‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 496 sur 828 · CONSTELLATION · texte numérisé non relu

CONSTELLATION

— Phys. Phénomène do lumière offert par quelques miméraux qui laissent apercevoir une étoile lumineuse dans leur niasse. V. astêbib.

ASTÉRISQUE ( ass, riss — du gr. astèr, éros, étoile ) n. m. Signe en forme d'étoile (*), que l'on emploie avec ou sans parenthèses, pour indiquer un renvoi, une suppression, une lacune, etc. : tes notes sont indiquées par des chiffres ou des abtéeisqdes. Il S'emploie aussi â la suito de l'initiale d'un nom propre qu'on ne veut pas écrire

ASTÉRISQUE (ass, riss — du gr. astèr, éros, étoile) D. m. Genre de plantes de la famille des lichens, ainsi nommé à cause de la forme et de la disposition de ses fleurs.

ASTÉRITE (ass — du gr. astèr, éros, astre) n. f. Madrépore agatisé ; pierre rayonnée ou en forme d'étoile.

ASTÉRIUS, rhéteur grec du IV* siècle do notre ère. H enseignait en Galatie. Il embrassa le christianisme, puis retuurna à la foi païenne, et finit par adopter l'arianisme.

II a ('uniposé de nombreux écrits, dont il ne subsiste rien qu'un commentaire sur le psaume IV*.

ASTERNAL, ALE, AUX (ass — du gr. a priv., et stemon, poitrine) adj. Se dit des cinq dernières paires do côtes ou fausses côtes qui ne s'articulent point avec le sternum.

ASTERNIE {ass — du gr. a priv., et stemon^ poitrine) n. f. -Vlisence de sternum.

ASTÉROCARPE [ass — du gr. astèr, éros, astre, et Ararpos. fruit) n. m. Bot. Syn. de ptérocélastre.

— Genre de plantes, de la famille des célastrinées. ASTÉROCÉPHALE iass — du gr. astèr, éros, astre, et

képhnlf, leie; n. m. Section du genre scabieuse.

ASTÉROCHÈTE [ass, kè — du gr. astèr, éros, astre, et khaitè, chevelure) n. f. Genre de plantes de la famille des cypéracées. originaires du cap de Bonne-Espérance, do l'Afrique méridionale, des Moluques et de l'ile Maurice.

ASTÉRODERHE {ass — du gT. astèr, éros, astre, et derma, peau) n. m. Genre de poissons plagiostomes, famille des rajidés, formant passage entre les raies et les requins, fossiles dans les schistes de Solenhofen.

ASTÉROÏDE {ass — du gr. astèr, éros, astre, et eidos, aspect) u. m. Astr. Nom sous lequel on désigne les petites planètes, visibles seulement au télescope, circulant entre Mars et Jupiter. (Le mot astéroïde est employé quelquefois pour désigner un des météores du ciel : aérolitnes, bolides, étoiles filantes, etc.)

— Méd. Petite tache blanche et opaque, en forme d'étoile, qui se montre sur la cornée transparente.

— Zool. V. ASTÉRIDES.

— Encycl. Astr. Les anciens appelaient p/an^^e» (astres errants) des astres qu'ils voyaient, comme la lune et le soleil, se déplacer à travers les constellations du zodia-

Aipiler

plaquAB dispo

ordinairement comme les tuiles d i

que; c'étaient Mercure, A'énus, Mars, Jupiter ot Saturne. Si l'on y ajoute la terre, elle-même une planète, et si l'on prend sa distance au soleil pour unité, les distances res-

pectives de ce dernier aux astres énumérés peuvent être représentées par les nombres

Frappé du crand intervalle de 1,5 à 5,2 qui existe entre les distances de Mars et de Jupiter au soleil, Kepler n'avait pas hésité à affirmer l'existence d'une planète dans cette sorte de lacune ; longtemps après, Titius formula une règle, connue sous le nom de loi de Bode, permettant de retrouver les distances des planètes an soleil. Partons à cet elîet de la suite

0 3 6 12 24 48 96 192 384... OÙ, à partir de 3, chaque nombre est double du précédent ; ajoutons 4 à chacun de ces nombres, et divisons par lo, nous obtenons la suite

qui renferme bien sensiblement les distances indiquées pour les planètes.

Or, en 17SI, Herschel aperçut un astre mobile dmis la

ASTÉROIDEES

ASTIGMATISME

coDStellatioD des Gémeaux; les calculs de Laplaco ont montré que c'était Uranus, qui circule à la distance 19,2 du soleil. Une fois de plus, cette loi empirique était donc vérifiée ; exîstait-il réellement une planète dont la distance au soleil fût 2,8 environ et répondant à la prévision de Kepler? Pour le savoir, le baron de Zach et Lalande proposèrent, en 1796, de partager entre plusieurs astronomes un examen systématique et détaillé du zodiaque.

Le premier jour de ce siècle, 1" janvier 1801, Piazzi aperçut Cérès, dont la distance au soleil est bien de 2,8 ; mais Cérès comble imparfaitement la lacune de la loi de

Bode, car son diamètre- le — de celui de la terre, n'est

que de 800 kilora. environ, tandis que son volume est

• de celui de la terre. Olbers, en 1802, trouve une se-

conde planète, Pallas, à la même distance 2,8 du soleil : enfin, Harding et Olbers, en 1804 et 1807, découvrent encore deux astres analogues, Junon et Vesta.

En 1845 et 1847, Hencke aperçut deux nouvelles planètes, Astrée et Hébé ; et depuis, les découvertes se sont succédé sans interruption, si bien que l'on en connaît aujourd'hui plus de 400. Les planètes dîtes astéroïdes, ou planètes télescopiques, forment un espèce d'anneau, et leur ensemble comble le vide indiqué par loi de Bode.

