ASTRALES
— Astron.jl>m(!e astrale. [\ On dit auj. année sidérale.
— Occult. Corps astral. L'un des sept aspects ou priticipes admis, par les occultistes, comme concourant à la composition des êtres. Le corps astral de l'homme, en sanscrit théosopliique, Linya sharira, est un principe moyen entre le corps et l'âme, qui sert d'intermédiaire entre la volonté et les organes. Il iournit à l'âme diverses enveloppes semi-matérielles.
— Relig. Esprit astral. Nom que, dans la religion dos Parses, dans le gnosticisme et dans la théosophie de plusieurs nations, on donnait à une classe de génies composés d'air et de feu, et dont on peuplait l'immensité de l'univers.
— Techn. Lampe astrale, Lampe dont la lumière tombe de haut en bas, sans porter d'ombre par ses appuis.
ASTRAMPSYCHOS, nom commun à plusieurs prêtres magiciens de Perse. Nous possédons, avec ce nom d'auteur (évidemment supposé), un poème grec de cent un vers ïambiques, qui paraît dater du iv siècle de notre ère, et qui traite de Ylnterprilation des sonf/es.
ASTRANCE ou ASTRANTIA {ass — rad. astre) n. f. Geuro de plantes do la famille des ombellifères, tribu des saniculées, dont les fleurs ressemblent à une étoile.
— Encycl. Calice à cinq dents persist an tes et acuminées : cinq pétales lancéolés; fleurs blanches ou roses ; ombelles simples :
tels sont les principaux caractères du genre astrance. Ce sont des herbes de l'Asie et de l'Europe occidentale.
La principale espèce est Vastrance à grandes feuilles, plante fort élégante, assez commune dans les Alpes et les Pyrénées. Elle fleur' ' ère, a passé pc
ASTRANTHE ass — du gr. astron, astre, fleur) n. m. Bot. Syn. de homaline.
ASTRAPA (du gr. astrapè, éclat), nom d'une étoile do l'amas des Pléiades. Elle se trouve placée dans la constellation du Taureau.
ASTRAP;EUS {ass. uss) ou ASTRAPÉE {ass) [du gr. a.5(7'apaios, qui lance des éclairs] n. m. Entom. Genre d insectes coléoptères, famille des staphvlinidés, renfermant une seule espèce d'Europe, qui v!l dans les plaies des arbres ; c'est Vastrapseus ulmi, noir brillant, avec les élytres rouges et ime tache de même teinte sur l'abdomen.
— Bot. Section du genre dombeyia.
ASTRAPE (ass — dugr. astrapè. écliin ^ i Genre de poissons électriques de la des torpilles, n'ayant qu'une seule n sur la face supérieure de la queue.
ASTRAPIE ou ASTRAPIA (ass — du gr. astrapè, éclat) n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres (de la taille du pigeon), famille des paradiséidés, dont les deux ou trois espèces connues habitent les montagnes de la Papouasie.
— Encycl. Les asti'apies sont de magnifiques oiseaux noirs à plumagevelouté, gorge verte variée d'or et de cuivre , et longue queue violette à reflets bronzés. On les nomme vulgairement pies de paradis. Citons l'aslrapia i/ularis (nord de la Papouasie).
Astrate, tragédie de Quinault, représentée en 1G63. Elise, reine de 'l'yr, possède un trône que son père a usurpé sur le roi légitime. Elle a fait périr ce roi et deux de ses fils : un dernier s'est échappé, et un oracle la menace de la vengeance de ce jeune prince. Ce prince passe pour le fils de Sichée.
Elevé sous le nom de rt Astrate », il a rendu les plus grands services à l'Etat et à la reine. Elise et lui s'aiment et vont s'épouser, lorsque Sichée apprend à Astre qui il est, et forme une conspiration pour lui rendre ses droits. Astrate veut en instruire Elise, et, après diverses complications, celle-ci s'empoisonne. Cette tragédie, aux dialogues trop élégiaques, aux personnages trop peu agissants, produisait toutefois au théâtre un assez bel efl'et. (V. ce qu'en dit Bûileau, dans sa IIP satire.
