‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 506 sur 828 · IS · texte numérisé non relu

IS

Articulations de l'atlas atloldo-axoidienne ; A, vue par derrière; B, vue surtout par devant. — 1. Atlas; 2. Occipital; 2'. Section des les mouve- os du crâne ; 3. Axis.

ments de

flexion de la tête en avant et en arrière. Elle est maintenue par deux ligaments occîpito-atloidiens antérieurs : l'un profond, l'autre superficiel, appelé aussi ligament cervical antérieur, un ligament cervical postérieur qui, très distinct chez les quadrupèdes, n'est chez l'homme qu'une aponévrose réunissant par la ligne médiane les puissants muscles du côté droit et du côté gauche du cou.

L'articulation atloïdo-axoïdienne, également du groupe des diarthroses, est une articulation pivotante permettant la rotation de la tête autour d'un axe vertical représenté par l'apophyse odontoïde de l'axîs.

Les facettes articulaires inférieures de l'atlas glissent dans ce mouvement sur les facettes articulaires supérieures de l'axis, constituant une double arthrodie. L'articulation est maintenue par

le ligament transversal, qui applique l'apophyse odontoide contre l'arc antérieur de l'atlas; par une capsule articulaire réunissant les arcs de l'atlas à ceux de l'axis; enfin, par les ligaments atloido-axoîdieiis antérieur et postérieur.

En outre, des ligaments joignant directement l'axis à

l'occipital recouvrent

des articulations tes. V. axis.

— Pathol. Les luxations occipito-atloYdienaes sont très rares ; elles peuvent être, ou non, accompagnées de fracture de l'atlas ; elles sont toujours mortelles.

Les luxations atloïdo-axoïdiennes sont plus fréquentes, et souvent accompagnées de fractures de l'atlas ou de l'apophyse odonto'ide; généralement, l'atlas glisse en avant.

Elles se produisent dans la flexion brusque et forcée de la tète en avant. La mort subite ou rapide s'ensuit le plus souvent; cependant, la guérison est quelquefois possible, mais avec raideur du cou.

Atlas {lass). Myth. Roi légendaire de Mauritanie, fils

vant d'autres, de Japet, père des Hyades et dès Pléiades, appelées de son nom Atlantides. Ayant refusé l'hospitalité à Persée, celui-ci fit briller à ses yeux la tête de Méduse, et le transforma en montagne. D'autres traditions prétendent qu'ayant pris parti pour les Titans dans leur entreprise contre Jupiter, le maître des dieux le condamna à soutenir le ciel sur ses épaules. Suivant d'autres fables, Hercule s'étant rendu auprès d'Atlas pour dérober les pommes d'or du jardin des Hespérides, se chargea de soutenir le ciel, tandis qu'Atlas irait les cueillir. Mais ce dernier, à son retour, ne voulut plus reprendre son fardeau. Hercule le décida, par une ruse, à s'en charger un instant, puis il prit les pommes, et abandonna Atlas.

— Littér. On compare à Atlas l'homme charge de supporter seul le poids d'un grand nombre d'affaires, et sa légende est, en littérature, l'objet de fréquentes allusions.

Atlas {laas) [mont]. Le nom de Atlas est probablo-

î Zeus et de Clvmène ; sui-

ment une forme grecque adoucie du mot berbère Adrar. qui signifie « montagne ». Les anciens se faisaient une idée exagérée de l'élévation de l'Atlas, et la légende en fit un Titan qui supportait le globe du monde.

Ptolémée distingue le Grand et le Petit Atlas, mais cette distinction ne s'applique, chez lui, qu'aux chaînes de l'ancienne Mauritanie Tmgitane, le Maroc actuel. La plupart des géographes modernes ont reproduit cette division, mais en donnant à ces noms plus d'extension : le Petit Atlas étant pour eux les chaînes littorales, le Grand Atlas les chaînes qui forment la lisière du Sahara. Ces dénominations sontimpropres, et ne sauraient guère sejustifier.

En réalité, l'Atlas, entendu au sens large, est le système montagneux qui comprend tout le nord-ouest africain, Maroc, Algérie et Tunisie, entre l'Atlantique, la Méditerranée et le Sahara. Il a environ 2.500 kilom. de longueur, du cap Ghir, sur rAtlanti<|ue, au cap Bon, en Tunisie, et 500 kilom. de largeur moyenne. Il se divise en deux parties : l'Atlas marocain et'lAtlas algéro-tunisien. V. Algérie, Maroc, Tunisie.