Vu les faibles dimensions des astéroïdes, Olbers avait pensé que ce n'étaient sans doute que des fragments d'une planète plus grosse, émiettée par une éruption interne. Cette hypothèse est justement célèbre; mais, malgré son intérêt 'historique, Newcomb a montré quelle doit être abandonnée aujourd'hui, au moins en tant qu'origine commune de tous ces corps.

La nature de ces nouveaux astres ne pouvait être révélée par leurs diamètres apparents ; on ne devait les découvrir qu'en relevant leurs positions singulières sur des cartes du ciel tracées à l'avance, travail immense qu'avait entrepris Chacornac jusqu'à la 13* grandeur stellaire et que Ion poursuit actuellement parla photographie. Les plus grosses de ces planètes peuvent avoir 250 kilom. de diamètre, et paraissent des étoiles de 7" grandeur; les mesures photométriques prouvent, d'ailleurs, que le diamètre des plus petites no doit guère dépasser 20 kilom. Si l'on veut leur attribuer un diamètre moyen de 130 kilom., ce qui est exagéré, et même densité que celle de la terre, il en faudrait 250.000 pour que la somme de leurs masses fût égale au quart de la masse de la terre; or Leverrier a trouvé par le calcul que la masse totale de cet anneau d'astéroïdes ne pouvait surpasser le quart de celle de la terre, limite supérieure encore bien trop élevée, comme nous venons de le voir.

Les mesures photométriques que nous venons de mentionner sont très délicates ; en général, l'éclat de ces corps présente de rapides variations, que l'on pourrait attribuer à l'existence de diverses faces réfléchissant inégalement la lumière. Si, avec Olbers et de Littrow.on admet l'hypothèse de fragments ayant une ou plusieurs origines communes, ces variations seraient plus simplement .dues à des irrégularités de forme. Goldschmidt avait tenté d'en déduire les durées de leurs révolutions sur elles-mêmes; mais, dans cet ordre d'idées, on ne sait encore actuellement rien de précis sur leurs atmosphères et leurs rotations. La distance moyenne au soleil d'une de ces petites planètes peut varier de 20,799 à 4,262, ou la durée de leurs révolutions de trois ans à huit ans.

L'excentricité de l'orbite, qui peut approcher de 0,5, est généralement assez forte : 0,125 en moyenne, et l'inclinaison, très prononcée, peut atteindre jusqu'à 35".

ASTÉROIDEES {ass — du gr. astèr, éros, astre, et e/rfos, aspect) n. f. pi. Tribu de plantes de la famille des composées, ayant pour type le genre aster. — Une astéroÏdée. ASTÉROÏTE [ass — du gr. astèr, éros, étoile) n f. Variété manganésifère d'hédenbergite à structure rayonnée, blanche ou grise, brunissant à 1 air.

ASTÉROLASŒ (du gr. aslèr, éros, astre, et lasios, velu) n. f. Genre de rutacées, tribu des boroniées, comprenant des sous-arbrisseaux à rameaux arrondis, tomenteux et couverts de poils étoiles. Ou en connaît dix espèces, toutes australiennes.

Astron. Syn. de astéréo-

ASTÉRONYME {ass — du gr. astèr. éros. étoile, et onuwm, nom) n. m. Nom propre remplacé, en typographie, par des étoiles, et étoiles employées pour remplacer ce nom, qu'on ne veut pas faire connaître.

ASTÉROPE {ass) n. f. Planète télescopique, n" 233, découverte par Borrelly, le 11 mai 1883. — Une des sept principales étoiles qui composent la coustellation des Héiades.

ASTÉROPE, une des Pléiades, fille d'Atlas, Mars, Œnumaus.

ASTÉROPÉE {(

qui

du gr. astèr, éros, étoile, et poU

comprenant de petits ;

faire) n. f. Genre de bixaci bres ou des arbrisseaux grimpants, qu'on trouve à Madagascar.

ASTÉROPÉE, unn des lilh^s de Peli.-is.

ASTÉROPHYLLITE {ass — du gr. astèr, érus, astre, et phullon, feuille) n. f. Genre de crypto-

f âmes vasculaires, classe es équisétinées et ordre des annulariées, qu'on trouve dans les terrains dévonien, carbonifère et permien. Les astérophyl- Cites diffèrent des annularia, en ce que les rameaux sont dispi les feuilles toutes égales.

ASTÉROPTÈRE {ass — du gr. astèr, éros, astre, et ptêrun, aile) n. m. Bot. Section du genre leyssera.

ASTÉROSPERME (ass, ross — du gr. astèr, éros, astre, et sperma, semence) n. m. Bot. Syn. de félicie.

ASTÉROTE {ass) n. f. Espèce de filet très long, formant poche.

AstôrûphjUiU'.

en verticilles, et

ASTÉROTHRIX {ass — du ^r. astèr, éros, astre, et tkrix, poil, clieveu) n. m. Bot. Section du genre léontodon.

ASTESANO, théologien italien, né à Asti, mort en 1330, auteur d'une Somme des cas de conscience.

AsTESANO (Nicolas), calligraphe du xv" siècle, né à Asti (Piémont), secrétaire et copiste du duc Charles d'Orléans. La Bibliothèque nationale possède de beaux manuscrits copiés par lui. A la bibliothèque de Grenoble, on conserve aussi le recueil des poésies de Charles d'Orléans, traduites en latin, et qui serait également l'œuvre de ce scribe.

AsTESANO (Antoine), littérateur italien, né en 1412 à Villanuova, près d'Asti, était, dit-on, frère de Nicolas Astesano. Il écrivit en vers latins V Histoire d'Asti {ius(iu'en 1342). Ce travail a été inséré dans le recueil de Muratori.