ASTRE {ass — lat. astrwn ; du gr. nsirou) n. m. Asiron. Se dit de tout corps céleste jouissant d'un éclat propre ou emprunté à un autre corps : On distingue aujourd'hui parmi les ASTRES : les étoiles fixes, les plancles et kurs satellites, et les comètes.
— Astrol. Corps célestes considérés sous le rapport de l'influence qu'on les supposait exercer sur la destinée des hommes. Le langage commun, et surtout la poésie, font parfois allusion à cette croyance :
Sous qiipl astri^, bon Dieu ! faut-il que je sois né. Pour être de fâcheux toujours assassiné '.
Molière.
— Par ext. Personne fort belle : Un astre de beauté. 11 Personne influente ou illustre :
Tant qu'il ItriUe ici-bas. tout aslre a son nuase.
, ,. LiMiRTINK. ,
— Loc. poét. Jusquaux astres. En un lieu ou à un degré très élevé, il L'astre du jour. L'astre qui nous éclaire, L'astre des saisons, ou simplement L'astre, Le soleil. Il L'astre de la nuit. L'astre des nuits, L'astre nocturne. L'astre au front d'argent. L'astre des amants, La lune.
ASTRE, ÉE {ass) adj. Astron. Eclairé par les astres, étoile : Xuit astkée. (Inus.)
— Astrol. Bien astre, Né sous un astre heureux, et par ext., H
Astrapie.
ASTRÉE ou ASTBŒA {ass type de la famille des astréij
f. Genre de madrépores, renfermant des animaux inarins vivant en colonies dans dos calices unis par leurs murailles soudées. Les nombreuses espèces d'astréos, réparties dans divers sous-genres, sont répandues dans les mers tempérées et chaudes du globe, ou fossiles daus les terrains tertiaires.
ASTRÉE, planète télescopique, n" 5, découverte le 8 décembre 1845 par Hencke. — Ancien nom de la constellation de la 'Vierge.
AsTRÉE, selon les mythologues, déesse de la Justice, habita la terre pendant l'âge d'or, que les poètes nommeiil souvent siècle d'Astrée, et remonta dans l'Olympe quand J^ le crime apparut parmi les hommes. Elle fut placée dans le zodiaque, où eue devint le signe de la Vierge. On la représente tenant une balance ou un rameau de palmier d'une main, et de l'autre des épis. Ces périphrases : temps d'Astrée, siècle d'Astrée, désignent une époque do paix, de justice, de bonheur et d'innocence.
Astrée (l'), roman célèbre d'Honoré d'Urfé, en six parties, dont les quatre premières seulement furent publiées par l'auteur, de 1620 à 1624. Les deux dernières parurent en 1625, après sa mort, et ne sont pas entièremont de lui. Suivant certains critiques, cette gigantesque pastorale, qui se déroule au -m' siècle, servirait de prétexte à un tableau des intrigues de la cour de Henri I\ ; suivant d'autres, l'auteur, dans sa jeunesse, ayant composé une foule de vers pour ses nombreuses maîtresses, s'avisa plus tard d'en faire le fond d'un roman. Il y a dans l'ouvrage de d'Urfé, que La Fontaine et Boileau prisaient fort des parties où l'écrivain semble avoir atteint la perfection du genre pastoral ; mais l'absence de tout mouvement, de tout intérêt dramatique, rendra toujours la lecture de ce roman d'une insupportable fad. ir : la langue, néanmoins, lui a fait divers emprunts. C'est là que hgure 'a Carte du Tendre, à laquelle on fait souvent allusion, '-t Céladon, dont le nom sert encore à désigner un galant doucereux, un amoureux platonique. Enfin, le nom de A4trée a passé dans le stylo galant, pour désigner une
femme belle, aimable et tendrement aimée, mais qui se montre jusqu'au bout rigoureuse, plutôt par un raffinement de coquetterie que par véritable vertu.
ASTBÉIDÉS (ass — de astrée) n. m. pi. Famille de madréporaires, renfermant des colonies de polypes à loges lamelleuses, à murailles soudées. Leurs innombrables formes, qui apparaissent dans le jurassique pour se continuer jusqu'à nos jours, sont réparties en nombreuses sous-familles dont les caractères sont très compliqués. — Un astréidé.