V Atlas marocain, encore très mal connu, paraît surtout composé de sédiments primaires, traversés de roches éruptives anciennes, contre lesquels le crétacé s'appuie au N. en discordance. Il comprend trois chaînes dirigées du S.-O. au N.-O. : une chaîne principale au centre, le Haut Atlas, qui commence au cap Gliir et s'étend jusqu'au chott Tigri ; deux chaînes secondaires: l'une au N., le Moyen Atlas, l'autre au S., VAnti-Atlas.

L'Atlas algéro-tunisien est essentiellement constitué par des terrains secondaires et tertiaires; les calcaires jurassiques et crétacés y dominent. Les terrains ar- L'Iiôens n'apparaissent que prés du rivage méditerranéen. Les plissements paraissent beaucoup plus récents que ceux de l'Atlas marocain. Il comprend l'Atlas tellien, ensemble de chaînons et de massifs dirigés d'E. en O., et {'Atlas saharien, de direction S.-O.-N.-O., qui, à partir de Batna, forme seul le relief et se substitue, en Tunisie, à l'Atlas tellien.

C'est seulement dans l'Atlas marocain que beaucoup do parties, dépassant 3.500 m., portent des neiges toute l'année. Dans l'Atlas algérien, au Djurdjura, elles ne se montrent que do décembre à mai.

Le climat varie surtout, dans l'Atlas, avec l'altitude et l'exposition, les parties les plus élevées et tournées vers le N. étant les mieux arrosées. Les régions montagneuses du Nord-Ouest africain reçoivent des pluies plus abondantes que les plaines, avantage très précieux dans cette zone. Cependant, les fleuves auxquels l'Atlas donne naissance sont peu considérables.

Les richesses 7ninérales de l'Atlas sont encore imparfaitement connues et peu exploitées. Les principales sont le fer, le cuivre, le plomb argentifère, les marbres.

L'Atlas renferme, surtout au voisinage de la mer, des pâturages et des forêts. La végétation forestière est constituée par des chênes-lièges, des chênes-yeuses, des cèdres, dos pins, des thuyas, des Tentisques, des lauriers-roses, etc. On y cultive l'olivier, le figuier, le nover.

La panthère, le guépard, le lion, le sanglier, l'hyène, différentes espèces de loups, le chacal, sont les principaux représentants du règne anima! dans l'Atlas.

Les régions montagneuses susceptibles de recevoir des habitants sont peuplées surtout de Berbers, sédentaires ou demi-nomades.

— BiBLiOGK. : E. Reclus, A'ouvelle Géographie universelle, l'Afrique septentrionale ; P. Schnell, t Atlas marocain.

Atlas [ass), ancien nom de la constellation du Bouvier. 3 hydraté ;

Atlixco, ville du Mexique (Etat de Puebla), sur les pentes du Popocatepetl ; 13.000 hab. Ch.-l. d'un district peuplé de 41.300 hab.

ATLOD'VME (contraction de atlodidtme) adj. et n. m. En T. de térat.. Se dit d'un monstre à deux têtes distinctes sur un seul cou, dans la classification de I.-Geoffroy Saint-Hilaire.

ATLOÏDE n. m. Anat. Syn. de atlas.

ATLOÏDO (rad. atloïde). Les mots composés commençant par atloido désignent, en général, des lii,'aments ou des muscles aboutissant à l'atlas : af/oïrfo-axoïdien, atloido- :urouoïdien, aZ/oit/o-mastoïdien, rt//oïrfo-occipital, atloido- * idien, a^/oïrfo-sous-occipital, a^/oifrfo-styloïdien.

ATLOIDO-OCCIPITALE adj. f. Se dit de l'articulation de latlas avec l'occipital. Syn. de occipito-atloidienne. V. occipital.

ATLUS OU ATTLUS {tluss) n. m. Comm. V. attlas.