ASTHÉNIE {ass — gr. asthéneia, faiblesse) n. f. Diminution partielle ou générale des forces de l'organisme ; insuffisance do l'incitation, dans le système pathologique de Brown.

— Encycl. Dans Hippocrate, osM^nie indiquait cet état où l'individu est susceptible d'être affecté par les causes morbifiques et équivaut à opportunité morbide ou à diathèse.

Pour d'autres nosographes, les asthénies forment, indédépendamment de tout système, une classe de maladies caractérisées par la prostration des forces, la langueur générale ou partielle des fonctions Tel est, aujourd'hui, le sens du mot » asthénie u ; dans ce groupe rentrent la neurasthénie (v. ce mot), Vasthénopie (v. ce mot). Dans le hrownisme, le mot a asthénie u prend une signification toute systématique : c'est le défaut d'incitation résultant soit do Tinsuffisance d'excitants, soit de l'épuisement succédant à l'hypersthénie.

— Anton. Eudynamie ou eusthénie, hypersthénie ou hyperdynamie.

ASTHÉNIQUE (055) adj. Qui a les caractères de l'asthénie : Maladie asthénkjue. Symptômes asthéniqdes,

ASTHÉNOLOGIE {ass — de ast/iénie, et du gr. logos, traité, discours) n. f. Traité de l'asthénie.

ASTHÉNOPIE [ass — du gr. astkéiiès, faible, et âps, ôpos, œil) n. f. Troubles oculaires résidant dans un défaut d'énergie d'une des parties de l'œil, dans l'acte de la vision.

— Encycl. Les personnes atteintes d'aslhénopie voient très bien au premier moment, mais elles ne peuvent re- (jai'der longtemps ; leur vue ne peut travailler sans perdre bientôt sa vivacité et sa puissance. En même temps on trouve une certaine tension accompagnée de douleurs autour de l'œil, une céphalée plus ou moins intense, du malaise, des nausées.

L'asthéfwpie accommodative est due à une fatigue de l'accommodation. ISaslhénopie musculaire est due à la faiblesse du muscle droit interne; Vasthénopie rétinienne à. l'hypéresthésie de la rétine.

L asthénopie accommodative se combat avec les lunettes à verres convexes, qui corrigent l'hypermétropie; l'asthénopio musculaire par la ténotomie du muscle droit externe.

ASTHÉNOPYRE {ass — du gr. asthéneia, faiblesse, et pur, puros, fièvre) n. f. Fièvre accompagnée d'asthénie, de perte des forces.

ASTHÉNURE {ass — du gr. asthénès, faible, et oura, queue) n. m. Ornith. Syn. du genre picule. 1

ASTHMATIQUE {a-sma) adj. Qui a rapport à l'asthme : Toux asthmatique. Il Qui est affecté d'un asthme : Vieillard ASTHMATIQUE.

— Substanliv. ; Un, une asthmatique.

ASTHME {a-sni — gr. asthma, respiration difficile) n. m. Mêd. Affection consistant essentiellement en accès de suffocation : Z'asthme est fréquent chez les vieillards. 11 Toute maladie dans laquelle la respiration est pénible, courte, haletante, où le malade suffoque.

— Asthme d'été. Asthme de foin. Syn. de fièvre de foin. (v. fièvre). 11 Asthme aigu des enfants, Le faux-croup ou laryngite striduleuse. Ii Asthme nocturne, Le cauchemar.

— Art vétér. Asthme des solipèdes. V. pousse.

— Encycl. Le mot asthme, qui, dans le langage vulgaire, s'applique à toutes les maladies où la respiration est courte ou pénible, comme le catarrhe bronchique, l'emphysème, l'œdème du poumon, les maladies du cœur, l'asthme cardiaque, certains empoisonnements, a pour équivalent scientifique le mot dyspnée, qui désigne non une maladie, mais un symptôme. V. dyspnée.

Vasthme proprement dit, ou asthme nerveux, est une névrose Respiratoire, sans lésions appréciables, qui se manifeste par accès subits et généralement de courte durée, généralement le soir ou la nuit, sans cause apparente, ou provoqués par les moindres incidents (froid, émotion, fatigue, poussières, odeurs). Plus fréquent chez l'homme que chez la femme, chez l'adulte que chez l'enfant, l'asthme se rattache à la diathèse héréditaire névropatkique ou arthro- herpétique (v. névropathique et artheitisme), mais n'est pas toujours directement héréditaire.

Comme dans l'hystérie et l'épilepsie, l'accès est précédé d'une ftMï'fl, d'un malaise précurseur, auquel les malades ne se trompent guère.

L'accès d'asthme débute le plus souvent pendant les premières heures de la nuit. Le malade ne peut rester couché ; il a besoin de se tenir debout et de respirer un air froid ; son anxiété est profonde ; la respiration est très difficile, et le malade, pour la faciliter, prend les poses les lus variées. Les traits sont altérés, les yeux saillants, 3s lèvres violacées, la peau se couvre de sueur. La res- ))iration devient sifflante, puis ronflante. La toux survient d'abord sèche, puis accompagnée d'une expectoration perlée peu abondante, où le microscope décèle des filaments enroulés, dits " spirales bronchiques », et des globules Idancs colorables par l'éosine (cellules éosinophiles). A la percussion du thorax, on constate une sonorité de tonabté haute; à l'auscultation, des sifflements qui, vers la tin, se transforment en râles.

L'accès, (^ui dure de une à deux heures, quelquefois plus, peut n être pas isolé ; une série d'accès constitue une attaque d'asthme. Pendant ce temps, le pouls ne présente qu un peu plus de fréquence.

Après l'accès, le malade peut goûter un sommeil tranquille; au réveil et durant le reste du jour, sa respiralion n'est point gênée, mais il éprouve encore un sentiment de constriction du thorax et un peu de fatigue.