ASTREINDRE {ass — lat. astringere, lier, attacher : J'astreins, tu astreins, il astreint, noits astreignons, vous astreiqncz. ils astreignent. J'astreignais, nous astreignions. J'as- ' ' /■j),!s. nous astreignîmes. J'astreindrai, nous astreindrons . ' ' ' unirais, nous astreindrions. Astreins, astreignons, i'^''z. Que j'astreigne, que nous astreignions. Que j'as
'■'r>r,^e, que nous astreignissions. Astreignant. Astreint, nnie) v. a. .Soumettre, obliger, assujettir : Il ne convient d'insérer dans un bail aucune stipulation qui ASTREIGNE le fermier à un mode particulier d'assolement. (Dombasles.)
S'astreindre, v. pr. S'assujettir à : Que d'hommes sont obligés de s'astreindre â des occupations qui ne sont pas selon leurs goûts î (Daru.)
— Anton. Dispenser, exempter, laisser libre, relever. ASTREINTE (ass) n. f. Dr. Syn. de contrainte, amende. ASTRÉPHIE [ass — du gr. a priv., et stréphein, retourner)
n. f. Genre do valérianées, renfermant dos herbes vivaces du Chili et des Andes de l'Amérique méridionale.
ASTRÉUS ou Astrée, fils du titan Crias et de la titanide Ëurybie. Il est généralement regardé, dans la mythologie grecque, comme le père des Vents, Zéphyr, Borée, etc., et des Etoiles, qu'il eut de son hymen avec l'Aurore, tille d'Hypérion.
ASTRICTIF, IVE (ass) adj . Qui a la propriété de resserrer.
ASTRICTION (ass, si — lat. astrictio, resserrement) n. f. Méd. Effet produit sur l'économie par une substance astringente : /.'.ASTRICTION que produit l'aya-pana est faible. (J. Cloquet.) Il Sensation d'astriction. Effet particulier produit sur les organes du goût par les substances astringentes.
— Chir. Action de serrer ; /.'astriction d'un bandage. ASTRILD n. m. Ornith. V. bengali.
ASTRINGENCE 'is's n. f. Qualité de ce «jui est astringent : i. AsTRLNGLNCK d'un médicament.
ASTRINGENT, ENTE (ass — lat. astringens, part. prés, du V. astringere, resserrer) adj. Qui resserre les tissus par une sorte de crispation : liemède astringent.
— Espèces astringentes. Nom donné, dans la pharmacie, à un mélange de racines de bistorte et de tormentille avec de l'écorce de grenadier, il Médication astringente. Emploi de médicaments astringents.
— n. m. Médicament, remède astringent ; substance astringente : Le sulfate dp zinc est un bon astringent. // ne faut pas abuser des astringents.
— Encycl. On donne le nom de astringents à des médicaments qui ont la propriété de déterminer le resserremont des tissus avec lesquels on les mot en contact. Introduits dans la bouche, ils produisent à la langue une sensation d'âpreté caractéristique. Ils prennent ordinairement le nom de styptiques quand on les emploie à l'extérieur, et qu'on les applique à la surface d'une plaie saignante pour arrêter, grâce à l'astriction qui en résulte, le sang fourni par les petits vaisseaux.
Employés à petite dose, à l'intérieur, les astringents diminuent la sécrétion intestinale et la transpiration cutanée. A dose élevée, ils peuvent déterminer do la cardialgie, des vomissements et d'autres accidents.
Les médicaments astringents sont fournis par le règne minéral et par le règne végétal. Les astringents minéraux les plus importants sont : les acides sulfurique (eau de Léchollo) etchlorhi/drique convenablement étendus, l'a/iin, les préparations de zinc (sulfate), \es préparations de plomb (acétate, eau blanche), le borax, la. chaux, enfin les /hv/kirations ferrugineuses (pet chlorure, sulfate.) Les astringoms végétaux doivent leurs propriétés astringentes au tanin, ou â l'acide gallique, ou à des matières résineuses. Ce sont d'abord les substances presque entièrement coinposées de tanin, comme les cachous, les kinas, les sucs d'acacia; ensuite : Yécorce de chêne, la noix de galle, les écorces de quinquina, la racine de ratanhia, les feuilles de noyer, d nrbousier, la bistorte, le monesia, les sang-dragons, enfin un grand nombre de produits de la famille des rosacées : m."de Provins, racines de toi-menlille, de fraisier, de benoît' : feuilles d'argentine, d' aigremoine.d'alchémille, de ronces.' <'
Les circonstances dans lesquelles le médecin a recr.i,: aux astringents sont très variées. On les emploie à 1 e\ rieur dans le cas d'hémorragies externes ou internes, da' le début de brûlures, d'érysipèles, de panaris, d amygda lites, comme coagulant du sang contre les anévnsmo, les varices, etc. Quant à leur administration interne, est particulièrement indiquée dans les niques et dans les hémorraïios passives. — Anton. Laxatif, relâchant.