ÂTMAN (.< âme, souffle vital, ou étincelle de vie i>) n. m. Est généralement considéré par les philosophes hindous comme distinct >i\x manas, « esprit, entendement !>. Les brahmanes vêdantins donnent le nom de âtman à l'âme universelle, dont ce que nous appelons âme n'est qu'une particule infinitésimale. Pour les boudjlhistes, au contraire, Vàtman n'est que le souffle vital.

At-MEÏDAN, célèbre place do Constantinople. dont le nom signifie littéralement, en turc, la place des chevaux, Vhippodroïne. l^'At-Meidan n'est autre chose que l'emplacement de l'ancien cirque fondé par Septime-Sévère. On y voit encore l'obélisque égyptien dressé par Théodose II, la colonne de Constantin Porphyrogénète, et au milieu la colonne Serpentine. Enfin, la mosquée d'Ahmediyèh occupe un des côtés.

ATM1ATR1E OU ATMIDIATRIE fdu gr. atmis, idos. vapeur, et iatreia, médecine) n. f. Eu TT de méd.. Médications par les gaz ou les vapeurs : en fumigations, inhalations, bains, etc.

ATMIDOMÈTRE (du gr. atmis, idos, vapeur, et métron, mesure) n. m. Instrument destiné ù mesurer la quantité d'un liquide évaporée en un temps donné, ii On dit aussi

ATMOMËTRE.

— Encvcl. L'atmidotnètre consiste en une cuve à section carrée, contenant le fiquide qu'on veut éprouver. Un curseur qui se meut sur une règle verticale divisée, plongeant dans le liquide, permet do dêtorminor rabaissement

du niveau au bout d'un temps donné, et, par suite, la mesure de lévaporation pendant ce temps.

ATMIDOMÉTRIE (rad. atmidomètre) n. f. Mesure des vapeurs.

ATMIOOMÉTRIQUE adj. Qui concerne l'atmidomètre. Il On dit aussi atmomktrique.

ATMIDOMÉTRO GRAPHE (du gr. atmis, idos, vapeur; mesure, et graphein, décrire) n. m. Instrument qui l'évaporation, et peut l'enregistrer.

ATMIDOSCOPE (du gr. atmis, idos, vapeur, et skopein, observer) n. m. Instrument servant à indiquer la quantité de vapeur qui se dégage dans un lieu, afin de régler la température d'une manière convenable.

ATMIOMÈTRE (du gr. atmis, vapeur, et métron, mesure) n. m. En T. de méd.. Appareil destiné à faciliter l'inhalation des vapeurs médicamenteuses pour le traitement des voies respiratoires.

ATMIZONIQUE (du gr. atmis, idos, vapeur, et zone, ceinture) adj. m. Qualification donnée à un hygromètre composé de deux thermomètres, dont l'un est enveloppé d'une mousseline humide.

ATMOCLÉIDE (du gr. atmos, vapeur, et kleis, eidos, clef) n. m. Appareil destiné aux inspirations d'un air composé.

ATMOLYSE (du gr. afmos, vapeur, et luein, décomposer) n. 1. iNom sous lequel on désigne parfois l'analyse des gaz.

ATM0MÈTRE(du gr. at}7ws, vapeur, et métron, mesure) n. m. Mt.'d. Syn. de atmidomètre.

ATMOMÉTRÏQUE adj. Méd. V. ATMIDOMÉTBIQUE.

ATMOSPHÈRE {oss — du gr. atmos, vapeur, et sphaira, sphère) n. f. Couche de fluide gazeux, de vapeurs, qui enveloppe le globe terrestre, ou un corps céleste quelconque : Le poids, la pression de /'atmosphère. On doute que la lune ait une atmosphère.

— Par anal. Gaz ou fluide impondérable dont un corps est enveloppé : Un co7'ps électrique est entouré d'une atmosphère d'électricité.

— Par cxt. Air d'un pays, d'un lieu, air dans lequel on vit habituellement : Z'atmosphèbe malsaine de certains ateliers. Il Gaz quelconque que l'on respire : Atmosphère de fumée.

— Fig. Milieu dans lequel on vit, considéré comme exerçant une influence : /,'atmosphère des cours a quelque chose qui porte à la tête et change l'aspect des objets.

— En T. de mécan.. Unité de pression souvent adoptée : c'est le poids d'une colonne cylindrique de mercure ayant pour hauteur 76 centim. ; ce poids équivaut à 1.033 gr. environ par centimètre carr. : Cette machine travaille à une, deux, dix atmosphères.