L'asthme vrai (asthme sec) n'est pas grave par luimôme, et la mort au cours de l'accès est tout à fait pxcoptiounelle; mais la répétition des accès conduit ù la

Armes d'Asti.

bronchite chronique (asthme humide), à remphvsi'me pulmonaire et à la dilatation, avec hvpertrouLie des cavités droites du cœur.

— Traitement. Le traitement préventif consiste tout • 1 abord à éviter, si elle est connue, la cause productrice. Dans 1 intervalle des accès, le traitement est basé sur 1 usage longtemps continué de l'iodure de potassium, des teintures de lobélie et de belladone, du bromure de potassium et des j)réparations arsenicales.

Pendant 1 accès, il faut employer les fumigations de ilatura stramonium (pomme épineuse), de belladone de |us(iuiame, do papier oitré, les inhalations de pyrid'ine enhn une injection sous-cutanée de chlorhydrate Je morphine. Ces injections, très efficaces, ne doivent être faites ({ue par le médecin ; le malade est tenté d'en abuser, et la raorphmomanie le guette. On a employé avec succès la cautérisation du pharynx à l'aide d'un pinceau trempé dans l'ammoniaque ; le badigeonnage de la muqueuse nasale avec une solution de chlorhydrate de cocaïne au vingtième.

ASTHME, ÉE (a-sm,; - Tad. astlime) adj. Fauconn. Se mt des oiseauiqui ont le poumon enfle et qui respirent dilticilement. ^

ASTI (ass) n. m. Sorte d'étofl'e de soie qui se fabrique a Asti, dans 1 ancien Piémont. 'V. ASTic.

ASTI {ass — de Asti, n. de ville) n. m. Vin blanc renommé, que 1 on récolte au.t environs d'Asti : Un verre d'ASTi.

Asti, ville d'Italie, ch.-l. du district du même nom, sur >, l>u';bo,près de so'n confluent avec le Tanaro ; 32.235 hab. Manufactures détotfos de bourre de soie, nombreuses filatures ; commerce de vins muscats.

— Histoire. Ancienne colonie romaine. Asti passa des mains dos Lombards dans celles de Charlemagne, et, après la chute de l'empire franc, se constitua en république, puis fut conquise par Galéas Visconti , qui en dota 'Valentine, sa fille, épouse du duc d'Orléans.

Elle appartint ainsi à laFrancejusqu'à la paix de Cambrai, époque à laquelle Charles-Quint en fit présent à Béatrix, femme du duc de Savoie Depuis lors, elle est ville italienne. Patrie de Victor Alfierl.

Parmi les monuments d'art.on remarque : la cathédrale: 1 église paroissiale de Saint-Pierre, rotonde antique à colonnes, qui passe pour avoir été un temple de Diane ; 1 église Sainte-Anne ; le palais Alfleri, ou naquit le célèbre poète tragique.

Le district d'Asti est peuplé de 166.700 hab.Ii est arrose par le Tanaro, et produit en abondance des grains, des vins et de la soie.

— BiHLiOGR. : Grassi, Storia delta atla d'Asti (Asti , 1890).

ASTIANTHE (ass) n. m. Genre de bignoniacées, renlermant des arbres qui croissent au Mexique et au Guatemala,

ASTIC {a-stik') n. m. Technol. Outil 'servant autrefois à polir les gibernes, n Outil en bois ou , .. en os de cheval (partie de fémur) qui sert aux ^'^*'cordonniers pour pohr les semelles et les lisser. (On dit également asti.) ^

— Par ext. Nom donné par les militaires à un mélange de blanc d'Espagne, d'eau-de-vie et de savon, servant à nettoyer les boutons et autres pièces de cuivre du fourniment.

ASTICOT {ass, ko — de asticoter, parce que ce ver se remue beaucoup, et asticote) n. m. Zool. Larve des mouches qui déposent leurs œufs sur les substances animales en décomposition. Après l'éclosion, les jeunes vers ou asticots se développent rapidement.

— Encycl. Pêch. Les asticots ont servi de tout temps, comme amorce, pour la pêche à la ligne, et ils constituent un des meilleurs appâts, tous les pois-

sons dévorant gloutonnement ces lar- iî^7 '^fili'^feJl^r ' ves ; mais on les emploie aussi pour 'Â^ièP"!^^^^" engraisser les volailles, principale- Asticot (gr. nat.). ment le faisan. Leur utilisation a fait

naître une petite industrie, qui s'exerce sur une assez grande échelle, et qui a pour objet la production rapide de ces larves. On étale sur le sol, au soleil, les chairs, muscles ou intestins provenant de Téquarrissage des chevaux, et on jette quelques poignées de paille, afin de prévenir une dessiccation trop prompte. Les mouches à viande, s'insinuant à travers les brins de paille, viennent déposer leurs œufs, à la place desquels on trouve, au bout de quelques jours, des myriades de larves de mouches.

ASTICOTER (as5 — étym. douteuse : les uns le font venir de astic, qui, au xv« siècle, se disait pour Morceau d'acier pointu; les autres en font une corruption de astiquer, qui signifie frotter, et aufig. tourmenter; quelques-uns, enfin, le'dérivent du basque astigo. frapper) v. n. Fam. Tracasser, tourmenter pour des riens : Jl est toujours à ïh 'asticoter. (Acad.)

S'asticoter, v. pr. S'agacer, se tracasser mutuellement.

ASTIEN {ass, in — de Asti, ville d'Itahe) n. m. Etage représentant la partie moyenne du terrain pliocène. Les sables d'Asti, les sables à mastodontes du Val d'Arno caractérisent cet étage.

ASTIGIS ou AUGUSTA FiRMA. ville importante de l'auc. Espagne Bétique, sur le Singelis, au S. de Corduba. Auj. Ecija.