ASTROBLÈPE (as..) ou ASTROBLEPAS {ass, pass) {( gr. asiron, astre, et blépein. regarder] n. nL Genre de po
catarrhes chro-
sôns physostomes, do la famille des 'siluridés, ayant pour type l'a'stroblèpo noir {astroblepas niger) du Brésil.
ASTROBOLE (ass — du gr. astron, astre, et ballein, jeti'i n. m. Nom c(ue don' aient les anciens au feldspath orth"-^ dont ils faisaient usage dans leurs opérations de ma^
ASTROCARPE (ass — du gr. astron, étoile, et kar/. fruit ; allusion à la forme étoilée du fruit) n. m. Genre li^' résédacéos, renfei mant des herbes qui ont le port des résédas et qui croissent dans l'Europe méridionale et l'Afrique du Nord.
ASTROCARYE (ass — du gr. astron, astre, et karuon, noix) n. f. Genre de palmiers de la Guyane et du Brésil, qui ont presque tous UDv tige grêle et élevée, couverte d'épines noires. Leur fruit est une drupe fibreuse, ovale, et ne renfermant qu'une seule graine.
ASTRODICTUM [ass, tom') n. m. Instrument à l'aide duquel plusieurs personnes peuvent voir simultanément ua même astre, au moyen d'oculaires doubles ou multiples.
ASTRODON (ass — du gr. astron, astre, et odous, odontos, dont) n. m. Bot. Section du genre leucas.
ASTRODONTE [ass — même éfymol. qu'à l'art, précéd } n. m. Genre de mousses. Syn- de 'NucKKaA.
ASTRODYNAMIQUE (dM — do astres ot dynamique) n. f. Dynamique dos astros ; forces qui les mettent on mouvement. Il Conn.iissanco do ces forces.
A8TROGNOSIE (««« — du pr. (M(ron, astre, ot gnâftia, connaissance) n. f. Branche do l'astronomie qui a pour ohjot la (;t)nnaissanco dos phénomônos qui se rapportent aux )5toilos lixos, par opjïosition aux mouvonumts plus sousiblos des astres monlles ou errants.
ASTROGTNE {ass — du pr. astron, astre, ot guné, femelle) n. f. Bot. Section du genre croton.
ASTROÏTE {ass — du ^r. astron, astre) n. f. Nom vulgaire des polypiers fossiles dont les traces se trouvent dans certains marbres, et que les marbriers nomment yeux de perdrix.
ASTROKYON {ass — gr. Astrokuàn; do astron, astre, ot kuôn, chion) un dos noms do l'otoilo Sirius.
ASTRODYNAMIQUE — ASTRONOMIE
s — \\\\ gr. astron, astre, ot lambanein, umeut dont ou s'est servi autrefois pour dos
ASTROLABE [ prondro)n.m.In^ observer la positii astres et dôton leur hauteur au-dessus do l'horizon : Les Chinois avaient des astrolabes et des sphères avant que nous sussions lire, (Volt.)
— Enctcl. Les anciens attribuaient l'invention de l'astrolabe à l'astronome grec Hipparque, qui vivait au II" siècle avant notre ère. Il y en avait plusieurs variétés, que Astrolabe.
l'on appelait astrolabe
de mer et astrolabe armillaire. Par la suite, Ptolémée employa le môme mot pour désigner une sorte t\o mai»p<^monde. C'est dans ce sons que ce mot a été employé par presque tous les auteurs du xvi" siècle et du xvii'.