— Encycl. Le mot atmosphère désigne la couche gazeuse qui enveloppe le globe terrestre. Au mot air, nous avons indiqué plus spécialement sa composition et ses propriétés physiques et chimiques. Nous étudierons cette masse fluide dans son ensemble; nous rflontrerons son rôle dans les phénomènes météorologiques et ses rapports avec la physique générale du globe.

— Forme de l'atmosphère. La forme de l'atmosphère est évidemment liée à la forme du globe terrestre qu'elle entoure : or la terre afl'ectant la figure d'une sphère légèrement aplatie, son enveloppe doit avoir une forme extérieure analogue; il faut toutefois tenir compte de ce fait que l'atmosphère est entraînée avec la terre dans le mouvement de rotation diurne auquel cette dernière est soumise; la force centrifuge exerçant sur les molécules d'air une action d'autant plus puissante qu'elles sont plus éloignées de l'axe, un renflement considérable doit en résulter à l'équateur, d'autant qu'il se produit dans ces mômes régions une énorme dilatation, due, comme nous le verrons plus loin, à l'échautfement du soleil. En résumé, l'atmosphère doit atfecter la forme d'un sphéroïde beaucoup plus aplati que la terre elle-même.

— Hauteur de l'atmosphère. Les renseignements que l'on a sur la hauteur de l'atmosphère ne sont pas moins vagues que ceux que nous venons de donner sur sa forme. Nous avons vu, au mot air, que le poids de la colonne gazeuse que nous avons au-dessus de nous équivaut sensiblement au poids d'une colonne de mercure de 76 centim. de hauteur. Si l'air avait partout la même densité qu'à la surface du sol, le calcul de la hauteur de la colonne fluide serait simple : il suffirait de multiplier 0°',76 par le rapport inverse des densités du mercure et de l'air, rapport qui

. , , 13,6 - ,. ^ , . 13,6 est égal à : si 1 on en^ectue ce produit 0"",76 x ,

on trouve 8.000 mètres environ. Ce nombre est fort loin de la réalité : c'est que l'air n'a certainement pas une densité uniforme dans les diverses régions de l'atmosphère ; les couches inférieures comprimées sont nécessairement plus lourdes que les couches supérieures supportant une pression moindre, et la densité de l'air va en diminuant à mesure qu'on s'élève. La température, le degré d'humidité interviennent aussi pour modifier cette densité, dont on ne connaît pas la loi de variation. Aussi a-t-on cherché d'autres moyens d'évaluation de la hauteur de l'atmosphère; certains physiciens se sont appuyés en particulier sur des données fournies par l'observation de la lumière crépusculaire; les calculs de Biot conduisent à une hauteur de 47.000 m. ; ceux de Boussingault et de Humboldt â une hauteur de 43.000 m. Mais l'observation d'étoiles filantes brillant à plusieurs centaines de kilomètres (800 kilom. d'après Cou!vier-Gravier),et la certitude que leur incandescence ne peut être due qu'à la chaleur développée par le frottement de l'atmosphère, tendraient à prouver la présence de l'air à cette hauteur, quelque raréfié qu'on veuille le supposer.

— Température de l'atmosphère. Les ascensions des aéronautes, et même simplement les excursions dans les hautes montagnes, nous apprennent que la température de l'atmosphère baisse à mesure qu'on s'élève ; ce décroissement n'est d'ailleurs pas régulier, et il n'est pas rare de rencontrer, en s'élevant. une couche chaude comprise entre deux couches froides, ou, inversement, une couche froide comprise entre deux couches chaudes. Toutefois, ce ne sont là que des accidents, et ils n'empêchent pas que, en moyenne, la température ne diminue d'une façon très sensible à mesure qu'on atteint des régions de plus en plus élevées : on a même pu récemment faire sur ce point des expériences précises au moyen des ballons dits hallo7is-sonde, qui, gonflés pour s'élever à de très grandes hauteurs, portent, à défaut d'aéronautes, des appareils

nrirogistrours. Le ballon-sonde VAérophilc, lancé & Paris le is l'iWrior 18»1, s'est <5Iov(i jusqu'à une hauteur de i:...M)Oinùtros environ, où lo tliormoniùtro a martiué — Ofl"», alors ([uo la teniiiératuro au di^part était + 6"; ces nom- Im-cs accusont un abaissement moyen do lompûrature do t" i>our une élévation do 2i:> mètres environ.