ASTIGMATE {n.-is — du gr. a priv., et stigma, atos, point) adj. i.Uii ist ati.int d'astigmatisme : (i-V^ "astigmate.

ASTIGMATISME {ass, tiss — du gr. a priv., et stigma. alos, poiiiij n. m. Imperfection de l'œil ou d'un instrument dioptrique, telle qu'un point lumineux a pour image non un point, mais une tache linéaire, elliptique ou même irrégulière, ce qui rend la vision confuse.

— Encycl. Phys. Lorsqu'un miroir ou une lentille sphérique, ou de révolution, ayant une ouverture suffisamment petite, réfracte les rayons issus d'un point, il les fait converger sensiblement en un point. V. aberration.

Ordinairement, les surfaces qui limitent les milieux de l'œil, c'est-à-dire de la cornée et du cristallin, sont des surfaces de révolution. Les diverses méridiennes ayant la mAme courbure, les rayons réfractés dans tous les méridiens convergent au niéme point, {..'astigmatisme résulta

l'iiu^galitô anormale do courbure dans les divers ui(5lli-ns. Chaque point do l'objet lumineux donne alors r It iviiiio une image qui est une surface, au lieu d'ôtro

Il 'I niatisme peut provenir soit do la cornée, soit du si.iiiiii, M. Il d(vs (loiu à la fois. L'astigmatisme est régu-

<< h passant ^liin môri- .iion à lau- (rn ; il est ( I- )• l' a ulier .|iiand cette variation se lait sans régularité.

I/astigraatismo régulier est seul susceptil.Io do correction. Elle se

lait au moyen de verres cylindriques, ou de la combinaison do verres cylindriques" et sphériquos.

— Phot. Quand on marque par un diaphragme les bords il'iiii objectif pour éviter l'aherration do spnéricité, elle siihsiste pour les faisceaux lumineux dont l'axe est très olilique sur l'axo principal do l'objectif ; il en résulte que limage des pointe très écartés do l'axe est dédoublée ; r ost ce dédoubloment, d'autant moins prononcé que les laisceaux lumineux incidents rencontrent plus normalemont les faces de l'objectif, qu'on appelle astigmatisme. Ce d.'taut est généralement peu prononcé dans les objectifs photographiques, et a peu d'inconvénients dans la photo- ^'i-aphio courante ; néanmoins, on a cherché à le supprimer vu créant les objectifs dits ariastigmatiques. V. ce mot.

ASTIGMOMÈTRE {ass — du gr. a priv. ; stigmn, point, ot iiiétron, mesure) n. m. Instrument servant à marquer le tlof^Té d'astigmatisme.

— Bncycl. 'L'astigmomètre on lavai est le plus usité. Voici \o p on place devant

ASTIGMOMKTRK — ASTRAGALIZOïNTE

iijot le dessin de deux objets inds pouvant se confondre ; ir exemple, celui do deux luos d'engrenage. On dis- )se l'objet de telle façon que sujet ait une image netto un des rayons de Ta roue.

a place alors devant ses Mix des verres cylindriques Is qu'il ait uno vision netto > tous les points de l'image :

tstigmatisme e;:t corrigé.

ASTIOCHE {ass — gr. astinoj. même sens) n. m. Proctile creux et rempli de matières

Astigmomëtre de Javal,

ignition. dont les s, les Romains, et môme les Gaulois, faisaient usage dans les sièges et les combats.

ASTIQUER {ass) v. a. Frotter, polir avec un astic : AstivUBR U7te semelle.

— Comme terme militaire. Nettoyer avec de l'astic, et, plus généralement, Faire briller en parlant des boutons, du fourniment, etc.

~ Pop. Battre. Il Se prend aussi comme syn. de asticoter.

S'astiquer, v. pr. Etre astiqué : Le fourniment doit s'as- TiQDER tous les matius. il Par ext.. Faire sa toilette, ii Fig. et pop., Se battre : Chacun d'eux, tenant son sabre, se filace en garde et s'apprête à s'actiquer. (R. de La Barre.)

ASTLE (Thomas), archéologue anglais, né on 1734. mort en 1803. Il a publié des travaux sur les antiquités et l'histoire de l'Angleterre, et notamment un Précis sur /'origine et les progrès de l'écriture et de l'imprimerie, réimprimé en 1803.

ASTLEY (Philippe), écuyer anglais, né à Newcastle en 1742, mort à Paris en 1814. Après avoir servi dans la cavalerie, il ouvrit à Londres un théâtre de jeux équestres, puis se rendit à Paris, où il devint l'associé de Franconi et contribua à la fondation du Cirque olympique.

AsTLE Y-BRIDGE, ville d'Angleterre (comté de Lancasire). sur le ch. do f. de Liverpool à Mancnester; 6.300 hab.

ASTLEY-READING (sir Jacques), général anglais, mort en iriSl. Il servit dans les Pays-Bas et en Suède, puis il r.'vint en Angleterre, et soutint la cause royale. Son zèle • 1 son courage lui valurent le grade de lieutenant général, oi Charles I" l'éleva à la dignité de pair.

ASTOÏLUNUS, divinité gauloise, dont le nom est connu par une inscription trouvée dans la Hauto-Garonns, à Saiiit-Béat.

AsTOLPHE ou ASTOLFE, roi des Lombards, frère de Kaichis, auquel il succéda en 749, mort on 756. Il s'efforça II- compléter la conquête de l'Italie. Il dépouilla détiniti- \ -'ment les Grecs de l'exarchat de Ravenne, envahit le l'i.hé de Rome et menaça la ville pontiticale. Le pape iMienne II implora alors les secours de Pépin, roi des Francs (753), qui, bientôt après, descendit en Italie avec ■>rs guerriers (754). Ecrasé au débouché des Alpes, au val de Suse, Astolphe regagna péniblement Pavie, mais ne put résister à son redoutable ennemi, et, pour obtenir la paix, reconnut la suzeraineté des Francs, remit au pape les villes de l'exarchat, promit enfin de ne jamais commettre d'hostilité contre le saint-siège ni contre la république romaine.

