (Peu usité.)

ASTÉRISBfE {ass, riss — du gr. oAtèr, éros, astre) d. m. Astron. Nom donné à chacune des figures arbitraires qu'on suppose dessinées sur le ciel et auxquelles on rapporte les étoiles qui s'y trouvent comprises, n C'est le syn. do

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