Astrolabe, nom du navire français sur lequel furent exécutées, en 1826-1829 et en 1837-1840, doux expéditions scientifiques, sous la conduite de Dumont-d'Ûrvillo.
ASTROLÂTRE (ass — du gr. as/ron, astre, etlatrcus, serviteur) n. et adj. Se dit des adorateurs des astres : Les Cholih'eiis étaient astrolâtres; étaient des astrolâtriîs.
ASTROLATRIE
des
.■ult.
s.ç — rad. astroldtre) n. f. Adoration
du aux astres : Da?is les climats qui
l'observation des astres, le premier
furcU U
culte est /'astrolàteie. (B. Const.)
ASTROLOGIE (ass — gr. astrologia; do astron, astre, et logos, discours, traité) n. f. Art de prédire l'avenir par l'inspection des astres, par la connaissance de leur influence propre et de celle que leur donne leur position dans le ciel.
— Encycl. L'astronomie moderne se relie, par une tradition ininterrompue, à des observations faites par les Chaldéens; mais, à des remarques judicieuses sur le mouvement des astres, ces peuples primitifs ajoutèrent des notions conjecturales ayant rapport aux influences des astres sur le monde terrestre. Ceci s'explique par deux sortes de raisons : a priori, le système religieux des Chaldéens comportant la déilication des corps célestes, il était tout naturel de leur attribuer une influence sur les choses de la terre ; a posteriori, cette influence se montre partiellement vraie : le retour de certaines constellations en des points déterminés du ciel coïncide avec le retour des saisons, avec certains courants atmosphériques ; les marées de l'océan ont des variations d'amplitude périodiques correspondant aux phases de la lune, et toutes les inductions des anciens à cet égard sont complètement ou partiellement exactes. Ils avaient même cru remarquer une influence analogue sur les êtres vivants : les variations saisonnières entraînent indubitablement dos modiflcations dans le monde organique .- à l'hiver, beaucoup je plantes perdent leurs feuilles, et la végétation se ralentit ; certains animaux s'engourdissent, d'autres subissent des changements de pelage ou de plumage. A côté de ces phénomènes, qui relèvent de la périodicité annuelle ou solaire, quelques-uns ont paru ressortir à la périodicité lunaire : la menstruation revient normalement au ijout de quatre semaines, c'est-à-dire d'un mois lunaire, et cette coïncidence était de nature à frapper des esprits prévenus. Les influences vraies des astres sur la terre constituent une science particulière qu'on appelle la météorolo(;ie. Les influences supposées des corps célestes sur les êtres vivants constituent l'astrologie judiciaire, que nous allons étudier.
— AsTROLOGiR JUDICIAIRE. Le principe de Vastroloijie judiciaire était le suivant : à l'heure où l'enfant vient au monde, les astres exercent sur lui une influence mv.stérieuse et fixent son caractère et son avenir : le tout résultera de la nature des astres présents au ciel et de leur position respective, en un mot de Vaspect que présentent les constellations. Pour savoir le passé et l'avenir d'un homme, il^ faut, avant toute chose, établir le thème de sa iialwné. c'est-â-dire reconstituer l'état du ciel à l'heure de sa naissance : il ne reste plus qu'à lire ce tableau et à en déduire, selon certaines règles, des renseignements pratiques. Il Va sans dire qu'en une matière où l'imagination joue le rôle fondamental, il intervient une large part de caprice et tous les astrologues n'opèrent pas de façon identique! En général, ils divisent la voiite céleste en douze compartiments, à l'aide de six grands cercles équidistants ex fixes : l'un d'eux correspond à l'horizon, un autre au méridien, et les quatre derniers occupent des positions intermédiaires. Ce sont là les cercles de position, et le Soleil, en vingt-quatre heures, traverse successivement les douze fuseaux que l'on appelle les douze maisons du ciel.