Mais, à peine Pépin avait-il repassé les Alpes, qu'Astolphe recommença la guerre, dévasta le duché de Rome etassiéga la ville (755). Pépin redescendit on Italie, et As-^ lolpho, vaincu de nouveau, dut acheter la ^aix en sacrifiant une partie de son trésor et en livrant les clefs des villes de rexarchat, qui furent dépos«^es au tombeau de saint Pierre. Malgré les réclamations de rcmperotir grec Constantin Copronyme, Pépin constitua lo célèbre patrinwme de sairt Pierre avec les villes qu'il avait conquises (Ravenne, Rimini, Pesaro, Jesi, Fane, Cesena, Sinigaglia Forli, Urbin, Comachio, etc.), avec la Romagne, le duché d Urhm et une partie do la marche d'Ancône. Astolphe mourut, peu de temps après, des blessures que lui fit à la chasse un sanglier.

Astolphe^ prince d'Angleterre, parent do Roland et do Renaud, 1 un dos plus célèbres paladins du poémo de l'Arioste. II fut changé en myrte j)ar les enchantements d'Alcino et délivré par la fée Méltsso, puis il reçut d'une autre féo un cor qui mettait on fuite tous coux qui l'entondaient. (ir&ce à. cot instrument magique, auquel on fait parfois allusion, il accomplit dos actes prodigieux.

ASTOME {ass — du gr. a priv., et stoma, bouche) n. m. Bot. Ounro d'omboUifôres, tribu des amminéos, renfermant des horbos qui croissent en Syrie.

— Entom. Nom des larves dos acariens du genre trombidion.qui vivent on parasites sur les araignées et les insectes. ASTOME {ass — mémo étymol. qu'à l'article prccéd.) adj. On désigne ainsi les mousses dont l'urne no s'ouvro pas par la cnuto do l'oporculo. Ce mode do déhisconco se rencontre chez los phascum, les archidium» otc.

ASTON (Antony), auteur ot acteur comique anglais, qui vivait dans la première moitié du xviii* siècle. Il s était créé un répertoire dont il jouait los diverses parties avec sa famille, sur les scènes de Londres et dans les provinces. Il a laissé plusieurs ouvrages, comédies, opéras, etc. Aston ManOR, ville d'Angleterre (comté de Warwick), à 3 kil. 500 do Birmingham, dont elle n'est qu'un faubourg ; 68.040 hab.

Astor (Joan-Jacob), négociant, possesseur d'une des plus grandes fortunes qui aient été réalisées en Amérique, né en 1703 à Walldorf (Allemagne), mort à New- York on 1848. Il s'embarqua pour les Etats-Unis en X784, ot s'adonna au trafic des fourrures. Ayant acquis des capitaux, il fonda en 1809 la Compagnie américaine des pelleteries, et établit en I8U, sur la rive gaucho de laCoIombia. un comptoir qui prit le nom de Astoria, et dont les Anglais s'emparèrent en 1813. Astor fonda par testament la bibliothèque publique de New- York, dite Astor library, qui compte environ 250.000 volimies.

ASTORGA (lat. Asturica Augnsta), ville d'Espagne (prov. do Léon) ; 5.350 hab. Cathédrale d'un beau style gothique. Astorga, une des plus anciennes villes d'Espagne, a longtemps prétendu au rôle de capitale des Asturies, en concurrence avec Oviedo. Son évêché date du temps des Goths. La longue résistance de ses habitants et de sa garnison en 1810 a eu un retentissement mérité, et Astorga passe pour avoir été « le tomb- ,u des Français ». Aussi le gouvernement a-t-il, selon l'usage, ajouté aux titres de noble y leal, celui de bene mérita de la patria, et, pour immortaliser le souvenir de cette belle défense, on décréta l'érection, sur la place publique, d'un monument qui n'a jamais été élevé. — Pop. du district d' Astorga : 51.115 hab.

Astorga, nom d'une ancienne famille espagnole du royaume do Léon : Antonio Pedro Alvarez Osorio, mâri/nis d'AstOi*ga, fut vice-roi do Naplos de 1672 à 1675, et combattit les révoltés de Messine ; il fut chargé par Charles II de recevoir la reine Marie d'Orléans. — A la même époq^ue, une marquise d'Astorga tua la maîtresse de son mari, et lui en fit manger lo cœur. — Un marquis d'Astorga, comte d'Altamira, prince d'Ascali, lutta contre Napoléon I"'. (Les marquis d'Astorga portaient l'étendard de Madrid au sacre des rois d'Espagne.)

Astorga (Emmanuel, baron d'), compositeur italien, né à Pal. .me en 1681, mort en Bohême en 1736. Il mena une vie assez aventureuse, séjourna à Parme et à Vienne, visita l'Espagne, le Portugal et l'Angleterre. Il fit représenter à Vienne un opéra intitulé Dafné, fit exécuter à Londres un beau Stabat Mater, et écrivit une centaine de cantates pour voix de femme avec clavecin, qui se faisaient remarquer par l'originalité, lo sentiment et l'expression.

Astori (Jean-Antoine), savant littérateur italien, né à Venise en 1672, mort en 1743. Chanoine de l'église ducale de Saint-Marc, à Venise, ami de Michel-Ange et de Scipio Malfei. Il écrivit de nombreuses dissertations d'archéologie ot des tragédies latines.