■ La vapeur d'eau dans Vaimosphi^rc, Sa distribution, Sim rôle. L'air atmosphérique est constitué par un méiaiiK'O où dominent l'oxygène ot l'azoto ; parmi les autres • ■[.•monts qui entrent dans ce mélange, nous distinguerons Il la vapour d'eau, en raison du rôle important qu'elle jolie dans les phénomènos dont l'atmosplioro est lo siège. La source do la vapeur d'eau dans l'air est, évidemment, dans l'évaporation qui .se produit incessamment à la surlai (> du globe terrestre ; cette évaporation est d'autant plus rapide que la temnératuro est plus élevée : elle est j.liis inton.so, par suite, le jour que la nuit, plus considéralili' l'été que Ihiver. Les vapeurs formées à la surface de la terre, plus légères que l'air, s'élèvent ot gagnent les ré- ^'iiMis supérieures do ratmosphéro, où la température do plus on plus basse peut les faire condenser en forme do iiiiuijes et revenir à la surface du sol en pluie; la condon- .saf ion peut avoir lieu dans les régions inférieures et four- ,iir la rosée et les brouillards. D'ailleurs, l'état de saturaiioii est loin d'ôtre général dans ratmosphéro; l'évaporaih'Ti qui se fait avec une grande absorption de chaleur ne |ii'ut suflire pour saturer même les couches inférieures .|iu sont dans lo voisinage immédiat du sol. Il ne faut pas M'ionner non plus de voir la vapeur d'eau être très inél^aloment répartie et n'avoir pas partout la môme tension ■. il suffit, pour ré(|uilibre, quo la somme des forces élastiqiii's de 1 air et de la vapeur soit la mémo en tous les points, cl cette condition peut être réalisée avec des mélanges cil proportions variables dos deux fluides. Il y a plus : ' '■( otat d'équilibre peut mémo comporter des dilTérences >\" températures, alors qu'il n'en saurait être ainsi si ratmosphéro était composée uniquement la vapeur d'eau; dans ces dernières conditions, il y aurait transport incessant do la vapeur d'eau des régions chaudes de l'équairiir aux régions 'froides du pôle où elles se conden.seraiont, les mers équatoriales no tarderaient pas à se vaporiser complètement, et les pôles se couvriraient de fuiai-os; mais l'air retarde et arrête ces mouvements de vapeur, jouant pour ainsi dire le rôle de matelas.

Bien que fort inégalement distribuée dans l'atmosphère, la vapeur d'eau n'en intervient pas moins comme un facteur tout à fait important dans les phénomènes d'absorpinju atmosphérique : transparente pour les rayons lumiiioux, elle est athermane, et a pour les rayons calorifiques un pouvoir absorbant, et par suite un pouvoir émissit liraucoup plus considérable que l'air sec. Un rayon solaire, pénétrant dans notre atmosphère, abandonne aux ]iariiculos de vapeur d'eau qu'il rencontre une partie des c alories qu'il transporte avec lui ; celles qu'il amènejusqii au sol échaulTont celui-ci et on font une source de chaleur : les rayons caloridques que ce sol émet à son tour sont absorbés encore par la vapeur d'eau très abondante dans son voisinage, en sorte que la chaleur solaire se tnuivo ainsi concentrée dans les régions inférieures. La vapeur d'eau absorbe cent fois plus do chaleur que l'air sei auquel elle est mélangée ; on peut donc dire, avec Du- . laux, que la vapeur d'eau de l'atmosphère, et elle seule à peu près, » joue le rôle d'un manteau protecteur qui proleyo le jour contre une insolation trop vive et la nuit conin- un refroidissement tro]> accentué n.

gnant aux conditions suivant lesquelles se fait cotte absorption, elles sont complexes et difficiles à analyser : les vapeurs absorbantes sont, nous l'avons dit, très inéga- I. ■aient répandues ; et puis, toutes choses égales d'ailleurs, 1 absorption est plus considérable le matin et le soir qu'à midi, parce que les rayons, plus obliques, traversent de plus grandes épaisseurs ; une complication est encore apportée par la présence des nuages qui absorbent la < halour et la lumière. Reste, enfin, l'influence de l'altitude : au sommet d'une montagne, l'absorption est moindre que dans la vallée, la quantité de vapeur d'eau étant moindre, 01 1 épaisseur traversée plus petite.