Pour indiquer commodément les positions des astres à un instant quelconque, on représente les douze maisons par autant de triangles placés à la bordure d'un carré, et numérotés dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre; puis on écrit dans chaque case le nom ou le symbole des astres qui se trouvent dans la maison correspondante : bien que le mouvement diurne les amène successivement dans toutes les maisons, chacun d'eux en possède une qui lui est propre ; il est le seigneur de la vtaison, et son influence est plus grande là que partout
ailleurs. Parmi les astres, certains possèdent une heureuse influence, comme Jupiter, Vénus, ou la Lune ; d'autres sont fort dangereux, comme Saturne etMars; onlin, Mercure ot le Soleil sont favorables ou non, suivant les circonstances. Pareillement, les douze maisons ont des attributs particuliers ; la première est celle do la vie, la seconde celle dos richesses ; puis viennent succossivomont celles des frères, des parents, des c»fants, de la santé, du »<mriage, de la mort, do la religion, dos dignités, dos amis, dos ennemis, soumi-
Les douze maisons du ciel.
trouvaient à l'instant de la naissance. Au reste, ces influences peuvent se neutraliser plus ou moins, et il y a lieu do tenir compte soigneusement des positions relatives des astres. Deux astres observés simultauémont de la terre peuvent présenter une conjofiction, un sextile, un quadrant, un trine (ou trigone), ou une opposition, suivant que l'angle formé par les rayons visuels est voisin de 0" ou de 60°, ou do 90°, ou de 120°, ou de UO". Parmi ces aspects, le quadrant et l'opposition sont malfaisants, le trine et le sextile sont d'un lieuroux présage, la conjonction ne signitie rien : c'est un aspect indifférent.
Imaginons qu'à l'heure du thémo. Mars apparaisse à l'horizon, et qu'en même temps Saturne se trouve au voisinage du méridien ; dans ces conditions, l'aspect formé par ces deux planètes néfastes est un quadrant ; le présage est donc très funeste, et la menace porte spécialement sur la première et la quatrième maisons, c'est-à-dire sur la vie de l'intéressé et sur ses enfants. D'autres particularités du thème peuvent heureusement modifier ces perspectives sinistres ; par exemple, une opposition de Vénus et de Jupiter, surtout si l'un des deux se trouve à ce moment dans la maison dont il est le seigneur.
Ajoutons que chaque heure du jour, que chaquejourdela semaine, se trouvent sous le patronage spéci^ d'un astre ; comme leurs noms l'indiquent, le lundi est consacré à la lune, le mardi à Mars, le mercredi à Mercure, le jeudi à Jupiter, le vendredi à Vénus, et le samedi à Saturne; enfin, le dimanche est le jour du Soleil. On obtient le maître de l'heure en écrivant les noms des astres dans l'ordre où ils régissent les jours, ot en comptant de cinq en cinq, dans le tableau ainsi formé à partir du maître du jour. Ainsi, pour le mardi, la l'" heure appartient à Mars, la 2" au Soleil, la 3" à Vénus, la 4" à Mercure, la 5* à la Lune, etc., la 24* àVénus, et la 25', ou 1" heure du lendemain (mercredi), à Mercure.
— Histoire de l'astrologie. L'astrologie est née en Chaldée à une époque très reculée, et certains devins prétendaient s'appuyer sur des observations faites pendant 473.000 ans; d'autres se réclamaient d'une tradition vieille de 1.500.000 années; des prêtres chaldéens firent à Alexandre des prédictions restées fameuses. Fort en honneur dans l'Egypte, l'astrologie paraît y avoir été importée d'Asie à une époque inconnue : ce sont les mômes méthodes et les nièmes minuties. De très bonne heure ces pratiques se sont introduites en Grèce, et l'on en trouve la preuve dans Homère et dans Hésiode ; mais il s'agissait alors d'une importation fragmentaire, faite peut-être par des matelots ou des commerc.'ants. Le corps des doctrines anciennes ne fuc connu que plus tard : simultanément Bérose apporta de Babylone à Athènes, puis à l'île de Cos, les méthodes chaldéennes, tandis que Manéthon do Sébonnytos introduisait les pratiques égyptiennes.
L'astrologie fut introduite à Rome dès la conquête de la Grèce, et le christianisme naissant lutta énergiquement contre elle. Dès ce moment, comme au moyen âge, l'Eglise a toujours répudié l'astrologie, mais les arguments eut varié. Tantôt elle la considère comme simple imposture et comme blasphématoire, pour ses bases déterministes ot antiprovidentielles; tantôt elle l'envisage comme d'essence démoniaque, lui reconnaissant implicitement une valeur réelle, mais impie.