Astoria, ville des Etats-Unis (Etat d'Orégon), à l'embouchure du fleuve côtier Columbia; 7.125 hab. Petit port important. Fondée en 1811 par Astor.

AsTOUIN (Louis), homme politique français, né à Marseille en 1826, mort dans cette ville en 1855. Tout en exerçant l'humble métier de portefaix, il se livra avec ardeur à l'étude et put écrire des vers, dont, erâce à une souscription, il fitjaraître un volume : Ephémérides ou Loisirs poétiques. Elu, en 1848, député à la Constituante dans les Bouchcs-du-Rhone, il siégea dans les rangs des républicains modérés. Il ne fut pas réélu à l'Assemblée législative. Outre le recueil précité, on lui doit : Rome, poème en deux chants (1849) ; Gerbes d'épis, recueil de vers (1854); Perles de rosée, poésies (1855).

A5TRAGAN {ass) n. m. Comm. V. astrakan. ASTRAGALE {ass — gr. astragalos) n. m. Anat. Os du tarse, enclavé entre les deux malléoles : La luxation de Tas- TRAGALEes? grave. (Dupuytren.)

— Par anal. Osselet que les anciens introduisaient dans les cordelettes qui servaient de menottes, ot qui accroissait ainsi les douleurs du patient.

— Archit. Moulure composée d'un tore et d'un listel, qui sépare le chapiteau du fût de la colonne, ou qui règne le long d'une architrave ou d'un chambranle : Z'astragale est sw'tout un tigne caractéristique de l'ordre ionique. (Chéruel.)

— Art raiht

pyj f'f * * A, astragales de marches-

lemtnf (n '<t ^str\g\lfs astragale de lumière, astragale de ceinture, astr\gale de volée. (De Chesnel.)ii Moulure arrondie qui orne la garde de certaines épées, et forme la partie mfeneure de l'embase du pommeau.

— Tecnn. Espèce de cordon en cuivre ou en fer, au haut des barreaux d'une grille, d'un balcon ou d'une rampe. llMoulure qui règne lo long du bord supérieur des marches.

— Alluh. litt^-k. ; Ce ne sont que (estooB, ce ne Bont qu'aHtragalefl. Vers du uromior chant do l'Art poétique, où Boiloau s'élèvo contre l'abus dos descriptions inutiles :

Ud auteur quelquefoin, trop plein dfl loo objet, JamaU iian« l'épuUor a'abaudonne un aujet. S'il rencontre un palait. U m'en dépeint la faco : Il mo promène aprfti de ti'rraiBC on terr4iB«e; Ici l'offre un perron ; 1& r«gne un corridor. Lh ce balcon l'eaferme *'n un baJurtre d'or. Il compte dct plafonds le« ronds et lei ovalei : Ce ne aont t/ue fcttona. ce ne êont qu'kWT%XQK\.tLH. On fait allusion au vers do Boilcau pour critiquer l'abus dos décors, des ornement», dans quelque genre quo co soit, mais principalement en parlant d un stylo pompeux ot tnjç chargé d'images.

— Éncycl. Anat. It'antragale est un des sept os dont l'assemblago constitue lo tarso. Do forme à pou près cubique, il ost on connexion, en haut et sur le» côtés, par uno surface en forme do poulie ou gioglymo, avec les os do la jambe, entre les deux malléoles; en bas, avec lo calcanéum; en avant, par uno face convexe dit© • této do l'astragale », avec lo scaphoïde. V. taese.

— Pathol. chirurg. Luxation et Fracture de l'astragale. Dans les luxations complètes, l'astragale, chassé de U mortaise péronéo-tibialo ot do l'excavation calcanéo-scaphoïdienne, vient se loger sur la faco dorsale du tarso ou vers l'un de ses bords. En certains cas, beaucoup plus rares, on a vu l'astragale s'échapper par la partie postérieure de 1 articulation. Dans les luxations partielles, l'astragaltt conserve ses rapports avec la mortaise péronéo-tibiale, mais il abandonne presque complètement l'excavation calcanéo-scaphoïdienne, soit en dedans, soit en dehors.

Les luxations do l'astragale en avant succèdent presque toujours à une pression exercée sur cet os par ceux d© la jambe. La îuxation partielle en dedans résulte de la déviation du pied en dehors; la luxation partielle on dehors se produit lorsque le pied est fortement incliné en dedans et infléchi sur son bord interne. Le traitement des luxations de l'astragale présente des indications qui varient avec l'étendue du déplacement et la nature des complications. (

1" Dans le cas do luxation complète, compliquée do ' plaie ou non, les auteurs sont d'accord pour écarter toute tentative de réduction et pour conseiller l'extirpation do l'astragale.

2" Si la luxation est partielle et non compliquée do plaie, il faut tenter de réduire.

3» Dans le cas de lu.xation partielle et compliquée do plaie, la réduction doit être faite, à moins qu'elle n'exige la section de tous les ligaments; auquel cas, mieux vaut

Pratiquer tout de suite l'extirpation de l'os, et quelquefois amputation du membre.

Les rayons X ont fait découvrir que les fractures do l'astragale, difficiles à diagnostiquer auparavant, sont beaucoup plus fréquentes qu'on no supposait. Lo traitement est celui de l'entorse ou de la luxation, suivant le cas.

ASTRAGALE n. m. Genre de légumineuses-papilionacées, tribu des galégées, renfermant des herbes, des .sousarbrisseaux ou dos arbrisseaux abondants en Asie, mais (lu'on rencontre dans toutes le s régions tempérées du monde.

— Encycl. Les astragales ont les fleurs disposées grappes, ou

fruit.

epis

belles, rarement solitaires. Ces végétaux sont inermes, rameux, ou présentent des épines sur le racnis des feuilles.