Il va sans dire que la vapeur d'eau communique à l'air .|ui l'environne la chaleur solaire qu'elle a absorbée ; cet eeliaulTement des couches inférieures, alors que les cou- • ti -s supérieures restent froides, est une cause de rupture d e,|iiilibre et se traduit par dos mouvements considérables ilout notre atmosphère est constamment le siège.

— Grands mouvements de l'atmosphère. Nous avons déjà l'arlé des grands courants atmosphériques alizés et contr,'-,ili:és. La cause qui les produit les uns et les autres e,i d ailleurs continue, puisque le sol est source de chaleur môme après le coucher du soleil, et ces vents ne cessent jamais. Toutefois, la zone de maximum d'échaufl'elu eut se déplace, et suit les mouvements du soleil entre les 'leiix tropiques : lorsqu'elle rencontre des continents, elle sulut des inflexions en raison do l'inégale vitesse d'échaufleiuentde la terre et de la mer : les alizés changent de direction, et prennent lo nom de moussons. D'ailleurs, toutes les fois que doux couches d'inégale température se iiouvent superposées, les mômes déversements se produiseiii, et deux courants en sens inverse s'établissent jusqu'à ee que 1 équilibre soit rétabh. En ce qui concerne le grand . "iitinent européen-asiatique, la circulation aérienne ne s éloigne guère de la suivante : pendant l'hiver, une grande calotte d air calme, froid, sec, appelée ilôt des calmes, recouvre le continent ; elle est couronnée par un courant dit i O'iirant équatorial : cet îlot des calmes se déplace, d'ailloiirs. suivant les saisons.

'^'-"■'''"" '''l'i" qu'indépendamment des vents réguii ■ ' \ ■' le ' re(|uemment des phénomènes de trans-

1" ' ' ~ i/eiisos d'un caractère particulier et qi i

"1"'^" ' " I ;, le^ régions limitées do l'atmosphère. Ce SOU' !■ I les ti/phons. V. ces mots.

' ' '■' P>'ession atmosphérique. 'Noloas ea

"" " ' ■' '""es les heures du jour et de la nuit, la

l'r. . I, , riHosplierique, et faisons la movonne de ces ..l.ser^,n: iis : nous aurons ce que l'on appeUe la mo,,enne 'le 11 , e 1, e. ue là on passe, par un procédé analoo-ue ■' '' '" ' ""<' iiiensuelle et à la movenne annuellefLa

"""•'' iiuiuelle est constante en un" point donné, mais

en ■ 1 M. avec la latitude du lieu d'observation; si, pour reii ir. i, . ,, iservations comparables, on les réduit toutes au i);\eau do la mer, on constate que la pression atmo- .s|.iieriquo moyenne, qui augmente d'abord do l'équateur jusqua 36» de latitude, diminue ensuite à mesure qu'on s éloigne vers le pôle. ^

Lignes isobares

Dans la zono torridc, les observations faites dans une mémo journée subissent de» oscillations régulières : d'après do Humboldt, il y a deux mininia : à 4 heures du soir ot t heures du matin, et deux maxima : à 10 heures du matin ot 10 heures du soir ; l'amplitude de l'oscillation do jour atteint 2"»,!i3, celle de nuit o»'»,8r>. Dans les climats tempérés, ces variations diurnes diminuent d'intensité, et il est assez difficile do les déceler, au milieu d'autres variations accidentelles. Ces perturbations, ob.servées dans nos régions, fournissent des renseifu, m. m , mn r, ,,aiiis pour la prévision du temps :

c'est un fait d'observation qu'une élévation lento et constante de la pression atmosphérique annonce le beau temps ; la pluie coïncide presque toujours, au contraire, avec une dépression barométrique.