Les persécutions n eurent d'autre effet que de multiplier les astrologues, et le mystère qui les entourait n'était pas fait pour diminuer leur prestige et leur empire sur la foule. Les échecs les plus retentissants ne purent amoindrir la crédulité générale. C'est ainsi qu'en 1179, tous les astrologues s'accordèrent pour annoncer la fin du monde : il devait se produire, en septembre 1186, une conjonction de toutes les planètes, et ce signe redoutable présageait les plus etfroyables cataclysmes. La terreur était générale; mais la conjonction eut lieu, l'année se passa sans rien d'extraordinaire, et le monde respira.
En revanche, la grande peste qui désola la fin du xiv siècle fut attribuée à la conjonction de trois planètes, et l'Université de Paris proclama solennellement la relation des deux événements. On voit que les hommes les plus instruits n'échappaient nullement aux préjugés populaires. La célèbre comète de 1456. coïncidant avec la peste et la guerre contre les Turcs, répandit une consternation générale; le pape Calixte III ordonna des prières publiques. En 1524, Stœffler prédit un nouveau déluge xmiversol, sans plus de fondement que ses prédécesseurs.
Le XVI* siècle marque l'apogée de l'astrologie : tous les princes ont leurs astrologues, les rois eux-mêmes ne dédaignent pas de se faire initier, et Catherine de Médicis amène d'Italie une suite nombreuse d'astrologues, dont le plus célèbre fut Nostradamus. Cardan, Tycho-Brahé, Kepler, en jetant les fondements de l'astronomie, s'intéressèrent encore aux observations conjecturales ; mais la foi à l'astrologie s'en va, et Morin do Villefranche, le maître de Gassendi, n'arrive pas à conmiuniquer sa foi à son disciple. Aussi, à plusieurs reprises, il prédit la mort de ce dernier, ce on ([uoi i! se trompa sans cesse. Morin fit pareille erreur en prédisant la mort do Louis XIII.
A la naissance do Louis XIV, l'astroloffuo do la cour en fit l'horoscope, mai» la foi manquait déjà, et le poste ne fut pas maintonu.
L'astrologie no rencontre plus guère d'adeptes, aajoord'iiui, que parmi les bateleur» exploitant la crédulité publique; coUo-ci commence même à dÎNparattro; néanmoins, les comètes produisent encore quelque émotion dans les esprits pou ouverts. Cependant, do temps en temps, un retour do mysticisme ou do dilettantisme a remis 1 astrologie en honneur au même titre que les diverses magies et que le spiriiisran.
ASTROLOGIQUE (ass) adj. Qui appartient, qui a rapport à iastrologi»! : Pronostics ASTBOLOGigcEfl. ii Propre aux observations astrologiques : Observatoire a«trologiqgb.
— Figure astrologique, Deacripûoadoïaspoctgénéraldcfi astres au-dessus de l'horizon au moment do l'obsor^'alion.
ASTROLOGIQITEMENT (««») adv. Selon les règles do r.-istrolo^'i<- : Unroscope tiré ASTaoLOGiQDKMENT.
ASTROLOGUE {ans) n. m. Celui (jui s'adonne à l'astrolo- ^ci'' judiciaire, qui en a étudié, qui en connaît les règles ; Ijis dames de la cour de Catherine de MZ-dicin n'fussent osé rien faire sans consulter quelque ASTROLoorK. 'Thiers.)
— Loc. PROv. Ce n'est pas un grand astrologue, Co n'est pas un homme bien intelligent, bien habile.
Astrologue (l'), roman de Waltor Scott. V. Guy Man-
NERING.
Astrologues (Contée les), petit traité do Seitus Empiricus, où il démontre la vanité do la science des Chaldéens, qui prétendaient prédire les événements et la destinée des hommes par l'examen des astres.
ASTROLOBSE OU A5TROLOHA {ass — du gr. astron, astre, ot lôma. bordurej n. m. Genre d'épacridéos, renfermant des arbustes feuillus, bas, le plus souvent diffus ou décomhants, de l'Australie méridionale et de l'Ile de Van Diémen.
ASTROMANCIE (ass — du gr. astron, astre, et manteia, divination) n. f. Divination qui se pratique par l'inspection des astres, et nommée plus ordinairement astrologie.