Les fleurs sont blanches ou jaunes, violettes ou purpurines. On connaît plus de mille espèces de ce genre, et quelques-unes ont des usages qu'il importe de signaler. Ainsi, l'astragale vrai, donnant la gomme adragante, est originaire do l'Asie Mineure, de l'Arménie et de la Perse, h astragale qommifère du Liban donne la gomme pseudo-adragante : \astragale de Crète fournit la gomme adragante vormiculée. Vastragate glycyphglle, des environs de Paris, a été vanté contre les coliques, la rétention d'urine, etc. ; l'astragale sans tige {astragalus excapus) des Alpes a été cmplové contre les accidents consécutifs de la syphilis. h'astrag'aU' tragacanthoide est employé par les Kalmouks contre los lièvres intermittentes, etc.

ASTRAGALES n. f. Profil d'une corniche terminée à sa parrio inférieure par un astragale.

ASTRAGALÉO-CALCANÉEN, ENNE {ass, in, en — de asti-agnle. et calcanéum) adj. Qui se rapporte à l'astragale et au calcanéum ; Articulation astrag.vléo-calcankknnk.

de

ASTRAGALEO-SCAPHOÏDIEN, ENNE {ass,

~ ~~' 'igale, et

scaphoide) adj.

Qui se rapporte à l'astragale et au scaphoïde : Articulation ASTRA-

GALÉO - SCAPHOÏ - DIENNE.

ASTRAGALIEN,

ENNE {ass. in, en) adj. Qui appartient, qui se rapporte à l'astragale : Tête

ASTRAGALIK^■^E.

ASTRAGALIS-

BCE {ass. liss — dugr. astragalos.

osselet) n. m.

Jeu des osselets, chez les anciens.

Astragalizonte ;musée de Berlin).

ASTRAGALî-

ZONTE (ass — du gr. astragalos, osselet) n. Nom donné par les archéologues à ceux qui jouaient atix osselets.

— Enctcl. Le jou des osselets était très répandu chea les Grecs, et à l'usage des deux sexes. Les moDumenia

ASTRAGALOMANCIE - ASTRODONTE

Armes d'A&traka

anciens représentent fréquemment des aslragahzontes. Une Joueuse d'osselets, aujourd'hui au musée de Berlin, compte parmi les chefs-d'œuvre de la statuaire grecque. On a conservé également des joueurs d'osselets dus au sculpteur Polyclès.

ASTRAGALOMANCIE (ass — du gr. astragalos, osselet, et inanteia, divination) n. f. Divination qui se pratiquait, chez les Grecs, avec des osselets.

ASTRAKAN {ass) n. m. Marchandise provenant d'Astrakan. Il Fourrure d'agneau mort-né, préparée à Astrakan, ou d'après les procédés usités dans cette ville, il On écrit

aussi ASTRAC^N.

Astrakan ou Astrakhan, ville de la Russie d'Europe, ch.-l. du gouvernement de ce nom, dans une des îles les plus considérables de l'archipel formé par les branches du Vol^a, à 45 kilom. de l'embouchure du fleuve dans la Caspienne; 104.850 hab. Siège d'un anhivéthé grec et d'un archevêché arménien ; port militaire, station de la flottille de la Caspienne, chantiers de construction. L'industrie manufacturière d'Astrakan n'est pas en rapport avec son importance commerciale.

Cette ville est le contre des importantes pêcheries de laCaspienne et du 'Volga, qui alimentent eu

Foisson sec et salé les marchés de intérieur do la Russie. Des canaux l'unissent à Saint-Pétersbourg et à Arkhangel ; des bateaux à vapeur à Nijni-Novgorod; enfin un service de bateaux à vapeur à Barki, Derbent, Bakou et Astérabad. Les exportations d Astrakan se composent en majeure partie de poissons, caviar, colle de poisson, garance, coton, fruits frais et secs, fourrures dites astrakan, suifs et tissus ; les principaux objets de l'importation sont ; la soie, les soieries, les tapis, les châles, les drogues et les teintures.

Dans les constructions, la distribution des maisons, et, en général, dans l'aspect extérieur de la cité, il existe de grandes diff'éronces, dues à la diversité d'origine des habitants d'Astrakan. La citadelle, ou Kremlin, située sur les bords du 'Volga, et contenant la cathédrale, est 1 edihce le plus important de la ville. ,

Que la ville d'Astrakan, distinguée aujourd hui en mile ancienne et ville neuve, doive, ou non, sa fondation au roi barbare Astra-Khao, il est certain qu'elle était la capitale d'un khanat, ou royaume tatar du même nom, quand, en 1554, Ivan Basilovitch, pour se venger des Tatars Nogais, la soumit et la ruina. En 1670, Stenko Razin, gouverneur et sujet rebelle, s'empara d'Astrakhan, dont il fut dépossédé par son oncle Jacolov, resté Adèle au tsar, son maître. En 1702 et 1718, cette ville fut ravagée par un incendie; mais Pierre le Grand la releva de ses ruines, en nt creuser le port, et accorda au commerce les privilèges importants qui ont fait d'Astrakan une des premières places de l'empire russe. — Pop. du dislrict d'Astrakan: 56.740 hab. Astrakan ou Astrakhan (gouvernement d'),

province de la Russie sud-orientale, couvrant une superficie de 236. 530 kilom. carr. environ, peuplée de 879. 000 hab. Cette province possède Astrakan comme capitale ; elle est divisée en cinq districts : Astrakan, Krasmij-lar, lenutaievsk, Tcherniy-/ar, et Tzaref.

ASTRAKANITE {ass — Ta.i. Astrakan) n. m. Nom donné à un sulfate hydraté naturel de magnésie et de soude.

Syn. do BLŒDITE.

ASTRAL, ALE, AUX (ass) adj. Qui appartient aux astres, qui a <iuelque rapport avec les astres : Les influences

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