C'est (j u e , dans ce premier cas, on entre dans la région do l'ilot des calmes dont nous parlions ci-dessus ; dans le second, on se trouve dans le

courant équatorial. L'observation simultanée du baromètre en divers lieux permet, en effet, de relier entre eux par des courbes appelées liqnes isobares les pays qui, au mémo moment, ont la même pression barométrique : or, dans l'îlot des calmes, la pression va en croissant de la périphérie au centre ; et, comme le courant l'entoure complètement, il a uno forme ovale ou allongée, et les isobares qui 1 intéressent sont des courbes fermées et concentriques. Les isobares du courant sont parallèles sensiblement, et indiquent des pressions allant en décroissant à partir du bord du courant. On conçoit comment le tracé journalier que les stations raétéréologiques font des réseaux d'isobares renseignent sur la position de l'ilot des calmes et du courant équatorial, et aussi sur le déplacement régulier des masses d'air qui les constituent. Quant aux bourrasques et tempêtes, elles sont caractérisées par dos isobares concentriques, dont la pression va en décroissant, de la périphérie au centre ; les déplacements de ce reseau peuvent également être suivis et prévus.

— Propriétés optiques de l'atmosphère. L'air est un corps qui réfléchit, réfracte, et absorbe la lumière; le crépuscule. le miraije, sont liés à ces propriétés. Nous étudierons particulièrement chacun de ces mots à sa place.

— Atmosphère des planètes. L'atmosphère de chaque planète sera étudiée à propos d© chacune d'elles.

ATMOSPHÉRIQUE [mos.':) adj. Qui appartient, qui est propre à l'atmosphère : Phénomène atmosphkriqde. Électricité AT.MOSPHERIQUE. Pression ATMOspuÉRiQnu. Air atmosphérique. Température atmosphérique.

— Machine atmosphérique, machine à vapeur à simple effet, c est-à-dire dans laquelle le retour du piston s'opère par la pression seule de l'atmosphère, sans le concours do la vapeur, il Chemin de fer atmosphérique. Chemin de fer dans lequel la force motrice provient de la combinaison do l'action du vide et do la pression atmosphérique avec celle de l'air comprimé. (Le chemin de fer atmosphérique tonctionnant à Londres est un véritable piston pouvant se mouvoir dans l'intérieur d'un cylindre ; on peut faire le vide en avant du piston, la pression do l'air détermine alors le mouvement; ou bien on comprime l'air en arrière du piston, et alors, celui-ci se trouve poussé dans le tube par un excès de pression.) ii Télégraphe atmosphérique, Syn. de télégraphe pneumatique.

ATMOSPHËRmE (moss. s!) n. f. Toute substance magnétique e.\istaut dans l'atmosphère. (Peu usité.)

ATMOSPHÉROGRAPmE {moss — de atmosphère, et du gr. ijritjilirni. deenr,'!. II. f. Description de l'atmosphère.

ATMOSPHÉROGRAPHIQUE (»no55) adj. Qui a rapport à latmusplicrot;rapliie.

ATMOSPHÉROLOGIE (moss — de atmosphère, et du gr. logos, discours) n. f. Traité sur l'atmosphère.

ATMOSPHÉROLOGIQUE (moss) adj. Quia rapport à l'atmosphérologie.

ATOCION (du gr. atokion, médicament qui rend stérilcl n. m. Section du genre silène, de la famille des carvopliyllees.

ATOLAIRE n. f. Genre de légumineuses. Syn. de crotalaihe.

ATOLL ou ATTOLL (du mot maldive atoll) a. m. Ile corallienne, formant un anneau plus ou moins continu autour d'un lac intérieur dit lar/une.

— Enctcl. Les atolls ont dos formes éminemment variables. Ils se présentent sous l'aspect d'une plate-forme

Atoll Icou/w) : A. pl.ite-forme littorale; B, plage très incliniîe- C, partie émergée avec végétation. — i. Océan; 2. Lagune. *

émergée, couverte de végétation et entourée d'une plage déclive, qui s'élève de 2 ou 3 mètres au-dessus de la plateforme littorale située au niveau de la basse mer. Cette plate-forme peut avoir do 30 à 1 00 mètres de large, et son bord extérieur, incrusté de nuUipores, est souvent surélevé. Après celte plate-forme littorale, on trouve un basfond s'étendant à une distance de 30 à 200 mètres du rivace. A ce bas-fond succède, sans transition, une mer très pVo-

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