ASTROMANCIEN. ENNE {ass, si-in, en') û. Celui, celle
ASTROMARCHANTIE {a3s, fcan-tl — do ostre, et marchaiitiei u. 1. Bot. .Section du genre marchantie.
ASTROMELA, anc. ville détruite au v" siècle par le roi desAVisigoths, Euric. Quelques ruines en subsistent, près létang de Saint-Chamas (Bouches-du-Rliône).
ASTROBfÊTRE (ass — du gr. astron. astre, et métron, mesure) n. m. Instrument servant à mesurer les diamètres apparents des astres et les petites distances entre les étoiles. V. oéliomètre.
ASTROHÉTRIE {ass) n. f. Art de mesurer, à l'aide de l'astromètre, les diamètres apparents des astres et les petites distances des étoiles.
ASTROMÉTRIQUE {ass) adj. Qui appartient, qui a rapport à lasirométne.
ASTRONE {ass — du gr. astron, astre) n. m. Genre do térébinthacées, comprenant de grands arbres résineux, à feuilles alternes ot composées de folioles opposées, entières ou crénelées. On en connaît huit espèces de l'Amérique tropicale et des Antilles. Syn. astronium.
ASTRONIE {ass — du gr. astron, astre) n. f. Genre do mélastomacées, comprenant des arbres ou des arbustes, glabres ou tomenteux, à rameaux arrondis, originaires de la Malaisie et des îles de l'océan Pacifique.
ASTRONODilE {ass) n. m. Celui qui connaît l'astronomie, qui s'en occupe ; Newton fut un grand astronome.
— Adjectiv. Qui s'occupe d'astronomie, qui se livre à l'astronomie : Un mathématicien astronome.
Astronome (l'), chroniqueur et astronome français du IX' siècle, dont le véritable nom est inconnu. U passa une partie de sa vie à la cour de Louis le Débonnaire. On a de lui une intéressante Vie de Louis le Débonnaire, traduite dans la collection Guizot.
ASTRONOMIE {as$ — du gr. astron, astre, et nomos, loi) n. f. Science qui a pour objet de faire connaître les astres, leur constitution, leurs positions relatives et les lois de leurs mouvements : De toutes les sciences naturelles, Tastronomie est celle gui présente le plus long enchaînement de découvertes. (Laplace.)
— Branche de cette science qui a pour but la connaissance spéciale d'une classe de corps célestes : Astronomie cumétaire. Astronomie planétaire. Il Ensemble des connaissances astronomiques d'un peuple ou d'un individu : Gastronomie des Arabes, /.'astronomie des Chinois.
— Iconogr. Les anciens avaient fait de la muse Uranie la personnification de l'astronomie; ils lui donnaient pour attributs principaux une sphère, une couronne d'étoiles, des instruments de mathématiques.
(V. Uranie.) Rangée au nombre des sept arts libéraux par le moyen âge, l'Astronomie fut représentée sous la figure d'une femme, tenant à la main tantôt une rose dos vents, tantôt une boule, tantôt un boisseau plein d'eau, au-dessus duquel sont mdiqués quelques astres. (V. arts libéraux.) Les artistes modernes ont traité ce sujet de bien des manières différentes : un bas-relief de Paul Ponce, au Louvre, représente l'Astronomie sons la figure d'Atlas soutenant le monde et contemplant le ciel ; uu autre bas-relief, de Th.
Poissant, qui décore l'hôtel de Colbert , à Paris, nous montre une femme debout, avec des ailes dans
les cheveux, le pied droit posé sur i/Astn,Doinie (stades volumes entasses, tenant de la tuctte de la cathédrale main droite un style, dont elle se deLaon [xm* siëclej). sert pour montrer une sphère sur
laquelle elle est accoudée. On voit au musée de Dresde une belle figure allégorique de l'Astronomie, peinte par Massimo Stanzioni. Chaplin a e.xposé, en 1859, un petit tableau sur le même sujet.
— Enctcl. Si, par un temps sans nuages, un observateur est situé sur la mer, ou bien en un pomt de la terre où les accidents de terrain sont négligeables, il aperçoit audessus de lui une sorte de voûte surbaissée, bleue peadant
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